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Full text of "Bulletin de l'Acadmie impriale des sciences de St.-Ptersbourg"

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LIBRARY OF THE GRAY HERBARIUM 
HARVARD UNIVERSITY 



LIBRARY OF THE NEW YORK BOTANICAL GARDEN 



BULLETIM 



DE 



L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 



DE 



S'-PÈTERSBOURG. 



TOME DIX-NEUVIEME. 

(Avec 1 Planche.) 



ST.-PETEHSBOURG, 1874. 

Commissionnaires de l'Académie Impériale des sciences: 

A ST.-PÉTERSBOURG: A RIGA: A ODESSA: A LEIPZIG: 

MM. Eggers & C'', H. Schmitzdorff, „ , 

Jacques Issakof et Tscherkessoff ; ^- N.^Kymmel; A. E. Kechribardshi; M. Léopold Vosa. 

Prix du volume: 2 Roub. 70 Kop. d'arg. pour la Russie, 3 Thl. de Prusse pour l'étranger. 



X)3 



Imprimé par l'ordre de l'Académie Impériale des sciences. 
Juin 1874. C- Vessélofski, Secrétaire perpétuel. 



Imprimerie de l'Académie Impériale des sciences. 
(V.ass.-Ostr., 9'' ligne, jV 12.) 



TABLES DES MATIERES. 



A. TABLE STSTEMATIOUE. 



(Les chiffres indiquent les pages du volume.) 



SCIENCES MATHÉHATIQOES, PHYSIQUES ET BIOLOGIQUES. 



UâTlIÉilATIQUES. 
J. Somof, Simplification de la méthode Gauss pour déterminer l'at- 
traction d'iui point par un ellipsoïde homogène et extension de 
cette méthode à un ellipsoïde hétérogène. 215 — 225. • 

ASTRONOMIE. 
J, Glasenapp. Observations des satellites de Jupiter, faites en Russie 

dans les années 1872 et 1873. 45— G3, 
A. Savitsch, Observations faites à l'Observatoire astronomique de 

l'Académie. 83—84. 
0. Struve, Sur l'étoile double 2; 634 = Camelopardali 19 Ilev. 374 

— 379. 

-, Suite des observations sur le compagnon de Procyon. 449—453. 

A. Savitsch, Observations des planètes à l'Observatoire académique 

de St.-Pétersbourg; détermination de la longitude du noeud de 

l'orbite de Mars. 554—558. 

PHYSIQUE ET PHYSIQUE DU GLOBE. 

H Wild , Détermination des coefficients de la chaleur pour les ai- 
mans d'acier. 1—30. 

, Sur un évaporimètrc pouvant servir aux observations en hiver 

comme en été. 440 — 445. 

M. I). MeDdëléeff et M Kii'pItsclioiT, Notice préliminaire sur l'élasti- 
cité de l'air raréfié. 469—475. 

CHIMIE. 
A. Tsclierbatschew, Sur les solutions sursaturées et la dissociation 

des sels dissouts, renfermant de l'eau de cristallisation. (Extrait.) 

42—44. 
5i. Menfhiitkine, Sur les sels de l'acide parabanique. 379—391. 
, Sur l'oxalurate de potassium, et sur le dosage de ce métal 

dans les sels des acides du groupe urique. 391—394. 
H. Slruve. Études sur le sang. 421—433. 
(i. GustaYson, Sur le tétraiodure de carbone. 436—440. 
D. Pawlow, Sur le diméthyl-isobutyl-carbinol et l'hcptylône nouveau 

obtenu au moyeu de cet alcool. 454 — 456. 
A. Wisclinegradsky, Sur l'acide diméthyl-éthyl-acétique, nouvelle 

variété isomérique de l'acide caproique. 456—462. 
G. Gus(av.son, Sur l'iodure d'éthylidène. 402-464. 
M. A. Booderow, Sur la structure chimique de la pinacoline. 464 

— 460. 

MINÉRALOGIE, GÉOLOGIE ET PALÉONTOLOGIE. 

C. Sclimidt, L'huile minérale des bords de l'Irtysch et du Jénissei. 
03-66. 



J. F. Brandt, Sur les restes de cétacées fossiles trouvés en Russie 

241-247. 
Ad. Goehel, Rapport sur un nouveau météorite de fer trouvé sur les 

rives de l'Angara au gouvernement de Jenisseisk. 544—554. 
\. Koksi'liarow, Résultats des mesures faites sur les cristaux de 

l'Aragonite, du Chalcopyrite et du Skorodite. 558—572. 

BOTANIQUE ET PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE. 
A. Famintziu, Action de la lumière sur la division des cellules 

30—42. 
C. J. Maxiniowicz, Diagnoses des nouvelles plantes du Japon et de la 

Mandjourie. XV décade. 158-186. 

, XVr décade. 247—287. 

, XVII et XVIll décades. 475-540. 

ZOOLOGIE, ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE. 
Ph. Owsiannikow, Sur les premières évolutions de l'oeuf du Corc- 

gonus lavaretus. (Avec une planche). 225—235. 
E, Cyon, Sur la vitesse de propagation des excitations dans la moelle 

épinière. 394—400. 

PHILOLOGIE ET HISTOIRE. 

R. E. von Baer, Notices biographiques sur le comte Louis Sébastien 
Tredern 67—70. 

C. Paucker, Emendationes in Plinio Valeriano. 76—83. 

, Matériaux pour la lexicographie latine et pour l'histoire de la 

formation des mots. III. 97 — 157. 

M. Brosset. Le prétendu Masque de fer arménien, ou Autobiogra- 
phie d'Avétik, patriarche de Constantinople. 186—197. 

B. Dorn, Extraits des auteurs orientaux, relatifs à la mer Caspienne 
et aux pays adjacents. (Continuation) (G) VIII — (11) XIII. 198 

— 215. 

, Lettres de Chamyl et de ses adhérents, conservées au Musée 

Asiatique. 287—292. 
, Extraits des auteurs orientaux concernant la mer Caspienne 

et les pays adjacents. (Fin) 292—320. 
M. Brosset, Notice sur le diacre arménien Zakaria Ghabonts. 320 

— 333. 

, Notice sur un nomocanon géorgien. 337—374. 

L. Miiclleri Lectiones Horatianae. 400—421. 

M. Brosset. Rapport sur les recherches archéologiques faites par 

M. Bakradzé dans la Gourie en 1873, par ordre de l'Académie. 

432—436. 
B. Dnrn, Sur trois manuscrits persans nouvellement acquis par le 

]\lusée Asiatique. 540—544. 
Bulletin bibliographique. 84-96, 235-240, 333-336, 445-448, 

573—584. 



•»a<^ tt^inr 



B. TABLE ALPHABETIOIIE. 



(Les chiffres indiquent les pages du volume.) 



Baer, R. E. von, Notices biographiciues sur le comte Louis Sébastien 
Tredern. 67. 

Brandt, J, F., Sur les restes de cétacées fossiles trouvés en Russie. 
241. 

Brosset, M., Le prétendu Masque de fer Vménien, ou Autobiogra- 
phie d'Avétik, patriarche de Consfantiuople. 186. 

, Notice sur le diacre arménien Zakaria Ghabonts. 320. 

, Notice sur un nomocanon géorgien. 337. 

, Rapport sur les recherches archéologiques faites par. M. Ba- 

kradzé dans la Gourie en 1873, par ordre de l'Acadméie. 432. 

Bontlcrow, M. A., Sur la structure chimique de la pinacoline. 464. 

Cyon, E., Sur la vitesse de propagation des excitations dans la moelle 
épinière. 394. . * 

Dorn, B., Extraits des auteurs orientaux, relatifs à la mer Caspienne 
et aux pays adjacents. (Continuation. (6) VIII — (11) XIII. 198. 

, Dito Fin. 292. 

, Lettres de Chamyl et de ses adhérents, conservées au Musée 

Asiatique. 287. 

, Sur trois manuscrits persans nouvellement acquis par le Musée 

Asiatique. 540. 

Famint/in , A., Action de la lumière sur la division des cellules. 30. 

Glaseiiapp, J„ Observations des satellites de Jupiter, faites en Rus- 
sie dans les années 1872 et 1873. 45. 

Goebel, Ad., Rapport sur un nouveau météorite de fer trouvé sur 
les rives de l'Angara au Gouvernemenf de Jenisseisk. 544. 

Gustavson, G,, Sur le tétraiodure de carbone. 436. 

, Sur l'iodure d'éthylidène. 462. 

Kokscliarow, ,\., Résultats des mesures faites sur les cristaux de 
l'Aragonite, du Chalcopyrite et du Skorodite. 558. 

RirpitscLolT, M , et M. D. Hciidcléeff, Notice préliminaire sur l'élasti- 
cité de l'air raréfie. 469. 

Maxiniowilcz, C. J,, Diagnoses des nouvelles plantes du Japon et 
de la Mandjourie. XV" décade. 158. 

, dito XVlo décade. 247. 

, dito XVIP et XVIir décades 475. ' 



iMenchulkine, !V., Sur les sels de l'acide parabanique. 379. 

, Sur l'oxalurate de potassium et sur le dosage de ce métal dans 

les sels des acides du groupe urique. 391. 

Mendéléeff, M. D., et M. Rirpitschoff, Notice préliminaire sur l'é- 
lasticité de l'air raréfie. 469. 

Mneller, l., Lectiones Horatianae. 400. 

Owsiannikow, Ph,, Sur les premières évolutions de l'oeuf du Core- 
gonus lavaretus. (Avec une planche.) 225. 

Pancker, C, Emendationes in Plinio Valcriano. 76. 

, Matériaux pour la lexicographie latine et pour l'histoire de la 

formation des mots. III. 97. 

Pawlow, D., Sur le diméthyl-isobutyl-carbinol et l'heptylène nouveau 
obtenu au moyen de cet alcool. 454. 

Savitscli, A , Observations faites à l'Observatoire astronomique de 
l'Académie. 83. 

, Observations des planètes à l'Observatoire académique de 

St.-Pétersbourg; détermination de la longitude du noeud de 
l'orbite de Mars. 554. 

Schinidt, C, L'huile minérale des bords de l'Irtysch et du Jénissei. 63. 

Somof, J., Simplification de la méthode Gauss pour déterminer l'at- 
traction d'un point par un ellipsoïde homogène et extension de 
cette méthode à un ellipsoïde hétérogène. 215. 

Strnve, H,, Études sur le sang. 421. 

Struve, 0., Sur l'étoile double 2 634 = Camelopardali 19 Hev. 374. 

, Suite des observations sur le compagnon de Procyon. 449. 

TsclierbatscIlCW. A., Sur les solutions sursaturées et la dissociation 
des sels dissouts , renfermant de l'eau de cristallisation. (Ex- 
trait.) 42. 

VVild, H., Détermination des coefficients de la chaleur pour les aimans 
d'acier. 1. 

, Sur un évaporimètre pouvant servir aux observations en hiver 

comme en été. 440. 

Wischncgradsky. A-, Sur l'acide diméthyl-éthyl-acétique, nouvelle 
variété isomérique de l'acide caproique. 456. 



T. XIX. X» 1. 





BULLETIN 



DE L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DIS SCMCES DE ST.-PÉTERSBOCRG. 



TOME \l\. 

(Feuilles 1—0.) 



COSTEO: 

Page. 

H. VVild, Détermination des coefficients de la chaleur pour les aimans d'acier 1—30 

. A. Famintziu, Action de la lumière sur la division des cellules 30—42 

A. Tseherbatscliew, Sur les solutions sursaturées et la dissociation des sels dissouts, ren- 
fermant de l'oau de cristallisation. (Extrait.) 42—44 

S. Glasen app. Observations des satellites de Jupiter, faites en Russie dans les années 

, ^_. 45 — 63 

1872 et 1873 _ 

C. Schniidt , L'huile minérale des bords de Tlrtysch et de Jenisseï «J^ o" 

R. E. von Baer, Notices biographiques sur le comte Louis Sebastien Tredern 67—76 

C. Paoeker," Emedationes in Plinio Valériane Io~o! 

A. Savltsch, 'observations faites à l'Observatoire astronomique de l'Académie 83—84 

, ., ,. , . 84 — 96 

Bulletin bibliographique • 



On s'abonne- chez MM . Eggers & C-, H. Schmitzdorff, J. Issakof et Tcherkessof, hbra.res à St.-Petershourg, 

?elecHve de Nefski; au Comité Administratif de l'Académie (KoM„Te-r-B HpaB.eBiH HMnepaTopcKO,, AKa.eM,„ 
^aS^N Kvmmel/libraire à Kiga ; A. E. Kechribardshi Jibraire à Odessa, et chez M. 

à Leipzig. 
Le prix d'abonnement, par volume composé de 36 feuilles, est de 3 rbl. arg. pour laRussie, 

3 thalers de Prusse pouf l'étranger. 




Septembre 1873. 



Imprimé par ordre de l'Académie Impériale des sciences. 

C. Vessélofski, Secrétaire perpétuel. 

Imprimerie de l'Académie Impériale des sciences. 
(Vass.-0str.,9<' ligne, J\Ef 12.) 




BULLETIN 



DE L'ACADEMIE IMPERIALE DES SCIE^'CES DE ST.-PÉTERSBOLRG. 



Ûber die Bestimmung des Temperatur - Coeffi- 
cienten von Stahlmagneten. Von H. Wild. 

(Lu le 1 mai 1873.) 

Der Einfluss der Temperatur auf den Magnetismus 
der Stahlmagnete ist ein so bedeutender, dass er bai 
genauern magnetischen Messungen stets in Betracht 
gezogen werden muss und daher die Aufstellung gu- 
ter Methoden zur Bestimmung desselben sowie die Er- 
forschung der beziiglichen Gesetze zu den wichtigsten 
Vorbedingungen der letztern gehôren. Ganz besonders 
sind es aber die Messungen liber die Inteusitât des 
Erdmagnetismus, welche eine genaue Kenntniss diè- 
ses Einflusses der Temperatur verlangen. Obschon nun 
bereits vielfache Untersuchungen in dieser Riclitung 
gemacht worden sind, so scheint rair doch der gegen- 
wûrtige Zustand unserer beziiglichen Kenntnisse durch- 
aus ungeniigend. Am ausfiihrlichsten und gediegen- 
sten findet man den letztern in Lamont's Handbuch 
des Magnetismus (XV. Band der Allgera. Encyclo- 
padie der Physik) Kapitel XII dargestellt. Dièse Zu- 
sammenfassung allein zeigt schon, wie viel Unsicherheit 
auf diesem Gebiete noch besteht, der Mangel wird 
aber noch viel fûhlbarer und auffalliger, wenn wir 
seinen storenden Einfluss auf die Genauigkeit der ma- 
gnetischen Messungen etwas eingehender betrachten, 
als dies bis jetzt geschchen ist, Ich bin auf eine solche 
Betrachtung bei der Reorganisation der erdmagneti- 
schen Beobachtungen im physikalischen Central -Ob- 
servatoriura hingefiihrt worden, wobci ich allerdings 
zunàchst nur die, unmittelbar die Intensitatsbestim- 
mung des Erdmagnetismus beziiglichen Verhaltnisse 
untersuchte. Da sich rair indessen dabei zugleich eine 
im Vergleich zu den bisher gebrauchliclien viel ge- 
nauere Méthode zur Bestimmung des Temperatur-Coef- 
ficienten der Magnete ergab, so dûrfte die Mittheilung 
jener Betrachtungen und der daran sich anknupfenden 
Untersuchungen auch ein allgemcineres Interesse ha- 
ben. 

Bei absoluten Messungen der Horizontal-Intensitat 
des Erdmagnetismus nach der Gauss'schen Méthode 

Tome XIX. 



konnen die Beobachtungen leicht so eingerichtet wer- 
den, dass der Einfluss der Temperatur auf das magne- 
tische Moment des angewandten Magneten nur eine 
Correction zweitcr Ordnung bedingt. Da namlich das 
magnetische Moment desselben aus dcm Résultat der 
Schwingungs- und Ablenkungsbeobachtungeu heraus- 
geht, so braucht man nur darauf zu sehen, dass bei 
einer nahezu gleichen Temperatur desselben dièse bei- 
derlei Beobachtungen erfolgen, um jenen Einfluss auf 
das letztere uumerklich zu machen. Wenn man, wie 
iiblich , Schwingungsbeobachtungeu vor und nach den 
Ablenkungsversuchen anstellt, so ist dieser Bedingung 
in der Regel schon ohne Weiteres so geniigt, dass die 
iibrig bleibende Correction sehr gering wird und also 
auch nur eine ungefahre Kenntniss des Temperatur- 
Coefficienten erheischt. 

Nehmen wir der Einfachheit halber vor der Hand 
an, dass die Verânderung des magnetischen Moments 
3£ des Magnetstabes mit der Temperatur bloss eine 
lineare Function der letztern sei oder mit andern 
Worten die Grosse des Temperatur -Coefficicnten (t 
unabhangig vom absoluten Werth der Temperatur t 
sei, so bat man die einfache Relation: 

3I, = M,{l—v.t). 

Wird nun die Schwingungsdauer T dièses Stabes 
bei einer Temperatur i, desselben gemessen, so gilt 
dafiir die Gleichung: 



H.M,{l—\>.Q = r.\N.T 



— 2 



(I) 



wo H die Horizontal - lutensitât des Erdmagnetismus 
und i\'' das Trâgheitsmoment des Magneten darstellen. 
Lâsst man darauf denselben Magneten auf einen 
zweiten beweglichen Magneten so ablenkend einwir- 
ken, dass er dabei in der Senkrechten auf dem ma- 
gnetischen Meridian durch den Mitteipunkt des letz- 
tern liegt, und beobachtet bei einer Temperatur t^ des 
erstern die Ablenkung v des letztern aus dem magne- 
tischen Meridian, so ist die Gleichgewichtsbedingung: 

(2) 



H. M,-' 



{1-V.t,)-' = 2.E 



"'tangy ', 



3 



Bulletin de l'ilcadëmie Impériale 



wo E die Entfernung der Mittelpunkte beider Ma- 
gnete. Aus 1) und 2) aber folgt mit Rucksicbt darauf, 
dass ]i. eine Ideiue GrOsse ist, hinlauglich genau: 



H: 



Vw 



2.7t2.IV 



ïMangu. J2[l — (ji{i, — y] ' ' 

Setzen wir nuii in diesem Ausdruck die Differenz zwi- 
schen deu Mitteltemperaturen bel den Ableukuugs- 
und Schwiiiguugsbeobachtungen : 

ti — ^2 ^^ ^» 
differentiren ihn dann einmal nach diesem S und so- 
dann nach jx als Variablen , so erhalten wir oline 
Riicksicht auf die Vorzeichen wieder mit geniigender 
Annaberung: 



2 

diJ. = dHj^,., 



(Il) 

if.ô' '^ ) 

•worans wir die einer gewissen Fehlergrenze dH in 
der Bestimmung der Horizontal-Iutensitat entspre- 
chenden, zu tolerircnden Fehler dh und d\j. in der 
Kenntniss der Temperaturdiflf'erenz und des Tempera- 
tur-Coefficienten ableiten kOnncn. 

Man pflegt gewôhnlich die in absolutem Maasse 
nachGauss'schenEinheiten (Millimeter, Milligramme) 
ausgedriickte Horizontal-Intensitât bis zur 4ten Dé- 
cimale anziigeben. Wir wollen demgemass hier und 
im Folgenden als zu erstrebende Genauigkeitsgrenze 
bel der Bestimmung der Horizontal-Iutensitat setzen: 

fZ7/=rt 0,0001, 
was im mittlern Europa in runder Zabi dem ^^^^ 
Thcil des ganzen Werthes und nach Lamont's mag- 
netischen Karten daselbst einer Ortsveranderung um 
200 Meter in der Richtung von Siid nach Nord (7" 
Breitendifferenz) entspricht. Ob dièse Genauigkeit zur 
Zeit wirklich erreicht werden kônne, lasse ich vor der 
Hand noch dahin gestellt. 

Nebmen wir nun fiir H den zur Zeit in St. Peters- 
burg stattfindenden Werth der Horizontal-Iutensitat, 

nàmlich: „ , „„„ 

H= 1,630 

und setzen den Temperatur-Coeffizienten des 
Magneten fur 1° C. in runder Zabi: 

1». = 0,00100, 

so ergibt sich nach H. 

d§ = ± 0^1227. 



Wenn also die Temperaturdifferenz bei den Schwin- 
gungs- und Ablenkungsbeobachtungen nur 0^1 C. be- 
trâgt, so dûrfen M'ir ohne merkliche Beeintrachtigung 
der Genauigkeit des Résultats die Ànderung des Stab- 
raagnetismus mit der Temperatur ganz ausser Acbt 
lassen. Nehmen wir dagegen an, es sei 8 = 20° so 
finden wir aus H', fur den zu tolerirenden Fehler in 
der Kenntniss des Temperatur -Coefficienten: 
(?;!. = ±0,00000613. 

In diesem Falle also, auf den wir spater der 
Vergleichung halber zuriickkommen werden, ist es 
bereits nothwendig, den Temperatur-Coefficienten bis 
zu 0,67o seines ganzen Betrags genau bestimmt zu 
haben, 

Eine im Allgemeinen viel genauere Kenntniss des 
Einflusses der Temperatur auf die Magnete wird ge- 
fordert, wenn die Horizontal-Intensitât aus blossen 
Schwingungsbeobachtungen eines Magneten abgeleitet 
werden soll, wie dies haufig auf Reisen gescbah und 
noch geschieht, oder auch nach dem neustenVorchlage 
von W. Weber und der Ausfiihruug desselben von 
F. Kohlrausch') nur durch Ablenkungsbeobachtun- 
gen bestimmt wird oder endlich ihre Variationen ver- 
mittelst des Bifilar-Magnetometers beobachtet wer- 
den sollen. 

Dièse drei Bestimraungs-Arten der erdmagnetischen 
Intensitat haben gegeniiber der ersterwahnten das un- 
terscheidend Gemeinsame, dass sie eigentlich nur das 
Verhâltniss der Intensitiiten an verschiedenen Orten 
oder an ein und demselben Ort zu verschiedenen Zei- 
ten unmittelbar ergeben. 

So findet man nach Gieichung 1) aus der Bestim- 
mung der Schwinguugsdauern Tj und T^ eines und 
desselben Magneten zu verschiedenen Zeiten oder an 
verschiedenen Orten das Verhâltniss der entsprechen- 
den Horizontal-Intensitaten nach der Formel: 



t = fî [1 -^ i" (^1 - ^2)] 



(3) 



wenn fj und f^ die jeweilen bei der Messung von îi 
und Tj beobachteten Temperaturen des Magneten re- 
prasentiren und im Ûbrigen die Bedingung erfullt ist, 
dass das Trâgheitsmoment und das magnetische Mo- 
ment des Magneten bei 0° unverândert geblieben sind. 



1) F Kohlrausch, das Weber'che compensirte Magnetomcter 
zur Bestimmung der erdmagnetischen lutensitât. Pogg. Ann. Bd. 
142 S. 547. 1871. 



5 



des Sciences de Saint -Pëtersbourgf. 



6 



Die Weber-Kohlrausch'sche Beobachtungs-Methode 
làsst aus den an zwei Orten gemessouen Ablenkungen 
9, und cpg geniass Gleichung 2.) auf das entsprcclieude 
Intensitatsverhaltniss iiacli der ebenso eiufachen For- 
mel: 



fl, 



= ;-^;-[i-i^(^-y ('!) 



schliessen, wobei allerdings auch vorausgesetzt wird, 
dass die relative Lage der Maguete und ilire magno- 
tischen Momeute bei O^in der Zwischenzeitkeiue Ver- 
ânderungen erfahreu habe. 

Das Verhaltuiss endlich der Horizontal-Intensitii- 
ten H^ und H^_ an ein und demselben Orte zu verschie- 
denea Zeiten kann aus den am Bifilar-Magnetometer 
zu beobachtenden Torsionswinkeln z^^ und z.^ und den 
zugehorigen Temperaturen ty und ^des Magnetenuach 
der Formel 



H, 



^. [1 -I- IX {t, - g] 



(5) 



berechnet werden, wobei ebenfalls vorausgesetzt ist, 
dass das magnetische Moment des Magneten bei 0° un- 
verândert bleibe und ebenso die bifilare Suspension 
keine Veranderung erleide. 

Durch die Differentiation der drei Formeln 3) — 
5.) nach jx iiberzeugt man sich leicht, dass in allen 3 
Falleu die einer gewissen Fehlergrenze d.^ in der 
Bestimmung des Verhaltnisses der Horizontalintensi- 
tàten entsprecbenden zu tolerirenden Fehler dh und 
d^ in der Kenntniss der Temperaturdifferenz: t^ — t., 
= S und des Temperatur - Coefficienten (j. iiberein- 
stimmend oline Riicksicht auf das Vorzeichen durch 
die Ausdriicke: 



and: 



r H y J?2 



'«s=^g-â- = ^^'-ii: (6) 



^^ = '^%-ëk^^^i-rH, 



,(6') 



gegeben sind, wenn wir H„ als durch anderweitige 
Bestimmungen ihrem absoluten Werth nach gegebene 
constante Grosse betrachten. 

Zunachst zeigt die Vergleichung dieser Ausdriicke 
mit IL, und II'., unmittelbar, dass unter ubrigens glei- 
chen Umstanden in dieseu Fàllen die zu tolerirenden 
Fehler dh und d^ bloss halb so gross sein durfen, wie 
bei der Ausfiihrung einer voUstandigen absoluten Be- 
stimmung. 



Setzen wir namlich wieder: 

dHy = ±0,0001, ix = 0,001, Fi = 1,63, 

so komrat: 

dh = -±1 0°0613 C, 

es muss also die Temperaturdifferenz bei den 
beiden Messungen bis auf ± O'JOG C. genau be- 
stimmt werden, was jedenfalls mehr Sorgfalt 
bei der Ermittlung der Temperatur der Ma- 
gnete erheischt, als man gewôhnlich darauf zu 
verwenden pflegt. 

Schon Lamont ^) hat darauf aufmerksam geraacht, 
wie wenig man darauf rechnen konne, dass ein neben 
einen Magnetstab gestelltes Thermometer auch wirk- 
lich genau die Temperatur des letztern angebe. Ich 
habe langere Zeit zwei in V5°C. getheilte Thermometer 
gleichzeitig ableseu lassen, welche in's Innere des dop- 
pelwandigen Holzgehiluses unsers Bifilar-Magnetome- 
ters hineinragten und von denen die Kugel des einen 
sich genau in derselben Hôhe mit dcm Magnetstab, 
die des andern éO'""" darûber befand. Obschon die 
sorgfaltig verificirten Thermometer genau dieselben 
Correctionen besassen, zeigten sie doch sehr hâufig 
Temperatur-Unterschiede von 0^1 — 0^2 C, was 
also bei unsern obigen Aunahmen in der Bestimmung 
der Horizontal-Intensitat bereits eiue Uusicberheit von 
0,00002 — 0,0003 zur Folge hatte. 

Nehmen wir nun ferner au, dass bei den relativen 
Bestimmungen der Horizontal-Intensitat nach der ei- 
nen oder andern der obigen Methoden Temperatur- 
Unterschiede bis zu S = 20° C. vorkommen — auf Rei- 
sen kônnen dieselben leicht noch bedeutender wer- 
den, so ergibt sich aus 6': 

d'^ = ± 0,000003067, 

d. h. es muss der Temperatur-Coefficient des 
Magneten bis zu 0,37o seines obigen ganzeu 
Betrags genau bekannt sein, um fur den rela- 
tiven Werth der Horizontal-Intensitat eine Si- 
cherheit von ± 0,0001 zu erhalten. 

Nachdem wir so die Genauigkeitsgrenze festgestellt 
haben, welche in der Kenntniss des Temperatur- 
Coefficienten bei den magnetischen Messungen ge- 
fordert wird, wollen wir jetzt untersuchen, inwiefern 



2) Gelehrte Anzeigender K. Bayr. Acad. d. Wissensch. Bd.XIII. 
S. 1005. 1841. — Laraont, Handbuch des Erdmagnetismus. S. 130. 

1* 



Xt! 



Bulletin de r/tLcadëmie Impériale 



S 



die verschiedenen Methoden zur Bestimmung dessel- 
ben dièse verlangte Sicherheit gewahren. 

Wenn man zunachst die Gleichungen 3.) bis 5.) be- 
traclitet, so erhellt sofort, dass jede der drei Metho- 
den zur Bestimmung relativer Werthe der Horizon- 
tal-Intensitat auch unmittelbar zur Ermittlung des 
Temperatur-Coefficienten verwerthet werden kann. 
Wir brauchen zu dem Eude nur die Schwinguugs- 
dauern,resp. Ablenkungswinkel,resp. Torsionswinkel 
bei zwei verchiedenen Temperaturen des Magneten, 
aber gleicher Horizontal-Iutensitât H^ = H^ zu mes- 
sen, um in jenen Gleichungen [x als einzige Unbe- 
kannte zu behalten. Da also ^ aus denselben Glei- 
chungen abzuleiten ist, aus denen man auch das In- 
tensitiltsverhaltniss berechnen kann, so folgt daraus 
unmittelbar folgende Regel, die man bei Erorterun- 
gen liber die Vorziige der eiuen oder andern Bestim- 
mungsmethode des Temperatur-Coefficienten meisteus 
ausser Acht gelassen hat. Soll der Temperatur-Coeffi- 
cient eines Magneten nach irgend eiuer der drei an- 
gedeuteten Methoden mit einer Sicherheit bestimmt 
werden, welche einer gewissen Genauigkeit des aus 
Beobachtuugen mit diesem Magneten nach einer der 
oben angegebenen Methoden abzuleitentenden Ver- 
hâltnisses der Horizontal-Intensitàten entspricht, so 
miissen — fur gleiche Extremtemperaturen bei der Be- 
stimmung des Temperatur-Coefficienten einerseits und 
bei der Ermittlung des Intensitats-Verhâltnisses an- 
derseits — genau dieselben Fehlergrenzen bei der Beo- 
bachtung der einzelnen Bestimmungsgrôssen eingehal- 
ten werden, wie zur Ermittlung des Verhiiltnisses der 
Horizontal-Intensitàten selbstmit dergewunschten Ge- 
nauigkeit nach der entsprechenden Méthode. Die Frage, 
welche Méthode zur Bestimmung des Temperatur-Co- 
efficienten die beste sei, ist also, abgesehen von eini- 
gen praktischen Rucksichten, identisch mit derjeni- 
gen, welcher von den drei Methoden zu relativen In- 
tensitatsmessungen als der genausten der Vorzug zu 
geben sei. Die letzte Frage ist aber bereits allgemein 
dahin entschieden, dass das Bifilar das empfindiichste 
Mittel zur Beobachtung der Verhaltnissc der Hori- 
zontal-Intensitàten sei, also ist zu erwarten, dass das 
Bifilar auch die beste Méthode zur Bestimmung des 
Temperatur-Coefficienten darbieten werde. Zur nahern 
Begrundung dessen wird es gut sein, die verschiedenen 
iiblichen Methoden zur Ermittlung des Temperatur- 



Coefficienten von theoretischen und praktischen Ge- 
sichtspunkten aus eingehender zu beleuchten. 

Die alteste Méthode, die man zur Bestimmung des 
Temperatur-Coefficienten angewendet hat, ist die 
Schwingungsmethode. Sie entspricht der ersten 
der oben erôrterten Methoden zur relativen Intensi- 
tàtsbestimmung und besteht darin, dass man die Schwin- 
gungsdauer des an einem ungedrehten Seidenfaden auf- 
gehangten Magneten nach einander bei verschiede- 
nen Temperaturen beobachtet. Kupffer ^) maass die 
Schwingungsdauerseiner Magnetnadel bei verschiede- 
nen Temperaturen desZimmers, Hansteen *) verfuhr 
dabei in der Art, dass er das glaserne Schwingungs- 
gehâuse fur den Magnetstab in ein weiteres Gefass 
stellte, das letztere abwechselnd mit kaltem und war- 
mem Wasser fullte und jeweilen, wenn die Tempera- 
tur der Luft im Schwingungskasten constant gewor- 
den war, die Schwingungsdauer des Magneten in der 
ublichen Weise bestimmte. Durch Corabination des 
Mittels der Schwingungsdauer und Temperaturen 
zweier Messungen bei hôherer Temperatur mit der 
dazwischen liegenden Messung bei niedrigerer Tem- 
peratur und umgekehrt elirainirte er bei der Berech- 
nung hinlanglich den storcnden Einfluss der Veran- 
derungen der Horizontal-Intensitât. Kônnen wir die 
letztere bei den beiderlei Messungen als constant be- 
trachten, so finden wir aus der Gleichung 3.), in dem 
wir dort H, = H^ setzen, oder genauer direct aus 

Gleichung 1.) 

_ r,-r, 

wo also T, die bei der Temperatur t^ und T^ die bei der 
Temperatur t^ des Magnetstabes beobachtete Schwin- 
gungsdauer desselben repriisentirt. 

Wie schon oben bemerkt worden, setzt dièse For- 
mel voraus, dass das magnetische Moment des Ma- 
gneten wahrend der Messungen nicht eine bleibende 
Verànderung erfahren habe, was unter spâter noch 
naher zu erôrternden Bedingungen wohl anzunehmen 
ist, und sodann dass das Tragheitsmoment desselben 
ebenfalls unverandert bleibe. Bei den erwahnten Ver- 
suchen wird nun aber das letztere sich jeweilen eben- 



3) Kupffer, Recherches relatives à l'influence de la tempéra- 
ture sur les forces magnétiques. An. de Chimie et de Phys. T. XXX. 
p. 113. 1825. 

4) Ha nsteen, Ûber die Beobachtung der magnet. Intensitat bel 
BerUcksichtigung der Temperatur. Pogg. Ann, Bd. IX. S. 161. 1827. 



9 



des Sciences de Saint-Pétersbourg. 



lO 



falls mit der Temperatur verandern, so dass streng 
genommen in der vorigen Gleichung die Grosse rech- 
ter Hand nicht bloss den eigentlichen Temperatur- 
Coefficienten des Magneten \i., sondern die Sumine: • 

jt -+- 2 s 

reprâsentirt, wo s den liuearen thermischen Ausdeh- 
DUDgscocfficienten der Substanz des Magneten dar- 
stellt. Man hat aiso eigentlich: 



Ti' - Ta' 



(7) 



Nun ist in runder Zabi: 

11 = 0,001, 2s = 0,00002, 

woraus zu entnehmen ist, dass wir fiir eine genauerc 
Berechnung uns stets an die Formel 7) zu halten ha- 
ben. 

Die Differentirung von 7) nach den verschiedenen 
Variabeln gibt uns die Mittel an die Hand, die dem 
oben bestimmten Fehier dp. entsprechenden,zu toleri- 
renden Fehier der einzelnen Beobachtuugsgrôssen zu 
berechnen. 

Ehe wir dies thuu, woUen wir aber die Gleichung 
7) auf eine etwas bequemere Forra bringen. Zunâchst 

istauch: r2_y, 

tt= ^^ f^ -2s (7') 



(«i-y 



r,^ 



wo wir im Nenner ein Glied : {t^ -+- Q . 



x 1 . 



— ^ als klein 



vernachiassigt haben. 

Setzen wir nun der Kûrze halber: 

r,2- 



T,'-T,'^a,t,-t,=^8, 



r,ï 



= S, 



60 geht 7) ûber in: 



]i.= 



a 



29 



Hieraus aber folgt in steter Beriicksichtigung 
Kleinheit von a mit hinlânglicher Anuaherung: 



S^.d 



= <^\^ il 



(7") 

der 



(8) 



db = d]i. ^ 

ds= =:d\j. 

Ftir den Schwingungmagnet unsers maguetiscTien 
Theodolithen fand ich z. B. fUr: 

S = 20°C., 2;= 35500, Ti,= = 3;465 
jj. = 0.0010. 



Fiir den fruher bestimmten "Werth von d^: 
rflJL = it 0,000 003067 

kommt daher: 

dT^ = dT2 = ± 010001073 
cZ8 = =tO?062 ds = ± 0,000 001 533. 

Rechnen wir den Gesamratfehler, welchen wir bei 
der Beobachtung des Beginns uud des Endes aller 
Schwingungen begehen, nur zu± 0^2, so mijssen wir 
also die Zeit von etwas uber 500 Schwingungen mes- 
sen, um fur die einzelue Schwinguiigsdauer die vor- 
stehende Genauigkeit zn erzielen. Dièse 500 Schwin- 
gungen wiirden aber im vorliegenden Fall nahezu eine 
halbe Stunde in Anspruch nehmen und da durfte es 
denn doch zu schwer halten, wàhrend einer so langen 
Zeit die Temperatur des Magneten, die bis rt 0°06 ge- 
nau bestimmt werden soll, hinlanglich constant zu er- 
halten, insbesondere wenn seine Temperatur bedeu- 
tend von derjenigen der weitern Umgebung abweicht. 
Endlich kônnen wiihrend dieser Zeit nicht uncr- 
hebliche Ànderungen der Horizontal - Intensitat des 
Erdmagnetismus erfolgen und selbst wenn die letz- 
tern, etwa vermittelst eines Bifilarmagnetometers ge- 
messen wurden, erscheint es schwierig, einebezugliche 
sichere Correction am unmittelbaren Beobachtungs- 
Resultat anzubringen. Wenn es also auch nicht ge- 
rade unmôglich erscheint, die Schwiugungs- 
dauer des Magnets mit der erforderlichen 
Scharfe zu bestimmen, so durfte doch die Ver- 
ânderlichkeit der erdmaguetischen Kraft und 
der Temperatur nur in Ausnahmefallen die 
Erreichung dièses Ziels gestatten. 

Es wird ebenso nur in Ausnahmefallen môglich 
sein, die beste Méthode zur Beobachtung der Schwin- 
gungen bei verschiedenen Teraperaturen auzuwenden, 
die namlich, wo der ganze Beobachtungsraum abge- 
kuhlt oder erwârmt wird. Soll aber statjt dessen die 
Méthode von Hansteen bcnutzt werden, so wird eben 
die Erzielung einer wahrend làngerer Zeit constanten, 
von der Zimmerwarme ziemlich verschiedenen Tem- 
peratur bloss in der Umgebung der Magnetnadel be- 
deutende praktische Schwierigkeiten verursachen. 

Dièse einfacheSchwinguugsmethode zurBestimraung 
des Temperatur-Coefficienten ist schon von Kupffer*) 



6) L. c. 



11 



Bulletin de r/tcadt^inie Impériale 



13 



dahin modificirt worden, dass er deii zu untersuchen- 
den Magnetstab nicht selbst scliwingen liess, sondern 
ihn parallel zum raagnetischen Meridian vertikal un- 
ter einer zweiten, an einem Faden aufgehiingten Ma- 
gnetnadel fix anbrachte und die Schwiugungsdaueru 
der leztern bei verschiedenen Temperaturen des er- 
stern Magiieten maass.Diesermodificirten Schwin- 
gungsmethode bat sicb ia neuerer Zeit auch L. Du- 
four in seiner urafangreichen und wicbtigen Arbeit 
liber den Einfluss der Temperatur auf die Stabma- 
gnete ^) bedient, so dass es gerecbtfertigt erscbeint, 
dieselbe hier ebenfalls einer nâhern Priifung zu un- 
terwerfen. 

Heissen wir m das magnetiscbe Moment der scbwin- 
genden Hiilfsnadel und n ihr Trâgheitsmoment, so sind 
ihre Schwingungsdauer t bloss unter dem Einfluss des 
Erdmagnetisraus, sowie die unter dem gleicbzeitigen 
und gleichgericbteten Einfluss des Erdmagnetisraus 
und des zu untersuchenden Magnetstabes, t, bei der 
Temperatur t^ und t^ bei der Temperatur t^ des letz- 
tern, gegeben durch: 

Hm = 7u^ . w . T 

Hm ■+■ CmlTo (1 — ^t,) = Tz^.n.T. 

Hm -J- Cmilio ( 1 — 1^^2) = ^^^ w . T, 

wo C eine die gegenseitige Einwirkung der beiden 
Maguete charakterisirende Constante reprasentirt. Aus 
diesen 3 Gleichungen findet man, weun wir wieder 
der Kiirze halber 



— 2 

— 2 
1 ) 

— 2 



(10) 



setzen: 



L—L=h 






(il) 



Hieraus ergeben sich durch Difl'erentiation wieder 
die dem Fehler d]i. entsprechenden, zu erstrebenden 
Genauigkeitsgrenzen der einzelnen Beobachtungsgrôs- 



sen, namlich: 

streng 



angenâhert: Tj = Tj 



i,,=dv.i2(i-i;)=<j^!|i(i-i'), 

.e.,=.,'i-'(,-^7(i-'^)-=,i,'-|.(i_-^), 



■2t, 

dS = di».- 



6) L. Dufour, Recherches sur les rapports entre l'intensité ma- 



(12) 



Dièse Ausdrûcke zeigen zunàchst, dass die Tempe- 
ratur-Differenz des Magneten mit derselben Genauig- 
keit wie im vorigen Fall zu bestimmen ist, und ferner, 
dass die Schwingungsdauer t der Hulfsnadel unter dem 
blossen Einfluss des Erdmagnetisraus nur approximativ 
bekannt sein muss. Bei einem Versuche von Dufour 
(1. c. IL 9.) war z. B. 

S==13°C. T = 5;549, T,=:i;790, T2=1;760 

Fiihren wir dièse Werthe und: 

dl)L = ± 0,000003067 

in den 3ten der vorstehenden Ausdriicke ein, so 

kommt: 

dT = ± 010248, 

und dieser zulâssigen Fehlergrenze in der Kenntniss 
der Schwingungsdauer x entspricht nach Gleichung 
(9) eine Variation der Horizontal-Intensitat um: 

dH=±: 0,0179, 

wenn wir fur Lausanne H= 2,00 annehmen. Dieser 
Werth aber ist, abgesehen von eigentlichen raagne- 
tischen Stôrungen, grosser als die tiigliche Variation 
der Horizontal-Intensitat, so dass also fiir eine ganze 
Reihe von Messungen eine einmalige Bestimraung von 
T vollkommen genugt und von dieser Seite her somit, 
insofern, wie in unserm Beispiele, t, und z^ ziem- 
lich kleiner als t sind, keine gewichtigen Einwiirfe ge- 
geu dièse 2te Méthode erhoben werden kônnen. 

Was dagegen die Bestimmung der Schwingungs- 
dauern Xj und X2 der Hiilfsnadel unter dem Einfluss 
des zu untersuchenden Magneten bei verchiedenen Tera- 
peraturen betrifi"t, so muss dieselbe im Allgemeinen 
genauer sein als die der unmittelbaren Schwingungs- 
dauern des letztern bei der einfachen Schwingungs- 
methode. Vergleicht man namlich die angenâherten 
Ausdriicke fiir dx, und dr^ unter (12) mit denen fur 
dT, und dT^ unter (8), so erkennt man sofort, dass die- 
selben nur dann nahezu gleich werden, falls Xj und 
x, sehr klein gegen x wurden oder alsô der zu unter- 
suchende Magnet sehr nahe an die Hiilfsnadel heran- 
gebracht wiirde. Dies geht aber nicht an, weil sonst 
die Formeln (10) keine Giiltigkeit mehr haben. Bei 
grosser Annaherung namlich werden nicht bloss die 
Schwingungen der Hiilfsnadel immer weniger isochron, 

gnétique des barreaux d'acier et leur température. Bulletin de la 
Soc. Vaudoise des scien, natur. Aï 42. 1858. 



13 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



14 



sondera ilir Werth hangt aucli in complicirterer Weise 
vom magnetischen Zustand des fixen Magneten ab. Es 
wird sorait der Factor: f 1 — ^^j immer kleiner als 
1 sein. Fiir den Fall des oben erwàhnten Versuches 
von Dufour finden wir z. B. 

1 — ^'=0,8994. 

Dabei war aber der fixe Magnet von der schwin- 
genden Nadel nur um eine seiuer ganzen Lange un- 
gefâhr glcich kommende Grosse entfernt, wâhrend 
dièse Entfernung fur genaue Messungen mindestens 
doppelt so gross sein sollte. Dies batte aber sofort eine 
bedeutende Verkleinerung des obigen Factors zur Folge 
gehabt. Bei einem entsprechenden Versuche fand ich 
z. B. fiir die Schwingungsdauer eines Magneten unter 
dem blossen Einfluss des Erdmagnetismus: 

T= 65635 

und sodann fur diejenige unter dem gleichzeitigen Ein- 
fluss eines 20 Centimeter langen Magneten bei der 
Entfernung: 

Entfernung = 30"'" =18""' 
T2 = 4^910 =3;360. 

Hieraus folgen fiir den obigen Factor die Werthe: 

Entfernung der Magnete: 18"" 30=° 

1—^ = 0,7436 = 0,4524. 

Da nun in unserem Falle 30™ jedenfalls fiir genaue 
Untersuchungen die kleinste zu wiihlendc Entfernung 
der Magnete ware, so kann man wohl behaupten, dass 
fur genaue Bestimmungen des Temperatur- 
Coefficienten nach der modificirten Schwin- 
gungsmethode der Fehler in der Ermittlung 
der Schwingungsdauern hôchstens halb so 
gross sein darf, als bei der einfachen Schwin- 
gungsmethode. Es ware also den bei der einfachen 
Schwingungsracthode angestellten Betrachtungen zu- 
folge iu diesem Falle ein Stundenlang fortgesetztes 
Beobachten der Schwingungsdauer der Hiilfsuadel er- 
forderlich. In Folge dessen wird der praktische Vor- 
theil, den dièse Méthode gegeniiber der vorigen dar- 
bietet, der nâmlich, dass der auf verschiedene Tempe- 
raturen zu bringende, zu uutersuchende Magnet ganz 
vom Schwingungsapparat getrennt ist und daher in ein 
ganz geschlossenes Fliissigkeitsbad gebracht werden 



kann, wieder ganz illusorisch, und wir konnen ihr so- 
mit im giinstigsten Fall nur einen gleichen Werth wie 
der einfachen Schwingungsmethode beimessen. 

>yir wollen nun noch den zulilssigen Fehler in der 
Bestimmung der Schwingungsdauern Tj und t^ fur 
den concreten Fall des oben erwàhnten Dufour'schen 
Expérimentes berechnen. Setzen wir zu dem Ende die 
obigen Zahlenwerthe in As 12 ein, so finden wir: 

ch^ = cK = ± 0100003155. 

In Wirklichkeit betrug aber bei den Versuchen Du- 
four's die Genauigkeit der Bestimmung der Schwin- 
gungsdauer hôchstens: 

d^^=:dT.,= db 05003, 

und dieser entspricht also fur den daraus abzulciten- 
den Temperatur-Coefficienten eine Sicherheit von in 
runder Zabi bloss: 

dtt = ± 0,0003. 

Bei kleinern, harten und stark magnetisirten Stahl- 
staben erreicht aber der ganze Temperatur-Coefficient 
nur ungefahr diesen absoluten Betrag. Es ist daher 
sehr zu bedauern, dass in Folge dieser geringen Ge- 
nauigkeit der Beobachtungen mehrere der interessan- 
ten und praktisch wichtigen Schltisse, welche Herr 
Dufour aus seinen schônen Untersuchungen gezogen 
bat, unsicher erscheinen, und es wàre deshalb auch 
zu wiinschen, dass sie nach einer bessern Méthode 
wiederholt wûrden. 

Die zweite Haupt-Methode zur Bestimmung des 
Temperatur-Coefficienten der Magnete ist die Mé- 
thode der Ablenkungen. Sie ist auch in zweierlei 
Modificationen angewendet worden. 

"W. Weber") und nach ihm Hansteen^), Kupf- 
fer ') und Andere legten analog wie bei den abso- 
luten Messungen der Horizontal-Intensitat den zu un- 
tersuchenden Magneten seitlich vom Unifilarmagne- 
tometer in der Senkrechten auf den magnetischen 
Meridian durch den Mittelpunkt seiner Magnetnadel 



7) w. Weber, t'ber den Einfluss der Temperatur auf den Stab- 
magnetismus. Resultate aus den Beob. des magnet. Vereins von 
1837. S. 38. 

SjHansteen, de mutationibus quas subit momentum virgae 
magneticae partira ob tcmporis partim ob temperaturae mutationes. 
Christianae 1842. 

9) Kupffer, Note relative à l'intensité de la température sur 
la force magnétique des barreaux. Bulletin de l'Académie de St.-Pé- 
tersbourg I. p. 168. 



15 



Bulletin de rAcadëtnle Impériale 



16 



hiu und beobachtetcn die Ablenkungen, welclie er an 
dem letztern hervorbrachte, wenn er auf verschiedene 
Teniperaturen gebracht wurde. 

Der Ablenkungswinkel 9 des Unifilarmagneten aus 
dem magnetischen Meridian ist in diesem Fall, wenn 
die Entfernung E der Mittelpunkte der beiden Ma- 
gnete bedeutend grôsser als ihre eigene Lange ist, 
mit hinlângliclier Annâherung durch Gleichung (2) 
gegeben. 

Heissen mv nun 9i die bei der Temperatur t^ und 
93 die bei der Temperatur i^ des Magneten beobach- 
tete Ablenkung, so ergibt sich aus dieser Gleichung, 
wenn wir H als constant annehmen, zur Bestimmung 
des Temperatur-Coefficienten n- die Gleichung: 



oder 



l — V-ti tang y, 

1 — (1^2 tang 92 

__ tang <P2 — tang (Pi 



.. (13) 

t, taug 92 — «2 tang 9i ^ ' 

Bei der hiebei gebrauchlichen Bestimmung der Ab- 
lenkungswinkel 9, und 93 durch Spiegelablesung mit 
Ferurohr und Scale kônnen wir aber mit geniigender 
Annâherung fur die Tangenten dieser Winkel unmit- 
telbar die abgelesenen Scalentheile «jUndw^einfubren, 
so dass man auch hat: 



n^ — «1 

•^ t,n2 — tjJi 



2"! 



wofur wir angenahert, da n^ — n, eine kleine Grosse 
ist, auch setzen kônnen: 

«2 — «1 



l^=: 



"i 



oder wenn wir der Kurze halber: 



^^ = n, W3 ■ 



-w, 



V und i, —t^ = h 



(14) 



setzen: , 

Hieraus aber folgt fiir die Relationen der zu tole- 
rirenden Fehler der einzelnen Bestimmungsgrôssen zur 
erstrebten Genauigkeitsgrenze d^ des Temperatur- 
Coefficienten: 

dn = 



= d]X.^-^ = d\L^\ 



db = d]x. — 
dhz=zd^ — 



(15) 



Die Scalen, die man bei der Spiegelablesung anwen- 



det, sind gewôhnlich nicht langer als 1 Meter; sind sie 
dabei in Millimeter getheilt, so kann also im Maxi- 

n = 500 Scalentheile 

fiir Ablenkungen nach der einen und andern Seite 
sein. Setzen wir nun ferner wie bis dahin 

\L= 0,001 S = 20'C 

. rfit=±: 0,000003067, 

so folgt zunàchst aus (14): 

v = 10 Scalentheile 

und darnach aus (15): 

(iv = dt ,03 1 Scalentheile, 

dS = ±0°062 

dn = ±l,55 Scalentheile 

Da nun 0,1 Scalentheil jedenfalls die hôchste Ge- 
nauigkeit ist, mit welcher man die Ablenkungsdiffe- 
renz v bestinimen kann, so muss man behufs Erlan- 
gung der gewûnschten Sicherheit fur ij. entweder S oder 
M vergrôssern. 

Hansteen hat vorzugsweise das erstere gethan. 

Auf S. 31 der erwahnten Schrift sind z. B. folgende 
aus einer beztiglichen Beobachtungsreihe abgeleitete 
Daten angegeben: 

8 = 38°71,E =48°39 C. 

v = 31,690, w = 806,698 Scalentheile. 

Flihren wir dièse Werthe und den obigen fQr d^ in 
(15) ein, sokommt:- 

(Zv = rt 0,12 Scalentheile 

dS = =»iO?18, 

(Zn = db 3 ,05 Scalentheile, 

welcheGenauigkeitsgrenzen bei sehr sorgfâltigen Ver- 
suchen noch eben einzuhalten sein durften. Daraus aber 
folgt, dass Hansteen bei der Angabe seiner Ablen- 
kungen sich wohl mit den Hundersteln der Scalen- 
theile und bei den daraus abgeleiteten Temperatur- 
Coefficienten mit 6 statt 8 Decimalen hâtte begnûgen 
kônnen. 

W. Webcr hat dagegen in der oben citirten Ab- 
handlung ein sehr sinnreiches Verfahren angegeben, 
um gewissermaassen die gesammte Ablenkung w be- 
liebig zu vergrôssern, ohne die Scale selbst zu verlan- 
gern. Der zu untersuchende Magnet wurde soweit an- 



17 



de!» Scienc(>9 de Saint-Pétersbourg:. 



IS 



geuiihert, dass er deujenigcn des Unifilarmagnetonie- 
ters weit iiber das Endc der Scale liiuaus ableiikte, 
danu aber der letztere zur Beobachtung seiner Stel- 
luiigsiiuderung bei variirender Tcinperatur des er- 
stern durch einen auf die andere Seite gelegten Com- 
pensationsniagneteu von constauter Teniperatur zum 
magnetischen Meridian zuruckgefiilirt. Ans dcn beziig- 
lichen Beobachtungen auf S. 53 und 54 bei fallender 
Temperatur folgt z. B. fiir 

a= lO'^C., v= 14,2fi Scalentheile 
w = 3382,7 Scalentheile. 

Dièse "Werthe mit dera von d]i. in (15) eingesetzt 
geben aber: 

dv=±0,10 Scalentheile 

(?5 = ±0?073 

dn—± 24,6 Scalentheile. 

Wir sehen hieraus, dass in Folge des bedeutenden 
Wcrthes von n selbst fiir die geringe Temperatur- Va- 
riation von 10^ C. noch einzuhaltende Fehlergreu- 
zen fiir die einzelnen Bestimmungsgrôssen resultiren. 

Lamo nt'"), und uachihm Andere, besonders Un ver- 
dorben") benutzten zu den Ablenkungsbeobachtun- 
gen den magnetischen Theodolithen, wo der ablenkende 
Magnet mit dem excentrischen Beobachtungsfernrohr 
so weit gedreht wird, dass er wie dièses auf der Spie- 
gelebeue des beweglichen Magneten, so auf der ma- 
gnetischen Axe des letztern stets senkrecht bleibt. In 
diesem Falle haben wir fiir die schliessliche Gleicli- 
gewichtsslage statt (2) die Gleichuug: 



// sin <|J = ^3- • 



(2') 



Zur Bestimmung des Temperatur-Coefficienten [x 
aus den bei den Temperaturen /, uud f„ beobachteten 
Ablenkungen ^^ und ^^ l'^'S* ''^^er hieraus: 

sin il(2 — sinvlj, H Q'\ 

^~ *i sin 4j, - <2 sin ifi ^ ' 

oder, da 4>2 — 'l'i ^^'^ kleincr Winkel ist. mit geniigen- 
der Annâherung: 

siu (ll(2 — JVî^__ 



IJ.= 



(^-ytang^^ 



10)Lamont, Handbucli des Erdmagnetismus. Berlin 1849. S. 
125. 

11) Uuverdorben, Ûber das Veihalten des Magnetismus zur 
Wàrme. Inauguralschrift. Mtlnchen 1866. 
Tome XIX. 



oder endlich, wenn wir der Kurze halber: 



setzen, so ist auch: 



H- = 



sin^ 



ô.tangij' 

Hieraus aber folgt wiedcr: 

^ Rin ? ^ u. 



(14) 



d^=d^ 



sin I 
d.siu^»)) 
sin I 



(15) 



Wir wollen dièse Gleichungen unmittelbar auf ei- 
nen concreten Versuch von Lamont anwenden, der 
auf den S. 127 und 128 des erwiihnten Handbuchs 
mitgetheilt ist. Aus der Tafol auf S. 128 ergibt sich 
z. B. fur 

fU-10", |=10;50, 4- = 46°25,'2; 

also wird fiir: d]x = ±: 0,000003067 nach (15'): 

d| = zt 0,00003223 = dr arc. von 6"6 

f;s = ito?io5 

fZt|;= ±0,005269 = ± arc. von 18'7". 

Beim magnetischen Theodolithen in seiner tiblichen 
Construction lassen sich zwar die Winkel vermittelst 
der Verniere noch bis auf 10" genau ablesen, allein 
bei der geringen Vergrosserung, die das Beobach- 
tungsfernrohr besitzt, ist eine Einstellung bis zu die- 
ser Sicherheitsgrenze kaum moglich. Jedenfalls bleibt 
da der w^irkliche Beobachtungsfehler rfç nahe doppelt 
so gross, als der vorstehende theoretisch geforderte, 
und es diirftc daher unter ubrigens gleichen Umstân- 
den der Weber'schen Méthode mit Benutzung des 
Compensationsmagneten der Vorzug gebiihren. 

Dass die letztere Méthode eine grôssere Geuauig- 
keit gewâhren kann, als die Lamont 'sche, erhellt 
aber noch entschiedener aus folgender Betrachtung. 
Da I stets ein kleiner Winkel, also cos ? sehr nahe 
= 1 uud sin g sehr wenig von tang ç verschieden 
ist und ferner in Gleichung (14) v und n mit grosser 
Annâherung den trigonometrischen Tangenten der be- 
treffenden Winkel proportional sind, so sind (14) uud 
(14') und also auch die Werthe fur d^ und dB, in (15) 
und (15') sehr nahe identisch, wenn der den Scalen- 
theilen n entsprechende Ablenkungswinkel am Unifi- 



19 



Bulletin de l'Académie Impériale 



30 



larmagiietometer gleich dem Ablenkungswinkel ^ beim 
magnetischen Theodolithen ist. Nun ist der geringen 
Genauigkeit halber, mit der n wie ^ zu bestimmen ist, 
kein Grund vorhanden, die grossen Ablenkungswinkel 
bei den beiderlei Methoden verschiedeu zu wâhlen, es ist 
somit auch bei beiden unter iibrigens gleichen Unistan- 
den die Genauigkeits-Anforderung an die Messung des 
Unterschiedes |, resp. v der Ablenkungswinkel bei den 
verschiedenen Temperaturen dieselbe. BeiniLamont'- 
schen Theodolithen erreicht aber die Genauigkeit der 
Winkelmessung hôchstens ± 10", wâhrend durch die 
Spiegelablesung mit Fernrohr und Scale beim Unifilar- 
magnetometer leicht eine Sicherheit von ± 2" (ent- 
sprechend 0,1 Scalentheil) erzielt werden kann. Die 
Weber'sche Méthode kann somit eine 5 Maie grôs- 
sere Genauigkeit in der Bestimmung des Temperatur- 
Coefficienten gewâhren, oder es darf mit andern Wor- 
ten, wenn wir uns auf die verlangte Fehlergrenze fur 
die letztere beschriinken ohne die jeweilen erreichbare 
Genauigkeit der Winkelbestimraung zu uberschreiten, 
die Tangente des ganzen Ablenkungswinkels bei Be- 
nutzung der Weber'schen Méthode 5 Maie kleiner sein. 
Dem entsprechend darf dann aber die Entfernung der 
Magnete grôsser sein, so dass auch das durch Glei- 
chung (2) vorausgesetzte Ahlenkungsgesetz scharfer 
erfullt ist. 

Endlich ergibt sich, dass die Ablenkungsmethode mit 
Anwendung des von W. Weber angewendeten Kunst- 
griffes auch leichter und sicherer zu der gewûnsch- 
ten Genauigkeit fiir die Bestimmung des Temperatur- 
Coefficienten fuhren kann als die Schwingungsme- 
thode. Vergleichen wir namlich die Ausdrucke 15 
und 8. fiir die zu tolerirenden Fehlergrenzen bei bei- 
den, so zeigt sich, dass zwar fur die Messung der Tem- 
peratur unter gleichen Umstanden in beiden Fâllen 
dieselbe Schiirfe erfordert wird, dass aber die Fehler- 
grenze fiir die Ablenkungsbeobachtung (d^) leichter 
einzuhalten ist als die fur die Messung der Schwin- 
gungsdauern [dT^]. Ist namlich 8 = 20° G. und n wie 
bei "Weber'sVersuchen: 3383 Scalentheile, so wird: 

dv = 0,2 Scalentheile, 

und dièse Genauigkeitsgrenze ist bei der Beobachtung 
ohne grosse Schwierigkeit zu erzielen. Da hier zu dem 
nur momentané Gleichgewichtslagen der Magnetnadel 
des Unifilarmagnetometers zu beobachten sind, so 



kônnen die Beobachtungen nicht bloss rascher ausge- 
fuhrt, sondern auch die wegen der Ânderungen des 
Erdmagnetismus (Declination und Intensitât) noth- 
wendigen Correctionen scharfer angebracht werden. 

In gleicher Weise nun, wie man nach den beiden 
ersten Methoden zur Bestimmung des relativen Wer- 
thes der Horizontal-Intensitat auch den Einfluss der 
Temperatur auf die Magnete untersucht hat, muss 
dies, wie schon oben erwâhnt, ebenfalls nach der 3ten 
jeuer Methoden, nâmhch vermittelst des Bifilars 
môglich sein. Wenn man auch in magnetischen Ob- 
servatorien durch Vergleichung der Stellung des Bi- 
filarmagnetometers bei verschiedenen Temperaturen 
direct den Einfluss der letztern auf seinen Stand er- 
mittelt hat, so ist mir doch nicht bekannt, dass man 
auf diesem Wege eigentliche Bestimmungen des Tem- 
peratur- Coefficienten von Magneten versucht batte. 
Als dritte Méthode zur Bestimmung des Tempe- 
ratur-Coefficienten eines Magneten schlage 
ich daher vor, denselben in gleicher Weise, 
wie dies beim Bifilarmagnetometer der Fall 
ist, in transversaler Lage bifilar aufzuhângen 
nnd die Ànderung seiner Gleichgewichtslage 
bei verschiedener Temperatur zu beobachten. 

Heissen wir D das Drehungsmoment der bifilaren 
Suspension, resp. der Schwere und s den sogen. Tor- 
sionswinkel, so hat man fur die transversale Gleich- 
gewichtslage die Gleichung: 

HM^Bsins (17) 

welche auch noch mit ganz geuiigender Annâherung 
giiltig bleibt, wenn der Magnet innerhalb ±30' 
von der genau senkrechten Stellung auf dem magne- 
tischen Meridian abweicht. Sind also 2^ und 2„ die den 
Temperaturen t^ und t^ des Magneten entsprechenden 
Torsionswiukel, so ist, falls ZTinzwischen constant ge- 
bUeben ist, der Temperatur- Coefficient aus der For- 



mel: 



i-iJi«i 



1 — (1(2 sin Z2 

ZU berechnen. Dies ist aber ganz derselbe Ausdruck 
wie oben fur die Bestimmung vermittelst des magne- 
tischen Theodolithen. Es ist also, wenn wir wieder 
abkiirzend: 

setzen, ganz wie dort mit genûgender Annâherung auch : 



31 



des Sciences de Saint - Pëtersbonrg:. 



32 



[>• = 



sin Ç 



und: 



dÇ =d^ 



S.tangg' 

d.tangs 
cosC ' 



(18) 



d8 = dv.'-^=dv.'- 

•^ sin s t* 



d2=: d^ 



sin Ç 



(19) 



Hat somit der mittlere Torsionswinkel s denselben 
Werth wie der mittlere Ablonkungswinkel 4" bei der 
Bestimmung des Temperatur-Coefficienten mit dem 
magnetischen Theodolithen, so ist auch fiir einen glei- 
chen absoluten Betrag von ^ uud 8 die absolute Ge- 
nauigkeit, mit welcher die einzelnen Grossen bestimmt 
werden miissen, gauz dieselbe bei unserer Bifilar-Me- 
thode wie bei der Ablenkungsmethode unter Benut- 
znng des magnetischen Theodolithen. 

Um zunâchst auch hier einen concreten Fall als 
Zahlenbeispiel zu benutzen, wollen wir die fiir das Bi- 
filarmagnetometer des magnetischen Observatoriums 
in St. Petersburg in der ersten Halfte des Jahres 
1872 geltenden Werthe oben einfiihren. Es war in 
runder Zahl: 

^=:64°42', 11 = 0,000450. 

Nehmen wir nun wieder: 

S=20°C., (?ii. = ± 0,000003067 

an, so folgt zunâchst aus (18) 

Ç=r5'27" 

oder, da bei diesera Bifilarmagnetometer einera Theil 
der Scale: 26^'65 Bogen entsprechen, auch Ç = 147,4 
Scalentheile. Dieser "Werth von t, mit den ubrigen in 
(19) eingesetzt, gibt aber: 

dÇ = ± 0,0001298 = rh 26"8, 

d8 = ±Q°l4, 

dz = ± 0,002G33 = ± UZ",2. 

Wir mussten also bei unserm Bifilarmagnetometer 
zur genugenden Ermittlung des Temperatur-Coeffici- 
enten die Differenz der Scalen-Ablesungeu bei den 
beiden um 20^^ C. verschiedenen Temperaturen bloss 
bis auf 1 Scalentheil und den Torsionswinkel z uur 
bis auf 9 Minuten, resp. 20 Scalentheile genau bestim- 
men. Dièse trotz der obigen Bemerkung weitere Feh- 
lergrenze fur dZ, als bei der Ablenkungsmethode ver- 



danken wir offenbar nur der bedeutenden Grosse des 
Torsionswinkels z. 

Wurde es niimlich ohne Beeintrâchtigung der Ge- 
nauigkeit von anderer Seite her gestattet sein, den 
ganzen Ablenkungswinkel ^, resp. n bei der Ablen- 
kungsmethode gleich gross wie den Torsionswinkel z 
beim Bifilar zu machen, so wiirde die letztere nur eben 
dieselben Bedingungen der Genauigkeit darbieten wie 
erstere und zwar in der Weber'en Modification, da 
das Bifilarmagnetometer durch die Spiegelablesung 
mit Fernrohr und Scale dieselbe Genauigkeit der Win- 
kelmessung gestattet wie das Unifilarmagnetometer. 
Der Vorzug der Bifilar-Methode zur Bestimmung des 
Temperatur-Coefficienten wie des Bifilarmagnetome- 
ters zur Ermittlung der Variationen der Horizontal- 
Intensitât vor der Ablenkungsmethode besteht nun 
aber gerade darin, dass wir, unbeschadet der Giiltig- 
keit der Fundamentalgleichung (17) fiir das Bifilar, 
den Torsionswinkel z beliebig bis zu einer mehr prak- 
tischen obern Grenze, die in unserm Beispiele noch 
nicht einmal erreicht ist, vergrôssern kônnen, wahrend 
bei der Ablenkungsmethode der ganze Ablenkungs- 
winkel «jj, resp. n durch den Umstand limitirt wird, 
dass fiir grossere "Werthe der letztern resp. kleinere 
Werthe der Entfernung E der Magnete die strenge 
Gultigkeit der beziiglichen Grundformeln (2) und (2') 
aufhort. Es kommen Glieder mit hôhern negativen Po- 
tenzeu von E hinzu, welche im Allgemeinen nicht als 
Producte von M mit bloss coustanten Grossen zu be- 
trachten sind, auch kônnen stôrende Inductionswir- 
kungen der Magnete auf einander erfolgen u. s. f. Da 
endlich der Stand des Bifilars unabhangig ist von 
den Declinationsvariationen, so ist es môgUch, durch 
gleichzeitige Ablesungen an einem gewôhnlichen Bi- 
filarmagnetometer in einfachster und schârfster Weise 
das Résultat von dem stôrenden Einfluss der Varia- 
tionen der Horizontal -Intensitat des Erdmagnetismus 
zu befreien. 

Fiir den Fall also einer Einrichtung der bifilaren 
Suspension wie in obigem Beispiel und einen Tempe- 
ratur-Coefficienten des Magneten, der gleich 0,00045 
wâre, wurde der noch erreichbaren Genauigkeit der 
Scalenablesung von =i= 0,2 Scalentheile einFehler 

(?p. = ± 0,000000613 

in dem zu bestimmenden Temperatur-Coefficienten ent- 

2* 



93 



Bulletin de l'Acadëinie Impériale 



34 



sprechen, Freilich miisste dann auch die Temperatur 
des Magneten mit einer Geuauigkeit von ± O'^OS er- 
mittelt werden, zu welchem Endzweck der vom Spie- 
gel und der bifilaren Suspension durcli ein lângeres 
Zwischenstiick getrennte Magnet jedenfalls mit ei- 
nem, bis auf eine kleine Ôiïnung im Deckel gauz 
verschlosseuen doppelwandigen Kupfergefâss zu um- 
geben wâre, das nacli aussen uoch von schlechten 
Warmeleitern nnihullt wiirde. In diesem Falle wiirde 
dann auch, wie wir es vorausgesetzt haben, die bifi- 
lare Suspension nicht von den Temperatur-Ànderun- 
gen des Magneten mit afficirt. Die bifilare Suspension 
endlicli ist leicht so einzurichten , dass durch Jiisti- 
ruDg der Fadeneutfeinungen obeu und unten fur je- 
den in das Scliiflchen eiugelegten Magneten der Tor- 
sionsvvinkel aiinaherud auf 64° gebracht werden kann. 

Hiermit glaube ich zur Genuge gezeigt zu haben, 
dass wie fiir die Ermittlung der Variationen der Ho- 
rizontal-Intensitat des Erdmagnetismus, so auch ftir die 
Bestimmung der Variationen des Stabmagnetismus 
mit der Temperatur das Bifilar das empfindlichste 
Mittel ist und mit Recht zu erneutem Studium der 
Gesetze der letztern zu empfehleu ist. Wie sehr dies 
zu wiinschen ist, môgen am besten fJlgende, vorlaulige 
Uutersuchungen und Betrachtungeu zeigen. 

Dufour hat in seiner schon mehrfach erwahnten 
Abhandlung und fruher in einer vorlâufigen Notiz '") 
ein fur die erdmagnetischen Messungen hôchst wich- 
tiges Résultat seiner Untersucliungen liber den Ein- 
fluss der Temperatur auf den Stabmagnetismus mit- 
getheilt, wornach die Veranderungen des letztern mit 
der Temperatur nicht bloss viel regelmassiger, son- 
dern auch sehr viel kl einer werden sollen, weun 
man dieMagnetisirung des betreffenden Stahlstabes 
bei einer Temperatur vorflehme, die hôher ist als 
aile die, denen man spater den Stab aussetzt. Demge- 
mâss hat Dufour am Schluss sowohl jener Notiz als 
auf S. 32 der grosseru Abhandlung folgende Regeln fur 
die Behandlung der Magnetstâbe aufgestellt, welche 
zu Beobachtungen des Erdmagnetismuss bestimmt 
sind. 
1. Die Stahlstabe sollen bei einer Temperatui- ma- 
gnetisirt werden, die jedenfalls hôher ist als aile 



12) L. Dufour, de la correction de la température dans les ob- 
servatious du magnétisme terrestre. Archives des sciences phys. et 
nat, T. 34 p. 1. 1857. 



die, bei welchen spater damit Beobachtungen an- 
gestellt werden. 

2. Nach der Magnetisirung soll man die Tempera- 
tur der Magnetstâbe 20 — 30 Maie zwischen der 
Temperatur der Magnetisirung und der niedrig- 
sten, der sie spater ausgesetzt werden sollen, 
variiren. 

3. Der Temperatur-Coefficieut des Magnetstabes soll 
erst dann bestimmt werden, nachdem man densel- 
ben den erwahnten Operationen unterworfen hat. 

Genau nach diesen Regeln habe ich, unterstiitzt von 
Herrn Pernet, am Vo,. November 1871 — nachdem 
sie schon einmal einige Tage vorher nahezu derselben 
Procedur unterworfen worden waren — folgende Ma- 
gnetstâbe behandelt: 

Js 1 a und 1 h. Zwei Stabchen aus Wolframstahl von 
60™'° Lange, 6'"'" Breite und 1T5 Dicke. von 
Brauer in St. Peter sburg angefertigt und zum 
magnetischen Universalinstrument gehôrig. 

j\° 2. Glasharter runder Stahlstab von 6™" Durchmes- 
ser und 85""" Lange, an den Enden zugespitzt, 
von Krause in St.Peterburg verfertigt. 

B 3 a und 3 b. Zwei runde Ablenkungs-Magnete zum 
Magnetograph von 105°"° Lange und 10°"" Dicke 
von Adie in London verfertigt. 

A^ 4. Stahlstab von 138""" Lilnge, 20™"' Breite und 
2T8 Dicke fiir das Bifilar des Magnetographen 
bestimmt und von Adie in London verfertigt. 

M 5. Stahlstab von 137'"'" Lange, 20""" Breite und 
2T8 Dicke fur die Lloyd'sche Wage des Ma- 
gnetographen bestimmt und ebenfalls von Adie 
in London angefertigt. 

M 6. Hohler Cylinder von Wolframstahl, 80""" lang, 
1 3°"" iiusserm und 1 0""° innenn Durchmesser von 
Brauer in St. Petersburg angefertigt. 

]^. 7. Stahlstab von 128'"'" Lange, 9""™ Breite und 
3T2 Dicke fiir das Bifilar-Magnetometer von 
Krause in St. Petersburg angefertigt. 

Zu dem Eude wurde auf den Polen eines grossen 
Electromagnets, den mir Herr von Jacobi freund- 
lichst aus dem physikalischen Kabinet der Akademie 
lieh,einMessingblechkasten wasserdicht so aufgesetzt, 
dass die Polenden durch passende Offnungen im Bo- 
den des Kastens hindurchgingen. Die auf dièse Pôle 
aufzusetzenden Anker aus weichera Eisen , zu dia- 



35 



des Sciences de Saint- Pétersbourg^. 



96 



magnetischeii Untersuchungen bestimmt, waren mit 
horizoutaleu Bohrungeu von circa 25""" Weite ver- 
seheu, in welche Cyiinder aus weichem Eisen genau 
passten. Zwischen die schneidenartig zngescharften 
Enden dieser Cyiinder wurden nun die zu raagnetisi- 
rendeu Stahlstabe eingeschaltet und dabei das in der 
Wanne befindiiche, umgebende Wasser durch einge- 
leiteten Wasserdampf bestândig auf 45° C. erhalten. 
Die Erregnng des Electromagnets erfolgte durch 8 
constante Bunsen'sche Elemente von grosser Ober- 
flache, wie sie Ruhmkorff seinen grossen Inductions- 
apparaten beigiebt. Es geniigte dabei selbst fur die 
hârtesteu und grôssten der obigen Magnetstabe ein 
einmaliger kurzer Schluss, um sie bis zur Sàttigung 
und sehr regelmiissig zu magnetisiren. 

Nach erfolgter Magnetisirung wurde zunilchst der 
Magnetismus aller Stabe approximativ nach der Ablen- 
kungsmethode bestimmt, darauf ihre Temperatur 20 
Maie nach einander durch abwechselndes PJintauchen 
in eine Wanne mit Wasser von 40° C. und in ein, 
durch einç umgehende Kâltemischung bestândig aûf 
— 16° C. erhaltenes Spiritusbad zwischen diesen 
Temperatur -Grenzen variirt und endlich ihr Magne- 
tismus neuerdings nach derselben Méthode unter- 
sucht. Es ergab sich dabei, dass durch die Tempe- 
ratur- Variation das maguetische Moment derKrause'- 
schen Stabe durchschnittlich nur um 0,1 , das der 
Brauer'schen um 0,15 und ara meisten, nâmlich um 
0,2 — 0,25 des ganzen Betrags, dasjenige der eng- 
lischen abgenommen batte. 

Die Temperatur-Coefficienten der Magnete 1 a und 
1 h habe ich am "/03 und '-/o^ November 1871 durch 
Ablenkungsbeobachtungen vermittelst des ira Reper- 
torium fur Météorologie beschriebenen magnetischen 
Universalinstrumentes'^) bestimrat. Die doppelwandige 
Biichse zur Aufnahme des Ablenkungsmagneten wurde 
dabei das eine Mal mit kaltem, das andere Mal mit 
warmera W^asser gefiillt und jeweilen zur Eliraiuation 
der Variationen des magnetischen Meridians sowohl 
wie der Temperatur der doppelte Ablenkungswiukel 
durch zweimaliges Umlegen des Magneten gemessen. 

Indem ich zuerst von hôhererzu niedriger Tempe- 
ratur und spater von niedriger zu hijherer iibergieng, 
fand ich so fur den Stab 1 a: 



13) Wild, liber ein neues magnetisches Universal - Instrument. 
Repertorium fiir Météorologie, T. III, JVî 2, 1872. 



t. 



L 



9i 



1) 31°6 C. 2^7 C. 20°48' 0" 21°2'46" 

2) 34,3 4,7 20 44 50 21 23 

Daraus folgt nach Gleichung 13' fiir fallende Tem- 
peratur : 

[jL=: 0,000370 

und fur steigende Temperatur: 

1». = 0,000400. 

Beim 2ten Magneten 1?) wurde nur bei steigen- 
der Temperatur beobachtet und zwar ergab sich da: 



h 



©■ 



34°50 



also: 



0?25 20°3'47 
[j. = 0,000516. 



?2 

20°26'27;' 



Dièse Coefficienten kônnen nahezu auf die verlangte 
Genauigkeit von rt 0,000003 Anspruch macheu , da 
dièses Instrument Winkel bis auf zt 10" ganz sicher 
bestimmen lasst und die Temperatur der Magnete mit 
einera Fehler von hôchstens ± 0°2 erhalten wurde. 

Von den ùbrigen Magneten mit Ausnahme von 6 
haben die Herren Pernet und Mielberg gemein- 
schaftlich die Temperatur-Coefficienten ebenfalls nach 
der Ablenkungsmethode im November 1871 bestimmt; 
sie bedienten sich aber dabei des Unifilars des Magne- 
tographen ohne den Weber'scheu Kunstgriff. Die Ge- 
sammtablenkungen betrugen durchschnittlich w = 200 
Scalentheile und die Ablenkungsdifferenz fur eine Tem- 
peraturdifï'erenz S = 30° C. war nahezu v = 3 Sca- 
lentheile bei einer Genauigkeit der Ablesung Sv = 
±0,1 Scalentheil uud der Temperaturbestimmung 
db = ± 0°1 C. Aus Gleichung 14 folgt aber: 



d^ 



' n.S-' 



t.dn_ 



also ist, wenn wir hier die vorstehenden Werthe ein- 
fiihren und dn= ± 1 Scalentheil setzen: 

(?li. = ±0,00001667 qr 0,00000167^10,00000250. 

Ira uugiinstigsten Falle wird somit der Fehler der 
nachsteheuden Coefficienten sein: 

(il*. = ±0,00002034. 

Es ist nilmlich der Temperaturcoefficient zwischen 
und 30° fur 1° C. nach diesen Bestimmungeu bei: 



ay 



Bulletin de P/tcadétnie Impériale 



3S 



Magnetstab J\s 2 
» As 3 ffl 

» A° 3 6 



[1. t= 0,000420 
0,001141 



A'» 4 
A» 5 

A^ 7 



0,000397 
0,000476 
0,000398 
0,000436. 

Jedes dieser Resultate ist ûbrigens je aus durch- 
schnittlich 6 einzelnen Messuugen bei abwechselnd 
hober (30°) und niedriger Temperatur (0^) abgeleitet. 
Dabei zeigte sicb im Allgenieiuen auch, dass der Tem- 
peratur- Coefficient bei steigender Temperatur etwas 
grosser austâllt als bei fallender. 

Fiir die Magnete ^. 4 und As 7 der Bifilarmagne- 
tometer besitzen wir ausserdem uoch andere, indi- 
recte Bestimmungen der Temperatur - Coefficienten. 
Im Jahre 1870 namlich bat Herr Rykatscbef, und 
zu Anfang der Jahre 1872 und 1873 Herr Mielberg 
den Einfluss der Temperatur auf den Stand der Bifi- 
lare direct durch Abkûblung und Erwàrmung des 
ganzen Zimmers ") bestimmt. Dabei erhalten wir nicbt 
uumittelbar den Temperatur-Coefficienten ^ des Ma- 
gneten, sondern eine Grosse: 



t»-- 



2A, 



wo X der lineare thermische Ausdehnuugs- Coefficient 
der Substanz der Aufhangedrahte des Bifilars und A 
derjenige der Verbindungsstiicke der Drahte oben und 
unten. Es istalso: 

\t. = a H-X — 2A. 

Sind wie bei unserem Bifilarmagnetometer fiir di- 
recte Ablesung die Suspensionsdriihte von Silber und 
die Verbindungsstiicke von Messiug, se kann man mit 
geniigender Annaherung: 

X = A = 0,000018 

setzen. Beim Bifilar des Magnetographen besteheu 
dagegen die Aufhangedrahte aus Stahl, wâhrend die 
Verbindungsstiicke beider auch wieder von Messing 
sind; man bat also da: 

X=: 0,000012, A = 0,000018. 

In Beriicksichtigung dessen ergeben sich aus den 
Bifilar- Beobachtungen fur die 



Magnet 


Zeit 


Tempérât, steigend 
oder fallend 
von bis 


H- 


A^4 


1870 


20° 
6 


- 6" 

— 20 


0,000440 


» 


1872 


25 


— 3 


0,000420 






3 


— 26 


0,000426 


» 


1873 


22 


— 15 


0,000402 






15 


— 28 


0,000385 


B7 


1870 


20 
6 


— 6 

— 20 


0,000459 




1872 


23 


— 3 


0,000432 






3 


— 23 


0,000468 


» 


1873 


19 


— 3 


0,000368 


» 


Febr. 


3 


18 


0,000446 


» 


Mârz 


18 


— 3 


0,000404 






3 


— 19 


0,000428 



genannten 



zwei 



14) Einleitimg zu den magnetischen Beobachtungen im pbysi- 
kalischen Central -Observatorium in St. Petersburg. Auhang zu den 
Annalen von 1870 und 1872. 



Magnete folgende "Werthe des Temperatur-Coefficien- 
ten fur 1° C: 



Mittel 

0,000440 
0,000423 
0,000394 
0,000459 
0,000450 
0,000407 
0,000416 



Halten wir dièse Werthe mit den unrîiittelbar nach 
der Neu-Magiietisirung im Noveraber 1871 fiir die- 
selben Magnete ermittelten zusammen, so sehen wir 
zunâchst, dass bei beiden seit jener Epoche eine all- 
mâhliche Abnabme des Temperatur-Coefficienten statt- 
gefunden bat. Wir erkennen ferner , dass mit Aus- 
nahme einer einzigen Bestimmung beim Stab 4 die 
Temperatur-Coefficienten fur steigende Temperaturen 
immer etwas grosser ausfallen als fiir fallende, was 
unzweifelhaft auf die bekannte Thatsache hinweist, 
dass ausser dem voriibergehenden Verlust an Magne- 
tismus bei der Erwàrmung, dabei auch noch ein blei- 
bender stattfindet, der bei der Abkiililung nicht wie- 
der ersetzt wird. Sodann zeigt sich, dass die Behand- 
lung dieser Magnete nach der Dufour'schen Regel 
den Temperatur-Coefficienten derselben nicht wesent- 
lich veriindert bat; welches Verfahren beim ersten 
Magnetisiren derselben eingeschlagen worden ist, kann 
ich freilich nicbt sagen. Anderseits ist auffallend, dass 
aile nach der Dufour'schen Méthode bebandelten 
Stjibe von so verschiedener Grosse und Qualitât des 
Stahls doch nur so wenig verschiedene Werthe des 
Temperatur-Coefficienten zeigen. Die einzige Aus- 
nalime macht der Stab 3 a, die aber durch die be- 
kannte Erfahrung erklârt wird, dass weichere Stahl- 
stabe, welche einen geringern Grad des Magnetismus 
annehmen, stets grôssere Temperatur-Coefficienten 
besitzen. Dieser Stab besitzt namlich, obschon er ge- 



39 



des Science» de Saint -Péter^boiirg. 



30 



nau gleiche Diraensioncii wie 3 b liât und ganz gleich 
magnetisirt und behandelt worden ist, nur ein lialb 
so grosses magnetisches Moment wie letzterer. Dièse 
Bemerkungen, zusammengehalten mit den friihern Er- 
ërterungen uber die Genauigkeit der Dufour'schen 
Beobachtungen, fordern des Entschiedensten dazu auf, 
seiue Untersuchungen nach einer genauern Méthode 
wieder aufzunehraen. 

Endiich, und das scheint mir das bemerkenswef- 
theste Résultat unserer vorlàufigen Messungen, wei- 
sen die Differenzen zwischen den selbst nach der ge- 
nausten, der Bifilar-Methode bestimmteu Temperatur- 
Coefficienten ein und desselben Magneten darauf hin, 
dass, gleichviel, ob dieselben wirkhch bestehen oder 
nur scheinbar sind und ungeniigenden Beobachtungs- 
raethoden zuzuschreiben waren, der gegenwàrtige Zu- 
stand unserer magnetischen Instrumente und unserer 
Kenntniss der Gesetze des Magnetismus nicht genii- 
geud ist, um die Horizontal -Intensitat des Erdmagne- 
tismus mit einer Sicherheit von ±0,0001 zu bestim- 
men. Der Fehler einzelner Bestimmuugen der letz- 
tern scheint vielmehr hiernach zur Zeit noch nahezu 
10 Maie grôsser zu sein und dies ist in auffallender 
Ûbereinstimmung mit den Resultateu der gleichzeiti- 
gen Beobachtungen zweier Bifilar - Magnetometer im 
physikalischen Central - Observatorium wâhrend des 
Jahres 1872, wobei sich zwischen den Angaben bei- 
der ganz entsprechende Diiïerenzen ergaben'^). 

Noch auf eiiien Punkt moclite ich schliesslich auf- 
merksam machen. Wir haben bis dahiu angenommen, 
dass die Veranderung des Stabmagnetismus mit der 
Temperatur bloss eine lineare Function der letztern 
sei. Dies ist indessen streng genommen nicht der Fall, 
vielmehr allgemein: 

zu setzen; oder wir kônneu mit andern Worten auch 
annehraen, es sei unser bisheriger Coefficient [x nicht 
unabhângig von der absoluten Temperatur, sondern 
man habe etwa: 

aiso: 



15) Sieh Einleitung zum Anhang derAnnalen des physikalischen 
Central-Observatoriums fiir 1872, imd Jahresbericht des Observato- 
riums fur 1871 und 1872, S 19. 



Nach Lamont's und Unverdorben's Untersu- 
chungen ist in runder Zahl: 

/^ = 0,01.[i., 

Soll nun das Glied k.t, wie wir es bisher gethan 
haben, vernachlâssigt werden, so ist dies unbeschadet 
der gewiinschten Genauigkeit nur moglich, wenn hoch- 
stens: 

wird. Hieraus aber folgt fur: 

11.=: 0,001 und f?iJL=r±: 0,000003: 
i = ±0°3 C, 

d. h. schon bel kleinen Abweichungen von der Nor- 
maltemperatur darf fiir genaue Messungen die Varia- 
tion des Temperatur-Coefficienten mit der Temperatur 
nicht mehr vernachlâssigt werdeu. 

Bel neuen Untersuchungen iiber den Einfluss der 
Temperatur auf den Stabmagnetismus wird somit auch 
dieser Umstand mit in Betracht zu ziehen sein; auch 
diirfte es gerathen sein, dabei zwei verschiedene, un- 
abhângige Wege eiuzuschlagen, also etwa nach der 
vonWeber vervollkommneten Ablenkungsmethode und 
zugleich mittelst des Bifilars die Beobachtungen aus- 
zufiihren. 



Die Wirkung des Lichtes auf die Zelltheilung. 
Von Prof. A. Famintzin. (Lu le 13 mars 1873.) 

Unter den mannigfaltigen Einwirkungen des Lich- 
tes auf die Pflanze ist die auf die Zelltheilung eine 
der auffallendsten , dabei aber eine der am wenigsten 
aufgeklarten. In dieser Hinsicht sind noch wenige 
Untersuchungen gemacht worden. Das Verhalten des 
Lichts bei der Zelltheilung habe ich zum ersten Maie 
einer experimentellen Prtifung unterworfen *) und 
dabei Resultate erhalten , die mit den Ansichten von 
Sachs, welche er aus einer Reihe von seinen Beob- 
achtungen zog und in der Beilage zur Botanischen 
Zeitung (1873), so wie in der Expérimental-Physio- 
logie p. 30 und 31 aussprach, nicht iibereinstimmten. 
Sachs kam zu dem Schlusse, dass «bei den Pflan- 
zen im Allgemeinen das Streben sich geltend macht, 



*) Faraintzin, Die Wirkung des Lichtes auf die Zelltheilung 
der Spirogyra. Mélanges Phys. et Chim. de l'Acad. de St.-Pétersb. 
T. VII. 1868. 



31 



Bulletin de T/tcadëinie Impériale 



33 



die Neubildnngsherde dem unmittelbaren Ein- 
fluss des Lichts zu entzieheu» (siehe Beil. S. 29). 
Nachdem er in der Expérimental -Physiologie (1865) 
dasselbe aussagt (siehe S. 30 und 31), ftigt er hin- 
zu: «Wenn sich nun dennoch manche Neubildungen 
von Zellen an solchen Orten finden, welche dem hel- 
len Tageslichte vollig preisgegeben sind, so kann man 
entweder annehraen, dass sich die betreffenden Zel- 
len von den iibrigen beziiglich ihrer Empfindlich- 
keit fiir Licht unterscheiden , oder aber, dass aile 
solche Zellentheilungen nur des Nachts ver sich ge- 
hen. Die dritte Annahme, dass sie des Lichts gera- 
dezu bedurfen, fallt weg, da ich gezeigt habe, dass sie 
auch in tiefer Finsterniss sich vollziehen ; so ist es bei 
der Bildung der Schliesszellen der Spaltôffungen auf 
der Blattoberseite von Reseda liiteola, Beta vulgaris, 
Dahlia variabilis, Phaseolus muUiflorus, u. a. » Dieselben 
Ansichten werden auch in der 2ten Auflage seines 
Lehrbuchs (1868) S. 565 reproducirt: «Die erste 
Anlage der Organe, besonders insoweit sie mit Zell- 
theilungen verbunden ist, scheint sogar durch Abwe- 
senheit des Lichts oder doch durch Beschattung be- 
giinstigt zu werden .... » 

In demselben Jahre habe ich meine obeu angefuhrte 
Abhandlung publicirt. Ich habe dabei meine Uuter- 
suchungen nur auf Spirogyra beschrâukt und fur die- 
sen Fall, wie ich glaube, bewiesen, dass die Zellthei- 
lung durch das Licht nicht aufgehalten, sondern im 
Gegentheil begiinstigt wird. Meine Resultate sind in 
der letzten Zeit durch Batalin auch fur das chloro- 
phyllfuhrende Gewebe der Phanerogamen bestatigt 
worden, wobei sich, uach Batalin, das Licht mittle- 
rer Intensitât am gunstigsten fur die Zelltheilung er- 
wiesen hat. 

Dessenungeachtet spricht sich Sachs in der 3ten 
Ausgabe seines Lehrbuchs (1873) S. 660 folgender- 
maassen aus: 

« Vorausgesetzt, dass assimilirte Reservestoffe vor- 
handen sind, kônnen Zelltheiluugen also im Finstern 
stattfinden; ob es vielleicht specifisch eigen- 
thumliche Fâlle giebt, wo das Licht die Zell- 
theilung hindert oder befôrdert, ist nicht si- 
cher bekannt.» 

«Die Beziehung der Zelltheilung zum Licht», heisst 
es ferner auf der S. 669, «wie sie oben im Text dar- 



gestellt wurde, ist von Seiten Famintzin's Missver- 
stàndnissen ausgesetzt worden.» 

Darauf wird der Kritik meiner Arbeit eine ganze 
Seite feinen Druckes gewidmet, was, bei der nur sehr 
gedriingten Darstellung der wissenschaftliclien Resul- 
tate, welche dièses Lehrbuch gestattet, den Schluss 
erlaubt, dass die oben genannte Abhandlung die Auf- 
merksamkeit des Verfassers in hohem Grade auf sich 
gezogen haben muss. 

Desto uuangenehmerwar ich iiberrascht, meine Ar- 
beit missverstanden und die Resultate ganzlich ent- 
stellt zu finden. 

Den Worten von Sachs nach zu urtheilen, wâre 
in meiner ganzen Arbeit nur das einzige Résultat rich- 
tig, dass nàmlich, «wenn Nahrstoffe gebildet sind, die 
Zelltheilung im Licht wie im Finstern stattfindet», 
was, wie er hinzuftigt, von ihm «5 Jahre vorher, ge- 
stûtzt auf zahlreiche Beobachtungen, erwiesen» sei. 

Dass dem nicht so sei und dass sowohl das Ziel als 
die Resultate meiner Arbeit ganz andere sind, als 
Sachs zu meinen scheint, kann ich folgendermaassen 
beweisen. 

Ura die Abhângigkeit der Zelltheilung der Spirogyra 
vom Licht und speciell die Angaben von Sachs zu 
priifen, bin ich in folgender Weise verfahren: 1) Spi- 
rogyra-Faden liess ich unter dem Lampenlichte sich 
mit Stàrke ganz vollfiillen (da ich ebenso wie Sachs 
«das Vorhandensein von Baustoffen voraussetzend, nur 
die Frage beantworten wollte, ob das Licht auf die 
Mechanik der Zelltheilung Einfluss hat»), versetzte 
dann mehrere Stiicke dieser Faden theilweise wieder 
ins Lampenlicbt, theilweise ins Dunkel nnd beobach- 
teto nun das Verhalten der in ihnen vorhandenen 
Starke zur Zelltheilung und zum Làngenwachsthum 
der Zellen. 

2) Ich suchte ferner die Zelltheilung, welche bei 
den in normalen Verhâltnissen am Tageslichte cul- 
tivirten Spirogyra -Zellen gewôhnlich in der Nacht 
stattfindet, auf die Tagesstunden dadurch zu versetzen, 
dass ich die Faden wahrend der ganzen Nacht dem 
Lampenlichte aussetzte. Sollte meine Vermuthung 
richtig sein, dass die Zelltheilung der Spirogyra nicht 
deshalb in der Nacht stattfindet, weil , wie Sachs 
meint, das Licht der Zelltheilung nachtheilig sei, son- 
dern weil sie einer vorlaufigen mehrstuudigen Beleuch- 
tung wahrend des Tages bedurfte, so musste das Expe- 



3» 



des Sciences de fSaiikt-Pétersbourg. 



34 



riment gelingoii uiid die Zclltlieiliing bei deii wulircnd 
der Nacht dem Lampeiilichte ausgcsctzten Zellen am 
folgeuden Tage im Tageslichtc cbeiiso rasch wie bei deii 
amMorgen aus dem Lam])cnliclite ins Duiikel versetz- 
teu Zellen vor sich gehcn. 

3)Endlich habe ich amTagesliclite cultivirtc Exeni- 
plare der Spirogyra am Abend theilweise ins Lampen- 
licht versetzt, theilweise im Dunkel gelassen, iim am 
iblgenden INIorgeii die in den beiden Fitllen wiihrend 
der Nacht stattgefuudenen Theilungen zu vergleichen. 

Aile in diescr Richtung angestellten Versuche ga- 
ben iibereinstimmende und meine Voraussetzungen 
vollkommen bestatigende Resultate, die auf den Seiten 
28 und 29 meincr Abhandlung zusammengestellt sind, 
und von denen ich hier eiiiige anfiihren will. 

«Der Zelltheilung geht immer die Starkebildung 
in den Zellen voraus. Die Zelltheilung wird aher 
nicht ausschliesslich durcli letzterc bedingt. 
Es miissen gewiss durcli das Licht vor jeder Zellthei- 
lung noch andere Veriinderungen in der Zellc hervor- 
gebracht werden, die ich jetzt aher noch nicht im 
Stande bin genauer zu definiren; dièse Vermuthung 
griindet sich darauf, dass der Verbrauch der Stilrke 
ein ganz anderer ist, je nachdem die Zellc im Dunkel 
oder am Licht sich befindet. Im Dunkel geht in der 
mit Starke gefullten Zelle entweder gar keine oder 
meistens nur einc einma-lige, iiusserst sclten eine zwei- 
malige Theiluug vor sich. Die ganze iihrige Masse 
der in der Zelle vorhandenen Starke, sie mag noch 
so bedeutend sein , wird zum Aufbau der Seiten- 
wilnde der Zelle verwcndet. Es findet weitor keine 
Zelltheilung, sondern nur ein Liingenwachsthum der 
Zellen statt. Die Zellen werden 3 bis 4 Mal so lang 
als breit. Im Lichte dagegen vcrlialten sich die Zellen 
anders: obgleich der Faden viel rascher wàchst, wer- 
den sie durch die Theilung auf destu kiirzere Zellen 
rcducirt, je stiirkcr die Beleuchtung ist. So habe ich 
an den im zerstreuten Tageslichte cultivirten Fiidcn 
meistens doppelt so lange als breite Zellen sich thei- 
len gesehen , unter dem concentrirten Lampenlichte 
dagegen meistens schon solche, deren Lange erst ilirer 
Breite gleich kam.» «Die Zelltheilung der Spirogyra 
kann auf die Tagesstunden verlegt werden; solche 
Faden bieten ein reiches Material, um die Theilung 
Schritt fur Schritt zu verfolgen, so wie auch, um dicZcU- 
theilung wahrend der Vorlesuug zu demonstrircn.» 

Tome XIX. 



« Die Zolltliciluiig der Spirogyra wird also nicht 
durch (las Licht aufgohalten, wie man bis jetzt vcr- 
muthete , sondern ira Gegcntheil durch dasselbe be- 
fordert. » 

Um die Oberfiillung durch Zahlen zu vermeidon, 
habe ich in meiner Abhandlung aus den folgeuden 
Tabellcn nur die Zellenzahlcn angegeben. Hier will 
ich aber einigo dicser Tabellen vollstandig wieder- 
geben, umden verschiedenen 'Verbrauch des aufgespei- 
chertcn Matei'ials, je nachdem die Spirogyra-Zcllen am 
Licht oder im Dunkel verweilcn, môglichst anschau- 
lich zu machen. 

Die Anordnung der Tabelle ist dieselbe wie in mei- 
ner Abhandlung. Die erstc Columne enthâlt die Lilnge 
einer jeden Zelle am Aufange des Versuchs; deren 
Theilung und Wachsen sind in der entsprechenden 
liorizontaleu' Kcihe zu suchen. Die Grosse der Zellen 
ist in Ocularmikrometertheilungen angegeben, wovon 
ein Theilstrich '7,6 eines Hundertstel-Millimeters ent- 
spricht. 

Das Verhalten der Spirogyra-Zcllen am Tageslichte 
ist in der auf der Seito G u. ff. raeiner oben citirtcn 
Abhandlung angcbrachten Tabelle zu sehen. Hier will 
ich nur das Wachsen von .5 , aus der Mitte eines un- 
unterbrocheu durch das Lampenlicht boleuchteten Spi- 
rogyra-Fadcns entnommencn Zellen vorfiihreu, indem 
aile ubrigen Zellen sich ganz in derselbeu Weise 
tlieilteu. 



Tahelle I. 

5 Zellen aus der Mittc eines im vollcn Laïupen- 
lichte wachseuden Spirogyra-Fadens. (Faden A.) 



19. Febr. 



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Die Zelltheilung wird mit der Zeit iioch iutensiver, 
so dass, uugeaclitet dos sehr rascheii Waclisthuras des 
Fadens, die meisten Zellen eiiie Lange von ungefâhr 
*/ioo — ^/loo Millimeter aui'weisen (bei einer Breite des 



Fadens von 7,„„ — % 



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Millin.) und iudem sie kaum 
eine Lange von 7^^^ bis 7,^^ Millm. erreichen, sich wie- 
der theilen. 

Die beideii folgenden Tabellen stelleu das Wacli- 
sen und die Theilung der Spirogyra - Zellen im Dun- 
kel dar, nachdem sie durch das 48stundige Verweilen 
unter dem vollen Lampenlichte mit Stârke iiberfiillt 
wurden. 



Tabelle II. 

Spirogyra- Fadeu im Dunkel. (Fadcu B.) 



21. Januar. 


23. Januar. 


25. Januar, 


27. Januar. 


30. Januar. 


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labelle III. 

Spirog-yra ira Diinkel. (Fadcn ('.) 



21. Januar. 2>. Jaiuuir. ' 25. Januar. 27. Januar. i ."0. Januar. 



G. Fobruar, I 11. Fcbruar. 17. Februar. 



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30 



Bulletin de l'/%cadéinie Impériale 



40 



21. Januar. 


23. Januar. 


25. Januar. 


27. Januar. 


30. Januar. 


6. Februar. 


11. Februar. 


17. Februar. 


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459 














14664 



*) Dièse Zcllc bildet Jarin einc Ausnahnic von alleu iibi igen vou mir boobachteteu Zelleu, dass in einer 
(1er aus ihr durcli Tbeilung entstandpuou Zellen riiic nochmalige Theilung zu Stande gekommen ist. 



Ara 6. Februar cntliielten die Zollen noch sehr viel 
Stiirke. Scitdem ist. aber keine einzige Zelle eiiie Thei- 
lung eiugegangen. Aile Zellen ohne Ausnahrae liaben 
aber noch seitdem sehr betrachtlicli an Lange zuge- 
nonimen. 

Die lueisten Zellen gehen, wie aus den letzten 2 
Tabellen zu ersehen ist, eine Tlieilung in den ersten 
24 bis 48 Stunden des Verweilens im Dunkel ein. 
Der ganze Vorrath von Stârke ist in der Zelle nacli 
der Bildung der Querwand vorhanden. Nichtsdesto- 
weniger hort die Zelltheilung in diesen Zellen auf, und 
der ganze Vorrath der noch vorhandenen Baustoffe 
wird auf das Langenwachsthum der Zellen verwendet. 

Vergleichen wir die Langenznnahme und die Thei- 
lung der Zelle in den angefiihrteii 3 Fiiden, so crgiebt 
sich die folgende Tabelle. 



Im Dunkel. 


A m Licht. 


Faden C. 

Liinge ara Anfang des Ver- 
suchs 459 

Lange ara Ende des Ver- 

suchs 14464 


Faden B. 

3624 

1220^- 


Faden A. 
48 

1391 


Die Zahl der Zellen ara 

Anfang des Versuclis . 28 

Die Zahl der Zellen am 
Ende des Versuchs. . . 55 


39 

64 


5 
40 



Der Faden A^ welcher um vieles rascher gewachsen 
ist, als die iibrigen zwei, hat in 5 Tagen die .7fache 
Liinge erreiclit und die Zahl der Zellen um das 8- 
fâche vergrosseit. Der Faden B ist in 9 Tagen uni 
3,2 Mal, der Faden C in 27 Tagen um 3,4 Mal liin- 



41 



ger gewordeu. Dièse beiden Fiidcii liaben indesscn nur 
wenig die Zabi ibrer Zelleii vergrosscrt ; beini Fadou 
B ist die Zabi der Zellen auf das Zweifacbe, beim 
Faden C nur bis auf Ifi gestiegen. 

Nacb allem Angefiibrten leucbtet also cin, dass die 
rascbere Zelltiieihing, niclit wic Saclis meint, nur auf 
der grôsseren Quautitilt der Baustoffe berubt, sondern 
dass der Verbraucli des aufgespeicborten Materials in 
den Zellen, jo naclidem sie ins Liclit oder ins Dunkel 
versetzt sind, ein sebr verscbiedener ist: bci unun- 
terbrochener Beleucbtung — ausserst cnergiscbe Thei- 
lung , im Dunkel — Ausbleiben der Theiluug zu einer 
Zeit, wo die Zellen docb nocb mit Stilrke iiberfiillt 
sind , dagegcn Verbrauch der Baustoffe fast aus- 
schliesslich znm Liingenwacbsthum der Zellen. — 
Dièse Beobacbtnngen bewogcn niicli, die in meiner 
Abbandlung angefiibrten Resultate auszuspreclien und 
dies liisst micb aucb jetzt dieselben vollstiindig anf- 
recht erbalten. 



Anmerkung. Einer gleicli oborflilclilicbon Kritik 
ist aucb meine Arbeit «Uber die Wirkung des Liclites 
auf die Bewegung der CJdmnydomonas pulviscidiis, Eu- 
glena viridis und Oscillatoiia insignis» von Saclis un- 
terzogen worden. In der 2ten Auflage seines Lehrbuciis 
heisst es S. 571 : «In Bezug auf die Einwirkung ver- 
scbiedener Helligkeitsgrade auf die Bewegung der 
Pflanzen sind Famintzin's Angaben (1. c.) iiber Osdl- 
îatoria insignis und die den Scbwarmsporen ilbnlicbcn 
Chlamydomonas und Eiiglena von besondereni Intér- 
esse; dièse Organisnien bewegen sicli nacli deni Orte 
einer gewissen raittleren Ilelligkcit liin, indeni sie so- 
vvohl tiefen Scliatten, aïs intensives Sonnenlicbt flie- 
ben.» 

In der 3ten Auflage wird dieser Arbeit nicbt mebr 
im Texte erwahnt; in der Anmerkung S. 650 aber 
gesagt: «Die von Faniintzin (Mél. Biol. St.-Péters- 
bourg. T. VI, p. 73) gomaclite Angabe, dass sicli die 
beweglicben Algon, Chlamydomonas indviscidus, Eu- 
glena viridis und OsciUatoria insignis ebenso vom di- 
recten Sonnenlicbt, wie vom tiefen Schatten binweg 
dem Licbte mittlerer Intensitàt zuwendcn, wird von 
Scbraidt entscbieden in Abrede gostellt; er fand, 
dass sie sich immer dem Licbt grOsserer Inten- 
sitàt, auch directem Sonnenlicbt, zuweuden. 



des Scîouces de iiaiiii^Pétersbourg. 



42 



Die Beobacbtungsmetbodcn boider Autoren waren in- 
dess sebr unvoUkommen.» 

Indem ich den Grad der Unvollkommenheit meiner 
Mctbode dem Urtbeile Andorcr iiberlasse, will ich 
bier nur anfiibren, dass, die Riclitigkeit der Beobacb- 
tungcn von Scbmidt aucb zugogeben, meine Versucbe 
iiber die AVirkung des Licbts auf die Bewegung der 
eben genannten Organismen nicbts von ibrer Be- 
weiskraft verliercn, denn auf Seite 84 meiner Ab- 
bandlung ist ausdriicklicb von mir angegeben: «Um 
mogliclien Missverstilndnissen vorzubcugen, will ich 
bier binznfiigen, dass icb das von mir beschrie- 
bene Verlialten der Chlamydomonas und Eu- 
glena zum Licbt als vollkonimcn erwiosen nur 
fiir den von mir beobacbteten Entwickclungs- 
zustand derselben balte; dagegen bleibt mir 
bis jetzt ganz unbekannt, ob und wie grosse Ab- 
weicbungcn in diescm Verhalten zum Licht 
in andercn Entwickclungszustanden derselben 
vorkommen niogen.» Dass sich also in gewissen 
Fiillen ein andercs Verhalten zum Licbt offenbaren 
kann, ist also aurh von mir schon vermuthet und so- 
gar durcb zwei Beispiolc (Seite 85 und 8 G) erliiutert 
worden. 

Deslialb kann ich Sachs nicbt beistimmen. wenn 
er, ausschliesslich auf das Zcugniss von Scbmidt sicli 
stiitzend, meine Resultate fiir uiigiiltig erklart. tfbri- 
gens sind meine Beobachtungeu uber OsciUatoria auch 
von Borodin an einer von ihm nicbt niiber unter- 
suchten Art wiederholt worden, und seine Resultate 
stimmen mit den meinigen vollkommcn iiberein. 



Sur les solutions sursaturées et la dissociation 
des sels dissouts, renfermant de l'eau de cri- 
stallisation. Par M. A. Tscherbatsc^hew. 

(,Lii le 15 mai 1873.) 

(Extrait du mémoire, rcdigé en russe par l'auteur*) 

Ayant préparé à 30° une solution saturée de sul- 
fate de soude, on en a chauffé une portion jusqu'à 
32"", et une autre — jusqu'à Sô"". Les deux liquides 
ont été évaporés lentement, à la température ordi- 
naire, sous une cloche, au-dessus de l'acide sulfurique. 



*) Ce mémoire va paraître dans la publication de l'Académie 
SaiiucKH Hmd. AuaAPMiii HayKb. 



43 



Bnilclioi (le r^cadéiiiie Impériale 



44 



La première de ces deux portions a donné des cri- 
staux de sulfate de soude liydraté ordinaire N^SO^ ■+- 
10 Ho 0, tandisque la portion, chauffée à 35°, a fourni 
du sel moins hydraté NgSO^ -+- 7 H^O. Les eaux-mères 
de ces derniers cristaux se trouvaient à l'état de sur- 
saturation. 

On a préparé encore deux tubes recourbés et 
scellés dont une branche renfermait une dissolution 
de sulfate de soude saturée à 11°, et l'autre branche 
— une certaine quantité de sulfate de soude anhydre 
légèrement calciné. Après avoir chauffé l'un de ces 
tubes cà 30° ~ 32° et l'autre —jusqu'environ 40°, 
on les a laissé refroidir complètement. En tournant 
alors les tubes, on a fait couler la solution sur le sel 
anliydré et l'on a laissé le mélange en repos pendant 
quelques jours. Il y a eu formation du sel hydraté, 
et ce sel a été du sulfate ordinaire N0SO4 -+- lOHoO 
dans le tube exposé à la température de 30° — 32°, 
tandisque l'autre — celui, qui a été chauffé à 40^ — 
renfermait des cristaux du sel moins hydraté N^SO^ -+- 
TH^O et les eaux-mères sursaturées. 

Ces expériences et d'autres, qui ont été exécutées 
dans la même direction, mènent à la conclusion que 
le sulfate de soude se trouve à l'état du sel ordinaire 
hydraté N^SO^ -h lOHgO dans les solutions, qui n'ont 
pas subies l'action de la température de 33^5, tan- 
disque au-dessus de cette température le sel se trans- 
ferme en hydrate inférieur NoSO^ -»- 7H,0, qui se 
trouve comme tel au sein du liquide et conserve son 
état, lorsque la température s'abaisse. Cet hydrate 
inférieur, étant plus soluble que l'hydrate ordinaire 
à 10 mol. d'eau et ayant la faculté de se transformer 
aisément sous de certaines influences en ce dernier, 
l'existence et les propriétés des solutions sursaturées 
se laissent facilement comprendre, sans qu'on trouve 
nécessaire d'admettre (comme on a essayé de le faire) 
une transformation moléculaire du sel. 

On sait que la solution de sulfate de soude, saturée 
à 33°5, ''dépose du sel anhydre, lorsqu'on la chauffe, 
et l'on a pensé quelquefois que le sel dissous se trouve 
à cette température à l'état anhydre. On s'est assuré 
cependant, qu'une solution faible de sulfate de soude, 
portée à la température de G0° et mise en contact 
avec du sel anhydre, le dissout en dégageant de la 
chaleur. Cette observation démontre, que même à 
cette température il y a une hydratation du sel an- 



hydre et que le sel dissous conserve son état hydraté 
(N2SO4 -t- 7H_,0). — C'est la combinaison chimique 
du sel anhydre avec de l'eau qui est ici la source de 
la chaleur dégagée. La formation du précipité salin 
anhydre, qui se forme lors de réchauffement des so- 
lutions, n'est pas une conséquence de la diminution 
de la solubilité, mais bien celle de la dissociation de 
l'hydrate qui s'accomplit au sein du liquide , en don- 
nant naissance au sel anhydre peu soluble. — La trans- 
formation de l'hydrate ordinaire N^SO^^ -+- lOHgO 
en hydrate N^ SO, -»- 7 II^O présente certainement 
aussi un cas de dissociation ; cette dissociation com- 
mence sans doute à des températures assez basses; 
elle est totale à la température de 33?5. 

Plusieurs autres sels présentent, comme on le sait, 
des relations analogues. En chauffant à 132° dans 
des tubes scellés de différentes solutions salines, sa- 
turées à l'ébulition, on a vu se former dans la plupart 
de cas un précipité des sels anhydres. Les sulfates 
de cuivre, de fer, de manganèse, de magnésium, de 
cadmium et de calcium se comportent ainsi. Lorsque 
la solution du sel est colorée, elle conserve sa cou- 
leur pendant réchauffement, mais le précipité qui se 
forme n'est pas coloré. 

On continue ces recherches en les étendant dans 
de différentes directions. Les résultats obtenus per- 
mettent d'affirmer maintenant d'une manière assez dé- 
cisive, que «l'eau, dite de cristallisation, reste com- 
binée aux sels, lorsque ceux-ci entrent en dissolu- 
tions»; ils démontrent en outre, que «les sels hydra- 
tés qui se trouvent en dissolution peuvent subir une 
dissociation au sein même du liquide». Cette dissocia- 
tion aboutit tantôt à la formation des hydrates inférieurs, 
tantôt à celle des sels anhydres. Les hydrates, qui se 
produisent, sont tantôt pius, tantôt moins solubles que 
l'hydrate primitif; le sel anhydre est généralement 
moins soluble que les hydrates. — Enfin il parait très 
probable, que la solubilité de tous .les sels croît avec 
l'élévation de la température, si leur composition chi- 
mique (leur état d'hydratation) reste le même. 

I.p 14 (2R) mai 1873. 



45 



do» Scit'iicf» «!«' Sain< - I»cWei'!<»lM»ïirj;. 



4ff 



Observations des Satellites do Jupiter, faites en Russie dans les années 1872 et 
1873 et rassemblées par M. S. Glasenapp. (Lu le l mai 1873). 
OBSERVATIONS DE TOULKOVA. 
I. Éclipses: Iniuiersioiis. 



.Vi: 


Diitc 


Oljscrv;ili.'iii' 


liistnuncui 


mètre 

(le 

ijectif 




Temps moyeu 
de 


N. A. 


w 
O 

bu 
et 


1 








1 S 


a S 
u 


L'oulkovu 






1 


1872 Oct. 1 


Glasenapp 


Merz I 


iHllt 

97 


129' 15'* 25'" G18 


15"24"'50U 


I 


2 




Bruus 


Merz II 


GO 


70! 24 46,3 






3 




Totschalott' 


Plossl 


56 


40 24 30,6 






4 




Scliwarz 


llerbst 


40 


36 24 1,0 

1 






5 


./ Oct. 8 


Glasenapp 


M(-rz I 


97 


12917 18 41,9 


17 18 17,8 


m 


6 




Ilasselberg 


Merz III 


97 


126 


18 54,3 






7 




Schwarz 


Salleron 


85 


46 


, 18 39,8 






8 




Bruus 


Merz II 


60 


70 18 15,5 






9 




ïotschaloff 


Plossl 


56 


40 17 33,2 






10 




Wagner 


Herbst 


40 


36 17 25,5 

1 






11 


» Nov. y 


Bruns 


Merz I 


97 


129113 47 54,4 


13 47 50,7 


m 


12 




Glasenapp 


Plossl 


56 


40 


47 40,8 






13 




Totschaloff 


Herbst 


40 


36 


47 28,8 






14 


» Dec 18 


Wagner 


Grand Uéfr. 


379 


412 


12 10 4,7 


12 9 24,0 


m 


15 




Totschaloti' 


Héliom. 


188 


163 


9 46,6 






16 




Doberck 


Baadcr 


106 


76 


9 16,6 






17 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


9 24,5 






18 




Hasselberg 


Merz III 


97 


126 


9 38,8 






19 




Schwarz 


Salleron 


85 


46 


9 43,2 






20 




Bruns 


Merz II 


60 


70 


9 18,5 






21 




Lindcnianu 


Plossl 


56 


40 


9 28,4 






22 


1873 Févr. 2 


Totschaloff 


Héliom. 


188 


163 


12 25 34,2 


12 25 37,1 


ii-iii 


23 




■ Glasenapp 


Mer/ I 


97 


129 


25 27,2 






24 




j Bruns 


Merz II 


60 


70 


25 13,7 







1. iicau temps. 

14. Images peu satisfaisantes. Observation difticile sans mouvement il'lioildj 

15. 22 Une moitié' de l'objectif est couverte. 



I. Éclipses: Ëmersinns, 



1 
2 



4 
5 
6 

7 
8 



1872 Avr. 18 


0. Struve 


Grand Réfr. 


379 


412 


8 45 1,6 




Bloclv 


Baadcr 


106 


154 


45 59,4 




Wagner 


Merz l 


97 


94 


45 24,0 


» Avr. 25 


Lindemann 


Steinlieil 


126 


52 


10 40 12,0 




Block 


Baader 


106 


154 


41 6,0 




Kortazzi 


Merz I 


97 


94 


40 45,0 




Bonsdorff 


Merz III 


97 


183 


41 5,0 




Kuhlberg 


Salleron 


85 


159 


41 0,5 



8 45 18,8 



10 40 49,2 



47 



|{iilli*<iii de IMcadéiiiic liii|>('rialc' 



4» 





.X: 


Date Observateur 


Instrument 


Duimelre 

de 
l'objectif 


g -g ' Temps moyeu 

m o ! de 
p S 1 Poulkova 

S 1 


1 
N. A. 


m 
Qi 

s 


• 


9 


1873 Févr. 27 


Totschaloff 


Héliom. 


m ut 

188 


119 


9''19"'14;4 


9'' 19'" 552 


IV 




10 




Bruns 


Merz III 


97 


309 


19 38,5 








11 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


19 19,8 








12 


» Mars 15 


0. Striive 


Grand Réfr. 


379 


309 


7 35 52,7 


7 36 11,7 


II 




13 




Totschalofl" 


Héliom. 


188 


119 


36 9,9 








14 




Lindeiiianii 


Stcinlieil 


126 


52 


35 31,0 








15 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


35' 59,9 








16 




Sclimidt 


Merz m 


97 


90 


36 25,0 








17 




Bruns 


Merz II 


60 


70 


36 15,1 








18 




Wagner 


Plôssl 


56 


40 


36 32,5 


. 






19 


)) Mars 22 


Totschaloff 


Héliom. 


188 


119 


9 30 28,8 


9 30 40,7 


II 




20 


.. Mars 29 


Wagner 


Grand Rci'r. 


379 


309 


11 24 55,0 


11 25 16,9 


II 


\ 


21 




Bruns 


Merz IV 


97 


169 


25 13,9 








22 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


25 12,8 








23 




Sclimidt 


Merz III 


97 


90 


25 41,9 








24 




Ziuger 


Salleron 


85 


69 


25 46,3 








25 


» Avril 5 


Totschaloff 


Héliom. 


188 


163 


13 20 7,0 


13 19 59,8 


IH 




26 


» Avril 14 


Wagner 


Grand Itéfr. 


379 


309 


9 43 9,8 


9 43 29,0 


IV 




27 




Totschaloff 


Héliom. 


188 


228 


43 35,5 








28 




Lindeinann 


Stcinheil 


126 


52 


43 30,9 








29 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


43 35,2 








30 




Bruns 


Merz VIII. 


74 


95 


43 34,3 







'J. lii. 11). 25. 27. Une moitié de l'objectit' est couverte. 
10, Cirri. Vent. La lunette tremble. 
21. Peut-être quelques secondes trop tard. 

24. Incertitude de quelques secondes. 

25. L'oculaire couvert de frimas. Images ondulantes. 

26. Vejst. Images très mauvaises. 









I. Passages 


Eiiti 


ces. 








1^^" 


Date 


Observateur 


Instrument 




11 


Temps moyeu de Poulkova 






1" Contact 


Dern. Contact 


Moyenne 


g 


1 

2 

3 

4 

5 
6 

7 

8 

9 

10 


1872.Déc.l7 

187 3 Févr. 3 

» Févr. 26 

» Mars 14 


Totschaloff 
Glasenapp 

Bruns 
Hasselberg 

Totschaloff 

Glasenapp 

Bruns 

Totschaloff 

Glasenapp 

Zinger 


Héliom. 
Merz I 

Merz I 
Merz m 

Héliom. 
Merz I 
Merz III 

Héliom. 
Merz I 
Merz III 


■mm 

1-88 
97 

97 
97 

188 
97 
97 

188 
97 
97 


163 

129 

129 
126 

119 
129 
183 

119 

129 

90 


15''57"'4452 
56 49,9 

9 55 24,6 
56 21,6 

9 30 35,4 
31 29,7 
31 43,7 

7 26 32,5 
29 21,3 
29 52,1 


•16'' 0"'2152 
1 53,4 

9 59 50,1 
10 3 17,1 

9 36 53,9 

37 19,7 

38 17,7 

7 33 28,4 
34 19,3 
34 59,1 


15''59"' 257 
59 21,7 

9 57 37,3 
59 49,3 

9 33 44,6 

34 24,7 

35 0,7 

7 30 0,5 

31 50,3 

32 25,6 


m 
III 



49 



d(>.^ Sciences de S^aiiii-Pt^tershoiirit;. 



âO 



I. Passages. Sorties. 



jV« 


Date 


Observateur 


Instrument 


14 


5 


Temps moyen de Poiilkova 


bo 








1" Contact 


Dcrn. Contact 


Moyenne 


a 


11 
12 
13 
14 

15 

16 
17 


» Mars 28 

» Avril 4 
» Avril 6 


Wagner 
Totschaloff 
Glasenapp 
Schmidt 

Totschaloff 

Totschaloff 
Glasenapp 


Grand Réfr. 
Héliom. 
Merz I 
Merz ITT 

Héliom. 

Héliora. 
Merz I 


mm 

379 

188 

97 

97 

188 

188 
97 


309 

316 

129 

90 

228 

228 
129 


9''45"'28H 
41 52,9 
43 31,4 
44.30,1 

12 53 56,7 

7 19 58,2 
19 46,5 


9''5r"48H 
53 3,6 
52 58,4 
48 0,6 

12 59 2,7 

7 24 45,7 
25 47,5 


9''48"'38;4 

47 28,3 

48 14,9 
46 15,4 

12 56 29,7 

9 22 22,0 
22 47,0 


IV 

1 

îv 
III 



1. 5. S. 12. 15. 16. Une moitié de l'objectif est couverte. 

3. Bord de la planète ondulant. 

6. 7. Veut violent. L'instrument tremble. 

10. Images peu satisfaisantes. Ou distingue le satellite encore longtemps sur le disque de la planète. 
16. Peu de temps après le coucher du Soleil Les satellites très-faibles. Vent. L'instrument tremble. 
Observation très-difficile. 



9 
10 
11 

12 
13 
14 

15 
16 



1872 Dec. 17 
1873Févr. 3 

» Févr.2G 

« Mars 1 4 



» Mars 28 



" Avril (I 



Totschaloff 
Glasenapp 

Bruns 
Hasselberg 

Totschaloff 
Glasenapp 
Bruns 

Totschaloff 
Glasenapp 
Zinger 
Sclimidt 

Wagner 

Totschaloff 

Glasenapp 

Totschaloff 
Glasenapp 



Héliom. 
Merz T 

Merz I 
Merz III 

Héliom. 
Merz I 
Merz III 

Héliom. 
Merz I 
Merz III 
Salleron 

Grand Réfr. 
Héliom. 
Merz I 

Héliom. 
IMerz I 



188 


163 


97 


129 


97 


129 


97 


126 


188 


119 


97 


129 


97 


183 


188 


119 


97 


129 


97 


90 


85 


224 


379 


309 


188 


316 


97 


129 


188 


228 


97 


129 



18 



12 



11 



13 



12 


31,2 


12 


55,4 


12 


12,6 


14 


17,6 


48 


50,9 


49 48,7 


50 18,9 


46 


24,0 


47 46,5 


46 


29,1 


49 


2,1 


21 


30,4 


21 


45,6 


21 


27,6 


38 


13,3 


38 


13,7 



18 18 


55,2 


18 


22,4 


12 18 


3,1 


20 


26,1 


11 56 36,9 


56 


54,7 


57 


4,9 


9 53 


10,8 


52 


56,5 


51 


52,1 


51 


47,6 


13 25 


22,4 


26 


57,6 


26 


50,8 


9 42 


45,3 


43 24,3 



18 15 43,2 
15 38,9 


12 15 7,8 
17 21,9 


11 52 43,9 
53 21,7 
53 41,9 


9 49 47,4 
50 21,5 

49 10,5 

50 24,9 


13 23 26,4 
24 21,6 
24 9,2 


9 40 29,3 
40 49,0 



in 



ni 



II 



IV 



II 



1. 5. 8. l.S. 15. rine moitié de l'objectif est couverte. 
16. Cirro-Cumuli. Vent. Clair de Lune. 



I. Occullatious. Iniiiiersions. 



1873Marsl3|Totsclialoff 

» Mars29|Totschaloff 
Bruns 
Glasenapp 
Schmidt 



Héliom. 

Héliom. 
Merz IV 
Merz I 
Merz III 



188 

188 
97 
97 
97 



119 

316 

169 

129 

90 



10 

8 



8 


25,7 


8 40,8 


1 


34,3 





34,4 


1 


2,1 



10 


13 


45,7 


S 


15 


6,8 




15 


10,3 




14 


57,4 




14 


55,7 



10 


11 


5,7 


8 


11 


53,8 




13 


22,3 




12 


45,9 




12 


58,9 



ni 
II 



1. 2. Une moitié de l'objectif est couverte. 



Tome XIX. 



51 



Bulletin de r^^cadëniie Bmpériale 



dS 









I. Occultations. Ëmersions. 








,v= 


Date 


Observateur 


Instnimput 


Diamètre 

(le 
1 "objectif 


•n a 


Temps moyen de Poulkova 


se 


l^' Contact 


Dern. Contact Moyenne 


e 

Ht 


1 

2 
3 
4 

;> 


1872NOV.18 
.) Dec. 27 


Totschaloff 
Glasenapp 

» 
Bruns 

Totscliahjff 


Héliom. 
Merz I 

» 

Plossl 
Merz I 


mm 

188 
97 

» 

56 
97 


119 
129 

55 
40 

129 


13''4r 252 
41 38,3 

44 3,5 
11 46 45,1 


13''44"'30;7 
46 51,8 
50 4,3 
49 37,6 

11 50 36,1 


13'*42'"46;4 
44 15,0 

46 50,5 
11 48 40,6 


ni 
II 



1. Une moitié de l'objectif est couverte. 

3. Après l'observation 2 ou ;i appliqué l'oculaire plus faible 

Il Éclipses. Êniersions. 













U2 .4J 


Temps raoYen 




<x- 


}& 


Date 


Observateur 


Instrument 




il 


de 
Poulkova 


N. A. 


C3 

S 


1 


1873 Mars 8 


Wagner 


Grand Réfr. 


■mm 

379 309 


12" 3"'5656 


12" 4-1 2^5 


II 


2 




Totschaloff 


Héliom. 


188 '119 


4 12,4 






3 




Doberck 


Baader 


106 


76 


4 32,3 






4 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


4 20,9 






5 




Bruns 


Merz II 


60 


70 


4 34,6 






6 


.. Mars 26 


Totschaloff 


Héliom. 


188 


119 


6 37 16,4 


6 35 55,0 


IV 


7 


» Avril 9 


0. Struve 


Grand Réfr. 


379 


309 


11 48 18,1 


n 48 39,5 


ni 


8 




Totschaloff 


Héliom. 


188 


228 


48 40,0 






9 




Lindcmaini 


Steinheil 


126 


52 


48 49,6 






10 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


48 42,7 






11 




Schmidt 


Mer/. III 


97 


90 


48 58,6 






12 




Zinger 


Salleron 


85 


87 


48 44,6 






13 




0. Struve jCherch.d. g. K. 


76 


31 


49 18,4 






14 




Bruns 


Merz VIII 


74 


95 


48 57,0 







1. Images assez bonnes 

2. 6. 8. Une moitié de l'obJL'cUf est couverte. 

6. Crépuscule trés-foit. I-es satellites ;i peine visible: 

7. Première impression de lumière jient être 2*' plus tôt Ce soir le 



NuaKCs. 



ciel est couvert do nuages légers. 









Il Passages 


. Kiitrées. 








J^ Date 




i 2 




'J'enips moyeu do Poulkova 








1" Contact Dern. Contact 


Moyenne 


E 


1 
2 

3 

4 
5 
6 
7 


1872 Dec. 18 
1873Mars31 


Wagner 

Totschaloff 

Glasenapp 

Totschaloff 
Glasenapp 
Schmidt 
Zinger 


Grand Réfr. 
Héliom. 
Merz I 

Héliom. 
l\Ierz I 
Meiz III 
Salleron 


mut 

379 

188 
97 

188 
97 
97 
85 


412 
163 
129 

316 

129 

90 

224 


12"l2"'48;7 

10 44,6 

11 45,0 

9 19 52,9 

17 37,6 

18 28,7 
16 59,7 


12"l6"' 7^7 
14 49,6 
16 18,0 

9 24 15,9 

25 17,1 

26 23,7 

27 12,7 


12"l4"'28î2 
12 47,1 
14 1,5 

9 22 4,4 

21 27,3 

22 26,2 
22 6,2 


ni 
III 



1. Bissectiou centrale observée 12'' 14"' 11^3. 

2. 4. Une moitié de l'objectif est couverte. 

2. Le moment du premier contact est noté trop tôt. 
7. Le moment du dernier contact est noté trop tard. 



â3 



des Scienccii de Saint •P(^<ersboiirg^. 



54 



II. Passages. Sorties. 



JVï 


Date 


Observateur 


Instrument 


14 

a — 


S s 
5S 


Temps moyen de Poulkova 


to 
a 


l" Contact 


Dern. Contact 


Moyenne 


a 


1 

2 
3 


1873Mars3lTotschaloff 
G.lasenapp 
Ziuger 


Héliom. 
Merz I 
Merz m 


mm 

188 
97 
97 


316 12'' s'" 7^9 

129 9 22,1 

90 (i 20.7 


12"'13"'50;9 
15 8,1 
15 9,7 


12*10"'59H 
12 15,1 
10 45,2 


III 



1. La moitié de l'objeclif est rouverte 

II. Ucculfadous. Iiiiiiiersioiis. 



1 


1873 Mars 8 


Wagner 


Grand Kéfr. 


379 


309 


8 7 58,0 


8 12 2,5 


8 10 0,3 


2 




Totschalofi' 


Héliom. 


188 


228 


5 24,4 


11 10,1 


8 32,4 


3 




Glasonai»p 


Moiz I 


97 


129 


4 54,1 


11 2i»,l 


8 11,6 


4 


» Mars 15 


Totsc.halotï 


Héliom. 


188 


119 


10 23 5,4 


10 29 19,9 


10 26 12,7 


5 




Glasenapp 


.Merz I 


97 


129 


23 7,3 


29 41,4 


26 24,3 


6 




Scliniidt 


Merz III 


97 


90 


21 6,5 


25 53,5 


23 30,0 


7 


.. Avril 23 


Totschaloff 


Héliom. 


188 


228 


11 40 50,7 


1 1 4(1 5,2 


11 43 28,0 


8 




Glasenapp 


Merz I 


97 


129 


39 30,4 


45 54,8 


42 42.6 



ni 



IV 



1 Honiies images, mais le vent fait trembler l;i lunette. 
2. 4. Une 7iinitié île robjectif est rouverte. 

I!. Occiillalinns. Huicrsioiis. 
1 1872 Dec. 27iTotscliaIoff Merz I 1(7 1 2'.i I 2 5 1 5,1 12 10 JO, 112 7 47,6 III 

1. l'ne moitié de l'obieetif est couverte. 

III. Érlipses. Ininiersioiis. 



.Y: 



D.itp 



Observateur 



lu-itrument 



^ *X3 



Q - 



Temps mnyen 

de 

Ponlknva 



1 


1873 


2 




3 




4 




5 


» 


6 




7 




8 




9 




10 




11 





1873 Mars 28W.agoer [Grand Réfr. 379 309 
Totschaloff iHéliom. 188 316 

Glasenapp JMerz I 97|129| 

1. L'immersion se fait liès-près du bord de bi planète. 

III. F.cli|isps. Éniersioiis. 

Mars 1 4 Tutsrlialdff jlléliom. 

Lindeniann iStcinlieil 

Glasenapp mi'V/. I 

Bruns Merz H 

i 
Avril 26 0. Struvf (iriiiid Kétr 

Toisclialott' jlléliom. 

Bonsdorff JRéfr. de Re])s. 

Zingcr Salleron 

Bruns iMerz VIII 

Wagner JMerz II 

Totschaloff jCherch, d. Hél. 

1. 6. Une moitié de l'objectif est couverte. 

1. Le moment est noté quelques secondes trop tard 



13 



^35"'58;6 

34 49,1 

35 15,5 



N. A. 



13''33"'20Î3 



HI 



188 


llî> 


126 


52 


97 


129 


61 


70 


379 


309 


188 


228 


161 


280 


85 


87 


74 


95 


60 


133 


47 


20 



7 43,1 


6 38,1 


7 38,4 


8 25,9 


8 40,2 


16,4 


27,0 


39,5 


1 8,7 


1 23,9 


1 40,4 



9 6 39,6 



8 59 54,1 



HI 



II 



55 



Bulletin de I*/&cadéinle Iniiiérialo 



56 



III. Passages. Entrées. 



fk 


Date 


Observateur 


Instrument 


Pi '- 


is 
o 


Temps moyen de Poulkova 




!«'■ Contact' 


Dern. Contact 


Moyenne 


a 


1 

2 
3 


1873Févr.24 


Totschaloff 

Glasena])]j 

Bruns 


Hôliom. 
Merz I 
Merz III 


188 
97 
97 


119 
129 
183 


6"26"' 5H 
25 14,4 

24 27,4 


6"32"'18|4 
35 27,4 
34 32,9 


6*29"'li;9III 
30 20,9 
29 30,2 



1. Une moitié de l'objectif est couverte. 

2. Très-bonne observation. 

3. Images mauvaises. 



III. Passages. Sorties. 



l|1873Févr-24jTotsclialoff iHéliom. 
2| jGlasenapp iMerz I 

s! Bruns Merz III 

1 



J188 119 110 12 50,6 

9712910 2 22,8i 11 55,8 10 
I 97 183i 9 59 34,2 10 27,7 



II 



9,3^ 

i,oi 



l'ne mntié de l'objertil' est couverte. 

Le moment du dernier contact est noté trop tard. 



m. Occullalioiis. Immersions, 



1872Avr. 18 



1873 Mars 28 



Avr. 4 



0. Struve 
Block 

Waguer 

Wagner 

Totschaloff 

Glaseuapp 

Schraidt 

Poliauoffsky 

Totschaloff 



Grand Réfr. 


379 


412 


Baadcr 


106 


154 


Merz I 


97 


94 


Grand Réfr. 


379 


309 


Ilélioni. 


188 


316 


Merz I 


97 


129 


Merz III 


97 


90 


Salleroii 


85 


224 


Héliom. 


188 


228 



9 23 58,6| 9 29 54,6! 9 26 56,6| 



22 9,6! 

24 58,6l 

1 

9 45 28,41 
41 52,9' 

43 31,4 

44 30,1 



26 52,6! 
29 7,6l 
t 
9 51 48,4i 
53 3,6| 
52 58,4 
48 0,6 
50 8.2 



24 31,1 
27 3,1 

9 48 38,4 

47 28,3 

48 14,9 
46 15,4 



228 13 14 23,7 13 24 33,7|13 19 28,7 



III 



IV 



1. Bissection centrale observée 0^ 25"* 55'G. 

3. Bissection centrale observée 9* 20'" 0^6. 

5. 9. Une moitié de l'objectif est couverte. 

9. Les images estrêiuement ondulantes. Les bandes de la planète à peine visibles. 



m. Occultations. Gmersions. 



1872 Avr. 18 
» Dec. 18 

1873Janv.30 



Mars 28 



Block 

Totschaloff 
Glasenapp 

Totschaloff 
Glaseuapp 
Bruns 
Schmidt 

Totschaloff 
Glasenapp 



Baader 


106 


154 


12 54 8,6 


12 57 41,6 


12 55 55,1 


Héliom. 


188 


316 


14 5 42,7 


14 9 56,7 


14 7 49,7 


Merz I 


97 


129 


4 51,0 


11 51,0 


8 21,0 


Hélioin. 


188 


119 


10 47 59,2 


10 52 1,2 


10 50 0,2 


Merz I 


97 


129 


47 14,7 


55 52,7 


51 33,7 


Merz III 


97 


126 


48 6,7 


55 30,7 


51 48,7 


Merz II 


61 


70 


48 34,7 


55 57,7 


52 16,2 


Héliom. 


188 


316 


13 25 43,6 






Merz I 


97 


129 


26 1,1 







III 



2. 4. 8. Une moitié de l'objectif est couverte. 

3. Observation très bonne. 



57 



lies S^cieuce» tlo Saiiil- Pétvrsbourg'. 



âS 











IV. Eclipse. 


Ëuiersion. 








J\l 


Date 


Observateur 


Instrument 


Diamùtre 

de 
l'objectif 


a» 

m . 

S ^ 


Temps moyen 

de 

Poulkova 


N A 


es 

B 


1 


1873 Avr. 


4 Totschaloff 


Héliom. 


mm 

188 


79 


g"53"'48;3 


(i''r)0"'35|4 


IV 



1. Le ciel encore tellement clair qu'à l'oiil iiu on rccimnait à peine la planète. Images mauvaises. 

IV. Passage, Entrée. 



1 

1 


1 


V :— 


è- 


Temps moyen de Poulkova 




tè Date 




aS ^ 


.2 sî 






!f 






1 = 


O 


l"' Contact 


Dern. Contact 


Moyenne 


c 


1 


1873Mars26 


0. Struve 


Grand Réfr. 


mm 

379 


708 


7'l0"' 2^9 


7"24'"15;6 


7*20'" 953 


III 


2 




Totschaloff 


Iléliom. 


188 


119 


•) 11,6 


22 59,6 


16 5,6 




3 




Bruns 


Merz IV 


97 


169 


10 31,6 


23 39,1 


17 3,8 




4 




Glasenapp 


Merz 1 


97 


129 


10 34,9 


23 51,7 


17 13,3 




5 




Ziiiger 


I\[erz III 


97 


90 


14 30,0 


21 32,0 


18 1,0 





1. Bissection centrale observée 7'' 20'" 32^J. Observation du second contact très-satisfaisante. 

2. Une moitié de l'objectif est couverte. 

IV. Passade. Sortie. 

11873Mars26[Totsclialoff Iléliom. 188 11912 2 27,4 12 1122,4 12 6 54,9 

2 'Bruns Merz IV 97 169 146,8' 14 55,8 8 21,3 

3' Glasenapp Merz I 97 129 2 3,1 10 26,1 6 14,6 

4 Zinger Merz III 97 126 4 14,8 9 46,8 7 0,8 

1 Une moitié do l'objectif est couverte. 

OBSERVATIONS DE MOSCOU. 
(Communiquées par M. Gromadski). 



}k 


Date 


Observateur 


Instrument 


Diamètre 

de 
l'objectif 


m *-• 

o 


Temps moyen 

de 

Moscou 


N. A. 


Phénomène 


1 


187lFévr. 3 


Gromadski 


Fraunh. 




84""" 


62 


9''35"'3055 


II. Écl. Ém. 


2 


» 


Févr. 6 


Gromadski 


Fraunh. 




84 


62 


11 49 26,6 


III. Écl Imm. 


3 






Céraski 






54 


43 


48 51,6 




4 


» 


Mars 22 


Gromadski 


Fraunh. 




84 


62 


11 25 58,0 


I. Écl. Ém. 


5 






Céraski 


Fraunh. 


II 


84 


88 


26 2&.0 






6 


» 


Nov.14 


Gromadski 


Fraunh. 




84 


62 


13 1 29,8 


13^ 


' l'" 8t2I. Écl. Imm. 


7 






Céraski 


Fraunh. 


II 


84 


88 


1 21,5 






8 





Dec. 23 


Gromadski 


Fraunh. 




84 


62 


11 25 9,1 


11 


24 43,7 


I. Écl. Imm. 


9 






Céraski 


Fraunh. 


II 


84 


88 


25 11,0 








10 


187 


2Janv. 3 


Gromadski 


Fraunh. 




84 


62 


9 47,8 


8 


59 31,5 


IL Écl. Imm. 


11 


» 


Janv.28 


Gromadski 


Fraunh. 




84 


62 


8 58 1,5 


8 


57 40,8 


II. Écl. Ém. 



5f> 



Uiillelln de l'/tcad^iule Imp^-rlale 



00 



nafo 



Observateur 1 Instrument 



'.S O 

10 " 



g ^ I Temps moyen 
■5 S de 

p S j Moscou 
O 



N. A. 



Phénomène 



12|l872Févr. .4 
131 



14 
15 

16 
17 

18 
19 

20 

i 
21! 

22; 

23t 
24 

25j 

2fii 

27' 

28; 

29 

30: 
31, 

32- 
331 



» Févr. 7 
» Févr. 14 



Groniadaki iFraunh. I 
Céraski 'Framili. Il 

Gromatlski Fraunh. I 
Céraski , Fraunh. II 

Groniadski JFraiinli. T 
Céraski Fraiinli. II 



84""'i 62lll*34"'34î2lll''33'"53n!TI. Écl. tlm. 
84 I 88; 34 33,2' ' 

14 1 53,l|l4 1 41,3,1. Écl. Ém. 
2 4,9 



84 
84 

84 
84 



62 

88 

62 

88 



6 31 35,3 
31 36,3 



» Févr. 21 Groniadski .Réfractenr I27O j250jlO 31 33,8 



!Céraski Fraiiuli. Il , 84 

I 1 

» Févr.29'Grnniadski Fraunli. I j S4 

1 i 

» Mars SiGromadski ;Fraiiiili. I | 84 

, Céraski l''raunli. IJ j 84 

» Mars 7;GromadKki iFrannli. I ' 84 

Céraski Réfractfur '270 



88, 



32 5,2 



6 31 30,7 



m. Érl. Ém. 



10 32 10,3111. Éd. Ém. 



62' 8 40 5,41 8 39 58,611. Écl. Ém. 

■ I ' , , 

62, 8 44 11,8 8 44 10,2il. Kcl. Km. 

SSj 44 10,4, ; 

62!ll 16 3,2|l] 15 52,811. Écl. Ém. 
250' 15 41,0! j 

Avr. rGromadski iRéfracteur J270 250; 8 20 28,9 8 20 42,9!ll. Écl. Ém. 



Avr. 2Gromadski JFraiinli. I ' 84 I 62ilO .^.4 32,9' 

Céraski iRéfractcMir 270 |250i 54 33,1 j 

I : 'Il ' 

Avr. 8,Groraadski iRéfracteur 1270 :250jl0 ao 06,8 

'Céraski 'Fraunh. II j 84 88; 56 3,5 



Avr. 1 1 



Groraadski 
Céraski 



Fraunh. I i 84 i 62J11 9 48,9 



Réfracteur 270 j250 



Mai 17 Grnmadski , Fraunh. I | 84 
Céraski Fraunh. Il 1 84 



34il873Févr. 4!Gromadski |Fraunh. I 
35l » Mars22!Gromadski iFraunh. II 



36 

37| 

38J 
39 



Avr. 14Gromadski Fraunli. I 
Céraski Fraunli. Il 



Mai HlGromadski 
Céraski 



84 

84 

84 
84 



62 

88 

62 

88 



10 17,7 

10 37 47,7 
37 53,3 

9 59 32,8 

9 59 45,2 



62ilO 12 37,4 
88i 12 34,7i 



I. Écl. Ém. 

i 

ill. Écl. Ém. 

r 

iIII. Écl. Imm. 

1 

III. Éol. Ém. 

II. Éd. Imm. 
!l. Éd. Ém. 

'I. Éd. Ém. 

1. Éd. Ém. 



Fraunh. II 84 : 88;12 22 15,2 

Fraunh. I 84 | 62i 21 49,o| I 

1 — 5. 26-39. Ces observations, ainsi que les observations 8— K, de Nikolaïeff ont été communiquées 

lorsque le manuscrit était déjà à rim])rimerie. 
1. Le ciel couvert de légers nuages 

2 =i. Froid excessif. Les oculaires sont couverts de frimas. 

11. Le ciel couvert de légrers nuages. 

12. 13. .\urore boréale. Brouillards, l'étoile polaire à peine visible. 
14. 15. Brouillards L'air peu transparent. 

16. 17. Ciel très-clair. L'air transparent. 

18. 19. Ciel clair et transparent. 

23. 24. Ciel clair, mais vaporeux. 

26. li'objectif couvert de rosée. 

29 L'objectif couvert de frimas. 

30. L'objectif couvert de rosée. 

38. 39. .Jupiter très-près de l'horizon, à l'occident. 



61 



des !§cieiic(>!i «If failli • P(^f<>rsbniirg. 



AS 



OBSERVATIONS DE KIEV. 
(Clomminiiquées par M. Khandrikoff). 



J\& 



Date 



Observateur 



Instrument 



1^1 

5 I 



1 
2 

3 
4 

5 
6 

7 

9; 

10 

ni 

12| 

13! 
14 

15 



1 87 2 Févr.uiKhaudrikoff 'Réfracteur 
Radtsclionko'Fraunli. 



l253""" 



o 



» Févr.Hi 

« Fevr.21 

» Févr.22 

« Mars 2 (j 



Khandrikofl IRéfractetir 
RadtsclK'iiko Fraunli. 

Khandrikoff Réfracteur 
Radtschenko Framih. 

Khandrikoff iRéfracteur 

Khandrikoff iRéfracteur 



Avr. rKlîaiidrikuff iRéfracteui- 

jRadtscheiiko'Frauidi. 
i ! 

Avr. SlKhandrikort Réfnicteur 

jRadtschenko Fraunh. 

I 

Avr. 1 1 iKliandrikoff 'Réfracteur 

'Radtschenko Fraunh. 

i i 

Mai SJKhandrikoff ^Réfracteur 

; Radtschenko Fraunh. 

7. Immédiatement :iiirés le couclicr du Soleil. 

8. 11. 12. iDiages très-mauvaises. 
18. Très près de l'horizon. 



212 
55 

340 
55 

340 

55 

!340 



Temps moyen 

de 

Kiev 



N. A. 



6" 2"'33;-2: 6" 3'"14;9 



2 52,3| 

9 56 34,9 
57 4,8 



10 



3 30,0 

3 49,9 



9 56 56,6 
10 3 54,5 



r. 



5 35 35,9 5 35 43,2 



34tt| 8 30 29,8} 8 30 40,5 



'4?5 

'. 55 

475 
55 

475 

55 



7 52 1,2' 7 52 27,1 
52 31,l| 

10 27 23,7ilO 27 50,5 
28 8,6 



10 42 43,4 
42 0,4 



10 40 20,2 



,475j 7 30 50,21 7 30 50,0 
55' 31 34,0| 



Phénomène 

III. Écl. Ém. 

I. Écl. Ém. 
III. Écl. Ém. 

II. Écl. Ém. 
î. Écl. Ém. 
II. Écl Ém. 

II. Écl. Ém. 

III. Écl. Iinm. 

II. Écl. Ém. 



015SERVAT10NS DE NIKOLAIEFF. 

(Comuniuiquées par M. Kortazzil. 



a 



\ a 



Date 



Oliservateur 



histrumeut 



^ i 2 -s 



Temps moyen 

de 

Nikolaïetf 



N A. 



Phénomène 



1873Janv.l7i Kortazzi 
» .lanv. 17 » 



Févr.20 
Févr.22i 
Mars 13 
Mars lûj 
Mars 18! 
Avr. 5\ 
Avr. 6 



Fraunhofer 



109™' 


186 


M 


}) 


» 


" 1 


» 


» 1 


» 


» 


M 


)> 


» 


)) 


)) 


» 


» 


» 



14*16"'5l1l4"l6"'55;3 

15 5 14 |15 4 24,7 

7 32 32 i 7 31 39,6 

6 57 38.7 



6 57 39 
13 13 55 

7 42 27 

8 20 47 8 20 41,7 



I. Écl. Inini. 

II. Écl. Imm. 

I. Écl. Ém. 

II. Écl. Ém. 



13 14 11,61. Écl. Ém 
7 42 48,1 



I. Écl. Em. 
IV. Écl. Imm. 

10 9 36 I. Occ. Imm Dernier Contact, 



7 26 42 
31 56 



I. Pass. Entr 1" Contact. 

Dernier Contact. 



61 



ICiillcnii de l'/leadôiiiie Inipériiilo 



64 



J*l Date 




Observateur 


lustrumcut 


Diamètre 

de 
l'objectif 


S 2 
o a 

O 


Temps raoyeu 

de 

Nibolaïeff 


Phénomène 


10 1873 Avi- 


6 


Kortazzi 


Frauiihofer 


109'""' 


186 


8*29"'57* 
33 41 


I. Pass. de l' Omb. Entr. 1 " Cent. 
Dern. Cont. 


li » Avr. 


6 


u 


» 


« 


» 


9 43 55 

48 54 


I. Pass. Sort. 1" Contact. 

Dernier Contact. 


Ï2\ » Avr. 


6 


» 


» 


» 


» 


10 42 15 


I.Pass. de l'Omb. Sort. 1" Cont. 
















44 45 


Dern. Cont. 


13 


» Avr. 


7 


» 


» 


» 


» 


7 56 2 


I. Écl. Ém. 


14 


» Avr. 


21 


» 


» 


» 


» 


8 14 37 
18 19 


I. Occ. Imm. ï" Contact. 

Dernier Contact; 


15 


» Avr. 


21 


» 


)) 


» 


» 


11 44 59 


I. Écl. Ém. 


16 


» Mai 


17 


)} 


» 


» 


118 


8 51 11 
56 25 


II Occ. Imm. T'' Contact. 

Dernier Contact. 



1 Observation pou satisfaisante. 

y. Images très-ondulantes. Vent trés-lort. 

4. Images assez tranquilles; mais l'air n'est pas parfaitement transparent Vent fort 

5. Ciel clair, point de vent; les images par moments ondulantes, 
t). Ciel clair, vent. Images tranquilles. 

7. L'air pas parfaitement transparent. Images tr^inquilies. 

8. Images tranquilles. Peu de temps après l'observation le ciel se couvre de uiiages. 

9. 10. 11. Images bien tranquilles. Vent faible. 

12. Calme. Nuages, mais l'observation est faite dans un intervalle clair. 

13. Images pas tout à fait tranquilles. Air transparent. 

14. Par moments les images sont tranquilles. 

15. Images très-agitées. Air peu transparent. 



Die ,3Iineralbutter" der Uferfelsen des Irtisch 
und Jenissei. Von Prof. Dr. C. Schmidt in 
Dorpat. (Lu le 27 février 1873 ) 

Unter der Bezeichnuiig «Steinbutter» («KaMeunoe 
Macio») erhielt Herr Dr. Ludwig Schwarz, Chef der 
astronomischeii Expédition ziir Aufiialime Ostsibirieiis, 
in Osnatscliennoje am Jenissei- Ufer liiiseii- bis 
erbsengrosse traubig gruppirte Stucke eines weis- 
sen Salzes , das nach Angabe der Eingebornen ans 
den dortigen Scbiefcrfelscn quellen mid als wimdstil- 
lendes Mittel beniitzt werden soll. Einige aidiaftendc 
dunkelgraue Thonschiefersplitter bestatigeu dieseu 
Ursprung. In heisseiu Wasser grôsstentheils loslicb, 
hiuterlâsst das Salz ein Geineuge von basischem Tlion- 
erde- und Eisenoxyd-Snliat, wahrend die stark Lak- 
raus rôthende Lôsung neben den Neutralsaizen letzte- 
rer Sesquioxyde betràchtliche Mengen Bittersalz 
und schwefelsaures Aniinoniak, etwas Gyps und 
Glaubersalz, Spuren von schwefelsaurem Kali 
und Chlornatrium enthâlt. 



Ein dern Obigen ahnliclies weisses Salz, als Aus- 
witterungsproduct die fast senkrechten dunkelgrauen 
Thonschiefer-Felswiïnde beider Irtiseh-Ufer oberlialb 
Kiylotschka (Kala) incrustirend, beobachtetc Herr 
Dr.Duhmberg, MedicinalinspectorinBarnaul,aufsei- 
nen Amtsfalirten und iiberbraclite mir ira Januar d. J. 
eine Probe desselben. Es wird von den benachbartèn 
Dorfbewohnern gleichfalls als wundstillendes und 
adstriugirendes Mittel benutzt und als «Bergbutter» 
(«ropHOc .uac.io») bezeiclinet. Aucb hier bozeugcn an- 
haftende Thonschiefersplitter mit eingesprengten mi- 
kroskopisch und chemisch nachweisbaren Pyritkry- 
stallen Ursprung und Bildungsvveise aufs Unzwei- 
deutigste. Der Jenisseier «S teinbutter » hinsicht- 
lich des betrâclitlichen Gohaltes an Bittersalz, an 
basischem Thonerde - und Eiseuoxyd - Sulfat , dem 
Verhalten beim Kocheu der Wasserlosung und fast 
volliger Abwesenheit von Chloriden gleicheud, un- 
terscheidet sie sicli von ihr wesentlich durcli viel 
bedeutenderen Gyps-Gehalt, anstatt des dem Irti- 



65 



des Sciences de Saint-Pétersbourg. 



«6 



scher gilnzlich inangelnckn scliwefelsauren Animo- 
niaks. 

Im lufttrockencn Zustaudo enhalten je 100 Thdlc 
beider Salzc ..itprebutter" 

vom .Temsse,- ^^^,i,{ 

Felsuferl854 j^^.^^^ ,1^1 

Wasscr (iucl. Verlust etc.) . . . 38,063 39,941 

Schwefelsaurc SO^ 35,663 36,384 

Chlor Cl 0,020 — 

KaliK.0 0,072 0,096 

Natron'Na.O 0,786 0,500 

AmmoniakNHg 4,548 — 

Kalk Ca 0,870 6,875 

Magnesia Mg. 6,758 5,460 

Eisenoxvd Fe^Og 3,295 1,162 

Thonerde Al, O3 9,925 9,582 

100,000 100,000 
Griippirt man dièse Elementc, so erhiilt nian fiir 
Ammoniak die Alkalien und alkalischen Erden als 
Neutralsalze. 

Kalium-Sulfat K, SO, 0,133 0,177 

Natrium-Sulfat Na, SO, 1,760 1,144 

Ammomum-Sulfat(NH,),SO,. . 17,657 — 

Calcium-Sulfat Ca SO, 2,113 16,696 

Magnésium- Sulfat Mg. SO,. . . 20,274 16,380 

Chlornatriiim Na. Cl. ..... . 0,033 — 



41,970 34,397 

Die basischen Sesquioxydsulfate entbalteu 

..Steinbulfer" ..Bcrgbuttcr" Sauerstollgehalt 

Jenissei. Irtisch. Jenissci. Irtisch. 

Schwefelsaurc Rest SO., . 0,151 14,918 5,491 8,951 

Eiscuoxyd Fe, O3 3,205 1,162 0,988 0,349 

Thonerde AU 0.,' 9,925 9,582 4,625 4,465 



22,371 25,662 — — 

Auf 1 Atom Sesquioxyd enthalt die ammoniak- 
reiche « Steinbutter » vom Jenissei nahezu 1 Atom 
SO3, die ammoniakfreic Felsbutter vom Irtiscb 2 
Atome Schwefclsaure; jene entspricht den Aliiniten 
von Tolfa, Beregszasz, Muszag u. A., dièse dem oxy- 
dirtcn Eisen vitriol. 

Beide entstehen durch Oxydation der im Thon- 
scbiefer fein eingesprengten Pyritkrystalle und-^er- 
setzende Eiuwirkung der nascirenden Scbwefelsaure 
auf die sie umscbliessenden Kali-Natron-Kalk-Thou- 
erde-Silicate der Feldspathgruppe einerseits, dieMag- 
nesia-Eiseno.xydnl-Silicate der Augit-Gruppc andercr- 
seits. Der bedeutende Gyps- Gobait beweist, dass in 
jenerKalk-Feldspathe(01igoklas, Labrador) uber- 

Tome XIX. 



wiegen, wiihrend letztere die Magnesia zur Bitter- 
salz-Bildung bergeben. Nimmt man in Ermanglung 
directer Bestimmungen fUr beide Gruppen die mittle- 
ren Cocfticienten der finnlandischen Oligoklase 
Labradore und Amphibolito nacb Herrn J. Lem- 
berg's Untersucbungen *) an 

CaO. 

Oligoklas 6 

Labrador 9 

Amphibol 4 

so findet man, dass zur Bildung von 100 Theilen Je 
nissei- Steinbutter gespalten wurden: 

Ca 0. Mg 

29,38 Amphibol 1,175 6,758 

33,65 Labrador 3,028 — 

Summe . . . 4,203 6,758 
Oder 39,77 Oligoklas. 2,386 — 
Summe . . . 

Zur Bildung von 100 Th 
waren unter gleicber Voraussetzung annabernder 
Uebereinstimmung der Constitution der finniscben 
und nordsibirischen Amphibolite, Labradore und Oli- 
goklase erforderlicb 

CaO. 

23,74 Amphibol 0,950 

33,20 Labrador 2,988 

Summe . 



MgO. Al,03. 

— 22 

— 26 
23 4 



Al,03 
1,175 
8,750 

9,925 

— 8,750 

3,561 6,758 9,925 
Berirbutter vom Irtisch 



Oder 39,24 Oligoklas. 



3,938 
2,354 



MgO AI2O3. 

5,460 0,9 50 

— 8,632 

5,460 9,582 

— 8,632 



Summe . . . 3,304 5,460 9,582 
Gruppirt man das Wasser der Stein- und Felsbut- 
ter als Gyps, Bittersalz und Giaubersalz mit 2, 7 und 
10 Atomen Krystallwasser, so erhalt man in 100 
Theilen lufttrockener Salz-Efflorescenz vom 

Jenissei. Irtisch. 
Krystallisirt. Gyps CaS04, 2 aq. . 2,672 21,116 
„ Bittersalz Mg304,H,0, 6aq. 41,562 
„ Giaubersalz Na^SO^, 10 aq. 3,991 
Eisenoxyd Fe, O3 .... 3,295 



'S .2 =! 
J= ë<3 

-u en «3 
en 



Thonerde Alj O3 9,925 

Schwefelsiiure-Rest SO., 0,151 
Wasser-Rest H, u. aq. 13,985 



33,579 
2,594 
1,162 

0,582 
14,018 
16,872 



-= SS »"* 
S "^ e . .-« 



*) „Die Gebirgsarten der Insel Hochlaud" Archiv f. d. 
Naturkunde Liv- Est- und Kurlands. 1. Série. Band IV. p. 179, 204, 
214, 373 u. A. (1868.) 



67 



Bulletin de l^Acadëmie Impériale 



en 



Biographische Nachrichten ûber den Embryo- 
logen Grafen Ludwig Sébastian Tredern. 
Von Dr. K. E. v. Baer. (Lu le 28 août 1873.) 

Als ich im Jahre 1817 bei dem Prof. J. Dôllinger 
die vergleichende Anatoniie betrieb, uiid aiich an den 
ersten Anfangen der Paudcr'schen Untcrsucbuiigen 
liber die Entwickelung des Hiihncbens raich bcthei- 
ligte, lernte icb einc Dissertation iiber diesen letzte- 
ren Gegenstand kennen, die den Titel fiihrte : « Dissert, 
inauduralis mcdica sistens ovi avium Mstoriae ci m- 
cubationis prodroninm , quam pro fjradu doctoris sum- 
misque in mcdicina d chinmjia honorihus privilegiis 
d immtmitotihus rite capcssendis die 4^° Aprilis 1808 
publ. eramini stihjccit Ludovicus Scbastianus Cornes 
ah Tredern., Estonia- Bossus, socieiatis mincralogicac 
Jenensis membrum ordinarimn ejiisque nsscssor. Je- 
nae. 4^"». Da Prof. Dôllinger diesen Grafen Tre- 
dern selbst gekannt batte, so wollte icb midi njiber 
nacb sciner Personlichkeit erkundigen, erliielt aber 
zur Antwort: «den miissen Sie ,ja kennen; der ist auch 
ans Estland.» Icb war etwas verwundert, niemals ei- 
nen solchen Namen gehôrt zu baben, boffte aber bei 
raeiner Rûckkehr ins Vatcrland die gewiinscbte Aus- 
kunft leicht erhalten zu kônnen. Ilatte icb abnen kon- 
nen, dass mir bier die gewiinscbte Auskuiift sebr luugc 
feblte, so wiirde icb wohl fruber in Deutscbland Er- 
kundigungen eingezogen baben. 

. Es erschien mir nâmlicb die genanntc Dissertation 
hôcbst merkwiirdig, als icb selbst in Konigsberg mit 
der Beobacbtung des bebriiteton Hiibncbens micb be- 
schaftigte. Sie ist merkwiirdig nicht nur weil sie zu- 
erst nacb Haller, und zwar nacb einem Zwiscben- 
raum von 40 Jabren, detaillirtc Untersucbungen iiber 
die Entwickelungsgescbicbtc bespricbt, und dabei viel 
ausgedebntere Beobacbtungen, als sie selbst darbietet, 
ankiindigt. Der Verfasser nennt seine Arbeit aller- 
dings nur eineu prodromus von der Gescbiclite des be- 
bruteten Hiibncbens, und giebt auf den 4 ersten Sei- 
ten die Kapiteliibersicbten eines grosseren Werkes, 
das er beabsicbtigte, das unter Andercn eine Verglei- 
chung der Vogeleier tiberbaupt, ein Verzeicbniss der 
Monstrositaten , die Cliemie des Eies u. s. w. geben 
soUte. Eine solcbe Ankiindigung an sicb wiirde nicbt 
viel Gewicbt baben, wenn nicht Einzelbeiten in be- 
sonderen Paragrapben besprocben wiirden, wcicbe 
eine genaue und bestinimte Beobacbtung nacbweisen, 



mit reicblicben ZuriickweisuBgcn auf friiherc Arbei- 
ten. Die Zuriickweisungen geben sogar auf C. F. 
Wolff's Untersucbungen iiber die Entwickelung des 
Darmkanals, welcbe docb sonst fast nirgends bertick- 
sichtigt sind, bis -J. Fr. Meckel sie gleichsani wieder 
entdcckte und durcb eine deutscbe Ûbersetzung 181 1 
allgomeiner bekannt machte. Am merkwiirdigsten aber 
erscbien mir die Kupferplattc , welcbe zwar nur in 
linearén Umrissen, aber mit solcber Richtigkeit die 
dargestellten Tbcile zeichnet, dass damais durcbaus 
nicbts abnlicbes zu finden war und manche Figuren, 
wie z. B. die iiber die allniahliche Ausbildung des 
Scbnabels, nur in den nousten Werken sicb finden. 
Ich musste ein ausgezeicbnctes Talent fiir genaue Be- 
obacbtung und ein noch entschiedenercs fiir die Dar- 
stellung der Zeicbuung anerkennen. 

Ins Vatcrland zuriickgekehrt, war icb also sebr be- 
miibt, die Spuren vom Leben dièses merkwiirdigen 
Mannes aufzufinden, um so mebr, da die Literatur- 
gescbicbte iiber den Grafen Tredern bisher nicbts 
weiter ausgesagt batte, als was man dem Titel der 
Dissertation entnehmen konnte. Es war untcrdessen 
ein sebr ausfiibrlicbes Schriftsteller- und Gelebrten- 
Lexicon fiir die Provinzen Liv-, Est- und Curland von 
V. Recke und Napiersky erschienen'}. Die Verfasser 
hatten dièse Dissertation kennen gelernt, konnten aber 
von der Personlichkeit des Autors kein Wort sagen. 
In allgemeineren Werken, wie in der «Biographie uni- 
verselle» von Genf und dem grossen Lexicon von 
Callisen"), wird neben der Dissertation nur noch 
eine andere kleine Scbrift desselbcn Verfassers iiber 
Hospitiiler (Propositions sur les bases fondamentales 
d'après lesquelles les hôpitaux doivent être construits. 
Paris 1811. 4*") genannt, als Habitilationsscbrift in 
Paris, obne nâberes Eingehen auf die Personlichkeit, 
weshalb ^s auch zweifelbaft scbien, ob wirklicb die 
zweite Scbrift von demselben Verfasser berriihrc. Zu- 
vorderst fragte ich in Estland umher, ob Jemand die 
Famille des Grafen Tredern kenne. Niemand aber 
iiattfî den Namen gehort. Am meisten interessirte sicb 
fiir meine Nachforscbungen Dr. Wetterstrand, ein 
Schulmann, der in Estland die l)iograpbischen Nach- 
richten fur das Recke-Napiersky'sche Schriftsteller- 
Lexicon gesammelt batte. Auch er konnte keine Spur 



1) Bel. IV. S. 395. . 

2) Calliseu, MediciLissches Schriftstellerlexicou. Bd. 19. S. 367. 



69 



des Sciences de Saint •Pétersbourg^. 



70 



des Naniens Tredern auffiiiden. Aber cr braclitc mir 
die Nachricht, dass vor cincr Reiho von Jahieu in 
Reval, \vo abwechselnd ein Thcil der russiscben Flotte 
stationirt, ein Flottofficior sich befundon babe, der 
auf seinem Sehitt'o briitende Hiibner hiolt, und eifrig 
die Entwickelung dos Hiihnchens beobachtctc. Dièse 
nutzloso Besch.ïftigung; batte sich im Gedàclitniss der 
Reval'schcn Spiessbûrger erhalten, aber der Nanie war 
ihnen entschwunden. Doeli war dies das erste Auffin- 
den der Spur, wie sich spàter ergeben wird. 

lu St. Petersburg wiederholte icli dieselbeu Nach- 
frageu bei deu verschiedcnsten Gelegenheiten , aber 
sehr lange ganz vergcblieh. Ich weudete mich des- 
wegen an die Bewohner der Ostseeprovinzen und ei- 
liess in der Zeitschrift «das Inland», Jahrgang 1836, 
J^ 15 und J\2 23 an aile diejeuigen, welche in deu 
Jahren 1807 und 1808 in Jena und Gottingon studirt 
hatteu, eine Anfrage, ob sie uicht viclleicht einen 
Grafeu Tredern persoulich kennen gelernt liàttcn, 
da ich annabm , dass derselbe sich doch wohl zu deu 
iibrigen Unterthanen des russischen Reichcs gehalten 
haben wurde; odcr ob sie auf audorweitige Weise ir- 
geud eiue Nachricht iiber deu Verfasser der genann- 
ten Dissertation geben konntcn. Es erfolgteu auf 
dièse Anfragen einige Autworten, welche sâmmtlich 
auf falsclic Fixhrten fuhrton. Ein Graf Tredern sollte 
im siidlichcu Livland besitziich gewcsen sein, was bes- 
ser Unterrichtete widerlegten. Einige meinten, der 
Name heisse eigentlicli Trudern, andere riethen auf 
die bekannte preussische Faniilie der Grafen Re- 
dern. Vergeblich suchtc ich in don grosston histori- 
schen Worterbiichern, aucli in Wappenbuchcrn und 
Adelsregistern, die mir in die Hàndc fielcn, uach den 
Grafen Tredern. Es liess sich der Namen gar uicht 
finden, 

Eudlich kam ich in den Jahren 1839 oder 1840 
auf die rechte Spur, iudeui ich in ciuer grôsseren Ge~ 
sellschaft in St. Petersburg wioder uiuherfragte , ob 
Niemand von eiucm Grafen Tredern gehort habe? 
und deu Namen zufiillig mit dem Accent auf der letz- 
ten Sylbe ausgesprochen hatte, wogegen es den Dcut- 
schen so uatiirlicli ist, die erste Sylbe zu betonen, ich 
auch wohl zuweilcn Treddcru ges|)ruchcn hatte, wie 
ich in Sachsen den Namen gehort liatte. «Ein Graf 
Tredern,» sagte mir eine Dame, eine Tocliter des 
verdienten Statistikcrs Storch, "ist im Ilause des 



Banquiers Rail bekannt gewcsen. Die Wittwe dièses 
Banquiers lebt nocii in Wassili-Ostrow , im Hause 
N. N., wo Sie sich njiher erkundigeu kônnen». Der 
Banquier Rail war langere Zeit Hofbanquier, machte 
ein grosses Haus und hatte an den Sonntagen ottene 
Tafcl fiir aile Bekannte. Er wurde aber — ich weiss 
uicht durch welche Umstande — bankerott und starb 
arm. Ich fand die Wittwe, eine uoch kriiftige Frau, 
in einer sehr bescheideuen Behausung. Sie erinncrte 
sich des Grafeu Tredern, des Vaters von unserem 
Physiologen, sehr gut. Er war, wie sie sagte, als fran- 
zosischer émigré nach St. Petersburg gekoramen, und 
war von Kaiser Paul sehr gnàdig aufgenommen, der 
ihni uicht uur einen Unterhalt zugewieseu , soudern 
auch seinen Sohn in's Marinecorps und spjiter in die 
Flotte hatte aufnehmen lassen. Meine Anfrage, ob der 
Kaiser Paul ihn uicht zum Grafen crnannt habe, oder 
ob er schou mit diesem Titel uach Russlaud gekom- 
meu sei, konnte sie uicht bestimmt beantworteu; doch 
schien ihr die Ernennung durch Kaiser Paul sehr 
mogUch. Sie verwies mich auch an einen Dr. Over- 
beck, der vor einer Reihc von Jahren Arzt im Marine- 
corps gewesen sei. Dieser bestatigte mir, dass er einen 
jungen Grafen Tredern im Corps gekannt habe, was 
mir um so wichtiger war, da in den Registern des 
Seecorps, die auf meineu "Wunsch durchgeseheu wur- 
den, der Namc uicht vorkommt. Der junge Tredern 
muss daher wohl auf uumittelbareu Befehl des Kai- 
sers als ein Externus das Corps besucht haben. Ûber- 
haupt mag der Vater auf anderweitige Weise fiir einen 
maunigfachen Unterricht gesorgt haben, denu dieKennt- 
niss der lateiuischen Sprache, in der der Sohn die Dis- 
sertation geschrieben bat, kann er im Seecorps uicht er- 
worben haben. Wo hatte er aber das medicinische Stu- 
dium befrieben? Er selbst ncnnt in seiner Dissertation, 
die er in Jena vertheidigt bat, ausser Jena uoch Got- 
tingen und namentlich Blumenbach,der ihn aufgefor- 
dert habe, ans seinem grossen Vorrath von Zeichnun- 
gen diejeuigen , die sich auf die Entwickelung des 
Hiihnclieus beziehen, stcchcu zu lassen, der ihm auch 
bei Bcnutzung der Bibliothek und litterarischen Nach- 
weisungen behiilflich gewesen sein soll. Ich bat also, 
das Verzoichniss der Studirenden beidor Universi- 
tiiten durchzusehcn, ob der Namc Tredern darin vor- 
komme, erhielt aber sowohl von Jena als von Gottiu- 
gen die officielle Anzeigc, dass ciu solcher Namc unter 

5* 



71 



Bulletin de l'/tcadëinie Impériale 



ya 



den dortigen Studirenden iiicht vorkoniiue. Von deu 
Baltisclien Provinzcii aus befragt, was ich iiber dio 
Abkunft des Grafeii Tredern aufgefuudcn liatte, 
theilte ich dem Henn Karl Jul. Paucker nur mit, 
dass Tredern Sohn eines franzosischeu réfugié sei, 
woriiber Hcrr Paucker cine Notiz im «Inland», 1847. 
Sp. 74, publicirte: Hierauf bczieht sicli auch, was in 
deu Nachtragen und Fortsetzungen des Schrifsteller- 
und Gelehrten-Lexicons von Napiersky und Boise 
Bd. II und was bei Paucker's Litoratur der Gescbicbte 
Liv-, Est- und Curlands, S. 184, sich lindet. Da dor 
Nanie durchaus nicht einen franzosischeu Klang liât, 
sonderu niir ein deutscher schieu, so suchte icli die Fa- 
milic im Elsass, und weudete mich daher an den Prof. 
Schnitzler, der mir aber antwortete, dass er mit 
Hulfe von Historikern nachgeforscht habe, dass aber, 
sowohl im Elsass, als wahrscheinlich auch in Lothrin- 
gen, dieser Name vôllig unbekannt sei. Auf erneute 
Anfrage in Jena, erhielt ich durch die Giite des Prof. 
Gegenbauer eine Abschrift voni Protocoll tiber das 
Examen pro gradu doctoris dièses Grafen Tredern, 
welches ich hier wôrtlich mittheilc: aDccano: Christ. 
Gottfrd. Gruner: 1808 den 4ten April. Wurdc der 
Herr Graf Ludwig Sébastian von Tredern aus P^stland 
pro gradu doct. med. et chir. examinirt und appro- 
birt. Nach unserem Candidatenbuche, das mit 1G80 
anlicbt, ist er dei- erste dièses Standes, der bei unse- 
rer Fakultiit dicsen Gradum angenommen, und durch 
seine prompte Antworten vielc andere Candidatcn be- 
schamt, die ex professe Medizin studirt haben.» Zu- 
gleich batte Herr Prof. Gegenbauer die Giite, mir 
niitzutheilen, dass er den Namen des Grafen Tredern 
unter den Mitgiiedern der mineralogischen Gesell- 
schaft zu Jena gefundcn habe, dass aber im Album 
academicum, bei nochmaliger Durchsicht desselben, 
dieser Name sich nicht gczeigt habe, und dass er da- 
her vennuthe, dass Tredern nur zur Erlangung der 
Doktorwiirde nach Jena gckommen sei, und wohl nur 
kurze Zeit sich daselbst aufgehalten habe, indem, auf 
ofFentliche Anfrage in Jena, Niemand sich als sein ehe- 
maUger Bekanntcr gemeldet habe. Eine viel altère No- 
tiz von Oken war mir nicht entgangen. Es sagt nâm- 
lich Oken im Decemberheft der «Isis» 1817, Spalte 
1531, dass die Dissertation von Tredern bei ihm 
gearbeitet worden sei. Er fragt zugleich, warum Tre- 
dern nichts von sich h()ren lasse. Es springt aber in 



die Augen, dass schon friiher die Hauptsache fiir die 
Schrift gemacht sein uiusste, da Blumcnbach den 
Verfasser zur Herausgabe seiner Beobachtuugen und 
Zeichnungen aufgefordert hatte. 

Es fehlte mir nun imnier noch die Nachricht, wo 
Tredern seine medicinischen Studien getrieben habe, 
mit deren Ilesultat Prof. Gruner im Namen der Fa- 
kultat sich so zufrieden erklart. Es war unterdess eine 
lange Zeit verstrichen. Ich hoffte aber durch offent- 
lichc Anfrage im Centralblatt der Literatur noch ei- 
nige Personen finden zu konnen, die sich des Grafen 
Tredern erinnerten und sendete zu diesem Zwecke 
an das genannte Journal 1867 J\ï 26 eine solche An- 
frage. Dièse hatte den erwiinscliten Erfolg. Der Ober- 
bibliothckar Ruland in Wiii'zburg hatte die Gefâllig- 
keit, mir zu schreiben, dass er den Namen des Gra- 
fen Tredern als Knabe ira Hause seines Vaters sehr 
oft habe nenneu horen, dass dieser Graf Sébastian 
Tredern am 30. October 1804 in Wiirzburg als 
Studeut inscribirt sei, angéblich aus Liefland, dass er 
bei Dôllinger und Ruland's Vater, wahrscheinlich 
auch bei anderen , Vorlesungen gehort habe , dass 
noch einige sehr alte Personen, namentlich der Justiz- 
rath Scheffer, cin achtzigjahriger Greis, sich sehr 
wohl des Grafen Tredern als einer sehr liebenswur- 
digen Personlichkeit, des angenehmsten Gesellschaf- 
tcrs und Lieblings der Damenwelt erinnerc. Er sei 
auch Meister in der Kunst gcwesen, eincu fcinen 
Puusch zu bereiten^). 

Nachdem Herr Prof. Stieda in Dorpat sich an 
soinen Bruder , Buchhilndler in Paris , gewendet und 
erfahren hatte, dass die Vornaraen des Vcrfassers der 
Dissertation iiber Hospitiiler mit dem Vornamen des 
Vcrfassers der Dissertation iiber die Entwickelung 
des Hiihnchcns ubereinstimmt , mit Ausnahme eines 
noch hinzukommenden «Marie», welcher Zuname ohne 
Zweifel ausserhalb Frankreich aufgegeben wurde, und 
nachdem durch Gûte des Prof. Waldeyer in Strass- 
burg die Nachricht eingegangen war, der Name Tre- 
dern sei im Elsass voUig unbekannt, dieser Name 
finde sich aber in dem Verzeichniss der Eniigrirten 
aus dem Département Finisterre, — wendete ich mich 
mit Bitten um fernere Auskunft an Herrn Prof, de 



3) Noch jetzt beroitot mau in St. Petersburg in einigen Hâusern 
oiueii feincn Pnuscli, nicht aus gcwuhnlichcm Rum, sondcrn aus 
wcisscm Airack. Oh das etwa der Trcdeiu'sche sein mag? 



93 



des iSciences de Saint •Pëtershourg. 



74 



Quatrefagcs. Das gcnannte gelehrte IMitglicd der 
Akademie zu Paris hatte die Gefalligkeit, das Exami- 
iiationsprotocoU aufsucheu zu lasseii, das ich in Fol- 
goudeui mit don kiirzen Notizcn iiber den Inhalt der 
Dissertation niittlieile: 

Extrait des archives de VÊcole de Médecine à 
Paris. 

Trédern {L., Sebastien, Marie) — né le 14 Sep- 
tembre 1780 à Brest {Finistère) — Reçu à r Univer- 
sité d'Iéna en 1808 — Admis par décision du. Grand 
Maître de V Université de V Empire Français en date 
du 21 Mai 1811 à passer le 5'"^ examen et la thèse 
avec exemption des 4 premiers examens — 5'"^ exa- 
men passé le 19 Juillet 1811, avec note: satisfait. — 
Thèse {Propositions sur les bases fondamentales etc. 
etc.) soutenue le 20 Août 1811, avec note: satisfait. — 
Noins des examinateurs de la TJièse. MM. Petit-Radel, 
Thillayc, Richard, Dumérïl, Sue, Président. 

La thèse de M. de Trédern porte le A" 104 pour 
Vannée scolaire 1810 — 1811; elle est dédiée à J. M. 
de Rusé. Un certain nombre de détails indiquent une 
connaissance exacte des hôpitaux de Wurtzbourg et de 
Bamherg; on y trouve quelques indications sur la Rus- 
sie et St.-Pétersbourg. 

Die Berufung auf die beriilimten Hospitâler von 
Wiirzburg und Bamberg, sowie die Erinnerungen an 
Russland, setzen ausser Zweifel, dass der nôch einmal 
im Jahre 1811 in Paris examinii'te Verfasser der 
Sclirift Uber die Hospitâler derselbe ist, dcm wir bis- 
her nachgespiirt haben. Da er in seiner Eingabe um 
Zulassung zum Examen sich als geblirtig ans dem Dé- 
partement Finisterre bezeichnet, so liât Prof, de Qua- 
trefages die Gute gehabt, sich nach Brest zu wenden, 
und eiu vidimirtes Zeugniss iiber den Taufact mir zu- 
geschickt; auch dièses glaube ich hier mittheilen zu 
miissen, da es nicht nur den Geburtstag des Gesuch- 
ten, sondern auch seine nachsten Veiwandten genau 

angiebt. 

EXTRAIT 

du Registre des Naissances de la Ville de Brest, dé- 
partement du Finistère, pour Van 1780, f° 34. 

Le qimtorse Septembre, Mil sept cent quatre-viwjt, 
Louis Sébastien Marie, fils légitime de Messire Jean 
Louis Trédern de Lézercc, Lieutenant des Vaisseaux 
du Roi, chevalier de V ordre Royal et Militaire de 
Saint Louis, et de dame Louise Magdeleine Sympho- 



rose Bigot de Morogues, son Épouse, né ce jour, a 
été baptisé par le Soussigné Curé , Les Parain et Ma- 
raine ont été Messire François Sébastien Bigot de Mo- 
rogues, Lieutenant Général des Armées navales, ayeul 
de V enfant , représenté par Messire Vincent Joseph 
de Trédern, garde de la Marine, Cousin de V Enfant, 
et dame Claude Marie Thérèse Pauline Bigot de Mo- 
rogues , Épouse de Messire Éleonore Jacques Marie 
Stanislas Périer de Scdvert, TÀeutenant des Vaisseaux 
du Roi, Sa tante. 

Signé: de Trédern, Trédern de Lezerec, Bigot de 
Morogues, de Salvert, Mocaër Curé, 

Certifié Conforme au Registre, En Mairie, à Brest 
le 19 Mai 1873. L'adjoint Maire délégué 

Schwanbek. 



Nach diesen Materialien lasst sich die gesaramte 
Biographie des Louis Sébastien Marie de Trédern 
im Zusammenhange ubersehen. Sein Vater (geboren 
1742, gestorben 1807 in der Bretagne) war unter 
der Regierung des Kaisers Paul als Emigrirter nach 
St. Petersburg gekommen und nicht nur gnitdig auf- 
genommen, sondern hatte auch den Grafentitel crhal- 
ten. Wie viel der junge Trédern von allgemeiner 
Schulbildung mitgebracht, und ob er eine der allge- 
meinen Bildungsanstalten St. Petersburgs benutzt hat, 
ist noch nicht nachgewiesen. Spater findet man ihn 
im Seecorps, jedoch nicht eigentlich als Zôgling, son- 
dern als Fremden, auf unmittelbaren Befehl des Kai- 
sers. Der Vater, selbst ein franzosischer Marine- 
officier, hat ofi'enbar gevvunscht, dass auch sein Sohn 
sich der Marine widme. Er wird auch Officier der 
russischen Marine und steht langere Zeit mit seinem 
Schiffe bei Reval. Hier aber entwickelt sicli seine 
Neigung und sein Talent zum Naturforscher und ér 
beginnt anhaltende Untersuchungen iiber die Ent- 
wickelung des Hiihnchens im bebrtiteten Ei, eine Auf- 
gabe, die damais ganz vernachlassigt war und in wel- 
che ihn weder in Reval noch St. Petersbui-g -Jemand 
einfiihren konnte. "Wir finden ihn ferner im Jahre 
1804 als Studirenden der Medicin in Wurzburg, wo 
Dollinger seit einem Jahr Professer der Anatomie 
und Physiologie war. Hier wcrden beide jungen Màu- 
ner gcmeinschaftlich gearbeitet haben und Dollinger 
wird ihm die ersten litcriirischen Nachweise geliefert 



75 



Bulletin de l'/tcadëmie Impériale 



70 



haben, die in Reval uicht zu erlangen waren. Spâter 1 
ist er, jcdoch iiur kiirzore Zeit, in Gottingen gewesen, 
hat Blumoiibach's Theilnahnie erregt durch seine 
Zoiclmungen und Beobachtungen und ist von ilnn noch 
weiter auf die bislicrigo Literatur verwiesen. Von 
Gottingen ist er nach Jena gegangen, wo mit Oken's 
Beihulfo allerdings die Dissertation abgefasst sein 
Icann , wohin aber schon ein bedeutendes Material 
mitgebracht worden sein muss, da Blumenbacli ge- 
rathen hatte, aus dem grossen Vorrathe von Zeich- 
nungen die, welche sich auf das Hlihnchen bezogen, 
stechen zu lassen. In Jena bestand Tredern das me- 
dicinische Examen und nannte auf dem Titel der 
Dissertation sich einen Estonia-Rossus, weil er das 
urspriingliche Vaterland verloren hatte und in dem 
Adoptivvaterlande in Estland seine naturhistorischen 
Untersuchungen angefangen hatte. Als russischer 
Staatsburger nannte er sich auch Graf. Nach einigen 
Jahren aber finden wir ihn in Paris, wohin Napoléon I. 
deu Emigrirten die Riickkehr gestattet hatte, mit Aus- 
nahme einiger, besonders genannten. Seine neue Dis- 
sertation, die er nach nochmaligem Examen verthei- 
digt, ist jetzt ganz den Hospitiilern gewidmet und 
der Grafentitel bleibt weg. 

Endlich erfahre ich durch Herrn de Quatrefages, 
dass Tredern nach bestandener Priifuug in Frank- 
reich Arzt der Marine geworden ist, dass man ihn 
nach Guadeloupe versetzt hat, wo er ein Hospital 
griindete, und auch unverheirathet starb. 

DieserMarinearzt Tredern hat noch einen jungeren 

Bruder gehabt und zwei Schwestern, welche in Frank- 

rcich verheirathet wurden, und von deren Kindern 

die obigen Nachrichten theilweise eingezogen sind. 

Endlich habe ich, auch durch Vermittelung des Herrn 

Prof, de Quatrefages, einen Brief eines Grafen von 

Tredern erhalten, der uber die gesammten Verhalt- 

uisse der Famille Tredern Nachricht giebt. Dieselbe 

ist in 2 Zweige getheilt gewesen, von denen der jûn- 

gere den Beinamen Lézérec hatte, zu welchem unser 

Louis Sébastien gehorte. Der Vater desselben. Jean 

Louis de Tredern, Capitain der Marine und luspector 

der Marineschule in Brest, hatte mit einem Bruder 

an der ungliicklichcn Schlacht von Quiberon Theil ge- 

nommen. Des Physiologen Vater musste deshalb fliich- 

tig werden, und zog, wie wir friihor berichtet haben, 

nach St. Petersburg. Sein Bruder war in der Schlacht 



gefallen. Auch unser Physiolog hatte einen jungeren 
Bruder, der etwa vor dreissig Jahren gestorben ist. 
Mit ihm ist dieser jungere Zweig vollstandig erloschen. 
— Dor .ïltere Zweig und eigentliche Stamm der Fa- 
mille ist seit undenklicher Zeit, wie man zu sagen 
pflegt, in der Bretagne ansâssig, und hat, wenigstens 
in den beiden letzten Jahrhunderten , den Grafentitel 
gefiihrt, welcher der jungern Linie nicht zukam. Auch 
dieser Stamm ist dem Verlôschen nahe, denn er bosteht 
nur noch aus zwei Brudern, die beide bejahrt und kin- 
derlos sind. 

Ob der Name, der so wenig franzosischen Klang 
hat, eine ursprunglich deutsche oder britanische Fa- 
mille anzeigt, habe ich nicht erfahren konnen. 



C. Pauckeri Emendationes in Plinio Valeriano. 

(Lu le 9 janvier 1873). 

Medici antiqui (latini) omnes éd. Aldus, Venetiis 1547. 

I, 5, fol. 166", lin. 2 resinae pituinae [Aldina: pictu- 

mae] 
I, 15, f. 168" hypochysesqm [hyppocicesque] id est 

suffusiones et calujinem tollit 
I, 23, f. 169*', l.ô maluae item hortulanae [bortunale] 

siue agrestis 
I, 23, f. 169*, 18 uuae passae purgatae sine grano aci- 

nos [accitos] decem 
I, 36, f. 171", 9 lucernam mretinam [aritinamj no- 

umn 
I, 38,f. ITl**, 11 facit.. ad parahjficos, spasticos [stra- 

ticos] et opisthotonicos 
I, 50, f. 172*', 28 titanus [tetauius] uiuus (h. c. calx 

uiua) cum axungia mixtus 
I, 54, f. 173*, 1 de chalastico Ventidiani [uenditiam]; 

cf. II, 4. 
I, 58, f. 174", 10 hoc tussim nuisis [bulsis] medetur; 

cf. Plin. H. Nat XXVII, 109, 135. 

I, 62, f. 175", 32 syntexis [synthesis] qiioque ncc pe- 
riculo nec fade jMlcisi dissimilis morhiis est 

II, 6, f. 177", 47 hibat hiemm Archigenis [artegemj; 
cf. Aet. III, 114. 

II, 1 7, f. 1 79", 25spicae nardi, succiniana [succinianae] 
denarios III commiscehis (1. 26 . .'amygdalae ama- 
rae, amei ana unciam unam', cf. Addenda Lexicis 
Latinis, Dorp. 1872, p. 100 sq. n. 84) 



yy 



des Sciences de Saint -Pt^tcrshours. 



7S 



II, 17, f. 179", 35 accipiat senui [sane mel], d inter- 

misso triduo Herum accipiat 
II, 17, f. 179", 60 cassiae fisfiilac [fasciculac] unam 
II, 17, f. 179**, 30 pctroselinum Macedonicum [aci- 

tonicum], it. inf. 1. 52, cf. III, 12, Galen. (Steph. 

Thcs. s. u. TtETpoae'Xivov) 
II, 17, f. 179**, 56 in nasc picato [spicato] scruahis 
II, 26, 1. antep. stalticc [spaltice], hoc est constringere 

(nisi forte: constringonter) 
II, 28, f. 183", 56 lepidii [leppidi] Cyprii den. XVIII 
II, 28, f. 183*, 48 myrrhae imam, oenanthes [oenaii- 

tes] iiuam, cf. 1. 54. 
II, 30, f. 184*, 16 piculac [peculae] uiuae sincerae sex 
II, 30, f. 185", 4 quibus cmn mclle coUcctis [mellectis] 

mittcs olei aneihini den. VI, cf. III, 14 'in samsu- 

cum colligens'. 
II, 34, f. 186", 49 myrrhae troglitis [trochlicis] den. 

///(Geopon.). it. III, 14. 
II, 37, f. 187", 1. 50 tordyli [tordeli] quatuor (Plin.) 
II. 38, f. 187*, 31 cirros [cerros] rcstis unitis siccos 
II, 38, f. 187*, 40 ad apodixin [podisin] uero potio- 

nem sic dcmonsirahis 
II, 39, f. 187*, 52 ciceraridum [aretum] in aqua dis- 

coqiiitur 
II, 41, f. 188", 21 cum mellc hysopum et plumhi sco- 

ria [storia] 
II, 45, f. 189", 6 herbac chamacdryos [camitriae] iii- 

ridis collcctac mcnsc Maio , — nisi tamcn illud pro 

corrupta qiiadam eiusuocabuli forma uulgari liaben- 

dum ac proinde reliquendum est, cum praesertim 

coDstet e chamaedrys facta esse etiam chamandrya 

ot gemandrea (Maccr Florid. 1903). 
II, 56, f. 190", 30 ad encaumata [cxancaumata] , hoc 

est ambiista, et ad herpenode [herpestigoden], hoc 

est scabiem 
II, 59, f. 190*, 39 in balneo ex co suco fricato te, us- 

queqiio desccndas in solio^) [in solio sine oleo, — er 

dittographiam] lauare 



1) Vitiosae liuius casuum enallages si quis desidu lat txempla, iam 
Petrouius habet 73 'in solio descendimus' (id. 1.86: iu iiicinia cucu- 
rit) Ceternm exeinpla huius abusiouis jiassim obuia apud postcrio- 
rcs (iiiosque eiiotarc ac colligere coutcmpsinuis, praeterquam liaec 
scriptorum historiae Augustac ; Spart. Seuer. 4, 3 'iam Corainodo 
in odio ueuiente', Lampr. Comm. 13,2 'ueisus iu eo raulti scripti 
sunt', C'apit. Pert. 2,5'lectus est in scnatu', id Alb !>, 2'utMiturum 
in potestate cius Albinum', id Maximin. 31,3 'lubem, iu quaso cou- 
tulorat', id Gord. G, 4 'socero tautum dctulit, ut iu familia eius quasi 
iilium migrasse su crederet', id Max. et Balbiu 5, 3 'carnem aquila 



III, 1, f. 191", 4 item portulaca [portiagla] et apium 
tiisum 

III, 1, f. 191", 32 dactilos et adipcm . . in recenti 
aqua macerabis, donec exalbescat [exalsescat] 

III, 2, f. 1 9 1", 42 potio ad hemitritaeum siue ad lipyrias 
[leuiscos], — XsiTCupiai; s. XtTCupt'a. 

III, 5. f. 191*, 24 idcmque emplasirum tit lihct in aluta 
tanquam anacollema |anacoliua] imponifur 

III, 6, f. 191*, 26 uini optimi Sabini [Spatcni] uel Pi- 
ccni [pecinium] uel puto Hadriani Afriue seu Bur- 
digalici [burdi gallici] pond. IVpcnsabis. Cf. de iiino 
Sabino Marquardt Rom. Alterth. V, 2, 60, et de 
Ticentino Plin. XIV, 4, 39 et 8, 67, it. nostr. III, 
1 2 'cum uino Hadriano uel Piceno'. 

III, 6, f. 191*, 48 rubetae ranae cor . . alligatur in 
panno leucophaco [leucopeo]. Sic et Firm. math. II, 
1 2 colorcm album purpuretim et leucophaeum ["yp. 
leucotheum] 

III, 6, f. 191*, 49 panem et salem in linteo de licio 
[lyco] liget 

III, 7, f. 192", 13 apiastcllum [apostolicum] rotundum 
cum adipe uulturino teres et ex co inanus (lethargici) 
fricabis. Cf. de apiastello App. de herb. 9. 

III, 8, f. 192", 25 pastillos scripuîares [scipulares] 
fades 

III, 9, f. 192", 40 nam cardialgiam [cordialum] sine 
mora emendat 

III, 14, f. 193", 1. pacnult. adipe uituli marini [pipe- 
riuo], sanguine quoque milui pedes perunguntîir. Nam 
p. subseq., I. 2 legitur: adipe uitulini marini pedes 
perunguntur; — absque hoc esset, expromtius for- 
sitan foret: adipe uiperino 

III, 14, f. 194", 28 si autem fcllitus") [fellicitus] est 
quipatitur (cf. Add. Lex. Lat. p. 60 'patiens') 

III, 14, f. 194", 55 (recipe lithargyrii libram unam, ce- 
rae unam . ., aceti quod sufficiatad sicca terenda,) 
coqices ad focum lentum [amoleiitum], cl. ib. 1. 51 : 
recipe lithargyrii drachmas LXX, porcini adipis 
LXXIX, coques lento igni (cf. Add. Lex. Lat. Sub- 
-elicta, Dorp. 1872, p. 8* 'focus'). 



iu (L-lla eorum pi oiecisse fertur', addo Cassiod. iu psalm. 104, 18'qui 
iu ergastulo retrusus est'. 

2) Auieu., Pt'Iagou. uet., Cassiod iu psalm. 54, 6(tolumba est) awis 
mansiieta, quac in nullum animal jeUitu mlmitate consurgit 



r» 



Bulletin de i'/%cadéiiiie Impériale 



SO 



III, 14, f. 194", 59 cum regclauerit, species toiles crus- 
tkulatas^) [crustocalatasj 

III, 14,f. 194*, 42 (accipiuntur mcnsibus continuis de- 
iiarii duo in aqua calida, aliis uero niensibus die 
iutermisso deuarii siuguli et semis . .) sicqiie fades, do- 
nec compleantur potiones\yiGiii\o\\(i^] CCCCLXV. Cf. 
inf. 1. 48'accipiat potionem'. 

III, 14, f. 194*, 45 faseolis [fasciolis] Alexandrinis, ci- 
"erc Alexandrino ' 

III, 14, f. 195", 8 antidotumpodagricum: recipc.ccn- 
fauriae epicarpii — uel: centauriae carpi — [centau- 
riae et epicarpi] octo, aristolochiûe . . septem se. un- 
cias. De uirtute medicinali, qua censebatur herba 
xevTaupîta uel xevTaûpetov, — ptov (qua 'curatus dici- 
tur Chiron, cum Herculis . . sagitta excidisset ei in 
pedem' Plin. XXV, 30, 66), cf. Aet. I s. u. ail., — 
xevxauptTjc stapTrôç Hippocr. (cit. Steph. Thés.). 

III, 14, f. 195", 10 meu Athaniantici[A([aiavàntici],d. 
Oribas. Coll. XI s. f. 

III, 14, f. 195", 19 olusatri [olosauti] une. très; cf. 
II, 58 (olusatri), IV, 25 lemm. (de holusatro). 

III, 15,f. 195*, Molci cibarii [cyphavujlibras qninquc 

III, 17, f. 195*, 27 si . . undecunquc nidnus habuerit 
siitc ulcus chironmm [cyromum]; cf. Tlieod. Prise, 
raedic. praesent. I, 20 'uulnera quae imperitia me- 
dicorum uetusta et chironia fiunt', ib. inf. 'chronicis 
uel chironiis uulneribus , IV, f. 312* 'ad ulcéra chi- 
ronia'. 

JII, 20, f. 196", 8 xnocollyrium [xeron polyticon] 
ad complenda uulnera; cf. IV, 57, Marc. Empir. 
p. 267 F Steph. 

III, 20, f. 196", 13 recipe olei une. I, lielcysmatos 
[elcismados] unam 

III, 22, f. 196*, 29 recipe chalcUeôs [calcideos] cocti 
( — ae?) drachmam (Theoph. Nonn.) 

III, 22, f. 196*, 30 chalcocecawneni [calcoci caunii- 



3) crustulatus Spart. Ver. 5, 4 a crustula uel crustulum, jiro qui- 
biis quae ei quod apud Plin. Valer. cruimus, crusticulatus, subsunt, 
crusticula, — um ucquc comparent uec sane rcgulariter uideutur esse 
affigurata. At codera modo deuiaatis figurae diminutiuae exempla 
non modo apud recc. obuia suut, veluti aguiculus, campiccUum, con- 
chicula, formicula, ollicula Theod. Prise, puerculus Aru., seruiculus 
Tert., thyrsiculus App. herb., sed ue apud ueteres quidem et uel au- 
tiquissimum quemque desuut, ucluti fericulus (férus) Petrou , gale- 
riculum Mart. Suet., mammicula Plaut. , pauiculus et — la (panus, i), 
prandiculum ('antiqui dicebant' Fest.), rabusculus (rauus?) Plin., 
utriculus (utérus) Plin. 



nos] XII et semis ((lan chalcocecmimenos , ut in- 
dcclinabile); — X"^^'"^? xexauixsvoç Oribas. XIII s. u. 

III, 22, f. 196*, 31 xeron caroticon [caroteteu] 

III, 22, f. 196*, 32 xeron catapaston [catapastatouj 
facit ad nomas , id est [et] ad pasturam [paturam] ; 
cf. Pallad. X, 8. 

III, 23, f. 196*, 56 ex quo medicamento initio [mitio] 
pondère tiictoriati . . euntibus dormitum datur , mox 
deinde .. pondus (^au: pondo) denarius 

III, 24, f. 197", 12 caridas [charidas] uiuas in oleo ne- 
cdbis; — caris Ouid. Halieut. 

III, 24, f. 197", 14 ad oninia apostemata, maxime ad 
parotidas [parothecasj ; cf. IV, 41 s. f. 

III, 24, f. 197", 14 herbas uirides, paretariam [pare- 
dariam], symphoniacam etc., — etiam II, 3 herba 
paretaria, it. III, 38, quae aliis dicitur rectius pa- 
rietaria, ut et Th. Prise. II, chron. 20, App. herb., 
Vict. epit. 

III, 26, f. 197*, 6 cerae pinguis melliginae [mellitinae] ; 

— ad melligiuus — quod ferlasse agnoscendura etiam 
Plin. XVI, 10, 28 'fert (robur) et aliam inutilem 
pilulani cum capillo, uerno tamen tempore melligini 
(sic, teste Sillig, codd. Paris, a et d, editur tamen: 
melliginis) succf — cf. fabaginus, oleaginus. 

III, 43, f. 199*, 19 ton cymidas [tymolas]; cf. I, 

44'succum e cymulis coriandri'. 
III, 47, f. 200", 11 recipe sabinae [lauinae] une. très: 

— de herba sabina Plin. XXIV, 61, 102. 

III, 47, f. 200", db quodremediumetaliahuiuscemodi 
curât et cancromala [cautromata] 

IV, 1, f. 201*, 16 succus (se. raphani) qui solus potest 
tenuitate subtili ad intima [adimi] corporis linia- 
menta, cor, penetrare 

IV, 18 ex., f. 203"^^ ex eo (se. papauere) medica- 
mentiim, quod medici, Chrysippo auctorc, diacodion 
[diocydon] uocant; — diacodion (Stà xohàv, — jcMSta 
caput papaueris) Plin., hoster III, 8 . ., Th. Prise. 
II, chr. 9, Isid. 

IV, 28, f. 204", 45 si pedes eorum simul tritis sinapi 
et ficu arida [ariola] perfricentur 

IV. 36 in., f. 205" origano Graeci tria nomina po- 
suerc, e quibus unum fragoriganum [trigoricanura], 
aliud') prasium [eradium], tertium onitim [onitem] 
uocauere; cf. Plin. XX, 67, 175. 



4) Hanc 'alius' pro 'alter' (et inuersam) abusionem, increbre- 



81 



des» Sciences de Saint •Pt^tersbourgf. 



S2 



IV, 41, f. 206", 1 si (juando in iiercndis partïbus . . i)a- 
pidae emincntcs, quas cxochadas [cxacodasj medici 
uomnt, uel calcidosa i)ars c(irms»cxcrcttit; — exo- 
chas (i^oxdç) Augustin. , cxochadiuiu Marc. Emp. 
p. 388 E, Tlicod. Prise. IV, f. 312". 

IV, 41, f. 200", 5 fit ex hisdem malis hedi/sma [eduni- 
ua| perquam eUjians 

IV, 45, f. 206'', 4 (uiespili arbor) apud quosdam tri- 
coccu [tricocta] nominatur ex tribus (jtanis quae . . 
retind intus indusa (aliud sane est tricoccum Plin. 
XXII, 29, 57, genus heliotropi) 

IV, 51. f. 207", 13 (amygdala) cum résina terchin- 
thina propomata — uel : propoma — [proocraataj 
data calcules frangunt; — TipÔTCOfjia q. conditum Alex. 
Trall. ail. 

V, 5, f. 208", 6 si (phrcuetici) fchrc et alienatione ca- 
ruerint, tune pracsumvndiim est, uimiin dare cis, qui 
habuerint usum propter insomnietatem [somuieta- 
tem]; — insoranietas V, 35 al.. Th. Prise. IV, f. 
317" ex. 'qui insomnietatem facit', II, 2 'plirene- 
tieorura . . sunt iuges insoranietates' al.; soninietas, 
monstrum uocabuli, alibi non comparet. 

V, y, f. 208", 6 pisces duriores carnes habentes, glau- 
cum, cirridas (xtppcSaç) et ipsis sicciores [cyridiam 
ex ipsis s.]. Cf. 16 de piscihus utaniur duras haben- 
tihus carnes., et ostracoderma [ostragoderinas, cf. 
c. 13], id est astaginas et cirridas [ciretias] et pe- 
ctines . . comedant. 

V, 13, f. 208*, 21 de pane mundo micas dabis cum 
apomelle aut didci liydrolapatho [hydroto] sato. Is 
uero qui uocatur canthcrinus [cyuariticon] fugicndus; 
cf. Plin. XX, s. 85. 

V, 16, f. 209* de piscïbus autem utantur duras habcn- 
tïbiis carnes, qmdis est acernia [acerma] ; cf. Cassiod. 
Var. XII, 4. 

V, 24, f. 209", 31 micas panis aut assatas [abatas] 
aut coctas nccipiant (assare Apic. II, 40 al., assandi 
PI. Val. V, 27, assabis ib., part. perf. iam antt.). 



scentem in posteriore Latiuitate, attigimus iu De Latiuitate scripto- 
nun historiae Augustae meletcmatis, Dorp. 1870, p. 6G aiiu. Hic ad- 
ilerc placet scriptorum de le mcdica locos aliqiiot; Pliu. Valer. I, 2 
Miaec pridie infusa aceto et sapa die alla decoquuutur' , 58, II, 8, 
Theod. Prise. I, 5 'in aqua infundes per plénum dicni, alia ucro [se- 
quenti] coqui faciès', Marc. Empir. p. 338 D 'prima die.., (AVr, die.., 
tertia die . .', 374 C 'potiones duae . . una ante coenam datur, alia 
post coenam' , 282 D 'fraxini surculum ex una parte in foco pones, 
et, cum per aliayn partem succus ebulliet, suscipies eum diligenter' al. 
Tome XIX. 



V, 24, f. 209", 31 omnia alia de friimento [defru- 
menta] fwjienda sunt; cf. 27 in. 'de frumento pultcs' . 

V, 24, f. 209", 33 jnsces dahis cchinos, pectines, hatos 
(ibatia Plin.), — et-pipiones et pullos [pisces] uisccl- 
l(dos; cf. II, 17'pullum uiscellatum edat\ ncc ma- 
gis pipioncs (undc pigeon) piscium in numéro com- 
putandi sunt (uid. Add. Lex. Lat. s. uu. pipio et 
uiscellum). 

V, 27, f. 209*, 24 sorhos.aut pira |pura] cruda aut 
matura 

V, 27, f. 209*, 34 de maritimis piscihus . . scorpaenam 
[scorpinam]'rtcci;«a^ conditam aceto et cymino 

V, 30, f. 210", 13 uinum Tyrium et JfncawMm [Aso- 
rieonum] . .plus omnibus propinandum. 

V, 33 carnes stériles, aut pcdes porcini, sed maxime 
bouini et gruini et hericini [hysicini]; cf. Augustin, 
contra Faust. Manich. XXX, 1 'leporina et hericiua 
carne', XXXII, .-', et de re, h. e. de carne ericii 
uel crinacei (ircnacei) Plin. Hist. Nat. XXX, 21, 
65. Vox autem 'ericinus' est addenda lexicis. 



Theod. Prise, medic. praes. IV, f. 3 1 2" w awre mmZ- 
nus si fuerit, . . eo mittes tepidum, per foliuni lauri, 
otenchjten [oteniten], sanat. 

IV, f . 3 1 5" ocimum tritum . .si.. condatur in nigra terra, 
générât scorpiones [spiphionesj; cf. Plin. Valer. IV, 
21 'ocimum . . si tritum lapide contegatur, scorpio- 
ues gigni'. 

IV, f. 317" ex. sedato feruore, qui insomnietatem facit 
. . et desiccat meduUas [metucas] cerébri. Temperatis 
et humectis itaque medidlis [metucis] dulcis somnus 
corpora reformat. Nisi mauis meningas . . meningis. 

IV, f. 317* superfluum . . in uesicam decurrere, quae 
sicut ventosa ab [sub uentosali] artifice posita ad se 
humorem attraliit, qui [uel] ex omni parte ad orifi- 
cium eius decurrit; — uentosa subst. se. cucurbita = 
Schrôpfkopf. Cf. f. 316" raed. 

Firmic. math. IV praef. quae Abraham Orpheus et Cri- 
todemus ediderunt ceterique onines Jmius artis anti- 
stites [antiscii]. 

VI, 32 fit aut exsul aut bioihanatus, erraticis [erratis] 
moribus, uitae rectum itcr ncsciens; cf. VIII, 29 
'stériles faciet ac sine filiis, erraticos semper atque 
amorum cupiditatibus aestuantes'. 

VIII, 1 9 a modica bestiola aut phalangio, mitre araneo 
[terraneo] percussus. 



S3 



Uulleiin df l*/tcadi^iiiii> liniK^rialc 



S4 



VIII, 20 homincs fackt, quorum oculi callosis [caulo- 
sis] uulneribus imbuantur; — callosum ulcus Cels. 
Plin. (nisi tameii illud — a caullac — relinquendum 
est et Icxicis addcudum). 



Observations faites à l'Observatoire astrono- 
mique de l'Académie des sciences à St.-Pé- 
tersbourg. Par A. Savitsch. (Lu le 27 mars 
1873.) 

L'automne de l'an 1872 et l'hiver suivant n'étaient 
pas favorables aux observations; il m'a été impossible 
(l'obtenir un nombre suffisant de déterminations de 
la position des planètes dans le voisinage de leurs 
oppositions. 

Les observations se rapportent aux temps des pas- 
sages par le méridien de St.-Pétersbourg; elles sont 
corrigées de la réfraction et de la parallaxe. L'azimut 
de la lunette a été souvent vérifié par l'observation 
des passages des étoiles polaires. Sous le nom de la 
correction du Nautical Almanac nous entendons ce 
qu'il faut appliquer aux positions des planètes données 
par ces ephémerides pour satisfaire aux observations 

Opposition de Neptune en 1872. 



Les étoiles de comparaison étaient: e et Ç- Cancri 
d'après le Nautical Almanac pour l'an 1872; \>. et Ç' 
Cancri d'après le nouveau Catalogue de Greenwich de 
M. Airy pour l'an 1864. 



1873. 


Asc. droite app. 


Corr. du 


Déclinaison 


Corr. du 


observée. 


Naut. Alm. 


app. observée. 


Naut. Alm 


Sept. 20 


l''37"'36;43 


-0^26 


-t-8°16'55''4 


-1% 


30 


36 39,72 


-0,31 


10 11,7 


— 0,5 


Oct. 1 


36 33,83 


-0,25 


9 34,0 


-2,4 


3 


36 21,87 


— 0,21 


8 27,0 


-f-2,5 


8 


35 51,39 


-0,10 


5 20,6 


-1,6 


9 


35 45,17 


— 0,12 


4 40,1 


— 5,4 


15 


35 7,65 


— 0,10 


1 1,1 


-3,3 


16 


35 1,26 


— 0,20 


25,5 


-1,6 


21 


34 29,69 


-0,29 


-•-7°57'21,0 


-3,2 


26 


33 58,48 


— 0,23 


54 20,4 


-3,2 




Moyenne . . . . 


. . — 0^207 


Moyenne 


.. -2;t) 



Opposition d'Uranns eu 1873. 

Étoiles de comparaison : e Hydrae et 6 Cancri d'après 
le Nautical Almanac pour l'an 1873; t' (16) Cancri 
d'après le Greenwich Twelve Year Catalogue. 



1873. 


Asc. droite app. 
observée. 


Corr. du 
Naut. Alm. 


Déclinaison 
app. observée. 


Corr. du 
Naut. Alm. 


Janv. 30 

31 

Févr. 1 

2 


8''23"'5î558 
46,88 
36,26 
25,85 


— 12^87 

— 12,87 

— 12,85 

— 13,26 


-♦-19°59'36"9 
20 12,0 
20 51,0 

-4-20 1 25,5 


-h30:7 
-t- 29,1 
-1- 26,2 
-t- 24,7 




Moyenne — 12,96 


. Moyenne. , . 


. . -1- 27';? 



Opposilion de Jupiter en 1873. 

Étoiles de comparaison: 83 Cancri, £ et a Leonis 
d'après le Nautical Almanac pour l'an 1873. 



1873. 



Févr. 21 
24 
26 

27 



Asc. droite app. 
observée. 



9"53 12'02 
51 42,22 
50 43,42 
50 14,44 



Corr. du 
Naut. Alm 



-1515 
-0,92 
-0,87 
-0,92 



Moyenne -«-0j96 



Déclinaison 
app. observée. 



U 



' 6' 403 
14 37,1 
19 47,3 
22 17,6 



Corr. du 
Naut. Alm. 



-<7 
-5,1 
-4,7 
-6,7 



Moyenne. 



5:3 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIOIIE. 

L'Académie a reçu dans ses dernières séances les 
ouvrages dont voici les titres: 

Catalogue of the library of the Zoological Society of Lon- 
don. London 1872. 8. 

Société Malacologique de Belgique. Procès -verbal de la 
séance du 7 Avril, du 5 Mai, du 2 Juin, du 2:^ .Juin, 
du 2 Juillet 1872. 8. 

Societâ entomologica Italiana. Resoconto délie adunanzc 
generali e parziali per l'anno 1872. II. S. 

Bulletino délia Societâ Entomologica Italiana. Anne IV. 
Trimestre 1. 2. 3. Firenze 1872. 8. 

Horae Societatis Entomologicae Rossicae. T. IX. .\ï 1. Pe- 
tropoli 1872. 8. 

Revised list of the vertebrated animais now or lately li- 
viug in the gardens of the Zoological Society of Lon- 
don. London 1872. 8. 

Dubois, Alph. Conspectus systematicus et geographicus 
avium Europaearum. Bruxelles 1871. 8. 

Auuual report of the trustées of the Muséum of compa- 
tive Zoology at Harvard Collège iu Cambridge. Bo- 
ston 1871. 8. 

Bulletin of the Muséum of Comparative Zoology at Har- 
vard Collège, Cambridge, Mass. Vol. III. .M' 1. Cam- 
bridge 1871. 8. 

Blanford, W. T. Observations ou the Geology and Zoo- 
logy of Abyssiuia. London 1870. 8. 

Mittheilungen der anthropologischen Gesellschaft in Wien. 
Band H. .\» 4. 6—8. Wien 1872. 8. 



S5 



des Sciences de Saint-Pétersbourg;. 



S6 



The Journal of the Antliropological Institute of Great 
Britain and Iieland. Vol. I, A; III. Vol. II, Xj I. 
Loiiilou 1872. S. 
Campbell, Henry Fraser, Essays on the secretory and 
the excito-secretory systeni of nerves in their rela- 
tions tu pliysiology and pathology. Philadelphia 1858. 8. 
Paine, Martyn. Physiology of the soûl and instinct, as 
distinguished from niatorialism. New York 1872. 8. 
Bibra, Ernst Freiherr v. Uber alto Eisen- und Silber- 

Funde. Xiirnberg u. Leipzig 1873. 8. 
Galignani's Messenger 1831—1844. Paris 1855. Fol. 
National Intelligencer. March 1832 — May 1837. 1841 
March— December. X, 4732 — 545C. m 6001 --6265. 
Washington. Fol. 
KaTaXo-j'o; ~ôv àçYcdtiv vo[Ai(j[j.âTov ùrzo A. IIoffToXaxa. To- 

[J.OÇ A'. 'Aj"Tiv»]ff(.v Awo{i'. 
Libro-Moneta. 1872. 

Bulletin de la Société de Géographie, b" série. T. 19. 20, 
6° série T. I. IL Paris 1870—71. 8. 

1872. Avril — Octobre. Paris. 8. " 

Mittheilungen der k. k. geographischen Gesellschaft in 

Wien. Band XIV. Wien 1871. 8. 
Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France. 

Année 1871. Paris 8. 
Investigateur. Journal de l'Institut historique de France. 
37° année. Mai — Juin. Livr. 426, 427. 38' année 
Janvier— Juin. Paris 1870—72. 8. 
Neues Lausitzisches Magazin. Band 49, Heft 1. Gorlitz 

1872. 8. 
Tabellen und amtliche Nachrichten ilber den Preussischen 
Staat fur das Jahr 1849. Band I — VI. Abth. 1. 2., 
1852, 1858. Berlin 1851—60. 

fur das Jahr 1855. Berlin 1858. Fol. 

Ergebnisse der in den Jahren 1848 bis 1857 

angestellton Beobachtungen des meteorologischen In- 
stituts. Berlin 1858. Fol. 
Prenssische Statistik. Bandl—VLVIII-XI, XIII— XXIV. 

Berlin 1861—71. 4. 
Jahrbuch fiir die amtliche Statistik des Preussischen Staats. 

Jahrg. I. Theil I. 2, IL III. Berlin 1 862 - 69. 8. 
Zeitschrift des k. Preussischen Statistischen Bureaus. Jahrg. 

1863 — 1871. Berlin. 4. 
Engel, Ernst. Die Methoden der Volkszâhlung, mit be- 
sonderer Berucksichtigung der im preussischen Staate 
angewandten. Berlin 18G1. 4. 

— Land und Leute des Preussichen Staats und seiner 

Provinzen nach den statistischen Aufnahmcn Ende 
1861 und Anfang 1862. Berlin 1863. 4. 

— Die wichtigsten Resultate einer vergleichenden Stati- 

stik der Gcsundheit und Sterblichkeit der Civil- und 
Militairbevôlkerung ini preussischen Staate. Berlin 
1863. 4. 

— Die Sterblichkeit und Lebenserwartung im preussi- 



schen Staate und besonders in Berlin wahrend der 
. Zeit von 1816 bis mit 1860. Berlin 1863. 4. 
Engel, Ernst. Uber die ncuestcn Fortschritte in der Or- 
ganisation der amtlichen Statistik in Preussen. Ber- 
lin 1863. 4. 

— Das Statistische Seminar des k. Preussischen Statisti- 

schen Bureaus in Berlin, Berlin 18G4. 8. 

— Zwiilf Actenstiickc, bctreffend die statistischen Aut- 

nahnien im preussischen Staate am Ende des Jahres 
1864. Berlin 1864. 4. 

— Morbiditiit und Mortalitiit in den Strafanstalten der 

preussischen Monarchie und einiger anderen Lànder. 
Berlin 1865. 4. 

— Die Gesundheit u. Sterblichkeit der k. preussischen 

Armée in dem ISjàhrigen Zeitraum von 1846 bis 
mit 1863. Berlin 18G5. 4. 

— Die prenssische Volkszilhlung und Volksbeschreibung 

am 3. December 1864 und die Bewegung der Bevôl- 
kerung in den Jahren 1862, 1863 und 1864. Berlin 

1866. 4. 

— Actemniissige Darstellung der Vorbereitungen zu den 

statistischen Aufnahmen im December 1867. Berlin 

1867. 4. 

— Beitriige zur Statistik des Unterrichtswesens im preus- 

sischen Staate mid seinen iilteren Provinzen. Die 
Zeit von 1818 bis 1864 resp. 1867 umfassend. Ber- 
lin 1869. 4. 

— Erlebnisse und Wahrnehmungen bei Ueberbriugung 

einer Sendung von Liebesgaben des Berliner Hulfs- 
vereins fitr die deutschen Armeen im Felde an die 
Belagerungstruppen von Strassburg. Berlin 1870. 8. 
Boeckh, Rich. Sprachkarte vom Preussischen Staat nach 
den Zahlungsaufnahmen im Jahre 1861. Berlin. 2 
Blatter. 

— Die geschichtliche Entwickelung der amtlichen Stati- 

stik des preussischen Staates. Berlin 1863. 4. 

Die Verluste der k. preussischen Armée an Offizieren u 
Mannschaften, Àrzten und Kra-nkentraegern wahrend 
des Feldzuges 18G6. Berlin 1866. 4. 

Die Bevolkerung der Provinzen, Regierungs = resp. Laud- 
drostei-Bezirke, Kreise resp. Aemter, Stâdte nnd des 
platten Landes in der preussischen Monarchie. Défi- 
nitives Résultat der Zahlung vom 3. December 1867. 
Berlin 1869. 4. 

Knapp, G. F. Das Verfahren bei der preussischen Volks- 
zâhlung vom 3. December 1864. 4. 

Meitzen, August. Der Boden und die landwirthschaft- 
lichen Verhâltnisse des Preussischen Staates nach 
dem Gebietsumfange vor 1866. 4 Bde 8. u. Atlas. 
Fol. BerUn 1868—71. 

Statistischer Sanitiitsbericht uber die k. Prenssische Ar- 
mée fur 1867. Berlin 1870. 4. 

Zur Statistik des Kdnigreiches Haunbver. Heft 1 — 13. 
Hannover 1850—67. Fol. 

6* 



§y 



Bulletin de l'/tcadémie Inipt^riale 



SS 



Zeitschrift des k. Statistischen Bureaus in Hannover. Jahr- 

gang 1—3. Hannover 1865—67. 4. 
Wurttembcrgisclie Jahibucher fur Statistik und Landes- 

kunde. Jahrgang 1870. Stuttgart 1872. 8. 
Fontes rerum Austriacarura. 2'" Abtheilung. Diplomata et 

acta. XXXV. Band. 
Archiv fiir osterreichische Gescliichte. Band 47, 2*" Hiilfte. 

Wien 1871. 8. 
Korôsi, Josef. Die kônigliche Freistadt Pest ira Jahre 

1870. Resultate der Volksziihhing und Volksbeschrei- 
bung. Best 1871. 

Ergebnisse der in den Liindern der Ungarischen Krone 
am Anfange des Jahres 1870 vollzogenen Volkszilh- 
lung, sammt Nachweisung der nutzbaren Haiisthiere. 
Pest 1871. Fol. 

Jahresbericht des Vereines fur siebenbiirgische Landes- 
kunde fur das Vereinsjahr 1870—71. Hermannstadt 

1871. 8. 

Archiv des Vereines fiir siebenbiirgische Landeskunde. 
Ncuc Folge. IX. Band, 3. Heft. Kronstadt 1871. 8. 

Ûbersicht der vom Vereinc fur siebenburgischë Landes- 
kunde herausgegebenen , veranlassten oder unter- 
stiitzten Druckschriften. 4. 

Mémoires de la Société royale des antiquaires du Nord. 
Nouvelle série. 1870 et 1871. Copenhague. 8. 

Aarb0ger for nordisk oldkyndighed og historié 1871. 
Hefte 2—4, 1872. H. 1. KJ0beuhavn. 8. 

Friis, J. A. Lappisk Mythologi, Eventyr og Folkesagen. 
Christiania 1871. 8. 

Bibliographia Daciei. Indice de scrieri attingetore, directu 
seu indirectu de vechii locuitori ai Daciei. Buccu- 
resci 1872. 8. 

The debates and proceedings in the congress of the Uni- 
ted States 1789—1823. Congress I— XVII. 40 vol. 
Washington 1834—55. 8. 

American Archives: Fourth Séries. Vol. I— II (1774—75) 
by Peter Force. Vol. IV (1775-76). Fifth Séries. 
Vol. I. Washington 1837—48. Fol. 

Mayo (Robert). A synopsis of the commercial and revenue 
System of the United States. Vol. I— II. Washington 
1847. 4. 

Letter from the secretary of the Treasury, communica- 
ting the report of the superintendent of the coast 
survey, showing the progress of that work during the 
year ending Nov. 1849. Washington. 8. 

Annual report of the superintendent of the coast survey 
— 1851. Washington 1852. 8. 

Sketches accompanying the report for 1851. 4. 

Report of the Superintendent of the United States coast 
survey during the year 1868. Washington 1871. 4. 

Letter of the secretary of state, transmittiug a statement 
of the commercial relations of the United States with 
foreign nations for the year ending Septembre 30, 
1857—61. Washington 1858—62. 



Whitehead, AVilham A. East Jersey under the proprie- 
tary governmeuts. 1846. 8. 

Fifth annual report of the Provost to the Trustées of the 
Peabody Institute of the City of Baltimore. Baltimore 
1872. 8. 

Youug, Edw. Spécial report on immigration. Washington 
1872. 8. 

Lawrence, William Beach. Visitation and search, or, an 
historical sketch of the british claim to exercise a 
maritime police over the vessels of ail nations, in 
peace as well as in war. Boston 1858. 8. 

Military commission to Europa in 1855 and 1856. Report 
of major Alfred Mordecai of the ordnance depart- 
ment. Washington 1860. 4. 

Elliott, E. B. On the military statistics of the United 
States of America. Berlin 1863. 4. 

Papers relating to foreign affairs, accompanying the an- 
nual message of the président to the second session 
of the thirty eighth congress (1 804) p. III. Washington 
1865. 4. 

The couuter case of the United States presented to the 
tribunal of arbitratiou at Geneva under the provisions 
of the treaty of Washington April 1 5, 1872. Berlin. 8. 

Statistics of the United States (including mortality, pro- 
perty etc.) in 1860, compiled from the original re- 
turns — of the eighth census. Washington 1866. 4. 

Coleccion de ensayos i documentos relatives a la union i 
confederacion de los pueblos Hispano - Americanos. 
Santiago de Chile 1862. 8. 

Memoria que el Ministre de Estado en el Departamento 
de Marina présenta al Congreso nacional de 1869. 
Santiago de Chile 1869. 8. 

— que el Ministro de Estado en el Departamento de 

guerra présenta al Congreso nacional de 1869. San- 
tiago de Chile 1869. 8. 

— que el Ministro jle Estado en el Departamento de Ha- 

cienda présenta al Congreso nacional de 1869. San- 
tiago de Chile 1869. 8. 

— que el Ministro de Estado en el Depaitamento de re- 

laciones exteriores présenta al Congreso nacional de 
1869. Santiago de Chile 1869. 8. 

— que el Ministro de Estado en el Departamento dei 

Interior présenta al Congreso nacional de 1869. 8. 

— que el Ministro de Estado en el Departamento de 

justicia, culto e instruccion publica présenta al Con- 
greso nacional de 1869. Santiago de Chile 1869. 8. 

Anuario estadistico de la Repûblica de Chile, correspon- 
diente a los aîios de 1868 i 1869. Santiago de Chile. 4. 

Informe jeneral sobre los trabajos de la Comision directiva 
de la esposicion nacional de agricultura. Valparaiso 
1869. 8. 

Coleccion de tratados celebrados por la Repûblica de Chile . 
con los Estados extranjeros. Tomo I. Santiago 1857. 8. 



80 



des Sciences de Saint -Pëtersbourg;. 



OO 



Exposicion nacional de 1871. lufoime de los esploradores 
del territorio de San Martin. Bogota 1871. 8. 

— nacional de 1871. Ensayo descriptive de las palmas de 

San Martin i Casanare, por Jenaro Balderrania. Ca- 
talogo de ia.s Coleccioncs miiieralojica i jeolojica de 
Liborio Zcrda. Bogota 1871. S. 

— nacional de 1871. Catâlogo del Estado soberano de 

Antioquia. Bogota 1871. 8. 

Discurso de su Excelencia el Présidente de la Repûblica 
en la apertiua del congreso nacional de 18G9. San- 
tiago 18G9. 8. 

Lei de arreglo del réjimen interior. Primera parte. San- 
tiago 1863. 8. 

Solucion de la cuestion de limites entre Cliile i Bolivia, 
por José Antonio Terres. Santiago 18G3. 8. 

Lei de Rejistro de electores, promulgada el 6 de Agosto 
de 1869. Santiago de Chile 1869. 8. 

— de elecciones para la Repûblica de Chile sancionada 

en 13 de Setiembre de 1861. Santiago de 1861. S. 

Statistics of the Colony of Victoria for the year 1870. 
Part V. Interchange. Melbourne 1871. Fol. 

Engel, E. Le congrès international de statistique à Ber- 
lin. Avant-Projet. Berlin 1863. 4. 

Internationaler statistischer Congress in Berlin. Programm 
der fiinften Sitzungsperiode. Berlin. 4. 

Congrès international de statistique à Berlin. Programme 
de la 5" session. Berlin. 4. 

Engel. Der internationale statistische Congress in Berlin. 
Bericht an die Vorbereitungs - Commission. Berlin 

1863. 8. 

— Die Beschli'isse des internationalen statistischen Con- 

gresses in seiner V. Sitzungsperiode, abgehalten zu 
Berlin vom 6. bis mit 12. September 1863. Berlin 

1864. 4. 

— Compte-rendu général des travaux du congrès inter- 

national de statistique dans les séances tenues à 
Bruxelles de 1853, Paris 1855, Vienne 1857, Londres 
1860. Berlin 1863. 4. 

— Rechenschafts-Bericht iiber die 5*" Sitzungsperiode des 

internationalen statistischen Congresses in Beriin. 
Beriin 1865. 2 Bande. 4. 

— Der internationale statistische Congress in Florenz ira 

Jahre 1867. Berlin 1868. 4. 

— Die Volkszahlungen, ihre Stellung zur Wissenschaft 

und ihre Aufgabe in der Geschichte. Berlin 1862. 4 

— Die Statistik im Dienste der Verwaltung. Berl. 1863. 4. 

— Die polytechnische Association in Paris und der Hand- 

werkerverein in Berlin. Berlin 1865. 4. 
Monza, Giuseppe di. Le condizioni sociali dei nostri tempi. 

Palermo 1872. 4. 
Transactions of the Wisconsin State Agricultural Society 

Vol. VIII. IX. Madison 1870—71. 8. 
Monthly reports of the department of agriculture for the 

year 1871. Washinglon 1872. 8. 



Report of the Commissioner of agriculture for the year 

1870. Washington 1871. 8. 

Map es, Charles V. Illustrated Catalogue (for 1861) of 

plows and otller agricultural implements and machines. 

New York 1801. 8. 
Catâlogo oficial. Esposicion nacional de agricultura, inau- 

gurado solemnemente en Santiago el 5 de Mayo de 

1869. Valparaiso 1869. 8. 
Corpus inscriptionum latinarum consilio et auctoritate 

Academiae litterarum regiae Borussicae editum. Vol. 

V pars prior. Berolini 1872. Fol. 
Bulletin de l'Académie royale de Médecine de Belgique. 

3° série Tome 5 K^ 9—11, Tome 6 .^^ 1—3. Bruxelles 

1871—72. 8. 

Tome VI J\l 4. 5. 6. Bruxelles 1872. 8. 

Paine, Martyn. The institutes of medicine. 9*'' édition. 

New York 1870. 8. 
Anleitung zur Untersuchung verdàchtiger Flecke. Fiir 

Àrzte und Juristen. St. Petersburg 1871. 8. 

Liinds Universitets-Biblioteks Accessions -Katalog. 1871. 

Lund 1872. 8. 
Eerste Vervolg Catalogus der Bibliotheek, en Catalogus 

der maleische, javaansche en kawi Handschriften van 

het Bataviaasch Genootschap van Kunsten en Wcten- 

schappen. Batavia 1872. 8. 
HoBaKOBiih. HcTopnja CpucKe KitnHteBHOCTU. Beorpaj, 

1871. 8. 

KocoBO. CpncKe napo^ne njecme o 6ojy na KocoBy. Y Euo- 

rpa^y 1871. 12. 
Stiattesi, A. Intorno alla vita ed ai lavori del P. Gio- 
vanni An tonelli délie scuole pie. Ronia 1873. 4. 
Genocchi, Aug. Notizie intorno alla vita cd agli scritti 

di Felice Chio. Roma 1871. 4. 
Boncompagni, B. Catâlogo dei lavori di Felice Chio. 

Roma 1872. 4. 
Grad, Ch. Notice sur la vie et les travaux de Daniel 

DoUfus-Ausset. Paris 1872. 8. 
Lagus, "Wilh. Minnes-Tal iifver Gabriel Geitlin. Helsing- 

fors. 1872. 4. 
Menabrea, Conte L. F. Intorno ad uno scritto del Sig. 

Prof. A. Genocchi. Roma 1872. 4. 
Feier des funfundzwanzigjahrigen Dienst-Jubilaums des 

Dr. Weuzel Gruber am 4. (16.) April 1872. Wieii 

1872. 4. 

In menioriam Matthew Fontaine Maury. Lexington 1873. 8. 
Boncompagni, B. Intorno alla vitâ ed ai lavori di Mein- 

dert Semeijns. 1872. 4. 
Bierens de Haan, D. Notice sur Meindert Semeijns. 

Rome 1873. 4. 
Schriften der Universitàt zu Kiel aus den Jahron 1870 u 

1871. Band 17 u. 18. Kiel 1871—72. 4. 
LXIII scripta academica ab iiniversitatc Lipsiensi anuis 

1871 ot 1S72 édita. 



91 



Bulletin de l'/tcadëmie Impériale 



93 



V scripta acadcmica ab universitate Friburgensi anno 
1871 édita. 

XXXVII sciipta acadcmica ab universitate Marburgensi, 
annis 1871 et 1872 édita. 

XXXI scripta acadcmica ab universitate Jenensi annis 
1871 et 1872 édita. 

XXI scripta academica ab universitate literaruni Tubin- 
gensi anno MDCCCLXXI édita. 

Die Einweihung der Strassburger Universitât am 1. Mai 
1872. Officieller Festbericht. Strassburg 1872. 8. 

Schricker, Aug. Zur Geschichte der Universititt Strass- 
burg. Festscbrift zur Erotîuung der Universitât Strass- 
burg am 1. Mai 1872. Strassburg 1872. 8. 

XIV scripta academica, ab universitate literarum, quae 
Basileae est, annis 1871—1873 édita. 

Bericht der Gewerbeschule zu Basel 1871 — 1872. Basel 
1872. 4. 

Einladungsschrift zur Promotionsfeier des Pàdagogiums 
Basel. 4. 

Bericht der Specialcommissiou fiir Schulgesundheitspflege 
liber den gegenwilrtigeu Stand der Baslerischen Schul- 
locale. Basel 1872. 8. 

His, W. Gutachteu der Spécial - Commission fur Schul- 
gesundheitspflege u. Bericht tiber den gegenwartigen 
Stand der Schulbankfrage in Basel. Basel 1871. 8. 

Breiting, Cari. Untersuchungen betrefifend den Kohlen- 
sâuregehalt der Luft in Schulzimmern. Basel 1871. 8. 

Le Roy, Alphonse. L'Université de Liège depuis sa fon- 
dation. Liège 1869. 8. 

Acta Universitatis Lundinensis. Partes I et II annorum 
1869 et 1870. Lund 1869—1870, 4. 

Det k. Norske Frederiks Universitets Aarsberetning for 
Aaret 1869—1871. Christiania 1870—1872. 8. 

Index scholarum in Universitate regia Fredericiana CXV — 
CXVII ejus semestri a MDCCCLXX et MDCCCLXXI 
habendarum. Christiania 1870 — 1871. 4. 

Norske Universitets- og Skole - Annaler. Tredie Raekke. 
XI, H. 3. 4, Xn, H. 1. Christiania 1872. 8. 

XVIIl opuscula academica a. 1872 et 1873 ab Universi- 
tate Dorpatensi édita. 
HcTopnnecKaH aauncKa nHTUAecaTn.TÏiTifl TpcTbeii CauKT- 
neTepôyprcKoii niMHasiu cocTaB-iennaa no uopyHeniio 
ne;i,arorHMecKaro cos-ÈTa H. Ahhhkobmmi.. CanKT- 
ncTepûypn. 1873. 8. 
MuinheBnh, Mh. IIlKO.iCKa jI,ncn,Hnji0Ha. Y Beorpa^y 
1871. 8. 

— H jKnBOT je mKo.iuH npp;i,MeT. Y Beorpajty 1871. 8. 
Rapport sur le concours pour le prix de Statistique, fon- 
dation Montyon. Paris 1872. 4. 

M(''moires de l'Académie des sciences, inscriptions et 
belles - lettres de Toulouse. 7" série Tome IV. Tou- 
louse 1872. 8. 

— de l'Académie des sciences, belles - lettres et arts de 



Lyon. Classe des sciences T. XVIII. Lyon 1870—71. 8. 

Classe des lettres T. XIV. Lyon 1868—69. 8. 
Annales de la Société d'agriculture, histoire naturelle et 

arts utiles de Lyon. Quatrième série T. I — II. 1869 

— 1870. Lyon 1809—70. 
Atti deir Accademia Pontificia de' nuovi Lincei. Anno XXV 

sessione VF, VIF, anno XXVI sessione F, IF, IIF, 

IV". Borna 1872 — 73. 4. 
Memorie dell' Accademia délie scienze dell' Istituto di 

Bologna. Série III T. I. Tome II fascicolo 1. Bologna 

1871 — 72. 4. 
Indici generali dei dieci tomi délia seconda série délie 

Memorie. Bologna 1871. 4. 
Rendiconto délie sessioui dell' Accademia délie scienze 

deir Istituto di Bologna anno accademico 1871 — 72. 

Bologna 1872. S. 
Atti délia r. Accademia délie scienze di Torino. Vol. VII, 

disp. 1—7. Torino 1871—72. 8. 
Memorie del reale Istituto Veneto di scienze, lettere ed 

arti. Vol. XVII p. I. Venezia 1872. 4. 
Atti del reale Istituto Veneto di scienze, lettere ed arti. 

Tomo I, série IV. Dispensa 9. Venezia 1871—72. 8. 
Zeitschrift des Ferdinandeum fiir Tirol und Voralberg. 

Dritte Folge Heft 17. Innsbruck 1872. 8. 
Mittheilungen der k. k, Mâhrisch-Schlesischen Gesellschaft 

zur Befôrderung des Ackerbaues, der Natur- und 

Landeskunde in Briinn. 1872. 52"' Jahrg. Briinn. 4. 
Notizen-Blatt der historisch-statistischen Section der k. k. 

mâhr.-schles. Gesellschaft zur Befôrderung des Acker- 
baues, der Natur- und Landeskunde. Brunn 1872. 4. 
49' Jahres-Bericht der Schlesischen Gesellschaft fur vater- 

landische Cultur. Breslau 1872. 8. 
Abhandlung der Schlesischen Gesellschaft fur vaterlandi- 

sche Cultur. Abtheilung fiir Naturwissenschaften und 

Medicin 1869/1872 und philosophisch-historische Ab- 
theilung 1871. Breslau 1871 — 72. 8. 

— der mathematisch-physikalischen Classe der k. bayeii- 

schen Akademie der Wissenschaften. Bd. XI. Abthl. l. 
Munchen 1871. 4. 

— der philosophisch-philologischen Classe der k. bayeri- 

schen Akademie der Wissenschaften. Bd. XII Abth. 3. 
Munchen 1871. 4. 

— der k. Akademie der Wissenschaften zu Berlin. Ans 

dem Jahre 1871. Berlin 1872. 4. 
Monatsberichte der k. preussischen Akademie der Wissen- 
schaften zu Berlin. Juli, October, November, Decem- 

ber 1872, Januar 1873. 8. 
Schriften der k. physikalisch-okonomischen Gesellschaft 

zu Konigsberg. Jahrg. XII. Abth. 1, 2, XIII. Abthl. 1. 

Konigsberg 1871—72. 4. 
Mémoires de l'Académie royale des sciences, des lettres 

et des beaux-arts de Belgique. T. XXXIX. Bruxelles 

1872. 4. 

— couronnés et autres mémoires, publiés par l'Académie 



03 



des Science» de Siaiiit>P^ier.«tboiire. 



04 



royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de 

Belgique. Collection in-S". T. XXII. Bruxelles 1872. 8. 

lUillctin de l'Académie royale des sciences, des lettres et 

des beaux-arts de Belgique. T. 34 X' 0—12, T. 35 

A» 1—4. Bruxelles 1872. 8. 

Annuaire de l'Académie royale des sciences, des lettres 

et des beaux -arts de Belgique. Année 38 et 39. 

Bruxelles 1872—73. 12. 

Académie royale de Belgique. Ccutième anniversaire de 

fondation (1772—1872). Tome I. II. Bruxelles 1872. 8. 

Mémoires de la Société royale des sciences de Liège. 

• Deuxième série, Tome III. Liège 1873. S. 
The Journal of the r. Dublin Society, Vol. VI M IL Dublin 

1872. 8. 
Vidcnsk. Selsk. Skr., 5 Kœkke, uaturvidenskabelig og ma- 
thematisk Afd., IX B. JV» 6 et 7. 
Orsted, A. S. Bidrag til Kundskab om l'gefamilien i 

Fortid og Nutid. 
Steen, Adolph. Lœren om homogène tuugc Vajdskers 
Tryk paa plane Arealer. Kjwbenhavn 1871 — 72. 4. 
Vidensk. Selsk. Skr. 5 Rœkke, historisk og philosophisk 
Afd. IV B. A» 7. 
Gislason, Konr. Nogle Bemœrkninger um Skjaldedigte- 
nes Beskaftenhed i formel Henseende. Kj.0benhavn 
1872. 4. 
Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Sel- 
skabs Forhandlinger og dets Medlenimers Arbeider 
i Aaret 1871 JV» 3, 1872 Xi 1. Kjobenhavn. 8. 
Forhandlinger i Videnskabs-Selskabet i Christiania. Aar 

1869—1871. Christiania 1870—71. 8. 
Rad jugoslavenske Akademije znanosti i umjetnosti. Knjiga 

XXII. U Zagrebu 1873. 8. 
r.iacHUK CpncKor yMeuor ApyatTBa. KuHra XXXII, XXXIII, 

XXXIV. BeorpaA 1871—72. 8. 
Az Erdélyi Muzeum-Egylet Évkônyvei. Harmadik kotet, 
mâsodik fuzet; IV kôtet, màsodik fiizet. Hatodik 
kiitet, elsi) fuzet. Kolozsvart 1866—1872. 4. 
Verhandelingen van het Bataviaasch Genootschap van 
Kunstcn en Wetenschappen. Deel XXXIV — XXXVL 
Batavia 1870—72. 
Notulen van de Allgemeue en Bestuurs-Vergaderingen 
van het Bataviaasch Genootschap vau Kunsten en 
Wetenschappen. Deel VIII, IX, X -Y; 1 — 3. Batavia 
1870—72. S. 
Sophokles erklàrt von F. W. Schneidewin. 2' Biindchen 
Oedipus Tyrannos. Sechste Anflage vou A. Nauck. 
Berlin 1872. 8. 
HoBaKOBiili,CT.<i'H.'io.ioriija n jcbhk. Y BeorpaAylS71. 12. 
— CpncKii iicTopiijcKO - eTHorpa*CKii Mysej. Y Beorpa^y 

1872. 8. 
l'aucker, C. Addendorum lexicis latiuis subrelicta. Dor- 

pati 1872. 4. 
Bormans, J. II. Ouddietsche fragmenten van den Por- 
thonopeus van Bloys. Brussel 1871. 4. 



Praet, Jan. Spcghel dor Wijshcit of Lceringhe der Za- 
lichede. Uitgegeven door .1. H. Bormans. Brussel 
1872.-8. 
Tettau, Frh. W. J. A. v. Ûber die epischcn Dichtungcn 
der finnischen Volker, besonders die Kalcwala. Er- 
furt 1873. 8. 
Salbmagirje (Lappisk Salmebog). Kristianiast 1870. 8. 
Journal asiatique. VF série Tome XX. .K; 73. 74. VIF série 

X 1. 2. Paris 1872-73. 8. 
Zeitschrift der deutschen morgenlândischen Gcsellschaft. 
Band 26 Heft 3. 4 und Register zu Band 1 1 — 20. 
Leipzig 1872. 8. 
Revue Africaine X 95—98. Alger 1872—73. 8. 
The Journal of the r. Asiatic Society of Great Britain and 

Ireland. N. S. Vol. VL p. 1. London 1872. 8. 
Journal of the Asiatic Society of Bengal. 1 871 Part I JV» III, 
1872 Part I A» I, Part II JV': I. IL Calcutta 1872. 8. 
Proceedings of the Asiatic Society of Bengal. J872 .Vï II 

— VIII. Calcutta. 8. 
Ti.jdschrift voor Indische Taal-, Land- en Volkenkunde, 
uitgegeven dôor het Bataviaasch Genootschap van 
Kunsten en Wetenschappen. Deel XVIII Aflevcring 
2-6, XX Aflevering 1. 3. Batavia 1871. 8. 
Bi.jdragen tôt de Taal-, Land- en Volkenkunde van Neder- 
landsch Indië. VII Deel, Stuk 1. 2. s'Gravenhage 
1872—73. 8. 
Journal of the American Oriental Society. Tenth Vol. 

Nuraber 1. New Haven 1872. 8. 
Auswahl aus den Diwanen des grôsstcn mystischen Dich- 
ters Persiens Mewlana Deschelaleddin Rummi. Aus 
dem Persischen mit beigefugtcm Original-Texte und 
erlâuternden Anmerkungen von Viuceuz von Rosen- 
zweig. Wien 1838. 4. 
Nuovo Dizionario italiano-francese-armeno-turco, compi- 
lato dai Padri délia Congregazione Mcchitaristica. 
Vienna 1846. 8. 
Peter manu, H. Versuch einer hebrâischen Formenlehrc 
nach der Aussprache der heutigenSamaritaner. Leipzig 
1868. 8. 
Pentateuchus Samaritanus éd. H. Petermann. Fasc. I. Gc- 

nesis. Beroliui 1872. 8. 
The Kâmil of El-Mubarrad edited by W. Wright. Ninth 

part. Leipzig 1872. 8. 
Fragments of the Curetonian Gospels, edited by W. Wright. 

London. 4. 
Querry, A. Droit musulman. Recueil de lois concernant 

les Musulmans Schyites. Tome II. Paris 1872. 8. 
Wright, W. A spécimen of a syriac translations of the 

Kalilah wa-Diuinah. London 1873. 8. 
Defrémery. Sur quelques opinions singulières des mu- 
sulmans. Paris 1871. S. 
Bibliotheca Indica. Old Séries Aï 228 — 230, New Séries 
AI. 244, 245, 247-257. Calcutta 1872. 



».5 



Kiillc'tiii flv l'/tcari^niie lm|iëriale 



96 



Notices of Sanskrit mss. liy Rdjcmlralàla Mitra. Vol. II 

p. ï. Calcutta 1872. 8. 
Garcin de Tassy. La langue et la littérature Hindousta- 

nies en 1873. 8. 
Trunipp, Ernest. Grammar of the Sindhi language. Com- 

pared witli the Sanskrit-Prakrit and tho cognate In- 

dian Vernaculars. London. Leipzig 1872. 8. 
Les manuscrits Lampongs on possession de M. le Baron 

Sloet van de Bcele. Publics par H. N. van der Tuuk, 

Leide 1868. 4. 
Holle, K. F. Het Schrijven van Soendaasch met latijn- 

sclie Lctter. 1871. 8. 
Julien, Stanisl. Syntaxe nouvelle de la langue chinoise. 

Second vol. Paris 1870. 8. 
Bonuel, J. F. Essai sur les définitions géométriques. 

Paris 1870. 8. 
Raspail, F. V. Peu de chose, mais quelque chose. Paris 

1873. 8. 
Kronecker, L. Auseinandersetzung einiger Eigenschaften 

dcr Klassenanzahl idealer complexer Zahlcn. Berlin 

1870. 8. 

— Zur algebraischen Théorie der quadratischen Formen. 

Berlin 1872. 8. 

Puyals de laBastida, V. Teoria de los numéros y per- 
feccion do las matematicas. Madrid 1872. 12. 

Mailly, Éd. De l'Astronomie dans rAcadcmie royale de 
Belgique. Rapport séculaire (1771—1772). Bruxelles 
1872. 8. 

Sédillot, L. A. Sur quelques points de l'histoire de l'Astro- 
nomie ancienne et en particulier sur la précession 
des équiuoxes. Rome 1883. 4. 

— Lettre au sujet d'une note de Th. H. Martin. 1872. 4. 
Vierteljahrsschrift der Astronomischen Gcsellschaft. Jahrg. 

VII Hett 4, Jahrg. VIII Heft 1. Leipzig 1872-73. 8. 
Wolf, Rud. Astronomische Mittheilungen. Mârz 1873. 

Pag. 45-76. 
Bulletin de la Société mathématique de France. Tome I 

m 1. Paris 1873. 8. 
Bullettino di Bibliografia e di Storia délie scicnzc mate- 

matiche e tisiche. Torao V. Maggio — Ottobre 1872. 

Roma. 4. 
Biblioteca matematica Italiana per P. Riccardi. Fascicolo 

4". Modena 1872. 4. 
Lamont, J. v. Verzeichniss von 4093 telescopischen Ster- 

nen zwischen — 9^und - 15° Declination. Munchen 

1872. (XII. Supplemcutband zu den Aunalen der 

Munchener Sternwarte.) 
Hall, Asaph, and W. M. Harkness. Reports on obser- 
vations of Encke's Coniet duriug its returu in 1871. 

Washington 1872. 4. 
Berg, Fr. Guil. a. De Olbersii ad cometarum orbitarum 

determinationem niethodo. Riga 1872. 8. 
Schiaparelli, G. V., e P. F. Denza. Sulla grande piog- 



gia di stellc cadenti prodotta dalla cometa periodica 
di Biela. Milano 1872. 8. 
Mailly, Éd. Tableau de l'Astronomie dans l'hémisphère 
austral et dans l'Inde. Bruxelles 1872. 8. 

Kriiger, A. Untersuchungen iibcr die Bahn des l'iaueten 
Themis, nebst einer neuen Bestimmung der Anziehung 
des Jupiter. Fortsetzung. Ilelsingfors 1873. 4. 
Papers relating to the transit of Venus in 1874. Part L- 
Washington 1872. 4. 

Part II. Washington 1872. 4. 

Anuario dcl Observatorio de Madrid. Aùo IX — XII (1869 
— 1872). Madrid 1868—71. 12. 

Pubblicazioni del r. Osservatorio di Brera in Milano. Hi 1. 
Milano 1873. 4. 

Annalen der Sternwarte in Leyden, herausgegebcn von 
F. Kaiser. 3' Band. Haag 1872. 4. 

Annales de l'Observatoire royal de Bruxelles, publiées par 
A. Quetelet. Tome XXI. Bruxelles 1872. 4. 

Annuaire de l'Observatoire royal de Bruxelles, par A. Que- 
telet. Année 39° et 40". Bruxelles 1871 — 72. 12. 

Results of astronomical and meteorological observations 
made at the Radclift'e Observatory, Oxford, in the year 
1869. Vol. XXIX. Oxford 1872. 8. 

Struve, 0. Observations de Poulkova. Vol. IV. St.-Pé- 
tersbourg 1872. Fol. 

Berliuer Astronomisches Jahrbuch fur 1875. Berl. 1873. 8. 

Kalender fur das Konigreich Sachsen auf die Jahre 1871 
und 1872. Dresden. 8. 

Nivellement de précision de la Suisse exécuté par la 
Commission géodésique fédérale sous la direction de 
A. Hirsch et E. Plantamour. 4' livraison. Genève, 
Baie, Lyon 1873. 4. 

Plantamour, E., et A. Hirsch. Détermination télégra- 
phique de la différence de longitude entre des sta- 
tions Suisses. Genève et Baie 1872. 4. 

Andrae, C. G. Den danske gradmaaling, Andet Bind. 
Kj0benhavn. 1772. 4. 

Annales de la Société Linnéenne de Lyon. Année 1870 
- 1871. Tome XVIII. Paris 1872. 8. 

Nouvelles archives du Musée d'histoire naturelle de Paris. 
Tome IV fasc. 3. 4, V fasc. 1 -4, VI fasc. 1—4, VII 
fasc. 1—4. Paris 1868—71. 4. 

Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux. 
Extrait des procès - verbaux des séances. Bordeaux 
1869. 8. 

Annales des sciences physiques et naturelles, d'agriculture 
et d'industrie, publiés par la Société Impériale d'Agri- 
culture de Lyon. Troisième série. T. VIII. IX. X 
(1864—66). Lyon. 8. 
Abhandlungen herausgegeben vom naturwi,<senschaftlichen 
Vereine zu Bremen. Band III, Heft 3. Bremen 1873. 



Paru le 28 septembre 1873. 




BULLETIN 




m L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIEES DE ST.-PETERSBOURG. 



Tomi: \i\. 

(Ff miles 7 — 15.) 



COJiTEO: 

Page. 

C. Paucker, Matériaux pour la lexicographie latine et pour l'histoire de la formation 

des mots. III 07—157 

C. J. .^laximowicz, Diagnoses des nouvelles plantes du Japon et de la Mandjourie. Dé- 
cade XV , 158-186 

M. Bro-sset, Le prétendu Masque de fer arménien, ou Autobiographie d'Avétik, patriarche 

de Constantinople 18n — 197 

B. Dorn, Extraits des auteurs orientaux, relatifs à la mer Caspienne et aux pays adja- 
cents. (Continuation.) (6) VIII — (1 1) XIII 1 98—215 

J. Soniof, Simplification de la méthode de G au s s pour déterminer l'attraction d'un point 
par un ellipsoïde homogène et extension de cette méthode à un ellipsoïde 

hétérogène 215 — 225 

Ph. Owsiannikow, Sur les premières évolutions de l'oeuf du Coregoniis lavaretus. (Avec 

une planche.) 225—235 

Hulletiu bibliographique ,...., 235 — 240 

• 




On s'abonue: chez MM . Eggers & C'", H. Schmitzdorff, J. Issakof et Tcherkessof, libraires à St.-Pétershourfr, 
Perspective de Nefski; au Comité Administratif de l'Académie (KoMHTeTt IIpaBJieBifl HMnepaTopcKoii AKaAeuii; 
HajKT.); N. Kymmel, libraire à Riga ; A. E. Kechribardshi, libraire à Odessa, et chez M. Léopold Vos8,librairf^ 

à Leipzig. 
Le prix d'abonnement, par volume composé de 36 feuilles, est de 3 rbl.arg. pour la Russie, 

3 thalers de Prusse pour l'étranger. 

Imprimé par ordre de l'Académie Impériale des sciences. 

Novembre 1873. C. Vessélofski, Secrétaire perpétuel. 

Imprimerie de l'Académie Impériale des sciences. 
(Vass.-Ostr., 9« ligne, J\£ 12.) 




BULLETIN 



M L'ACADÉIE IMPÉRIALE OiS SCIENCES DE ST.-PÉTERSBOI]RG 



Kleine Beitràge zur lateinischen Lexicographie 
und Wortbildungsgeschichte. Von C. Pau- 
Cker. (Lu le '20 mars 1873.) 

III. 

Hac particula continciitur conturiac aliac quinqu(> 
uocabuloruni latinorum, quac apud aiitiquiorcs rari 
iisus sinsiilis fere uél singulorum tcstimoniis statunii- 
iiantur a lexicograpliis , nunc accessionc locorum a 
posterioribns latinitatis auctoribiis petitorum conful- 
ciuntur. Quibiis additanicnta quacdara ad noces uou- 
nullas in particula I descriptas, itemque ad coteras 
nostras supplcnicutorum in lexica latina editiones in- 
terposuimus '). 

ABNEGATOK: Tcrt. , [Hilar.] intpr. anonymi comm. in 
lob libro II p. 147 t. 16 Orig. opp. cd. Lommatzscb 
pro uindida abncgatoris. 

abolefacere: Tert., Ambr. bon. mort. 5, 20 si qiiis 
. . scpeliat atqiie abolefaciat iniquitates suas, in ps. 
118 serm. 2, 3. 

abominamentîim: Adamani (sec. VII) De locis sanctis 
I, 1 codcstium aquarum inimdatio omnia secum stcr- 
coralia auferens abominamenta (C p. 1*). 

ACCEPTATio: Tert., Theod. Prise, medic. praes. I, 32 
làctis, Facund. defens. triuni capitnlor. XII, 5 qm- 
rmn cnipas si pro acccpfaliovc pcrsonarum clissimu- 
Imerint sacerdotes, lunilii (sec. VI. raed.) de partib. 
diu. ieg. II, 15 quam uocamiis acceptationcm siuc 
uocationem? cam scilicd, qua Dcus quosdam homincs 
ud, populos speciali gratiac bcncficio sihi condliarc 
dignatur, et ib. aliq., it. 24, 25 al. 



1) A = Addenda Lexicis Latiuis collegit C. P. , Dorp. 1872, 
Glaeser, — B = Subindenda Lexicis Latinis etc. in: Bulletin de 
l'Acad. des sciences de St.-Ptsbg t. XYIII, col. 190 — 231, — C = 
Addendorum Lexicis Latinis Subrclicta coll. C. P in programmate 
indiceudis SoUemnibus Uniuersitatis Cacs. Dorpatensis Nataliciis 
septuagcsimis edito, — I = Beitriige zur latein. Lexicographie und 
Wortbildunggeschichte von C. P. I in : Dnlletiu do l'Ac. des se. 
t. XVIII, col. 241 — 266; — t = «ocabulum ciuod abest a C. E. 
Georges (Gg.) Lat.-Deutsch. Haudworterbuch, 6. Aufl., Leipz. 1860; 
— * et >- et cetera fere sigla, ut in A, B ceterisque Addeudorum 
Lexicis editionibus nostris. 
Tome XIX, 



ACCOGNOSCERE : Petron. s., Tert., Quint, decl. 339 in. 
*ACCVBITI0 q. accubituin: Spart, et ^Lampr. (HA p. 

2), Ambr. De Abralia I, 5, 41 tu pr imam accubi- 

tionis partem occupas al. 
facora: Dynamidiorum (Class. auctt. cd. Mai. t. VII) 

1, 42 acoras, quac puerormn capita nudant, II, 00 
(A p. 2). 

ADACTVS, u: Lucr. , Iulian. Pelagian. ap. Augustin, 
contra secund. respons. lui. II, 126 ad hoc tu nunc 
sine adactu nostro expositionis tuae processibus in- 
tulisti. 

adliacsio: ad I s. u. add. Aug. in ps. 118 serm. 10, 

2, Iulian. ap. Aug. c. sec. resp. lui. I, 91 ut . . 
dignitas nomimim dogmatum tuorum adhaesione ui- 
lescat. 

ADIVRAtio: c. gcn. Appui. Lact., abs. Fulgcnt. Rusp. 

contra Fabian. fragra. 31 quia illud quod dicitur 

'per Dominum nostrum Jcsum Christmu adiuratio- 

ncni cxistimas. 
adiutus, u: lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. VI, 40 spon- 

taneae in nobis iniquitafis adiutu (C p. 1*). 
î- ADMINICVLARi: Cic. S., Aug. de genesi ad literam I, 

18, 36 calor matcrni corporis formandis puUis quo- 

dammodo adminiculatur . 
ADORABlLls: App., Cassiod. expos, in psalm. 17, 12 

creaturis omnibus adorabilem. 
ADRADERE: Plant. Hor. ail.; al. Ambr. DeNabutbe 12, 

52 (auaritia) tcrram, arradif, nili>l sibi profniuram. 
ADVECTICIVS: Sali., Ambr. in Luc. II, 72 alimoniam. 
ADVLATORIVS: ad I s. u. add. Aug. serm. a Maio rep. 

4 s. f. adulatoria uerba componis; id. contra secund. 

resp. luliani VI, 20 adulatorio pracconio taudis •,a.d\i. 

Aug. gcstt. Pelag. 6 in. al. 
ADVLTERATio: PHu., Rufin. adult. libror. Orig. p. 394 

t. 25 Ijomm. calumnias immensas ex aduUcratione 

librorum suoruni sanctis et probatissimis uiris esse 

commotas, ib. p. 397. 
ADVSTio: ad. I s. u. add. Cassiod. in ps. 140, 2 odo- 

riferi pigmenti stiauis adtistio, Coel. Aur. acut. morb. 

m, 5, 48. 



99 



Bulletin de rytcadëinie lin|iériale 



lOO 



*aggrcssio (iiit. liostilis): Aug. cp. 108, 18 riiolentissi- 
mis aggrcssionihus, Possid. uita Aug. 10 (C p. 1*). 

aggressor: Paul., Vlp. Dig., Aug. gen. ad lit. VIII, 
10 nullus fur, nullus aggressor, Cod. lust. 

AGRICOLARi: Capit. Alb. 11,7, Aug. gen. ad lit. VIII, 
8 nisi uideremus, ctim tanta uohqHaie animi agrico- 
lari qiiosdam, ut . . al., Rufin. Clem. Recogn. IX, 22 
apud Gelos mos est, ut muliercs agricolentur , Salu. 

ALBVMEN (oui): Plia., Anthim. de obscru. cibor. 
(Anecd. gr. lat. éd. Rose II) 35 (si in feruenti aqua 
niissa fueriiit,) albumen coagulatur, 36 cauendum al- 
bumina ouorum dura fada, al. 

alligatio: diaboli Aug. Ciu. Dei XX, 8, 1 al. (C p. 2*). 

alligator: Colura., Aug. de catechizand. rudib. 7 rc- 
mediorum sacrilegorum alligatorihis . . ucl quarum- 
lïbet artium uanarum et malarum diuinatorihus, id. 
Ciuit. Dei XII., 26. 

*ALLIGATVEA (in laesioiie corporis adhibita): Scribou., 
Ambr. in psalm. 118 serm. 21, 1, ep. 2, 7, Hiei'. 
intpr. Orig. inlerem. hom. 2, 12 iuxta Isai. 1, 6 non 
est malagma imponere, neqiic olemn neque alligaturas, 
[Fulg.] serra. 57. Cf. A p. 18* s. u. suballigatura. 

*ALTVS q. occultus et tectus: Verg., Curt.; Vopisc. (HA 
p. 150), Firm. math. IV, 15 altos, tacites inflatos- 
que et qui omnia cum dissimulatione faciant. 

>-AMPLEXARe: Plaut., Cl. Quadr. etalii more prisco, 
[Fulg.] serm. S angélus amplexabat, et idnis opa- 
cantibus confonebat. 

*AMPLIATI0 q. amplificatio: Tcrt., Rufin. hist. eccl. I, 
6, 19 frumenti ucl uini, Aug. c. sec. resp. lui. VI, 
26 miseriarum, it. lui. ib. 

AMPLIFICVS: Fronto, S. S. ps. 118, 96 ap; Ambr. in 
ps. 118 serm. 12, 45 amplificum (Vulg.: latum) 
mandatiim tuum ualdc. 

ANGVLOSVs: Pliu., Aug. c. Petilian. III, 21, 24 turris 
rotunda pro angidosa. 

*apparitio (apparition): Cassiod. (Epiph.) liist. tripart. 
IX, 9 apertissima apparitio Dei al., Fulg. c. Fabian. 
fr. 29 missio Sphitus sancti coUatio est inuisibilis 
mtmeris, non apparitio personalis, quia nec ipsa mis- 
sio localis intelligitur (C p. 2 et 24*). 

ASCIARE: Vitr., Aug. in ps. 30 serm. 2, 6 (s. u. cor- 

ticosus). 
ASPERSVS, u: Pliu., Venant. Fort. Mise. V, 5 in carm. 
u. 104 aspersu sacro fit gregis aller odor. 



ASSENTATORIE: Cic. ep. s., Ambr. Offic. ministr. III, 
22, 135 diuitibus plcrique nssentatorie gratificantur. 

ASSESSio: Cic. ep. s.; al. q. functioassessoris,assessura 
Aug. Conf. VIII, 6, 13 Alypius otiosus ab opère 
iurisperitorum post assessionem tertiam, Cod. lust. 
I, 51, 14. 

augmentarc: [Hilar.J intpr. anon. in lob III, p. 234 
augmentari sibi annos, Fab. Claud. Gord. Fulgeut. 
aet. mundi XI p. 141 dum . . Cremera senatoriac 
mortis diffinitionibus augmentatur (C p. 2*); — 
faugmentatio Boeth., Reg. Bened. 2 in augmen- 
tatione boni gregis, faugmentator C 1. 1. 

AVRICHALCVS: adi. : Marc. Dig. (XVIIL 1, 45: uas 
aurichalcum), Ven. Fort, uita Radeguud. 26 lami- 
nam aurichalcani. Cf. HA p. 75. 

AVXILIATIO: Non. Marc, Cassiod. iu ps. 26, 4 cum 
nalletur a,uxiliatione diuina; — auxiliator Quint. Tac, 
Ambr. in ps. 61, 17, Hier.(?) in ps. 75, Aug. serm. 
352, 6, id. c Acad. I, 9, 24, Ps. Cypr. de XII 
abus. 6, auxiliatrix uid. inf. n. 20. 

BEATiFicvs: App. (Gg.), Aug. (doctr. christ. I, 29 al.), 
Fulg. Rusp. de fide 31 ilUus bcatifici boni. 

blanditee: Plaut. Titin., Claudian. Mamert. de statu 
animae III, 13 dites causae ad dicendum proliciunt 
et paene blanditer obuiae suapte specic descrïbi sese 
quaesunt atque ctiam, cogiint. 

blattevs: Vop., Cassiod. Var. V, 34 modo ueneta, 
modo blattea, VHI, 5, Isid. Or. XIX. 28, 8 (Eutr. 
blattcnus). 

breuicidus: Aug. Retract. II, 39, id. collât, c Donat. 
praef. (C p. 3). 

CACABACEVS: Tert. (motus), Dyuamidior. lib. I, 7 (Class. 
auctt. éd. Mai. t. VII) cacahacius panis calidus sic- 
cat, frigidî(S uero multo minus. 

CALTHVLA (dcmin. a caltha): [Fulg.] serm. 69 (soient 
infantuli coronam sibi facere ex floribus rubentem,) 
et croceis caltJmlis innocua capita coronare: al. cal- 
thula (ut genus uestimenti) Plaut. 

(JANTIVNCVLA : Cic, Aug. de utilit. cred. 17 ex. libi- 
dinosas cantiunculas , id. c Iulian. IV, 14, 66 al, 

CAP[TVLVM (= caput libri alicuius, locus, TreptoxT]): 
Tert. aliq(uoties), «Cypr., Dig., Cod. lust.» (Rônsch 
Itala u. Vulgata p. 328), Hier, in Michaeam I, ad c. 
3, 9 sq. scelera quue in hoc capitido describuntur, 
II, ad 5, 7 sq., ad 6, 9 in Hebraico alterius hoc ca- 
pituli exordium est, apud LXX uero interprètes finis 



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des Sciences de Saint -P^tersboupg. 



102 



superioris, in Naum ad 1 s. f. al., Aug. gestt. Pelag. 
11, 24 ad haec praedida capitula sufficienter et recte 
suffecit, id. c. Adimant. 1 al., ail. eccl. postt. 

CAPTIOSE: Cic, Cassiud. in ps. 38, 3 prudcntci- dccepti 
sunt insidiantes, ut, dam scnuonem captiosc quacn- 
rent, silentium reperissent, in 57, 1, iii 1)3, 21. 

captmare: auctoribus A p. 5* et C p. 2* laudatis add. 
Hieronymus, e. c. intpr. Orig. in loroni. lioiu. 1 
p. 745 sq. Satanae captmanti animos, . . propter dc- 
licta nostra et nos captiuari (captiuator Aug. serm. 
130, 2,id. pocc. orig. 40, s. 45 et 46 al., Verecund., 
[Fulg.] serm. 5 nulltis allujat capfhtator cxtratieus). 

\castificatio: [Hilar.] anon. in lob I, p. 40 (C p. 2*). 

castrametari: Cassiod. (Epipli.) liist. tripart. I, 6 dum 
contra Maxentium castranictarettir (Constantinus), 
I, 9 (C p. 3). 

CAVERNOSVs: Plin., Aug. in ps. 30 serm. 2, 11 quem- 
admodum formica ahscondit in cauernosis penetra- 
libus labm-es aestatis, id. in loaun. tract. 119, 4 cor 
hahentes uelut spongiam cauernosis qmdammodo at- 
que tortiiosis latihulis fraudidcntum, Prud. 

^cauitas: Coel. Aur. signif. diaet. pass. 149 (dolore 
pedis inchoante a maiore digito . .) aut a cauitate 
plantae, id. acut. III, 2, 9 (A p. 8). 

ceLATOK: Lucan., Cassiod. Var, II, 34 celatorcs dcpu- 
tatae pccuniae. 

CELEKITVUO: Varr. r. r. dub., Non. c. 13 in. celox . . 
dictum a ccleriiudine. 

cENSITOK: Vlpian., inscr., Cassiod. Var. IX, 11 ad 
Victorem et Witiijisclum . ., Siciliae proiiinciae cen- 
sitores. Cf. censitio Spart., recensitio Dig., et Neue 
Latein. Formenlehre t. II, p. 456. 

CHAETACEVs: Vlp. Dig., Cassiod. Inst. Diuin. 8 reli- 
quas (Epistolas) in chartaceo codicc conscriptas uohis 
emendandas reliqui. 

cinctoeiVM: Hier. Orig. in Ezech. houi. G, 10 'et 
praecinxi te bysso\; tnanifestius de hoc cinctorio 
Apostolus loquitur.. (Eph. 6, 14), id. in Zacli. II, 
ad 11, 14, gloss.; — spcc. q. balteus gladii Mêla. 

cinericius: ad I s. u. add. Cassiod. (?) in Cant. 4, 14 
cinnamoinum cinericemn habct colorem. 

drcunful<jere: Pliu., Aug. c Cresc. III, 66 quïbiis . . 
coclum imdique circumfulgct, al., Isid. (C p. 3*). 

circimquaque: Aug. ep. 120, 10 solis fidgor per localia 
spatia circvmquuque diffimditur, ib. 7, id. quu. in 
Hoptat. VII, 49 nrm tota circumquaquc sicca, id. 



contra serm. Ariau. c. 34 al., auct. Hypoguost. IV, 

7, 13 al., Coripp. loh. III, 5, cf. A p. 10 sq. (Dràger 

Zur Le.Kicogr. d. lat. Spr. p. 4 citât Curt. \'[I, 5, 17 

circumquaquc amiiem', at ibi ianipridcm e libror. 

tide ac consensu cditorum 'circum amuem' scribi- 

tur). 
i'IUOVMVA(;aui: Vitr., Adaman. locc. sanct. II, 19 (lor- 

dancs) plurima circumaagahiii déserta Asfaleo susci- 

pitur lacti. 
CIRCVMVENTOR: Lamprid., inc. quu. ex utroq. Test. 

114 illum mendacem et circumuentorem. 
ciTATio: Hygin. castram., Cod. lust. (edictorum); al. 

q. in lus uocatio Cassiod. (Epiphan.) hist. eccles. 

tripart. ^) V, 34 quos post crehram citationem nolen- 

tes occurrere occiderunt. 



2) Historiam ecclcsiasticam a fine Eusehii Pamphili con- 
tinuatam usque ad septimum dcciimim imperatoris Thcodosii II con- 
sulatum (439) a Sozomeno, Socrate, Theodoreto cum in latinum de 
graeco transtulissct cloquium Epiphauius Scholasticus iussu Cas- 
siodori, in uuum e tribus redactam corpus edidit ipse Cassiodorus. 
Proindn quaeritur, latinitatis in ôtyovu isto opère uter potius 
habeudus sit auct or, translatorne an, cuius nomeu unlgo praenota- 
tur, editor idemqiie concinnator, — sin auctores ambo, quatenus uter- 
que. Eteuim Cassiodorus diserte profîtetur, se trium illorum «dicta 
in uuius stili tractum perducere et unam de tribus facerc dictionemii 
esse conatum. At induxisse ille quidera credendus est suos quosdam 
stilo colores, in uuiuersum tamen aestimantibus tam stilus quam ipsa 
lingiia haud mediocriter discrepare uobis uidebantur a charactere 
scriptorum, quae tota solius indubitate sunt Cassiodori, ampliorum 
praesertim, quae modo perlegeramus uno tenore, Variarum dico libres 
duodecim et prolixam iu psalmos espositionem. Ad uocabulorum 
quidem quod attinet usum, inueniuutur profecto iu historiae quoque 
istius libris aliqua Cassiodoro siue soi! siue cum paucis aliis propria 
ac peculiaria, ueluti + coutr.adere bist. tripart. IX, 20 et saep., f disci- 
plinabiliter 1,11 (iu ps. 150,4 al.), f disparuisse VI, 1 'daemoues re- 
peutc disparueruut', VII, 39, IX, 48, XI, 14, XII, 9 (cf. C p. 25*), 
fenudare II, 24 .al., liumanare, illatio (uectigalis) IX, 32, impugnator 
IV, 25, legaliter V, 21 (praeter Cassiodorea «Consult. uct. ICti S» et 
[Fulg.] serm. 55: quia uobis legaliter interdixit incestum , Petr. Cbr. 
s. 171), moderuus IX, 38 (cf.C p. 13*), ?-praestigium 1, 14. Porro etiam 
structurae nonuullae uerborum, quas Cassiodoro si non peculiares, at 
certeperquamfamiliarcs esse alio locoosteudimus, in historia quoque 
ectlcsiastica obuiae sunt, ut formae passiuae uerbi quod est probare 
aliorumque sent, et declar. uerborum cum iufiuitiuo structura u. c. 
VII, 22 (ecclesiao aliorum haereticorumj'dudum sub Constautio prin- 
cipe probabautur ablatae' (se. esse), VIII, U, V, 21 'quorum doctrina 
uniuersam inolem blasphemiarum transscendere comprobatur', IV, 
24 'iuter uiuentes commorari dignoscitur', II, 5, III, 2 in. et al., — 
item structura cum infîuitiuo uerbi quod est praeualere, ut VIII, 15 
'non exsisteutc qui eis resistere fortiter praeualcret', III, 7, VI, 83, 
VII, 19, VIII, 1 bis, IX, 45. Adde quod utrisque — et scriptis,^quac 
intégra suut Cassiodori, et bist. tripart. libris — commuuis est qua- 
tenus' promut' abusio rarior alibi, de qua accuratius disserturus 
alias iu praesens singula altriusecus demonstrasse satis habui exem- 
pla:hist. tripart. VI, 1 (uxor impcr.itoris Eusebia)'supplicauit im- 
pcratori, quateuus (Iulianus) nibil mali pateretur', Cassiod. Var. IV, 
45 'nauis eis usuni . . et annonas dicrum quiuquc . . praestate, qua- 
teuus prouinciam se descruisse ieiunam de ropiac inucntiouc co- 



103 



Bulletin do l'/tcadéinie Impériale 



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damatio: Hier. (?) in ps. 119 expos, secund. 'af? Bo- 
minum cum trihularer clamaui, et exaudiuit me' . . 
in uno uersu prior tribiilatio, damatio, exaiiditio, 
Coel. Aur. tard. I, 4, 114, IV, 8, 106 (A p. 11). 

darissimatus: Cassiod. Var. VII, 38 'formula clarissi- 
raatus darissimatus honorem . . rcgia tïbi largitur 
aiidorifas, ib. inf. (C p. 3*). 

CLAVICVLA (a clauis): Caes. Gerra. Arat., Hier., Hyg. 
castr., Fulg. Rusp. serm. 7, 1 (Pascha hebraice 
latine interpretatur transitas :) hune transittmi ini- 



gnoscant'. Verumenimuero societates istas et numéro et pondère ex- 
Buperant differentiae, et primum quidom uocabula aliquanto plura in 
historia tripartita inuenisse mihi uideor propria huic et qHao in 
scriptis ceteris iudubitatequc Cassiodoreis haud memiuerim me lé- 
gère. Cuiusmodi sunt iuter cetera multa — etenim excepimus omnia, 
quaecunque al. regessimus , ut uobis uidebamur, primi, et alla 
complura practermisimus— haee: adibilia, aestuatio III,8,VII,1,IX, 
45.., bimibua, carniger, fcoarmare, f condeeernere, f confidelis, 
t >-consentanei alicuius (bominis) V, 34 al. (sed cf. Forcell. Lex. éd. 
De-Vit), decertator, ut VI, 16, deifer, f digestilis, t expeditus, u, 
fexpompare, Helladicus , f Immanifo^'ii'anus (àvSpuTtofiopcptavoî), 
fiactabilis, f imperscrutabilis, fimpetitus (C*), f iuconuertibilitas 
(praeeunte Rufino), f incurabilis (et. Theod. Prise., C. Aur.), f in- 
erumpibilis, t incuincibilis III, 7, t iuopinabiliter, f inthrouizare 
XII, 8 (inthronizatus XII, 10, Libérât, breuiar ), machinamen, noctan- 
ter,'*parcita9 (Gg. s. u. II), t pcrduratio, probate, praeaudire (Dig.), 
praecoutemplatio , remandare (Eutr.) , satisfactionalis , snffultura. 
Ceterum uel maioris quam talia omnia momenti haec duo sunt, in 
historia tripartita perquam frequentata, in genuiuis autem Cassiodo- 
reis baud scio an nusquam compareutia: a) dum coniunctionis, ita 
quidem ut sit instar 'cum', constructio cum coniunctiuo non im- 
perfecti tautum, sed, quod perrarum est etiam apud recentiorcs quos- 
qne, plusquamperfecti temporis, — b) alt^cruter pronominis 
pro reciproco et substantiuc adhibiti, h. e. pro 'iuter se' uel 'imii- 
cem', et adiectiue quoque, ita ut sit q. mutuus, abusio. Et hoc qui- 
dem, quod posteriore loco proposui, cum alias pluribus pertractare 
decreuerim, uunc duobus illustrasse sufficiat exemplis: I, 19'iustum 
est uos in uoluntate religionis alterutris esse concordes', et sic in 
eodera cap. bis (contra Cassiod. communem loqueudi usum secutus 
e. c. Var. XII, 4'qnia cunctae dignitates inuicem sibi debent neces- 
saria rainistrare'), — et porro 1. l.'rcuertimini ad alterutras amici- 
tias'. Ad a) autem, supplendis lis, quae alio loco de 'dum' pro 'cum' 
usu inter recentiores inualescente disserui, omnia, quotquot inueni 
in hist. tripart. , constructae cum coni. plusqpf. exempla infra uel 
apponcre placuit uel indicare; I, 10 'quidam, dum mutuum perce- 
pisset, reuersus est post aliquautum quod tulerat redditurus', III, 
2'quod*dum Sapores audisset, tristis factus hauc gcneralera percm- 
ptionem remouit', V, 13 'dum nec uetercs legisset, asserebat se mul- 
tum gaudere libris Clementis et Africani nec non Origenis', VIII, 7 
'dum haec fièrent . . , fuissetque reuersus . .', III, 10 ter, V, 17 ex., 
V, 20, ib. 49 et 60, VI, 1 bis, ib. 13, ib. 22, ib. 23, ib. 25, ib. 20, ib. 
42, ib. 44 in., ib. 47, ib. 48, VIT, 2, ib. 7, ib. 15, ib. 16, ib. 26, ib. 
29, VIII, 1 p. 324 Garet bis, ib. 4, ib. 13 ter, ib. 15, IX, 3, ib. 4, ib. 
0, ib. 10, ib. 13, ib. 30, ib. 34, ib. 35 bis, ib. 45 ex., X, 31, ib. 33 in., 
ib. 34, XI, 9 (c. coni. perf. IV, 23'excusauerunt se alii . . , dum uti- 
que ante annum et sex menses synodus fuerit i)raedicata, et Atha- 
nasius Romae degeret, exspectans iudicium synodale' — et ila etiam 
Cassiod. Var. II, 39 — ; c. coni. praes I, 13 'dum unum sit corpus 
ecclesiae, . . consequens est debere nos . . alterutris, quae apud sin- 
gulos aguntur, insinuare', YIII, 1). 



quitus interduserat nostra , doncc dauicula crucis 

aperiret'ur; clauicula a claua Cic. ail., a clauus Vitr. 

(cf. An. 18). 
COACTAEE: Lucr. (c. infin.), Ambr. in ps. 118 serm. 

19,1 cmn intcrduso spiritus commeatu spirandi ac 

respirandi commercia coadantur (coarctantur?). 
COACTio: Suet., al. Gai., al. Veg. u., al. Iulian. Pelag. 

ap. Aug. c. sec. resp. lui. VI, 8 primum Imninem . . 

coadionem ineuitahilem omnibus ex se oriundis intu- 

lisse peccandi. 
coaedificake: Cic. bis, Aug. quu. in Heptat. II, 113 

ubi gradus ipsi coaedificati ad corpus altaris utique 

pertinerent. 
jcoaedificatio: Aug. de Dulcitii quaestt. 4, 2 qui pacem 

illius maedificalionis adamauerit, id. in ps. 111, 1 

quisquis se ad opus Jmius coaedificationis et ad spem 

sandae firmaeque compaginis tanquam lapidem ui- 

uum ah Jmius mumli ruinosa lahe conuertit (cf. Eph. 

2, 22), ib. 2 (A p. 6*). 
COAETANEVS: App. et Tert ss. U.; S. S. uers. uet. et 

Vulg. , Hier, et Isidori singulos locos add. Ronsch 

Itala p. 122; Aug. Conf. I, 17, 21 prae muUis co- 

aetaneis et conledoribus mcis, Gaudent. serm. 17. 
f coaeternitas: etiam Ps.-Aug. ad fratrr. in eremo serm. 

15 (A p. 12 et 19*, C p. 24*). 
COCCINEVS: Petron., lustin., Lampr. Alex. 

(HA p. 20*), Fulg. Rusp. rcmiss. pecc. 

cidus. 
t coexsistere: Cassiod. (Epiph.) hist. tripart. I, 1 5 coex- 

sistit ingenito Deo Filius (A p. 12 et 19*). 
COGITATORIVm: Tert., Hier. Orig. iiiEzech. liom. 13, 1 

circa animae regionem. ubi cogitatorium , ubi intel- 

leduale consistit. 
coJiibitio: Aug. quu. euang. II, 19 pcccatoru7n, Conf. 

XII, 17, 25 quasi flucntis immoderationis (C p. 3*). 
coinquinatio: Aug. Acta cum Felice Manich. II, 16, 

[Hilar.] aiion. in lob I p. 22 non exorta est in vis 

praeuaricatio neque coinquinatio, alii (C p. 3*). 
COLLAVDATIO: auct. ad Ilerenn. et Cic. ss. 11., Cassiod. 

in ps. 32, 12 quos decti Bomini coUaudatio. 
*C0LLEGA transi. : Cic. (Metrodorus . . Epicuri collega 

sapientiae), Th. Prise. II, chr. 13 quae Jiuic passioni 

alii coUcgae proba esse fuerunt nttrstati. 
COLLICVLVS: App. s., Cassiod. in ps. 08, 37 paruus 

omnino coUiculus, sed nominis qualifnfe grandrscens. 
COLLIMITAKI dep.: Solin., Aug. gen. ad lit. III, 10 



40, GetU 
I, 21 funi- 



105 



des Sciences de Saint • Pétersbourg'. 



106 



superior pars acris . . coelo cui collmitatur coninmni 

pace coniiDKjitw. 
■f commasticare: Dynam. II, 35 radices eius (polygoni) 

comniastkatae dentium doîores tolhint, II, 115 al. 

(A p. 7*). 
COMMENDATICIAE S. (sc. literae): Aiigustus ap. Macr., 

Ennod. ep. VIII, 23 EleuÛierius in negotio suo . . 

ad amplHudinem lœstram a me commcndaticias 

spermiit. 
COMMENDATOR: Plin. ep., Vopisc. Prob. 2, [Fulg.] 

sermon, praef. adsunt angeli.. commendatorcs elo- 

quii et interprètes sacramenti. 
COlvmiGRATlO : Sen. , Hier. Orig. iu lerem. h. 14 di- 

misi Israël, et reliqui ciim in commigratlonem. 
COMMILITARE: Flor. (part, praes.), Cassiod. in ps. 34, 

12 qui potestati diahoUcae commilitant. 
■fcommitmtio: [Hilar.] anon. in lob I, p. 94 natorum 

supplicium atque comminufionem, ib. p. 102 sq. (B 

col. 19G). 
COMMiXTio: App., Aug. immort. anim. 17, doctr. christ. 

III, 32,al.,Compend.Vitruu 27iu., Cassiod. (Epiph.) 

hist. trip. I, 14, alii, (coniugalis) Fulg. Paisp. ep. 

1, 4 (quemadmodum id. admixtio 1, 12 maritaUs, 

ib. 3); al. commixtio Th. Prise, Marc. Emp., simi- 

literque Non., cf. C p. 4*. 
COMMVNICATOR : Tert., Aru., Cassiod. (Epiph.) hist. 

trip. I, 14 ex., II, 12 al., Facund. ep. fid. cath. p. 

868 Migne istis danmatorihus corumquc communi- 

ratoribiis, Libérât, breuiar. 18 quia non sufficeret 

Petro confderi Communicator em se esse ecclesiae ca- 

tholicar, ib. inf. p. 1029 M. (cf. ib. 'quidam et ad- 

ucrsantium et communicantium ei), ib. IG et 17. 
COMPILARE q. contundere fustibus: App., [Hilar.] anon. 

in lob I p. 80 laccratus compilatus contusus. 
COMPLACARE: Tiro ap. Gell., [Fulg.] serm. 70 sacrifi- 

cium, undc memn complaccm Dominum, Cassiod. 

(Epiph.) hist. tripart. VI, 1 cogitare coepit, quemad- 
modum sibi populum complacaret. 
completimis: Aug. in ps. 39, 12 ahlata suid uerha pro- 

missiua, data sitnt complctiiia, ib. inf. (C p. 3* et 
24*). 
COMPOSSESSOR: Tert., Aug. in ps. 30 serm. 1,14 ui- 

cini tui, . . composscssoris tui, gloss. 
COMPOTATIo: Cic, Aug. de lîustic. 4 intcr ronuinia et 

compotutiones diurnas. 
^ comprrhcns'Mdas: Fulg. Rusp. AdTrasini, il, 1 rum 



ipsam rationalem creaturam plena suac comprehen- 
sihilitatis ugnitio, creatori quidem comprehensihilis et 
finita, sibi tamen incomprehensibilis atque infinita, 
lassaret (A p. 22*). 
COMPVTATOR: Sen., Aug. lib. arbitr. II, 20 ratio et 
ueritas numeri omnibus ratiocinantihus praesto est, 
id omnis eam computator sua quisque rations et in- 
telligentia conetur apprehendere, id. Ciu. D. XH, 12. 
concertator : ad I s. u. add. Cassiod. (Epiph.) hist. tri- 
part. I, 14 unanimes atque concertatores nobiscum 
contra eorum uesanam estate praesumptionem. II, 7. 
concipilare: Naou. fr. et Plant, s., Claudiau. Mamert. 
de statu animae II , 11 fas tamen est multimodo 
ueritatis gaudio falsiloqui ceruiculam salubri conci- 
sione concipilare. 
coHcisio: Aug. de quantit. anim. 64 in concisione quo- 

rundam corporum (C p. 3*). 
CONCLVSIVNCVLA : Cic, Aug. Soliloq. I, 1, 1 quod inue- 

nis paucis conclusiuncidis breuiter collige. 
CONCOMiTARi: Venant. Mise, VIII, 6, 158 Caesario 
concomitante, 7, 184 concomitando ; part. pass. vel 
adi. concomitatus Plaut. 
concursio: ad I s. u. (ubi scr. oppositorum) add. Ps.- 
Soran. quu. m éd. 197 de concursionilus uel acci- 
deniïbus id est symptomatibus. 
concvssor: Tert., Ennod. paneg. Thcoder. p. 301 

éd. Sirmond (Par. 1611) quasi orbis concussor. 
confermentake: Tert., Rustic contra Acephalos p. 
1203 t. 07 Patrol. (lat.) éd. Migne non dixit, Deo 
quidem confuso, homine uero confernientato. 
CONFIGVRATIO: Tert., Aug. de quantit. animae 38 ma- 
chinamentum (neruorura) confyuratio quaedam cor- 
poris coaptat, temperatio modificat ualetudinis, con- 
firmât exercitationis industria. 
CONPIRMATIVE: Tert., Cassiod. in ps. 86, 5 sequitur 
'et homo factus est in ed , quod iam confirmatiuc le- 
gendum est, in 96, 1, Prise, Isid. eccl. off. II, 11, 3; 
adi. Ambr., Hier, in lob 33 prdbabiliter et confir- 
matiuo modo, schol. luu., Gramm. 
*CONFISCARE aliquem: Suet., Dig. XXVII, 3, 9, 6, 
Cassiod. (Epiph.) hist. trip. VI, 7 confiscatis patri- 
monia sua rnstituit al. 
confoedcratio: Aug. c. Faust. Manich. XXIII, 8 2}ropter 
animorinn ronfordcrationem, c. nuptialis id bon. cou- 
iiig. 7 al., coniugalis Fulg. Rusp. op. 1, 7 (C p. 4*). 



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lOS 



30 



*CONGELARE intr. transi.: Cic. ep., Aug. de ord. I 
in torporcm inertiae congelabitis. 

congeminatio: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 23, 11 
quod apîid Graecos dicUw anadipîosis, apudLatinos 
congeminatio didionis, in 24, 2, in 121, 3. 

congeneiîake: Att. tr., Aug. c. sec. resp. lui. VI, 20 
mala aitn quïbus nascunlur homines, quae congene- 
rari hominibus in paradisi felicitate non possent, 
profedo nisi de paradiso exisset nalura uitiata, nunc 
eis congenerata non cssent; part. perf. etiani Varr. 
et Col. 

CONGLOBATio: Sen. Tac. («rariss.» Freund), Aug. gen. 
ad lit. I, 4 congregatione et conglohatione minutissi- 
marum guttarum, Cassiod. in ps. 67, o ex flmnma 
surgens tenehrosa conglohatio. 

conglidinatio: ad I s. u. ind. Aug. in ps. 68 serm. 1, 
3 consortium quoddam animae et corporis et quandam 
in Jiis duohus fmniliaritutem congïutinationis atque 
compaginis. 

CONGREGABILIS: Cic, Ambr. Off. niinistr. I, 27, 128 
succedit, ut omnium gênera animantium congregabi- 
lia natura sint. 

*conscriptor (au-yYpaçsûç) : Cassiod. (Epipli.) hist. tri- 
part. I, 3 Clemens et Egesippus.., Africanusque 
conscriptor (se. historiarum), ib. conscriptorem omnia 
decet ueritatipostponere, et aliquoties in eod. capite, 
V, 45 Eplircm, coyiscriptor egregius opud Syros, 
II, 11 (A p. 7*); — sim. conscriptio Cassiod. 
(Epiph.) h. trip. I, 3 'ut autem nullus ignoratione 
rerum accuset mendacem esse conscriptionem', Ar- 
nob.; cf. conscriptuni subst. Facund. ep. fid. cath. 
p. 870 t. 67 Migne si quis défendit impium Theodo- 
rum et impia eius conscripta, et ib. iiif. ; cf. et 
t*dictatio Ennod. ep. III, 31 'scindit nubes cloquii 
mens dictationis interpres', Cassiod. Var. XI praef. 

conscctatio: ad I s. u. ind. lui. ap. Aug. c. sec. resp. 
lui. IV, 55 hanc ecclesiarum contamimdionem, quom 
de Manichaei consedatione iiomuisti. 
■}[ consededus, u: inc. de assunipt. B. Virginis 7 ut . . 

ab eius. . non recesserit consedutu (C p. 6). 
consiliatrix: [Hilar.] anon. in lob II, p. 188 uxorem 
esse oportebat omnium bonorum consiliatricem atque 
suffragatricem, Ps. Ambr. serm. 27, 2 (C p. 4*). 
consimilare: [Hilar.] anon. in lob I, p. 86 quem . . 
fulguris igni consimilans, II, p. 131 al. (C p. 20*); 
— similare (ib.) est etiam [Aug.] serm. II ad catech 



2 ' comparatus es iumentis insipientibus, et simïlatus 
es mis (Psalm, 48, 13, ubi Vulg.: similis factus 
est, uers. ap. Aug. anim. orig. IV, 2: assirailatus). 
cONSPERSio: concr. Tert., abstr. Pall., Rufin. Clément. 
Recogn. III, 55 populum conspersione sanguinis con- 
secrare, Isid. Sentent. III, 5, 25 secundum humoris 
conspersionem, ib. 26. 
CONSTRICTIVVS: Gaig. Mart. medic. ex pom. 11 sorha 
et praecocia poma eorum uiscida et constridiua sunt, 
ib. 9, Coel. Aur. ; — constrictio Pall., Macr., Th. 
Prise. II, 1 (uentris) al., C. Aur. tard. I, 1, 48 al., 
Rufin. Orig. in Cant. II, p. 416 'redimicula dicit 
constrictiones uel connexiones monilium'. 

consuetudlnarius: Cassiod. Var. IX, 10 quidquid u 
uobis supra consuetudinariam functionem augmenti 
nomine uel petebatur uel constat exactum, Uberalitas 
noStra concedit al. (C p. 4*). 

CONSVMMATOR: Tert., Cypr. (laps. 7), Vulg. Hebr. 
(Rônsch p. 56), Bonifac. pap. II ep. 1 auctor con- 
summatorque fidei. 

consumptio: ad I s. u. ind. Aug. in loann. tract. 41, 
12 quae est perfectio boni, nisi consumptio et finis 
mali», tr. 49, 10. 

CONTEMPORALIS: subst. Tert., adi. Mar.Mercat. Nestor, 
serm. 12. 12 et Deitatem, carni contemporalem non 
audens facere. 

contenebrare: S. S. uers. ant. et Vulg. et Tert., 
Aug. in ps. 57, 22 quid intersit inter contenebratmn 
oculum cordis et oculum iUuminatum cordis al. 

continue: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 69, 5 qtn con- 
tinue acejuirere gratiam Ditiinitaiis eocoptant, in 1 18, 
31. 

CONTINVITAS: Varr., Cassiod. in ps. 1,2 est et alibi 
praedicata ista coniinuitas. 

cuNTRiSïATio: Tert., Cassiod. in ps. 68, 22 hic non 
istam contristationemfidcli'im debemus accipere, Hist. 
tripart. II, 11. 

CONVECTARE: Verg. bis. Tac. s., Egesipp. Bell. lud. 
IV, 13, 2 conuedatum in castellu frumentum, Rufin. 
Basil, tract. 4, 1 grauiora supplicia coacerual et con- 
uectat ingraiis, id. Clem. Recogn. VII, 6, Coripp. 
lohann. VI, 238. 

conuelare: [Fulg.] serm. 1 quam suscepcrat in imagine 
sub tentorio conuelante (C p. 4*). 

CONVENTIONALIS: Dig., al. Cassiod. Var. VII, 39 tui- 
tionem tibi nostri nominis quasi aalidissimam tur- 



lOO 



des Scioiie(>9 de Saint- P<^<erMl>our|t°. 



IIO 



rem contra inchtilcs impctus et comientionalia detri- 
menta nostra concedit auctoritas. 

conuersibilis: Aug. nuis. V, 13 (A p. 15). 

conuocatio: ad I s. u. add. Aug. in ps. 81, 1 sme guod 
intcr congrcgatioHcm , unde Si/nagoga, et conuoca- 
tionem, unde Ecclcsia nomcn accepit] distct aliquid. 

cooperimcntimi : Bass. ap. Gcll., S. S. uers. ant. (C 
p. 4*), Aug. de gen. c. Manich. I, 22, 33 allcgoriae 
coopcrhncnio ahlato al., et quos cit. Ronsch p. 22. 

fcoopifcv: Mar. Mercat. exccrptt. Nestor, collect. ait. 
19 coopificem Dei (B col. 199). 

CORONALIS: App., Cassiod. in ps. 93, 14 nunc asserit 
non cssc repcUendttm, qucm propter coronale prae- 
mium paruo tempore commémorât esse fatigatum. 

CORPOBALITAS: Tert., Cl. Mam. an. B n. 17, Cassiod. 
de anima 2 p. 629 Garet. 

corporafio: Tert. (caru. Chr. 4 'si uequc ut inipos- 
sibilem neque ut periculosam Deo répudias corpo- 
rationera' h. e. incorporationem , incarnationem). 
Cl. Mamert. an. II, 3, 5 (homo) in corporationem îr- 
rationahïlïum protoplasti lapsitspeccato, M- Cap. Isid. 

CORRVPTIBILITAS: Tert., Anibr. Abrali. II, 1 1 , 85, Aug. 
Trinit. IV, 3, 5 corruptïbïl'das, per qtimn fit et ani- 
mac a corpore ahscessus, Ciu. D. XIII, 20 al. 

CORTICOSUS: Plin., Aug. in ps. 30 serm. 2, 6 ligmim 
. . adliuc nodosiim . . et corticosum, quod doktur, 
ascietur. 

crapulafiis: [Fulg.] serm. 75 (C p. 4*). 

CRASSITAS: App. mund., [Appui.] Polemon. Thysiogn. 
p. 133 Rose cmn crassifate lahiorum (unus cod. 
crassitudine); — crassities App. Met. 

■fcrepatio: Ps.-Soran. quu. medic. 247 quid est fractu- 
ra? decisio uel crepatio ossis (A p. 18). 

fcrucifixor: Aug. in ps. 58 serm. 1, 15 expauenmt 
crucifixores CJiristi, id. in ps. 73, 5 func aliquot 
millia de ludaeis ipsis Cliristi crucifixoribus credi- 
denmt, [Fulg.] serm. 43 (B col. 199). 

CRVENTATio: Tert., [Hilar.] anon. in lob I p. 101, 

[Fulg.] serm. ^G'passinms cruentafione. 
CVBITVEA: Plaut. fragm., Dynamid. I, 49 alind pa- 
pauer . . minoris est rigoris, quod patdatim cubittira 
decoxit. 
t CVIVSM0DICVNQ7E : Cic. pro Cluent. 6, 17 codd. 
plurr., Aug. de gen. ad lit. 3, 10 ct'ia7n ipsam- ma- 
teriam, cuiusmodicunqiie sit, non posstmvs dicere 
non ah lo f'adam. 



CVRSIO: Varr. , Aug. doctr. christ. II, 30 uel quarum 
(artiura) omnis effectusest actio, sicut saîtationum et 
cursionum et luctamimim. 

decaluare: [Fulg.] serm. 69 perrexerunt decaluati, re- 
deiint coronati (C p. 5*)- 

DECIMATIO: Capitolin., al. Aug. quu. iu Hcptateuch. 
V, 18 deciniationes omnium fnictuum, 28, gen. ad 
lit. X, 20, 35. 

declamatiuncida: ad I s. u. ind. Hier, in 0sec I, ad 2, 
16 et 17 oratoriis declamatiunculis luderc. 

decoloratio: ad I s. u. add. Aug. de un. bapt. 15 quasi 
innocentia Caeciliani (iudicio absoluti) iiidicis deco- 
' lorafionc fuscefur, C. Aur. tard. II, 1, 9. 

decorficare: ad I s. u. ind. Vulg. loel 1 , 7 ficum meani 
decorticauit, Hier. comm. in loel ad 1. 1. 

DECVBARE: Fab. Pict. ap. Gell, Ven. Fort. Mise. III, 
4 me . . Utorali diutius in margine decuhante. 

DEFECTIVVS: Tert., Aram. XX, 3, 4, Aug. in ps. 122, 
1 2 infirmitas ulique defectiua: quocunquc se uertcrit, 
déficit, C. Aur., Gramm. 

dcflorarc: Cassiod. Inst. Diu. 30 ut in libro . . qui in- 
scribitur de orthographia ad uos dcfloratae regtdae 
penienirent al., — et eodem modo defloratio Cas- 
siod. (Epiph.) hist. trip. XII, 5 Cyrillus Alexandri- 
nus episcopus deflorcdiones quasdam lihrorum Nesto- 
rii faciebat, eum furbare miens, quae totidem ferc 
uerbis leguutur ap. Libérât, breuiar. (C p. 5*), sim. 
Tert. «adu. Valent. 12», al. Ambr. 

*r)EFORMATlo(i».op9oatç): Hygin., Firm. math., Rufin. 
Orig. Tz. àpx"'^ I, 2, 2 in hac sapientiae subsistcntia 
omnis uirtus ac dcformatio fnturae inerat creaturae, 
11,11,4. 

DElFicvs pass. : Tert. (Apol. 11 'illum deum deificum , 
— h. e. allectum in diuinitatem), S. S. Prou. 2, 17 
'et tostamentum deificum (Aug. Spec: test, diui- 
num) oblita est' (Ronsch p. 224), Aug. patient. 17 
illa (patientia) terrena est, ista coelestis, . . illa dia- 
bolica, ista deifica, Innoc. pap. I ep. 2, 2 discipli- 
nam deificam populum erudire dcbemus, Reg. Bene- 
dicti prol. apertis oculis nostris ad deificum lumen, 
C. Aur., alii^). 



3) Ad significatiouis genus cf modificns (= modificatus) Aus., 
serenificus inscr. metr. (coelum), ^, uersificus Solin 11, 6 'studium 
musicum inde coeptum, cum Idaei Dactyli modules crepitu ac tin- 
nitu aeris deprehensos in uersificum ordiuem traustulissent', regi- 
ficus (luxns) Verg., Ambr. 



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Bulletin de ryicad<^niio Impërialo 



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DELECTAlilLITEU: Gcll., Aug. Ciii. D. XIX, 1,2, doctr. 
christ. IV, 11, 26, compar. id., Cl. Mam. an. I, 23 
ngitur anima . . ci d. et pocvaliter; — adi. I s. u. 
UELETicivs: Vlp., inc. (sec. V) contra Fulgcnt. Donatist. 
1 2 liahes Vidorem . . quatuor cuangelia ueluti clele- 
ticia comhurentem. 

■fdcîiciose: Antliim. obscru. cibor. 24 ad uiros ddi- 
ciose uiitcntes et diucrsa cïborum sumentcs (A p. 10"); 
— adi. Anibr., Aug., ut de gencs. c. Manich. II, 
9 in. 'quoniam in nemoribus deliciosa quics honii- 
nura esse solef, de gen. ad lit. VIII, 10 'positus 
esthomo in paradiso, ut oporarctur cundoni para- 
disum . . per agricuîturam non laboriosam, sed de- 
liciosam', Salu. Auar. II, G 'diuitem non uult, quam 
deliciosam esse non patitur', Petr. Chrysol. serm. 
54 'ut adulesccntiae laborcs senectus deliciosa com- 
penset\ Sedul., M. Cap., Ven. Mise. III, 14, 11 
(ager), ail. 

demptio: ad I s. u. add. Non. p. 127" Gerl. et Roth, 
S. S. uers. ant. Exod. .35, 29 {àt^atçz^a) ap. Aug. 
quu. in Hept. II, 168 al. (Ronsch p. 72). 

DEMVTATIO: Cic. rep. s., Tert., Hilar. in psalm. 128, 
c. 9 in poenalcm cnrporis sensum amissa resurrec- 
tionis demutatione rcdeuntes, Ps. Hier, in lob 15. 

depalare: Cassiod. (Epipli.) bist. trip. III, 2 accusaue- 
nmt Sijmeonem, tanquam amiciis csset Caesari Ro- 
manorum, eique Persarum ncgotia depalarct (C p. 
5*). 

DEPASTIO: Plin., Cassiod. in ps. 79, 13 ut gcntcm et 
ciidtatem quasi hcrbarum pahtda ferribili depastione 
consumèrent. 

DEPECVLATOR: Cic, Ambr. in ps. 40, 27 depositi ui- 
dualis. 

DEPLVERE: TibuU., Cassiod. in ps. 104, 40 cottirnices 
in modum imbris densissimi deplucbant. 

DEPRECATRIX: Tert., Aug. bon. coniug. 10 delicti. 

fderasio: Ps.-Soran. quu. medic. 246 (A p. 20). 

derisio: [Hilar.] anon. in lob II, p. 191 quae . . Sam- 
son . . in derisionem atque in mortem tradidit al. 
(C p. 5*). 

DERISORIVS: Marcian. Dig., Vlpian. ib. (Ronsch p. 1 38), 
Cassiod. in ps. 101, 9 ut, qui apcrtis terrorïbus non 
cedunt, derisoria magis increpatione flectantur. 

DESCRIPTIVNCVLa: Sen. Suasor., Adaman. locc. sanct. 

I, 22. 
DESLDERANTER: Hier, in ps. 37 desideranter expeto me- 



dicum, Cassiod. Inst. Diu. 32 al., Ven. uita Hilar. 
I, 13, comp. iam Fronto, sup. Ven. Mise. X, 3. 
despcctio: ad I s. u. ind. S. S. Ps. 122, 4 ap. Aug. c. 
lui. m, 21, 48 et Vulg., C. Aur. tard. I, 4, 114 
ex alto d. 
DESPICIENTIa: Cic, Ambr. Off. ministr. I, 50, 246 
ad despicientiam opum informatus atque institutus al. 
DESTITVTIO: Cic. bis, Suet. s. («rariss.» Freund), 
Ambr. in ps. 118 serm. 10, 2 cuius (Hierusalem) 
praccessit desolatio ac destitutio, ut postca sequcretur 
confessio, id. ib. serm. 14, 16 inoina facuUatum, 
destitutio filiorum, folcrantia uulncrum (agitur de 
lob), offic. ministr. I, 47, 229 perturhatio tollit 
constantiam, destitutio prodit ignauiam, accusât pi- 
gritiam. 
*DESTRVCTI0 transi.: Quint., Iulian. ap. Aug. contra 
sec. resp. lui. I, 104 ad destructionem totam dogma- 
tis tui jjroficit, ut . . 
detestator: Tert., Aug. in loann. Ep. ad Parth. tract. 

1,11 daemoniorum et idolorwm. 
detractor: ad I s. u. ind. Aug. coni. adult. I, 16 

cltristianae fidci detractor es al. 
detruncatio: ad I s. u. add. Aug. c. sec. resp. lui. VI, 
18 quis enim, quodlibet membrum si uoluntate sibi 
amjmtat, non amittit naturale incolumitatis bonum, 
et sumit inreparabile detrmicationis malum?, Cassiod. 
Var. VII, 13 detruncatione membrorum. 
DETVMESCERE: Petron., Stat., Aug. in ps. 29 cnarr. 
2, 7 tanquam. reddens exsufflationcm , qua detumes- 
ceret. Non Jiaberes, inquit, in me potestatem , nisi.. 
(lo. 29, 10 sq.). 
DEVINCTIO: Tert., Ennod. ep. III, 10 tune diligcnti 
mutuae deuinctionis usu polita (caritas) fulgcrct, III, 
15, IV, 17, VIH, 12 in. al. 
DEVITATIO: Cic. ep., Aug. de mendac. 9 quod non in 
peioris deuitationc facicndmn sit, gen. per lit. VIII, 
1 6 quis pecora docuit deuitationcm mortis , nisi sen- 
sus iiitae? al. 
DEXTRALE: Cypr. hab. uirg. (13), Cassiod. (Epiphan.) 
bist. trip. X, 20 praedam circa nmlierum ornamenta 
faciebant, zonas aureas, dextralia, monilia, lauato- 
ria . . auferentes; — dextraliolum Vulg. ludith, 
dextralis subst. Isid., gloss. 
\diacalamintlies: PI. Val. (A p. 20), Dynam. II, 38 
ex ea (nepeta) fit antidotum, quod diacalamtis dicitur 



113 



des Sciences de Saint -P(^ter.«tboiirg. 



114 



(sic calaratis pro calaminthe ib 'calaintis hoc est 
nepetae folia , 37). 

diff'erenfcr: ad I s. ii. ind. Hier. Orig. in lorem. hom. 
5 hacc differcntcr d narie in Scripfnris diamtur. 

DIFFVSIO: Sen., Aug. saep. ut in ps. G7, 3 G caritutis 
in corde, gen. ad lit. V, 23, 44 ramorum, in ps. 
44, 4 maris, it. M. Cap., Egesipp. (C p. G*). 

digcstus, us: ad I s. u. ind. Ambr. in ps. 118 serm. 
12,8. 

DIIVDICATIO: Cic, Aug. in Galat. 37 iam ista carna- 
lia spirituali diiudicatione contcmno, Conf. XIII, 18, 
22 m abdito diiudicationis Tuac. 

dilatatio: Aug. quu. in Hept. II, 107 quoniam ista di- 
latât io (Psalm. 17, 37) jjcr yratiam fit Dei, . . non 
per nos i2)sos . . al., lui. ap. Aug. c. sec. rcsp. lui. 
VI, 29 extra formidinem famis possessionum dila- 
tatione (C p. 6*). 

DILECTIO: Tert. (apol. 39 et saep. al.), Quint, decl.. 
Hier, in Gai. I, ad 3, 6, in Tit. 1, 1 et saep., Aug. 
in ps. 32 serm. 1 , 6 dilectioncm Dei . . et proximi 
al., Salu. ep. 4, Sidon. ep. VI, 1 de apotheca diledio- 
nis altissimae scctandac nobis humilitatis propinare 
mensuram, III, 2, 3 in,, V, 9, 11 .., Cl. Mam. an. 
I, 24, 2 et S. S. I Io. 4, 8 ib. Deus diledio est 
(Vulg. charitas), Ennod. dict. 9 al., alii; — dilector 
App. Tert., Aug. in ps. 76, 7 dilcctores niundi. 

dimidiare: S. S. ps. 54, 24 non dimidiabunt dies suos 
[G p. 6*). 

DIKEMPTIO: Val. Max., Aug. lib. arbitr. III, 70 di- 
reinptionem se fugcre nnitatemque appctere, id. de 
fide et opp. 16, 28, c. Petilian. I, 25, 27, Ciu. D. 
XHI, 2 al. 

DIREPTOR: Cic, Ambr. in ps. 118 serm. 17, 16 furcs, 
direptores. 

DISCEPTATRIX: Cic. S. Lampr. s., Aug. Conf. VI, 2, 2 
ut mirarer qtiam facile accusatrix j)otius consuctu- 
dinis suae, quam disceptatrix illius prohibitionis ef- 
feda sit. 

DISCOLORIVS: Petron., Cassiod. Var. I, 6 discolorea 
crusta tnarmorum yratissima pictiirarum uarietate 
texantur. 

DISCOKDIOSVS («âusserst selten» Freund): Sali, s.. Hier, 
ep. 144, 3 d. contenfio, Aug. uer. relig. 3 dicitiir 
discordiosis 'diligite inimicos uestros (Mtth. 5 , 44), 
de bapt. IV, 18, 25, de agone 29 al., Sidon. 

disertitudo: Aug. in ps. 36 s. 3, 6, Cassiod. in ps. 

Tome XIX. 



106, 38 7îîdla . . disertitudine gloriosos al., id. Var. 
IX, 25 disertitudo didorum (C p. 6* et 25*). 

fDlSIECTlo: C. Aur. août. II, 32, 172 disiectione occul- 
ta, quam Graeci àSTjXov ^taçopYjajv uocant, 33, 175. 

DISPARATIO: Vitr. s., Amm., lui. ap. Ang. c. sec. rpsp 
lui. IV, 122 disparatio inter te et louiniammi. 

DISPARILITAS: Varr. -Gell., Aug. c. serra. Ariau. c. 33 
in creaturae disparilitate et infirmitate, Ciu. D. XI, 
10, 2 al. 

jdispensatiuus: Aug. ep. 82, 24 utritm ucrum seri- 
pserit, an forte nescio qua dispensatiua f'alsitate nien- 
t/tus sit (C p. 6*); adu. quoque Aug. ib. 19, 21 
(cf. 28). 

DISPERTITIO: Tert., Aug. gen. ad lit. V, 10 units fans 
. . per omncs dispcrtitiones suas ascendcns de terra 
et irrigans omnem faciem terrae. 

dispositor: Sen., Lact. (Gg.), Aug. Ciu. D. XIV, 26 
sub illo creatore ac dispositore al., Firm. math. III, 
15, 22 piûjlicarum religionum dispositorcs , Hier. (?) 
in ps. 49 unum ueteris nouique Testamenti esse dispo- 
sitorem, Ven. Fort. Mise. VII, 16, 26, Coripp. 

DI.SPOSITVS. u: Tac, Coripp. laud. lust. Aug. min. I, 
138 (cuni . . regeres diuiua palatia patris. .) dispo- 
situ iam Caesar eras. 

mSPVDET: Plaut., Ter.; App. (add. Gg.), Cl. Mam. an. 
ni, 9, 1 ex. 

DISPVTATOR: Cic. Off. et Val. Max. ss. 11. («àusscrst 
selten» Freund), Ambr. Hexaem. IV, 4, 14, Aug. c 
Cresc I. 14 sicut grammaticus a uderibus latine 
dictus est literator, ifa qraece dialecticus multo usi- 
tatius et tolerabilius latine dicitur disputator, id. c. 
Iulian. I, 4 id in nos uclut artifex disputator insilias, 
raendac. 10, et al. saep., Victric laud. sanct. 1 1, 
Ennod. cp. IX, 28. 

dissertio: Rufin. Orig. tu. àç^w I, 5, 1 imst cam dis- 
scrtionem, quam de Pâtre d Filio et Spiritu sancto 
. . breuiter digessimns, Iulian. ap. Aug. c. sec. resp. 
lui. IV, 69 (C p. 6*). 

IdISSERTOR: Non. (p. 224* cd. Gerl. et Roth), Aug. 
raendac. 10 disscrtori ac disptdatori atquc praedica- 
tori rerum aeternarum. 

distensio: Aug. Trinit. V, 1, 2 niolis, Laurent, hom. 
1 uides, quanta distensio est in sinistro et dextro? 
(A p. 23 et 19*); — distcntio: Aug. in ps. 44, 4 
aeris, C. Aur. tard. I, 4, 66 corporis, ac. III, 6, 61, 
63 al. (C p. 6*). 

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lia 



Bulletin do l'/&cad^mio Impériale 



116 



DiSTORTîo: Cic, Cels. s., Aug. ner. rel. 40, 75. 
disirihutor: Aug. quaostt. 54, 2, Cass. Var. IX, 25 
suarum rcrum distrihuior egrcgius, XII, 20 (I et C 
p. 6*). 
dolositas: Aiig c. aduers. Leg. et Propli. II, 42 ucr- 

sipdli dolosUatc al. ((' p. 7*). 
duricors: Adaman. locc. sanct. III, 5 quidam stolidus 

et duricors liomo (A p. 10*). 
ehriositas: ad I s. u. add. Aug. et in ps. 75, 3 jmnit 
iUc cbnosum, tu laudas ebriosifMem, de sancta uir'gi- 
nit. 53 al. 
ECSTASis: Tert. «an. 45» al., S. S. Gen. uers. ant. 
(Ronsch p. 242), Aug. gen. ad lit. VIII, 25 in ali- 
quo exccssu spiritus , quod gracce. dicitur ecstasis , et 
nos co uerho iam utimur pro latino, 27, 49 al. 
effedio: ad I s. u. ind. Aug. gen. ad lit. op. impcrf. 
16, 56 non separaiim fuisse diclionem ci separatim 
effedionem, sed utrumquc simul al., effector Aug. 
etiam Ciu. D. VIII, 9 rerum creatarum al., Arabr. 
in ps. 1, 9 silentii al., effectrix et Aug. Ciu. D. 
XII, 9, 2 quomodo esse potuit niala uoluntas honac 
uolmitaiis effedrix? 
effediuus: ad I s. u. ind. Aug. c. serm. Arian. 12 ut 
manum Dei . . secundum effediuam uirtutcm . . cogi- 
temus, Bocth., Grom. 
EFFICIENTIa: Cic, Lact. opif. Dei. (add. Gg.), plur. 
[Hilar.j anou. in lob II ex. mors apud Toh mortua 
est mm omnibus efficientiis suis, lui. ap. Aug c. sec. 
resp. lui. VI, 37 oportd Jianc efficientiam tanti esse 
mystcrii, ut omnes iiiimici iustitiae sub diuinis pc- 
dibus coUocentur. 
EFFLOKERE: Tert., .(Vulg. Ps. 131, 18 (efflorebit)», 

Ambr. ep. 2, 8 (effloreant). 
EFPRACTVEA: Paul. Dig., Aug. catcch. 16 in furtn et 

cffracturas prosiliunt. 
effrenatio: ad I s. u. add. Ennod. ep. VII, 25. 
ELECTOE: auct. ad Herenn., Ambr. Abrah. I, 3, 13 
(infirmior amoeniora eligit, utiliora fastidit) . . si in- 
sipiens sit dcdor, mit cocu m eliqit aut uocalem.., 
réfutât titiliorem, Aug. c Fau=;t. Manicb. III, 5 non 
amant sandi suos eledores, si suorum sociormn eos 
inuenerint dcscrfores, XXII. 81. 
ELOQVENTER: Plin. ep., Aug. c. sec. resp. lui. VJ, 14 
ille conflidus , quem (Cyprianus) diligenter et clo- 
quenter cxplicat. 
■felucubratio: Ennod. dict. 12(inundae nitorera familiae 



scruando obscenam prosapicm peregrina luce per- 
funditis. Deo proxima res est iiestro infusa bene- 
ficio,) dtimjaer cursus elucuhrationis'traditae , ne op- 
timi dégénèrent, et ut mali dégénèrent, salua stemma- 
tîim ueritate praestatur (B col. 201). 
EMiGRATTo: Vlp., Adaman. uita Columbae III. 27 

die/m meae de mundo emigrationis, ib. 26. 

ENARRATOR: Gell., Cassiod. in ps. 21 , 1 sapicnfine 

magisfer consuhstantiaUs Pafri d enarrntor Fafris. 

f episcopium (è-KiGy.ov:dc)^): Cassiod. (Epiph.) hist. trip. 

VIIT, 1 ex iiinere fatigatos ad episcnpium duxit , d 

npposita mensa pauif ; al. (q. munus episcopi) C p. 7*. 

EQVITATIO: Plin., S. S. Abac 3, 9 iuxta LXX ap. 

Hier, in 1. 1. ascendens super equos tuos, et cquitaiio 

tua salus. 

ERADICATio: Tert., Aug. Ciu. D. XIX, 23, 5 ne in- 

ohcdientes eradicatio consequatur. 
ERECTIo: Vitr., Aug. in loann. tract. 40, 8 cclsitudi- 
nem, credionem, nuUam defedionem, aeternam sta- 
bilifatem. 
■fcrecfor: Aug. c. Petilian. I, 10, 11 eredores altaris 

(A p. 26). 
ERICIVS propr.: Varr., Ambr. Hexaem. VI, 4, 20 eclii- 
nus iste terrenus, quem uulgo ericium uocant. Hier, 
in Abac. Il, ad 3, 17, Cassiod. in ps. 103, 18 'refu- 
gium erinaciis\ . erinacius est quem uocamus ericium,. 
EROGATOR: Tert., Aug. in ps. 38, 5 in illum fincm, 
quo dicturus est bono erogatori dominus ' intra in 
gaudimn domini tuï (Matth. 25. 21), serm. 340, 
4, Cod. lust. 
erroncus: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 70, 24, Hist. 
tripart. VI, 36, ib. 44, VII, 35 dacmon quidam 
erroneus (V aienti) persuasit ut.., XII, 9 al. 
ERVBESCENTIA : Tert., Aug. in ps. 30 eiiarr. 2, 5, 
Aug. (?) ad fratres in eremo serm. 26 abscondit se 
. ., quod erat signum doloris et erubesccntiai'. 
*ERVPTI0 t. t. mcdic: Plin., Cels VII, 3, 4, Scrib. I, 
83, Th. Prise I, 20 sin . . plus excreuerit acrior 
eruptio (uulneris sponte nati ex importune humore). 
ESSENTIa: Quint, (ut II, 14, 2 'haec interpretatio non 
minus dura est, quam illa Flauii essentia atque en- 
tia'), cf. Sen; «ep. 58»; Aug. uei'. relig. 31 iU esse 
primam uitam et primant essenfiam, ubi est prima 
sapientia, ib. 14, anira. orig. II, 5, 9. 
EVANGELIZATOR: Tert., Hier, in Mattb. I, ad 10, 9 
sq. euangelisatorihus ueriiatis. 



117 



desi i^cic'iifceM de Siaiiit>Pétersl>uurfj|;. 



lis 



EVAPOKATlo: propr. Seii. Gcll., transi. Cassiod. iu ps. 

118, 171 euaparatio ista de imis mentihus ucnit. 
EVIDENTIA: AUg. iu ps. 54, 20 quomodo in haeresi 
permanehit ad tantam cuidcntiam sundae Caiholicae 
..?, cous, euang. I, 31, 48, — ut 1. 1. rhet. (= évâp- 
•Ysia) Cic. et Quiut. 
exaalificatio: ad I s. u. add. Anibr. in ps. 118 sorm. 6, 
24 intra parietem Legis et propheturum spiritalium 
lapidum exacdificationc fundatum al. 
EXAGGERANTER: Tert., Aug. in ps. 118 serni. 27, 9 
tanquam exaggeranter dicerel transisse se flendo fon- 
tes aqmrum. 
EXAGGERATVS adi. : comp. Gell. , superl. Cassiod. in 
ps. 22, 9 desinens in exaggeratissimam summitatem; 
— f adu. compai'. Aug. c. epist. Manich. 34, 38 ut 
. . magnum malum esse clamaret, tcmto scilicet exag- 
geratius, quanto timidius. 
EXAGIïATOR: Cic, Aug. in ps. 80, 11 habebii multos 

exagitatorcs, multos insuUatores. 
EXALBAEE: Tert., Dynam. II, 37 cicatricibus nigtis ad- 

posita exalhat eas. 
exapeeire: Tac, transi. Aug., Cassiod. in ps. 36, 6 

fulgor Dei opermn nostrorum qualitates exaperit. 
excogitatio: ad I s. u. add. Ambr. de uirginit. 16, 100, 
Cassiod. Var. I, 17 munitio efficitur praeualida, si 
diiitina fuerit excogitatione roborata. 
EXCVLTOR: Tert., Cassiod. (Epiph.) hist. tripart. II, 

22 tyrannicae crudelitatis excultor. 
EXERCITATOE: Plin.. Cassiod. (Epiph.) hist. tripart. 

II, 24 exercitatorem pietatis et castitatis egregium. 
EXHIBITOR: Non., Arn., Aug. in ps. 36 scrm. 1, 7 
p-omissorem adhuctenes, exhibitorem autem exspectas, 
in 44, 2 aurem accommodent promissori, credant 
exMbitori. 
exinanitio: ad I s. u. add. Fulg. Rusp. de tide 20 ex. 
neque enim aliud fuit illa summi Dei exinanitio, nisi 
formae struilis, id est humanae naturae, acceptio. 
EXITIO: Plaut., inc quu. ex nouo Test. 91 probatum 
est Christiim a Deo exiisse . ., ut per liane exitionem 
Filium istum Dei credere non esset ambiguum, ib. 
97 p. 2293 t. 35 Migne. 
EXPIATOR: Tert., lulian. Pelag. ap. Aug. c. sec. resp. 

lui. IV, 108 libidinum expiator. 
explatm, u: lui. ap. Aug. c. sec resp. lui. VI, 17 

doloris et internae aegriiudinis expiatu (C p. 7*). 
EXPLANATOR: Cic, Aug. c Secundin. 10 mdlo ex- 



planatore desiderato, lîulin. praef. ad Orig. t;:. àpx"v 
III ab&urdum est,., ea, quae.. de Deo.. dicuntur . ., 
sine magistro et cxplanatore putare aliquem passe se 
discere. 
explicabilis : ad I s. u. iud. Aug. c. Iuliau. Pelag. V, 
3, 10 siue alio quocunque uel explicabili uel inex- 
plicabili modo. 
EXPLORATIO: Col., Tac, Modestin. Dig^ ss. 11., lui. 
Val. III, 17 si exploratio sccundasset, timc demum 
nos tuto passe transmittere. 
EXPKESSOE: Tert. (ueritatis), Auien. (stili), Aug. in ps. 
54, 22 unde dicuntur et in arte argentaria exclu- 
sores; id est — ex quadam confusione massae — for- 
mae expressores. Cf. *expressio q. évâfyeta Ambr.. 
Aug. consens. euang. I, 31, 48 'quid contra hanc 
euidcntiam expressionemque rerum et praedictarum 
et impletarum dici potest?' 
expulsio: ad I s. u. add. Aug. in loann. tr. 52, 6 

hanc a suis redemptis diaboli exputsionem. 
EXPVLTRIX: Cic S., Iuliau. ap. Aug. c sec. resp. lui. 
III, 71 quorum scelerum uim non solum cxpultricem 
innocentiae natiiralis, uerum etiam deinceps per to- 
tam uitam in uitia uniuersa coactricem ; — expulser 
Cic. Nep. 
EXPVEGATIO: Plant., Aug. c. lulian. I, 5, 15, Oros. 
de err. Priscill. et Origenist. ' 3 fideli pristinorum 
expurgatione . 
exseceabiliter: [Hilar.] anon. in lob II p. 160 cum 
istis nefandîs doloribus exsecrabiliter scateret, «Nou. 
Anthem. 1, 3», comp. Aug. 
EXSECEATOR: Tert., Aug., Hier, in ps. 134 arborem 

infructuosam Jiabent secum exsecratores Dei. 
EXSEQVIALIS: Ouid. (carmina), Adaman. u. Columb. 
III, 34 exsequiales dies, ib. exsequialia officia, abs. 
exsequialia Stat. 
■\ exsistentia: lui. ap. Aug. c. sec resp. lui. V, 8 mu- 
nus dicit piorum exsistentiam filiorum (respiciens 
ad Aug. nuptt. et concup. II, 25 'munus piorum 
propagatio est fecunda filiorum), ib. 31, Cassiod. 
Var. I, 10 (B col. 202). 
EXSPAEGERE: Lucr. , Dynamid. II, 100 (radix aspho- 
deli) combusta alopecias exspargit (spargere tumores 
ib. 90, discutere impetigines ib. 91). 
EXSTINCTIO: Cic, Ambr. lob et Dauid IV, 7, 22 
incredibilis celcritas exstinrtionis nus (impii: ps. 
36, 36). 

8* 



110 



Biill€>tiii <lt> l'/%oa(loini« Impériale 



130 



EXSVLATIO: Flor., Eunod. carm. I, 8 prol. iuiiat ex- 

sulationis comikm fistulam labiis admoucre. 
EXTERMINIVM: Tert. (exterminii ciuitatis Hierusalera 

i. e. uastationis eius), S. S. et Barn. ep. (Ronsch p. 

29), Aug. Conf. II, 4, 9 turpis anima et dissiliens 

a firmamcnto tuo in exterminium, — fere id. q. ex- 

terminatio S. S. (Ronsch p. 74), Aug. enchir. 14 

nihil est aliud corruptio quam boni extertninatio, [Hi- 

lar.] anon. in lob I p. 85, Ps. -Soran. quu, med. 

200 (plu'enesis est . .) cum mentis externiinatione et 

. . cum impedimenta uel defedu intelligentiae. 
exuberantia: ad I s. u. add. Laurent, hom. 2 rerum. 
FACTITATio: Tert., Ps. - Soran. quu. medic. 31 diae- 

tica . . est artificiosa uictus factitatio. 
FALSE: Sis. ap. Charis., Cassiod. in ps. 63, 10 quid 

leuius . . quam uerum iudicem false adiudicare, quam 

occidere uelle, qui mortuos suscitabat? 
FALSILOQVVS: Plaut., Prud., Claud. Mam. an. III, 9, 

3 falsiloquue uanitatis uitio, II, 11. 
famulatio: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 73, 14 cum 

eos a diaboli famulatione dimiserit, id. Var IX, 24, 

XI, 37. 
FASCINATIO: Plin., Vulg. Sap. (Ronsch Itala p. 74), 

Aug. Ciu. Dei VII, 21 et 24, [Hilar.] intpr. anon. 

in lob p. 220 non fascinationes praeualent quicquam, 

sed hominum iricontinentia. 
FENESTRAEE: Plin., Yen. uita Alb. 20 cuius uirtute 

potuisset paries fenestrari; part, fenestratus Varr. 

Vitr. 
FERVENTER: Cael. ap. Cic. ep., Aug. in ps. G5, 24 

multi . . in nouitate suae comiersionis feruenter orant, 

postea languide, postca frigide; comp. Aug., sup. 

Cael. ap. Cic. 
FESSVLVS: App. ''\v£7i:., Drac. carm. éd. Duhn X, 123. 
FLABILIS: Cic. s., Aug. anim. orig. III, 4, 4 flahilc 

alimentum (aer quem spiramus et respiramus), ib. 
5 spiritU7H ftabilem, gen. ad lit. III, 7, 9 in aura 

flabtli, trnsl. Prud. 
FLAGELLATIO: Tert., Adaman. locc. sanct. ÎII, 4 post 

flagcllationem solutus e uinculis. 
flexibilitas: Solin., Aug. c. Secundin. 19, Cassiod. 
Var. V, 42 quiperuncta carporum flexibilitate luctan- 
tur. 
FLORIFER: Lucr., Cassiod. in ps. 79, \9 prati floriferi 

planiticm. 
FLVCTIVAGVS: Stat., Coripp. laud. lust. min. II, 328 



pelagus, Veu. Mise. VII, 31, 5 uelaque fluctiuagum 

(me) traitèrent, Prise. 
*FLVCTVATio: trnsl. : Liu., lui. ap. Aug. c. sec. resp. 

lui. II, 102 eam fluctuationem , quam perpeteris , ut 

in iisdem paene uersibus quod dixeris neges, quod 

negaueris assener es. 
FOMENTATio: Vlp. Dig., Th. Prisc. I, 19 post fo- 

mentationem olei calidi, 27, C. Aur. acut. II, 9, 51 

et saep. 
FORMATRIX: Tert., Aug. contra Acad. III, 37 quasi 

formatricem illarum partium (i. e. partium philoso- 

phiae: ethices ac physices) iudicemque dialecticam 

al.. Cl. Mam. an. I, 26 formatrici formae, Coripp. 

lust. min. II, 16; — formater pA, Aug. lib. arb. III, 

60 formater et ordinator rerum omnium al., lui. ap. 

Aug. c. sec. resp. lui. VI, 14 hominum (D eus), alii. 
frequentatio: ad I s. u. add. App. Ascl. 3 et, quod 

Klotz s. u. habet, Cassiod. Var. 
FREQVENTATOR: Tert., App. dub., Adaman. locc. sanct. 

I, 1 3 sanctorum locorum sedulus frequentator al. 
PRIGVTTIEE Plaut. Cas. uel feingvtire Varr. L. L. 

uel FRiNGVLTiRE : explicaut Non. p. 4** al., Fulg. 
serm. ant. p. 175 M. (transi, aggarrire), utuntur 
(friguttire) Fronto p. 146 Nab., (fringultire) App., 
Cl. Mam. an. II, 9, 4 cernas alium . , quasdam 
suggillatiunculas fringultientem ab alio . . parasitico 
more laudari, Sidon. 
fructificatio : lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. V, 21 
quod (Matth. 12, 33) nobis iure suffragatum est, ut 
doceremus, naturam quoque atque coniugia de fructi- 
ficationis suae qualitate censenda (C p. 8*). 
^-FVGITANS: adi. c. gen.: Ter., Ambr. fug. sec. 2, 
7 fugitans corporis, f. passionum, id. oft'. ministr. 

II, 21, 106 al. 

PVLGVRALIS: Cic. (libri), Adaman. u. Columb. III, 

24 lux. 
fundatio: ad I s. u. add. Cass. (Epiph.) hist. trip. IV, 

9 (ecclesiae cuiusdam in urbe Antiochia). 
fvrialitek: Ouid., De miracc. S. Steph. II, 5, 1 

aiso, quem f. quaerebat. 
^-GARGARIDIARE (gargarizare): Varr. ap. Non., liber 

de uirt. herb. 62 p. 143 Anecd. gr.-lat. éd. Rose 

II (semen sinapis) tritum cum melle et aceto . . caput 

purgat gargaridiatum. Cf. baptidiata inscr. (459 p. 

C), catomidiare (A n. 58). 



■SI 



des Sciences de Saint -P<^tersboupg. 



132 



GENEKABILIS act.: Pliu., Cocl. Aur. salut, praecc. 29 
semen gcncrabile. 

oenitalitek: Lucr., Fastidios. Arian. ap. Fulg. Rusp. 
ep. 9 gcmtalitcr lotos latke imquitatis indemnes as- 
serit alicnae, si uoluntatis assensus non iencatur in 
crimine. 

*GESTICVLATI0: Cassiod. in ps. 32, 17 tanquam si 
equinis (lesticulationibus peruehantîir ; al. Quint. Suet. 
App. ail. 

GESTICVLVS demin. (gestus, us): Tert., Non. p. 22". 

gloriatio: ad I s. u. ind. Aug. spir. et lit. 10 gloriatio- 
nem uitiosam de superbia uenientem al. 

glutus: Dynam. II, 94 post acccptam pofionem oportet 
midsae sorbere glutos (y?- gluttios) /// et gargarizare 
(A p. 33). 

GEANDISONVS: Sedul. , Cassiod. Var. IV, 50 grandi- 
sono frcmitu, in ps. 45, 3 al. 

GRANDIVSCVLVS: Terent. , Aug. ep. 104, 7 quoties 
paruuli uel etiam grandiuscnli ueniam peccantes de- 
precati sumus, id. de catechiz. 10 nec in eis. . tan- 
quam infantilibus cum aliqiia uoluptate. iam gran- 
diusculus animns graditur, et saep. 

GKASSATIO: Plin., Possid. uita Aug. 28 ferocissimam 
hostium grassationem et iiastationem. 

gratïficiis: Cassiod. (Epiph.) hist. trip. IV, 36 gratifi- 
cas orationes offerte Deo (cf. C p. 8*). 

GKATVLATOK: Cic. fin. «loco spur.», Mart. s., Aug. 
in loann. Ep. ad Parth. tract. 8, 9 iïlum fecisti 
gratulatorem de famé interfecta, hune fecisti imita- 
torem de exemplo proposito. 

GKATVLATORIVS : lui. Val., Capitol, (epistola), Aug. 
ep. 58, 2 litcrae, serm. 193, 1 festa uox et gratti- 
latoria. 

GEVNNITVS: suis Cic, Hier, in Amos II, ad 5, 23, 
Aug. nat. et grat. 47. 

habitatrix: lui. Val. III, 16 habitatrices malarum soli- 
tudimim, Hier, in Eph. I, ad 1, 14 (C p. 8*). 

HELLADICVS: Plin., Cassiod. (Epiph.) hist. tripart. I, 
4 neqîie . . Helladici uel Macedones et Illyrici liccn- 
ter in religione durabant propter Constantimim, qui 
princeps crat in his partibus Romanorum, IV, 39 
TIelladicae ciuitates Illyrici, VI, 21 qui HcUadicam 
explanauerc prudentiam, XII, 2 Xenophon in primo 
libro HcUadicorum. Proinde in eisdem libris Ilcllas 
IX, 38 iota Hellade, uel Hellada VI. 1 discurrens 
uniuersam Helladam (cf. A p. 48). 



HEEBESCERE: Cic. s., Ambr. Hexaem. III, 9, 42 her- 

bescere campos. 
Iiilarescere: ad I s. u. subind. Aug. in ps. 62, 16 

hilaresco in bonis operibus, quia super me est uela- 

men pennarum tiiarum. 
lACTABVNDVS: Gell., Hier. Orig. in. Ezech. hom. 8, 

3 incedunt iadabundi super diuitiis eius, id. Orig. 

in lerem. h. 7 p. 810. 
IACTANTER: Amm., Aug. c. lui. V, 8 arma tua obtusa 

iactantcr uentilas, Ennod. uita Epiph. p. 365 Sirm.; 

comp. Tac, Prud. 
IGNIARIVS: neutr. subst. Plin., gloss., adi. (ignarius) 

Marc. Emp. lapis, Hier, in ps. 96 lapis qui uulgo 

uocatur ignarius . . si cum alio lapide collisus fuerit, 

médius ignis excutitur, ib. sup. 
ignoranter: Aug. c. sec. resp. lui. VI, 9 Manichaeo te 

ignoranter quidem, sed instanter tamen . . suffragari 

(C p. 8*). 
■fillibatio: [Hilar.] anon. in lob I, p. 111 'orauit ad 

Dominuni sensus illibationem , mentis integritatem , 

animae sanitatem (B col. 206). 
ILLVMINATOR: Tert., Lact., Aug. c. Maximin. I, 4 et 

5, et al. 
ILLVSTRATIO: Cic ap. Quint., ep. Timas. et lac. ap. 

Aug. gestt. Pelag. 24 ista tam perspicuae tieritatis 

illustratio (illustrator — C p. 9* — Aug. etiam Conf. 

VIII, 5 ueritatis, XII, 16, 23 al.). 
IMBRIDVS: Solin., Pallad., [Hilar.] intpr. anon. in lob 

II p. 175 (uultu uel aspectu) tristi imbrido nuhilo 

flenti. 
■\ immaterialis : Hier. (C p. 28), Ambr. in ps. 118 serm. 

1 0, 1 5 'accepit Beus puluerem de terra, et plasmauit 

hominem' (Gen. 2, 7): ubipuluis, ibi plasmatio, ubi 

atitem non puluis, ibi non terra, non mater ia, sed 

incorporeum, . . ibi non materia, sed immateriale. Ad 

'materialis' (C 1. 1.) cf. et Ambr. de Elia 3, 5' non om- 

nis esca mater ialis, nec omnis cibus corpôralis; est 

cïbus mentis, quo epulantur animae' al., Aug. bon. 

coniug. 20. 
immcnsitas: ad I s. u. add. Rufin. Clem. Recogn. II, 

62 de immensitate lucis, 66, III, 7, 14, VIII, 60 

(Dei), id. Orig. tc. àpx- Hj C, 5, Fulg. Rusp. ad 

Monim. II, 6 et saep.,. Cassiod. in ps. 5, 15 gau- 

diorum, in 35, 1 al., et alii. 
IMMERENTEE: Val. Max., Steph. ad Bonif. pap. II 

libell. I damnafionem immer enter exspedo. 



123 



Bulletiit de l'ylcadémie Impériale 



124 



imminenfia: ad I s. u. subind. Aug. c. Faust. Manich. | 

XVI, 5 semper sub miminentia gladiorum. 
immisericokditer: Terent., Aug. lib. arb. III, 28 i 
quia . . immisericorditer superbeque uixerunt , Cas- ! 
siod. in ps. 118, 87. ! 

IMMISSIO: Cic, Vlp,, Aug. iu lo. tr. 55, 4 per immis- 
sionem diabolicam, in ps. 77, 28, C. Aur. ac. III, 
4, 38 al. 
IMMOETALITER: Cic. ep. s. , Aug. c. sec. resp. lui. II, 
76 mors atque mortalitas non erit immortaliter ui- 
uentibus nohis. 
immvtabiliter: Cels. Dig. et App. mund., Aug. c. 

sec. resp. lui. III, 94 inmutabiliter malum. 
imparilitas : ad I s. u. aubind. Aug. Trin. IV, 21, 32, 
et add. Fulg. Rusp. c. Fabian. fr. 18, Cassiod. an. 
5 imparilitate partium. 
IMPECCABILIS: Gell., Pelag, ap. Aug. gestt. Pelag. 30 
non dixi quoniam recipit natura hominis ut impecca- 
bilis sit. 
IMPERCVSSVS: Ouid., Hier, in Amos I, ad 3, 1 et 2 ne \ 

quid impercussum remaneat. 
f imperscrutabilîs: Fulg. Rusp. etiam Ad Monim. II, 

8 in. al. (C p. 9*). 
IMPETRATIO: Cic. S. (plur.), Aug. Conf. XII, 1, 1 lon- 
gior est petitio quam impetratio, id. serm. mont. II, 
10, Codd. Theod. et lust. ss. U. (Dirkseu Man. s. 
u.), Cassiod. in ps. 101, 3 de impetratione securus 
est, Ennod. ep. VIII, 37 al. 
IMPLiCATio: Cic, Aug. in ps. 69, 8, Possid. uita Aug. 
24 deuitans implicationem sui animi, quem semper li- 
ber um habere uolebat ab omni molestia temporali. 
impoenitendus: ad I s. u. add. Cassiod. Var. I, 30 
impoenitenda est uUio de due, quae de legibus uenit. 
Cf. B n. 44 (apud Cassiod. exstat etiam illaudan- 
dus: Var. VIII, 20 bonorum omnium breuis est 
definitio, uitare quae fecit, quoniam uere illaudanda 
sunt , quae suo iudicio comprobauit' , ac forsitan 
lornandes quae habct huiusmodi , iuexpuguandus 
et innumerandus, ab eodem Cassiodoro in epitomen 
suam transtulerit). 
IMPOLITE: Cic, Aug. c. Crescon. IV, 2 ex. liceat no- 
bis sine inuidia non usquequaque impolite contra 
errores hominum disputare. 
IMPOSSIBILIS: Quint., lust.. App., Tert. bapt. 2, «de 
carne Chr. 3, 4, adu. Valent. 9, adu. Hermog. 42», 
Vlp. Dig., Amm., Macr. (uid. MUihlmanii l'hesaur. 



d. class. Lat. s. u.), ail. postt. : nos addimus comp. 
impossibilior Aug. c. sec. resp. lui. VI, 29, et a 
Rônsch p. 332 impossibilis act. q. impoteus Vulg. 
Sap. 11, 18. 
IMPOSSIBILITAS: App,, Tert., Cassian. Incarn. VII, 3 
(plur.), ib. 4, Salu. Auar. I, 8, Petr. Chrysol. serm. 
51 al., et ail. 
improbatio: ad I s. u. subind. Aug. in loann. iract. 

90,2 improbatio uitiorum uirtutumque probatio. 
IMPEOPRIE: Plin. et Gell. ss. 11., Rutiu. Orig. r. e.px"^ 

IIIj 5, 4, [Aug.] Categ. 16. 
iMPVGNATio: Cic. s., Hier. (add. Gg.), Iulian. ap. 
Aug. c. sec. resp. lui. IV, 103 cum sit contrarium 
nécessitas et uoîuntas, ita ut . . mutua se impugna- 
tione consumant al., Ennod. ep. VI, 3 aduersus oni- 
nem quae ex inuidia nascitur impugnationem . . seruan- 
dam esse constantiam, ib. 9 multis impugnationibus 
praegrauati al. 
IMPVTATIO: Callistr. (sec. III) Dig., Cassiod. in ps. 
70, 7 negligendae sunt humanae imputationes, qiiando 
diuinae nobis probantur fauere uirtutes, in 76, 20 
al., id. Var. V, 27 qui nostrae maluit imputationis 
uulnera declinare. 
INCASTIGATVS: Horat., Ferreoli (sec VI med.) régula 
ad monach. praef. quidquid ineptum lectio incasti- 
gata protulerit. 
incautcla: [Hilar.] anon. in lob II, p. 200 uerba la- 
biorum . . aliquando inconsideranter proferuntur ex 
incautela, et non ex iniquitate (C p. 9*). 
f incestator : Aug. c. Faust. Manich. XXII, 98 nurus 
suae nefarius incestator, id. unit. eccl. 2 ai. (A p. 
39 et C p. 9*). 
INCLVSIO: Cic. s., Th, Prise. II, chr. 16 dolor stomachi 
. . qui . . faucium quoque inclusionem et ructus diffi- 
ciles faciat; ut t. t. rhet. Rufinian. 
INCOACTVS: Sen., Cassiod. Var. XI, 3 quod generaliter 

debeo, incoactus exsoluo. 
INCOCTVS: Gell. e libr. de sacerd. publ. uel e Fab. Pict. 

et Plaut. s.. Th. Prise I, 15 oua recentia incocta. 
mcOGlTABlLlS: act. Plaut., Lact., pass. Amm., fragm. 
iur. Vatic 75 ex., Aug. quu. 62 ex., Cl. Mam. an. 
I, 3 miro atque incogitabili modo, 
\ incomprcJiensibilitas : Fulg. Rusp. Ad Trasimund. II, 
1 incomprehensibilitas digna miraculo, ib. inf. (A p. 
14* et 22*j. 
■f inconfuse: Mar. Merc. Blaspli. Nestor, p. 914 B al. 



12.Î 



ûe» Scienc(>a de Saint •P^torsboiirg:. 



126 



Agapet. pap. I, ep. 1 (in fidci confess. lustiniani) 
Filium unigenitum in duahus naturis inconfuse in- 
commufahilitcr inscparabilifcr afjnoscendum , «Fa- 
cund. dcfcns. IX, 7» (B col. 207). 
incongrucnter : Aug. Conf. XIII, 3, 4 (C p. 9*). 
inconsequens : ad I s. u. add. Rufin. Orig. tc. œpx. IV, 
1,17 praccipitur extcrminari omnc . . non . . circum- 
cisuni, qmd ualde inconsequens est, cum oporteret . . 
iuhcri ut parentes pîmircntur , qui filios . . non cir- 
cumciderunf; — adu. Cocl. Aur., lui. ap. Aug. c. 
sec. resp. lui. II, 105 conuinco secundum dogma 
tuum inconsequenter Apostolum pronuntiarc (Rom. 
5, Hi) 'gratia antem ex multis dcUctis in iustifica- 
tioneni , qui dixcmt 'ex imo peccato iudicium in con- 
demnationem . 
f incontrectabilis : Aug. etiam c. sec. resp. lui. VI, 22 
uis nc.scio quae inuisibiUs et incontrectabilis secretis 
naturalihus insita est, uhi iurn propaginis naturalia 
delitescunt (B col. 208). 
INCONVENIENTIA : Tert., Aug. morr. eccl. 8, 11 quis 
. . non uideat per inconuenientiam corporalis tempe- 
rationis haec laedcre, ac rursus per conuenientiam 
non laedere, ib inf. bis, ib. 12, 13. quaestt. 59, 1 
al., Macr. 
inconuertibilis : Tert., Hier., Aug. c. sec. resp. lui. V, 42 
Deus, ciiius solius est inconuertibilis incommutabilis- 
que natura, Conf. VII. 3, 4-, in lob 7 al , lui. ap. 
Aug. c. sec. resp. lui. V, 25 inconuertibilem esse ma- 
litiam al, Faciind. ail ; — fadu. Hier Léo M. ail. 
B col. 208, add. Mar. Merc. Cyrill. apol. adu. 
Theod. p. 974D,Rustic. c. Aceph.p. 1235 una sub- 
sisteniia (est) mseparabilitrr indiuise inconuertibi- 
liter, «Dion. cr. hom. 28». 
INCORPORALITAS: Tert., Aug. Ciu. D. X, 11 si cor- 
pore et incorporalitafc dii a daemonibus distinguun- 
tur, Macr., Isid. Ord. créât. 15, 9. 
INCORPORARE: Solin., Aug. in lob 39 ecclesiae credi- 

turos al., Cl. Mara. an. II, 3, 2 animam, Prud. 
INCORRVPTIBILITAS: Tert.; S. S. (bis) et Sulp. Seu. 
(Rônsch p. 217); Aug. Trin. ÏV, 18, 24 ex., Cl. 
Mam. an I, 3, 17 diuiniiatis, ail. 
incvlcator: Tert., Cassiod. Var. XII, J plus agit 

incîdcator rationis, quam possit exercer e terribilis. 
TNCVRVATio: Plin., Hyg. Poet. Astr., [Fulg.] serra. 
24 inclinntio Christi incuruatio est superbiae An- 
tichristi. 



INDEFATIGATVS : Sen. , Fab. Claud. Gord. Fulgent. 

de aetatt. mundi XI p. 142 (Mus. Rhen. Nou. 

XXIII) fatigato tôt triumphs mundo ipse (Gaesar) 

tantum indefatigatus ciuïli sanguini non pcpcrcit. 
INDEFINITE: Gell., Aug. Gonf. XI, 26, 33 quid mctior 

. . et dico aut indefinite 'longius est Jioc tempus quant 

illud\ aut etiam definite 'duplum est hoc ad illîid^ 

(definite Gic. ail.). 
indelebilis. ■ Adaman. locc. sanct. III, 4 indelebUis in 

pauimento permanet idem equimis cruor (G p. 10*). 
findigeries: Anthira. 66 (pisum crudum) facit infla- 

tiones graues et indigeries malas, Reg. Bened. 30 

(A p. 40 et G p. 10*). 
INDISSIMILIS: Varr. L. L. dub.. Hier. (add. Gg.), Rufin. 

Orig. Tt. àpx- II, 3, 4 indissimiles sibi ac per omnia 

pares, Cassiod. (Epiph.) bist. tripait. II, 7 indis- 

similem per omnia Patri. 
indiuulsus: [Hilar.] anon. in lob III p. 214 (G p. 10*). 
indomabilis: ad I s. u. subind. lui. ap. Aug. c. sec. 

resp. lui. IV. 6 indomabilem te cam (concupiscen- 

tiam) sentir e. 
inductor: ad T s. u. add.: al. Aug. C. D. XVIII, 39 

YÇ)a(j.(xaTOEtçaYMY^^?' ?*''' ^efUne dici possunt^) litera- 

rum inductor es. 
ineffabilitas : Cassiod. (Epiph.) hist. trip. I, 19 quae 

pro Ms friuolis quaestionibus inter nlferutros (cf. ann . 
1) disputata sunt, . . manere intra sensum dcbent, 

mentis ineffabilitate seruata (G p. 10*).. 
INEXCITA BILIS: Sen. (soranus), [Hilar.] intpr. anon. in 

lob II p. 128 immobilis et inexcitahilis. 
INPABRICATVS: Verg., Aug. r. epist. Manich. 31 , 34 

de bonis quibusdam,, sed non summis et infabricaiis, 



4) Cf. Aug. ib. XIX, 19 'èutoxoreeïv, si uelimus, latine superin- 
tend(!rc iiossuinus dicere'fut et ipse alibi facit et Hier.), id. quu 
in Heptat. III, 38 'quae graecus habet (Leuit. 11, 46) ÇuoyovoùvTa 
nostri quidam uiuificantia intorpretaii maluerunt, quia utcunque 
hoc verbura iioster usus recipit, quam facere nouum insolitum, si 
dici pos-et uiuigignentia', id. c. Crescon I, 14 dialoctica, quae, 
si usus admitteret, fortasse latine disputatoria uocaretur, sicut 
graramaticanr liti raturam latine linguae utriusque doctissimi appel- 
lauprunt", ad Oros. -5, de magistro &. Seuer. ap. Aug. ep. 109 nobis 
. . compaginabiliores , si tameii admittis hoc veibum, aptare 
moliamur'. Similiter Augustinus, cum uerbiim aliquod subinfert aut 
noue affiguralum aut minus usifatum, sibi cauere solet adiecto 'ut 
ita dicam'. 'ut ita dixerim', 'ut sic loquar', ucluti: Ciu. D. XII, 25 
'potentiam suam, ut ita dicam, fabricatoriam', X, 15, morr. eccl. 
12, 23, Trinit XI, 2, 5 'quam tcueriora atquc, ut ita dixerim, for- 
mabiliora sunt primordia scminum, tam efficacitcr et capaciter se- 
quuntur intentiouem maternac auimac', in loann. tract. 13, 17 'con- 
tra istos, ut sic loqiiar mirabiliarios cautum me fecit Deus meus' al. 



VZ7 



Bulletin de l'Acadéniit' Imii^piale 



13S 



sicut est Deus, id. uer. rclig. 11, 21, Enuod. ep. 
V, 19. 



infamatio: ad I s. u. subind. lui. ap. Aug. c. sec. resp. 
lui. Il, 15 delida uoluntatis imputare nafurae et 
infamatione scminum moruni petulantiam uindicare, 

IV, 51. 

infestatio: Ambr. epist. 15,2 barbarica infcstatione, 
Aug. c. Gaud. 1,21 aduersitatis infestationc (C p. 
10*). 
INFINITAS: Cic. aliq., Amm. s., Aug. uer. relig. 43 
quae cum habcant infmitatem diuisionis, non ipsa 
per se, scd in aliorum et maxime ipsius uniuersi 
compamtione tam parua sunt. 
INFOEMATOB: Tert., lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. 

II, 236 ecclesiamm. id. ib. III, 98. 
ingressio: ad I s. u. subind. Ambr. in ps. 43, 1 ad 

altare sacrosandum. 
INHONESTAS: Tert., Aug. c. Iulian. IV, 16, 82 con- 

fusionem inîionestatis esse, non diibium. 
INHONOKABILIS: Tert., [Hilar.] iutpr. anou. in lob I 

p. 7 inhonorabiles atque egeni effecti. 
INIMICAEE: traus. Hor. Stat. Aus. ss. U.; intr. Aug. 
in ps. 84, 4 ab hostibiis suis uicinis circmnquaque 
inimicantihus midtas molestias patiebatur (populus 
Israël), Conf. I, 18, 29 cor suum uastatinimicando. 
INIMICITEK: prisci (u. lex.x. s. u.), Adaman. u. Col. 

II, 17 non semel, sed bis inimiciter agens. 

ININVESTIGABILIS: Tert., Hier, in Eph. II, 

sq. ininuestigabiles diuitiae Christi, et aliq 

INOBSCVRABILIS: Tert. , Aug. in ps. 41, 2 

luce lumen inobscur abile. 
tlNOLlTVS: lui. Val. (Fore), Fulg. Rusp. Ad Trasim. 

I, 4 inolitam uetustatem demere. 
finoperatio: Rufiu. Orig. ti:. àpx- 1, 3, 7 Patris et Filii 
bénéficia uel inoperationes peruenire ad bonos et ma- 
los, III, 3, 4 al. (C p. 10*). 
inordinate: Cels., Aug. c. Faust. VI, 9 uiuere, Rufiu. 
Orig. TC. àpx- I) Ij 6 uidetur . . corpus humanum 
. . uelut quadam sui inaequalitate motus mentis in- 
composite inordinateque suscipere, inc, quaestt. ex 
uet. Test. (t. 35 Migne) 1 ; al. Aug. (I s. u., add.: 
unit. eccl. 20, 53, cl. ib. 54 'CircumccUionum in- 
ordinatas licentias et supcrbas insanias'). 
inordinatio: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 135, 5 
quia nulla confusione , nulla inordinatione . . creati 
sunt. 



ad 3, 8 
. ib. 

in illius 



INQVILINATVS. us: Tert., Aug. in ps. 38, 21 quae 
domus est, quo migrandum est ex hoc inquilinatu? 
al., Cod. Theod. XII, 19, 2, Sid. 
inquinatio: Aug. mus. VI, 43 inquinationem et aggra- 
uationem animae, id. morr. Manicb. 16, 51 al. (C 
p. 10*); cf. sup. coinquinatio. 
INREPEECVSSVS: Tert., lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. 
II, 98 (friuolam expositionem in hoc loco tuam . . 
despicerem,) et irrepcrctissam praeterirem. 
INEEPREHENSVS: Ouid., Hier, in Gai. H, ad 4, 10 sq. 

nec irreprehensos reliquit. 
INEOTAEE: Minuc. Fel., Cassiod. in ps. 58, 4 quorum 

uita tortuosis semitis irrotatur. 
INSATVEABILIS: Cic, Oros. (add. Gg.), Cassiod. Inst. 

Diu. 33 insaturabili dolore. 
INSATVEABILITEK: Cic, Ven. Mise. III, 9, 79 infenis 
insaturabiliter caua gutturapandens, qui rapuit sem- 
per. 
INSOLABILITEE : Hor., Eunod. ep. VIII, 41 insolabili- 
tcr amantum ferretur absentia, nisi opem durent re- 
média Hier arum. 
INSPIRATio: Solin., Tert., Cypr. ad Fortun. 1, Aug. 
grat. Christi 39 inspiratio carifatis per Spiritum 
sanctmi, de anim. orig. I, 14, 19 quodgraecus dicit 
7:voï^v, Jioc Latini uarie interpretati sunt, aliquando 
flatum, aliquando spiritum, aliquando inspirationem, 
al. 
INSTEVCTOE: Cic. p. red. in sen. (conuiuii), Aug. c. 
duas epp. Pelag. IV, 9 ccclesiarum in ticrbo ueri- 
tatis, Cassiod. Var. VII, 5 instrudor parietum aut 
sculptor marmorum. 



INSTRVCTVS, u: Cic, Aug. quu. in Heptat. II. 47 
'excepto instructu (Exod. 12, 37) uel censu uel 
suhstantia uel si quo alio ucrbo melius interpretatur 
ixTCoaxEUï] , manifestum est et homines significatos 
siue in seruis siue in mulierïbus siue in his aetatibus 
quae militiae non essent idoneae (Vulg. pro illo ha- 
bet: absque paruulis). 

INSVLTATOEIVS: Tert., Aug. in ps. 34 serm. 2,11 
quomodo simulata erat pax ipsorum, . . sic iam insul- 
tatoria laus eorum; — f insultator Aug. c. Faust. 
Manich. XV, 9 nec curât (Ecclesia) imperitum in- 
sultaforem, in ps. 41, 8 dicant insultatores mei: ubi 
est Deus tuus? , in ps. 74, 3 al. (C p. 12). 

intellcdor: Cassiod. in ps. 89, 12 utriusque Testa- 
menti intelledor egregius (C p. 24, n. 17). 



1S9 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



130 



j-intcUeduare: Aug. in ps. 118 serm. IS, t intel- 
lectum darc homini, et quasi, ut ita dicam, intel- 
lectiiare homincm (A p. 43). 

iNTELLKi enter: Cic. et Pliii. ep. ss. 11., S. S. ps. 46, 
8 ap. Aug. in ps. 4(i, !) 'psalUte intdlifjenter (Vulg. 
sapicnter), Aug. saep., ut Retr. II, 57 qiiod indi- 
carc poterit, quisquis intrlligcnter hyit, c. adu. Leg. 
et Propli. I, 4 1 non hisipicnter, sed inttilùjenfcr ei 
dkitur.. , adu. Iiul. 2, Ciu. Dei XVI, 2 al. 

inteUigihUUer: Ilufin. Orig. tc. àjx- I, 1, 7 (mens) in- 
telUgihilitcr mouetur (C p. 11*)- 

INTENSin: Scrib. Ambr. in ps. 118 serm. 22, 23 
(praeccpta nicdicinae) ah omni intcnsione medita- 
tionis abducunt. Cf. A p. 23 ad u. distcnsio. 

INTENTATIO: propr. Sen., trnsl. Tert. (criraiuum al.), 
lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. VI, 14 cur mortis 
intentationc quatcrentur qui nesciehant, qiiid incom- 
modi afferret interitus? , et ib. sup. quos intentatio 
periculi territabat. 

*INTENTI0 (se. uoluntatis, consilium , Absicht: l'in- 
tention): Dig., ut Papinian. XXXI, 77, 26 («nur 
b. ICti» Gg.), Aug. nuptt. et concup. I, 1 intcntio 
Jmius libri haec est , ut . . carnalis conctipiscentiae 
malmn . . discernatmts a honitate niqitiarum, c. lui. 
IV , 1 haec est et esse débet piorum coningmn intcn- 
tio, ut regencrationi generatio pracponatur, c. sec. 
resp. lui. IV, 116 ac per hoc. docere intendcras, 
in natura non esse peccatum: uanam ergo fuisse in- 
tentionem tuatn . ., si non es niniiuni nantis , intelli- 
gis, ib. 123 posuit ex isfo lïbro, quac hitentioni suae 
crcdidit cormenire, et saep. ita, lui. ap. Aug. op. cit. 
IV, 1 1 9 neqiie enim iram cunctatio hrcuis, sedpcrtinax 
meretur intcntio, 106 o intentioncm nefandam, al. 

INTENTVS, us: Cic, App., trnsl. Ponipei comm. p. 
144 Keil aut intcntu loqucntis aut per usurpationem 
fierî deriuatiua. 

INTERCEPTIO: Cic, Cassiod. in ps. 49, 20 qui., in- 
tcrceptiones, quïhus innoccns capiatur, cxcogitat. 

JNTERCLVSIO: Cic. (animac), Tli. Prise. II, chr. 1 uo- 
cis, al. (^ parcntliesis) Quint. 

intcrdictor: [Fulg.] serm. 62 factus est spectator plan- 
gentium, intcrdictor portantium, consolator lacrima- 
rum (C p. 1 P). 

intermi7iatio: Cassiod. (Epiph.) hist. trip. IV, 16 (epi- 
stolam . . ironia maxime plenam,) non sine intermi- 
nationis qualitate confectam al. (C p. 11*). 

Tome XIX. 



inteksistere: Quint, saep., Aug. quaestt. 80, 1 ita 

Verbum uolunt carni esse copuîatiim , tit nidla ihi . . 

anima humana intersistat. 
INTOLERABILITER: CoL, Fulg. Rusp. Ad Mouim. III, 

1 legi Dei intolcrabiliter inimica, Myth. Vat. I. 
■\in-uertibilis: Aug. lib. arb. Il, 24 rationem uerita- 

femque numcrorum et ad sensus corporis non perti- 

nere, et inuertibilem sinccramqiie consistcre (C p. 

11*). 
INVESTIGATIO : Cic, Iulian. ap. Aug. c. lui. V, 15 

eorum uanitatem, qui putant naturalem profmidita- 

tem passe iniiestigatione aliqna comprehendi. 
INVINCIBILIS: App., ïert., lui. ap. Aug. c. sec. resp. 

lui. II, 12 ut inuincibilis cliiat , Cassiod. in ps. 

185, 12. 
iimisihilitas: Aug. c. Maximin. I, 13 omnipotentis Dei 

al. (C p. 11*). 
INVITATVS, u: Cic. ep. (inuitatu tuo), it. lui. ap. Aug. 

c. sec. resp. lui. I, 94. 
INVVLNERATVS: Cic. S., Aug. in ps. 33 serm. 2, 3 

salus ista inuidnerata et incorrupta persistit. 
firremediabiliter: Rufin. Orig. tc. àpx- I» 6, 2 non ir- 

rcmedidbïlitcr moti. . ordinibus (C p. 11*). 
IVNCTIO: Cic. (?), Ven. Mise. VIII, 7, 29 noua iunctio 

facta salidis. 
IVRATio: Tert., Aug. mendac. 8 hic (Matth. 5, 34) 

omnis iuratio circmncisa est, serm. 308, quu. in 

Hept. I, 55 al., intpr. Ircn., Macr., Isid. Sent. II, 

31, 1. 
LABORATio: Frouto, Adaman. u. Col.I, 1 iciunationmn 

. . indefcssus laborationihus, III, 13. 
LAETABVNDVs: Gell., Hier. ep. 123, 11 al, Vulg., 

M. Cap., Albcric. serm. in Scholast. p. 947 t. 66 

Migne lactabwida çum ipso ad nuptiales epulas in- 

troiuit, alii. 
LAETAMEN: q. laetitia Adaman. u. Col. III, 26 ne 

illius laetaminis causant ncc et tristificationis a me 

niinc inquiratis manifesiari, ib. inf.; spec. q. fimus 

uel quaecunquc res lactificat scgctcs Pliji., Pall. 
LAETATio: Cacs., Adaman. u. Col. II, 20 plangor in 

laetationem conuertitiir, 30, III, 27, id. locc. sanct. 

I, 10. 
LANVGINOSVS: PHn., Dynamid. II, 46 tertium genus 

(iusquiami) magis lamiginosum. 
LAPSARE: Stat. (lapsare), Flor. (lapsaret), Ven. Mise. 

VIII, 7, 1 93 we sarcina lapset; part. lapsansVerg. ail. 

9 



181 



Bulletin de TAcadëmle Impériale 



132 



LATOK: legis, rogationis Cic. Liu., artis Gramni.; al. 
Aug. ep. 45, 2 per latorem îmius episfolae, [Fulg.J 
serm. 38 angeli erant haitili et delectabilcs Mores. 

LAVDATiVVs: Quint., Cassiod. in ps. 40, 14 laudatiua 
condusio, Victoria, iu Cic. inu. 

lectivncvla: Cic. ep., Aug. ep. 121 (Paulini), 1 qui 
. . in liora lectiwnculae Imius circa te steterinf. 

letaliter: ad I s. u. subind. Aug. c. Iulian. II, 10, 33 
non Ictalifer, sed venialifcr, al., «intpr. Ireu.» 

lêidgatio: ad I s. u. add. lui. Val. III, 22. 

LOCALITEE: Tert., Amm., Aug. immort. anim. 24 si 
. . corpori anima tamen non localiter iungitur, gènes. 
ad lit. VIII, 21 , 40 tempordliter et l. . . al., Cassiod. 
Var., id. in ps. 60, 3 nec l. défendit., sed per totum 
mundum famidos suos custodit, Fulg. Ad Moiiim. 
II, 6 nec Filii nec Spiritus sancti missionem l. factam 
quisfjuam débet Christimms accipere^ ib. inf. , III, 7 
et saep., Isid. eccl. off. II, 23, 2 /. ah inuicem dis- 
cedentes. 

longanimis: Hier. Orig. in lerem. h. Il p. 850, Oros. 
c. Pelag. p. Ç)0& propler longanimem suï aeternnm- 
que clementi'am (C p. 12*); adu. longanimiter 
Aug. serm. in cireiimcis. p. 1138 D t. 47 Migne 
(ib.); — longanimitas S." S. uers. uet. et Vulg. aliq., 
Aug. quant, anim. 30 solcmiis cam quam Graeci \>.a- 
jcpoïuixrâv uocunt lowjanimltatem interpretari, c. lui. 
V, 4, 14, Cassiod. (Epiph.) hist. tripart, 

L0NC4IVSCVLVS: Cic. , Aug. Conf. XI, 27, 36 si uolii- 
erit (diquis edere longiusculam uocem. 

fhibricatio: Cassiod. in ps. 120, 3 hos pedes (i. e. 
cogitationcs suas) . . ad animam suam loqucns optât 
propheta ne pcccatorum Itéricatione uertantur (B col. 
210). 

t-VCE1F1CAI;e: Tert,, Aug. de catechiz. 10 tit infirmos 
l'ucrificard. 

LVDICBE: Enn. ap. Non., App. s., Aug. de bapt. VII, 
53, 102 nhi . . totum hidicre et mimice et iocidaritcr 
wjeretur. 

LVDIFiCATio: Cic. s., Lin., Aug. Ciu. D. VI, 7, 2 
humananim mentimn al., Eiinod. ep. IX, 31. 

MACERATio: Vitr., Arn., transi. Aug. (?) ad fratrr. 
erem. serm. 48 ieiuniis et maccratïonilms. 

MALEDICTOR: P. Diac. ('malcdictores dicebantur ab 
antiquis, qui nunc maledici', — (lan: maledici . . . 
qui nunc maledictores), Aug. in ps. 57, 11 male- 
dictorem gentis nostrae, Ennod. Carm. ï, 6 prol.; 



— maledictio Cic, Arn., Aug. in ps. 108, 22 'opéra) 
quibus aeterna m. coraparatur , ib 30, Hier. (?) in 
ps. 118, Vulg. 
malefactio: Dynam. II, 15 contra stomachum nausean- 
tem et tremorem, malefaetioncin , uertigines capitis 
(A p. 51). 
malefactor: ad I s. u. subiud. S. S. Vulg. 1 Petr. 

(Rônsch p. 57), Eu. loann. 18, 30 et al. 
malleator: Mart., Hier. Orig. in lerem. hom. 3, 1 
quotiescunque in tentationem incideris, scito malleum 
diabohmi esse, et malleedorem emn, per quem te za- 
hidus insequitur, et aliq. ib., Vulg., inscr. 
MANARILIS: Lucr. , Cassiod. in ps. 135, 17 id, qui 
smit propria siccitafc stériles^ reddantiir diidna lar- 
gitate manahiles. 
manatio: ad I s. u. subind. Aug. ep. 109 (Seueri Mi- 
leuitani), 1 horimime iiianationi.. siibiicio, Aug. ipse 
in ps. 77, 25. 
MANCIPATVS, US (mancipare): Plin., Aug. in loann. 
tract. S, 4 eruit eam de mancipatn diaboli; — man- 
cipatus, us denom. (manceps) C. Theod. 
MANIFESTATOR: Non., Acr. ad Hor. (add. Gg.), Oros. 
contra Pelag. p. 588 Hauerc. perfidiac manifesta- 
for alienae, Aug. c. Petil, II, 14, 33. 
MANSITARE: Plin. Tac, Solin. 1,18 ihi Romvlus man- 
sitauit, Lucif. pro Atlian. I p. 831 t. 13 M., Hier, 
ep. 52, 5 ne sub eodcm fecto mansites, Laurent, lioin. 
1 in domo puUicani mansitarc. 
mansuetare: Oros. c. Pelag. p. 596 inuicem elemcnfa 

rixantia mansuetasse (C p. 12*). 
jmcdiolum: Anthim. 36 mcdiola omrum . . plus con- 
grua sunt corporibus (quam alburaina), 35 (A p. 53). 
MEDIOXIMVS: Plaut. (et de diis medioximis App., Seru., 
M. Cap.), Claud. Mam. an. III, 12 ex. nunc me- 
dioximum quiddam. ncdurae incorporcac, sed creatac 
sortita (anima) nec Deus est . . nec corpus, Sid. ep. 
IX, 3 inter spiritales régulas uel forcnses medioxi- 
mum quiddam (P. Diac. p. 123: medioximum mé- 
diocre). 
MILLENI: Scaeu. Dig. , Gai.; Larapr. et Amm. (HA 
p. 89), Vulg. (Ott Zur lat. Lexicogr. II, p. 91, 
Aug. c. Faust. Mauich. XXXII, 4 millenis et cen- 
tcnis uolutari cum scortis, id. quu. in Heptat. IV, 
1 x^^^âpxoyç appellauit constituendos super millenos 
homincs, et ib. aliq., Nou.. Val., Prise, «Sedul. (II, 
273)»; sing. Cassiod. Var. II, 37. 



133 



des Seieiiees de Saint-Pétersbourg. 



134 



ministratio: ad I s. u. subiud, Aug. c. aduers. Leg, et 
Proph. II, 24 al., Cassiod. (Epiph.) hist. trip. VII, 
11 ipso experhnento gratiac ministrationes edocti 
sunms. 

fministrahis, u: Pctr. Chrysol. serni. IGG solito mi- 
nistmiu (B col. 211). 

miseranter: ad I s. u. add. Von. Fort. uit. Germ. 24. 

miserator: Hier. Orig. in Ezecli.hom. 6, 6 al, Aiig. ep. 
69, 1 al., Cassiod. in ps. 144, 8 et saep. (C p. 13*). 



MITIGATIO: Cic. et auct. ad Her.. 



Aug. 



Conf. XII, 



25, 34 ^iwe mihi mitùjationes in cor, ut patienter 

taies feram qui.., C. Aur. tard. II, 3, G7 doloris et 

saep. 
monela: Tert., Lucif. pro Athan. II p. 889 t. 13 

Migne. 
MOTAEE: Vcrg., lui. Val. (add. Gg.), Aug. de ord. I, 

24 motato capite ahscessit; — raotatio et niotator 

Tert., motabilis Vulg. 
*MOTVS do rébus turbidis iam antt. (motus ciuium, 

seruilis, orbis: Georges Lex. s. u. I, BB, 2), sed 

noue recc. non iam de interioribus turbis, h. e. 
quae intra id quod, ut ita loquar, totius prolocu- 

tionis est subiectum (puta renipublicani, mundum) 
agitantur, sed de iis quae extrinsecus ingruunt ac 
mouent, ueluti bellum externum reipublicae, de qua 
agitur, illatum uel intentatum : ita saepe scrr. hist. 
Aug. (maxime Vopisc), ut Spart. Hadr. 12, 7 motus 
Muuronm comprcssit, Cap. Pert. 2, 10 Cassiano 
motu composito, Vop. Aur. 19, 2 qmtiescwupie gra- 

. uior aliquis exstitit motus (i. e. bellum), eos (libres 
Sibyllines) semper inspedos, id. Tac. 3, 5 si nihil 
de Persicis motihus mmtïalur, id. Prob. 1, IG et 
18, 4, Aur. 21, 2 al. (contra magis ad priorum 
cousuetudiuem Cap. Maximin. 5, 4 'militarem mo- 
tum timebat', Vop. Car, 1, 2), Ampel. 4G, 2 causa 
motus (h. e. belli Punici primi) pradcndchatur du- 
plex (pro motus insolite motio lun. Philos, tôt. 
orb. doser. 37: motioue poi)uli facta . . occiditur). 
MVLCEDo: Coll., lui. Val. II, 21 ad mtdcedincm au- 

r'mm, Ps. Cypr. sing. cler. 10, Sid. 
midtiloquax: ad I s. u. add. [Ililar.] iutpr. anon. in lob 

m p. 208 spiritus m.ultiloquax (lob s, 2), gl. 
■\ munerator : Aug. serni. a Mai. rep. 3 in. nuptiae, in 
qiiihus CItristus et munerator ci commia discithuit 
(C p. 13*). 
MVEKATVs:Fost.,Sid.,Ven. Mise. XI, 1 uinomyrrhato. 



mvtaeilITER: Varr., Fulg. Rusp. c. serm. Fastidiosi 
8 quae in tempore mutabiliter fiimt, Cassiod. in ps. 
118, 106, «Mar. Merc.» (De-Vit). 

NAVICELLA: Marcian. (sec. III in.) Dig., [Fulg.] serm. 
2 1 post naulcellam postulas thronum, Fulg. serra, ant. 

NAVIEEAGVS; Verg. Ouid. et Stat. ss. 11., Ennod. u 
Epipli. p. 413 quid uelut nauifragos (yp. nauis fra- 
gos) scopulos perliorrescis? , Fulg. M. 

NEGLECïlo: Cic, Fulg. Rusp. remiss, peccat. I, 6 ex. 

NIGRITVDO: Plin., Aug. in ps. 91, 11 peccatormn. 

nominator: Vlp., lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. IV, 
4 nominatorem feminae (h. e. Adam uxori nomen 
imponentem) al., Codd. Theod. et lust. 

nominatus adi.: Aug. Ciu. D. XVI, 2 quid nominatius 
Cliristo. .?, Cassiod. (Epiph.) h. trip. IX, 4 eatem- 
pestate Tlieodosius tam propter parentum nobilitatem 
quam pro fortitudine propria nominatissimus liabe- 
hatur al., Reg. Bened. 9 a nominalissimis doctorihus 
orthodoxis et catholicis (A p. 55 et 21*); — synon. 
opinatus Rufin. (C p. 14), Fab. Cl. Gord. Fulg. 
aet. mund. XI, p. 141 ut nomine tantum opinatus 
exsisteret (Mucius), membrorum facta est turpata 



ruina, Cassiod. Var. X, 30. 



nuncupatiiius'^): Fulg. Rusp. Ad Trasim. I, 6 ut.. 

conseqiienter non nuncupatiui, sed naturalis.nominis 

ueritas jjrobaretur {C p. 13*). 
uBiECTATio: Caes., Ennod. ep. IX, 30 nec fortitudo 

qualibct obiectatione confringi (potest). 
OBLATOR: Tert., Ambr. (Gg.), Fulg. Rusp. Ad Trasi- 

mund. I, 12 unus idcmque et ohlator muneris et 

muHUs factus est ohlatorls, Ennod. 
OBLiyvlTAS: Plin., trnsl. Aug. c. Cresc. IV, 64 episto- 

lam, de qua fecisti suh eadem urhana obUquitatt 

mentioncm, Prise. 
ohsecundatio: Aug. ep. 22, 1 2)ro tua praestantia et 

mea ohsecundatione (C p. 13*). 
OBSERVATRIX: Tert., Ps.-Soran. quu. mcdic. 14 me- 

dicinalis ars est oljscruatrix naturae. 
uBTEMPERANTER: M. Aur. ap. Front., Aug. Ciu. D. 

XVI, 25 (Abraham utentem) . . coniugr lemperunter, 

ancilla oUemperanter (h. e. ita ut in eo ipso nil' 

nisi coniugi suae iubenti obtemperaret), nuUa in- 

temperanter, id. c. sec. resp. lui. I, 70, Prud. 
OBTEMPERATlu: Cic. , Aug. mus. I, 7 uolo mihi dicas, 



5) Adiectiiia lecc. in -iuus iniieiii 319 (hinc corr. A p. 19* add. 
ad ann. 21). 

9* 



135 



Bulletin de l'Académie Iiniiëriale 



136 



iitmm corpori trtbuendmn sit, kl est obtempérât ioni 

cuidam corimis, si quid isti hommes (se. inusici) 

imitatione faciunt. 
0BVER13ERARE: App., lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. II, 

l si.. îicl nullo imperitorum ohuerleraremur tumidiu. 
OLEOSVS: Plia., Cassiod, Var. Xl\, 14 oleoso ac suaui 

liquore. 
toMNiMODE: Fronto ad M. Caes. I, 8, Rufin. Orig. 

Tc. àpx"v I) 6, 3 si omnimode neque in kis, quae 

uidenfur.., neque in kis, quae non uidentur . ., pcni- 

tus pars ista ah ïlla discrepahit, ib. inf., [Hilar.] 

intpr. auon. in lob II p. 139 omnimode deiedum 

atque confusim, ib. p. 183, Chalcid. (A p. 57; adi. 

etiam Aug. de ord. I, 21 'taies omnimodi amores', 

de nat. boni 1,18 'per omnimodani speciei priua- 

tionem', al., «Vulg. Is. 66, 11»)- 
OPIPICIVM: Varr., Aug. c. sec. resp. lui. III, 154 

cui postcritati non negat Deus bonus opificimu bo- 

mim al., Gelas, pap. tract. 
oppresser: ad I s. u. subind. Aug. Ciu. D. XVI, 4 al. 
optabilitee: Aug. Triuit. XIII, 1,3, conipar. Val. 

Max. 
*OEATOE q. precator: Plaut., sim., nisi quod mente 

christiana, Aug. doctr. christ. IV, 1 5 orando yro se 

ac pro illis, quos est allocuturus, sit orator ante quam 

dicter, «Salu. ep. 8». 
originarius: Ennod. uita Epiph. p. 398 uides iiniuersa 

Italiae loca originariis uiduata cidtoribus, id. dict. 

4 al., Gelas, ep. (C p. 14*). 
PACIFICE: Cypr., Aug. ep. 33, 6 omnia pacifice con- 

ferendo, 88, 7 al., Vulg. 
PAPILIO q. tentorium: Tert., scrr. hist. Aug. et Veg. 

m. (HA p. 23), Aug. Locut. in Heptat. I (ad Gen. 
30, 37) tentoria, quos etiam papiliones uocani, Greg. 

Hist.Franc.IV, 45 ibi que papiliones extendif, Isid. Or. 
parentelay. Cassiod. Var. VIII, 1 in parentelae locum 
noster iam transire dehet affectus, Adaïuan. u. Col. 
II, 27, «Actt. SS. Firmi et Rust. n. 1» (C p. 14*). 
PARIARE: Tert., Lamprid. (IIA p. 27); al. (se. debitum 
redditione) Vlp. Dig., [Fulg.] serm. 18 numquid 
possimt pariarc debitum patris. 



6) Cf. supra 11. ss. incautela, inouela (iitrumque recc), et cotera 
nomina huius figurae: acutela r(ecc.), assequela r, candela, capta- 
tela r, cautela, cicindela Plia., condiictela r, corruptela, custodela, 
fouela r, fugela, incorruptela r, loquela, liiela Lucr., mandatela r, 
nitela r, obsequela, peccalela j', protutela r, seqiiela r, suadela, su- 
tela, turbelae, tutela. 



PARILITAS: Gell., App.; Tert. (Rônscli. p. 54), Aug. 
uer. relig. 40 si modum parilitatis seniauerint al., 
Cl. Mam. an. II, 5, 2, alii. • 

PARTicvLARls: App. dogm. Plat. III, Th. Prise. II, 
chr. 21 omnes aegritudines particularcs , ibid. nisi 
adiidoriis catholicis primo curentur, aliter particida- 
res causae curari non poterunt, Cod. Theod. XI, 5, 
4 et C. lust. 

■\pasta s.: PI. Val. 'adipis pastae siue phasiani . .' (A 
p. 59), Anthini. 22 de fasianis et pastis, hoc est de 
anserihus quia pascuntur. 

PASTINATOR: Col., Aug. c. sec. resp. lui. IV, 135 
îiineae spirituales et domus non quandoqiie, morien- 
tihiis pastinatoribiis et aedificatorïbus suis, posside- 
buntur ab aliis, sed ab ipsis sine fine uiuentibus. 

PASTORIVS: Ouid. (pellis, sacra), Flor. (populus), Calp. 
(uirtus),al. [Hilar,] intpr. anon. in lob I p. 24 asinae 
pastoriae quingenfae al. 

patenter: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 106, 17 quan- 
tum noceat ista desertio, patenter exponitur, PI. Val. 

peccantia: Tert., Adaman. uita Colurab. I, 16 ^^ec- 
cantias confitetur suas. 

pecualis: Ennod. apol. pro synod. p. 325 sic uos in 
stuporem pecualem peccaii nehda . . oblimat, Ven. 
Mise. X, 3 cibos pecuales , id. uita Mart. II, 146, 
Facund. (C p. 14*). 

PECVLiosvs: Plaut., Sidon. (Gg.), Cassiod. Var. VIII, 
33 Calabri peculiosi. 

*pecus i. fétus humanus in utero raaterno iam anima- 
tus, nondum tamen maturus: Th. Prise. III, 6, Cas- 
siod. do anima 7 medendi artifices quadragesimo die 
humanum atque mortale pccus animam dicunt acci- 
pere, cum se in utero matris coeperit commouerc, id. 
in ps. 57, 2 peccatores tanquam.abortiuos proicctos 
ab utero dicit ccclesiae, qui . . tanquam tencrae pecu- 
dis faluata mollities non ad lucem uitalem, sed in 
pcrfidiae tenebras prohantur alnecti (A p. 61). 

pellacia: Lucr., Arn., lui. ap, Aug. c. sec. resp. lui. 
II, 98 ncpeUaciae magis quam constant iae crcdcretur. 

penetraïio: App. Flor., Aug. c. epist. Manich. 24, 
26 terra tenebrarum, quae terram lucis non modo 
uicinitate contingit, sed etiam pendrationc dissulcat. 
PERARDVVS'): Cic, Cassiod. Inst. Diu, 27. 



7) Composita hune in modum cum per- praepositione nomina 
adiectiua (uel participia), conumeratis etiam aduerbiis, si quae ad- 
iectiuis, qiiibus attribui posscnl tauquam quaedam eorum Ttrûocii; 



137 



des Sciences fie Saint •Pëtersbourg'. 



13S 



PEECOMMODVS: Liu., Veg. r. mil. I, 10 e^ équités ipsos- 
que equos.- ad natandum cxercere percommoduni est. 

peecontator: Plaut. et Hor. ss. 11., Aug. de ord. I, 
11 potcst odiosus percontator pergere quacrere, quae 
causa erat, ut . ., al. 

PERDVKVs: Papin. Dig., Aug. ep. 71 (ad Hieronym.), 
4 pcrdunim crit , si tua interprctatio per multas ec- 
clesias frcquentius coeperit lectitari, qtiod a graecis 
ecclcsiis (afinae ecclesiae dlssonahimt. 

piermansio: ad I s. u. add. Anim., Ambr. in ps. 1 , 20, 
Aug. etiam mus. VI, 50 siue regressione siue per- 
mansionc, c. sec. resp. lui. "V, 58 de quïbus (ange- 
lis) sine duUtatione credendum est , quod acceperint 
non posse peccarepro merito pcrmansionis suae, quo- 
niam stcterunt, qiiando aliis cadentihus etiam ipsi 
peccare potuerunt,' e\). 82, 1 et saep. 

permixte: ad I s. u. subind. Aug. c. sec. resp. lui. VI, 
22 (Plato) censuit permixte utendum feminis, Ciu. 
D. II, 2 al. (cf. De-Vit). 

PEKMODicvs: Suet. bis, Vlp. Dig. s., Capit. Ver. (HA 
p. lOG), Firm. math, praef. mathesis permodica. 

PFEMOTio: Cic, Aug. Ciu. D. IX, 4 illam permotio- 
nem pati. 

PEENIcio: Garg. Mart., Dyuam. II, 100 (oleum aspho- 
delinum) comlusturis et pernicionihus prodest, 108 al. 

PEEPALLIDVS: Cels., [Appui.] Polem. Pliysiogn. p. 121 
Rose gidtidae perpallidae et aliae glaucae. 

PEEPETEABILIS: Tert., [Appui.] Polem. Physiogn. p. 
121 Rose quidqidd infandimi cogitari iiel non cogi- 
tari potest Jmiusmodi oculis perpctrabïle est. 

PEEPLEXio: Ps. Porc. Latro in Catil. , intpr. Iren. 
(Rônsch p. 82), Rufin. Pamph. apol. pro Orig. p. 
3G7 t. 24 Orig. éd. Lomm. (substautia uiui atque 
escae) per omnes corporis eius compares ac mcmhru- 
rum perplcxiones diffundehatur, Boeth., Ilist. trip. 

peeeidicvle: Cic, lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. II, 
50 tu perridicide ineptire uoluisti. 

peescevtaee: Plaut., Rufin. Clem. Recogn. III, 45 
extimuît, ne forte., perscrutaretur domtis eius; part, 
perscrutatus pass. Amm., Cassiod. in ps. 150 concl. 
per scrutât us semper coplosior inucmtur. 

perseuerahilis: Ven. Fort, uita Leob. 15 qui., sine 
pompae ostentatione monachum se . . in suo proposito 
perscuerahilem demonsfrahat (C p. 1 1"). 

(ueluti pcibene eius quod est pcibomis), carere uiilebantiir, — in- 
ueni uett. c. 170 (p. A. 27), rccc. 73. 



^PEESONA concr.: rar. uett. (ut Cic. ad Att. VIII, 12j 
4: ecquae pacifica pcrsona desideretur, an in bel- 
latore sint omnia, Suet. aliq.), sed freq. ICti (Dirk- 
sen s. u.), Capit. Ver. 4, 5, Firm. math. V, 1 cum 
potentiorïbus personis halehit non modica certamina 
al., Sidon. ep. II, 2 ita ut tôt possit recipere sellas, 
quoi soin sigma personas, ib. ep. 7 singulas quasque 
personas id ipsum efflagitantes, IV, 24 talis persona, 
quae uelit médium rclaxure, cum totum possit exi- 
ger e, 25 fecit. ., quod satis deciiit facere personam , 
quae caput est ciuitati nostrae per sacerdotium, pro- 
uinciae uero uestrae per ciuitatem , V, ] 7 nullus 
sermo qui proderet, nulla persona quae proderetur, 
VII, 5 aliq., VIII, 14, IX, 3, ib. 11 , Salu. Gub.- 
D. III, 84 .si maximum scelus minores uideantur 
agere personne, IV, 100 qui non, in quamcunque per- 
sonam cupiditatis improbae calor traxerit, mentis se- 
quatur insaniam, et saep., Greg. Tur. hist. Franc. 
II , 7 interea uidit duas personas se inuicem uene- 
raUliter scdutantes, IV, 13 collectis uilihus personis 
. . eosdem tantummodo diligehat, alii postt. Non de- 
sunt taraen apud sec. V scriptores exempla meto- 
nymiae magis aliquanto intra modum antiquioris 
usus se continentis, ut Sid. ep. III, 13 'elegans 
homo . . cuiusque sit spectabilis persona uiseutibus', 
et sim. II, 8, III, 3 et 4, V, 19, VI, 11, VII, 14, 
18, VIII, G et 11, Salu. ep. 9 'ne auctoritatem 
scriptis personae suae paruitas derogaret' (ICti 
quoque utroque modo, e. c. serui et ceterae perso- 
nae Gai., quae personam eius — se. serui — attin- 
gunt Dig.). De deriuati hinc adiectiui personalis 
usu, quem et ab ICtis et a Gramm. frequentari 
constat, cf. praeterea Rustic. c. Aceph. p. 1193 
unitionem naturalem et non personalem, quia non 
modo nna persona, sed et una ex duahus natura, 
Cassiod. (Epiph.) hist. trip. XI, 3 praeponens causis 
personalihus généraient utilitatem; adu. peesonali- 
TER Gell., Arn., Ambr. (add. Gg.), Aug. in loann. 
tract. 30, 7 non personalitcr iudicare, sed rectum 
iudicitm rctinerc, Salu., Asper. Hinc est fperso- 
nalitas Paul. Nol. (B col. 214), Peti". Chrysol. 
serm. 88 ui insit in Pâtre et Filio et Spiritu sancto 
personalitas definita, non separata diuinitas. 

*PEBSONAEEC. acc: liacc Sil., classicum App., c. obi. 
transit. S. Ruf. breuiar. 29 tua fada sunt per sonanda, 
Prud.'Christum personasse'jAug. in ps. 110, 1 s. f. 



139 



Bulletin de rytcadémie Impériale 



140 



fpcruagatio: Agapet. pap. I ep. 2 guae in peruagalione 

rei)rehensihilïa sun(, nitarc (C p. 14* et 28*). 
PERVEESIO: in uerbis iiel sententiis auct. ad Her. , 

Tert., sira. Cassiod. in ps. 23, G anustroplie id est 

peniersio; al. (mentis) Aug. de diuers. quaestt. 3G, 

1 cum (homo) aeruit cupiditati peniersione miscrabili. 
PERVESTIGAÏIO: Cic, Aug. ep. 102, 5 (cum omnis 

natura rerum tam sit plena miraculis,) ut non quasi 

facili pemestigatifyne rutionis, sed uidendi consueiu- 

dîne mira nmi sint, id. Trin. II pr. in tanti perue- 

stigatione secreti. 
PEEVNCïio: Plin., Th. Prise. II, chr. 21 uél fricatione 

uel perundione, C. Aur. freq. 
pestilentiosus: ad I s. u. subind. Aug. lib. arb. III, 74 

perniciosarum consuetmlinum pesiilentiosa didcedine, 

nuptt. et concup. II, 29, 50 Manichaei pestilcntiosa 

dodrina, et add. Ps.-Soran. quu. med. 107 aegri- 

tudo al. Barnab., ep. 
PIGNERATOK: Cic., Aug. quu. in Heptat. V, 41 ut non 

intret pignerator in domum , ne fiât perturhatio dehi- 

tori. 
pisare: ad I s. u. add. Comp. Vitr. 30 pisando, Dy- 

nam. I, 57 si. . cum axungia pises et misceas. 
placabilitee: Gell., Cassiod. Var. VI, 17 (necesse 

habet a turbatis exquirere,) qmdnolns possit placa- 

biliicr intimare, X, 33. 
placatio: ad I s. u. subind. Aug. Ciu. D. II, 27 numi- 

num, et (post P. Chrys.) Ennod. dict. 19 ex. 
plantarium: ad I s. u. add. Aug. Conf. VII, 3, 5 

quis iïisernit mihi plantarium amaritudinis?, Vulg. 

Dan. 
poenaliter: Aug. c. sec. resp. lui. VI, 27 quod irro- 

gauit ille poenaliter, Cl. Mam. an. I, 23 (C p. 15*). 
pollicitator: Tert., Aug. morr. Manicli. 17, 55 a 

uohis,magnis omnino poUicitatorihus rationis ac ucri- 

tatis, (pw.erum primum, quid.., c. epist. Manich. 

32, 35, al., inscr. Afr.. 
POSSESSIVNCVLA: Cic. ep.. Hier, in Sophon. ad 3 pos- 

sessiunculas Ecclesiae . . uert entes in lucrum simm. 
postvlatoe: Suet., [Fulg.] serra. 10 adsiim ego dono- 

rum largitor, et tu dormis negligens posfulatur. 
POTESTATIVVS : Tert., Cod. lust. (Ronsch. p. 131), 
Montant (sec. VI in.) ep. 1 , 3 contra lus fasque 
potestatiuo elatus cotlmrno (^an: potestatis sublatus, 
nam 79. potestatisuelatus). Cf. B ad u. caritatiue. 
pOTIONAEE: Suet. (part, perf.), Garg. Mart. cur. boum 



p. 31 éd. Luneb. potionalis iumenta al., S. S. uers. 

ant. (Ronsch p. 157), Hier., Veg. uet. 
PRAECIPITANTER: Lucr., Cassiod. an. praef. petii ut.. 

nec praecipitayiter qiiaererent , quod plénum difficul- 

tatis imperarent , Inst. Diu. 1 5 ne ittste arguamini, 

si praecipitanter alios emendare tentdis, De miracc. 

S. Steph. H, 5, 1, «Rufin.» (De-Vit). 
PRAECVESOElYs: Plin. ep., Amm. (XXIII, 6,35, XXXI, 

3, G al.), Aug. c. Petil. III, c. 5G laiiacri praecur- 

sorium sacramentum al., Cassiod. Var. III, 51 Lu- 

ciferi praecursorias uelocitates al. 
praedicabilis: ad I s. u. subind. Treb. Poil. (HA p. 

45*), [Hilar.] anon. in lob III p. 205 nihil est ifa 

praedicahile, sicutl niagni hominis ruina, Sulp. Seu. 

ep. dub. 6, 4 domine praedicahUis frater, et adiic. 

Cassiod. in ps. 56, 11 praedicahili Dominum actione 

luiulare, id. Var. I, G, X, 19 al. 
praedicamentum: lui. ap. Aug. (s. u. subalternus), al. 

(q. praefiguratio) Aug. c. Faust. XX, 1 8 (C p. 1 5*). 
praeexsistentia: Rustic. c. Aceph. p. 1189 (dograa 

Origenis) de praeexsistentia , quod samti patres . . 

SM& anatliemate damnauerunt (B col. 215). 
PRAEELOEEEE; Plin., Hier, in ps. 29 Domini gloriam., 

quae matutina eius resurredione praefloruit. 
PEAEFOEMATIO: Hilar., Rufin. Orig. tc. àpx- H, 11, 4 

2)er adumhrationem i. e. futurae formae lineamentis 

ante designatis praeformatio ad suscipicndos aeros 

colores iam paratior inuenitur. 
PEAEGEESSIO: Cic, lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. II, 

3 G reliquum imlgus . . mutua praegressione dccipitur, 

ac.. fotum putat coniungi posse rébus, quod uiderit 

uocihus esse sociatwn. 
*PlîAEiVDiCAEE C. dat. q. obesse: ICti (Vlp. Paul. 

ail.), Tert., Ambr. (add. Gg.), Aug. c. sec. resp. 

lui. II, 49 al., Fulg. Rusp. c. Fastidios. 14 non 

praeiudicat catholicae fiilci, quod.., ep. 7, 8 an for- 

sitan temporum cuiquam potest pradudicare loiigac- 

uitas, ut, sicut perado tricennali spatio mdlus sinitur 

Icglbus Immanis allata rcpctere, sic legihus diuinis 

post longa peccandi spatia non liceat indulgentiam 

postulare? al. 
PRAELVCIDVS: Plin., Cassiod. Var. VI, 14 iam erit 'de 

uestru claritate praelucidus. 
praenuntmtio: Aug. fid. et opp. 27, 49 per lias simili- 

tudines et pracmmiiationcs , c. Adira, 16,3 al. (C 

p. 15*). 



141 



des Sciences de Saint- Pëtersboiirf;:. 



142 



PRAEOCCVPATTO: Nep. (locnrum), Aug. de peccat. mcrit. 
H, 2 hiius quaestionis (h. e. sitne homini arbitrium 
liberum) solufio de hominis uita sine ullu siéreptionc 
nel 2)r(U'OCcnp(dionc pccrafi . . niaxime neccssaria est; 
t. t. rhet. Aug. quu. in Hcptat. Il, 103 pr i^o- 
lepsin, hoc est picr praroccupationem al., Cassiod. in 
ps. 19, 1, in 21 , 12; t. t. nicdic. (^= cniphragnia) 
Veg. net. 

pkaepkdimentvm"): Tlaiit. , Cl. Mam. ep. ad Sid. 
(iuter Sid. epp. IV, 2), Sid. ep. VII, 8. 

"pr aérogare: Fulg. Rusp. serm. 2, 5 agnoscite, quid 
Detts homîmhus dignatus est praerogare (C p. 15*). 

PKAESAGrno: Cic, Cassiod. Var. XII, 19 imminentia 
hona qiuidam animi pracsagitionc dùjnoscinms. 

praesentialiter: Aug. (?) ad fratrr. in cremo serm. 5 
si in Ms dichus . . praesentialiter uohiscum non fui, 
Ven. uita Amant. 9 itenit.. quasi innocentiam suam 
praesentialiter monstratiints , id, u. Leob. 5 et 23 
(Bcol. 215). 

pracsignare: ad I s. u. siibind. Aug. in loann. tract. 
25, 5 nauicula illa ecclesiam praesignabat , id. de 
catccliiz. 3, 6 al., Cassian. Coen. Inst. II, 9, Max. 
Taur., Rufin. 

PKAESVMPTVOSE: Hier, in ps. 55 qui non timet (diui- 
nitatem), pr. agit, Sid. 

t*rBAESVMPTVS adi. : Coripp. (loi). IV, 004 prae- 
sumptior), Drac. c. V (Duhn) , 91 quando fiigax 
praesmnptiis crit uel dehilis andax'^ 

J'EAETEKITIO: Aug. Conf. XI, 27, 35 (lougam — syl- 
labam — num praesentem mctior, quando nisi fini- 
tam non métier?) eius antcm fînitio praeteritio est, 
id. gcn. ad lit. II, 14, 28 ^)fr tcmporis pyaefrrifio- 
ncm d aducntmn, C. lust. ; t. t. rhet. TcaçocXeit];'? 
Aquila, anon. schem. dian. p. 74 Halm, M. Cap. 

praeimlescere: ad I s. u. subind. Aug. Ciu. D. Il, 21, 



8) Cf. siiii.bluncliter, contipilarc, ilisinulot, fringultirr, medioximus, 
et alia piaeterca apiid Claiidiaiuini !\Iamcrtnni obsolota uel 
certc uctustiora, ut oppido (Quint.: 'oppido' (luidcm usi sunf pauhim 
tempore nosti'O siiperiores. iicreor ut iam nos ferat quis(iuam) 

I, 1 oppido studiose, II, ?>, 1 oppido obscure disscrfavs, III, 8. 1 op- 
pido ]ialefacict, II, 7, 5 et sacp. (Appui, sacp,, Vulg. Gcn., Sid. cp. 

II, 10 al.), — crêper II, 11, labascere I. S, II, 3, G ne isfirifunodi 
rationibtts scntcntia fibi placita Jabascat , racdullitus 111,10, 1 
(App. ter, Amm. bis, Sid. ep. VIII, 7), opprobrarc I, S qtiem tiobis 
opprobrandum rerc, quaesuut III, 13, opulcns III, 13 (ncgotiuni), im- 
praescntiarum ib , alia, — quilius comprobatur, quod Sidon. Apol- 
liu., ainicus Mamerti, illius de cloquio dicens scntentiam ep. IV, 3 
ait: noua ibi ucrba, quia uetusta. 



4, XXII, 8, 12, Possid. uita Aug. 18 pranwhscente 
aducrsîis illimi errorem rectae fidei ueritate. 
PKAEVALIDE: Plin., Coripp. lohann. II, 151 pracua- 

lide piignat eques. 
PEECATVS, us: Stat., Amm., Claud. Mamert. cpist. 
ad Sid. IV, 2 (inter Sid. epp.) cum precatu, Sidon. 
sacp., ut VI, 1 precatu tuo, III, 3 nostratiunt pre- 
catibus, IX, 3 (idem — post alios — oratus: VI, 7 
uestro oratu, I, 11). 
principari:R\cr. in Eph. III ad 6, 12 sua miindoet suis 

tenehris . . princlpantur (dacraones), cf. C p. 16*. 
PKiVATio: Cic. bis, GcU. , Aug. de gcn. ad lit. lib. 
imperf. 5, 25 priuationes Inris uncum specierum al. 
*privilegivm: transi, (q. ius praecipuum) pA, scrr. 
hist. Aug. (HA p. 108), ICti, Pacat. (HA 1. 1.), 
Sid. ep. VIII, 6 uir ortu clarissimns, prinïlcgio specla- 
hilis; figurât c Cl. Mam. an. II, 7, 2 scientiae 
priuilcgium sibi uindicant, 10, 1 praetento scientiae 
priuilegio. 
PKOBABILITAS: Cic. aliq.. al. lui, ap. Aug. c. sec. rcsp. 
lui. III, 163 probabilitate et m mediocritotc laudum 
qiiav naturis debetur diam in nascentibus quibusque 
seruata. 
PEOCLIVITAS: B. Afr., trnsl. Cic. 'haec. . nominetur 
.. prôcliuitas', [Fulg.] serm. 53 Elisabeth infecun- 
dae coniparis iam in summum senium dierum pro- 
cliuitute uergentis. 
PROCREATio: abstr. Cic, Hier. cp. 54, 9 ob liherormn 
procreationem, Firm. m., Aug. in Hept. III, 82 al.; 
concr. Vitr., Aug. serm. 4 Mai. «^ procrcationes 
suas non pcrdat ferra, Boeth. diuis. p. 878 Migne 
genus non in signifieutiones , sed in quasdam a se 
quodammodo proercationes disiungitur. 
prodKtIALITER: Hor. et Col. ss. IL, lui. ap. Aug. c. 
sec. resp. lui. III, 29 peperissc, Aug. c. sec. resp. 
lui. VI, 19 prodigialitrr et nimium deformifer dici. 
*prolatio: ad I s. u. ind. Aug, gén. ad lit. IV, 22, 39 

scntentiae, et sim. al. 
PEominentja: Vitr., C. Aur. aciit. III, 1,3 (oculo- 

rum) al., concr. Sol., Auien. ora niar. 159, 171. 
promissw: ad I s. u. add. saepe Aug., ut Ciu. D. 

XVI, 16, quu. in Hept. II, 47 . ., et alii eccl. 
PROMVLGATio: Cic, lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. III, 
43, Oros. c. Pelag. p. 599, Cassiod. (îlpipli.) hist. 
tripart. VII, 18 quoniam promulgationem fidei Ari- 
minensis anathematimuerat, Enuod. ep. V, 27, IX, 



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Bulletin de l'Acadëmîe Impériale 



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m 



33 al. (promulgator — cf. 1 s. u. — etiani Aiig 
ps. 50, 8 Moyses minister legis, Christus promulya- 
tor legis, Ennod. cp. VII, 1 2). 
PEONVNTIATOU: Cic, Fronto, Aug. serra, mont. Il, 2 
sunt hypocritac simidatores , lanquam prominihitorcs 
personarum alienarum, sicut in theatrkis fahulis, 
ep. 101, 3 m qidhusdam (niimeris) etiam silentio- 
rum dimensa inferualla misccntur, quae onmino sen- 
tiri nequeunf, ni fit audit orcni prommtiator informet 
al., Cassiod. (Epipli.) liist. trip. IX, 38 lectores et 
psalnii pronuntiafores . 
TROOEMiAEi: PHu. ep., Aug. cp. 117 (Dioscori) j^ro- 
oemiari apud te non solum superfluum, sed etiam 
molestum, qui rem, non uerha desideras, Sid., lui. 
Vict. 
PROPAGINARE: Tert., [Fulg.] serm. 46 propxirjinata 
uitis a paiilmlo, a scpulcro ad coelum texit montes 
umhra eius, Isid. 
PROPENDVLVS: App., Aug. anim. orig.IV, 20, 32 mam- 

mas protumidas et propendulas. 
PROPEEATio: M. et Q. Cic. epp. ss. 11., Sali, fragm. 
susp., Amm. s., Ambr. Off. ministr. I, 18, 74, Dict. 
Ephem. I, 5, Ennod. cp. V, 25 Mcdiolanum mm 
summa properatione conimcauit, VII, 28 (cf. De-Vit). 
PKOPITIABILIS: Enn., Tert. «ieiun. 15», Priid., Aug. 
(?) Specul. 35 propitiahili dignatione accipe tantillum 
sacrificium fidei mcae. 
PROPKIETARIVS: S. Paul. Vlp. Pomp. Dig., adi. Cassiod. 
Var. VII, 44 desideranti tibi illum lociim proprie- 
tario iure conecdhnus. 
proteruia: Cassiod. Var. III, 27 ut de se magis simat 
pocnas proteruia, dum colnhetur innoxia (C p. 17*). 
PKOTVMIDVS: App., Aug. anim. orig. IV, 20, 32 (s. u. 

propendulus). 
provisoe: Hor. et Tac. ss. 11., Hier. adu. Pelag. III, 
10 honorrmi omnium, Aug. Ciu. D. II, 20 delicianim 
suarum prouisorihus, Mar. Mcrc. p. 206 Mignc cibi, 
Cassiod. (Epipli.) hist. trip. IV, 10 uniuersonmi créa- 
torem et prouisorem, Vulg. Macli.; al. inscr. (cf. 
De-Vit). 
■\pseudocliristianus: Aug. c Faust. I, 3 nos pseudo- 
christianos caucmus, quod tws (Manicliaeos) esse 
ostendimus al. (A p. 69). 
PVGiYNCVLvs: Cic, Aug. c. lui. VI, 7, 17. 
QVADEANGVLATVS: Tert., Vulg., Adam. locc. sanct. 
I, 5 ecclesia, 7 structura, II, 10 ualli, Aeth. Ister. 



*QVIESCERE c. inf. : Plaut. (Holtze Syntax. prise, scriptt. 
lat. II, p. 44), Gell., Cassiod. (Epiph. (hist. tripart. 
X, 33 ille praedicare nullatenus quiescebat, XII, 2 
de cetera etim lociim colère quicuerunt. 

qVINciVEPAETiTVS (quinquepertitus): Cic. inuent. (et 
adu. quinquepertito Plin.) , Aug. Ciu. D. VI, 3, 
Cassiod. in ps. 38 diuis. per syllogismum quinque- 
partitum, ib. ad u. 8 et 13, al. 

racemari: ad I s. u. add. Aug. Ad Simplician. I, qu. 
2 , 20 ex. in benedictione Domini sperans ex reli- 
qiiiis Israël racematus populus impleuit torcular, ra- 
cemare «S. S. uers. uet.», (racematus adi. Plin.). 

EEBELLATio: Val. Max. bis. Tac. s., Aug. c. Faust. 
Manich.XVI, 28 qui Bel uestri requiem rebellatione 
gentis tenebrarum perliibetis excussam al. 

recessio: ad I s. u. add. Hier, in Matth. II ad 12, 26 
quod recessio daemonum obedientia sit in principem 
suum, Aug. de fide et opp. 11, 17 non siifficU pro- 
fessio recessionis a talibus, id. in ps. 75, 14 n ue- 
tere uita, Secundin. Manich. ad Aug. 2. 

EECLAMATIO: Cic. ct App. SS. IL, Aug. in ps. 52, 2 
quod culpare iam per consuetudincm aut non audecd, 
aut, si ausus fuerit, facilius erumpat reprehensio ct 
reclamatio eonml qui maie iiiuunt, quam uox libéra 
eonmi qui bene uiuunt. 

*RECOLEEE (sc. animo) q. recordari: Ouid. (hoc tua- 
nam rccolo- quondam germana canebat), Vop. Tac. 
6,4, Ambr. bon. mort. 4, 15, Aug. gestt. Pelag. 
1 1 ubi, ut recolis, ipsc non fui, id. doctr. christ. II, 

17 ciuitutem- nescio quam, non enim, nonien rccolo, 
id. c. Petilian. II, 92, 204 profecto veges quosdam 
bonos , quosdam autem malos . . sine ulla diffiadtntc 
rccolcres, id. de ord. II, 35 graece quomodo appel- 
Ictur (quam Varro literationem uoeat), non satis in 
praesentia recolo, id. praedest. sanct. 9 iïlud quod 
in opuscido meo quondam me dixisse recolitis, id. de 
gen. ad lit. XII, 16 sicut in lïbro IV itemque in VII 
disseruisse me recolo, id. c. Faust. Manich. XXII, 

1 8 in ecclesiasticis literis nusquam miscricordiam in 
uHuperationc positam recolo, id. ep. 19, 1 et 104, 
3 al, [Fulg.] serm. 34 (qui est Augustini) recolite, 
imdc fit uinum, Fulg. Rusp. Ad Monim. I, 2, Primas, 
in Apoc. V, ad c. 21 (I s. u.), Cassiod. Var. IX, 15 
recolatur et timeatur Simeonis iusta damnatio, ÏU, 
3, Ennod. apol. synod. p. 335 quae operi ipsorum 
recolimus inserta, Ven. Mise. VIII, 6, 303 al., alii. 



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des Sciences de Saint •P^'tersltouvg. 



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rareafnr: ad I s. ii. add. Euinoii., Aug. in ps. 65, 2, 
Aug. (?) ad fiT. eroiii. s. 44 rqMiratoycs oiliis krra- 
rum nique recreatorcs, iiiscr. 

RKDVCTIO: Cic. et Vitr. («rariss.» Fr.), Aug. in ps. 
70 serra. 2, 11 iluas nductioncs nnstnis ah ahijssis 
terme , unam aecumluin siniiiam in spe , altcram 
scciindum corpus in re, Boetli. 

REFOEMATOE: Plin. op., Aug. coiTcpt. et grat. 5, 7 
îit, ciim defornicm fe aides, reformatorem dcsideres, 
in loann. tract. 38, 8 al. 

EEFEIGEKATOEIVS : Plin., Garg. Mart. de oler. 20 
nienta uiHutem hnhet refrigeratorimi , Pelag. uct. : 
refrigcratorium subst. S. S. uers. uet. Num. 10, 32. 

■frcfrif/criosus^]: [Fulg.] serra. 60 imponitur d ipse 
in rcfrifjcriosuiii kchim cruticidae, — forma scri- 
bcndi dubiti» an rectiore quam rcfrigerosus Ps. 
Aug. C p. 18. 

REGEMERE: Stat. bis, Sid., Coripp. lohann. II, 231 sn- 
sceptis regemiDif ohslantia felis scuta. 

REIECTATIO: Solin., reiactatio Ps.-Soran. quu. raedic. 
221 cholerum. 

EEINDVEEE: Cassiod. (?) in Cant. 5, 3 iterum reindui, 
redindutus Tert. 

relnxatio: ad I s. u. add. Theod. Prise. III, 10 coti- 
strictionis et relaxationis , Cassiod. in ps. 6, 5 uin- 
dictae, Agapet. pap. I ep. 2 cum sub nimia relaxa- 
tione ahsoluimiis (cf. De-Vit). 

EELICTIO: Cic., Vitr., lui. c. sec. resp. lui. II, 152 
non fanti esse pruepidium, ut mit iniiistos eitis re- 
lictio, mit iustos faciat eiits ablatio, Max. Taur. 

relîGIOSITAS: App. dogm. Plat., Vulg. Sirac, Tert. 
«ap. 25 et nat. II, 17», Zeno tr. II, 18, 1, Aug. 
Ciu. D. VII, 27, 2 si saltem rcligiositati congruis 
significationihiis ageretur, [Hilar.] an. in lob p. 22 
in omni hona rcligiositate, p. 39 al., Max. Taur. 

reluctatio: [Hilar.] anon. in lob I, p. 7, Seueri ep. de 
conuers. ludaeor. Minoricens. 17 (C p. 18*). 

EEMANSio: Cic, Ambr. in ps, 118 serra. 16, 43, Off. 
ministr. I, 41, 205 flerc coepit non passionem illius 
scd siiatn rcniansionem. 

EEMISSA (pro remissio): peccatorum Tert. Cj^pr., Aug. 
c. duas epp. Pelag. IV, 8, 23 si efiam gratiissimis 
deUctoribus . . reniissa peccatorum datur, c. lui. I, 3, 
6, inc. quu. ex utroq. Test. 126 (Optât.: De-Vit). 



9) Adiectiuorum iu -osus excmpla recc. congregaui 209 (c. 44% 
omnium; — cf. A u. G4 et Add. p. 21*). 
Tome XIS. 



KENISVS. u: Cels. s. (ex renisu), Aug. Ciu. D. XIV, 
23, 2 al., Claud. Mam. an. I, 22, 2 nullo renisu. 

EErEECVSSio: Sen., Mar. Vict., Rufin. Recogn. VIII, 
42 repcrcussio splcndoris solis in nuhihus. 

RErVDIATOE: Tert., Aug. de bapt. VI, 44, 86 enm 
contcmptorc et rcpudiatore suo. 

REPVLLVLAEE: Plin., Aug. catechiz. rud. 19 non ces- 
sauit repulhdare mcditia per superhiam et libidines, 
S. S. Ps. ap. Aug., Isid. 

RESCVLPEEE: Tert., Aug. uer. relig. 34 qui resculpcd 
suum spirituvi al., Prud., scliol. Cic. 

*EESVLTAEE q.reniti: Plin.ep., Xist.pap.,Cass. (Epipli.) 
liist. trip. VII, 33 ut tanto imperatori pauci homines 
resultarent al. Eodcm modo resultatio Cassiod. Var. 
«II, 24», resultator id, in psalt. 

EESVSCiTATio: Tert., Aug. uer. rel. 8, 14 iudicii dies 
et corporimi resuscitatio, in loann. tract. 23, 15. 

EETICVLATVS: Varr. Vitr. Plin., Rufin. Orig. in Cant. 
III p. 60 t. 15 Lomra. quae fenestrae liaheant ali- 
quam jxtrtem operis, ut aiunt, reticulati. 

EETINNIEE: Cic. s., Cassiod. in ps. 117 s. f. isti in 
fine eadem retinniunt, quae in capite sonuerunt. 

REVELATOE: Tert., «Aug. serra. 126 n. 9 éd. Mai.», 
Ps. Ambr. spirit. sanct. col. 1008 t. 17 Migne. 

ROEIFLVVS: poeta in Catal. Pith., Fab. Cl. Gord. 
Fulgeut. aet. raundi X p. 139 mdla Oceani semo- 
fior insula Atlantei marginis acstu roriflua fuit, quae 
non Alexandrum . . dominum timuit, Aldhelm. Septen. 
col. 165 t. 89 Migne. 

rotatio: ad I s. u. add. Cassiod. in ps. 22, 9 figura 
epitrocJiasmos, id est dicti rotatio, it. in 114, 1; — 
rotator Stat. , Cassiod., [Fulg.] serra. 17 rotator 
figulus; rotatus Stat. Claud., Hier, iu Zach. II, ad 

10, 15 sq. fundarum rotatïbus, «lorn. Get. 11». 
ruhricatiis : ad I s. u. add. [Fulg.] serm. 78 Giristi 

sanguine (sed plura De-Vit, et. rubricat Ven. Mart. 

11, 462). 

SACEIFICATOR: Tert., Cassiod. (Epipli.) hist. tripart. 

VII, 1 1 ; — sacrificatrix iuscr. 
SAEVITVDO: Plaut. fragm., lui. Val. III, 17 ncc minor 

etiam saeuitudine (odontotyrannus belua) egregie 

saeuientibiis (elephantis) al. 
SANATio: ad I s. u. add. Th. Prise, etiam II, 8 et al., 

Aug. c. sec. resp. lui. VI, 8. 
saniosus: ad I s. u. add. Coel. Aur. signif. diaet. pass. 

138 saniosis sputïbus, 151, tard. IV, 6, 84 al. 

10 



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Bulletin de l'/tcadéniie Impériale 



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scissio; Hier, in Anios III, ad 6, 12 sqq. domiis hidae 
. . non jjcrcidititr ruinis, sed scissionibus, ib. inf. 
(C p. \d*). Cf. coiiscissio Aiig. ep. 51, 3 al., di- 
scissio id. cp. 33, 2, 82, 8 al., rescissio id. c. Cresc. 
Il, 8, Tert., ICti. 

scRvrVLOSiTAS : Colum., Tort, et (ap. Gg.) Hieron. 
singulis iocis, qui in lexx. citantur, add. Hier, in 
Zachar. II, ad 7, 1 sqq., Rutin. intpr. Orig. in Rom. 
comni. IX, 42, Gaudent. serm. 14, Cassiod. (Epiph.) 
liist. trip. 1,14 oucrosniii. crcdcns singnlu snh scru- 
pulositate conscriberc , co qnod sciam . . stitdimn 
uestrum talia non latere. 

secvlariter: Cypr. (Test. III, 36 lenini.), Ang. ep. 

27, 5 qui anucum non s. diUgunt, in loami. tract. 

28, 5 Hcluti s. et terreno aff'edu tnonentcs, ne essct 
ignobilis d latitaret. 

SEDATio: Cic, Ambr. Off. ministr. I, 22, 98 tv()Ua- 

tiones tranquillUatcm scdationis infundunt, et appc- 

titiis motum agcndi excutit. 
sajregatio: ad I s. u. add. Aug. et uer. relig. 6 sine ulla 

comienticîilorum segrcgatione, morr. ecd. I, 7, 12 al. 
SELECTIO: Cic., Aug. Ciu. D. VII, 3,2 s/ insipienfis 

iudicio iiiuUitudinis fada est deorum ista seledio. 
SEMINATOE: Cic, Lact. (add. Gg.), Iulian. ap. Aug. 

c. lui. I, 9 ibi (in sensu lioniinis) locaiiit inimicus 

ille seminator radicein mali. 
sempiterne: Pacuu., Aug. de tidc et synib. 5 senqù- 

terne Deus sapiens, id. Trinit. V, c. IG al., Cl. 

Mam. an. 
scmpiteruifas: ad I s. u. add. Rufin. Clem. Rccogn. I, 

24, id. in Cant. III p. 33, Fulg. Rusp. Ad Trasim. 

I, 6 al. 
scnsibitifer: Cassiod. (Epiph.) hist. trip. VU, 11 sen- 

sibiliter ac îtisibiliter suam designare praescntiam 

(C p. 19*). 
SENSVALITAS: Tert., Aug. c. Faust. Manich. XV, 4. 
SEPARABILIS: Cic, Ang. Trinit. V, 2, 5 a quo nmi- 

quam est omnino separabilis. 
SEPARATOR: Tert., Hier, in Zachar. II, ad 9, 5 sqq. 

separatorem Bominmn infcUige , qui frumentum a 

paleis separd, id. ib. I, ad 4, 8 sqq., Aug. ep. 93, 

42 ipsam rem, quam (Cyprianus) contra impies se- 

paratores commemorauit, attende, id. c. Petilian. II, 

44, 103. 
SEPOSITlo: Vlp. Dig., Veg. r. mil. II, 20 sepositio ista 

pecimiae ipsis contubernalibus docetur accommoda. 



SKiNATE: Gell., Aug. Ciu. D. XIV, 8, 2 qnando pro- 
prie signateque hoc uerhum ponitur, comp. Amm. 

SIGNIFICABILIS : Varr., Aug. de magistro S placdne 
apprllemus signijicabilia ea quae signis significari 
possiint et signa non, sunt?, ib. inf. illa nisihilia simt, 
liaec (mdiliilia; cur enhn et hoc nomen non adndttas, 
si admisimus signifimbilia? (cf. n. 3), ib. 10 al. Ce- 
tcrum habent 'audibilis' iam Ambr. (Gg.), Th. Prise. 
IV, fol. 317" 'dissipatae (noces) difticilius andibiles 
sunt', 31g'', post nostrum Boeth. 

SIGNIFICATIVVS : Gai., Paul, et Vlp. Dig , Aug. Ciu. 
Dei XIV, 32, 1 quo (ariete) immolato impletum est 
significatiiio sanguine sacrificiiim, id. c. Faust. Ma- 
nich. XIII, 15 pirophdico ritu, hoc est significatino 
fnturorum, ib. XII, 44, id. Trinit. II, fi, 11, doctr. 
christ. 11,29,46 al., Mar.Merc, Hier, in lob, Boeth., 
Dionys. Exig. (cf. C p. 1 9*), Prise, ail. ; f adu. Aug. 
Trin. II, 17, 32 's. ostendontes Deum' al., Boeth., 
Primas, (cf. C 1. 1.). 

silenter^"}: [Fulg.] serm. 9 uehementer intrastis, silen- 
ter cxistis (C p. 20*). 

SILENTIOSVS: App., Cassiod. Var. VII, 7 eris . . arbiter 
silentiosus, eut fallere insidiantes fas est, et decipere 
gloria. Voccs, quaruiu, sicuti huiusce, Appuleius 
IMadaurensis testis uel auctor agnoscitur autiquis- 
simus, atque adhuc in loxicis habetur soins, — nouis 
posteriorum testimoniis instructas retulinius hic 
quidem 19, in I 13, in C p. II 13"). 

SINCERITER: Gell., Aug. quaestt. 66,1 sinccrifer homo 
dicat' adhaesit anima mea post te" al., C. lust. 

SOCIALIïER: Hor., Ang. c. Faust. Manich. XXII, 61 
soeialiter ordinato connnbio al. 

\solite: Cassiod. (Epiph.) hist. trip. XI, 5 ut idgilias 
solite cclebrarent (C p. 20*). 

somnicvlose: Plaut., lui. ap. Aug. c sec. resp. lui. 
I, 108. 

SONABILIS: Ouid., Aug. gènes, ad lit. VIII, 3 uerba 
Dei . . non sonabili uel femporali noce prolata uerba 



10) Ailuerbia in -nter .1 partie, praes. decliuala iiuiotupruiitmilii 
rt'cc. 150 (c. 64% omnium; — cf. C u. 5). 

11) Qnibus addinius bas: castimonium (ÎNIot. IX, 19 plur.) 
.'\ml)r. (?) serm. 48, S 'praeilicator castimouii", sloss., *(lecisio q. 
deminutio uel prorsus cxcisio (muud. 29 liiminis) Cocl. Aur. acut. II, 
27, 145 'si . . passio roeperit in melius ucrgerc, omnium supradicto- 
rum fiet paulatim deductio, aliquibus ctiam scmcl amputata deci- 
sio, omniformis (Ascl.) Aug. Ciu. D. X, 11 uatuia fellax omni- 
forme miiltimodura', Prud., Sid. (in carm), perqniescpro (Metam.), 
Ps. Ambr. serm. 2, 5. 



149 



de» Scioiicc'H de Saint -Pélersbours:. 



lâO 



simt al., Ps. Aiig. Spcciil. 1 (i nethmu . . sonablc ipcr 
syllahas et iiolatUc. 

SPARAGVS (asparagus): Varr., Th. Prise. I, 5 si)aragi 
rndix. 

spectamen: Plant., App., Aiig. Soliloq. I, h speda- 
mina disciplinanim itéra et ccrta, Cl. Mani an. II, 
12, 7 hicundo spedamini. 

SPECVLATOEIVS: adi. et fem. subst. (se. nauis, caliga) 
uott. , neiitr. subst. Hier, in Mich. I, ad 3,9 sq. 
quorum causa apcculatoriion Dei hostili aratro (liui- 
ditur al. 

sp'mdafor^'): Cassiod. (Epiph.) Iiist. tripart. VI, 30 tune 
spicuhdorcm rofjauit senior omnhtm , ut ante omnes 
cuiiisdant caput adolescends ahsc'mderet , ne , dum 
alios rrspiceret, franijeretur ; eumquc tlle (jeniia fixis- 
set in terra, d gladimn spiculator euaginassd , îœnit 
repente mtntius damorc prolnhens necem, III, 2, 
VII, 40 (A p. 82). 

sternvïamenïVM: Sen., Scrlb. (Gg. s. u.), Dynamid. 
I, 34 (anetliuui . . naribus adpositnm) sternatamenta 
prohihd, 37, al. (ptarmicuni) C. Aur. tard. II, 1 , 37 al. 

STVLTILOQVVS: Plaut., Hier, in Eph. III, ad 5, 5. 

stVPESCEIîE: Cic., Ven. uita Albini 10 dehilitate con- 
tradae manus ingrala, neruis stnpesccntihus. 

■\ suhalternus: lui. ap. Aug. c. sec. rcsp. lui. V, 24 
(in omnibus praedicaniontis plus amplectuntur gê- 
nera quam species;) inde a^ttem etiam fiunt gênera 
suhalterna (0 p. 20*). 

SVBAVSTEEVS: Cels. , Dynam. I , 48 cardui nattira 
niordax d subaustera est. 

SVBCOELESTIS: Tort., [Fulg.] serni. 7 inhd caeeos ad 



12) In noiiiiiuim in -tor (-soi) et -rix rccc. iudiculum (part. II, ii) 
subinleronda sunt 1i:i(t postinilo noun adinuenta: acccnsor, ad- 
dictor, appotitrix, aciiuisitnr Aug. (Georges Ztsclir. f. oesterr. 
Gymn. 187:-! ji. 200), assortrix, beat ificator, cai)tiuatrix, coa- 
mator, colaphizator, collaudatrix Aldhelm Do seplunar. p. 
21G t. 89 Migne, commontatrix il)., coniministrator, — comniix- 
trix, f onfusor, conuersor, craxator, decorptor, declama- 
trix Aldh. 1. 1., dcrelictor, dosccnsor Petr. Chrysol s. 37, dinu- 
mcrator, discossor, dissignator, diictrix, cuiiutiator, 
crutor, exaltatrix Aldh. 1. 1., examinatrix . cxcruciator, 
cxpolitor, cxpunctrix, cxsufflator, fccundator, figura- 
tri x, grassatrix, hauritor «Potr. Clirys. s. 80», indntor, in- 
fcetrix, inquisitrix, insanifusor, insibilator, inspiratrix, 
intcrclnsor, itincrator, luniiiiator, maturator, nuinda- 
trix. oblitor, obsocrator, obtnmpcrator, parator, per- 
scriitatrix, per tract ator,pollutrix, prac figurât or, praeaa- 
galor, pracuiator, propositor, propulsatrix, roaodii'ica- 
tor, — rcfarillatrix, rolatrix, scclcrator, tactor, tolera- 
tor, trituijtor, ui'rbosator .('l'iiom. Tbfs ji. 7-.'", — C7 (nr r277 
— 1343). 



se uenlre et nihd de sulcoelesti conspcdu tiniere. Cf. 

A s. uu. intracoelestis et supracoelestis. 
svbdvbitare: Cic., Aug. (?) altère. Eccl. et Synag. 

p. 11 3G t. 42 Migne de resitrrcdione suhduhitas. 
subdnlcis: ad l s. u. add. Licentii carm. ap. Aug. ep. 

2 G pahida. 
SVBFLAVVS: Suet., [Appui.] Polem. Physiogn. p. 113 

capilli subflaui. 
svbfvsior: Tert., [App.] Polem. Physiogn. p. 107 

capillus niger utl a riibeo snffusior. 
■fsiibindignari: iuc. quu. ex net. Test. 2G (B col. 220). 
f suhinduccre: Aug. c. Petilian. II, G2, 140 uoluisti 

per transitiwi subinducerc differeniiam peccatorum 

(C p. 20*). 
subinferre: ad I s. u. subiud. Vulg. 2 Petr. (Ronseh 

p. 210), Hier. Orig. in lercm. hom. 9 posl pusdlum 

subinfert: Et dispersit . . (Gcn. 11, 9), Fulg. Rusp. 

c. Fabian. fragm. 21 Seraphim ad inuicem tertio (cf. 

HA p. 90) clamantibus 'Sandus, Sanctas, Sandtis\ 

et seniel subinfercnfibus 'Dominas Beus Sabaotli . . 

(Isai. G, 3). 
SVBINTRARE: Tert., Aug. (ad Simplician. I, qu. 1,10, 
spir. et lit. 13,21 al.), Hier, in Amos III, ad 9, 
11 sqq. id, cum sid}intrauerit pleniiudo gcntium, timc 
omnis Israël saltms fiât, et saep., auct. Hypognost. 

IV, 5, 6 lex subintrauit, nt ahundard delictmn, alii. 

fsVBLATERE: VaiT. r. r.?, Coel. Aur. signif. diaet. 

pass. 13G subhdente febricula. 
sublevatto: Cic. s., Aug. Conf. XIII, 7, 8 (quomodo 

dicain do pondère cupiditatis in . . abyssum) et de 

snhlcuatione caritatis per Spiritum Tuum . . 
sublncidus: ad I s. u. add. Cassiod. (?) in Cantic. Can- 

ticor. 4, 14 (semen) albarn d sublacidum. 
snbministratio: ad I s. u. add. Hier, in Eph. Il ad 4, IG, 

Aug.enchir. 27, c. scc.resp. lui. II, 14G, Ambr. Hex. 

V, 18, Gl, Fulg. c. Fabian. frgm. 3 p. 75G M. ad- 
ministredio sine subministratio ad diuinam cognosci- 
tnr grcdiam pertinerc, ib. inf. osfcndens ministerium 
siium cnraait diaiu siibministrationem sandi Spiritus 
demonstrare dicens: litera enim occidit, Spiritus au- 
tem uinifical (II Cor. 3, G), id. ib. frgm. 30, [Fulg.] 
sermonum pracf. quia magnis dapihas spiritalium 
rerum subminidratioiie doini)ii frafris d consacerdo- 
tis mei saepiKs assueuisfis expier i, 

submurmurare: Cassiod. (Epiph.) hist. trip. VI, 32 

10* 



151 



Bulletin de l'Aeadémie Impériale 



15S 



(liim hoc siihiminmirant, in scmd q)sos marjis rdor- 
qtient culpam [G p. 20* s. u. submurmurare) 

svBOBSCVEE: Gell., Aiig. coniug. adult. I, 22 qmcl 
siibobscurc apnd Matthaeum positicm est al. 

svbostendeee: Tert."), Hier, in Naum 1, 10 qnod 
apostolus de Jiis qui super fnndamentitm Christ/ non 
Une aedificant (I Cor. 3, 12) siéostendit , qiwsdam 
esse, qui aedificant ligna, feniim, stipulam. 

SVBPALLIDVS: Cels., [App.] Polem. Physiogn. p. IGl 
colore suhpallido. 

suhplantatio: [Hilar.] anon. in lob II, p. 148 animae 
eius qiiaeris suhplantationem , p. 190, III p. 203 
(diabolus) solam uxorem pro sulplantationc illi reli- 
■quit, per qttam . . saeuissimam sagittam scdiictionis 
atque suhplantationis in eum dimisit (C p. 20*). 

SVBRVBEVS: Non., [App.] Polcm. Physiogn. p. 151 
color aïbus siéniheiis, p. 155. 

.sVBSERVIBE: Plaut., trnsl. Ter., Aug. ep. 154 (Mace- 
donii), 1 (quod tibi a indice tôt cnris obstricto pe- 
tibile uisum fuerit,) admoncs sîéscruiente uerecun- 
dia, qiiae maxima difficilium inter bonos efficacia est, 
Fulg. Rusp. ep. 1,19. 

suhstantiaUtcr: Tort., Aug. c. lui. I, 5, 17 si., corpus 
suhstantialiter malimi esset, Cl. Main. an. II, 12, 8, 
Boeth. et Cassiod. C p. 21*. 

sVBTERCAVATVS: Solin., Veg. r. mil. IV, 20 cum (tur- 
ris) .. ad locuni, qui suUercauatîis fuerat, pcruc- 
nisset. 



13) Voces Tci-tulliancas, hoc est uoccs iu Icxicis quidem sola 
1ère adbuc Tertulliani statuminatas fîde atque auctoritate. uoiiis 
uunc perpetuati iuter recc. iisiis testimoniis suffultas exbibuiraus hic 
81, in I 13, — in C p. Il 68 (quo de numéro add. ad collactari 
Aug. de uirg. 29 'collaetando nobis', ad euacuatio Hier. Orig. in 
1er. hom. 5 p. 799, ad inseparatus [Ililar] anon. in lob III, p. 214, 
ad suffereutia ib. I, p. 111 'tolerantiam, sutfcrentiam , cousumma- 
tionem' al., ad titularc Cassiod. (Epiph.) hist. trip. VIII, 1 'cou- 
scripsit — Euagrius — libres ualde necessarios, quorum unus qui- 
dem Monachus titulatur'; cf. attitulare Kufin. Orig.in Leuit.hom. 
16,0 'Esaias.. sub uisione quam attitulauit quadrupoduni in de- 
serto', id. Orig. in Cant. III, p. 17 'isti psalmi, qui pro torcularibus 
attitulantnr' al., Cassiod. uel Epiph. hist. trip., transi. Bcda). lias 
nouom superadiicimus: allcgorizarc Hier. «ep. 61 », Aug. quaestt. 
65 in.' cum res factae allegorizantur' al., circumcordialis Vict. 
Tiinun. poenit. 10 (sucretum), deuictio Cassiod. (Epiph.) hist. trip. 
11,3'gratias pro deuictioue persolueus', VI, 1, deuoratorius Tert. 
idol. 1 'crimina tam dcuoratoria salutis', Eust. B s. u., ncutr. s. 
Ambr., efflorere «Vulg. Ps. 131, 18 (efflorcbit);., Ambr. ep. 2, 8 
(effloreant), frendor Veg. net., Lucit. (add. De-Vit), [Fulg.] serm. 
U 'i'uror uesanis freudoribus intumeseit', fugator [Fulg.] serm. 59, 
recontrare Potam. tract. 1 (recontrabat, — Tert. part, praes.), rc- 
uiuificare Cassiod. in ps. 15, 11 'tertio die cum reuiuiticari pro- 
uenerit carnem'. 



fsupcradligare: Dynam. II, 103 radice eius (dracon- 

tcae) superalligata (A p. 87). 
superaedificatio: Aug. in ps. 31 enarr. 2, 3 laudo su- 
peracdificationem operis, sed uideo fidei fundanien- 

tum (C p. 21*) 
SVPEKATio: Vitr., Theod. Prise. (Quieb.), Firm. math. 

(A n. 86), [Hilar.] anon. in lob II p. 126 non per- 

mittit superationcm uiifiis ipsa, quae mine est, sed 

adhuc est mihi congrediendmn. 
SVPERATOK: Ouid., Cassiod. in ps. 37 uitae mortalis, 

in 143, 1 immanium iiitiormn; — superatrix inscr., 

lui. ap. Aug. c. sec. resp. lui. IV, 57 (omnium sen- 

suum domitrix animi magnitudo) et superatrix do- 

lorum. 
SVPEECOELESTIS: Tert., Hier in Eph. I, ad 1, 3, Aug. 

in ps. 67, 21, Claud. Mam. an. II, 12, 2 ea; adytis 

supercoelestium doctrinarmn al. 
superequitarc: Cassian. (B col. 221), Caesar. hom. 6 

quando ira superequitat , eadem Eucher. (B 1. 1.), 

Rustic. c. Aceph. p. 1194. 
fsuperfluitas^^): Cassiod. in ps. 144, 19 al. (C p. 21). 
SUPEMACEKE: Cels., Aug. in ps. 32 serm. 1, 5 (citha- 

rae) lignmn.. concauum, cui superiacent (cliordae). 
superincumhere : ad I s. u. add. Rustic. c. Aceph. p. 

1240 M. 
svperinvndaee: Tert., Ven. Mise. X, 3. 
SVPEEINVNGERE: Cels., Dynam. II, 04 flore (tithymali) 

leprosum superinungue. 
SVPEROEDINAEE: S. S. Gai. ap. Tert. (adu. Marc. V, 

4 in.) et in ucrs. Vulg., Aug. c. Creseon. gramm. 

IV, 53 hoc testamentum irrihim facere, huic icsia- 

mento partent Donati superordinare minime tiimiisti, 

et ib. inf. 
suppletio: Ps. -Soran. quu. medic. 249 (si corrupta 

fuerit recta incisio,) eolligimus per suppletioncm ci- 

catricem mcdicamine; al. Cassian. B col. 222. 
SVRDASTER: Cic, Aug. c, Iulian. V, 9, 37 td, sicut ipsa 

nomina surdastris aurlbus umim atque idem sonant, 

ita res ipsas surdastris cordihus mnmi idenupie esse 

persuadere te posse confidas. 



\A) In nominum recc. in -tas iudiculum (part II : III) subin- 
deuda sunt haec noue cruta: liromiditas intpr. Alex. Trall., aosti- 
uitas, causalitas, formabilitas, importuositas, incapabi- 
litas, insensualitas, innertibilitas, lacrimabilitas, mul- 
tiformitas, >o officialitas, palpabilitas. pauxillitas, re- 
uascibilitas, spinositas, uuiditas (didnctis literis illic exa- 
randa crant: damuabilitas, dctcstabilitas, iudccil)ilitas, torriditas). 



153 



des Sciences de Saint - Pëtersbourg'. 



154 



SVSCEPÏORIVS '^) : neutr. siibst. net. intpr. Ireii., adi. 
[Fulg.] serm. 19 smilitudine (qmm fabricare coepe- 
nmt hosp'dium susccptoriu'ni. 

suscitatio : Hier, intpr. Orig. in lereni. h. 1 p. 757 
suscitationis mortmrum (C p. 21*). 

suscitator: Aug. in ps. 70 serm. 2, 3 (qui suscitât 
mortuum secunduni corpus, reddit eum luci liuic ui- 
dendae et liuic aeri ducendo:) non mitem suscitator 
ems ipsc illl lux et aer est, id. serm. 128, 12 al., 
Petr. Chrysol. serra. 75 (C p. 21*). 

syllabatim: Cic. ep., Aug. gènes, ad lit. I, 10, 20 
si hoc syllabatim per sonmu vocis cgissct al. 

synodalis"^): Prosp. Contra collatorem 21, 2 al., Cas- 
siod. (Epiph.) hist. trip. IV, 35 al. (C p. 21* sq.). 

tardigradits : ad I s. u. subind. [Hilar.] auon. in lob 
II p. 120 si tardigradits fuerit, qui missns est. 

TAEDIVSCVLVS '') : Plaut. ap. Non., Terent. s., Aug. 
peccat. merit. III, 8 quomodo id intelligat liomo, cu- 
ius tardiusadam mentem impedit et suae sententiae 
praeiudicium et peruicaciae uincidum?, id. don. per- 
seuer. 17, 3 quod ut apcrfius projeter tardiusculos 
exjjlïccnms, Ciu. D. XVI, C, 24 al.; — adu. tar- 
diuscule M. Aur. ap. Front. 

temporalitas: ad I s. u. subind. lui. ap. Aug. c. sec. 
resp. lui. III, IG ulia est praeceptormn pcrennitas, 
alia sacrifkiorwii temporalitas, et adiic. Cassiod. in 
ps. 5, 14 in ista tcmporalitate gaudere uidentur et 
impii. 

temporaliter : ad I s. u, add. Aug. lib. arb. III, 31 al., 
Fulg. Rusp. Ad Trasim. II, 3 t. natum al.. Cassiod. 
in ps. 122, 3 interdum significat aliquid t. agi, in- 
terdum scmper. 



15) Adiectiuorum in -torius exempla recc coUegi 362 (cf. A 
Il 7). 

16) Figurae iu-ahs (-aris) exempla recc. collegi G38, ia-arius 
645 (cf. A p. 22* aild. ail u. 82, p. 21* add. ad n. 60). 

17) Alia demiiiutiiia couiparatiuorum (IIA p. .''lO*) sunt: 
ccleriusculG Ad Ilereiiii. (-us Prise), coiiiplusciili Com., Gel!., du- 
riusciilus Pliu., gi-andiusculns (sup. s. u.), liquidiiisculns Plant., loii- 
giusculus Cic. (adu. Sid., Cl. Mam. an. I, 1: 1. quam uolui), maiuscu- 
lus Ter. Cic. ep. pA, mcliusculus Com., Varr., Cels., Aug. morr. 
Manich. 10, 40 (et meliuscule Cic. ep., Frouto, Aug. mnrr. eccl. 8, 
11), minusculus Plaut., Enn., Varr., Cic. ep., uitidiusculus (et -le) 
Plaut., plusculus Plaut. (-him), Ter., Cic. (-lum). Col., App., Marc. 
Enip. p. 245 'plusculis dielius', cf. p. 374 E, pulidiusculus Cic. ep., 
sacpiuscule Plaut. (?), iinctiusculus Plaut., — recc. (aut certc non 
ante Suct., Gcll. ucl App.) altiusculus et -le, anipliusculus et -le, 
auctiusculiis, doctiusrule, furtiusculus ap. Kiilg. M., frigidinsruins, 
grauiusculus, hirgiusculus Solin., lautiusciiliis, niitiusriilus C. Aur.. 
pinguiusculus Soliu., salsiusculus Aug. 



TEMVLENTIîssime: Cassiod. in ps. 08, 13 de nece Do- 
mini temulentissime garricbanf; — temulenter Co- 
lum. (adi. temulentus uett.). 

TEKKIGENVS: Tort., Ven. Misc. I, 10, 3 semine terri- 
geno. 

tineosus: ad I s. u. add. Aug. c. sec. resp. lui. VI, IG. 

forsio: Dynam. I, 23 (semen sisymbrii) torsiones in- 
testinorum sedat, 34, 42, II, 11 al. (A p. 23). 

TOKTVOSITAS: Tert., Hier, in ps. 4* iniquam tortuo- 
sitatem nostram. 

TEACTABILITEE: Aug. Ciu. Dei XIII, 22 angeli uisi- 
biliter et fractabiliter apparentes, comp. Gell. 

transfixio^*): Rustic. c. Acepb. p. 1243 (B. s. u.). 

TEANSFEETATIO : Gell., Ambr. de Elia 19, 70 maris, 
Veg. r. mil. III, 22, Manich. Thesaur. e 1. VII ap. 
Aug. de nat. boni 44 penitus ablutae animae ascen- 
dant ad lucidas naves, quar sibi ad uectationem at- 
que ad siwe patriac transfretationem sunt praepa- 
ratae. 

TEIMEMBEIS: Hyg. fab., Aug. mus. IV, 3G licet mini- 
mum bimembrem, médium trimembrem, et ultimiim 
qaadrimembrem uocare; hos enim Graeci StxuXov 
TÇii'jiuXcv Tsxpâx.uXov uocant, inscr. 

TVMVLTVATio: Liu., Hier, in Micli. I, ad 2, 11 sq. 
tanta erit credentium nmltitudo et inter catdas positi 
gregis tumultuatio, Isid. 

TYEANNICE: Cic, Vulc. Auid. Cass. 7,7, Fab. Cl. 
Gord. Fulg. aet. mund. X p. 138 paire tijrannict 
a udeliterque régnante. 

îiacillatio: ad I s. u. subind. Rufin. Orig. tu. àpx"v 
II, 10, 6 oculorum uacUlationïbus. 



18) lu nominum recc. iu -tio (-sio) iudiculum (part. II : I) iusc- 
renda sunt liaec : abscouditio, alisorbitio Aug. (Georges Ztschr. 
f. oest. Gyniu. 1873 p. 269), adescatio, allutio, attaminatio, 
auolatio, belligeratio, caballicatio, circumincisio, collc- 
giatio Arabr. de fide V, 46, 197 'uou tamen collegiationes (al. col- 
ligationes) . . stellarum aut uumerum nouit' (part, collegiatus Codd. 
Theod et lust., inscr.), comparticipatio, consutio, contectio, 
deasclatio (dcascellatio) Ps.-Soran. quu. uied. 219, dccerptio, de- 
dolatio, deflammatio, demessio, dcpuuctio, discoriatio, 
disiectio, distorsio, eiuctatio, onudatio, cuutritio, cuola- 
tio, cxsculptio, fluxio, freuatio, glutitin, impuuctio, ine- 
briatio, ingcniculatio, iuiustificatio (cf. B n. 10), iusectio, 
iuternoctatio, iutcruallatio, laotificatio, mulsio, uiuuicipa- 
tio, obteucbratio, obtractatio, pertusio, praesignatio, re- 
couditio, resudiitio, sopultio, subcoriatio, subcuratio, 
subdefectio, subiectatio, subuiurmuratio, subtectio, suc- 
cinctio, tabificatio, transilitio, tristificatio (et diductis 
literis exarauda erant: condesccnsio, corouatio, derasio, ICuigatio, 
mersio, natio, sabliati/alio). Hinc cl c nu 15 et 16 illic iu notulis 
corrigito quac corrigeuda sunt. 



155 



Bulletin de* TAcadi^iiiio Imiif^i'ialc 



156 



VANE: Tert. , Aiig. iii ps. r)9, 2 mulfi limiiiliantvi\ 

sed uane et fafur, conip. App., sup. Tert. 
VAPOEIFEE: Stat. , Ennod. ep. V, 8 (in uerss.), id. 
cariii. I, 8, 5 uda itaporifcras cohïhcnf diim lora 
quadrigas, schol. Iiui. (Gg.). 
uariabilis: Cassiod. an. 2 instabili et uariahiH uolun- 

tate (C p. 23). 
tiastatrix: ad I s. n. add. Cassiod. in ps. .S2, 20 uasta- 

tricem Immani fiemris hmidkmt. 
VBILIBEï: Sen., Aug. de ord. II, 13 ordo . . ncc apiul 
se nimia, nec iihilibet aliéna esse patietur al., et *c. 
lui. VI, 10, 32 tibilibef shit, quomodolibet sint 
suh Deo indice. ., in illrus regni félicitate non erunt, 
et sic quomodolibet etiam ep. 77, 1 quomodolibet 
scripsero, . . si libi non persuasero, proculdubio eris 
incertior al., — sic porro quilibet quu. in lîeptat. 
II, 120 quucUbet sint.. dkw literae , uterlibet 
anini. orig. IV, G (neque nuuc anima mea ti'ahitur 
ex parentibus, aut insufflatur a Deo:) utmmlibet 
honmi fccerit, tune fecit , qiumdo me creuuit , — 
quantuslibet Ciu. D. XXII, 23 sciamus tamen^ 
qmmtalibet airtate proeViandi iiiiiis reptignemus, uel 
etiam uitia supcirmus , . . nobis déesse non posse , 
unde dicamus Deo: dimitte nohis débita nostra, in 
loann. tract. 43, 12 quantnmlibet diu differatttr, 
ueniet quod differtur, tract. 97, 3, 99, 4, c. sec. 
resp. lui. IV, 58. Cf. A p. 71. 
uelificatio: ad I s. u. add. Aug. in ps. 47, G de ueli- 
fîcatione et quasi prosperitate secidi huius tanquam 
maris. 
VELLICATio: Sen., Aug. gen. ad lit. XII, 17 (iacebat 
neminem uidcns,) ad nullam uellicationem se mouens. 
VENTLIA: unda Varr. ap. Aug. Ciu. D. VIT, 22 neni- 
lia unda est, quae ad lilus ucnit, salacia qnae in 
salum redit, Adaman. u. Col. II, 20 uter, qiiem 
salacia susttdit, ad simm locmn reportabit tienilia 
(Yp. uenalia) . . utrem . . qucm salacia sustulerat unda, 
nunc uenilia retraliens in loco, unde subtractus est, 
repraesentaiiit. 
VENTOSE: App., Aug. c". Iulian. V, 13, 49 ut te appa- 
reret campos qimesisse uerborum, ubi uentose atque 
inaniter curreres. 
VEEILOQVVS: Fronto, Hier., Cassiod. in ps. 85, 10 

'ueriloqmim didum, si qnalitatem rei . . pensenms. 
VEESlFlcvs:Solin. (ordo: cf. n. 3), Adaman. locc. sanct. 
I, 17 luuencus uersifîcus. 



VEERVTIL0Q\'VS: trag. inc, Ambr. in ps 43, 11 docuit 
(Moyses) quemadmodum Amalecli uersutiloquus uin- 
ccrctur. 

uertibilis^^"): [Hilar.] auon. in Tob II p. 174 uxor 
eius uccors, uertihilis, instabilis al. (C p. 23*, cf. A 
p. 98 ad u. uersibilis). 

VEEVCVLATVS: Col., Aug. quu. in Heptat. VII, 23 
(aut taie clausurae genus fuit, quod sine claui posset 
claudi, nec sine claui aperiri;) nam siint quaedam 
falia, sicut en quae veruclata dicuntuy. 

VIBEAMEN: App., Ven. Mise. VIII, 9, 27 tu., émus 
. . popidos ])ariter replet uibraminc /lumen, rex regum 
, . dictus ab aeuo. 

VIGILANTEB: Cic, Aug. in ps. 78, 14 al. 

VILLARIS: Plin., Ennod. ep. VIII, 4 uillares delicias 
cxpetisti. 

iiitaliter: ad I s. u. subind. Aug. gones. ad lit. II, 18, 
38 al., Cassiod. in ps. 20 prael. quia iiitaliter et 
auditiir semper et creditur. 

VlTATio: Cic. et auct. ad Her.. Tli. Prise. II, 8 laua- 
crorum. 

VITIATOE: Sen. rhct., Aug. enchir. 20 cum deseriori- 
bus angelis mtiatoribus et possessoribus , id. c. lui. 
VI, 19, 59. 

YITIOSIÏAS: Cic. Tusc, Aug. perf. iustit. 4 (pcr arbi- 
tra libertatem factum ut esset liomo cum pcccato;) 
sed iam poenalis nitiositùs subsecuta ex libertate fecit 
necessitatem , c. lui. II, 1, 2 nirtus, eut iiitiositas 
intelligitur esse contraria al., Macr. (humoris). 

VITVPEEATOE: Cic'"), Aug. c. Crescon. I, 2 eloquen- 
tiae, c. lui. IV, 13, 04 luxuriae al. 

uiuiftcator : Aug. c. sec. resp. lui. VI, 23 noli eos tua 

dcfensione amplius aggrauare, aegrotis uel mortuis 

saluatorem et uiuifieatorem denegans Christum al. 

(C p. 23*). 

VLCEEATIO: Sen., Th. Prise I, 15 ulceratio si famibus 

apparuerit, IG. 
VNICAVLTS: Plin., Dynamid. II, 35 arundini similis 



18**) Adicctiua rccc. iii -'/î7/.'; miiK; coiigregaui G5G (cf. A n. 35 et 
add. p. 20*). 

li)) Voccs Ciccioiiianac , hoc est qiiac Ciceioni (uel etiam 
auct. ad Hcrcnn.) fero snli accepta referuntur adhuc in loxicis, uunc 
usurpatidnis postcriorum iustnictae exempliss in liac particula ac- 
cesserunt duodenonaginta (cf. partie. I n. 4). 'l'res superaddo: cuul- 
sio Cic. nat. deoc, Vulg. Icrem 12, 17, PI. Val. (A p. 100), C. Aur. 
ac. 111, 8, 83,inuestîgat(ir Cic. bis, Ambr hjmn. Cl'Tu nostro- 
runi ppctorum Soins innestigatnr es', necessarie Cic. inu , Val. 
Max., Cassiod. Var. VIII, 11 'quod necessarie fuisset optandum'. 



157 



des Sciences de Saint >PéfcrsbouFg:. 



15 



nnicaiiU. Apud Plin. siinilia cxstaut nnicalaiiius , 

uiiistirpis (Marc. Emp. et Plin. Val. luiipi'tiiis, c!'. 

A n. 80). 
VOLVNïARIE: Hy^. lab., S. S. llcbr. 10, 20 al., Aug. 

gci). ail lit. VIII, 9, 17, Oros. liist. adii. pai?. pracf.. 

Cl. Mam. an. H, 7, 4, Cassioil. in ps. 58, 2 (/ni to- 

tiim iiolniifaric sustim^baf , in (JS, 1 alj, id.Var. IX, 

2, Fulg. Rusp. Ad Monini. III, 8. 
VOKATOU: Tert., Hier, in lAIattli. II, ad 11, Ifi, id. 

(?)in lob 40, V. NoI., Ennod. carni. I, 16, 10 rsris 

Horator captus rsf. » 

VKBICAPVS: Plant., Coripp. loi». I, 100 arhkapus 

sapiens. 
tVROENTKK: Cypv. (cp. 36, 1), Aug. c. Pctillan. III, 

32 ex. hoc urfientcf iiifciroijo. 
jusitatio: Cassiod. Var. IX, 23 non tianstaticia usita- 

tiotw uocahuli (C p. 23*)-"'. 
V8T10: Cols. Plin., Aug. in ps. 20 enarr. 1, Il tolcrn 

Hslioncm rcnmn nirilitcr, Tli. Prise. I, 1 al., alii. 
nulgarilcr (q. uulgo, quotidic): ad I s. u. add. Cassiod. 

an. 2 isium (aereni) imlgantcr intucnmr, illam (ani- 

niani) noo conditionc carnis (ispioerc non ualcmus. 
VVLGATOR: Ouid , Ennod. VIII, 4 paicr fmis sempcr 

ridpanun hianim uidcjaior, id. paneg. Theod. p. 297. 
*VVLTVOSVS: Cassiod. in ps. 2, 1 figura est., quacdam 

confonnatio dictlonis a communionc rcmofa , quae 

intcriorihiis ocidis ucliit aliqnid nidtiiostd)/ scmpcf 

offnfur; al. Cic. ail. 



20) Ail Ciilci'ni ailscribcre plaçait iiocabiihi, qiuie Ciissioilori 
libris Variarum (solis iilcraiiuc) in lexicis accepta refen-i deprc- 
lieudimiis fpi-aeti!rnii.ssis tamen leri' cis. qiiibus nos adimcanoramus 
testes alios. pracscnim aetatc antcriocts): abiurator, facernia, ae- 
mulatrix, t ancoi-ago, apj)eniliuni, attractinus (etiam in libi-o de ani- 
ma), auxiliatrix (etiani Myth. Vat. II), t beneficialis, captiuatio (cf. 
A p. 5*), t ccllarita, f coloslieus, tcomitiacus VII, 31 al, fcom- 
mcrciari, f compter, cousuetudinario, cnnsutilis, fcoruualis, fcosta- 
tilis, delcfîator, t delenitorius, dcpopulatrix, f depositinus, dromo- 
narius, f edibilis, f el!"etare (ctiani inc. de unit. Tiinit. p. 1210 t. 42 
Migne), t emoliinieuticins, f epnlosus, cxormistou (piscis) XII, 14 et 
], cxsecatin, f fastiditas, garismatium, f impcdimeutosus, f imprc- 
tiabilis, inaiiann, in-rnruabili=;, indcliboratus, inscnsitalis, in-tremu- 
lus, inuectatio, irremuneratns VII, 32 et saep. (rs.-Aii;;. ad fratrr. 
crcm, serm. 41 ex. al), irrite, lucripctcs (plur.), nauantor, nnntia- 
Irix, paludester, patrioticus (cf. A s. u.), pcnnosccrc, t pcr(iiiisitio, 
pnndcralim, prnciuctualis, procrcabilis, f rcconstrucrc II, o!), in ps. 
144, S, loin, de rcgn. suce. (Fore. Lex. cd Dc-Vit s. u.), ti'cfcren- 
darius (lui. epit. Nouell. c.6. § 26, c. lOG, § 370 .al., — Cod. lust. I, 
50, 2 impp. Theodos. et Valent.?), rcgendarius, resccabilis, ruralitcr, 
saio, scintillosus, scripturabilis, silrntiose, siliquatarius, spongeus, 
subalbcus, siibseeutio, f sudatilis, f transportaneus, ueligcr, uioleiis, 
uisorium V, 42 al. 



Diagnoses plantarum novarum Japoniac et Man- 
dsliuriae. Scripsit C. J. Maximowicz. (Lu le 
28 août 1873.) 

DiîCAS oui\TA \mx\\\. 

Viti.s leeoides. {(Jissus) frutox crcctus ramosissimus 
amplus, praotcr cynias pulvcruleiito-pubcscentes gla- 
ber; stipulis (citissinic caducis) truncato-subquadratis; 
foliis 3 — (1 — 4-) jugo-piunatis, jugo infimo trifolio- 
lato, foliolis longiusculc petiolulatis subtus vix palli- 
dioribus, ad axillas venaruni inferiorura glandula brcvi 
concava instructis, ovato - lanceolatis vcl lauceolatis 
acuminatis, a medio versus apiccm pauciscrratis, scr- 
raturis mucronatis sacpe obsoletis ; cymis oppositi- 
foliis vulgo ramulos novellos terminantibus vcl intcr- 
dum secus ramuluin pluribiis (rarius in cirrhos bifides 
lignosos luutatis) amplis dicbotoniis niultifloris, pedun- 
culo 1 — 2-pollicari insidentibus; pctalis 5 (4) ovatis 
planis, stylo pyramidali ovarium disco 4 — 5-deutato 
innnersuni lougitudine superante ; fructu . . . 

Hab. in Kiiisiu: ad fauces rivuli e monte Zidsi flu- 
entis, non prociil a Nagasaki, in fruticetis, Julio florens. 

Affinis V. cantonicnsi Scera., quae caulc scandente, 
foliis 1 — 2-jugo-pinnatis, foliolis obovatis vel ova- 
tis subtus caesio-glaucis, cymis multo minoribus plu- 
rifloris valde differt. V. hipinnata T. et Gr. (cujus me- 
rum synonymon vidctur V. orientaUs Boiss , Cissus 
or. Lam.) etiain aftinis, sed magis distans. 

5 — 8-pedalis. PViiola majora 10 — 12:0 — 6'/, 
centim. magna, minora (jugi iiifimi) 1", — 4 : V'^ — 3 
ccntim., absquc pctiohilo 1 — 1,5 centim. longo; to- 
tum folium ambitu dcltoidcum vel ovato-oblongum, 
ad 1,5 decim. longum, 15 — 20 centim. basi latum. 
Rami lenticellis subcrosis parvis asperati. passim cir- 
rhis vetustis 2 mill. crassis elongatis instructi, novelli 
'(, — 1 pédales, vulgo intervallo parvo folia 1 — 2, dein 
ramuluin floriferum foliis abortivis gerentes C3'ma 
planiuscula ad 10 centim. lata, vel rai'ius etiam folia in 
ramulo superiora 1 — 6 evoluta, valde tamen dimi- 
iiuta (tota foliolum terminale benc ovolutum vix ae- 
quantia) quovis tali folio cymam sibi oppositam ge- 
rente, tune vero cymae tantum 5 — 6 centim. latae. 
FIos 2 mill. longus ac latus. Calyx truncatus, petala 
cito soluta, stamina sub disco inserta, ovariuin 2-Io- 
cularo loculis 2-ovulatis. Ovula juxtapposita, adsceu- 
dentia, anatropa. 



1.50 



Kiilleiiii do iMcad^niie Iiiipcrialc 



I60 



Observ. Vifis ptndaphjilhf, Thbg. iiifaustc a Mi- 
quel io in Ann. Mus. L. B. I. i)l. ad V. scrianae- 
foliam Bge (sub Ampdopside) ducitur, est ciiiiii, fide 
speciminis et tabulac authcnticac ineditao, Gi/noston- 
ma cissoulcs Hook '), Ad Vitcm seriaiiacfofinni voro 
pertiuot VaidUmn japoniai Thbg. FI. 170. et Icou 
incd., ut rectc habet Mi quel. 

Siuisiiisoiha Al. Br. cmend. 

Potcrinm pt Sanaiiisoiba h. 

Sequeutes species in regionibus Asiae maxime orien- 
talibus crescunt: 

Subgcn. Sanguisorbit AI. Br. 

Spica a basi aJ aijicom florens, aiitlicrac ochra- 

ceae, stignia fimbriatnm. 2. 

Spica ab apicc ad basiii floreus. ?>. 
2. Filanienta a nieilin dilalatoplaiia, styliisi lou- 

gior, bractea brcvinr quam calyx S. cnnn<lensi:< L. 

Filamcnta practcr basin tola ililatata, stylus 

brcvinr, bractea loiigior quam calyx (S. ((Ipimi Bgo.) 

ii. Tonis subglobosus amplns. Filaraenta terotia 

calyci subacqualia S. qfficinalis L. 

Tonis miiiutus convcxus, Filaraenta dilatata 

calyccm valde superantia. 4. 
4. Filanienta a medio dilatata sub anthera ochra- 

cea attonuata, stylus calycem superans, stigma 

fimbriatura S', ohtitsa m 

Filanienta excepta basi tota dilatata apice 

truncata, stylus calyco brevior, stigma papillo- 

sum S. tcnitifolia Fisch. 

a. Spicae centripetae. 

1. S. alpina, Bgc in Lcdeb. FI. Alt. IL 142.— 
Pilosula, foliolis plus minus petiolulatis vulgo basi 
auriculatis truncatis subcordatisve grosse serratis; 
spicis cernuis; bracteis pubescentibus flores superan- 
tibus vel aequantibus: disco inconspicuo; staminibus 
calyce albo-vircnte triplo longioribus, filamentis basi 
filiformi excepta dilatato-planis sub ipsa anthera och- 
racea attenuatis; stigmate fimbriatn; fructu alato-qua- 
drangulo. — S. armena, Bois s! FI. Or. II. 731. 

Hab. in ditione florae Altakac nec non in Armenia; 
hic comparationis gratia descripta. 

Similliraa S. canadensi L., quae tamen primo obtutu 
spicis crassioribus erectis, bracteis haud exsertis et 
indole filamentorum diversa. 

2. S. canadcnsis Torr. et Gray FI. Nth. Am. I. 429. 
— Glabra, foliolis petiolulatis basi cordatis grosse 
acute patuleque serratis; spicis elongatis crassis erectis; 
bracteis calyce brevioribus; disco inconspicuo; stami- 



1) In graminosis Nippon et Yezo meridionalis sat frequens. 



nibus calyce albo cum rubcdine triplo vcl quadruple 
longioribus, filamentis a mcdio dilatato-planis sub ipsa 
anthera ochracea paullo attenuatis; stigmate fimbriato, 
fructu alato-quadrangulo. 

Ilab. per Rempublicam Borcnliamcricanani, borcam 
versus usque ad Terram novam et Sitkam, meridicm 
versus usque ad Georgiam et Oregon. 

p. inedia (DC. sp. pr.). — Foliolis latioribus (ovato- • 
vel oblongo-cordatis) saepc stipcUatis (in a. rarissime), 
bracteis pubescentibus; staminibus calyce triplo (ne- 
que 4-plo) longioribus; stylo calyce breviore; spicis 
brevioribus ochroleucis vel carneis. — 5". sUchensis, 
G. A. Meycr in FI. Ochot. 35. 

Hab. in Amcrkae borealis tcrritorio Alaska!; adli- 
tus méridionale maris Ochotcnsis, circa sinus Mamga 
et Alar (Middendorff!); in JirysoMiac borealis prov. 
Nambu, in montibus altis, in consoitio S. oUusae, sed 
verisimilitcr niulto rarius (Tsclionoski specc. 2. mi- 
sit). 

Planta asiatica hucusque tautum floribus ochroleu- 
cis observata est. 

In hortis botanicis Europae olim culta sub nominc 
S. mcdiac L. varietas (3. a planta spontanca non pa- 
rum diversa facta est staminibus calycem parum tan- 
tum superantibus atque floribus vix non scmper pro- 
fonde rubris, fere atropurpureis. 

b. Spicae centrifugae. 

3. S. obdisa. Pilis paleaceis rufis praesertim ad folia 
crispe pubescens; foliolis semper sessilibus cordato- 
ovatis obtuse patentim serratis; spicis cylindricis apice 
cernuis; bracteis ovarium vix superantibus ovarioquc 
obtuse quadrangulo pubescentibus; disco inconspicuo; 
staminibus calyce quadruple longioribus, filamentis a 
medio dilatato-planis sub ipsa anthera ochracea paullo 
attenuatis; stylo calycem superante; stigmate fimbri- 
ato. — Taûnutschi soo. Soo bokf. II. 25. 

Hab. inNippon borealis prov. Nambu (fl. leg. Tscho- 
noski). 

Ab affini S.canadensi p. média statim difïert spica 
ab apice ad basin florente, foliolis sessilibus serratu- 
ris obtusis, pube, bracteis brevibus, ovario obtuse 
angulato. 

Radix obliqua recta longissima, apice pluriceps, 
illi 8 alpinae similis. Caulis vulgo pedalis folia radi- 
calia pai'um vel vix superat, folia caulina paucissima 



161 



des Sciences de Saint- Pt^tershoiirs^. 



162 



abbreviata, spicao paucae. Flores albi paullo nibediue 
suffusi. Spica plus quam bipoUicaris. — Characteres 
exemplis ultra triginta collectis probati . 

4. S. tomifoUa Fisch. -- Elata giabra; folioiis scs- 
silibus vel petiolulatis argute saepius incumbonti-serra- 
tis lineari-oblongis, superioribus elongato-linearibus, 
basi cuneatis vel truncatis, infimis interclum oblique 
cordatis, saepius stipollatis; spicis cyliiidricis; brac- 
teis calycc brcvioribus; disco liemispbaerico; stamiiii- 
bus calyce duplo vel plus duplo longioribus, filamen- 
tis planis apicem truncatum versus sensim latioribus, 
anthcris atris; fructu alato-quadrangulo. 

a. alba. Trtv. Mey. FI. Ocliot. u. 117. — Folioiis 
latioribus sacpe petiolulatis, basi frequentius subcor- 
datis ; spicis erectis ; filamentis apice anthcra angu- 
stioribus. — S. fcnuif. var. gmndîflora, Maxim. FI. 
Amur. 94. — S. temiifoUa, Black. lud. in Hodgs. 
Jap. 333. et in Boupl. X. 91. — Miq. Prol. 226. 
372. — S. média Rgl Til. FI. Ajan. p. p. — S.yesoen- 
sis, Sieb. ex Miq. Prol. 372. — Waré moM. Soo bokf. 
II. 24 (ala, ob filamenta teretia). 

Hab. in Mandsliurïac montauis silvaticis vulgaris, 
Aug. fl., Sept, frf., in Japoniae insulis Yezo, propc Ha- 
kodate sat frequens in pratis maritimis aliisque locis, 
eodem tenipore fl. et frf., et in subalpinis Nippon rae- 
diae (Tschonoski); praeterea in Sibiria orientait, 
Dahuria, Kamtscliaika et SachaUno. 

p. purpurca, Trtv. et Mey. 1. c. — S. média Rgl. 
et Til. 1. c. p. p. — Omnia praecedentis, sed flores 
carnei vel rubri et stamina paullo breviora (calycem 
duplo superantia). 

Hab. cum praecedente, sed ubique rara. 
v. parviftora, Maxim. 1. c. 94. — Folioiis radicali- 
bus lineari-oblongis, caulinis angustissimis, omnibus 
saepius sessilibus, basi ad summum truncatis; spicis 
longissiniistcnuibusnutantibus, flore minore, tilamento 
eximie dilatato anthera latiore. 

Hab. in desertis pratisque siccioribus Mandshuriae 
frequentissima. 

Rhizoma in omnibus varietatibns lignosum, cras- 
sum, pluriceps, curvato - subhorizontale , in radicem 
oblique descendentem abiens. — Varietatem a. vidi ra- 
rius staminum abortu polygamam. 

5. S. officinalis,L. — Giabra, folioiis petiolulatis ob- 
longis vel ovatis basi cordatis rarius truncatis , grosse 
patule serratis; spicis ovalibus oblongis vel rarius ob- 

Tome XIX. 



longo-cylindricis; bracteis calyce brevi(>ril)us; disco 
maximo globoso-quadrangulo; staminibus calycem non 
vel vix superantibus; filamentis teretibus aequalibus, 
antheris atris; fructu angulato. — S. carnea Fisch. — 
S. bradeosa, Bess. — S. montana, Jord. — -S.polii- 
gama Nyl. — S. média C. A. Mey. in Trtv. et Mey. 
1. c — 

Hab. in Mandshufia frequens, China horeali et Mon- 
golia, Japonia média: circa Yedo et Yokohama fre- 
quens in pratis siccioribus, Yokoska (Savatier!), et 
boreali: ad fines boréales ins. Yezo (Small!); archi- 
pclago Korcano (Oldham! .IVs 222.); Sïbiria iota. , et 
late diffusa per Europara. 

Var. carnea Rgl. ined. (Fisch. sp. propr.). — Flo- 
ribus carneis. 

Hab. in Cliina boreali, Mongolia^ Songaria, Sibiria, 
rara. 

Spicae hujus speciei occurrunt interdum subpoly- 
gamae, staminibus florum plurimorum non evolutis. 
Obveniunt etiam spicae monstrosae, mox apice, mox 
basi spiculas adventitias pedunculatas paucifloras sin- 
gulas vel plures emittentes. 

Ceterae hujus subgeneris species sunt: S. dodecan- 
dra Moretti et S. decandra Wall, (raihi ignota). 

Subgen. Poterium, Al. Br. 

6 . S. minor S c o p.-^ Poterium Sanguisorba L . , T h b g. 
Fl. Jap. 230. — Soo bokf. H. 26. 

E Japonia vidi tantum cultam in urbe Y''edo, sed 
Thunberg circa urbem Nagasaki crescere asserit. 
Dubia florae Japonicae civis. 



PoCentilla Cryiilolaeiiiae. {Digifatac, muUiflorac, Lohm.) 
Percnnis, caule crecto petiolisque dense patcnti-pilosis; 
fasciculis sterilibus sub anthesi rarissime evolutis sub- 
solitariis foliis subpedato-quinatis instructis; foliis cau- 
linis semper ternatis, folioiis ab ovato in ellipticum 
(vulgo) et sublanceolatum vergentibus, utrinque acutis 
vel rarius apice acuminatis, brevissime petiolulatis, cir- 
cumcirca acute serratis, serraturis rarius iterum 1 — 2- 
serrulatis, supra subglabris, subtus ad venas dense 
vel parcius adpresse pilosis; stipulis alte adnatis, iu- 
ferioribus lineari-lanceolatis, superioribus ovatis, omni- 
bus acutis integerrimis; floribus minutis trichotome 
laxe paniculato-corymbosis; sepalis aequilongis acutis, 

11 



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Bulletin «Ic« iMcatlémie Iiiui^rialc 



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exterioribus liuiccolatis, intorioribus ovatis; petalis 
disjunctis cuncato-obovatis plus minus omarginatis, 
calycem non vel parum vol triente superantibus, lu- 
tcis; carpcllis pilos recoptaculi superantibus, longi- 
tudinalitcr rugosis, stylo sublongioribus. — P. mon- 
npeliensis, Minamoto soo. Soo bokf. IX. 36. 

Hab. in MandsJmria austroorientali circa sinus 
Bruce, in vallibus rivuloruni frequens, initio Augusti 
fl. c. i'r. immat., Wladiwostok (Scliniidt! (I.) et Possjet, 
ad declivia lapidosa non rara, raedio Julio tl. pr., in 
pratis ibidem frequens, med. Aug. fl. frf. In Jcqmiiae 
insulis Yeso, circa Hakodatc, in lucis Orijptonicriae ali- 
bique frequens, a Julio in Octobrcni florcns, et Nq)- 
pon média, in arenosis uliginosis prope Yokoska(Sa- 
vatier! Majo fl. M.). 

Nomen speciei datuni est ob similitudineni quan- 
dani foliolorum eu m illis Cryptomerinc mnadensis. 
Planta sat variabilis, saepissinie absque t'oliis vel fasci- 
culis radicalibus ullis inventa, saepeque primo jani 
anno florens atque hoc statu tam similis P. norvegicae 
var. hirsidae statura, pube, folioium forma et floribus, 
ut vix alio modo quam stipulis alte peliolo adnatis et 
angustis petalisque calycem saepius superantibus di- 
stinguenda sit. Completorum speciminum examine au- 
tem manifesta fit affinitas cum P. elatiorc Sclitdl e 
Transcaucasia, quae tamen petalis albis (ex Boissien, 
sepalis angustis, stylis carpello duplo longioribus, fo- 
liis sempcr ternatis, stipulis latis basi adnatis optime 
abundeque differt. 

Caulis apicc florifero itcratim (subquinquies)triclio- 
tomus, flore uno seniper centrali singulo, unde gignitur 
panicula sat patens subsquarrosa. 

Potentilla cenligrana. (Acejihalac, boréales, Lelim.) — 
Biennis multicaulis demura liorizontaliter procuinbens, 
parce adpressc setulosa; foliis ternatis subtusgiauces- 
centibus, foliolis omnibus subpetiolulatis cuneato-fla- 
belliformibus basi excepta obtuse serratis; stipulis la- 
tissime oblique ovatis acutis integerrimis; floribus mi- 
nutis omnibus alaribus ! semper erectis folia fulcientia 
superantibus ; sepalis exterioribus ovatis , interiori- 
bus lanceolatis, utrisque acutis; petalis disjunctis ob- 
ovatis integris flavis, calycem superantibus; carpellis 
numerosis receptaculi pilos superantibus, tenuiter 
costatis. — P. reptansvar. trifoliolata, A. Gray! Bot. 
Jap. ^87. — Kogane itsùjo. Soo bokf. IX. 34. (?fig. 
mala). 



Folia fere exacte P. inillcgranae Eugclm. et flores 
similes atque subaequimagni, scd omnes alares, quo 
signo nec non caulibus deraum procumbcntibus optime 
inter omnes monocarpicas distincta. 

Varietates distinguo : 

a. japonicaiu: multicaulis densifolia, foliola minus 
grosse , obtusius et argutius serrata , serraturis utrin- 
que 7 — 11, sepala exteriora minora. 

liai), in Yao: ad vias in limosis, in pratis humidis 
graminosis circa Hakodate vulgaris, Junio (Small!), 
Julio fl, frf. (ipse). 

(3. mand'ihuricam: cauliculi pauciores saepe erecti 
demum parum decunibentes, liumiles, foliola grossius, 
parcius et acutius serrata, serraturis utrinque 4 — 8, 
sepala exteriora majora. 

Hab. in Mandshuria anstro-orientali ad fl. Wai Fu- 
din, siniim S-tae Olgae affliientem, in limosis silvarum 
et ad vias passim, nec non in humosis humidis insu- 
larum ejus, fine Junio fl. frf. 

Hisce addere licct notulas in sequentes hujus ge- 
nei'is species polymorphas. 

P. fniticosa L., cujus t'ormâm genuinam, cum planta 
europaea congruam, e Nippon mediae et borealis al- 
pibus possideo, certo certius, praetcr species Leh- 
man nianas, jam a Hookcro et Thomson ad illam 
ductas, includit etiam P. tcnuifoliam Lehm., etiam 
in Mongolia cJdnensi crescentem , et P. davuricam 
Nestl. (P. glahram Lodd ). Legi enini genuinam P. 
davuricam, albifloram, praeter villos nonnullos par- 
cos ad foliorum margines et secus pctiolos caulesque 
glabi'am, vix bipedalom, i-amosissimam et dumosara, ad 
Schilkam inferiorem, pi'ope Schilkinskoi Sawod in pra- 
tis humidis raram, — et identicam profecto plantam, 
sed flore iuteo instruc-tam , codem loco inter frutices, 
nec non ad Anmr superiorem, iufra Kottomangae fl. 
ostium ad declivia rupestria sat frequentem, sesqui- 
pcdalcm, ita ut ne unica ditferentia supersit inter P. 
davuricam et P. fruficosam. Ceterum P. fruHcosa ipsa 
invenitnr mox petalis aureis, raox flavis, P. daviirica 
vero petalis albis et lacteis. —Praeter variationes enu- 
meratas distinguendae sunt in ditione florae nostrae 
duae novae: 

Var. Mandshurica: tortuoso-ramosissima; foliis bi- 
jugo-pinnatis utrinque longe denseque subtus deusius 
sericeo-villosis; foliolis ovalibus acutis cummucronulo, 



w^ 



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des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



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a se invicem liberis vel jugo summo basi decurrente, 
foliolo terniiuali seraper liboro; stipulis scariosis pe- 
tiolu multo brevioribus: calyce extus villoso sepalis 
exterioribus angustioribus simplicibns vel 2 — 3-par- 
titis; petalis calj'ce duplo longioribus orbiculatis albis. 
— In Mandsimria orientali, circa siuum Sanctae Olgae, 
ad rupes porphyricas vel calcareas ipsius iutroitus, 
nec nou ibidem ad ostium fl. Cruiser, sat frequens, 
init. Julii florens. Eodem forsan loco legit Wilford! 

A varietatibus arhuscida (Wall. sp. pr.) et rigida 
(Wall. sp. pr.j, quibuscum foliolorum forma convenit, 
differt pube et florum colore, a var. davurica, quacum 
flore albo congruit, foliolis latioribus dense villosis. 

Var. viongoUca: ut praecedens, sed fere glabra et 
flores forsan lutei (in sicco quoad colorem dubii). — 
In MongoUa chinensi, cum genuina et tamifolia. 

P. fragarioides L. , ab Allai per MongoUam ad Hi- 
malayam et a Kamlschalka per Sibiriam orientalem, 
3Iandshuriam, Ckinani boi'ealem, Sachal'm in Japomam 
usque meridionalem dispersa, in Asia centraii misera, 
in orientali luxurians, cyclo gaudet formarum magno 
et, praeter typicam P. fragarioidem, species Lehmau- 
nianas includit P. Sprengelianain, P. stoloniferam, 
nec non P. japonicam Bl. et P. Gcntrdlanam Lindl. 
— Varietates sequentes distinguendae, plenimque, ut 
in aliis PolenlUlis, geographice bene limitatae: 

a. typica: miuor. foliola 3 — 9, vulgo 5 — 7, acnta 
vel brève acumiuata sorraturis niagnis paucioribus, 
stipulae saepissime incisae, flores parvi, petala intégra 
vel (in Mandshma) leviter eniarginata. — Allai! Si- 
i/V/rt l)aicalensis!, Dahuria!, Mandshuria occideutalis 
(in desertis), MongoUa!, China borealis!, Himalaya 
occidentalis (Roy le!) et ccntralis (Jaraeson!). 

fj. fkujcUa/is, Lehm.: stolonifera, cetera praecedeu- 
tis; petala intégra vel eniarginata. — Kamtschatka 
(ex Lehraann), ins. Yezo, circa Hakodate (ipse). 

Planta yczomsis liabet in unu eodcnique specimine 
folia pinnata vel jugo uno niiuuto vel subobsoleto vel 
ejus loco callis parvis instructa vel deniquc atque sae- 
pius ternata, foliolis coterum omnibus acutissimis. Ta- 
lia specimina optimum transitum piaebent ad 

y. ternalam: stolonifera, foliis 1-jugo-pinnatis, fo- 
liolis obovatis vel suboblongis acutis vel saepissime ob- 
tusis, superne subglabris subtus parce adpresse stri- 
goso-pilosis; stipulis saepissime incisis; llore parvo pe- 



talis emarginatis interdum pallidius luteis. — In Man- 
dshuria orientali , in pratis siccis ad Usuri , prope Daï 
Ssitucha et ad ostium fl. Nautu, in consortio var. a., 
sed flore pallidiore insignis, nec non simili loco in val- 
libus inter fl. Da-dso-schu et portum St. Wiadimiri ; 
in Japonia tota passim : ad margines silvarum prope 
Hakodate, in declivibus graminosis prope Yokohama 
et Nagasaki. 

Delineata est sub nom. japonico tsuru-ki-shibai in 
opère Soo bokf. IX. 43. 

â. Sprengeliana (Lehm. sp. pr.): major, caespitosa, 
stolones nulli, foliola 3 — 5 — 13, vulgo* 7 — 9, obtusa, 
serraturis minoribus obtusioribus, stipulae integrae, 
flores y, vel paullo majores petalis emarginatis. — In 
Mandshuria orientali perfrequens ab ostio fl. Amur 
ad limites Koreae, ludit hic floribus vix quam in a. 
majoribus, foliolis in eodem specimine obtusis et acu- 
tis, et locis ubi montes silvis obtecti in prata sicca 
transeunt saepe non facile a var. a. distinguitur. In 
Japonia: Yokohama, Hakodate (hic mox flore non ma- 
jore quam in mandshuricis, mox autem kamtschaticis 
fere aequimagno). In Kamlschalka, Sibiria orientali 
(Werchojansk, Adams!), nec non prope ostium fl. 
Amur (Orlow!) flores triente saltem quam in var. a. 
majores profert. 

£. stolonifera (Lehm. sp. pr.): stolonifera, foliola 
rotuhdiora, petala eraarginata vel subobcordata, folia 
radicalia saepe foliola alterna inaequalia ad 9 geren • 
tia, cetera praecedentis. — P. japonica, Bl. — P. 
fragiformis var. japonica, A. Gray! — P. Gcrardianu 
Lindl. ex Lehm. Revis. 42. — P. variabilis. Kl. in 
Pr. Woldem. Reise t. XI. — Kamlschalka! , ins. Sa- 
chulin!, Yezo!, Kiusiu, prope Nagasaki (Laugsdorff!, 
Oldham! s. nom. P. fragiformis var., ipse), in cacu- 
cumiue jugi centralis Kundsho-san (ipse), in Himalaya 
orientali: Sirmur (ex Wallich), Butan (Griffith! 
A';: 2118 distrib. Kew). 

Planta vernahs omnino var. Ô. similis (praeter signa 
adducta) et flores habet minores, aestivalis vero luxu- 
riat, flores triente majores et folia radicalia spithamaea 
(qualia in reliquis varietatibus autuuiuo tautum pro- 
deunt) profert, quorum foliola terminalia tria multo 
majora, reliqua vero (ad 9) multo minora sunt et magno 
intervallo inter se alterna, pari sub jugo terminali sito 
rarius reliquis magis minute. Talia specimina, inter- 
niediis cetorum cuiii normalibus conjuncta, sistunt P. 

11* 




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Bulletin de l'Académie Impériale 



16S 



Gerardianam Liudl. — Etiam in hac varietate flores 
eo majores liunt, quo magis boream versus progre- 
dimur. 

Ç. mcisa: magnitudiue var. 8., cstolonosa, profiin- 
dius viridis, foliola 11 — 13 obovata obtusa inciso- 
sei'rata, flos niediocris, petala emarginata. — In Man- 
dshuria oriental!: ad rupes fl. Li-Fudin non procul ab 
ostio amnis Tschau-sung. 

Oinnino similis var. Sprengelianae, sed foliola in mo- 
dum P. fragiformis protundius inciso-serrata et solito 
uumerosiora. 

P. grandiflora L. — Ad hanc speciem cum Bun- 
geo ducimus P. />rt^i/bn»fw W., vix calycis foliolis 
exterioribus obtusioribus et serraturis foliolorum vulgo 
multo profundioribus , non semper tamen tute , di- 
stinguendam, ab Allai ad Kmitschatkam, Mandshuriam 
borealem, ins. Kurdes et Sachalin provenientem. Ei- 
dem subjungimus cumTrautvettero P.gelidam C. A. 
Mey., glabriorem, minorem , floreque minore instruc- 
tam, varietate tantum distingucndam , cujus locis jam 
notis (C«t(caso/ Allai!, alpibus Songariae! eiDahiriae!) 
addere possumus alpesiVïpj9owborealis(prov.Nambu). 
Alia varietas ejusdem speciei est P. villosa Pall., 
planta arctica, a Regel io omui cum jure jam hue emen- 
data. 

P. Wallichiana Del. in Wall. Cat. JVs 1022.— 
Lehm. Nov. stirp. pug. III. 30 (1831) et Revis. Potent. 
80. tab. 34. — a Lehmanno caulibus non prostra- 
tis et foliolis petiolulatis subpedatis a P. Kleiniana 
Wt. m. t. 85. differre dicitur. Sed utriusque speciei 
figurae citatae fere identicae, foliola petiolulata oc- 
currunt quum in figura Wightii tum in ejus specimi- 
nibus authenticis, caules vero in planta juvenili sem- 
per erecti sunt, ita utabsque dubio P. Kleiniana syn- 
onyma censenda. P. anemonacfolia Lehm. Revis. 80. 
tab. 63. sistit, monente jam Miquelio, statum ejus- 
dem speciei robustum, et ad eandem ducenda est P. 
replans A. Gray Bot Jap. 387. et Soo bokf IX. 35. 
(s. nom. hebi itschigo i. e. Fragariae anguinae majo- 
ris). — Vidi specimina Japonica e Yokohama (ipse), 
Tsusiraa ("Wilford), Nagasaki (ipse, Oldham s. n. P. 
replantis), Indica Royleana, Wightiana et Grif- 
fithiana, AssamensiaaSimons, Sikkimensia a Thom- 
son, Ceylonensia a Thwaites collecta. 



Pomaceae 

Sinico-Japonicae. 

Coufer de generibus Pomacearum observationes 
Decaisneanas in Comptes-rendus de l'Acad. d. se, 
LXXIII, séance du 13 Novbre 1871. 

Ghaenbmeles Lindl; 

Ch. japonica, Lindl. in. Trans. Linn. soc. XIII. 97. 
— Cjjdonia japonica Pers., Sieb. Zucc. Fl. Jap. fam. 
nat. I. 132. — Sieb, Syu. pi. oecon. n. 354. — Pyrus 
jajJOHicrt, Thbg, Fl, Jap, 207.— C. Koch in Ann. Mus. 
L. B. I. 248. — Miq. Prol, 228. — Buke Kaempf. 
Amoen. 844. 

Hab. in Nippon: planifie Yedoënsi et jugo Ha- 
kone frequens, primo vere florens , Septembri fructi- 
fera, pcr totum regnum Japonicum, nec non in CJiina 
fréquenter cul ta. Ludit in hortis flore coccineo (Nan- 
kin kaido), carneo (Tosimi kaido), albo et pleno. Va- 
rietates sponte crescentes observavi sequentes: 

a. genuina: frutex ad 4-pedalis (cultus altior) spi- 
nosus, flores fructusque brevissime pedunculati sub- 
sessiles, calycis laciniae rotundatae integrae subcolo- 
ratae tubo fere aequilongae, fructus subglobosus pol- 
licaris. 

Japonice : Atsuma kaido, suke, ki buki(Thunberg). 

p. alpina: spithamaea vel pedalis ramosissinia, om- 
nibus partibus minor, folia saepe apice truncata. Ce- 
tera praecedentis. 

Collecta est in rupibus altissimarum alpium Kiusiu 
interioris, fine Maji fl. 

Incolis loci: taki omme. 

y. pygmaea: inermis, trunco subterraneo, ramisepi- 
gaeis palmaribus vel ad summum spithamaeis, folia ut 
in a., sed paullo grossius creuato -serrata,. flores inter- 
dum longiuscule pedunculati (pedunculo calycem triplo 
fere superante), calycis laciniae nonnullae vel rarius 
omnes amplae rotundatae foliaceae serratae cum caly- 
cibus uormalibus in eodem spccimine, fructus globo- 
sus % — 74 PoJlicis latus. 

Crescit in fruticetis circa Yokohama ins, Nippon 
cum a., non rara, floret jam Decembri et Januario. 

Var. Y. habitu ceteris tam dissimilis, ut pro specie 
propria haberem, sed differentiae minime constantes 
sunt. Fateor tamen, me transitus inter a. et -y. quoad 
modum crescendi non observasse. 



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des Sciences de Saint -Pëfersbourg. 



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C'ydonia Ton ni et'. 

O.vulgarisVers. — Sieb. Zucc. 1. c. — Sieb. Syn. 
n. 352. — P^nts Gijdoma L. Cod. 3665. — Thbg FI. 
208. — C. Koch 1. c. — Miq. 1. c — Umhatz vulgo 
Marmer, Kaempf. Am. 800. . 

In Japoniaiu, fide Kaempferi, a Lusitanis intro- 
ducta, unde iionieu (marnielo). Habiii cultain e Naga- 
saki, Yedo et Ni^Dpen boreali, Aprili fl. 

C. sinensis Thouin iu Anu. Mus. XIX. 145. t. 8. 
9. — Sieb. Zucc. 1. c. 131 —Sieb. Syn. n. 353. — 
P. sinensis Poir. — C. Koch 1. c. — Miq. 1. c. 

Spontanea dicitur in China, unde verosimiliter in 
Japoniam introducta, ubi tamen praecedente rarius 
colitur. 

Japonice: k'wariu, ex Siebold. 

Pirus L. 

Poma basi non umbilicata (Pirophoriim) G. 

Poma basi umbilicata (Malus) 2. 

2. Peduuculi crassi brèves medio bractcati, calyx 
in fnictu persistens. 3. 

Pedunculi graciles longi ebracteati, styli basi 
villosi, calyx (excl. P. spectahUi} demiim deci- 
duns. 4. 

3. Costae foliorura pancae arcuatae P. Malus. 

Costae foliorum multae rectae P- Tschonoskii. 

4. Flos carneus, calyx persistens, folia glabra . P. spectabitis. 
Flos albus , calyx deciduus. 5. 

5. Folia omnia intégra erenatoserrata P. baccatn. 

Folia surculoruin sterilium lobata P. Toringo. 

6. Calyx in fructu circumscissus caducns. 7. 
Calyx persistens, folia argute setaceo-serrata 
juventute tomentosa P- sinensis. 

7. Folia glaberrimarotuudato-ovata crenulata .. P. CaUeryana.^ 
Folia iuitio tomeutosa subrhombea serrata ... P. betulae/oUa. 

1. P. Tschonoskii. Arbor magna, foliis ovato-oblongis 
acuminatis basi obtusis subcordatis , iuaequaliter den- 
tato-serratis serraturis basin versus minoribus, superne 
glabris subtus tomentosis, utrinque subdecemcostatis 
costis rectis; flore..., pedunculo fructifère pomuui ae- 
quante crasso apice tomeutoso, supra médium bi- 
bracteato; pomo subgloboso basi leviter umbilicato 
toto parce varioloso calyce parvo subimraerso valde 
tomentoso laciniis deltoideis obtusis erectis corouato. 

Hab. in Nippon: ad pedem Fudzi yama, in pago 
Sibd, sirî, arbor magna, iuitio Novembris fructus sin- 
guli et folia delapsa collecta. 

Folia 5-pollicaria petiold pollicari suffulta Ariam 
quandam in mentem vocant. Pomuni pollicare, sub-5- 
oculare, loculis tamen 2 — 3 vacuis, seminiferis sectione 



transversa acutis, in pomo uno dissecto monospermis. 
Pedunculus cum vestigiis bractearum duarum. 

2. P. Malus L. — Sieb. Syn. n. 350. — Sieb. 
Zucc. 1. c. 131. 

p. tomentosa, Koch Syn. Fl. Germ. Ed. II. 261.— 
Led. Fl. Ross. II. 96. — Miq. et P.p-aecoxMiq. Prol. 
228 (p. p.?). 

Hab. in Nippon média, an sponte? (Tschonoskii 
1866. fl.), colitur per totam Japoniam rarius: Hako- 
date (Albrecht!), Yokohama et Nagasaki (ipse). 

Japonice: rengio vel ringo. 

Poma quae vidi viridia, subglobosa, pollice non 
multo majora, acida. 

3. P. spectabilis, Ait. — Sieb. Zucc. 1. c. — Miq, 
Prol. 228. — C. Koch., Dendrol. I. 209.— Malus flo- 
rilmnda, Sieb. in V. Htte. Fl. d. serres XV. 161. t. 
1585. — P. haccata, Thbg. Fl. Jap. 207. — Sieb. 
Syn. n. 351. 

Hab. sponte, ut dicunt, in China, unde vidi e China 
boreali (Fortune! Iz 9. 1846) eandem formam parvi- 
floram, quam Siebold M. floribundavi appellavit, circa 
Pékin! frequens colitur forma grandiflora, etiam in 
Europam jamdiu introducta. In Japonia tantum cul- 
tam vidi in Yedo et Nagasaki et quidem parvifloram. 

Jap. kaido. Pomum vix edule (Siebold). 

Foliis sub anthesi totis glabris subglauco-viridibus, 
floribus carneis, calyce persistente a sequentibus, pe- 
dicellis elongatis, stylis basi villosis, petalorum colore 
nec non foliis glabris a P. Malo p. tomentosa facile di- 

stincta. 

4. P. haccata L. et Aut. fl. Rossicarum. 

Hab. in Sihiria baicalensi, transbaicalensi et Dahu- 
ria, Mandshuria tota, China boreali et Himalaya tota 

Varietates distinguendae très, inter se formis in- 
tci'mediis conjuuctae : 

a. sihirica: glabra, foliis vulgo, flore et pomo glo- 
boso atrorubro semper minoribus. 

Occurrit in Sibiriae regiouibus supra laudatis et 
Mandshuria continentali, hic (ad Usuri superiorem) 
tamen formae obviam veniuut tomeuto foliorum majo- 
rum et calycis floreque uonnihil majore ad sequeutem 
appropinquantes. 

p. mandshurka: juventute ad folia subtus petiolos- 
que tomentosula, rarius glabra, tomento saepius per- 
sistente, foliis majoribus, flore fructuque triente ma- 
jore, calyce vulgo plus minus tomentoso, pomo ovali 



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Bulletin de l'Académie Impériale 



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vel rarius globoso saepe virescente. — P. prunifolia, 
Maxim. lad. Pékin, in FI. Amur. 471. — non Willd. 
Hab. in Mandslmria austro-orientali: circa sinum 
Victoriae ubiqiie, v. gr. Wladiwostok, Dcans Dundas, 
Guérin, Possjot (ipse), ad Suifun fl. (Goldenstiidt!), 
circa portuni Wladimiri, ad fl. Wai-FudiuetLi-Fudin 
(ipse), nec non in Giina boreali, circa Pekinum (gla- 
brata). 

P. prunifoUae W. simillima, sed calyce in fructu de- 
ciduo diversa. Fructu careus olim plantani pekinensem 
pro P. prunifolia habui. P. prunifolia W. vcra, cujus 
patria Sibiria a Willdenowio cum dubio laudatur, 
spontanea nondum inventa videtur, e Sibiria vero in 
herbariis rossicis ne unum quideni spécimen unquam 
videre contigit. 

Y. himalaica: glabra, foliis vulgo grossius serratis 
(nec crenato-serratis ut in praecedeutibus). 

Vidi e Nipal (Wallich! n. G81. fl.), Kumaon(Stra- 
chey et Winterbottom! defl. c. fr. juv.), Gurbwal 
(Falconer! fl. M.), ludia boreali-occidentali (Royle! 
fr. immat.). 

5. P. Toringo, Sieb. Cat. rais. I. 4. (1856) ex 
C. Koch Dendrol. I. 212. — P. praecox Miq\ Prol. 
p. p.? — non C. Koch, quae ad P. Mali var. (Dendrol. I. 
203. sub P. pumila Mill.). — P- rivularis Nutt.?, A. 
Gray Bot. Jap. 388. — Miq. Prol. 378. — P. specta- 
bilis A. Gray! 1. c. quoad pi. e Hakodate. — P. Sie- 
holdi, Rgl. Gartenfl. 1859. VIII. 82. — Crataegus 
alnifolia, Miq.! Prol. 228. quoad pi, e Hakodate.— 
Rgl, Revis. Crataeg. in Acta h. Petrop. I. 125. — non 
S. et Zucc. — P. Rimjo, Siebold in Koch. 1. c. 210. 
212. 

Hab. in Japonia: Yezo, in monte juxta Hakodate, 
ad declivia meridionalia circa lacum Onoma, ad mar- 
gines silvarum prope Siginope, init. Junii fl., Septem- 
bri frf. ; in hortis pagi Ono culta sub nomine japonico 
san nass' (Albrechtl); in Nippon boreali (sp. 1. lec- 
tura, ex Gray) et média: in collibus non procul a Yo- 
kohama et Yedo (ipse), in silvis circa Yokoska (Sa- 
vatier!), in jugo Hakone, fine Octobris fr. mat. 

Ditfert a P. haccala foliis argutius serratis , surcu- 
lorum sterilium lobatis, saepe profunde trilobis, et lo- 
culamentis pomorum subosseis, sed habeo prope Ha- 
kodate lecta speciraina loculameutis cartilagineis et fo- 
liis vix lobulatis minus argute serratis, quae jam ad 
P. &accata}j« accedunt. AP.rivulari Nutt. distinguitur 



stylis basi lanatis, pomis depresso-globosis neque ova- 
libus, calycis laciniis brevioribns obtusiusculis , petalis 
ovalibus neque orbiculatis, floribus umbellatis neque 
brève racemosis. A P. Pashia Don denique, cujus var. 
trigyna poma aequiparva habet , fructu laevi neque va- 
rioloso distat. 

Culta arborea est, foliis latioribus minus divisis, 
spinis subnullis, spontanea autem fruticem 5 — 15- 
pedalem sistit, rarais eo magis tortuosis et spiuosis 
quo magis folia surculorum sterilium profundius tri- 
loba inveniuntur. 

6. P. sinensis Lindl. — Dne Jard. fruit. Introd. t. 
V. — P. ussuriensis , Maxim. Amur. 102.471. — 
P. communis, Thbg Fl. Jap. 207. — Sieb. Syn. n. 
349. — S. Zucc. 1. cl. 131. — P. c. §. sinensis C. 
Koch. in Ann. Mus. L. B. I. 248. — Miq. Prol. 228. 

Hab. in Mandslmria: ad Amur meridionalem , Sun- 
gari et Usuri fluvios, ad Suifun fl. (Goldenstàdt, 
fine Maji fl.), circa sinum Possjet et in Korea ipsa 
prope promontorium Lazareff (Schlippenbach!), in 
archipelago Koreano (Oldham! frf.). — Colitur fruc- 
tus gratia in China et tota Japonia. 

Fructus forma et indole ab omni P, communi di- 
stinctissima, occurrit in Japonia ex Sieboldo formis 
tribus: a. aestivalis: foliis acutis glabris, pomo glo- 
boso, ^. antumnalis: foliis acuminatis glabriusculis, 
pomis globosis, y. Uemalis: foliis subtus ramulisque 
rugoso-tomentosis, pomis ovoideis. 

7. P. Calleryana, Dne 1. c. ad t. 8. sub P. Jacque- ■ 
montiana. — P. variolosa, Hance! Herb. n. 1503. — 
non Wall. 

Hab. in China (Callery ex Decaisne): Amoy (de 
Grijs! fl. in hb. Hance); Japonia sine loci indicatione 
(Itoo Keiske! frf. in hb. Siebold). 

Foliorum forma praecedentem satis refert, sed tota 
glabra et flos fructusque parvi. Pomum pisi mole, sub- 
globosum, basi breviter subattenuatura , apice calyce 
deciduo calvum, totum variolosum. 

8. P. hetulaefolia, Bge, Enuui. Chin. 27. — Dne, 
1. c. t. 20. — P. Simonii Carr. in Rev. hortic. 1872. 
28. fig. 3. (ex ipso). 

Hab. in China boreali (Bunge!) 

Ex C. Koch in Berl. Wochenschr. 1872. 108. spe- 
cies haec pertinet ad P. Achras in China indigenam , 
a qua diversae formae Pirorum in Europa cultarum 
originem ducunt. Secundum Decaisne vero (1. c. sub. 



173 



des Sciences de Saint •P^tershonrur. 



174 



tab. 1 .) P. Achras et P. Pipaster sistuiit/'. communcm, 
tantuni in Eiiropa spoiitc crosccntem, fere ita ctiain 
in DC. Prodr. II. 634. 

Sorbus L. 

Simplicifoliae. 4. 
Piunatae. 2. 

2. Stipulae sumniae inaximac corymlmm l'ulcieutcs, 

foliola cauli proxima apicalilnis triplo iniuoia.. S. (jracUis. 
Stipulae miuutao, foliola pariim iiiaequalia. .S. 

3. ï'rutex. Calyx iu f'ructu ercctus illoiiuc vix au- 

gustior, fins 13 mill. diam S. sambucifolùi. 

Arbor. Calyx iii fr. ininutus coiiuiveus immersus, 

flos (liara. 10 mill 'Sf. ntwuparla. 

i. Folia glabra S. alnifolia. 

subtus albo-tomcutoaa S. Aria. 

1. S. aucuparia L. — Arbor gcmmis huiatis (in var. 
glabris); foliis 5 — 6-jugis, foliolis subaequalibus lan- 
ceolatis acuniinatis argutc scrratis subtiis discoloribus 
pins minus villosis (iu var. glabris); stipulis obsoletis 
V. minutis; corymbo amplo nuiltitioru; flore diainctro 
1 centim. ad discum saepissiine dense lanato, porno 
globoso rainiato calyce minuto connivente subimnierso. 

Hab. per Europam et Asiam borcalem, iu Man- 
dshuria tanien calyce foliisque solito glabrioribus vulgo 
instructa. In China borcali oecurrit var. glaberrima 
foliis valde discoloribus {S. dhcolor Maxim. Ind. Pé- 
kin. 1. c.) 

Var. japonica: foliis utrinque laete viridibus gera- 
misque glabris, fioris disco praeter ceutrum calyceque 
extus glabris. — P. americana var. microcarpa, Miq.! 
Prol. 229. — non DC. nec T. et Gr. — S. a. var. 
micrantha, C. Koch in Aiin. Mus. L. B. I. 249. 

Hab. in Yezo silvis subalpiuis, variis locis, in Nip- 
pon silvis alpium altissimis, v. gr. Fudzi yama, in Tsa- 
sima (Wilford!). 

Japonice: yama iiasi (Siebold) vel ad Fudzi yama: 
indshi. 

Var. japonica est quasi média intcr plantam euro- 
paeani et amcricanam, sed priori sanc propius accedit 
foliorum aspcctu, flore aequimagno, fructus colore. A 
vera S. aucuparia differt tantum glabritie, foliis laete 
viridibus subcoucoloribus (neque subglaucoviridibus 
discoloribus) et disco non toto, sed tantum adstylorum 
basin lanato. Adsunt tamen formae 6'. aucupariae 
in Caticaso gemmis vix apice tantum sublanatis, in 
Songaria et Sibiria orientali foliis subtns glabris et 
subcoucoloribus {var. glahra Trautv. in Enuni. pi. 
Schrenk.), in Dahuria disco ad ceutrum tantum lanato, 
quae transitum ad var. japonicam efficiunt. Praeterea 



calyx plantae europacae semper magis pubescit quam 
in planta asiatica. Adsunt denique etiain in Japonia 
lusus duo: alter fronde viridiore foliolis latioribusgros- 
sius serratis, alter fronde magis glaucescente minore 
foliolis angustioribus, ad genuinam jam magis acce- 
dens. Ab liisce omnibus vix satis dilîert S. americana, 
ut docet diagnosis sequens: 

S. americana L. : frutex altus vel rarius arbor, gem- 
mis subglutinosis glabris; foliis fi— 7-jugis; folio- 
lis subaequalibus lanceolatis acuminatis argute scrra- 
tis lactc viridibus subcoucoloribus glabratis; stipulis 
obsoletis v. minutis; corymbo amplo multifloro; flore 
diam. 7 millim. ad discum saepissime centro tantum 
lanato: calyce glabro; pomo globoso saturatc cocci- 
neo calyce minuto connivente subimnierso. 

2. S. gracilis C. Koch. 1. c. I. 249. — Frutex gem- 
mis lanatis; foliis parvis o— 4-jugis, foliolis iiifimis 
cujusvis folii quam apicalia subtriplo miiioribus, ellip- 
ticis acutis acute serratis coiicoloribus subtus sericeo- 
pubescentibus demum rarissime subglabratis; stipulis 
summis foliola infima maguitudine superantibus rotun- 
datis inciso-serratis corymbum liemisphaericum pluri- 
flornm bractearum ad instar fulcientibus quaudoque 
afoliis; flore diam. 7 mill., disco ad centrum tantum 
lanato; calyce glabro; pomo ovali (coccineo?) calyce 
vix connivente liaud imnierso. — Pyrns gracilis Sieb. 
Zucc! FI. Jap. fam. nat. I. 131. — A. Gray 1. c. 
388. — P. samluci folia Miq. Prol. 229. — non Ch. 
Schtdl. 

Hab. in Kiîisiu alpibus: vulcano Wunzén, silva ve- 
tusta, alte supra mare, et in fruticetis ibidem, Higosan 
similibus locis, Junio fl., Augusto fr. immat. 

Japonice (ex Siebold): nana kamado, miyama ku- 
rumi (?). 

Species optima, cum nulla confundeiida, jam folio- 
rum forma et stipulis supremis auctis bracteiformibiis 
toto coelo a S. samhucifolia distincta , quacum , planta 
ipsa non visa, dubitanter conjunxit A. Gray, et, cum 
planta ante oculos, confudit Miquel. 

3. S. samhucifolia Ch. Schtdl (sub P///-o). — Fru- 
tex gemmis glutinosis pilosis; foliis 4— 5-jugis, folio- 
lis parum inaequalibus ovato-lanceolatis v. lanceolatis 
acuminatis argute serratis viridibus subcoucoloribus. 
ad costam marginemque pilosulis; stipulis minutis; 
corymbo piano plurifloro; calyce glabro; floris dia- 
metro 13 millim.; pomo ovali saturate coccineo ca- 



I7d 



Bulletin de r^tcadémie Impériale 



176 



lyco amplo erecto cxscrto diametro fructus vix an- 
gustiore. 

Hab. in Mandshuria littoral! boreali, rcgionc Ocho- 
tensi, Kamtschatka, Sachalino, America frigida, nec 
non in Nippon média, ubi sine loci indicatione, vero- 
similiter in Fudzi yama legit Tanaka (v. sp. in hb. 
Franchet). 

Japonice: nana kamado (Tanaka). 
Spécimen japonicuni florcns cxactissime ciim sitclien- 
sibus congruum. 

4. S. alnifolia, C. Koch. in Ann. Mus. L. B. I. 
249. — Crataegus alnifolia Sicb. Zucc! 1. c. I. 130. — 
Miq. Prol. 228. excl. pi. Maxim. 

Hab. in Mandshuria meridiouali circa siniim Vic- 
toriae: Port Bruce, in rupestribus, arbusculae soli- 
tariac, Wladiwostok et Possjet, similibus locis, Deans 
Dundas in jugo sylvestri, arbor crassa cortice laevius- 
culo cinereo, medio Septembri frf. In Japonia: Yezo, 
in silvis subalpinis variis locis, fine Maji fl., fine Octo- 
bris frf., Nippon: prov. Narabu (Tschonoski!) et 
média (Tanaka! in lib. Franchet). 

Japonice: sirâ sidé (Siebold), hakarinomé, âdzuki 
nâsi (Tanaka). 

5. S. Aria L. var. Kamaoncnsis Wall. ined. — Fo- 
liis ovali-ellipticis brève acuminatis acutisve regula- 
riter inciso-serratis serraturis iterum serrulatis basi et 
apice diminuentibus , corymbo laxifloro. — S. lanata, 
Miq. Prol. 228. — non Don. — S. japonica, Sieb.! 
Syn. n. 355. 

Hab. in Himalaya (vidi frf. ex. parte occidentali, 
Roy le!); Japonia: Kiusiu interiore, in sylvis, Julio 
c. fr. (Sieb. mss.), jugo Kundsho-san, silvis vetustis, 
fine Maji fl., arbor 20-pedalis, '/g pedem crassa; Nip- 
pon, in montibus, ubi fructus salsos vidit vénales Si e- 
•bold 1. c, in silvis Nippon mediae tractu Sagami ste- 
rilem legit Dr. Savatier! 

Japonice: Urâ sirô-no-ki (Siebold). 

Amelanchier Medik. 

A. canadensis T. et Gr. var. japonica, Miq.! Prol. 
229. — A.asiatica, C. Koch 1. c. I. 250. — Aronia 
asiatica, Sieb. Zucc. Fl. Jap. I. 87 t. 42. 

Hab. in silvis Kiusiu, v. gr. circa Nagasaki, frequens, 
init. Aprilis flor., Septenibri frf., nec non in silvis raon- 
tanis Nippon ad Hakone et Fudzi yama ùsque, circa 
Yokohama culta. 



Foliis magis coriaceis, magis ovatis, minus acute 
serratis, calycis laciniis longioribus a planta americana 
pauUulum differt, variât tamen foliis ovatis et oblongis, 
serratis et crenato -serratis, adultis glabris et subtus 
floccosis. 

A. canadensis T. et Gr. et A. vidgaris Mch. (qua- 
cum Boissier, Fl. Orient. H. 667. conjunxit A. creti- 
cam DC. et A. infegrifoliam Boiss.) inter se ita si- 
miles, ut melius forsan pro una specie polymorpha 
considcrandae sint. 

Cotoneaster Medik. 

G. integerrima Medik. var. vulgaris Trt v. Cat. Mon- 
gol, n. 48, in Acta h. Petrop. I. 179. — C. vulgaris 

Lindl. — Ledeb. Fl. Ross. H. 92 Maxim. Ind. 

Mongol. 481. 

Hab. in MandsJiuria: ad declivia rupestriaUsuri in- 
ferioris, init. Septembris frf., ad Schilkam inferiorem 
variis locis. In Mongolia, fl. baicalensi-dahurica et oc- 
cidentem versus. 

Crataegus L. 

1. C. pinnatifida, Bge. Enum. Chin. 26. — Maxim. 
Fl. Aniur. 101. — Hance, inSeem. Journ. VIII. 313. 
— C. Oxyacantha var. pinnatifida Rgl. Revis. Crat. 
in Acta h. Petrop. I. 118. 

Hab. in Mandslmria, Korea (Schlippenbach!) et 
China boreali. 

De differentia a C. Oxyacantha L. et C. cyrtostyla 
Fingerh., quibuscum coacervavit Regel, confer ob- 
servationes Hancei 1. c. 

2. C. sanguinea, Pall. — Miq. Prol. 228. — C. 
Cosansasi Sieb. hb. ex Miq. — Mespilus Cosansasi 
C. Koch in Wochenschr, f. Gaertn. V. 396 et 1. c. 
I. 249. 

Hab. in Sihiria ab Altai ad Dahuriam, Mongolia, 
tota Mandslmria, insula Sachalin. In Japoniam (ex 
Siebold) e China {a.me potius e Korea) introducta et 
culta (Miquel var. glabram m. commémorât). 

Japonice: Ko sansasi (ex Siebold), i. e. Crataegus 
minor. 

3. C. cimeata Sieb. Zucc! Fl. Jap. fam. nat. II. 
130. — Miq. Prol. 228. 

Hab. in Kiusiu principatu Higo (Miquel), Nippon: 
jugo Hakone, et cultam vidi in Yedo. 

Japonice: Sansasi vel Oho sansasi, i. e. Crataegus 
major. 



177 



dos Sciences de Saint-Pétersbourg:» 



178 



Eriobotrya Lindl. 

1. E. Japonica Liudl. — Sicb. et Zucc. FI. Jap. 

1. 182, t. 97. — Miq. Prol. 229. 372. — Mespilm 
japonica Thbg FI. 206. — Sieb. Syn. pi. oecon. n. 356. 

Hab. ubiquc tantuni culta: in Japonia mcridionali 
initio Novcmbris fl., Majo frf. , Yokohama inedio De- 
cenibris H. In GMna circa Pckinum (Skatschkoff!) 
et per totuni regnuni chincnse proprium. In Lndia 
orientali (Koylc! Wiglit!), v/am (Miquel!), Matmtio 
(Siober!), iino in hortis Europae nieridionalis, v. gr. 
Monspolicnsi (fl.) 

Japonico: biwa, vel in Kiusiu (ex Buerger fidc 
Miquel 1. c. 372) kuskubo. 

2. E. fragrans Clianip. — Bentii. Fl. Ilongk. 108. 
Hab. in China mcridionali: Hongkong, rarissime 

(Champion). — Non vidi. 

Pîiotinia Lindl. 

Corymbus pcdimculispedicellisquc vcrticillatis Fh. Benthamiana. 
Coryrabiis pedunculis pcdiccUisqiU! nicemosis. 2. 

2. Folia a busi dense argutc scnuliita. 3. 

» a medio apicem versus lomotiiis serrata 
vel crenata. 5. 

3. Folia subtus glanduloso-punctata Fh. in-unifolia. 

a » non punctata. 4. 

4. Glaberrima. Corymbus conipositus multiflorus 

maximus Fh. glabra. 

PI. m. tomcutosa. Corymbus subsiniplex parvus 
pauciflorus Fh. villosa. 

5. Styli 4 vel 5. Folia ipso apice serrata Fh. Fortuneana. 

» 2. 6. 

6. Folia crenata rigide coriacea Fh. nrhutifolia. 

» serrata Fh. pustulata. 

1. Ph. villosa DC. Prodr. II. 631. et Fh. lacvis DC. 
. c. — Miq. Prol. 229. — Omtaccjus laevis et Cr. vil- 
losa Thbg! Fl. 204. et Icon. ined. — Stranvaisia cli- 
gyna Sieb. Zucc. Fl. Jap. fam. oat. I. 129. et Pho- 
tinia scrridata S. et Z. ibid. 131. — non DC. 

Hab. per totam Japoniani: Yezo, circa Hakodatc 
perfrequcns, frutex ad 15 pcdes altus, initio Junii fl., 
fine Octobris frf.; forma major glabra et villosa. Nip- 
pon: circa Yokohama, frequens, forma minor et parvi- 
flora, init. Maji fl., medio Novcmbri frf. Kinsin: circa 
Nagasaki, in qucrcetis ubique, forma major villosa et 
miuor glabra et villosa; in jiigo Kundsliosan, in silvis 
alpinis ad rivulos, forma villosa, inter majorem et mi- 
norem média, initio Junii fl.; in archipelago Gofto, in 
fruticetis, forma minor valdc villosa (Dr. Wcyrich! 
nond. fl.); Tsusima, forma major glabra, sed parviflora 
(Wilford!). In Korea: Chusan, forma fructu villoso 
Tome XIX. 



(idem! fr. immat.). In China australiore (Senjawin! 
in hb. l'ischer, fl.), forma, quam var. formosanam sa- 
lutavit Hance! (Advers. 13.), a forma glabra {laevi 
Thbg.) tantum foliis longius cuspidatis divorsa: Tam- 
suy ins. Formosac, frutex 15-pedalis, Aprili fl. (Old- 
ham! .N: 99.). 

Variât foliis et floribus fcre duplo majoribus (in 
Yezo) vel floribus foliisque minoribus, posterioribus 
niagis acuminatis (in meridionalibus) vel foliis majo- 
ribus floribus vero minoribus (ibidem). In utraquc folia 
et calyx sub anthcsi occurruut villosa vel glabrata, ita 
ut species a Thunbergio distinctae certe nil nisi 
formae. Nam folia fasciculata in Grat. lacvi, singula in 
Cr. villosa habct auctor, quiaposterioris habuit tantum 
spécimen dcfloratum brevissimum absque fasciculis fo- 
lioruni e gemmis latcralibus erumpentium, uti docet 
icon incdita et herbarium ejus a me nuper perscru- 
tatum. 

Ph. villosa DC. in Japonia sistit fruticcm altum vel 
rarius arbusculam 20-pedaleu). 

2. Ph. Benthamiana Hance Advers. 14. in Ann. se. 
nat. 5 sér. V. 1866. — Ph. serrulata? Benth. Fl. 
Hongk. 107. in nota ad Ph. prunifoliam Lindl. (ex 
Hance). 

Hab. in China austiali (Bentham): Whampoa 
(Hance! hb. ,1 1501.) 

A sequente specie valde differt foliis chartaceis 
opacis neque coriaceis sublucidis, inflorescentia com- 
posite corymbosa neque paniculata, et indumento in 
Ph. glahra nullo. Corymbus fere umbellam compo- 
sitam mentiens, nam non solum pedunculi 4 — 8 in 
verticillum approximantur, sed etiam pedicclli saepis- 
simc simili modo vcrticillati. Folia primo obtutu mi- 
nime scmpervirentia videntur ut in Ph. serrulata, sed 
herbacea annua ut in Ph. villosa, cui me judice multo 
magis affinis. Differt cnim Ph. villosa tantum corymbi 
pauciflori subsimplicis pcdicellis racemosis et foliis mi- 
noribus brevioribus et deusius serratis mcmbranaceis. 

3. Ph. glabra. — Crataegus glahra Thbg! Fl. 205. 
et Icon. ined. — Ph. serrulata Lindl. — DC Prodr. 
H. 631. 

Hab. in Japonia, vix spontanea. Inveni semel in 
sepibus ad Sigi prope Karaakura, fine Maji fl., et vidi 
passim cultam in Yedo et Yokohama, Decembri frf. 
In China (DC.) boreali (Fortune!). 

12 



170 



Biillvilii de l'ilcad<^niie lin|i<^rlale 



mo 



Japoiiicc: kiinamé ex Siobold Iib., qui pro iiuv.a 
spccic liabuit. 

Frutcx japDiiicus 8-pedalis dense frondons, floribus 
albis, a fruticc cliincnsi primo obtutii valdc differre 
videtur , scd quum dcntur transitus (talis v. gr. in 
Colla H. Kipul. t. 36.) varietatc tantuni distiiiguendus: 

a. typica: ranii florigcri brcvior(;s et duplo tenuio- 
rcs, folia cuni potiolo multiple brcviore glaberrima, 
vulgo duplo minora, elliptica, utrinquc (apice cuspi- 
dato-) acnniinata, corymbus terminalis, gemmae flora- 
les minores flores vero majores (10 niill.), calycis la- 
ciniac acutac , petala obovata basi iutus pilosa. — 
a glahra Tlibg! 

Hue planta japonica et Fortune! A. 3. e China 
boréal i. 

Ponium truncato-globosum eoccineuni,calycc erecto 
discuni couvexum nudante coronatum, 4 raill. magnum, 
Semina 2, auguste ovoidea, comprossiuseula. 

p. clmtmh: major, folia oblonga basi rotundata 
apice brève acumiuata, petiolo superne villoso 3 — 4-lo 
tantum lougiora; corymbus maxini us, e tcrminali axil- 
laribusque conflatus, planus ; flores 7 mill., calycis 
laciniac obtusae, petala orbiculata glabra. — Ph. ser- 
rnlata Liudl. — Fructus ignoti vidcntur. 

Ad iianc: Fortune! A 30. e China boreali et 
planta liortorum nostrorum. 

4. l'h. prnn/folia Lindl. in lîot. reg. XXIII. sub t. 
1956. — Ben th. FI. Hongk. 107. — Fh. semdata p. 
prunifoUa Hook. Arn. in Beecli. Voy. 185. 

Hab. in China meridionali (Bentham): Hongkong 
(Hance! fl.). 

Praccedentis varictati a. persimilis. 

5. 7%. pusUiluta Lindl. 1. c. 

Hab. in Chma meridionali, Canton (Parkcs ex 
Ijindloy). — Non vidi. 

6. Pli. Foitiineana. Foliis oblongoobovatis apice acu- 
tiusculo pauciserratis basi in petiolum brevem longe 
attenuatis, practer costam superne glabris, chartaceis; 
corymbis basi foliaceis raniulos terminantibus pauci- 
flovis; floribus longiuseule pedicellatis; calycis glabri 
laciniis truncatoorbicularibus margine villosis; petalis 
rotundatis latioribus quam longis; stylis 4 — 5; ovarii 
apice villoso. 

Hab. in China boreali (Fortune! A. 69. a. 1845). 

Foliorum forma ad praecedentem accedere videtur, 

sed corymbis paucifloris et stylis 5 diversa. Hoc ul- 



tinio characterc Stranvaisiam appropinquat, sed ova- 
rium totum inferuni et petala coclileiformia rotundata, 
vix igitur praofloratione torta ut in illa. 

Folia serraturis acutis ad apiccm circa sex ad octo, 
cum petiolo 2'/., pollices longa, pollicc angustiora, 
utrinque circitcr 8-costata, subtus eximie reticulata 
laevia opaca, superne lucida, margine revoluta. Co- 
rymbi subdecemflori, e corymbulis 2 — 3 simplicibus, 
foliorum apicalium approximatorum axillaribus, cou- 
flati. Flos diametro 10 millim. Laciniac calycinac re- 
Hexae. Corolla rotata petalis glabris. Stamina circa 
20, alterna breviora, lilameutis subulatis. Styli 5, 
rarius 4, stamina subaequantes, libcri, stigmatibus 
dilatatis obscure bilobis. Loculi ovarii biovulati dis- 
sopimeutis completis. 

7. Ph. arbiilifolia A. Gr. On tlie bot. of Jap. 388. 
— vix Lindl. Frutex glaber foliis rigide coriaceis 
ovali oblongis crenatis apice emarginatis cum mucrone ; 
corymbo composite subplauo deusissimo ; flore ... ; 
fructu ovali stylis e calyce non cxsertis, ovarii apice 
villoso. 

Hab. in Bonin-Sima, ad latera collium, init. No- 
vembris fr. immat. (Wright!). 

Planta californica (Ph. arhntifolia Lindl.) ab hac 
{Ph. Wnyhtiana) difierre videtur foliis mucronato-ser- 
ratis acutis, corymbo pcdunculis pedicellisque race- 
mosis (neque e corymbulis composito) denso pyrami- 
dali, fructu globoso stylis c calyce exsertis , ovarii 
apice dense lanato. 

Utraquc species vcl forma ex foliis siniilior Rha- 
phiolepidi quam Photiniae, sed calyx in fructu totus 
persistons et petala (saltcm Ph. arbatifoUae) imbricata 
rotundata cochlciformia Photiniae. 

Ehaphiolqns Lindl. 

1. Rh. indica Lindl. iu Bot. reg. t. 468. — Rh. 
rubra Lindl. Coll. bot. t. 3. — Rh. phaeostfmonLh\à\. 
ibid. — Rh. salicifolia Lindl. in Bot. reg. t 652. — 
Bth. Fl. Hongk. 107. 

Hab. in India orientali (v. sp. ex hb. h. Calcutt.) 
et China: Canton (Fortune! M 176), Hongkong 
(Wright!). 

2. Rh. japonica Sieb. Zucc! Fl. Jap. I. 162. t. 
85. (opt.). — S. et Z. Fl. Jap. fam. nat. I. n. 63. — 
Miq. Prol. 229 (excl. syn. Thbg.) — Mespilus Sic- 



ISl 



des Sciences de Saint ■ Pi^tersboiirg. 



ISS 



boldi, Bl. Bijdr. 1102 (cxMiq.). — Laurmumhdlata 
Thbg! FI. Jap. 175, et Icon ined. 

Hab. iu Jnponia meridionali «in inontosis ac saxosis 
littoribus» (Sicbold iiiscr.): Yokohama, in collibus 
maritimis, insulis Gotto in collibus frcquens (Dr. Wey- 
ricli!), in nioutibus circa aestuarium Nagasaki, in 
Yakuno-sinia (Wright!); archipelago Korcano (Old- 
ham!). 

Var. intqicrrimu Hook. in Eot. mag. 5510. (opt.) — 
Rh. integerrinia, Hook. et Arn. in Bot. Beechey. 263. 
— Rh. Mertensii S. et Z.! FI. Jap. I. p. 164. 

Hab. in regionibus orientalibus, passim cum prae- 
cedente: Yokoliama, Majo fl., Decembri frf., in collibus 
circa Sinioda (Wright!), in Yaknno-sima (Wright!), 
in Bonin-shna (Sniall!). 

Japonice: hania mokokf. 

Species quoad folioruiu formaiu sat variabilis. Spe- 
cimina occidentalia (Koreana et e Gotto) habent folia 
lanccolato-cUiptica argute crenata, urientalia (v. gr. 
c Yokohama) late obovata minus crenata, imo intégra 
in eodem frutice. 

Osteomeîcs Lindl. 

0. anthylUdifolia Lindl. — Sieb. et Zucc. Fl. 
Jap. fam. nat. 1. 131.— A. Gray,l. c. 388. — 0. s?f?>ro- 
tmda C. Koch in Ann. Mus. L. B. 1. 250. — Miq. 
Prol. 229. 

Hab. in Japoma (ex Mi quel a botanicis indigenis 
stcrilis Iccta, verosimiliter in meridionalibus): Ycdo, 
culta, medio Jnnio tl.; insnlis Ltttscha (Gray) et Bouin 
(P os tels!, Small!); in archipelago Hawaii: Oahu 
(onines collectores!, ipse!) 

Japonice: Tenno m'mo vel Iso .san soo (ex Sic- 
bold et Miquel). 

Planta in Yedo culta foliolis rotundioribus et pau- 
cioribus gaudct, in illa e Bonin talia et simul norma- 
lia occurrunt, in ipsa hawaiiensi foliola numéro et 
forma variant, ut ipso in vivo observavi, Frutex, qua- 
lem vidi in Oalm, bipedalis procumbons, ponio albo 
gustu crataegino farinaceo- dulci. Petala alba, 
Myr'iopliyllivm L. 

Spccios japonicae. 

Monoifajolioiiim lariniacrlongatao capillares. 2. 

Dioiciini, fdlioiimi lariniac; brovcs vol luillao M. msuriensc. 

2. Folia tioialia omniu pfictinatopinnatifida flores 

raiilto siipcraiitia M. vcrticiilatmii. 

Folia Horalia iutpgraHoribus lin^vioravcl inforio- 

la scn-ala llorcs iiaiiUo siipciantia M. spkatmii. 



1. M. spicatumL. var. inuricata: fructu ad qucmvis 
coccum margine acute muricato. 

Hab. in Japoniac fossis et lacubus: prope Yokohama, 
Yokoska (Savatier! fl.), Siraabara et aliis locis fre- 
quens. Vidi praeterea ex Afghanisiano (Griffith! 
distrib. Kew. n. 2442) et 6V«7i«, prope Palermo (To- 
daro! 11. sic. exs. n. 471.) 

Flore octandro a speciebus indicis differt. 

Legi varietatis hujus individuum unum, ubi rami 
uonnulli habent bracteas florura femineorum pectina- 
tas, masculorum inferiorum serratas, superiores in- 
tégras, plerique ranii vero normales fcrunt, 

2. M. verticillatum L. — Soo bokf. VII. 86. — 
Miq.? Prol. 264 (spec. stérile). 

§. intermedium Koch. Syn. 270. 
Hue icon japonica citata optima, sub nomine: 
Kitsune-no-koshi. — Ipso non inveni. 

3. H. iissuriense; dioicum ercctuni simplex, foliis ter- 
nato-verticillatis, mox omnibus breviter pectinato-pin- 
natifidis, mox omnibus integris linearibus hic inde dente 
uno alterove serratis, mox inferioribus integris reli- 
quis brève pinnatifidis; floribus axillaribus verticillatis 
hexandris, petalis antherisquc oblongis, carpellis. . . 
Soo bokf. VII. 87. s. n. kitsune no koshi. — M. ver- 
ticillatum var. ussiiriensis Rgl. Fl. Ussur. n. 183. t. 
IV. fig. 2—5. 

Hab. in Mandshuria: in lagunis fluvii Sungatscheet 
ad lacura Hanka vel Kenka, Augustotlorens(Maack!). 
In Japonia: circa Yokohama in lacubus et limosis, 
Julio fl., in prov. Nambu, Junio floribus Ç. 

Fructu nondum noto quoad scctionem incertum nia- 
net. Species tenella, vulgo digitalis, M. scahratum 
Michx vel M. tenclhim Bigel. in mcntem vocans ob 
folia inferiora vulgo emarcida, si robustius specimini- 
bu^ miseris M. vcrticillatl liaud absimile, sed floribus 
dioicis, foliis ternato-verticillatis et numéro staminum 
distinctum. 

l'iiiipiiiella caljciiia: percnnis, ad potiolul(»s et folio- 
rum margincm rcticuluuiqne (superne brevissime) sca- 
i)i'()pilosa vel plus minus glabrata, caule tei-eti; foliis 
longiuscule pctiolatis infimis et infericu'ibus bitcrnati- 
sectis: segmentis infimorum ultimis tripartitis laciniis 
euncato-ovatis acutis a medio crenato-serratis, vel om- 
nibus illa superioruni aenndantibus, foliis mediis et 
supcrioribus trisectis: segmentis apicem caulis versus 
sensim majoiibus et angustioribus, rhombeoovatis ova- 

12* 



193 



Bulletin de l'y^cadëmie Impériale 



1§4 



to-lauceolatis vcl lanceolatis longe acuminatis gi'osse 
patiile vel inciimbeiiti-serratis; involucri 1 — 2-iiIiyHi 
foliolis lanceolato-Iinearibus; uiiibella subdecemradia- 
ta ; involucellis siibpentapbyllis foliolis illis involucri 
siniilibns brevibus; calycis dentibus lanceolatis pev- 
sisttmtibus démuni rigidis; fructu subdidymo ab ovato- 
oblongo in ovatoglobosum ludente glabro multivittato. 
— Dake dscri, kano tsume soo. Soo bokf. V. 27. 

Habitat in Japonia (hb. Siebold! fl.): Knisiu, prov. 
Simabara, fine Septenibris tl. et defl., Nagaj'ama non 
procul a Nagasaki , in silvia froudosis vetustis sicci- 
oribus, eod. temp. fl., in jugi Kundshosan silvis ve- 
tustis frondosis passim frequens, niedio Octobri frf.; 
Nippon: tra,ctu Sagami, Augustofl.(Savatier!), Yoko- 
bania, fine Augusti fl. fr. imniat., in prov. Nanibu 
(Tschonoski! fl. defl.). 

Japonice: kano tsume soo (Siebold hb., Tanaka 
in hb. Franchet), dake dzeri (Soo bokf, Tanaka). 

Inter omnes Phnpinellas excellit calyce distinctis- 
simo demum rigido et fructo amplo subdidymo. 

Habitus insignis. Planta spectabilis , rite evoluta 
eximie heterophylla: folia infima ambitu deltoidea fere 
triternatisecta laciniis ultimis minutis (1 centim.) crena- 
tis saepe obtusis, summa trisecta 'segmentis maxirais 
(10 centim.) longe acuminatis serratis. Sed saepe folia 
omnia segmenta intégra et majuscula vel raa,xima ha- 
bent, vel radicale unum aliquod subtriternatisectnra 
cetera semel et bi-ternatisecta. Unde specimina ob- 
veniunt aspectu valde diversa. Rbizoma crassum ob- 
liquum, ex articulis pollicaribus compositum, quorum 
alter altero infra apicem inseritur, apicalis vero in 
caulem abit autumuo igitur gemma laterali innovan- 
dura. Radii inaequilongi, umbellularum subraascu- 
larum breviores. Flores albi. Fructus pro génère 
magni, 3 — 5 millim. longi, mericarpio altero sae- 
pius abortivo et tune toto fructu curvato, maturo 
nigro. Habitus nihilominus sect. Vctrosciadium Bcnth. 
(genus Edgew.) appropinquans et quidem P. trifoUa- 
tmn Wall. {Heîosciadium DC), foliis tamen inferio- 
ribus nec superioribus magis compositis. 

Observ. Praeter hanc speciem in Japonia crescunt 
duae Pimpinellae verae: 

P. magna L. , in Kiusiu interioris jugo Kundshosan, 
pratis alpinis, init. Octobris fl. c. fr. 

A typica difl'ert foliis longius pubescentibus, caule 
saepe obsolète snlcato pnbescente. Qnibus notis om- 



nino accedit ad P. mcujnam dîssectam Maxim. Fl. 
Amur. Fructus occurrunt brevius vel longius ovati. 

P. sinica, Hance in Seem. Journ. of bot. VI. 
18G8. \ld. — PlatyrJi(q)he japonica, Miq.?Prol. 244. 
— Mitsuba gusa. Soo bokf. V. 32. 

Hab. in Kiusiu: prov. Higo, monte Mamiwara (Sie- 
bold ex Miquel), jugo Kundsho-san, Octobri frf., 
prov. Simabara, variis locis, fine Julii fl., fine Septem- 
bris fr. nond. maturis, in monte Tara, fine Augusti fl. 
China: prov. Canton, Septembri 1866 detexerunt 
Sampson et Hance! 

Japonice: Saki boofun (ex Miquel), Mitsuba gusa, 
i. e. herba trifoliata (ex Soo bokf). 

Affinis P. diversifoliae DC, P. CaiidoUeanae 'W . A., 
P. Leschenaultii DC, praesertim vero P. .^ peicscew^i 
Wall., profecto simillimae, cujus spécimen mancum 
florens a Hornemanno olim missum vidi, et quacum 
ulterius confercnda. Mericarpia multivittata speciem 
nostram ad Tragii scctionem pertinere ostendunt, ha- 
bitus vero potins P. diversifoliae aliarumque Petroscia- 
dii specierum, et ad liauc sectionem a Hanceo ducta 
est. 

Platyrhaplies descriptio apud Miquel 1. c. beue 
quadrat, praeter calycis dentés a me non visos. Sed 
Miquel (Prol. 253) ad Platyrhaphen laudat iconem 
operis Soo bokf, sine designatione pagiuae quidem, 
in toto autem volumine tantum figura a me citata 
descriptioni ejus respondet, et in hac icône calyx raa- 
gnitudine auctus seorsim delineatus etiam ne vestigia 
quidem dentium calyciuorura offert. Calycem in eadem 
specie evolutum vel obsoletum esse, docet inter alias 
Angelica polymorplia infra descripta. Ita vix est quod 
dubitem, Platyrliaphen hue ducendam esse. 

Angelica inaequalis. {Gomphopetalum) Glabrum, caule 
gracili striato, apice parum ramoso; foliis petiolo ac- 
quilongis tenue membranaceis glabris, vagina elongata 
angusta, biternatisectis: segmentis terminalibus pro- 
fundc tri- lateralibus bipartitis fere sectis vel subinte- 
gris, partitionibus omnibus lanceolatis ovato-lanceo- 
latisve acuminatis, basi plus minus cuneata excepta 
pinnatilobis inciso-serratisque; foliis sumrais minutis 
ternatis vaginae immutatae lineari insidcntibus ; um- 
bella 5 — 12-radiata radiis valde inaequilongis; 
involucro nuUo vel 1 -folio setaceo; umbellulis sub- 
IS-floris iuvolucelli plurifolii phylla setacea duplo 



1S5 



des Sciences de Saint • Pétevsbonvg. 



1§6 



superantibus ; calycis dontibus dcltoideis acutis; pcta- 
lis. . . .; fructibus late ovalibus utriiiquc bialatis am- 
plis densis, inoricarpio a dorso valde compresso jugis 
dorsalibus carinatis acutis, lateralibus in alam tcuueiii 
semiue duplo latiorera expaiisis, valleculis luiuiitissime 
3 — 4-vittatis , commissura tenuiter G-vittata. 

Hab. in Nippon mcdia: jugi Hakone silvis acerosis 
et frondosis, Octobri défi. frf. 

Species elegantissima, tenera, très pedes ad summum 
alta, liabitu Gompliopdalonun, a quibus tamen vittis nu- 
merosioribus (ope lentis validae tantum in scctione tcnui 
transversali visibilibus) reccdit et hoc siguo Arclmn- 
gclicas appropinquat, sed toto liabitu nimis abliorret. 
Umbellac radii, in fructu pracscrtira, longitudine valde 
inaequales in mentera vocant illos Angelkae pyrcnaeae 
{Selini Bcnth.). 

Angelica polymorpha, {Gonipk)2)dalum) Gaule farcto 
striato sub umbella scabropuberulo ceterum glabro; 
foliis tenue membranaceis biternato-decompositis, pe- 
tiolulis patentisubrefractis, summis ad vaginas elon- 
gato-lanceolatas subinflatas aphyllas vel valde micro- 
phyllas reductis, segmentis cujusvis jugi primarii in- 
ferioribus bi-tripartitis reliquis integris, basi cuuea- 
tis vel rarius truncatis, ovatis brève vel longius acu- 
minatis, grosse inaequaliter vel duplicato- vel iuciso- 
laciniatovc-serratis serraturis mucronatis ; umbellis 
15 — 20-radiatis, basi nudis vel pliyllo lineari va- 
ginaeformi involucratis , radiis striatosulcatis uno la- 
tere scabro -puberulis, umbellulis multifloris involu- 
cello saepius polyphyllo phyllis setaceis , radiolis 
intimis brevioribus; calycis dcntibus saepissime obso- 
Ictis vel rarius cito deciduis dcltoideis acutis uno 
subulato elongato; petalis (albis) longe unguiculatis 
obovatis cum lacinulainflexabrcvi; fructu subquadrato, 
jugis dorsalibus breviter inaequaliter alatis, lateralibus 
in alam raembranaceara seminis diametrum superan- 
tem dilatatis, valleculis 1-, commissura bivittatis. 

Hab. in Nippon mediae jugo Hakone, silvis frondo- 
sis vetustis ad rivulos, etiam in silvis acerosis, fine 
Octobris fl. c. fr. passim fere maturo, nec non inma- 
ritimis (Tsclionoski! fl. defl.). In Kiiisiu intcriore, 
jugo Kundsho-san, in silvis mixtis udis, passim fre- 
quens, initio Octobris tt. fr. nond. maturo. 

Foliorum forma tani variabilis , ut varietates très 
distinguores, nisi speciminum collcctorum copia do- 
ceret, alteram in altcram pauUatim transire. Una ex 



hisce formis non maie foliola G. ulhiflori Turcz. vel 
G. viridiflori Turcz. refert, tamen segmenta profun- 
dius et magis inaequaliter serrata habet, alla fere ilia 
ConioscUni canadensis T. et Gr. aemulat, tertia seg- 
mentis magis acuminatis itcrum divorsaest. — Planta 
vulgo bipedalis vel altior, caule crassiusculo ramoso, 
G. (dhifloro Turcz. proxime affinis. 



Le prétendu Masque de fer arménien, ou Auto- 
biographie d'Avétik, patriarche de Constanti- 
nople, avec pièces jusiflcatives officielles, par 
M. Brosset. (Lu le 21 août 1873.) 

Le titre du présent Mémoire indique dans quel 
esprit il a été rédigé, dans quelles limites il sera cir- 
conscrit. Éloigné, comme je le suis, de toutes les 
sources qu'il faudrait pouvoir consulter , je ne me 
propose point de faire ni de refaire ex intégra l'his- 
toire, connue de tous et d'intérêt presque exclusive- 
ment français, du malheureux qui passa, dit- on, la 
plus grande partie de sa vie dans les prisons d'état, 
le visage caché sous un masque de fer. Je n'ai donc 
l'intention de traiter le sujet du masque de fer qu'au 
point de vue arménien , parce qu'un personnage de 
cette nation s'y trouve mêlé incidentellement;- toute- 
fois, j'exposerai avant tout l'état de la question prin- 
cipale. 

Un pamphlet '), publié en Hollande, dans la seconde 
moitié du XVnr s. , ayant fait entendre à mots cou- 
verts au public européen, qu'un prince du sang royal 
de France avait été condamné à cet insupportable sup- 
plice, pour sauvegarder la couronne de Louis XIV, 
Voltaire saisit au vol et employa son esprit à pro- 
pager, vraie ou fausse, cette farce tragique. Homme 
d'imagination, de poésie et d'humour, il l'exposa dans 
ce style entraînant qu'on lui connaît, y joignit des 
commentaires propres à lui donner un vernis de vrai- 
semblance et la rendit si intéressante qu'après lui 
plus d'un auteur a cru, dit et soutenu, que l'homme 
au masque de fer avait existé, que c'était un frère 
aîné, jumeau, un fils du grand roi. Aujourd'hui, à 
122 ans de date de la première émission du canard 
historique, cinquante - neuf auteurs d'ouvrages sé- 

1) Mémoires secrets, pour servir à l'histoire de Perse, Amsterd. 
1745, cité par ÏL Iiiug, dans La vérité sur le masque ilc fer, Paris, 

1873, S", p. 33. 



1S7 



Bulletin de l'Académie Impériale 



ISS 



rieux^), sans compter les rédacteurs de simples ar- 
ticles, les romanciers, les écrivains de compositions 
dramatiques, ont traité la question, développé qua- 
torze systèmes, réussi pour la plupart à battre en 
brèche et à ruiner les hypothèses de leurs devanciers; 
un seul, à ce qu'il semble, est arrivé à la démonstra- 
tion palpable de la sienne, qui est toute nouvelle et 
renverse toutes les autres. Après celui-là, après M. 
lung, d'origine anglaise, au service de l'état-major 
de France, il ne devra, semble-t-il, rester aucun doute. 

Étant admis le fait d'un prisonnier affublé d'un 
masque de fer, parmi les suppositions imaginées pour 
la solution du problème, la première eu date et la 
plus spécieuse, avec variantes, est celle d'un fils adul- 
térin d'Anne d'Autriche, d'un fruit légitime de son 
union secrète avec Mazarin, ou d'un frère jumeau ou 
d'un fils illégitime de Louis XIV; en second lieu se 
présente celle d'un diplomate italien, le comte Mat- 
thioli , puis celle qu'aujourd'hui nous sommes en 
mesure de démontrer impossible, qui toutefois, il y a 
48 ans, quand elle a été aussi vigoureusement qu'illo- 
giquement produite, ne manquait pas d'une certaine 
vraisemblance, reposant sur la personnalité d'Avétik, 
patriarche arménien de Constantinople, enlevé, comme 
Mattliioli, au mépris du droit international. 

La curiosité publique avait été fortement éveillée, 
lorsque le pamphlet hollandais avait lancé, sous des 
noms persans, l'aventure d'un prince, fruit des secrètes 
amours du roi de France et condamné, pour avoir 
frappé un fils légitime de celui-ci, à une suppression 
perpétuelle. Voltaire, qui avait ses raisons de ne pas 
aimer les lettres de cachet et les culs de basse -fosse 
des bastilles royales, mit cette aventure sur le compte 
du grand-père de son persécuteur. Il supposa donc 
que quelques mois après le décès de Mazarin, mort le 
9 mars 1661, Louis XIV étant alors dans sa 23" an- 
née, un inconnu avait été séquestré dans le château 
de l'île S°-Marguerite, sur la côte de Provence, dans 
les conditions de la plus rigoureuse suppression d'état 
qu'il soit possible d'imaginer, et là -dessus échafauda 
son système de suppositions '). Or, à l'époque de l'ap- 



2) Marius Topiu, L'homme au masque de fer, 2" édition, Paris, 
1870, 8", p. 5. 

3) Le bibliophile Jacob a émis l'opinion que le pamphlet hol- 
landais est l'œuvre de Voltaire, qui se vantait d'être le premier à 
avoir mis eu circulation l'histoire du masque de fer; lung, p 35. 



parition du Siècle de Louis XIV''), les événements 
étaient trop récents, et la machine gouvernementale 
française fonctionnait avec trop de secret, pour qu'il 
fût possible à la critique de porter un œil indiscret 
sur les mystères des cabinets européens ; celui de 
France était donc, comme tous les autres et plus que 
tous les autres, inaccessible à la critique historique, 
à des investigations malveillantes. Comment aurait- 
on pu dès -lors démontrer que le véritable homme au 
masque avait été arrêté, non en 1661, mais 12 ans 
plus tard, le 29 mars 1673, et après avoir roulé de 
la Bastille* à la citadelle de Pignerol, de là à celle 
d'Exilés, aux îles de S"-Marguerite, était revenu mou- 
rir à la Bastille, à 30 ans passés de distance, le 19 
novembre 1703^)? Ce résultat, acquis aujourd'hui à 
la science, à force d'investigations, après les travaux 
microscopiques de quatre générations d'infatigables 
chercheurs, était positivement impossible à l'époque 
oîi écrivait Voltaire. 

Le système roulant sur Matthioli n'offrait pas de 
moindres difficultés. Ce secrétaire du duc de Mantoue 
avait négocié en personne avec Louis XIV, en 1678, 
la vente de la ville de Casai, appartenant à son maître 
et du consentement de celui-ci; généreusement payé 
par le roi de France, il crut pouvoir faire un chantage 
profitable en vendant le secret de l'opération aux gou- 
vernements allemand et espagnol, que la chose inté- 
ressait plus spécialement. Mais Louis XIV, non moins 
mécontent de la découverte de ses négociations que 
de la perfidie du diplomate italien , le laissa ou fit ar- 
rêter par ses agents, le 2 mai 1679. On connaît po- 
sitivement , année par année , toute la carrière de 
Matthioli jusqu'en 1694, puis on apprend par une 
dépêche officielle qu'il est mort le 27 ou le 28 avril 
de cette même année"): ce n'est donc pas lui qui a 
été enterré à Paris le 19 novembre 1703. 

Quant au patriarche arménien Avétik, le système 
du chevalier de Taules, qui lui a consacré tout un 
livre, lequel je ne connais que par des extraits, n'est 

4) Chez M. Topiu la publication du Siècle de Louis XIV est in- 
diquée en 1751, p. 12. La même année est aussi indiquée chez 
M. Th. lung, p. 33, mais p. 18, il y a une variante, 1771, que je 
crois fautive. Le fait est que dans la Biographie universelle, ou- 
vrage généralement estimé, à l'article V(dtaire, on lit que ce travail 
fut imprimé pour la première fois en 17.")2, à Francfort, ohoz Mul 1er 
■2 vol. in-12". lia nouvelle Biogr univ donne les mêmes indications 

5) lung, p. bS. 

G) lung, p, 72, 91, 93. 



1S9 



des Sciences de Saint -Pëtersbourg. 



I90 



pas moins défectueux. Dès rapparition de oc travail, 
les employés du ministère fiançais des Affaires étran- 
gères eurent beau montrer à l'auteur les actes et do- 
cuments officiels faisant foi que ce personnage n'était 
venu en France, sans masque, qu'en 1706, y avait ab- 
juré le 22 septembre 1710, et qu'il était décédé no- 
toirement à Paris le 19 novembre 1711, enfin qu'il 
était enterré dans le clueur de la paroisse de S.-Sul- 
pice , M. de Taules répondait à tout que son siège 
était fait '), que les jésuites, auteurs de l'enlèvement, 
avaient faussé noms et dates sur les registres mor- 
tuaires ") — celui de Du Jonca , dont je parlerai 
bientôt, n'était pas encore connu. 

Une des plus graves raisons qui soutenaient dans 
leurs dires les adhérents du système Matthioli, c'était 
qu'on avait relevé sur le l'cgistrc mortuaire de l'église 
de S. -Paul, à Paris, la mort et l'enterrement, à la 
date indiquée, 19 novembre 1703^), d'un individu 
nonnué là Marchiali. Dans l'ignorance oîi l'on était 
alors et des faits ayant précédé l'arrestation, et de la 
suite des événements relatifs au personnage dont il 
s'agit, on put facilement croire à une altération de 
uom, faite à dessein, ou à une mauvaise lecture de 
celui inscrit sur le registre; combien d'étyniologies 
fausses ont été admises comme vraies avec moins d'é- 
léments de vraisemblance que celle-là! 

Ces considérations nous amènent à la dernière hy- 
pothèse. 

Depuis l'année 1869, quelques hommes de talent 
n'ont pas craint d'aborder sur nouveaux frais un sujet 
aussi hérissé de difficultés que celui du Masque do 
fer , difficultés véritablement considérables , puisqu'il 
suffit d'avoir ignoré, omis ou perdu de vue une seule 
source, un seul témoignage, dont il y a des centaines, 
cparses dans une infinité de dépôts, pour être induit 
à avancer des faits matériellement faux et complète- 
ment insoutenables en bonne critique. 

D'après les notes que j'ai recueillies dans les publi- 
cations périodiques '") de ces dernières années, M. Ma- 



7) M. Topiu, ch. XIII. 

8) lung, p 174; Topiii, p. 178. Dans louvMse de M. Topin. la 
légende vraie d'Avétik occupe les chapitres XI — XIV. et, à la fin 
du volume, ou lit une fine réplique aux critiques du P. jésuite Tur- 
quand. J'ai moi-même analysé tous les actes, que l'on Iroiivera plus 
bas, dans et après rAutobiosraphic du personnage. 

9) lung, p. 57, 58. 

10) Le Nord, mardi 15 uov. 18(j9. 



rius Topin a fait imprimer en 1867 et 1870 une pre- 
mière et une seconde édition de L'homme au masque 
de fer, ouvrage très consciencieux, oiî sont discutés, 
au moyen de recherches très développées et de dé- 
pêches officielles, les divers systèmes émis par ses 
devanciers, et dont la conclusion est que l'individu 
masqué, mort le 19 novembre 1703, est Matthioli. 
Comme ce livre renferme, ainsi que je l'ai dit, plu- 
sieurs chapitres excellents , consacrés au patriarche 
Avétik, j'en reparlerai et en profiterai plus loin. 

Un article fort bien raisonné de la Revue des deux 
mondes, décembre 1869, en rendant compte du tra- 
vail de M, Marins Topin, en adopta les conclusions. 
Toutefois la critique ne fut pas unanime dans ses 
affirmations. M. Jules Loiscleur, dans la Revue con- 
temporaine du 15 décembre 1869, nia que Matthioli 
réunit toutes les conditions, parce que ce personnage 
ne vint aux iles d'Hyères qu'en 1694, et que le pri- 
sonnier masqué y était déjà en 1 688 — je ne veux 
par discuter ces raisons — mais il rend justice à l'au- 
teur et loue presque sans restriction les chapitres 
consacrés à Avétik. 

La même Revue et le même critique, en février 
1870, démontre par de nouveaux détails que Mat- 
thioli n'est pas l'homme au masque de fer, qu'il est 
mort très probablement entre 1694 et 1696, indica- 
tion fort importante, en face de la date indéniable du 
19 novembre 1703, assignée à la mort du prisonnier 
masqué de la Bastille, de Marchiali. Je dis indéniable, 
car elle est aussi inscrite dans le registre particulier 
du lieutenant de la Bastille, Du Jonca, qui écrivait 
pour lui seul, sans aucune intention de publicité, à 
l'abri de toute influence étrangère, non pas, il est vrai, 
sous la forme Matthioli , mais sous celle de 3Iarchiel, 
qu'il avait recueillie telle de la bouche des personnes 
compétentes. 

Marchiali était porté dans le registre de la paroisse 
comme âgé d'environ 45 ans, et Matthioli devait en 
avoir au moins 63, étant né le l" décembre 1640. 
En effet, pour avoir été chargé en 1678 de la négo- 
ciation que nous savons, avec le roi Louis XIV, ce 
n'était pas trop d'un homme d'âge mûr. 

Le mardi 22 février 1870, le Journal Le Nord re- 
venait de nouveau sur l'ouvrage de M. Topin et sou- 
tenait que le système Au jésuite Avétik, mis en avant 
par le chevalier de Taules, était radicalement faux, 



191 



Bulletin dp r/tcadëinic Impériale 



19S 



mais que celui de Mattliioli avait pour lui une grande 
vraisemblance, sans expliquer toutefois les égards par- 
ticuliers dont le prisonnier, au dire de Voltaire, avait 
été l'objet. 

Avec non moins de raison, la Revue contemporaine, 
12 mars 1870, dans un article sur les prisonniers de 
Pignerol, T" Partie, repoussait de nouveau avec force 
Matthioli et revenait sur l'indication importante, que 
ce personnage disparaît entièrement des dépêches de- 
puis 1693, qu'il devait être mort le 27 ou le 28 avril 
1694: c'était la conclusion de M. lung, auteur de 
l'article.") 

Enfin en 1 873 paraissait «La vérité sur le masque 
de fer, les empoisonneurs,» par Th. lung, officier 
d'état-major. Ce nouveau jouteur, au lieu de ressasser 
purement et simplement les anciennes dépêches, a 
abordé une source, jusqu'alors non touchée, les ar- 
chives du ministère de la guerre, sous Louvois, et 
pris une direction tout-à-fait nouvelle. 

La masse des lecteurs ne connaît guèrcs, du siècle 
de Louis XIV, que le glorieux côté littéraire, les 
brillantes galanteries , les splendeurs des monuments, 
les heureuses conquêtes, suivies, il est vrai, de doulou- 
reuses défaites, qui rappellent aux Français les mal- 
heurs actuels de leur patrie; ce que l'on perd facile- 
ment de vue, ce sont les mauvais côtés de ce règne 
si grandiose, les abus du despotisme, des lettres de 
cachet, l'immoralité, les conspirations, les infamies 
des empoisonneurs, tels que la Brinvilliers, la Voisin, 
Exili, le marquis de S°-Croix, tous objets traités dans 
le ch. XL du Siècle de Louis XIV, par Alexandre 
Dumas. Dans les six années 1673 — 1679, les com- 
plots, les empoisonnements par la poudre dite De suc- 
cession, avaient pris en France un développement si 
effrayant, et l'établissement d'une chambre ardente 
révéla de telles iniquités, dans les rangs les plus éle- 
vés de cette société si brillante tout à la fois et si 
pourrie, que le roi lui-môme recula devant l'applica- 
tion des lois, et engagea à s'expatrier de leur plein gré 
certaines personnes soupçonnées, qu'il honorait de sa 
bienveillance particulière. 

Or c'est justement en 1673 que les dépêches de 
Louvois, alors ministre de la guerre, consultées pour la 



11) lung, La vérité sur le masque de fer, p. 91 — 93. C'est là 
que sont données par l'auteur les raisons et les preuves finales de 
l'exclusion de Matthioli, et de sa mort en l'année indiquée. 



première fois par M. lung''^), ont livré à cet auteur 
les traces d'une conspiration aux ramifications éten- 
dues, organisée en Hollande, dont le chef principal, 
le détestable, l'exécrable aventurier, — car il est tou- 
jours ainsi qualifié, fut arrêté, par les soins de la po- 
lice de Louvois, à une souricière savamment organisée 
aux gués de la Somme, près de Péronne, le 29 mars 
de ladite année; conduit à la Bastille le 3 avril, il y 
passa un an, de là à Pignerol, le 6 avril 1674, à 
Exiles, en octobre 1681, à S'-Margucrite, le 30 avril 
1687; enfermé à la Bastille le 18 septembre 1698, 
et toujours couvert d'un masque de velours noir, de 
façon à n'être ni vu ni reconnu de personne, c'est lui 
qui mourut à Paris le 19 novembre 1703.'"") 

Veut- ou savoir qui était ce dangereux personnage? 
Il avait, avant son arrestation, plus de noms que de 
masques après. C'était, suivant les lieux et les cir- 
constances, le chevalier de Rieffenbach, le chevalier 
des Harmoises ou des Her moïses , Louis de Olden- 
dorf, de Nimègues, Lefroid, de Froid, Latour, enfin 
de Marchiel, un noble lorrain. M. lung établit d'une 
manière concluante qu'en Lorraine ce nom s'écrit 
aussi Marcheuil, Marcheuille, comme on dit Choiseuil, 
Choisiel; Chasteuil, Chastiel, Chastel; ou dit encore 
Maréchal, Marchai, et cette famille, par des alliances, 
s'est fréquemment unie et mêlée à celle des Harmoises. 
Dans mon humble opinion, formée, il est vrai, non par 
l'étude des sources, mais par la simple lecture des 
dépêches citées, ce nom de noble lorrain, avec ses 
variantes, est singulièrement en rapports avec l'ex- 
trait suivant du registre du lieutenant de la Bastille 
Du Jonca: 

«Du mesme jour, lundy 19' de novembre 1703, le 
prisonnier inconnu, toujours masqué d'un masque de 
velours noir, ... est mort le jour d'huy ... et a été 
enteré le mardy à quattre heures de laprès-raidy 20 
novembre, dans le semetière Saint-Paul. Je apris du 
depuis qu'on l'avet nome sur le registre M"^ de Mar- 
chiel; que l'on a paie 40 livr. d'anterement.» C'était, 
eu 1691, le personnage désigné dans les dépêches 
sous le nom de «le prisonnier d'il y a vingt -ans,» 
c'était enfin celui que les autres auteurs qui ont cité 
le registre mortuaire de S. -Paul nomment Marchiali, 
mais que le seul Du Jonca nomme plus exactement 



12) P. 360 sqq. 

13) lung, p. 18, 378, 382. 



103 



des Science!* de Saint- Pt^fersibourG;:. 



104 



«do Marchicl.» Malgré la variante, le registre de Du 
Joiica me paraît mériter une foi entière, et la question 
être complètement résolue. 

Je dois ajouter qu'un grand roman historique, com- 
mencé dans le feuilleton du Petit Moniteur, le 10 fé- 
vrier 1873, par M. F. Du Boisgobey, a mis en action, 
dans un récit très attaclKint, les principaux moments 
de ce drame, jusqu'ici interminable, qui avait duré 
30 a. 7 m. et 10 j. 

Pour l'objet de ce Mémoire, l'analyse rapide que 
je viens de donner de la question de l'homme au 
masque de fer est suffisamment élucidée, et le dernier 
mot, sur l'identité de Marchiel ou Marchiali, non- 
seulement élimine Matthioli, mais lui substitue celui 
qui, seul jusqu'à présent, a les droits authentiques au 
masque habituellement porté. Le masque reste, ainsi 
que le héros de cette intéressante énigme historique. 

Il est temps d'arriver au personnage principal de 
mon travail, au patriarche arménien Avétik. 

Vers la fin de 1836 je fus admis pour la seconde 
fois '■) à faire des recherches dans les archives du 
ministère français des Aff'aires étrangères. L'ancien 
drogman à Constautinople, M. Blanchi, bien connu par 
ses solides travaux sur la lexicologie turque, m'ayant 
fait connaître par occasion les pièces du dossier ar- 
ménien d'Avétik, me procura toutes les facilités pour 
les lire et en prendre des extraits. Je m'estimai heu- 
reux de pouvoir étudier à fond une affaire aussi 
curieuse que celle-là, qui m'occupa durant plusieurs 
mois. En arrivant à S.-Pétersbourg, l'année suivante, 
je soumis à l'Académie des sciences un aperçu rai- 
sonné de mon travail, auquel j'étais résolu de donner 
toute l'extension que mérite le sujet. '') 

Toutefois, comme il s'agissait d'une matière déli- 
cate, d'un événement où la diplomatie française du 
XVIir s. s'était montrée, de sou propre aveu, peu 
délicate dans l'emploi des moyens, j'hésitais à publier 
ce que j'avais appris grâce seulement à la confiance 
de l'administration"'), dans les volumes de la Cor- 



14) Les résultats de mon premier travail ont été publiés dans 
divers NN. du .Tourn. asiat, pour 1832; ils sont relatifs il une cer- 
taine Mario Petit, recommandée à M. de Ferriol, par le roi de 
Géorgie Waklitang VI , et aux rapports de la Géorgie avec la 
France, en 1714, par l'entremise du prince Soulkhau-Saba. 

15) Bullet. scient, t. IV, p. 87. 

16) J'ai pu consulter et extraire, de cette Correspondance, les 
volumes: Supplément, 1699— 1700; 1699; 1699, 1700; Corresp. de 
M. de Ferriol; 1700, 1, 2, id.; 1703, 4, id.; 1705 et six mois 1706, 

Tome XIX, . . 



respondance turque. N'ayant pas réussi, après deux 
tentatives, à obtenir l'approbation et autorisation de- 
mandée auprès de qui de droit, je renonçai à mon 
projet et gardai mes notes, résolu d'attendre un mo- 
ment plus favorable. 

Or, ainsi que je l'ai dit, la question s'étant réveil- 
lée en 18()9, M. Marius Topin, que je ne connais 
point personnellement, après avoir eu entre les mains 
les mêmes matériaux <|ue moi, à l'exclusion du dos- 
sier arménien et turk d'Avétik, après avoir consulté 
les mêmes correspondances, en a donné des extraits, 
a formulé avec une juste sévérité son jugement sur 
les actes, sur les péripéties d'un drame accompli il y 
a 1G6 ans. .le me crois d'autant plus libre d'exprimer 
maintenant mon opinion, que plus de cinq générations 
se sont écoulées, et que l'état des choses n'intéresse 
plus que les curieux de recherches historiques. 

Telle est la question. 

Le zèle de la propagande religieuse part d'un prin- 
cipe trop respectable , la conviction profonde de la 
vérité et le désir de la faire connaître à ceux qui 
l'ignorent, pour que l'historien soit en droit de le 
blâmer sans restriction. Toutefois les meilleures choses 
ont leurs limites: le Sauveur a qualifié lui-même du 
titre de Boaner{jès ou Filii tonitrui, deux de ses disci- 
ples, et de Zt'lofès un troisième, qui avaient montré 
plus de ferveur que de sagesse dans leur dévoue- 
ment ''). Lamotraye, dans ses Voyages, et M. de ¥er- 
riol dans sa Correspondance, ne peuvent s'empêcher 
d'infliger un blâme sévère aux fougueux emporte- 
ments, aux manœuvres trop peu mesurées des mission- 
naires catholiques dans les pays soumis à la Tui'quie. 

Voici à ce sujet un extrait verbal de l'ouvrage de 
M. Topin, p. 158: 

«Les jésuites, dit-il, avaient accru de plus en plus 
l'importance de leur rôle , et à l'influence directe que 
la cour de Rome exerçait sur l'ambassadeur français 
par ses dépêches pressantes, ils ajoutaient les effets 
de leurs récriminations continuelles, de leur fiévreuse 
et turbulente activité, de leurs envahissements auda- 
cieux. . . . Dominant Ferriol par Versailles autant que 



id.; 170G, 7, 8, id.; 1709, 1710; la suite des correspondances a été 
examinée superficiellement. Tout le reste de mes extraits provient 
du dossier d'Avétik: 509 pièces arméniennes et turques, et quelques 
autres papiers. 

17) Marc, III, 17; Luc. VI, 15; Act. I, 13 

13 



lOd 



Bulletin de l*itcadëinle Impériale 



196 



par Rome, prêts h le calomnier, s'il cessait d'être 
leur instrument, et assez forts pour le renverser.., ils 
étaient maîtres absolus de la situation, et leur respon- 
sabilité devant l'histoire est aussi incontestable que 
leur puissance.» A cela ajoutons les propres paroles 
de Fcrriol, ici même, p. 159: «Ils veulent tous ici 
passer pour des ministres ^ ils se croient plus éclairés 
que les ambassadeurs, ... ces bous pères, qui ne de- 
vraient aller qu'au bagne et chez les chrétiens établis 
dans le pays, ne laissent pas de voir les puissances et 
d'imposer à tout le monde en matière de politique. 
Lorsqu'un ambassadeur veut les réduire dans les 
bornes qui semblent leur être prescrites, ils le trai- 
tent d'homme sans religion, qui sacrifie tout à son 
ambition.» 

11 est malheureusement vrai que les chefs de l'église, 
ceux-là mêmes qui n'ont pas de termes pour flétrir 
les cruautés de Néron, de Dèce et de Dioclétien, ont 
au XUr siècle organisé l'Inquisition , qui mettait en 
coupe réglée les dissidents, immolés par dixaines de 
mille durant cinq cents ans; livré au bûcher, en 1415 
et 1 4 1 6 , les docteurs de Prague ; à l'épée des fanatiques, 
en 1572 et 1685, ceux de Taris et de toute la France: 
ce sont eux aussi, comme on le verra plus loin, dont 
le zèle illogique a présidé aux malheurs du patriarche 
de Constantinople, sujet de cette étude. 

Convertir des Turks au christianisme, c'est ce qui 
ne s'est pour ainsi dire jamais vu; arracher des Ar- 
méniens à leur foi nationale, à leur hiérarchie, à leurs 
rites anciens, cela ne s'est jamais fait sans que les 
docteurs grégoriens n'aient hautement réclamé contre 
la tentative de les soumettre à la suprématie d'un 
étranger, aux dépens de leurs intérêts pécuniaires et 
d'amour -propre; car ici dogmes, rites, revenus, tout 
se confond pour exciter une opposition, dont les tristes 
effets se sont produits, lors du concile de 1870, avec 
une intensité particulière. 

Il ne faut donc pas s'étonner si , au commencement 
du XVIir s., la prépondérance religieuse affectée par 
Louis XIV et l'ingestion exagérée des missionnaires 
dans les questions dfe religion et d'administration clé- 
ricale, parmi les Arméniens grégoriens ou francisants, 
comme on qualifiait les adhérents des catholiques, ont 
eu de fimestes suites. Les divisions entre ces deux 
parties de la nombreuse population arraôniennç de 



Constantinoi>le en étaient venues à ce point, lorsque 
commença la carrière publique d'vVvétik. ''') 

Né en 1657, à Thokhath, l'ancienne Evdokia, or- 
donné prêtre à 23 ans, sacré dix ans plus tai'd, en 
1690, évoque d'Arzcngan, avec les pouvoirs archié- 
piscopaux, il fut appelé au patriarcat do Constanti- 
nople eu 1701, par le choix de ses compatriotes et 
par le moufti Feizoullah, à l'époque oîi les fréquentes 
mutations et la corruption avaient fortement relâché 
les liens de la discipline religieuse; on a des preuves 
que, soit conviction sincère, soit effet de son ambition, 
il était alors en bonnes relations avec les mission- 
naires latins, et que ceux ci avaient activement aidé 
à son élévation. La chose n'était pas trop difficile, 
puisqu'en payant une somme fixée et proposant uu 
boni au grand -vizir, les concurrents étaient assures 
du succès de leur compétition. 

Cependant, ayant tardé quelques mois à se rendre 
h son poste, il fut momentanément évincé et remplacé 
par un certain Ephrem , qu'il réussit pourtant à ren- 
verser au bout de quelques mois. Ses propensions 
franqucs étaient- elles intimes ou seulement feintes, 
pour le besoin de ses intérêts, c'est ce qu'il est dif- 
ficile d'.affirmer et de démontrer: ce qu'il y a de sûr, 
c'est qu'avant, pendant et après les cinq années de sa 
carrière publique, il a toujours fait profession, verba- 
lement et par écrit, de respect pour le pape et de 
soumission aux lois de l'église romaine , sans faire 
jamais dé démarche décisive dans le sens des mission- 
naires; qu'il s'est au contraire constamment montré 
l'adversaire des Arméniens francisés, et qu'enfin l'am- 
bassadeur français Fcrriol, ennuyé de le trouver tou- 
jours sur son chemin, chaque fois qu'il voulut agir 
ouvertement on faveur des protégés (îc l'ambassade et 
de l'influence du roi très chrétien, le fit enfin enlever, 
à la sollicitation et avec la coopération active des deux 
pères jésuites Braconnier et Tarillon. C'est ce qu'as- 
surent positivement diverses autorités alléguées par 
M. Topin. '') 

Le môme auteur ne laisse aucun doute à ce sujet, 
quand il dit, p. 168 et note 1 : «Pour se débarrasser 
à jamais de son ennemi, Ferriol imagina en plein 



18) V. à ce sujet le ch. XI de l'ouvrage de M. Topin; cf. le eh. 
XXVIII de l'historien Arakel, sur les actes iuqualifiables des mis- 
sionnaires catholiques, à Lemberg, en 1629 — 1659. 

19) p, 389, 39S. 



107 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



19S 



XVIir s., l'acte le plus violent, le plus étrange, qu'un 
représentant d'une nation civilisée ait jamais osé com- 
mettre. Ce fut lui qui eut le triste honneur d'en con- 
cevoir le projet. «Je me suis examiné avec attention, 
dit Ferriol, dans une dépêche du 2 février 1708, et si 
quelqu'un m'a porté à une résolution violente contre 
Avédick , je dirai que c'est le seul père Hyacinthe '"), 
qui m'exagérait tous les jours sa méchanceté et ses 
crimes.» 

Il est bon d'ajouter que d'excentrique qu'il était 
lors de son entrée en fonctions comme ambassadeur, 
Ferriol devint positivement fou, non peut-être d'une 
maladie aigiie, comme la folie ordinaire, mais d'un 
tel détraquement du cerveau, et d'une telle inaptitude 
à l'exercice normal de ses importantes fonctions, qu'il 
fut destitué en 1710 et embarqué de force pour la 
France, où il ne devait plus retrouver sa victime. 

Tel étant le personnage dont je m'occupe dans le 
présent Mémoire, laissons -le parler lui-même. Son 
Autobiographie a été rédigée vers la fin de 1710, 



Auszuge aus vierzehin morgenlàndisclieu Schrift- 

stellern, betreffend das Kaspische Meer und 

angrànzende Lànder. Von B. Dorn. (Lu le 12 

décembre 1872.) 

(Fortsetzung '). 

(G). VIII. 

,^j|jiJl ÂifLj') tx-jl-s'J) à.ks', Ein Geschenk von Wun- 

dcrharkeiten und neuer Schatz von ScUsamkeiten. 
Cureton, Catalog. S. 184, f; CCCLXXXIIIliat Fol- 
gendes: «AbiVl-Sa'âdât al-Mubârak Ibn Mu- 
hammad al-Shaibàni appellatus Ibn al-Athir 
al- Jazari. Obiit A. H. COG». 
«Opus cosmographicum n etc. — Vergl. S. G12, h 
MCCCXXII. 

Dazu bemerkt Rieu, S. 772: «falso tribuitur opus 
supra, secuudum Haj. Khalfae testimonium , Ibn al- 
Athir illi, qui A. H. GOG obiit» etc. Nach Fraehn, 
Indicat. hiUiograph. (B. 148) ist das Werk ^'ii^'^\ i«^ 
J\ docli von Ibn el-Athir, dem beriihmten Verfas- 



quand il était encore à la Bastille, dans un état inter- ser des ^^Ul J*l^, 1630=1233, verfasst. Indessen 

rvi,'.fi;o;.-r. /111+t.n In isanr-at ai In lihpvhj fli^fiiiitivo. fiiiflpf sifli 111 sflinpn Oni). nofit. ivifiC. 2. LVIII. s. 8G 



médiaire entre le secret et la liberté définitive. 

N'étant qu'un simple philologue, rapporteur de 
pièces, je m'efforcerai de donner à mes traductions 
l'exactitude , à la chronologie dos faits la précision la 
plus complète. J'appuierai, autant qne faire se pourra, 
chaque fait du document correspondant, extrait du 
dossier. Puis je donnerai mes extraits fidèles des mes- 
sages de Ferriol, les complétant, suivant le besoin, par 
ceux de M. Topin; ensuite viendra la série des pièces 
officielles turques, analysées par Pétis de Lacroix, qui 
n'auront pas trouvé place dans mes notes; enfin pa- 
raîtra la série des documents arméniens dont quelques- 
uns traduits intégralement et ayant un rapport direct 
à mon sujet. 

Mes notes ayant été recueillies et mes traductions 
faites il y a maintenant 37 a,, quand j'avais les ori- 
ginaux entre les mains, je manque aujourd'hui du 
moyen de contrôler les unes et les autres; je puis 
avoir oublié des choses essentielles, commis des er- 
reurs, et me recommande à l'indulgence de mes lec 
teurs. 



findet sicii in seinen Opp. post. msc. 2, IjVIII, S. 8G 
folgende Bemerkung: «Herbelot, IV, S. 547 [Deut- 
sche Ausgabe] und nach ihm Koehler fiihren noch 
4^j|^iJI Àiflj ♦^l-s*J) <>«' als ein Work Ibu el- 
Àsir Dschcseri's auf. Aber wenn man Hadschi 
Chalfa glauben kann, gehort es eincm Jakub Ibn 
el-Asir, dçnn es hcisst bci ihm fol. if"): t^jl-s"") à-is' 



•j llj iejLi» i.eJ.ÔK) le <»A.Jj i 



J) U^l 



20) C'était un père capuriir souvent nommé clans les dépêches 
de t'erriol; v. plus bas. 



tjll cl ls.0 

Diess durftc vielleicht ein und dasselbe Buch mit 
dem ^j_>=i) ^';'^' j?^ il^ly.-;^! c-.AsC sey,,^ jas Ibn 
el-Wardy anfiihrt"). Vergl. Deguignes im Joiwn. 
des Savans, 1792, Juill., p. 393». 

Auf eine von meiner Seite nachtrilglich an llrn. 



1) s. Bulkt. T. XVIII, S. 299; Mél. asiat. T. VI, S. C85. 

2) liber die Bedoutung von is^L s Fleischer, Zeitschr d. 
D. m. Ges. Bd. XV, S. 109. 

3) Fraehn fiigt binjîu, d.'tss sicb im (M. ItaUnski von Ha- 
dschi Chalfa, fo'- 91, 4Jjl ^*c j 

ist iu der Bulaker Ausgabe der Fall. 

IS* 



>ȉjo nicht fiude. Dasselbe 



190 



Bulletin dc> l'/tcadénnie Impériale 



300 



Dr. Rieu gericlitete Bitte uni weitere mogliche Auf- 
klâruiig liât niir derselbe seine betreffenden Bemerkuu- 
gen mitgetiieilt, welche hier einen Platz findeu iiiogen. 

c<!Notice sur le TohI'at ul-'Ajà'ib. 

Le Musée Britannique possède deux exemplaires 
du Tohfat ul-'Aj;i'ib, Add. 7497 et Add. 23,384. Ni 
l'un ni l'autre ne donnent dans le texte même le nom 
de l'auteur. 

Le premier, daté A. H. 939, a perdu le premier 
feuillet. Il commence abruptement au milieu de la 
table des chapitres qiïï termine la préface. Le titre 

de l'ouvrage »^j)^iJJ ^i,^j v-'-'-. ' ^''^' ^V ^^' ^ '^ ^" 
de la préface et pour la seconde fois dans la sou- 
scription qui est tout entière do la main du copiste. 

Une note d'une main plus moderne sur le feuillet 
volant en tête du Ms. attribue l'ouvrage à Ibn ul- 
Athïr al-Jazeri. 

Haji Khalifah donne la mémo indication sans pré- 
ciser le nom ou l'époque de l'auteur. De là M. Cu- 
reton a conclu un peu à la légère (comme je me suis 
permis de le dire dans le Catalogue p. 613), que l'Ibn 
ul-Athir dont il s'agit ici, devait être l'auteur bien 
connu d'ouvrages sur la tradition, Majduddin Abu's 
sa'âdat al-Mubârak qui porte le même surnom et qui 
est mort A. H. GOG. Il .a eu même le tort de donner 
ce nom en tête de sa description du Ms. p. 184, sans 
indiquer qu'il n'était le résultat que d'une conjecture 
de sa part. 

Flûgel de son côté a décidé, je ne sais sur quelle 
autorité, que l'Ibn ul-Athir nommé par Haji Khalifah 
était l'auteur du Kâmil, 'Izzuddin Abu'l-Hasan 'Ali, 
frère du premier et mort A. H. 630 (Index du Haji 
Khalifah, p. 1107, n" 4071). 

Il est à remarquer qu'Ibn Khallikan dans les notices 
qu'il consacre à ces deux illustres écrivains et oîi il 
énumère leurs principaux ouvrages, ne fait aucune 
mention de celui qui vous occupe; un fait bien simple 
suffit d'ailleurs pour établir que ni l'un ni l'autre ne 
peut en être l'auteur. Kazwini, qui leur est posté- 
rieur de plus d'un demi - siècle , puisqu'il écrivait 
A. H. 674, y est fréquemment cité. 

Le second exemplaire, Add. 23,384 (Catal. p. 612) 
présente des indices d'une époque encore plus récente. 
Car parmi les sources énumérées dans la préface figu- 
rent des ouvrages du 8" siècle de l'Hégire, comme le 



Mukhtasar d'Abulfida et le Nihâyat ul-Arab d'al- 
Nuweiri. En outre, dans le chapitre des monstruosités, 
qui termine l'ouvrage, il est question d'un homme à 
quatre bras et quatre jambes qui parut j»UIj (pro- 
bablement pour ô^pUL, au Caire) en l'an 735. 

La préface devait contenir le nom de l'auteur, car 
on y lit ces mots: ^L«j «UJI ^I -r-"-'' «->t*^' Jy^^^'iji 
mais le nom même qui devait suivre, est laissé en 
blanc. 

Le titre écrit de la main du copiste dans la sou- 
scription est le même que celui du ])remier exem- 
plaire , mais la préface en présente un autre: ijji\ 

Le texte, quoique s'accordant en grande partie mot 
pour mot avec celui du premier exemplaire, présente 
cependant du temps à autre des divergences considé- 
rables, en particulier de nombreuses additions. C'est 
une rédaction plus étendue du même ouvrage. La 
table des matières qui termine la préface, indique 
même un livre de plus: i-**lil aJLsil, traitant en six 
chapitres de l'histoire universelle, mais qui ne se re- 
trouve pas dans le corps de l'ouvrage. 

En conclusion, si l'on accepte quant à l'auteur la 
donnée du Haji Khalifah, confirmée par la note de 
notre premier exemplaire, il faut se garder de le con- 
fondre avec les trois frères et écrivains célèbres du 
commencement du 7" siècle de l'Hégire, qui ont porté 
le même patronymique Ibn ul-Athir et le même gen- 
tilitium al-Jazari; Majduddin ul-Mubârak, mort en 
GOG; 'Izzuddin 'Ali, mort en G30 et Diyà-uddin Nasr- 
uUah mort en 637. 

L'Ibn ul-Athir al-Jazari dont il s'agit ici , ne peut 
être antérieur au milieu du 8" siècle de l'Hégire. 
Ajoutons que le détail et la jirédilection avec laquelle 
il parle de l'Egypte, rendent assez probable qu'il ha- 
bitait ce pays. 

11 est en outre fort vraisemblable, que l'ouvrage 
en question est le même que celui que l'auteur du 
KharTdat ul-'Aj'âib cite du nombre de ses sources 
sous le nom âe'Ajâ''ih ul-MalMukât par Ibn ul-Athlr 
al-Jasari. En effet, un ouvrage portant ce dernier 
titre est mentionné par Haji Khalifah, vol. IV, p. 190 
sans nom d'auteur, mais avec quelques mots de l'ex- 
orde qui se retrouvent textuellement dans le 2 de 
nos exemplaires du Tohfat ul-'Ajâ'ib. Ce qui confirme 



301 



des Seîonces de Saint -Pëtersbonrg. 



303 



cette conjecture, c'est que le texte du Tohtat ul- 
'Ajaib, tel que nous le possédons, se retrouve en 
grande partie mot pour mot dcans le Kiiaridali et que 
par conséquent cet ouvrage avait un droit incon- 
testable à être mentionné dans la préface. Il y a en 
outre dans notre collection deux Mss. dont le préam- 
bule est tout semblable à celui du 2'' exemplaire du 
ïohfat ul 'Ajâ'ib et qui pour l'arrangement et le con- 
tenu ont le plus grand rapport avec cet ouvrage. 
Ce sont les n"' Add. 7504 (Cat. p. 185 et Addenda, 
p. 772) et Add. 23, 382 (p. Gll).Ils ne portent ni titre 
ni nom d'auteur dans le texte même, mais l'un et l'autre 
sont intitulés sur le feuillet volant CjU^i^) c-^l^^ et 
le second, par une confusion assez naturelle, attribue 
l'ouvrage à Siràjuddin Omar Ibn ul-Wardi, l'auteur 
du Kharidat ul- Ajâ'ib. 

Il résulte de ce qui précède que sous ces trois 
titres Tohfat ul -'Ajâ'ib, Al-Durrat ul-Mudiyyah, 
'Ajâ'ib ul-Malihlu'kât nous ne trouvons que des ré- 
dactions plus ou moins différentes d'un seul et même 
ouvrage. Cet ouvrage attribué par Ibn ul-Wardi, par 
Haji Khalifa et par un de nos Ms. à un Ibn ul-Atliîr 
al-Jazari, date tout au plus du milieu du 8" siècle de 
l'Hégire. 11 ne consiste guère qu'eu une compilation 
fort abrégée de doux ouvrages: 1'' Ajâ'ib ul-Makhlûkat 
de Kazwini, dont il suit en gros le plan, et le Maba- 
hidj ul-Fikar '') d'aî-Warrak, auquel il emprunta entr'- 
autres uu nombre de citations poétiques. 

Plus tard, A. H. 822, cet ouvrage fut repris sous 
main par Siràjuddin Ibn ul-Wardi qui, sans y changer 
grande chose, s'en approprie toute la partie géogra- 
phique par un procédé bien simple, celui d'y mettre 
une nouvelle préface, et un nouveau titre, Kharïdat 
,ul-Aj(Vib». 

Die in dem vorliegendeu Werke mitgetheilten Nach- 
richten sind sowohl dem Inhalt als dem Wortlaut nach 
fast so gauz dieselben mit dcn im Auszug 1. (BuUet. 
T. XVI, S. 17; Mél. asiat. T. VI, S. 34G) bctiudlichen, 
dass ich micli der Vermuthung nicht enthalten kann, 
dass beide Werke eigentlich gar nicht vcrschieden 
sind, denn die Zusâtze in der Londoner Handschrift 
konnen recht wohl durrh die Schuld des x\bschreibers 
in der Gothaer und St. Petcrsburger Handschrift aus- 



4) S. Iladschi Chalfa untcf /"L* miil «*U., iiml ilci. tol- 
gcndeu Auszug (7). IX. ^ ^ 



gcfallcn .sein. Auch einige Umstellungen konnen nicht 
ins Gewicht falleu. Oder soUten Ibn Schebib und 
ein Ibn el-Athir auf cinc so beispiellose Weise 
iibereinstimmen? Da die Ilandschriften den Namcn 
der Verfasser nicht enthalten, so ist eine Entschei- 
dung nur durch eine durchgâugige Verglcichung der 
betreffenden Handschriften moglich. Ich lasse einige 
Bemerkungen und Erganzungen zu Auszug 1. ans der 
Londoner Handschrift folgen. 

S. 59. Dschurdschan , eine grosse Stadt. Der west- 
liche Theil wird Karhud (iLjk"') genannt. Austatt 
j-i, J) ^j^il : ^~j ; s. Dozy, Dictionnaire des noms des 
vêtements etc. S. 133. 134. 437 und dess. Ibu-Ba- 
droun, S. 111. 

BaUckan — so ist, wie ich vermutlie, zu lesen au- 
statt jlidLJl el-Beslelcan — eine grosse Stadt mit 
Fliissen, Baumgârten und Friichteu. An ihren Fliisscu 
liegen viele Miihlcn, welche durch sie getrieben werden. 

Bas Land Taharistan. Eiu grosser Landstrich, sehr 
gut bewâssert, mit vielen Baumen, Die grosstc Stadt 
heisst Taharistan; es ist eine grosse Stadt mit Dor- 
fern, Flecken und Landgùtern *'). 

Bas Gehirge von Dailem. Der Berg Aivaran wird 
jljU Fnran geschricben, was schon dem jjU Karen 
naher komm^. Âl-Kuren ist ._^Jl geschriebeu •*"). Vergl. 
Isstachry, éd. de Goeje,S. 204—5. Beilâufig môge 

tu 

bemerkt werden, dass Jakut einen Berg Schirris (j^) 

in Dailem anfuhrt. 

S. 60. Der See von Chuâresm. Anstatt FI. ^(jî: 
J^ji ; der Fluss Surmaraa ist nicht erwahnt. Der Berg 
wird ^j^lji» Bschafrd un geschriebeu. 

S. 61. Berdaa. Austatt Enderwan: ûjj^ji^ d- 
Ardenun. 

[Bullet. T. XVI, S. 22;ilfc7. as. T. VI, S. 352. Der 
Fluss von Ssaklah]. Ich liabe ihu in der Handschrift 
nicht erwahnt gefunden oder vielleicht iibersehen. 
Ethé, S. 372, ùhersetzt Scythenflms und ^^î-. (Ssa- 
klah), Scythen. Auch Sprenger in einem Briefe vom 
10. Oct. 1870 an mich ubersetzt in einem gegebenen 
Fall (^4"-° durch scythisch und verweist dabei auf de 
Sacy, Chrestom. Arabe, III, S. 478. Wenu aber in der 
zuerst genannten Schrift <Jii^ immer durch Scythen 



5) d. i. Bekmbad. Vcrgl. Ausz. 1, Aum. 8). 

G) Vgl. Ausz. 1. BiiUet., S. 18; Mél. asiat., S. 349. 

G") S. ebenda, Aum. 13). 



S03 



Bulletin de l'itcadi^inie Impériale 



304 



iibersetzt wird, z. B. S. 55 «der Liiiider der Sc3'theii 
uiid Russen» und S. 214 «Scythenlaud und Scytlien», 
so koniitc das docli zu Missverstiindnissen Anlass ge- 
ben. Kaswiny hat da gewiss nur die Slaven genieiut. 
Vergl. indessen auch v. Murait, Essai etc. 1855. 
Regist. Scythes. Weun uuu von Tabary — s. meine 
Nachrichten iiber die Chasaren, S. 485 ; Text, S. 540 — 
erzàhlt wird,dassMerwau am Flusse der (von) Siklab 



(<^t 



iSmi ^ 



'jj) lagerte, so kann das kaum der Don sein. 
Vergl. Aus2. I, Anm. 21)]. 

S. 71. Bah el-Alivah. So wortiicli tibereinstimniend, 
dass auch ilA^s statt iLs geschricben ist. 

S. 72 V. Das Land der Eussen. Die Stelle stinimt 
so vielfach mit der von Fraehu, Ihn Fosdan, S. 50 

— 51 aus Ibn el-Wardy mitgetheilten , dass ich es 
fiir unnothig halte, Niiheres dariiber beizubringen. Wir 
finden nur noch nach ij^y^p (S. 52, vergl. Anm. 12) 
hinzugefugt : ^Ui. .* tj^j .Iki) ^stJl ^il^ -,_5^« j* 

(?) i^C.. Dann fuhrt Ibn el-Athir (?) fort: von dem 
Flusse der Russen gehen viele grosse Strôme aus; an 
diesen Fliissen wohut ein Volk, el-Sarba (djjlii^J), 
Serben?) genannt, welches seclis befestigte Stiidte zwi- 
schen jenen Flussbetteu besitzt''). In ihrer Nahe giebt 
es viele bewohnte Insein, auf welchen grosse Volker 
wohnen. Die Russen sind drei Arten: 1) Kerkeban 
iùL(jf\ 2) el-Talaweh {o/iU\ ''), 3) Artha (Arsa 

- UJ). 

Das Chasaren- Land. Ganz mit Auszug I. iiberein- 
stirameud. 

Die Stadt {Aus2. I : das Land '") Itil. 



7) Vgl. Vivien de Saint - Mai tin, Nom. ann. des wy. 1852, 
III, S. 4G — 48. 

8) Da Isstachry (S. 225—22(3) als erstcu Stamm die Russen be- ' 
zcichnet, dereu Konig m Kujaha (djL^f), d i. Kiev wolint, so ist 
keiu Zwcifel, dass in Kerkeban otwa Kiijekehan u. s w. , das ist 
Kiever, verborgeii liegt; vgl. Blebreu, in Annuler, S. 222, uud 
Kudekan, Ausz. (4) VI. Die Verniuthimg, dass Kerkeban = 
jjLJ.r, Kiidian, Kiwlian, Kivlian, Kjevlian, Kienaane, ist'nicbt 
zidiissig. 

9) Ohne Zweifel i^'^tai] (el-Sselaweb), Slaveu Vwgl. auch 
Haïkavy, S. 198— 199. 

10) oder das Itil — iMnd, das Land des Volkcs am Itil Vergl 
Aboulféda, traduct. S. 297, wo gesagt wird, dass das von dcn 
Cbasareu eiugenommene Land eigentlicb Mil beisse von dem 
dasselbe durchstrômeudeu Fhisse. Vergl Fraehn, De mimoriim 
forte antiquiss. S. 49, Aum und Isstachry, S, 10. — In Isstacbry, 
S. 220 u. a.: aU Cj)Jif^; vergl Fraehn, a a 0. S. 134. Sonst 



Das Land der Burtasen. 

Das Land von BuUjhar. Der da erwahnte Berg ist 
Llj_,9") geschrieben. 

Das CIiasaren-Meer ; el-Samarkandy. Uber deu 
Fluss II i= Itil). 

Der Berg von Taharistan. Das da erwahnte Werk 
c_-j|_/iJ) iis' wird auch von Kaswiny u. AÀ. oft an- 
gefiihrt ; es rauss also vor seiner Zeit geschrieben 
sein. Wir durfen daher nicht auf das von D'Herbe - 
lot unter Tohfat Algaraib und Hadscki C'halfa an sei- 
nem Orte erwiilinte Persische Werk von Alem Scliali 
Abdurrahman b. Satschli ( 1?L) verweisen, da 
der Verfasser i. J. 987 — 1579 starb. — Ûber deu 
Stechapfel {J.>[.€, j^>, Datura Metel) s. v. Sonthei- 
mer, Grosse ZusammensteUitnq u. s. w. von Ebu Bai- 
thar, Stuttgart. 1840. I. S. 2C9. 

S. 92 v. Der Berg Kahk (Kaiikasus). 



(7). IX. • 

jA«J) /'\.>.A,j Jk^\ /"U*, Pfade des Nachdenkens und 
Erheiterungen durai Beispiele, von Dschemal- 
eddin Muhamuied ibn Ibrahim el-Watwat 

el-Warrak (jtj^Jl LI^L^J)) f 718 = 1318. Vergl. 
Gatalog. S. 183, B. CCCLXXXII. 

Die Schrift wird wie schon angegeben, S. 201 , Anm. 
4) von Hadschi Chalfa unter «''U* und /\.^'o ange- 
fiihrt. 

S. 135. Der See von Chuiiresm hat hundert Far- 
sangen im Umfang. Es ergiessen sicli in ihn der Fluss 
Dschailmn und Saihun '^) in dem Ciebiet der Haja- 
teliten (ilLL^yJ)), und andere grosse Flusse, welclie 

bedeutet auch J.J •l'iir sich allein°etwas aus Filz Gemachtes; s. de 

Goeje, Fragmenta historié. Aral. Il, S. 80. In dem Artikel Bmtas 
iinden wir: iU^ <JL>\J^^->. 

11) Vergl, Fraehn, Oxip ijost. msc. 3. XLIX, S. 154; Stiiwe, 
Vie Haudelsziige der Arabcr, S, 357 (der Altai) Niich Ritter, Asieu., 
I, S. 1128 ist der Kokaja cins mit dem Thian-fichan, odcr Ilimmels- 
Gcbirge 

12) Vergl. hierzu : Mémoires de Baber, trad. par Pavet de 
Courteille. T. I. Paris. 1871, p. 2: «Le Seïhoun, qui est connu 
sous le nom de rivière de Khodjeud, arrive du nord-est, traverse 
l'intérieur de la principauté, se dirige ensuite à l'ouest, au nord de 
IvlKidjend et au sud de Finâket, appelée actuellement Chàhrokiyah; 
puis, s'infléchissant au nord, il se dirige vers le Turkestân, bien 
au- dessous duquel il est absorbé dans les sables, sans s'être réuni à 
aucun autre cours d'eau.» 



30â 



des Sciences de Salut -Pëtersbonre. 



«06 



in den Landen der Tiirken fliessen. Er niranit wedcr 
zu, noch ist seiu Wasser siiss. Ptolemaeus be- 
hauptct, cr komrae von dem Mccre, vvclchcs wir als 
Cbasarcn-Mccr orwilluit habeu, was Andcrc vorwcr- 
fcn , iudcm zwiscbcu ibni und dcni Mecic zwauzig 
Grade sind. Andcrc sucbcn bcidc Mcinungcii auszii- 
glcichcn, indera sic sagcn, dicsc Entfcniung odcr dcr 
Zwiscbcnraum sei wic cino Briickc , untei' welcbor 
das Wasser tiiessc. Der Vcrtasser des Buclics, NusJtct 
cl-Muschtalc^^"), bcbauptet, in dicscni Meere gobe es 
ein Gcschopf, wclches auf der Oberflilche des Wassers 
iu Meuscliengestalt crscbeine, drei oder vier unver- 
staiidliche Worte aussprcche und dann uutcrtaucbc, 
was don Tod eines der Koiiige der Zeit anzcige '"). 

S. 145 wird augcfiibrt, dcr Fluss DschaiJmn bcisse 
Persiscb Bedriid (^jjJj?'^); er ergiesst sicb in den 
See von Cbuâresm (S. 145 v.) 

— Der SaiJiun ist der Fluss von Schasch; er er- 
giesst sicb id den Dscbaibun, Zwischcn seinerEinmïm- 
dungin den Dscbaibun und dem See sind zebu Tage. 

S. 145. Der Fluss Kur. Dieser Fluss Arméniens 
entspringt in dem Lande der Allanen, flies«t durcb 
das der Abcbasen und nacb Tifiis u. s. w. — Auch ùbcr 
den Aras (Araxcs) ist nicbts Ncues. Er soll nacb 
Masudy von den Jiussersten Gegenden von Eum kom- 
men, nacb Anderen von Trapczimt (im Text oJ-jJjI^U 
1. ojj^jbl'l)- Kl' Hicsst dann in eincr Entfernung 
von zwei Farsangen Kalikala vorbei, gebt dann nacb 
Ardcbil , Ncschcwi (Nachitschewan) und Ncschenvan 
((jlj_y^i, Scliirwan?) und ergiesst sicb bei Berdidsch 
(im Text /jj'^ '• ^^e) iu den Kur. 

S. 146 v. In Arménien giebt es eincn Grund {^\j), 
auf den Niemand binseben und sicb ibra nicht nalicrn 
kann; man vveiss nicbt was er ist. Wcnn raan cinen 
Kessel auf seine Oberfliicbe setzt, so kocbt er und was 
in demselbcn ist, wird gar. Ferner.ist da ein Fluss, 
an welcbem Miiblen sind. 

S. 160.DicCbasaren.Der Andalusiscbe(Spaniscbe) 



13) D. i. Idrisy; s. Géographie d'Edrisi Fnr A. Jaubert, II, 
S. 338—9. 

14) S. Auss. 1, Anm. 10). 

15) In Dimeschky, éd. Fraehn, S. 159: ijjAi ; cd. Mehinn, 
S. 94: ijjj wclches Ictztcrc aurh nach Persischen Lexicographcn 
xot' i^o-/_r\'j den Dschaihun (Amu) bezeichncte; s. Vullcrs, Lexic. 
untcr yjj. S. iiber dcnCsc/ifc'/jun noch JakutjCd Wiistcnfeld, 
Barbier de Meynard, n. Wiistenfeld, Zcitsch. d, D. m. Ges. 
Bà. XVIII., S. 481 u, 483. 



Scbriftstellcr i^uxljj'^] ..^U '") rechnet zu den Tiirken 
die Chasarcii, Bulgbaren und Burtasen. Die 
Cbasaren vvobnen an dem nacb ihnen bcnaunten 
Meere. Sic baben vier Stâdte : GhamMsch ( stUi "), 
Bekndschcr, Scmendcr und Itil (im Text: JJ II). Sie 
sollcn ciner Sage nacb von den Lcuten Anuscbir- 
wan's abstaramen '-). Sie sind Musulmanen, welcbc das 
Hccr'") bilden, und Juden, welcbe die Burger sind, 
u. s. w. ' . 

S. 161. Die Bulgbaren wurden untcr Muktcdir 
Musulmanen. Die Spracbe der Bulgbaren uud Cbasa- 
ren ist eine und dieselbe. 

Die Texte der Bl. 191 v bcHudIicbcn Bemerkungcn 
iiber Slaven uud Ru s s en erfordern nocb eino Ver- 
glcicbung mit anderen Handscbriften. 



(8). X. 

iJ^luiJl plgÀ^j ^^ii) J^^ , LeticJile der Kônige und 

Pfad ,'um rcclden Wnndcl, von Jabja ibn Abd- 
el Dscbelil el-Hadscb Junus el-Dscbelily 
el-Maussily,tll98^1787;s.Cairt%.,S. 575, 
X'. MCCCIX. 

S. 131 v. Das Mccr von Dschurdschan und Dai- 
Icm, das ist das Chasarcn-Mecr, koramt abgesondert 
lieraus und bàugt mit keineni anderen Meer zusam- 
men. Es fallen vicie Fliisse und ewig fliesscnde Quellen 
in dasscibe. Nacb el-Haukaly bat dièses Meer ei- 
nen dunkelen Grund und stosst an das Meer Nitoscb 
(Pontus) unter der Erde '^"). Es stosst wcstlicb an 
Adscrbaidscban, siidlicb an Tabaristan, (istlicb an das 
Gbusscn-Land, nordlicb an Cbasarien. Seine Lange 
bctragt tausend Mcilen, seine Breite von der Seite 
von Dscburdscban, bis es an deu Fluss Ileh (ôJL), 1. Jjj 
Itil) reicbt, secbsbundert uud fiiufzig Meilen. 

S. 139. Das Giasarcn-Mecr. Das ist das Meer 
der Tiirken ; nordostlicb liegen Dscburdscban und 
Tabaristan, nordlicb die Cbasaren -Lande, westlicb 
die Allanen und die Berge des Kaukasus, siidlicb die 



16) Ohue Zweifcl A b u H a m i d e 1 - A n d a lu s y ; vgl . Ause. (5) .VII. 

17) S. Fraehn, De Chasaris. S. 36-42. 

18) S. ctcnda, S. 43. 

19) lin Text stcht J.*À} , ohnc Zweifel falsch geschrieben statt 

19") S. Ibn Haukal, éd. de Goeje. 1873. S. 276-7. 



«oy 



Bulletin de l'/tcadéinie lin|iérialc 



30S 



Gcbirgc uncl [vonJDailem. Es istein grosses Mcor, das 
mit kcinem aiidcrcn zusammcnhangt. Es ist ein schwer 
zu beschiffcndcs, gefâhrliches Meer, gewaltig aufge- 
regt, mit grossen Wellen. Es befinden sich kciue ^") 
Insein in ihm , es bat auch keine Ebbe. Es giebt da 
keine Perleu und Edelsteine. — Folgt die Gescbicbte 
nach Saraarkandy ^'), von Dsu'l-Karuain, dann Is- 
kcnder (Alex and er) genanut, der das Meer erfor- 
scben liess; s. Aiiss. I. Anm. 48 u. 49). Aiiob in der 
vorliegeudcn Handschrift wird die Daucr der Reise 
anf zwei Jabrc und zwei Monatc angegcben und Iiin- 
zugefiigt, dass man den Mann gefragt habc, welcbcs 
der Umfang des Meeres sei. Er liabe erwiedert, nach 
ilirer Anscbauung betrage er 1500 Farsangcn, die 
Liinge 2800 Fars. Es sei rundlich. — In diesem Meer 
sind viele Wunder. Es werden.eben die oben ange- 
fiibrten Erziihlungcn nach Abu Hamid von dem aus 
dem Ohr cines Fisches herausgekorameneu Mildchen, 
dann von dem Drachcn und nach Ibn Abbas, wie 
Alexànder nach der Becndigung des Dammes dankt 
uud sich ihm eine Meererscheinung zeigt, angefuhrt. 

S. 140. Der Fluss-Athil (JïJ). Ganz wie Ausz. I, 
Anm. 7), nur wird auch angegeben, dass er aus dem 
Lande der Russcn (,^jJl) und Bulgharen komrae. 

Uber die Fliisse Araxes und Kur ist niclits Noues 
beigcbracht. Bei letzterem wird die Geschichtc von 
dem ins Wasser Gcfallenen und Geretteten erzahlt; 
s. Gcograph. C'aucas. S. 61 u. a. 

Der Bcrg von Tabaristan ganz wie in Auss. I. 



(9); XI ''). 

^i_j!)iuÀ\ :>\j, Der Wegevorratli der Reisendcn, von 
Abu Muïn Nâssir bcn Chosrau el-Kubadia- 
ny el-Merwesy. 

Der Verfasser reiste von Merw aus (im Rebi II. 437 
= Oct.-Nov. A. D. 1045) iiber Ray, Adserbaidschan, 
Mesopotamien, Syrien und Àgypten, nach Mecca und 
kchrte iiber Arabien, Bassra u. s. w. nach Merw zu- 
riick, wo er im Dschumada II. 444 = 28. Sept, bis 
26. October 1052 ankam. Als er die Wallfahrt un- 



20) So steht wirklich im Text: _j\j^ )!_,. 

21) tjber Samarkaudy s. die Schliissbemerkuugeu. 

22) Dieser so wie die folgeaden Ausziige (10) XII— (14). XVI siud 
Persische; s. Mél. as. VI, S. 574. 



tcrnabm, war or in scincm vierzigston Jahrc. So nach 
Rieu, welcher mit der Abfassung des Cataloges der 
Persischen Handschriften des Britischen Muséums be- 
schàftigt ist. — Die Handschrift wurde geendigt am 
10. Ramaszan 1102 = 7. Juni 1691. 

Der Anfang des Werkes lautet: J] ^*a* ^J J^^î'/.Ai? 



é 



f>^)i lS^* J 



cS <i.Jsi 4u) ^l; 



S. 6. Der Verfasser kam aut seiner Reise von 
HerscivU ij^,jj^^ '^') iiber Tarem an den Schahrud 
(in Gilan), an desscn TIfer ein Dorf (Jhcndan {(j\j.^) 
genannt lag, wo man auf Rechnung des Emir-i-Emi- 
ran , eines der Konigc von Daileman , eine Abgabo 
erhob. Dann kam 6r zu dem Scpid-Rud, Wenn sich 
beide Fliisse vereinigt haben, fliesst er in ein ost- 
lich vom Berg von Gilan gelegencs Thaï durch Gi- 
lan und miindet im Meere von Ahesgun. Man sagt, 
dass sich 1400, oder nach Anderen, 1200 Flusse in 
dièses Meer ergiessen"'')- Von Cliendan nacîi Schemiran 
(jl_,*»j.^^) sind drei Farsangen, ailes steiniger Weg. 
Das ist die Hauptstadt von Tarem Ljli). Seitens der 
Stadt ist eine grosse Veste auf einem Felsen gelegen, 
mit drei Mauern umzogen; ein Canal geht bis zum 
Fluss, aus welchem man das Wasser in die Burg bringt. 
Tausend Mann von den Hochgeborenen (ùl^:>lj j*«*) 
des Landes beiinden sich in der Burg, darait Niemand 
Unordnung und Widerspenstigkeit iiben konne. Der 
Emir soll viele Burgen in Dailem besitzen. Vollstân- 
dige Gerechtigkeit und Sicherheit herrscht da, so 
dass in seinem Reichc Niemand dem anderen etwas 
wegnehmen kann. Die Leute, welche in seineu Staaten 

in die Freitags-Moschee (<ajil j.s"**) gehen, lassen 
aile ihre Schuhe ausserhalb der Moschee, und Nie- 
mand nimmt sie weg. Der Emir nennt sich in Papie- 



23) Ein Dorf vou Ktihdem, von Sehireddin J>J_jJ__/i geschrie- 
bou. Vcrgl. Melgunov, D. Bearb. S. 270. 

24) Die beiitigen Bewolmer vou Masanderan sprcchen von mehr 
als 1300 Fliissen, welcbe sich in das Kaspischc Meer ergiessen; 
s. auch Melgunov, S. 32 Rechnet mau dazu aile Flusse, auch na- 
tuilich die kleinsten vou der Ostkiis*e bis zur Westkùste des Mee- 
res, so ist meiner auf Erfahrung gegriindeten Mcinung nach gar 
nichts Unwahrscheinliches in der Angabe. 

25) Jakut traf um 1220 die Festung vou dem Herrn von Alamut 
zerstôrt; s. Zeitschr. d. D. m. G. Bd. XVIII, S. 490. In Schir- 
eddin's Geschichte von Gilau wird sie auch ^j)_/j) »wi. geschrie- 

ben, uud erscheint i. d. JJ. 1428 — 1473 wieder als starke Veste 
hergestellt 



309 



des Sciences de Saiiii-Pétersbourg. 



910 



ren so: «Mcrseban von Dailcm, Dscliil''') von Dschilan, 
Abu Ssalih, Scliirniliiig des Fiirsten dcr Tiliiubi- 
gen"')»; sein Namc ist Dschestan (jL"*^ I. jj!-*"*?) 
Ibrahim. — In Scherairan sah der Verfasscr einen 
gutcn Mann ans Dcrbend, Namens Abu'l-Faszl Cha- 
lifob b. Aly ol-Filsnf (der Philosoph). Er war cin 
wiirdiger INIann, wclcher ihm grosse Gefjilligkciten er- 
zeigtc, mit ihm Streitfragcn crorterte iind ihn einhid, 
auf seincr Riickroisc wiedcr zu konimen. 

Der llcrrsclier (ol-i^^j) von Adscrbaidsclian wiirde 
im Kanzeigebct so gcuannt: nBer crkmcJdcEmir, Saif- 
ed-daula ice Schcref el-milla Abu Manssur Wah- 
s chu dan Muhammed, Schirmling des Fûrsten der 
Glauhigcn » "'''). 



26) Hier ist Dschil ofl'enbar der Name des Griinders der Dy- 
nastie der Gaubarehideu , welcher wie Cnesar geradezu in der 
Bcdeutung von Ilerrsclier, Gebieter gebraucht wird. Sonst bedeutet 
^j >A»_j J.*a oder ^ySj J~S immer deu Bereich Bschil iind 
die dazu gehôrigeu audcrcn Bereiclie des Landes, aiso: ganz Gilan, 
diesseits und jenseits des Sefidriid; vergl. Sehireddin, Voir. S. 11, 
Anm. 1). Bestiitigt wird die Angabe unseres Schriftstellcrs von 
Tabary, wo (Msc. Mus. Asùit. JV; 572'"', S. 332) berichtct wird, 
dass als der Merseban von Gurgan mit Suwaid einen Vertrag 
abgcschlosscn liatte nnd vcrkiinden liess, dass wcr nicht Musnl- 
man werden moge, sich zn Tribnt und Abgaben verstehcn solle, 
die Issfehbede von Tabaristan, sich um ihren Obmann versam- 
mclten, welcher in Amul in Tabaristan wohnte und ein vorneh- 
mer Giie Namens Ferruclian (Fcrchan) und der Issfehbed der 
Issfehbede war, dera sic aile gehorchten. Issfehbed aber bedeute 
einen Feldherrn (j^L), im Pars!_^j gL^ sipah-bur, das Hecr 
fiihrend, genannt. Ferchan hiess auch «Issfehbed von Chorasan», 
weil er von dem Kônig von Chorasan ans bestand. Auch nannte 
man ihn GU von ganz Gilan (jj^Lj 4»o J.S). In Papieren habe 
er geschricben «von Fcrruchan, dem Gil von ganz Gilan, Padiscbah 
von ganz Tabaristan, Feldherrn von Chorasan (do!» J-*r/(LiJ jl 
jjLu,)__^^ oLa"- jjU«-^i) d«5> ot-^-^u (j>*îj)). Vergl. Mordt- 
maun, Zeifschr. d. D. m. Ges. Bd. II, S. 290 und Zotenberg, 

Chronique de Tabary. T. III, Paris. 1871, S. 493, wo wir Guil 

de tous les Guilân findcn. Die Dabwaihiden, deren zweitcr Fcrchan 
war, sollen freilich nach cinigen Nachrichtcn in Fiimcn in GUan 
gcwohnt haben, aber das wird nur ihr crstcr oder ursprùnglicher 
Wohnsifz gcwesen sein; die Angabe Tabary's, dass Ferchan in 
Annd gcwohnt habe, wird durch die Miinzen bestiitigt. Beililufig 
vergleiche man zu dcr Ableitung des Wortes Issfehbed von oU.*,) 
und J.J (s. Vullers, Lex.], einzig und allein des Anklanges wegen, 
E. Thomas, The initial coiimge of Bengal. P. II. London. 1873, S. 
13, 3: «The name of Aswapatis, «Lords of Horses», war subse- 
qucntly applied specifically in Orissa to the Muhammedan con- 
querors. 1) Das ist das Ghclochdan des Marco Polo, wie es Yule, 
I, 51 richtig erklàrt hat. 

27) ^A*l ^yc JL yi\ J*i*ff J*» JjjJ) jL 
•jjS^A]. Vergl. Einfàïïe dcr nltcn Eiissen, S. 43 



jy* 



28) 



Jy 



yj\ iJLll ^jà.J iJ^jJ) (JlA- J:»i) ^*Vl 



^ji**X' Jf^ \^y* '•^ ij\^y^.s 
Tome XIX. 



(10). XII. 

O.JU1I o.JLui« v*-*^' ^^^ Bucli dcr Beisewege in den 
Kon'Kjrekhcn, von xibu'l-Hasan Ssâïd (jcL,) b. 
Aly el-Dschurdschany. Ssâïd starb 881 = 
1476; s. Fraehn, Notic. hihliogr. W 203. 

Die Handschrift ist eine sehr schônc. Sie beginut 
mit den Worten: \^'}j^ ^jI;-._j j_^L„ ^j\\ ^jjI .«^j 

S. 34 V. Ailïl (J^J) nennt man den Canal («tli( 
dor Hauptstadt der Chasaren , deren Name auch 
AWd ist. 

Schemachï'^") ist die Hauptstadt von Schirwan. 

S. 36. Die Mankischlak (jlJLii^*) sind ein Turki- 
sches Volk. In Folge eines Zerwiirfuisses, welches 
zwischen ihnen und den Ghussen Statt fand, verlies- 
sen sie ihren Wohnsitz und kamcn in die Umgegend 
von SlnJian-Kuh (o^r (ji^^^ — Siah-Kuh). Dieselbe 
iiegt in der Nàhe der See von Abesgun, und da sie 
da vielc Quellen und Weideplâtze fanden, so liessen 
sie sich da nieder , und man nannte sie Bewohner 
von Mankiscldogh (cj^ix* Js») -'). 

S. 37 V. Die Bewohner von Dschil (Gilan) sind 
mager, haben wenig Haare, sind weizcnfarbig, iiber- 
eilt, unrein und bôsartig. 

S. 38. Die Bewohner vonTabaristau sind vollhaarig, 
mit zusammeugewachseneu Augenbrauen , sprechen 
sehr schnell und begehen Ûbereilungen. 

Die Bewohner von Gimjan sind die rubigsten von 
allen Masanderanern. 

S. 39 V. In Derbend dcr Chasaren sind grosse 
Berge zwischen den Anhàngern des Islam und den 
Unglàubigen. Kesra (Anuschirwan) hat in jenen Ber- 
gen Burgen als Grànzwarten angclegt und Lcute ans 
Maussil, Syrien und [Dijar] Rebia, und Monatssôld- 
linge von Arabern zur Oberwachuug dcr Strassen der 
Unglàubigen dahin geschickt, damit letztere nicht da- 
hin kommen kônntcn. Ihr Geschlecht ist geblicben, und 
sie sprechen Arabisch, 

S. 48 V. Buhaira {o_j^-) ist das Diminutivum von 
bahr {^, Meer), also kleines Meer (See). Nun ist es 
zur Gewohnheit geworden, jedes Meer (L j>) , welches 
sich an das Weltnieer nicht anschliesst und um wel- 



28") Jetzt immer ScJiemàchà. 

29) S. Einfàtte der alten Bussen, Reg. unter Mangischlak. 

14 



311 



Bulletin de l'/tcad(^nil« Iiii|>(^rial« 



«13 



clics rings hcrum fcstcs Land licgt, buhaira, kleines 
Ma-r (Soc) zii nciinen uiid nicht hahr, Mcer. Von don 
Secn ist aber kciner grosscr als dcr Sec von Abcsguii 
(das Kaspischc Mccr). Seiner Grosso wegcn ncnnon 
ihn nun Manche geradcuweges bahr, Mecr, und locli- 
nen ihn zu don Meeron ; er ist aber nur ein Soe. 
Sec von Âbcsfjun, von Cliasarien nnd Meer vou Gur- 
gan ist ailes eines. Ks ist dersolbe Sec, doni raan 
verschiedene Namen beilegt , woil obeu diesc Ortc 
rund uni ihn herum licgcn. Ahcsgtm ist cin kleines 
Dorf au seinom Ufor in doni Bcreicb von Dschur- 
dschan und Masandcraa. Abesguu zur Rechtcn ist 
Dchistan, dann Skilikuli und die Grànzeu von Malhan 
jU* {Balchan?), dann SlanJcischlag , dann [Derbcnd 
von] Chasarkn, welches mau Bah d-Ahivab und auch 
Bakujeh"") nennt, dann Schinvan, dann Mukan, dann 
el-Ban (Arran), dann Schckil {Schcki) und Daikm , 
dann Tabaristan , dann Gurgan und desseu Bereicb, 
und endlich Abesgun. Die Lange dièses Sees von 
Abesgun bis Cliasarien ist 2G0 Fars. Achtzebn grosse 
Fltisse (^jjj ù^^i? '') crgiessen sich in denselben, 
vorziiglich aus Masandcran , Dailem und Gilan. Das 
Wasser dièses Sees ist salzig und bitter, mit Aus- 
nahmc an den Stellon , wo Fluss-Wasser sich in 
denselben ergiesst , und sich noch nicht [mit deni 
SeewasserJ vermischt bat. Auch der grosse Fluss Aitil 
ergiesst sich in diesen See. Das Wasser des Sees ist 
schwarzfarbig, dunkcl; er bat vveder Ebbe noch Fluth, 
aber starken ■Wellenscblag. Der Grund des Secs ist 
Lehm und nicht Stein. Er bat eine unbebautc und 
unbcwohntc Inscl. Nichts wird aus dem Mecre er- 
zielt, ausser cin grosser Fisch, den man fangt und in 
verschiedene Stadte briugt. Auch tindet sich da cin 

Thier, welches dieSeelcutc Wasscrhund (^_,j) S.Ji non- 
non. Seine Farbe spielt ins Scliwarzo. Er bat zwei 
kurze Ptoten, aber lange Fusse, etwa andcrthalb Ellen 
(jT). Auf dem trockencn Lande ist er unbebolfen. 
Aile Thiere verfolgen ihn. Er wirft keine Jungen (?) 
im Wasser, und kommt deshalb ans Land. Die Krabc 
ist aber so gierig, dass, wo sic ihn auch findet, ihra 



.lO) Dièse Angabe finilct sich ôfter, ist aber nicht genau. Deun 
Derbonil und Baku sind, wic bekanut, zwei verschiedene Ortlich- 
kciten. 

31) DieBemerkung, dass <j5st», ^rosser i^îwss bedeutet, findet 
sich schon bei Wahl, Vordcr- und Mittclasien, S. 754. Vgl. Justi, 
Bcitràge, I, S. 11 und Ausz. II, Anm. 87). 



die Augen aushackt , tôdtet und frisst. In diesem 
Mecre ist ein Wasserstrudel (ojl^s "), aus welcbem das 
Wasser mit dcr grosstcu Gcwalt bervorbraust. Die 
Secleute kcnnen den Ort und nebmen ihr Schiff vor 
ihm in Acbt — sie lassen es nicht in dessen Bcreicb 
kommen. Demi kommt aus Fahrlassigkcit ein Schiff 
dabin, so stiirzt or das Schiff um, so dass es unter- 
gebt. Wcnn das Schiff in die Hauptstclle kommt, kann 
es moglicher Weise umsttirzen. Es ist hôchst wahr- 
sclicinlicb , dass von dem See von Dschend {j^ '^■') 
und Chuârcsm (dem Aral- Sec) ein Wcg zu diescni 
Sec gebt, anf wolcbcm das Wasser von jeiiem See 
hicrber aufbraust; zwiscbcn diesem See sind acht 
Tagereisen, nach andereu, secbzig Farsangen. Der 
Sec bat grossen Wellcuschlag. Ich habc cinen zuver- 
liissigen Mann erzablen horcn, er soi an seinem Ufer 
auf trockeuem Boden fortgcritten. Da habe sich auf 
einmal ein Wind crboben und die Wellcn kamcn in 
Aufregung. In einem Augenblick soi das Wasser bis 
an die Brust des Pferdes gckommen, worauf os wicder 
abnahm"''). Von Seeleutcn habe ich gelitirt, dass, wcnn 
der Wind stark weht, sieben Wogeii sich nach ein- 
ander folgen, worauf es wiedcr ruhig wird. 

Der See von Dschend und CImâresm. In dem Bc- 
reicb von Dschend ist ein See, den man auch See von 
Chuâresm nennt. Sein Umfang betragt bundert Far- 
sangen ; seine Breite zwciunddreissig Fars. Sein Was- 
ser ist salzig. Der grosse Fluss (Dscbaihun) von Cliuâ- 



32) Vg!. .4ms^.(1).III., BuU. S. 474 [639]; Ibn Ilaukal, S. 278 
und Millier, Sammlmig Russischer Gcschichtc, VII, S. 375 — 378, 
wo berichtet wird, dass nach einem allgcnieineu Geriichte im 
Mccrbuseu vou Karabugas eiu Schlund sci, dcr das Wasser des 
Kaspischen Meeres verschlucke. Vergl. iiber cincu ahnlichen Stru- 
del Annales des Voyages etc. dirigées par M. V. A. Malte-Brun. 
Octobre — Décembre. Tar-^. 1870. P. 216; «Une dépêche de Co- 
rinne (Utah), annonce qu'on vient de faire une curieuse dé- 
couverte dans le grand lac Salé. Jusqu'ici on uc connaissait pas 
le débouché de ce lac, mais voici qu'une goélette, le Pioneer, a dé- 
couvert vers l'extrémité nord un immense gouffre où l'eau tombe 
avec une rapidité terrible. En tombant, elle forme un tourbillon 
que le capitaine du Tionccr compare au Maelstrom. C'est à grand 
peine que la goélette a pu échapper au gouffre vers lequel elle 
était entraînée par l'eau». 

In den Geograph. Caucas. S. 955 ist anstatt «Miiudung» zu lesen 
«Engpass» (djLi»i = iwj bei Isstachry, S. 219; Ibn Haukal, 
S. 278); vergl. Melgunov, S. 298. 

33) Dschend, eine grosse Stadt in Turkistan, nach welcher bis- 
weilen der Aral -See bcuannt wird; s. Jakut, u. d. W. Ubcr den 
Aral-See vergl. auch v. Baer, Pcter's des Grossen Vcrdicnste um 
die Erweiteriwg der geographischcn Kcnntnisse. St Petersb. 1872, 
S. 152. 

34) Seiche Oberraschungen komraen norh heutigen Tages vor. 



313 



des Sciences de Saint •Pëtersboiirg:. 



214 



resui filllt in denselbeii, cbon so dor grosse Fliiss von 
Dschadsch {pU''°), Ferfjlmna und andere. Zwischcn ilini 
und der Stelle, \vo dcr Bscliaïlmn in ilni fallt, und der, 
wo die Fliisse von Dschadsch und Fcrghana einmiin- 
den, sind zwanzig Farsangen. Dièse beiden grossen 
von niir genannten Fliisse und einige andere kleine 
Fliisse falleu in den See; und obgleicli sein U.mfang 
klein ist und sein Wasserbestand gering, so niinnit sein 
VVasser doch niclit zu. Es scheint, dass das Wasser 
einen Abfluss bat. Moglicli, dass es jener Strudel ist, 
welclier oben des Weiteren erwillint worden ist. Am 
Ufer dièses Sees ist eiu Berg, welcher Dschaghra 
()>»'") heisst. 

S. 55 V. Ein grosser Bacb (iljjj ^^») hoisst Fluss 
i^jj); ein grosser Fluss beisst 0^st=» dschaihnu, — 
Wir finden dièse Bemerkung in deni Abscbnitt uber 
die grossen Fliisse (Ljj^tï.). 

S. 58. Der grosse Fluss {dschuihun) Atil. Atil ist 
der Name der Cliasaren-Stadte ^') [? 1. Stadt), durcli 
welcbe dieser grosse Fluss in das ^ccr fliesst; es ist 
aucb der Name des Elusses selbst. Er eutspringt in 
der Nâhe der Chirchis, fliesst raitten durcb die Kai- 
niak und Stamnie dcr Turkmanen , gclit dann nach 
Bulgbar, dann nacb dem Lande der Kussen, dann 
nach Burtas und miindct endlicb in den See von 
Abesgun. Von ihm zwcigen sicli einige und siebenzig 
kleinere Fliisse (^5^?) ab. 

S. 58 u. 58 V. ist von dem Kur und Aras (^_;-j)) 
die Rede. 

S. GO. Bei j*s J«. fKaukasus] bemerkt der Verfas- 
scr, er habe das Wort undeutlicb (^9**) bezcicbnet 
gefunden. Auf dem Berg ist in dcr Niiiie von Dcrbcnd 
ein Ort Namcns t^^ dih''^), wo man Warnungstcuer 
anziindet. 

S. 62 v. Die Berge d-Farcd''^); ein grosser Berg 
zwischcn Tabaristan, Ray, Bostani und Dameghan. 
Mau ncuut diescn Berg aucli die Berge von Btinidsch 



35) d. i. Schasch, Masanderaiiisch ^L; s. nieiiiP Beitràge sur 

Kenntniss der Iranisehen Spracheti. II, Kegist. ^L». 
3G) S Ausz. I, Anm. 18). 

37) Wenii der Plur. ^As>Ji^ "iclit oin Vorsclicn «les Absclirei- 
bers ist, so nuisstcii die verschiedciieii Thnilc der St;uU (/M) vcr- 
standen wcrden. 

38) S. Oeograph. Caueas. S. 02, Bei Evliya Etendi, II, S. 106; 
Benéb. 

39) Ohue Zweifel verderbt fiir jJjU Kann, Karun (Kupo'jôç) 



(<jjj''"); die Bedcutung ist unbekannt. Der Dibawcnd 
{Dcmawcnd) ist von diesem Berg gesondert. 

S. G3. Die Hwjelkettevon Masdi(ran\ij\jjij* dAic'"'). 
Der Aufang dieser Mark ist Turan ; es ist ein grosser 
und langer Berg; von Ghnr aus zieht er sicli nordlich 
von Herat und Fuschendsch und Dscliani, so wie siid- 
lich von Serachs, Bawerd, Nesa und Bacliers(?). Ilierauf 
geht er nordlich von Kuiuis, d. h. Bostam und Dame- 
ghan vorbei, wo mau ihn Kuh-Karen nennt, daiin nacii 
Rustemdar, und zieht sich dann in der Nahe von Ta- 
baristan bis zum Meere hin. 

S. 08. Bah el-Ahwah. Ein grossartiger Bau, wcl- 
chen man als Stadt auch Derhend der Chasaren und 
Bakujeh ^^) nennt. — Von einer Seitc liegt ein Berg, 
den mau Berg Fik (,j^s 1. j*s, Kabk, d. i. Kaukasus) 
nennt, die andere Seite ist das^Meer, niimlich der See 
von Abesgun. Die doppeltc Mauer der Stadt zieht sich 
vom Berg lier und reicht ins Meer. Die Mauern sind 
von Stein; die, wclche im Meer ist, besteht aus gegos- 
senem Blei und reicht bis zur Obcrfliiche des Wassers, 
von wo sie aus Steiu aufgefiihrt ist. Je mehr dièse 
Mauer in das Meer hineiugeht, desto enger wird sie 
und fiiUt fast zusammen, so dass der Zwischenraum 
zwischcn ihnen nur gering ist. Das Schifï', luag es 
kommcn von welcher Seite es wolle, geht zwischcn 
den beiden Mauern durch bis in die Nahe des Kauf- 
liofes der Stadt. Eine Kette ist an den zwei Seiten des 
Kaufliofes und an beiden Seiten der Mauer ange- 
braclit, also von einer Mauer zur anderen, so dass 
das Schiff nur mit der.Erlaubniss und dem Wissen 
dcr Bcwohner ein- und auslaufen kann. 

S. 69. In dem Bcrcich von Gurgan bat man eine 
Mauer aus gcbrannten Ziegelsteincn von dcni Fusse 
des Berges von Aliahad bis in die Gegend von Sia- 
■iverisclik ((^iy^L--?''") und Ahesgun hingezogen. Jeder 
Ziegelstein wicgt dreissig oder vierzig menu (j*). Die 
Lilngc dcr Mauer bctragt fiinfzig Farsangeu. Man 
nennt dièse Mauer Bachtiar {J^^Sà^). Eine andere 
Mauer, welche sich Bawerd vorbei nach Serachs hin- 
zieht, soU mit dieser zusammenhiingeii. 



40) S. Amz. I, Amn. 12). 
41) (>b mit Moor^ ùpavoc zii verglcicbcn? 

42) Ilinsiclitlirb BaVujch s. Anm. .30). 

43) Vicllciibt licgt iii der erstenllUIftc des Wortes &r der Berg 
SflJMj' (j.l-) iind in dcrzweiteii, Sirischk (oli^) verborgen. 

14* 



915 



Bulletin de l'/%cadëinie Impériale 



316 



(11). XIII. 

JU^I j^o, Bilder der {siehen) Klimate. 

Msc. 23, 545. 8°. 94 Bl. Neschi. Das Werk ist 
i. J. 748 =1347 in Kirman verfasst und dem Mu- 
bariseddin Mulianimed (f 705 = 13G3, 4) von 
der Dynastie der Musafferiden in Kirman gewidraet. 
Der Name des Verfassers findet sicli nicht. Aucli der 
Titel ist am Anfang von spaterer Hand hinzugesclu'ie- 
ben uud findet sich nur am Ende. 

S. 78 V. Kiirze Erwahnung des Aral-Seé's (Meer 
von Chuâresm — ^jj)^ iS^i'.j^)^ des Dschailiuu und Sai- 
hun, des Meeres von Abgun oder Chasar, dann Kara- 
bagh, Mughan {(J^-'-c), Arran, Schamachi, Berda ( pa,/), 
Tiflis, die Fliisse Kur und Aras, welche in das Meer 
von Abgun") fallen. 

S. 84. Das Chasaren-Meer, in welchem sich eine 
Insel, Berkan (iXri ") genannt, befindet. 



Simplification de la méthode de Gauss povir 
déterminer l'attraction d'un point par un 
ellipsoïde homogène et extention de cette 
méthode à un ellipsoïde hétérogène. Par 
J. Somoff. (Lu le 11 septembre 1873.) 

I. Parmi les diverses méthodes qu'on possède ac- 
tuellement pour résoudre le problème célèbre sur l'at- 
traction d'un point par un ellipsoïde homogène, l'une 
des plus simples et la moins artificielle est celle que 
Gauss a donnée dans son mémoire: Thcoria attraciio- 
nis corporum spJiaeroidicorum eUipticorum methodo nova 
tradatu *). Elle est fondée sur trois théorèmes, qui 
sont le 3'"°, 4"" et 6'"" du mémoire de Gauss, et sur 
un mode particulier d'exprimer l'élément de la sur- 
face de l'ellipsoïde. Le théorème 4""*, qui est un des 



44) Abyun nach deu Pers. Lexicographen = ^j.Xuij), S. Uher 
die EinfàUe der cdten Bussen, S. 07 u. 182. 

45) S. ehenda, S. 123. 

*) Comment. Soc. reg. se. Goettiugensis recentiorcs. T. II. 1813. 
Gauss WerckeT. V. 

Ou trouve aussi l'exposition do cette méthode dans les ouvrages 
suivants: 

Problèmes de Mécanique ralionelle, par le Père Jullien, T. II. 

p. 319. 
The Quaterly Journ. of pure and appl Math. 1857. On Gaitss's 

Methodfor the Attraction EUipsoids. By Arl. Caylcy. 
Traité de calcul différentiel et de calcul intégral, par .1. Ber- 
trand. T. II. 



plus importants dans la théorie des forces attractives, 
montre que l'intégrale étendue à une surface fermée 
de rélément de cette surface, divisé par le carré de la 
distance à un point donné et multiplié par le cosinus 
de l'angle que la direction de cette distance fait avec 
la normale élevée à l'élément, a trois valeurs diffé- 
rentes: 0, — 4ti, — 2ti:, suivant que le point donné 
se trouve à l'extérieur, ou à l'intérieur de la surface, 
ou sur la surface même. Les deux autres théorèmes 
donnent deux expressions différentes de la composante 
])ai-allèle à un axe donné de la force attractive, exer- 
cée sur un point quelconque par un corps homogène. 

Dans la note que j'ai l'honneur de présenter à 
l'Académie je fais voir, qu'on peut se dispenser de la 
considération de ces deux derniers théorèmes, et, qu'en 
s'appuyant seulement sur le théorème 4"'°, on peut 
obtenir facilement l'expression du potentiel de la force 
attractive, indépendamment de ses composantes paral- 
lèles aux axes de l'ellipsoïde. Dans ce but, au lieu de 
considérer directement, comme fait Gauss, l'attrac- 
tion de l'ellipsoïde total, il est préférable de diviser 
le corps préalablement en couches infiniment minces, 
dont chacune est limitée par deux surfaces semblables 
à la surface de l'ellipsoïde, et d'intégrer ensuite l'ex- 
l)ression relative à l'attraction d'une couche. 

Par ces modifications la méthode de Gauss devient 
très simple et applicable non seulement à un ellipsoïde 
homogène, mais aussi à un ellipsoïde hétérogène, dont 
la densité est distribuée à l'intérieur uniformément 
sur toute surface semblable et semblablemcnt placée 
par rapport à celle du corps. 

2. Concevons en premier lieu un ellipsoïde homo- 
gène de densité p, dont la surface rapportée aux axes 
a pour équation 

(1) 






.^' = 1 

o — — X 



et proposons nous de trouver le potentiel U de l'at- 
traction exercée par ce corps sur un point quelconque 

Posant 

0^ (2) 



1^ 






Ç2 

r-' 



on aura l'équation d'un ellipsoïde semblable et sem- 
blablemcnt placé par rapport à (1), et faisant varier 
de à 1 par intervalles infiniment petits dO , on 
divisera le corps en couches infiniment minces, dont 



217 



des Sciences de Saint- Pëtersbourg:. 



318 



chacune sera comprise outre deux ellipsoïdes sembla- 
bles {0) et {0 -+- (W). Le potentiel d'une telle couche 
est la différentielle de U par rapport ù la variable â, 
c.-à-d. dgU. Or, si l'on désigne par dS un élément à 
deux dimensions iufininieut petites de la surface (2), 
par e l'épaisseur de la couche en un point de dS et par 
r le rayon vecteur mené à ce point du point fixe 
M [x, 4/, s), on aura 

d.f/=pf-? (3) 

où l'intégration doit être étendue à la surface totale (2). 

Nous nous servirons de l'expression donnée par 
G au s s pour l'élément dS. Cette expression peut être 
trouvée facilement par le procédé géométrique suivant: 

Posant 

et considérant ii, ^', w comme des coordonnées recti- 
lignes d'un point rapporté aux axes de l'ellipsoïde (1), 
on aura deux systèmes de points ^|, •»], Ç) et (m, v, îv), 
dont on peut former deux figures homothétiques, 
telles, que les volumes ct)rrespondants quelconques 
auront pour rapport le produit constant aj^Y en vertu 
de l'égalité 

jdB,d-t\dt. = a^-^\dudvdw. 

L'ellipsoïde (2) a pour figure correspondante une 
sphère, dont l'équation est 

u^~\-v^ -ï- iv^ = 6^. 

L'élément dS aura pour correspondant un élément 

de cette sphère, que l'on peut exprimer par w6", en 

preuant pour « un élément semblable sur une surface 

sphérique de rayon égal à l'unité. Par conséquent le 

volume zdS aura pour correspondant l'élément uû'dâ 

d'une couche, limitée par les sphères de rayons et 

0-t-dâ. 

On a donc ,„ ^ ,, , /jv 

tdS = oL^^aOhlO (4) 

Preuant la différentielle de (2) par rapport à <? et 
posant pour abréger 



on trouve facilement que 

ddd=pz. 



Cette relation, jointe à (4), mène à la formule 

dS=a^-^a6p (5) 

qui se réduit à celle de Gauss pour â= l. 

Substituant dans (3) à tdS sa valeur (4), on aura 

d,U=ça§^OhWl'^ (6) 

Supposons maintenant que l'ellipsoïde (1) esthomo- 
focalc à un ellipsoïde dont l'équation est 

I!^!!!h-^ = i (7) 

Pour satisfaire à cette condition on doit poser 

a2 = «j-»-X, ^2^02-hX, f = fl.3-«-X..(8) 

La différentielle d^U devient alors fonction des deux 
variables et X. Le calcul de cette fonction par une 
intégration directe relative à o, dans le cas d'un point 
extérieur, présente des difficultés que l'on peut éviter 
par le moyen suivant: 

Divisant (G) par a^y, et prenant la dérivée du quo- 
tient par rapport à X, on aura 

d,{'^^) = ^mod,\^-=-,o^w\'^...{9) 

La formule 

r = a — xf -H (Y] — ijf -t- (Ç — sf 
donne 

rdr = (I — a;) d^ -t- (t] — y)d7i h- iK — z)dl (10) 

En différeutiant les valeurs 

on doit considérer u, v, w ainsi que « comme des 
constantes. Cela posé, prenant en considération les re- 
lations (8), on trouve 

d^ = ^,dl, dri = ^,d\, di; = ^,dk.{\l) 






Si l'on représente la valeur 

par une longueur portée à partir du point (ç, t), Ç) 
sur la normale externe à la surface (2), on aura 

^ = pcos{px), ^^ = pcosipy), ^^=pcQs{pz) (12) 
et ces formules, jointes à (11) et (10), donnent 
dr = ^p cos (pr) dX ; 



219 



Bnlletiii de l'/tcadémie Impériale 



3%0 



par conséquent la formule (9) devient 

Éliminant pcù au moyen de la formule (5) on aura 

, (duUX ç>eded\ (dS cos ipr) /IQ\ 

^h[^) = — 2^J — 7^ — y^'^f 

Cette formule mène à deux résultats différents, suivant 
que le point M {x, y, 2) est extérieur ou intérieur à 
l'ellipsoïde (2). 

Par le théorème 4"" de Gauss on a dans le premier 

CdS cos (pr) ç. 

J p ", 

ce qui donne 

Si X satisfait à la condition 



>1.. 



(i5) 



l'équation (14) aura lieu pour toutes les valeurs de â 
comprises entre et 1 ; par conséquent, si l'on prend 
l'intégrale relativement à ^ de à 1, on doit avoir 



poui' déterminer l'effet d'un ellipsoïde sur un point 
extérieur, quand on connaît l'effet sur le même point 
d'un ellipsoïde homofocal, dont la surface contient le 
point. 

Considérons maintenant le cas de M('x, y, s) in- 
térieur à l'ellipsoïde (2). Le théorème 4™" de Gauss 
donne alors 



dS cos (pr) 



ï 

et la formule (13) devient 

, ldoU\ 



^4Tt 



'InçiddedX 



a^y 



(17) 



Si l'on prend pour X une valeur qui satisfait à la 
condition 

-„9 „.9 -9 

«il 



"M 



0. 



Or !i'deU= U, donc 



d, -^ = 0. 

* apy 



(iO) 



Soit X' et X" des valeurs de X qui satisfont à la con- 
dition (15). Prenant l'intégrale de (IC) entre les li- 
mites X' et X!,' et désignant par a,' f{,' y,' U' et a",^" ■^", U" 
les valeurs de a, fi, y, U relatives à ces limites, on 
trouve 



U" 
a"P"Y" 



a'p'Y' ' 



c.-à-d. les potentids de deux eU'qjsdîdcs homofocaux qui 
agissent sur un même point extérieur sont dans le même 
rapport que les volumes ou les masses de ces ellipsoïdes. 
Ce résultat comprend le théorème connu de Mac- 
laurin. 

Si l'on pose X' < X'^ et que le point M se trouve 
sur la surface de l'ellipsoïde 

œ* w* z^ 



ai -t- X" 

on aura la formule 



•X" 



1, 



U'. 



a"p"Y" ' 



et que l'on fasse varier 6» de à 1 , on trouvera entre 
ces limites une valeur â^ de â qui sera donnée par la 
formule 

â,' = -^^H-^-+- -^ (18) 

' a, -H X «2 -1- X «3 -H X ^ ' 

Cela posé, en prenant l'intégrale par i-apport à â 

entre les limites et 1 , et observant que le premier 

membre s'annule pour toutes les valeurs de 6» < t', , 

on trouve 

dx 



'^^{^)- 



Tl^{l—â,") 



ajiY 



Substituant à â^^ sa valeur (18) et prenant ensuite 
l'intégrale par rapport à X entre les limites X et ~, 

'" ''"'" (±\ _ (JL\ ^ 

La valeur 



xi 
fe, +X 



1 

«Py 



t. £!_\ 

2 + X O3 + X/ ■/(«,- 



dx 



A)(a2+X)(a3+X) 

s'annule pour X = <n., parce qu'alors 
a^Y reçoit une valeur infiniment grande du 3'"" ordre 
et 11 une valeur infiniment grande du second ordre. 
Ainsi (R\ ^ 

Wy/x 



^^C( 



1 



a;-' 



a,-i-X 



-^\ 



d\ 



ay^-\l ■/(«i-hX) ("a-t-X) («3-t-X) 



(19) 



Quand le point M{x, y, s) est intérieur à l'ellipsoïde 
donné (7) 



1^ 



■^=1, 



on pourra poser X = dans la formule (19). Alors U 
représentera le potentiel de cet ellipsoïde et a^Y = 
Vrtjfl^fflg; la formule (19) donne donc dans ce cas 



231 



des Scipncc>!i de Saint - P^lersboiiFs:. 



292 



, r~/ x^ f- g^ \ dX ,nr.^ 

Quand le point M est extérieur à l'ellipsoïde (7), 
on se servira du théorcmc de Maclaurin pour ex- 
primer U au moyen du potentiel do rellipsoïdc ho- 
niofocal 

rt, -t- X, a, -t- X, 0;j -*- Al 

dont la surface contient \v. point M. Désignant ce se- 
cond potentiel par i/j et posant rt,-+-X,=a,,ffi.j-f-)i,=^,, 
fflg-f-X, = Yi) on aura, au moyen de la formule (10), 

Ui _ f ^/ x» _ jg^ _ ^- \ dk .Q.v 

«ipiYi^'^PJx, 1/ n,+X <i2+X n,+x/T^(a,+X)(n-,+X)(a,,+X)V*'/ 

et le théorème de Maclaurin donne 
u 



Vuia^a^ 



«iPiY,' 



par conséquent 

TCpV'rt,n2'«3 , ( 



U 



a,+X 



X j >^(«^^ ) 



dX 



i>)(«2+x)K+x)'''^'*/ 

Si l'on pose X — );,-i-X,' on aura X' = pour X = X, 
et on réduira l'intégrale de la formule (22) à une in- 
tégrale prise entre les limites et ~, comme dans la 
formule (19), savoir: 

t7 = 

j>~/ «2 y^- z' \ ^x; 

Les formules (19) et (22) s'accordent avec la forme 
sous laquelle Lejeune - Diriclilet a présenté le po- 
tentiel d'un ellipsoïde homogène dans son mémoire: 
Sur un moyen général de vérifier Vexpression du jmfen- 
f'tcl relatif à une masse quelconque homogène ou Mtcro- 
gène. (Crellc's Journal Bd. 32, p. 80.) 

Il est facile de voir que les formules (13), (14) et 
( 1 7) ont lieu dans le cas où la densité p est fonction 
de la variable 0"\ Cela posé, on trouvera l'extcntion 
du théorème de Maclaurin à des ellipsoïdes hétéro- 
gènes dont les densités sont exprimées par une même 
fonction de 0". 

Posant 2jç0dd = F(^-) et prenant l'intégrale de 
l'expression (17) par rapport à â, on trouve 

^xQ = --[^(l)-^('^r^]«^; 
on aura ensuite pour un point intérieur 

dX 



ou 



0." = - 



2r 

n, -«- X 



•X' 



d\ 



V = Tzya,a,a,\^ [F ( 1 ) — F{ô^-}] y^^^_^ ^^ ^^^^ ^^ („^ ^_ ^^ 



et pour un point extérieur 

f/ = ,ry^^;^4~ [F( 1 ) - F (^V)] 7(;^r^a,.x) («3 - M 

Ces résultats s'accordent avec ceux que M. Chasles 
a trouvés dans son mémoire: Nouvelle solution du pro- 
blème de l'attradion d'un ellipsoïde h'térogenc sur un 
imint cxléricnr. (Journal de Mathématiques pures et 
appliquées de J. Liouvillc, T. V, 1840.) 

3. M. Mertens, dans son mémoire: Bcstimmung 
des Pokntials eincs homogenen Ellipsoids (Crclle's 
Journal, Bd. 70), donne un autre moyen pour trouver 
directement le potentiel de l'attraction exercée par un 
ellipsoïde homogène sur un point intérieur ou exté- 
rieur, en supposant que la surface de l'ellipsoïde, ainsi 
que le point attiré, sont rapportés à des axes de co- 
ordonnées rectangulaires quelconques, dont l'origine 
est au centre de l'ellipsoïde. Le résultat qu'il trouve 
est celui qui a été donné par Lejeune -Dirichlet 
dans le mémoire : UntersncJmngcn iihcr ein Prdblem 
der Hi/drodi/namilî. (Crellc's Journal, Bd. 58.) 

On peut aussi obtenir ce résultat par la transfor- 
mation dans la formule (22) des coordonnées x, y, z 
en d'autres rectangulaires rapportées à des axes de 
direction quelconque , menés par le centre de l'el- 
lipsoïde. 

Soit 
F=a„f +ffl22T]Va33Ç'-»-2rt23TQÇ-+-2«Î3iÇ|-H2a,,|Ti = 1 (23) 

l'équation de l'ellipsoïde rapporté à ces nouveaux 
axes. Désignant, comme précédemment par a^, a„, a^ 
les carrés des demi-diamètres principaux, et posant 

on aura les trois racines l\,h_,% de l'équation du 
3"" degré en s: 

a. 



^1 ^111 ^13 



rt.„ — S, a.^. 



^13' ^23 î ^33 ^ 



= 0. 



Soit A^, le déterminant mineur que l'on obtient, en 
prenant la dérivée du déterminant ^ par rapport à 
celui de ses éléments qui appartient à la ligne hori- 
zontale du rang r et à la ligne verticale du rang s, 



3S3 



Biillotin de l'ytcadëmic Impériale 



234 



et A^j" la valeur de A^^ pour s^6„. La condition que 
A s'évanouit pour s = 6„ mène aux proportions: 

A "-A "-A "=A "-A "-A "=A "-A "-A " ^24^ 
"il -"12 '"la — "13 '"22 -"33 — "31 •"32 -"33 • V**/ 

Or, on démontre dans la géométrie analytique que 
les équations 

g:Ti:Ç==A,;':A.,":A,3» 

appartiennent à la direction du diamètre principal, 
dont la longueur est SVa^,; par conséquent l'équation 

appartient au plan conjugué à ce diamètre, et la for- 
mule 

ai,"g-t-Ai^"T)-t-A,.,"g .^g. 

exprime la distance d'un point quelconque (|, t), Ç) à 
ce plan. 

En vertu des proportions (24) on a 

»\2 — A «A " l\ «\2 ^ n^ n. 



\"l3 ) "11 "22 ) l'*13 I — "11 "33 J 



(26) 



ce qui réduit la formule (25) à 

[Ah''(A„»-hA,,«-hA33»)]5 

Posant dans celle-ci «=1,2,3, on aura les dis- 
tances du point (g, T), Ç) aux trois plans principaux 
de l'ellipsoïde, c.-à-d. les coordonnées x, y, s relatives 
aux axes de l'ellipsoïde. Ces expressions de a;, y, s 
doivent être substituées dans la formule 



Faisant X = — -, on trouve facilement que 

' \s — fti s — \ s — 6:,/' 

ce qui , après la transformation de a?, «/, s en ê, t), Ç, 
devient 

^3— cff^.,2...^2) , ^2V (A,."g-HA.,"n-HA,/'g)' ^, 

^fe ^ b; ^^Aji^iAi/'H-A^^n-t-A^nKs-M^^'^ 

OÙ le signe 2 désigne la somme des valeurs de l'ex- 
pression qui se trouve sous ce signe pour « = 1, 2, 3. 
Il est facile de voir que 

A„-f-A,,-.-A33 = -|; 

par conséquent, si l'on pose — A = /"(s), c.-à-d. 
(s~M(s~&2)(s-&3) = As), 



on aura 






^n -^ ^23 -»- ^33 = r (s) 


et 






A„".4-A,,"-»-A33" = r(&J- 


Par cette 


raison 




^ (A„»?-^A,2»r,-HA,3«Ç)« 




-A.,«(A„"-f-Aj2«-HA33«)(s-&„) 




_ ^ (A,,"? -4- A,2"t) -.- A,3«Ç)^ 



Au"/'(U(s-M 

Développant le carré et appliquant aux coefficients 
des produits de ê, yj, Ç la règle de la décomposition 
des fractions rationelles en fractions simples, on trou- 

A„"/'(6„)(s-&„) 

=/^)[^nê'-»-^3^'-^ ^3?'-- 2A,3Ï!Ç-,- 2A3,Ç|.H 2A.,|y]]. 
Ainsi, si l'on pose pour abréger 

A„g^-f-A,,7i^-i-A33Ç^H-2Arf- 
on réduira la formule (27) à 

1 



s'I' (g, ri, g) 
/(s) 



Remplaçant s par — y et posant 

-^(-|)X3^<p(X), 
on aura l'expression de 0^ en fonction de X 

^A — i(ç -^-^ -t-Ç) ^^x)— 

Il est facile de voir que 

flSjjX -H 1 , rt,,,X , fîjgX 

Ç (X) = ffljgX , ^22^ -I- 1 , «23^ 
«,3>^, «23>^, ^'33>^-»-l 

et 

X^<I>(|,Tri,Ç) = ^„|2+43ÏlV^33ÇV2^23TQ?+2^3,Ç|-.2^,2ëYl, 

oii ^^j désigne la dérivée du déterminant cp (X) par 
rapport à celui de ses éléments qui se trouve sur la 
ligne horizontale du rang r et sur la ligne verticale 
du rang s. 
Posant 

^n ^^12 *i3 



(ïjo ^03 1% 



*13 ^^23 ^33 



= G 



225 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



336 



et désignant par G^^ la dérivée de G par rapport à 
l'élément du rang ;• et do la ligne s, on trouve que 



ç(X)=rGX='-4-(<9„-^ 
(«33 

(«Il 



■Go< 



a. 



33 



A,,=--G,X- 

■^23 = ^23^^ «J3^ 

Al — ^31^" — «31^ 



•rt„)X 
■ «23) ^ ■ 



iX-i- 1 

1 
1 



-(a,j-l-rt.32H-«33)X-f- 1 



^12 



G!,,X- — a,,X. 



Faisant encore pour abréger 



G, 



G 



^33 = ^1 
«33 = ^2 



et désignant par F, la forme quadratique 



G,,^' H- a^T)^- -4- (^33?^ -*■- 2(?,3nÇ H- 2(^3, Çê H- 2(7„6ïi, 

qui est l'adjointe du premier membre de l'équation de 
l'ellipsoïde (23), on aura définitivement 

F - XF, -+- (?2 ■+- t)= H-g')(g,X-4-gX') 



^/= 



<pW 



.(28) 



ou 



t/ 



<p (X) = G>? -+- G,\" -f- aX -H 1 . 
L'expression (19) du potentiel se transforme donc en 

(r-H-Tl2-4-g')(gtX-f- GX2) 



= ^?tt 



F- \F, 



-<p(X) 






dX_ 

w 



Lorsque le point attiré (|, ti, 'Q est intérieur à l'el- 
lipsoïde il faut poser X,=:0, et dans le cas d'un point 
extérieur on doit prendre pour X, la plus grande des 
racines de l'équation 

cp (X) — F-+- XF, — (I' -4- T)^ -+- Ç-) (G,X H- a=) = 0. 

Cette expression du potentiel ne diffère que par 
les notations de la formule donnée par Lejeune-Di- 
richlet dans le § 4 de son mémoire: Untcrsuchungcn 
liber ein Problem der Hijdrodijnamïk. 



Ûber die ersten Vorgànge der Entwickelung in 
den Eiern des Coregonus lavaretiis. Von Ph. 
Owsiannikow. (Lu le 7 novembre 1S72.) 

(Mit einer Tafel.) 

Da die Eicr aller Knochenfische dem Untersuclier 
grôssere Schwierigkeiten in den Weg stellen, als die 
der ûbrigen Wirbelthiere, so wili ich zuerst mit eini- 
Tome XIX. 



geu Worten die von 



inir 



angewandte Metbode mit- 



tbeilen. 

Man kann dieEier in schwacherLôsung vonChrom- 
sàure oder starker Losung von cbrorasaurem Kali er- 
hârten. Icb ziehe aber die Rémack'sche Fliissigkeit 
diesen beiden Losungen vor. Freilicb erharten die 
Eier in derselben viel langsamer, baben aber den Vor- 
tbeil, dass sie nicbt so briicbig werden, selbst wenn 
sie langere Zeit in derselben aufbewabrt waren. Icb 
besitze Eier vom Lachse (Salmo salar) und vom Core- 
gonus lavar dus ^ die iu der Remack'scben Flussigkeit 
uber zwei Jahre liegen, und kann aus ibnen so gute 
Durcbscbnitte macben, als ob sie uur einige Mouate 
darin gelegen biitten. Icb ratbe besonders dringend, 
die Remack'sclie Flussigkeit dann anzuwenden, wenn 
man gezwungcn ist, die Uutersucbungen von Zeit zu 
Zeit einzustellen. Will mau aber die Untersuchung 
fortsetzen, ehe die Eier in der genannten Flussigkeit 
geborig erbartet sind, dann freilicb kann man ein- 
zclne derselben in die Cbromsaurelosung i'ibertragen. 

Nacbdem die Eier ordeutlicb erbartet sind, nebme 
icb mit Nadeln die Scbalenbaut ab und lege dieselben 
in starken Spiritus , worin sie eine lialbe bis eine 
ganze Stunde liegen bleiben. Zuweileu legte icb die Eier 
bernacb nocb in carminsaures Aramoniak. Durcb das 
Farben erlangen die Priiparate, besonders die geforn)- 
ten oder sich formenden Elemente, eine schârfere Be- 
grenzung und stecben dadurcb von dem iibrigen un- 
geformten Dotter deutlicber ab. In allen ûbrigen 
Punkten verfubr ich in derselben Weise, wie man in 
iihnlicben Filllen zu tbun pfiegt. 

Aus dem Spiritus bringe ich die Eibalfte oder das 
ganze Ei in Terpentin, darauf in heisses, mit 01 ver- 
miscbtes Wacbs, das icb auf êin Ubrgliischen giesse. 
Endlicli scbneide icb ein Stiickcben "Wacbs mit dem 
rriiparate heraus und mâche mit einem, mit Terpentin 
befeucbteten Rasirmesser feine Scbnitte, die dann 
wieder in Terpentin koramen, damit das anklebende 
Wacbs gelost werde. 

Ich untersuchte und bewabrte meine Praparate in 
Canadabalsam, Damarlack oder NelkenC)! auf. 

Die Bereitung der Praparate bietet bei Knochen- 
fischen, wie ich schon oben erwiibnt babe, viel grôs- 
sere Schwierigkeiten dar, als bei andern Thieren, be- 
sonders mit der totaleu Dotterfurchung, da im letzten 

15 



337 



Bulletin de l'^tcaddinie Inipëpiale 



38S 



Falle (1er Dottcr glcichmiissiger ist und sich viel bes- 
ser schncidcn lasst. 

Die Litcratur iiber die crstc Aiilagc des Einbryo 
bci dcn Knoclienfischcn ist iiocb ziemlich arm. Von 
alleu Arbeiten, die diesen Gegenstand behaiideln, hebe 
ich besondcrs die Untcrsucliung von Oellacher her- 
vor. Die Rcscbreibungon und Abbildungcn siud in 
den meistcn Fàllcn so naturgetrcu, dass ich bcides 
bestatigen kaun. Von den Untersuchungen ûbcr die 
Entwickelung anderer Wirbeltliiere, uamentlich iiber 
das Hiihnchen , sind die Arbeiten von Stricker, 
Scheuk, His und Waldeyer von hohem Werthe. 
Die Untersuchuug von His '), die anfaugs in eiuigeu 
Punkten grosses Misstraucn erregte, ist «nstreitig 
eine der ausgezeicbnetsten. Sie bat uns ganz neue 
Gesichtspunkte crôffuet und ist deslialb gerade als 
bahnbrechcnd zu bezeicbnen. Manche Rcsultate, die 
His fiir das Hiihnchen statuirt hat, findeu ihre Ver- 
werthung ganz in der nâmlichen Weise auch bci Kno- 
chentischen. 

Die meisteu in der Nâhe von St. Petcrsburg vor- 
kommenden Coregonus laichen in der Mitte des Octo- 
bcrs. Man trifft sie abcr laichfàhig selbst bis zu Eude 
Novcmbers. Die Eicr, die ich zu nieinen Untersuchun- 
gen benutzte, wurdeu kiinstlich befruchtct und der 
Entwickelung in einem Zimnier iiberlassen , dessen 
Temperatur zwischen 6 bis 9° R, schwankte. Das 
"Wasser wurde zwei bis drei Mal taglicli gewcchselt. 

Bevor ich zu der Bcsclireibung der Entwickelung 
der Corcgonuseier iibergehe, muss ich noch eiu Mal 
der im hochsten Grade wichtigen, jiingst erschicnenen 
Arboit von Oellacher^) gedenkeu. Dieser tiichtige 
Beobachter liât den Arbeiten seincr VorgJinger die 
grosste Aufmcrksamkert geschenkt und manche Sta- 
dien mit so erschôpfcnder Genauigkeit beschrieben, 
dass ich fiir gut finde, manche von meinen Bcobach- 
tungen mit Stillschweigcn zu iibergchen und nur cin- 
zelne Thatsachen hervorzuhebcu. 

Die ersten Veranderungcn , wclche nach der Be- 
fruchtung der Eier eintreten, kommen schon im Laufe 
ciner halben Stunde odcr nocli friiher zum Vorschein. 

Gleich nachdem die Eicr ins Wasser gelegt wor- 



1) Untersuchungen ùber die erste Anlage des Wirbelthicrleibes. 
Leipzig 1868. 

2) Zeitschrift fiir wissenschaftliche Zoologie. 1872. Bd. '22. Heft 
4. 1873. Bd. 23. Heft 1. 



den, bildet sich eine belle Schicht zwischen der soge- 
nannten Dotterhaut und dem Chorion. Manche For- 
scher haben dièse Erscheinung nur dem bcfrucliteten 
Ei zugeschrieben. Ich kaun dieser Meinung durchaus 
nicht beitreten, da ich eine solche Schicht auch bei 
nicht befruchteten Eiern gcsehen habe. 

Das unbcfruchtcte Ei bietet ein mchr glcichmâssi- 
ges Aussehen dar. Die Dotterplattchen , die Ôlblas- 
cheu, die feinsteu Dottcrpartikelchen sind im ganzen 
Ei so ziemlich gleich vcrtheilt. Ein andercs Aussehen 
bekommt das Ei nach vollzogener Befruchtung. Zum 
oberen Pol des Eies wandern sehr feinc Kornchen, 
walircnddie Ôlblaschen sich zusammenziehcn, theils in 
einander zusammenfliesscii, dadurch grôssere Tropfcn 
biklcii und endlich eine bcstimmte Lage unterhalb der 
fein granulirteu Dottcr einnehraeu. Die Dotterplatt- 
chen fiillcn den iibrjgen Theil des Eies aus und tra- 
gcn dazu bci, dass derselbe (unter dem Mikroskope) 
ein grobkorniges Gefiigc zeigt. 

Die Audeutung der ersten Dotterfurcliung besteht 
darin, dass in der Mitte des Keimes aiifangs ein schwa- 
ches, i'ast pnnktfôrmiges Griibchen eintritt, das bald 
in eine an Ausdehnung und Tiefe immer zunehmende 
Furche iibergeht. Dièse theilt den Kcim in zwei voll- 
kommen gleiche Kugcln. Dieselben besitzcn, wie auch 
schon Oellacher gezeigt hat, einen Kern. Ich muss 
nun liinzufiigen, dass dieser Kern crst bei der Anwen- 
dung einiger Kunstgriffe zum Vorschein kommt, sonst 
sicht mai! ihn gewôhnlich nicht. 

Nachdem sich die ersten Kugeln gebildet haben, 
theilcn sie sich wieder und so weiter, bis endlich der 
ganze Keim in eine grosse Anzalil kleiner Zellen zer- 
fâllt. Die Bildung der ersten Dotterkugcln bietet, 
wenn man diesen Process von obeu bctrachtet, einige 
Àhnlichkcit mit der Kiiospung der Zellen. So hat auch 
Stricker die Furchung beim Forellenei bctrachtet 
und beschrieben. Genauere Untersuchung sowohl der 
lebcnden Eier, als besonders auch auf dcn Durch- 
schnitten, lehren, dass hier die Zelleabildung nicht 
durch Knospung, sondera durch einfache Theilung 
vor sich geht. Meine Beobachtungen, die ich theils 
ain Coregonus, theils am Lachs und mehreren andereu 
Fischen angestellt habe, sprechen gegen Stricker und 
bestatigen vollkommen die Angaben von Oellacher. 
Somit bildet die Dotterfurchung bei Knoclienfischcn 
durcliaus nichts Abweichendes von dem, was wir bei 



239 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



330 



anderii Tliieren mit pailioller Dottcrlurcliung hiuifig 
zu beobachtcu Gelegeulieit liaben. 

Molircre Forscher gebcii, willirend sie von Dottcr- 
furchung sprechen , au , dass die ersten Stadieu der- 
selben aucli an unbetVuchteteu Eieru vorkommen 
konncn. Icli liabe diesen Punkt ebenfalls in Bctraclit 
gezogcn, liabe unbefruchtete Eier untersuclit, nicuials 
aber eine normale Furchung beobachtet. Dass hin 
und wieder einige Furchen hier oder da vorzukom- 
nicn scheinen, oder dass der Dotter in einige Stiicke 
zerfiillt, ist nielit abzuleugnen, dièse Ersclieinung bat 
aber, bei Knochenfischeu wenigstens, nichts mit der 
normalen Dotterfurchung gemein. Oellacher giebt an, 
dass der Keim nicht gleiclizoitig in Dottei'kugeln zer- 
falle, sondcrn dass man uuter den ersten Furcliungs- 
elementen aucli nocli einen ungefurcliten Thcil antrifft. 
Wenugleicli ich die ersten Furchungskugeln sowohl 
bcini Coregonus als auch beim Lachs untersucht liabe, 
fandichunterihuen kcinenungefurchtenTlicil,der dcm 
Hauptkeime augcliurte. Die Dotterkugeln hatten fast 
aile dieselbo Grosse. Ich will damit noch andeuten, 
dass bei Knochenfischen der Keim an seiner uuteren 
Fliiche sich nicht langsamer cntwickelt, aïs am oberen 
Pol, dass die Furchung vielmchr in der ganzcn Aus- 
dehnung desselbeu gleichcn Schritt hillt. Der Vorgang, 
den wir eben besprachen, kann natiirlich uur auf den 
Durchschnittcn untersucht werden. Aber auch in die- 
sem Falle ist es nicht leicht, allemal die obcrsten 
Schichten des Nebenkeimcs von dem Hauptkeime zu 
unterscheiden. Dieser Umstand konnte zu irrthum- 
lichei- Deutung des gesehcnen Bildes Veranlassung 
geben. 

Bevor ich die Furchungskugeln verlassc, fiige ich 
noch hinzu, dass dieselben in allen ihren Theilen, den 
Kern ausgenommen, homogen sind. In friihcrer Zeit hat 
man vicl Muhe darauf verwandt, an den Furchungs- 
kugeln eine cigene Membran, dieselbe, die fiir einen 
schr wichtigcn Thcil der Zcllc gehaltcn wurde, dar- 
zustellcn und zu bcschreiben. Nun zeigen aber die 
ersten Furchungskugeln der Knochenfische , vielleicht 
besser als die der andcrcn ïhicre, dass von cincr be- 
sondercn Membran hier gar nicht die lîede sein kann. 
Spilter crst, wenu die Furchungskugeln klcin werden 
und zum Aufbau der Embryonalanlage verwandt wer- 
den, bildet sich an ihnen eine iiussere consistentere 
Schiclit, die als Membran aufgefasst werden kann. 



Nachdom wir die Furchungskugeln fiir sich be- 
traclitet haben, wollen wir ihr Verhaltniss zu dem 
Nebenkcime in Augenschein nehmcn. So lange die 
Zahl derselben unbedeutend ist und die Grosse sehr 
botrilchtlich, liegen sie auf dcm Nebenkeime. Sie bil- 
den den oberen Pol des Eies und liegen in einer 
mehr oder weuiger tiefen Grube. liât aber ihre Zahl 
zugenommen und sind die Elemente klein geworden, 
daun riicken die voni Centrum am mcisten entfernten 
mehr nach unten und umfassen den Nebcndottcr von 
allen Seiten. Der Bilduusdotter, den wir mit His mit 
dcm Nanien Hauptkeim belegen, bedeckt in einem be- 
stimmteu Stadium der Entwickelung den Nebeukeim 
(den Nahrungsdotter), so wie die Miitze das Haupt 
bedeckt. In dem llauptdotter wurde bei Knochen- 
fischen eine Hohlc beschrieben, analog der Baer'- 
schen Hohle der Batrachier. Eine solche Holile fand 
ich nicht. Ein unbedeutender Zwischenraum, der in 
spatcren Perioden betrachtliclier wird, kommt freilich 
zwischen dem Keime und dem Dotter vor, er kann 
aber weder mit der Baer'scheu Hohle, noch mit der 
Rusconi'schen verglichen werden. 

Die Zellcn riicken vom oberen Pol immer mehr 
und mehr zum unteren. "Wenn sie fast das ganze Ei 
iiberzogen haben und nun hinter der Nahrungsdotter 
durch ein kleines rundes Loch hervorguckt, so hat es 
grosse Âhnlichkeit mit einem Ei mit totaler Dotter- 
furchung ans der nâmlichen Entwickelungsperiode. 
Wahrend die Keimhaut iiberall sehr diinn und glatt 
erscheint,.sieht man an einer bestimmten Stella der- 
selben eine Verdickung, die ilusserlich sich als eine 
schwache Hervorwolbung kennzeichnet. Dieselbe geht 
von oben nach unten, hat anfangs eine rundliche, 
spater eine ovale Form. Dièse ist nichts anderes als 
die Embryonalanlage und idcntisch mit dem soge- 
nanntcn Embryonalschilde der iibrigen Thiere. Der 
Bencnnung Embryonalanlage hat Oellacher einen 
mehr speciellcn Sinn gegeben, wir wenden sie aber 
in der Bedeutung an, wie sie von friiheren Autoren 
gebraucht wurde. 

nie Aniase der Eiuhryonalbliiner, 

Die Bildung der Blatter, die eine durchgreifendc 
Bedeutung fur spiltcrc Bildungcn hat, ist einer der in- 
teressantcsten Vorgange. Dièse Anlage erfolgt aber 
bei vorschiedcnen Thieren auf verschiedcue AVcise, 

15* 



331 



Bulletin de l'/tcadéinie Impériale 



332 



und deshalb siiid wir nacli der Untersuchung dièses 
Vorganges in nur eiiier bestimraten Tliierclasse nocli 
nicht berechtigt , unsere Resultatc zu verallgemei- 
nern. Beiiii Petromyzoïi fluviufilis") habe ich das uii- 
tere Blatt durch die Einbieguug des oberen Blattes 
uber den Rusconi'schen After sicli bilden sehen. 
Beim Acipciiser Rufhoms^ Froscli und Axolotl entstelit 
das untere Blatt durch Abtrennung einer Zellenreilie 
voni Driisenkerne. BeiKnochenfisclienglaube ich einen 
anderen Modus der EntwickeUnig der beidcn unteren 
Blâtter annehmeu zu miissen. Doch bevor wir ge- 
nauer auf die Bildung der Bliitter eingehen, uuiss ich 
die Aufnierksamkeit des Lesers auf die sogenannte 
Dotterhaut lenkeu. Dièse wird von einigen als eine 
derbe, glashelle, structurlose Membran beschriebeii, 
von andern gar geleugnet. Ich fand dièse Haut aile 
Mal selir deutlich auf den Durchschnitten der in 
Chronisiiure erhilrteten Coregonus-, wie aucli Lachs- 
eier und mehreren anderen Fischen. Sie uragiebt 
den Nebendotter von allen Seiten, legt sich leicht in 
Falten und ist l'est und durchsiclitig. Betrachtet man 
den Zwischenraum zwischen dem Haupt- und Neben- 
keime auf den Durchschnitten, so sielit man, wie sie 
den sich furchenden Dotter von dem Nebenkeirae in 
Form ciner scharf markirten Linie abgrenzt. Dass 
die Haut auch auf den Hauptkeim iibergeht, wie Oel- 
lacher es vom Forellenei behauptet, lasse ich dahin- 
gestellt, wcil ich dieselbe nie beim Coregonus an dein 
Hauptdotter mit derselbeu Deutlichkeit gesehen habe, 
mit welcher man sie auf dem Nebenkeime beobachten 
kann. Trotzdem dass die Dotterhaut auf den Chrom- 
saurepraparaten glashell erscheint, lassen die stiir- 
keren Objective dennoch in ihr freilich sehr schmale 
und platte Zellen erkennen. Hat man aber Gelegen- 
heit, dièse Haut frisch oder halb erhiirtet zu uuter- 
suchen, so erscheinen die Zellen naturlich viel deut- 
licher. Man sieht Kerne, die von Protoplasma unige- 
ben werden. 

Es fragt sich nun, wie sind dièse Zellen aufzufas- 
sen, wie haben sie sich gebildet? Beim Coregonus 
habe ich nicht Gelegenheit gehabt, ganz junge Eier 
zu untersuchen, habe aber die P]ierstocke der Stich- 

-2UMm.lang 



linge untersucht, deren Korper von 15- 



3) Die Vevsammlung der russischen Naturforscher. Bd. II Mns- 
kau 18 . 



war. Ich fand, dass das Keimepithel sich in runde, 
kleine, kernhaltige, aber nackte, membranlose Zellen 
verandert batte. In dieser Période bestanden die Eier- 
stocke also nur aus Eiern. Auf anderen Prilparaten 
waren die Eier von einem Netze kleiner Zellen, wie 
von Gefâssen umgeben. Dièses Netz konnte noch gut 
isolirt werden; spàter bekommt man Figuren dem 
Bilde iihnlich, das uns Waldeyer in seinen ausge- 
zeichneten Untersuchungen iiber die Entwickelung der 
Eierstôcke gegeben hat. Die Eier liegen in Kapseln, 
also in den Graf'schen Follikeln, Sie sind grosser ge- 
wordcn. Stiirkero Vergrosserungen zeigen, dass die 
peripherischen Schichten des Protoplasma nicht fein- 
kôrnig sind, sondern vielmehr aus zelligen Elementen, 
dereu Contouren freilich mehr oder weniger verwischt 
sind, besteheu. Dièse Zellen konnen, wie ich glaube, 
niclits anderes als die Granulosazellen sein. Ich will 
hier die Frage ûber die Entstehung der Granulosa- 
zellen und ihre Natur nicht discutiren. Es ist schon 
eine im hochsten Grade wichtige Thatsache, dass zel- 
lige Elemente in die Bestandtheile des Dotters ein- 
gehen. Ist dièse Thatsache einmal festgestellt , so 
haben die zelligen Elemente, die wir in der Dotter- 
haut vorfinden, fiir uns nicht allein nichts Befremden- 
des, sondern es wird die Wahrscheinlichkeit, in dem 
Dotter auch anderweitig Zellen vorzufinden, sehr gross. 
VieleForscher, wie Rieneck, Oellacher und andere, 
haben Zellen theils auf dem Boden der Keimanlage, 
tlicils in dem Dotter an den Durchschnitten der sich 
entwickelndcn Eier der Knochenfische, namentlich der 
Forelle, beobachtet. Unsere Fig. 1 zeigt, dass auf der 
Oberfliiche des Nebenkeimes des Coregonus ahnliche 
zellige Elemente sich vorfinden, wie wir sie in dem 
sicli furchenden Dotter antreffen. Unten werde ich 
den Unterschicd zwischen den beiden Zellenarten ge- 
nau hervorheben. Trotzdem Oellacher diesen Zellen 
grosse Aufnierksamkeit gewidmet hat, ist er doch der 
Meinnng, dass dieselben dem Hauptkeime angehoreu. 
Seiner Ansicht nach haben dièse Zellen von den Fur- 
chungskugeln des Hauptkeimes sich abgetrennt und 
sind auf den Boden der Furcluuigshuhle liinabgefal- 
len, ja manche sollen sich spater in dem Nebenkeime 
eingegraben haben. Ich kann in dicsem Pnnkte, den 
ich fiir sehr wichtig halte, Oellacher nicht beistim- 
men und halte dièse Zellen fiir identisch mit denjeni- 
gcn, die His beim Hiihnchen in dem Nebenkeime ge- 



333 



des Scieiicos dc> Saint •P(''(ersbourg'. 



234 



fundeii und sich am Aufbauc der Embryonalanlagc 
betheiligen sali. 

Die Meinung mehrerer Autorcn, dass uusere Zellon 
zu dem Hauptkeime gehOren, musstc sehr aiinehm- 
bar erscheinen, und es ist uiclit leiclit, wenn man 
selbst auf das Vollkomiiienste von dem Gegentheil 
iiberzeugt ist, jeno Meinung zu widerlegen. Wir 
wollen jctzt die Merkraale jener Zellen des Ne- 
benkeimes genauer besprechen. Von diescn Zellen 
beini Iliihnchen wird angefiilirt, dass sie Dôtterpliitt- 
cheu in grosser Anzahl cntbalten. Mir ist aber be- 
kannt, dass die Zellen des Keinies vieler Eier mit voll- 
kommcner Dottertheilung, wie z. B. beim Axolotl, 
bei dei'Flussneunauge, noch viele Dotterplattchen ent- 
haltcn , selbst nacbdem sie sicli zu Nerven , Muskeln 
und anderen Gebilden metamorphosiren. Anderer 
Seits haben viele Zellen des Nebeukeimes beim Co- 
regonus die Dotterplattchen gauz aufgezehrt, und 
ihr Inlialt ist ziemlich klar geworden. Auf dièse 
Weise kann man den grobkOrnigen Inlialt der Bil- 
dungszcllen nicht als charakteristisches Kennzeichen 
dieser oder jener Art der Zellen aufstellen. Die Ûber- 
zeugung, dass die Zellen in dem Nebenkeime wirklich 
entstelien , driingt sich einein unwiderstehlich auf, 
wenn man eine grosse Anzahl von Praparateu durcli- 
mustert, obgleich man weder ilire Entstehuug selicn, 
noch ihre Wanderung in den Hauptkeim direct ver- 
folgen kann. Wollte man zulassen, dass die im Neben- 
keime vorkommenden zelligen Elemente vom Haupt- 
dotter sich abgetreunt haben, so ist erstens nicht zu 
begreifen, warum sie sich ein Mal in den Dotter ein- 
graben und ein anderes Mal etwas spater wieder aus 
deniselben auswandern. Weiter ist zu beriicksichtigen, 
dass die Membran der Zellen des Nebenkeimes auf 
vielen derselben nicht nachzuweisen ist, dass die aus- 
seren Contouren durch keine scharfen Linien von dem 
Protoplasma abgetreunt sind, wahrend die Zellen des 
Hauptkeimes eine deutliche Membran besitzen. Aile 
Kerne in den Zellen des Hauptdutters sind sehr deut- 
lich, in den mchr nach unten gelegenen so gross. dass 
sie fast die ganze Zelle ausfiillen. Sie farben sich sehr 
intensiv mit Carmin. Anderes findet man in den Zel- 
len des Nebenkeimes. Die Kerne sind nur in einzel- 
nen Zellen deutlich zu selien. Sic farben sich sehr 
schwach. In vielen Zellen, deren Inlialt sich gefarbt 
hat, sieht man anstatt des Kerncs einen oder zwei 



weissliche Flecken. Was.endlich die Form anbetrifft, 
will icli noch anfiihren, dass sie entweder ganz rund, 
oder niehr oder weniger langgezogen ist. Sie kommen 
eiiizeln wie sporadisch, besonders um Oltropfeu, oder 
gruppenweis vor. Die Grosse ist sehr vcrschieden. 
Neben Zellen, die viel grosser sind als die des Haupt- 
keimes, findet man einige, die um violes kleiner sind, 
als jene. Fassen wir ailes oben Gesagte zusammen, 
so glaube ich zu keineni anderen Schlusse zu gelan- 
gen, als dièse im Nebenkeime sich findenden Zellen 
fur Producte desselben zu erkliiren. 

Wahrend wir auf der Fig. 1 die Zellen des Neben- 
keimes noch unterhalb der Dotterhaut gesehen ha- 
ben , zeigt die Fig. 2 , welche einen Querschnitt des 
Coregonuseies aus einer etwas spatereii Période dar- 
stellt, dass viele Zellen aus dem Nebenkeime ausge- 
wandert sind. Sie liegen auf diesem Schnitte oberhalb 
der Dotterhaut, unmittelbar unter dem Sinnesblatt. 
An einer Stelle haben sie sich in eine sehr regelmàs- 
sige Pieihe geordnet, so dass sie ein besonderes Blatt 
zu bilden scheinen. Jeder unbefangene Bcobachfer 
wird, sobald er nur einige Priiparate durchmustert 
und die Zellen im Nebenkeime aufgefunden hat, die- 
selben im Hauptkeime wieder erkennen und sie fur 
die des Nebenkeimes erkliiren. Dem Auge pragcu sich 
manche Eigenthiimlichkeiteu ein , die durch Worte 
oder Zeichnungen nicht aile Mal wicdergegeben werdcn 
kOunen. So scheint es aueh in diesem Falle zu sein. 

Fig. 3 zeigt einen Querschnitt aus einer etwas spa- 
teren Période, eines ctwa 24 Stunden alteren Embrjo. 
Der Schnitt ist durch die Mitte des Embryonalschil- 
des gefuhrt. Wir sehen hier schon die Anlage aller 
drci Bliitter. Die Organisation ist noch weiiig vorge- 
schrittcn, so dass wir weder die Chotda dvrsalis, noch 
die Anlage des Nervensj'stems erkennen kiinnen. In 
der vorliegenden Abhandlung lag es mir hauptsachlich 
daran, zu zeigen, dass die im Nebenkeime sich 
befindenden Zellen dort Jhre Bildungsstiitte 
haben und dass sie bei der Bildung der Em- 
bryonalanlage sich direct betheiligen. In ei- 
ner spater zu veroflfentlichonden Abhandlung werden 
wir genauer betrachton, welche Theile des Embryo 
einzig und allcin .lus don Zollon des Nebenkeimes ge- 
bildot werden und welche aus dem Hauptkeime. 



S35 



Bulletin de r/tcadémie ■nipériale 



236 



Erklilrung der Altbilduiigeii. 

Die Zeicliiuingen sind bei starker Vergrosscruiig 
(Oc. 2. Syst. 11. Hartnack) gezeichiiet, 

Fig. 1 zcigt (lie Entwickelung des Coregonuseies uu- 
gefalir am sechstcn Tage uach der Befruchtuug. 
a) Furcliungszcllen des Hauptkeimes. Die ilusserste 

Schicht bestelit schon ans platten Zellen, wiih- 

rend aile ûbrigen noch eckig oder rundiich sind. 
h) Die Dotterhaut. 
e) Zellige Eleniente in dem Nebeukeime (dér Nah- 

ruugsdotter der friiheren Autoren). 
d) Der Raum, in dem die Oltropfen gewescn sind 

und die auf den Durschnitten wie leere Râunie 

erscheinen. 
Fig. 2. Durcbschnitt aus dem Ei ungefiilir am sicben- 
ten Tage der Entwickelung. Die Zeichnung ist bei 
Anwendung stiirkerer Oculare geraaclit. 
a) Die Zellen des Hauptkeimes. Das obère Blatt. 
h) Die Zellen des Nebenkeimes. Sie sind aus dem 

Nebcnkeime ausgewandert, befinden sicli iiber der 

Dotterhaut und bilden schon ein zweites Embryo- 

nalblatt. 

c) Der Nebenkcim mit 

d) geformten Zellen. 
t) Oltropfen. 

f) Dotterkornchon. 
Fig. 3 zeigt am Qucrschnittc die Verdickung des obe- 
ren Blattes, die Anlage des mittlcren und unteren. 
Die Zeichnung stammt aus einem p]i am achton 
Tage der Entwickelung. 



BULLETIN BlBLlOGRAPniOlTË. 

L'Académie a reçu dans ses dernières séances les 
ouvrages dont voici les, titres: 

Beilagc J\^ï 2 zu den Abhandliuigen dos ntiturwisscnschall- 
lichen Vcrcins zuBioracn. Tabcilen iiber tien Fiiichen- 
iuhalt des Bremischen Staat, den Wasserstand der 
Weser und die Wittcrungsvorhàltnisse dos Jahres 
1871. Bremen 1872. 4. 

Sitzungsboricbtc derGesellscbaft naturforschenderFrcunde 
zu Berlin im Jahre 1872. Berlin 1872. 8. 

Verhandlungen des naturforschenden Veveins in Briinn. 
X. Band 1871. Bvunn 1872. 8, 



Sitzung.sbericiite der iiliysicaliscb-medicinischen Societât 

zu Erlaugen. 1872, Heft 4. 8. 
Jabrbucher des Nassauischen Vereins fur Naturkunde. 

Jahrgaug XXV uud XXVI. Wiesbaden 1871—72. 8. 
Bericbt uber die Seockenbergische naturforscheude Ge- 

sellschaft. 1871—72. Frankf a. M. 1872. 8. 
Verhandlungen der physikalisch-mediciuischen Gesellschaft 

in Wurzburg. Neue Folge. Band III Heft 3, Band IV 

Heft 1. Wurzburg 1872—73. 8. 
XXVIII. u. XXIX. Jahrcsbericht der Pollichia, eines na- 

turwisseuschaftlichen Vereins der Rheiupfalz. Diirk- 

beim 1870. 8. 
Verhandlungen des uaturhistorisch-medicinisclien Vereins 

zu Heidelberg. 6' Bd. pag. 91—113. Heidelb. 1872. 8. 
Vicrtcijahrsscbrift der Naturforschenden Gesellschaft in 

Zurich. Jahrgaug XVI Heft 1—4. Zurich 1871. 8. 
Mémoires de la Société de physique et d'histoire natu- 
relle de Genève. Tome XXI, 2^'° partie. Baie 1872. 4. 
Bulletin de la Société Vaudoise des sciences naturelles. 

Vol. XI JVï 68. Lausanne 1873. 8. 
Transactions of the Linncan Society of London. Vol. XXVII 

p. 4, XXVIH p. 1. 2. XXIX p. 1. Loud. 1871—72. 4. 
The Journal of the Linnean Society. Botany. Vol. XIII 

K: 06, 67. London 1872. 8. 

Zoology. Vol. XI jYï 53, 54. London 1871. 8. 

Proceedings of the Linnean Society of London. Session 

1871 — 72. 8. 
Additions to the library of the Linnean Society, received 

from June 17, 1870 to June 15, 1871. 8. 
List of the Linnean Society of London. 1871. 8. 
Nyt Mag.izin for Naturvidenskaberne. Udgives af den phy- 

siographiske Forening i Christiania. XVII 1 — 4, XVIII 

1—4, XIX 1—2. Christiania 1870—72. 8. 

I. 1. Christiania 1835. Optrykt paany i 1869. 8. 

Bulletin de la Société des Natm-alistes de Moscou. Année 

1872. m IV. Moscou 1873. 8. 
Annals of the Lyceum of natural history of New York. 

Vol. IX X: 13, Vol. X jM' 1-7. New York 1870—72. 8. 
Proceedings of the Lyceum of natural history in the City 

of New York. Vol. I. l 1—15. 8. 
Bulletin of the Buffalo Society of natural sciences. Vol. I 

m 1. Bulfalo 1873. 8. 
Industrial and technological Muséum Melbourne. Lectures 

during the second scssiou of 1871. Melbourne 1872. 8. 
Piivista scientilico-industrialc conipilata da Guido Vinier- 

cati. Luglio — Dicembre 1872. Firenze 1872. 8. 
Cora, G. Cosmos I. IL Torino 1873. 8. 
Nature. Vol. VI J\i' 167 — 188. London 1872—73. 4. 
Die Fortschritte der Physik im Jahre 1868, Abthl. 1. 2. 

Berlin 1872. 8. 
Barcntin, W. Namen- und Sachregister zu den Fort- 

schritten der Physik. Band 1—20. Berlin 1870. 8. 
Grassmann, Rob. Die Weltwisscnschaft oder Physik. 



etïïi iicaiJrnp d Se W PR Ows|aiiiiikQwUe]3er dEîilwicfeliCDregorius 



-a. 



Mii^cJraDfœ von ilvanscn, 5'. 



23: 



doM Sciences) de Saint- P<^<eP!4hours. 



33» 



2' Theil. Die Erdgcschichtc odcr Géologie. Stcttin 
1873. 8. 
Bashfortli, Francis. Descriptiou of a Chrouograpli, atlap- 
tcd for mcasuring thc varying vclocity of a body in 
motion through thc air. London 1866. 8. 

— On thc résistance of thc air to thc motion of elonga- 

tcd projectiles. 18G3. 4. 
Reports on cxpcrimcnts madc with thc Bashf'orth Chro- 

nograph to détermine the résistance of thc air to tlie 

motion of projectiles. London 1870. 8. 
Tables of remaining velocity, time of flight and cnergy of 

varions projectiles, calculatcd from thc rcsults of 

experiuicnts madc with thc Bashforth Chronograph. 

London 1871. 8. 
Bashforth, F. Tables of remaining velocity, time of 

flight, and energy of varions projectiles. Woolwich 

1872. 8. 

— A mathematical treatise on thc motion of projectiles, 

founded chiefly on tlic rcsults of cxpcrimcnts madc 

with thc aiithor's Chronograph. London 1S73. 8. 
Ménabrca, L. Fr. Principe général pour déterminer les 

pressions et les tensions dans un système élastique. 

Turin 1868. 4. 
Menabrea, L. F. Sul principio di clasticità. Torino 

1870. 8. 

Zeitschrift fiir Chcmic. Ncue Folge. Band VIL Leipzig 

1871. 8. 

The American Chemist. Vol. III JV!' 2. 5. 7. 8. Philadelphia 

1873. 4. 

Erlenmeyer, Emil. Die Aufgabc des chcmischen Unter- 

richts gcgeniiber dcn Anforderungcn der Wisscn- 

schaft und Technik. Mitnchcn 1871. 4. 
Mo r eau de J on nés, A. C. L'Océan des anciens et les 

peuples préhistoriques. Paris 1873. 8. 
Observacioncs meteorolôgiCas efcctuadas en el Observa- 

torio de Madrid. 18G7— 70. Madrid 1868—71. 8. 
Resumen de las Observacioncs mcteorolégicas efcctuadas 

en la Pcninsula 18G7 — 70. Madrid 18G8— 71. 8. 
Bollcttino meteorologico ed astronomico del regio Osser- 

vatorio dcll' Univcrsità di Torino. Anno VI. Parte 

metcorologica. 4. 
Jahrbiicher der k. k. Central-Anstalt fur Météorologie und 

Erdmagnetismus. N. F. VI. Band. Wicn 1871. 
Zeitschrift der osterreichischen Gesellschaft fiir Météoro- 
logie. VII. Band. Wicn 1872. 4. 
Magnctische und meteorologische Beobachtungcn auf (1er 

k. k. Sternwarte zu Prag im Jahre 1871. 32' Jahr- 

gang. Prag 1872. 4. 
Plantamour, E. Résumé météorologique de l'année 1871 

pour Genève et le Grand St.-Bernard. Genève 1872. 8. 
Académie royale de Belgique. (Extr. du tome XXXIX des 

mémoires.) Observations des phénomènes périodiques 

pendant l'année 1870. 4. 



Quartcrly Journal of thc Mctcorological Society. N. S. 

Vol. I .M' 4. London 1872. 8. 
Norsk meteorologisk Aarbog for 1869. 3"'"' Aargang. Chri- 
stiania 1870. Fol. 
Norsk meteorologisk Aarbog for 1871. Christiania 1872. Fol. 
Mohn, H. Det norskc metcorologiskc Instituts Storm- 

Atlas. Christiania 1870. Fol. 
.Iltronncn r.iaBHori «l'n.uiHccKoii OocepnaTopin. Annalen 

des Physikalischen Ccntralobservatoriums, herausg. 

von H. VVild. Jahrg. 1870. St. Pctersb. 1872. 4. 
Annalen des physikalischen Ccntralobservatoriums herausg. 

von II. Wild. Jahrg. 1871. St. Petersb. 1873, 4. 
Observations made at thc magnctical and metcorological 

Observatory at Batavia. Vol. I. Batavia 1871. Fol. 
Rcsults of five years' metcorological observations for Ho- 

bard Town. Compiled by Fr. Abbott. Tasmania 1872. 
Tarry, II. L'aurore polaire et l'orage magnétique des 14 

et 15 octobre. Paris 1872. 4. 

— De la prédiction du mouvement des tempêtes et des 

phénomènes qui les accompagnent. Roma 1872. 4. 

— Note sur les courants magnétiques observés dans les 

fils télégraphiques pendant l'aurore boréale du 4 fé- 
vrier. Paris 1872. 4. 

— Des courants magnétiques et des explosions solaires 

qui ont accompagné l'aurore boréale du 7 juillet. 
Paris 1872. 4. 

Hansteen, Chr. Untersuchungen iibcr den Magnetismus 
der Erdc. Ubcrsctzt von P. Treschow-IIanson. Erster 
Thcil mit 7 Kupfcrtafeln u. cinem Atlas. Christiania 
1819. 4. 

Uzielli, Gust. Baromètre hypsométriqnc à soupape. Flo- 
rence 1872. 8. 

Rôrig. Die Kônigsquellc zu Wildungcn bczuglich ihrer 
Eigcnschaften und Wirkungen. Marburg 1872. s. 

Scacchi, A. Sulla origine ddla cenerc Vulcanica. Napoli 
1872. 4. 

— Notizic preliminari di alcunc specic mincralogiclie rin- 

venute ncl Vesuvio dopo 1' incendio di aprilc 1872. 
Napoli 1872. 4. 

— Contribuzioni mincralogiche per servire alla storia 

deir incendio Vcsuviano del mese di aprilc 1872. 

Napoli 1872. 4. 
Mémoires de la Société géologique de France. Deuxième 

série. Tome IX. J\l' 1—3. Paris 1869-72. 4. 
R. Comitato geologico d'Italia. BoUetino 1872 AL 11. 12. 

1873 .IVI' 1 c 2, 3 e 4. Gcnnaio c Fcbbraio, Marzo c 

Aprilc. Fiienze 1872—73. 
Zeitschrift der Deutschen geologischcn Gesellschaft. XXIV 

Band, 3'" Heft. Berlin 1872. 8. 
Vcrhandlungeu der k. k. geologischcn Reichsanstalt. 1872. 

M' 11. Wicn. S. 
Quartcrly Journal of the Geological Society. Vol. XXIX 

p. 1. London 1873. 8. 
List of the Geological Society of London. Novembcr 1872. 8. 



239 BiilleHii de rAcadéniie Impériale des Sciences de Saint -Pétepsboupï". »40 



Transactions of thc l-Idinbnrgh Geological Society. Vol. II 

p. I. Edinburgh 1872. 8. 
Bi-czina, Arist. Krystallographischo Studicn ubcr rliom- 

bischcn Schwcfcl. Wicii 1869. 8. 

— Die Krystallform des unterschwcfelsaurcn Blci. Wieu 

1871. S. 

— Die Sulzbacher Epidote ini Wiener Muséum. Wicn 

1871. s. 

— Entwickelung dcr Haiiptsiitze dcr Krystallographic und 

Krystallophysik. 1872. S. 

— Krystallographische Studicn an Wiserin, Xcnotira, Me- 

jonit, Gyps, Erythrin und Sinionyit. 1872. g- 

— Ubcr die Symmctrie der Pyritgruppc. Wicn 1872. 

— Notizen. Wicn 1872. 8. 

— Krystallographische Studicn itbcr Albit. Wicn 1873. 8. 
Uziclli, Gust. Nota sopra un nuovo goniomctro. Pisa 

1872. 8. 

Zur Darstellung der Zwillinge des Stcines. Riga 1872. 8. 

Asten, Hugo von. Ubcr die in sudôstlichcr Umgcgend 

von Eisenacli auitretcnden Fdsitgestcine. Heidelberg 

1873. 8. 

Tschcrmak, Gust. Mincralogische Mitthcilungen. Jahrg. 

1872, Hcft 1. 2. Wicn 1872. 8. 
Daubrce. Examen des roches avec fer natif, découvertes 
en 1870 par M. Nordcnskiold, au Groenland. Paris 
1872. 4. 
Scacchi, Arc. Note mineralogiche. Mcmoria prima. Na- 

poli 1873. 4. 
HoUand, Amund. Forckomster af Kise i visse Skifcre i 

Norge. Christiania 1873. 4. 
Kjerulf, Thcod. Om Skuringsmœrker, Glacialformationen 

og Terrasser. I. Gruudfjeklet. Kristiania 1871. 4. 
Seuc, C. de. Le névé de Justedal et ses glaciers. Chri- 
stiania 1870. 4. 
Geologische Kartc der Provinz Preusscn. Blatt 5 u. 12. Fol. 
Beitràge zur geologischen Kartc dcr Schwciz, herausgege- 
ben vou der geologischen Commission dcr schwciz. 
naturforschenden Gcsellschaft. Eilfte Liefcrung. Ge- 
bietc dcr Kantonc Bcrn, Luzcrn, Schwyz und Zug 
enthalten auf Blatt VIII des eidgcnossischcn Atlas 
von Franz Joseph Kaufmann. Bern 1872. 4. 
Tôrncbohm, A. E. En geognostisk profil ofver den Skan- 
dinaviska fjallryggcn mcUan Ôstersund och Lcvangcr. 
Stockholm 18C2. 8. 
Svcriges gcologiska Underscikning. J\& 42—45. Stockholm 

1871. 
Sexe, S. A, On the rise of land in Scandinavia. Christia- 
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Grad, Ch. Étude sur le terrain quaternaire du Sahara 

Algérien. Genève 1872. 8. 
Stiehler, Aug. Guil. Palaeophytologiac statum rccen- 
tum exemplo monocotyledonearum et dicotyledonea- 
rum angiospermarum gamopetalarum manifcstum 
factum, summatim exponit A. G. Stiehler. Pars prima. 



Monocotyledoneae in statu fossili. (Extr. a volum. X 

usque ad XIV Actuum R. Institut! Vencti.) Fol.transv. 
Brandt, J. F. Blicke auf die Verbrcitung dcr in lùiropa 

bishcr cntdcckten Zahuwalc der Tertiarzeit in spe- 

cicUer Bezichung auf die des Wiener Beckens. Wicn 

1873. 8. 
Bulletin de la Société botanique de France. Comtes ren- 
dus des séances. T. XVIII, J\l' 4. Paris 1872. 8. 

T. XIX, J\': 1. 2. 3. Paris 1872. 8. 

Revue bibliographique p. 1—208. 
Ncderlandsch Kruidkundig Archief. Verslageu en Medc- 

deeliugen der Ncderlandsche Botanischc Verecniging. 

Twecde Série. F Decl, T en 2° Stuk. te Nijmegen 

1871. 8. 
Schiibcler, F. C. Die Pflanzenwclt Norwegcns. Allgemci- 

ner Theil. ('hristiania 1873. 4. 
Blytt, A. Christiania Omcgns Phanerogamer og Bregner. 

Christiania 1870. 8. 
Boutin, A. Mémoire sur l'Amarautus Blitum. Chatelle- 

rault 1873. 8. 
Keyserling, Alex. Polypodiacea et Cyatheacea Bungcana 

Lipsiac 1873. 4. 
Entomologische Zeitung. Ilerausgegeben von dcm ento- 

mologischen Vcreinc zu Stettin. 32' und 33' Jahr- 

gang. Stettin 1871—72. 8. 
Bullcttino délia Società Entomologica Italiana. Anno IV 

Trimestre IV. Anno V Trimestre I. Firenze 1872 — 

1873. 8. 
Proceedings of the scientific meetings of the Zoological 

Society of London. Index 1861—1870. Lond. 1872. 8. 
for the year 1872. Part II. March — Junc. 

London. 8. 
Transactions of the Zoological Society of London. Vol. 

VIII p. 3. London 1872. 4. 
Procès-verbaux des séances de la Société malacologiqne 

de Belgique. Tome I. Pag. LXXXIII — CVIII. 8. 
Sars, G. 0. On sonie remarkable forms of animal life 

from the great deeps of thc Norvegian coast. I. 

Christiania 1872. 4. 
Bocck, Axel. De Skandinaviskc og Arktiske Amphipoder. 

Forste Hefte. Christiania 1872. 4. 

Sars, G. 0. Carcinologiske Bidrag til Norges Fauna. I. 

Monograplii over de vcd Norges Kyster forckommende 

Mysider.ForsteHeftc. Andetllefte. Christiania 1870. 4. 

Siebold, C. Th. E. v. Beitràge zur Parthenogcnesis dcr 

Arthropoden. Leipzig 1871. S. 
Gredler, V. Fauna der Kriechthicrc und Lurchc Tirol's. 
(XXIL) Programm des k. k. Gymnasiums zu Bozen. 
Bozen 1872. 8. 
M il ton, Alex. A classified catalogue of the birds of Ca- 
nada. Toronto 1872. 8. 



Paru le 30 iiovcniI)re 1873. 



T. 3K IX. \" 3. 




- '-V 




BULLETIN 



W L'iCiDffllE IMPÉRIALI DES SCIEKCIS DE ST.-PÉTIRSBODRG. 



TOIHK \n. 

(Feuilles 16—21.) 



UIHEO-. 

Page. 

J. F. Braiidf, îKir les restes de cétacces fossiles trouvés en Russie 241 — 247 

t:. J. Maxiniowicy,, Diagnoses des plantes nouvelles du Japon et de la Mandjourie. Dé- 
cade XVI 247-287 

B. Dnrn. Lettres de Cliamyl et de ses adhérents, conservées au Musée Asiatique 287 — 292 

pAtraits des auteurs orientaux, concernant la mer Caspienne et les pays ad- 
jacents. (Fin.) 292—320 

M. Brosse), Notice sur le diacre arménien Zakaria Ghabonts 320 — 333 

Bulletin bibliographique 333 — 336 




On s'abonne: chez MM . Eggers & C'*',H. Schmitzdorff, J. Issakof et Tcherkessof, libraires à St.-Pètersbourg, 
Perspective deNefski;au Comité Administratif de l'Académie {Koaine-ii. IlpaBJieBifl HunepaTopcKOli AKaAe»i)H 
IlayK-b); N. Kymmel, libraire à Riga ;A.E. Kechribardshi, libraire à Odessa, et chez M. Léopold Voss, libraire 

à Leipzig. 
Le prix d'abonnement, par volume composé de 36 feuilles, est de 3 rbl.arg. pour la Russie, 

3 thalers de Prusse pour l'étranger. 

Imprimé par ordre de l'Académie Impériale des sciences. 
Janvier 1874. C. Vessélofski, Secrétaire perpétuel. 

Imprimerie de l'Académie Impériale des sciences. 
• (Vass.-0str.,9e ligne, A° 12.) 




BULLETIN 



DE L'ACADEMIE IMPERIALE DES SCIEKCES DE ST.-PÉTERSBOCRG. 



trber die bisher in Russland gefiindenen Reste 
untergegangener Cetaceen. Von J. F. Brandt. 

(Lu le 9 octobre 1873.) 

Da ich tlurch Hrn. Prof. Suess, dcr mich zur Bc- 
nutzung (1er rcicben Sammlungen Wiens aufzufordern 
die Gtitc liattc, veranlasst war, Bemerkuugen iiber die 
Cetaceen des wicn-Iinzer Beckens mitzutheileu, die in 
den Sitzungsberichten der K. K. Akaderaie der Wis- 
senschafteu zu Wien veroffcntlicht wurden, so halte 
ich mich fiir verpflichtet, ein Gleiches im Betreff der 
in Russland aufgefundenen zu thun. Die Erfullung 
dieser Vcrptlichtung scheint um so mehr geboten, 
da nebst den in "Wien und Linz von mir benutzten, 
so reichen, Materialien gerade die niannigfachen in 
Russland eutdeckten, Reste zu denjenigen Objecten ge- 
horen, wclche ich in meiner Arbeit iiber die fossilen 
Cetaceen Europas nach eigener Anschauung genauer zu 
charakterisireu und zu deuten im Stande war, so dass 
in Folge davon neue oder ungentigend bckannte Gattun- 
gen und Arten untergegangener Cetaceen nachgewiesen 
oder wenigstens angedeutet werden konnteu. (Das Mu- 
séum der K. Akademie der "Wissenschaften, das des 
K. Berginstitutes und der K. Mineralogiscben Gesell- 
schaft zu St. Petersburg, ebenso wie das Muséum der 
Universitiit zu Helsingfors und das zu Titlis sind es 
naraentlich, wclche die erwiihnten Objecte lieferten.) 
Uberdios war es ja die K. Akademie der Wissenschaf- 
ten zu St. Petersburg, welche die kostspielige Heraus- 
gabe meiner dem T. XX der siebenten Séries ihrer 
Memoiren inserirten, mit .34 Tafeln ausgestattetcn, 
Arbeit iiber die fossilen Cetaceen Europas ans ihren 
Mitteln bcstritt. 

Von Cetaceenreston wurden im siidlichen Russland 
(bei Kertsch, auf Taman, bei Anapa, ferncr bei Nico- 
lajew, bei Stawropol und in Bessarabien) hitufig mehr 
oder weniger belangreiche, zum Theil aus sehr nam- 
haften Resten von Schâdeln und der Wirbelsilule, so 
wie andcren Skelettheilcn, bestehende Funde gemacht. 
Einzelne Knochen liefcrte auch das mittlcre Russland, 
Tome XIX. 



namcntlich das Gouvernement Kiew und Kursk. Uber- 
dios entdeckte auch Go e bel einen Wirbel auf Man- 
gischlak. 

Die Funde weisen nach, dass im grossen vorzeitli- 
chen Océan, welcher die genannten Liinderstrecken 
bis zum caspischen Becken und noch viel weiter nach 
Osten iiberfluthete, "Wale der veiischiedenstcn Abthei- 
lungen, namentlich aus beiden Unterordnungen dersel- 
ben, sowohl aus der der Bartcnwalc {Balaennkïen), als 
auch aus der der Zahnwale {Odontoceti) sich tummel- 
ten, deren Gattungen und Arten man bis jetzt unter 
den lebenden uicht entdeckte. Es befanden sich dar- 
unter als besonders beachtenswerth, ausser den nach 
meiner Ansicht einer neucn Untcrfamilie der Balae- 
nopteriden angehiirigen Cctothcrincn , auch die einer 
eigenthiimlichen Hauptgruppe der Zahnwale zuzuzah- 
lenden, durch ihren Zahnbau zu den Robben hiunei- 
genden, Zeuglodontcn. 

Hinsichtlich ihres allgemeinen Charakters schloss 
sich demnach die russische tertiâre (muthmasslich 
wohl schon selbst die vortertiare) marine Siiugethier- 
fauua der des wiener und linzer, ferner der des ant- 
werpener Beckens, so wie der Frankreichs und Ita- 
liens an. Es gilt dies auch im Betreff des gleichzeitigcn 
Vorkommens von Sirénien uud Phocen. 

Dessenungeachtet weisen in artlicher, ja theilweis 
selbst in generischer Beziehung, die in Russîand bis 
jetzt gefundenen Ûberreste von Cetaceen, wenigstens 
grossentheils, auch auf solche Yerschiedenheiten hin, 
die an das Vorkommen eigenthiimlicher, localisirter 
Arten und selbst Gattungen dcnken lassen. 

So weit die in Russland bisher gemachten Ent- 
deckungeu von fossilen, der Unterordnung der Ear- 
tenwale angehorigen, Resten reichen, kann man diesel- 
ben mit Sicherheit bis jetzt nur derjenigcu uuterge- 
gangcnen , arteureichen , weit verbreiteten Gattung 
zuweisen, welche ich bereits im Jahre 1842, wegen 
ihrer gewôlbt vortretenden, nicht iiberdachten Schlâ- 
fengruben und abgeplatteten Nasenbeinc von Balae- 

16 



343 



ISnlIetiii de l^ytcadéinic Impériale 



344 



noptcra imter dem Nanicn Cctotherium iinterschied 
und als Typus einer besonderen Griippe bezeichnete, 
jcdoch crst in meiuer Classification dcr Bartenwale 
und in dcr Schrift iiber die fossilen Cetaccen Eu- 
ropas als Grundiage ciner besonderu, CcfotJierinae 
benannten, ausgestorbenen Unterfamilie der Balae- 
uopteriden charakterisirtc. 

Da das wieu-linzer, ganz besonders abcr das ant- 
werpener, Bccken die Reste mehrerer Gattungcn von 
untergegangenen Bartenwalen, darunter aucb Cefothc- 
rinen lieferten, so erscheint Riissland, nebst dem bis 
jetzt ebcnfalls nur CefotJwricn nachweisenden Italien 
und Portugal, jedoch vielleicht nur ftir jetzt, hierin 
gattungsarmer als die genannten Becken , namentlich 
weit armer als das so rciche antwerpener ^). 

Aus der Zabi der nach in Russland gefundenen 
Resten, meist von rair, aufgestellten Arten der Gattung 
Cetofherhim raochten im Ganzen als sichere vorliiufig 
vier {Cetothcrium Ratbkei J. F. Brandt, Helnier- 
senii J. F. Bv a^nit, priscmn noh. (= ZipMus priscus 
Eichw.) und Ilaycri J. F. Brandt) eine, vom Hrn. 
Klinder entdeckte. Art {Cctotherium Klinderi Brdt.) 
als noch etwas fraglichc und zwei {Cetotherium pusilltim 
Nordm. nebst incertiim J. F. Brandt) als nocb frag- 
lichere anzuselicn sein. Wcnn nun aber aucb Russland 
selbst die Gattung Cctotherium keineswegs als eine 
ilira eigentbiimlicbe beansprucben kann, so erscheint 
es docb bemerkenswertb , dass die russiscben Cctothe- 
rien (wegen des verdickten Bogentbeils ihrer Lendcn- 
wirbel, und des queren, sebr engen Riickcnmarkkanals 
dcrselben, im Gegcnsatz zu den in zwei Gruppcn zerfal- 
lendcn belgischen und italieniscbeu), einer eigenen Un- 
tergattung {Eucetothcrium) angehoren, die, wenigstens 
gegenwilrtig , als die ostlicbste, am meisten typiscbe, 
d. h. von den Balaemptcrimn am meisten abwei- 
chende sicb bekundet. Die Cetothcrien des antwerpener 
Beckens (meine Untergattung Plcsiocctopsis) und die 
italicnischen (meine Untergattung Cctofhcriophanes) 
nâhern sich nâmlicli binsiclitlich des Wirbelbaues weit 
mehr den Balaenopterincn als die Eucetothcrien. Im 
wiener Becken scheinen freilicb auch zwei Arten von 



1) Môgliclierweise konntc indcsscn dièse Arnmtli an Gattungcn 
eiuigermaassen vermindcrt werden, wcnn die von mil- nach eiuem 
kleineu Wirbcl aufgestelltc, abcr als eine fragliche bezeichnete, 
Gattung CetotheriomorpMs sich kiinftig als eine solche hcrausstcllen 
wiirde. 



Eucetothcrien vorgekommen zu sein, von denen wohl die 
eine das in Siidrussland haufig gefundene Cctotherium 
{Eucetothcrium) priscum war, wovon iibrigens lange 
vor Eichwald's Aufstellung des ihm zu Grundc lie- 
genden Ziphius priscus, scbon G. Fischer v. Wald- 
heim, ja anschcineud bereits P allas, einzelne Wirbel 
aus Siidrussland vor sich hatten. 

Erwahnenswerth ist es iibrigens, dass sammtliche, 
bisher in Russland gefundene, CefotJierien, ebenso wie 
die des wiener Beckens, eine weit geringere Grosse 
als die lebenden Eartemvale besasscn, so dass die 
grossie Art derselben, Cctotherium priscum, vielleicht 
kaum mehr als 12 Fuss lang war. "Wie manche der 
im antwerpener Becken gefundenen, von Van Bene- 
dcn friiher zum grosten Theil als Plcsiocetcn beschric- 
bencn, Cetothcrien beweisen, gab es indessen auch 
solche, die hinter den grossern lebenden Balànopteri- 
ncn nicht zurûckstanden. Auch môchte das Cetothc- 
rium Cuvierii, wie sein in Mailand befindliches, gegen 
21 Fuss langes, Skelet andeutet, etwa oder fast die 
Grosse von Balacnoptera rostrata seu minor erreicht 
haben. 

Reste delphinidcnartiger Zahnwale sind mir aus 
Russland von vier sichcrn Arten bekannt, wovon zwei 
nach Maassgabe ihres Wirbelbaues dcr Unterfamilie 
dcr Fliocaeninae einzureihen sind, wiihrend von den 
beiden andern die eine als besondere Gattung zu den 
Belphininae gestellt wurde, die andere zu den Plata- 
nistinae gehorte- 

Die aus Wirbeln und Bruchstiicken von Rippen be- 
stehcnden, mit den homologen Theilen der Phocàninen 
am meisten iibereinstiramenden. Reste vcrmag ich nur 
zwei Arten einer, wegen der verdickten Rippen als 
Puchypleurus von mir bezeichneten, Untergattung der 
Gattung Bclpliimpterus als (D. Nordmanni J. F. 
Brdt. und Fockii J. F. Brdt.) zuzuweisen. Sie ge- 
horten also einer Gattung an, die noch jetzt in den 
Meercn des hôhern Nordens einen lebenden, weit ver- 
breiteten, sogar in die grossen, ins Eisrncer miinden- 
den, Strôme aufsteigenden, Reprilsentantcn, den Bel- 
phinaptcms leticas, aufzuwcisen bat, den fraglichen 
Resten zu Folge also, wie es scheint, friiher auch weit 
siidlicher durch zwei, ihm au Grosse etwa gleich kom- 
mcnde, Arten vertreten war. 

Dclphinapterus Nordmanni (Nordmann's Balac- 
noptera sp,.?), die hinsichtlich der Wirbelgestalt dem 



245 



des Sciences de Saint-Pétersbourg. 



246 



B. leucas naher als D. Foilm stelieude Art, scheint 
sich bis ins Douaubecken verbreitet zu haben, war 
also keine auf das sudrussische oceauisdic Bcckon be- 
sclirankte Art. 

Reste dos Ddplmiapterus Fockii {Balacnoplera spec. 
Nordinauu c. p.), wovon Oberst v. Fock eine ziem- 
lich bedeutoude Zabi bei Stawropol entdcckte, scbei- 
lien auch iii der Molasse von Buren, im Canton Bern, 
gefunden wordeu zu sein, so dass auch dièse Art uidit 
ausschliesslicli im russiscben Tbeil des vorzeitlichen 
Oceaus vorgekommeu sein durfte. 

Vom Hrn. v. Kliiider wurden bei Nicolajew, aus- 
ser den Resteii des nach ihm beuannten Cctotherium's, 
aucb die nambaften Skelettheile einer kleinen Delphi- 
ninc eiitdeckt, welcbe nach nieinem Dafurhalten den 
Typus einer eigeneu, wie es scheint, zwischeu BelpM- 
niis und GhampsodelpMs zu stellenden Gattung bildet. 
Sie wurde daher von niir mit dem Naraen Hetcrodelplns 
bezeicluiet, wahrend die Art den Namen des Ent- 
deckers {H. Klinderi) erhielt. 

Bereits v. Nordmann (Palaeontol. Siidrusslands) 
beschrieb unter dem Namen DelpMnus fossUis bessara- 
hictis und Phocaena eiixinka fossiUs zwei Delpliine, wel- 
che indessen in Folge der von mir angestellten genauen 
Vergleichung der ihnen zu Gruude liegenden, von 
Nordmann's eigener Hand bezeichneten , Originale 
nur ein und derselben Art angehoren kônnen, die sich 
aber, wie die Gestalt der Wirbel nachweist, weder 
fiir einen echten Belpldniis , noch auch fur eine 
Phocaena halten lâsst. Sie fallt vielmehr nach mei- 
ner Ansicht mit einer Art zusammen, deren Reste 
mehrmals in Menge bei Wien gefunden wurden; einer 
Art, die ich als Clumpsodelphls Fuchsii bezeichnet 
habe, da sie durch den Wirbelbau raeinem wieuer 
Ghampsodelphis Letodiac iihnelt und wohl auch als Pla- 
tanistine anzusehen ist. 

Wenn das ans dem Gouvernement Kursk vom ver- 
storbenen Prof. Blasius mitgebrachte Fragment, wel- 
ches ich fraglich einem Zijjhias Blasii viudizirte, vvirk- 
lich dem Oberkiefer eines Ziphius angehorte , so wa- 
ren im Océan, welcher Russland uherfluthete, cbenso 
wie im antwerpener Becken, dann iiber dem Boden 
Englands (Sufîolks), und Frankreichs, auch Z'iplnlden 
vorgekommeu. 

Dass Zeiujlodontincn auch im russichen Theile des 
sogenannten vorweltlichen Océans vorbanden waren, 



glaubte man zwar erst durch im Gouvernement Kiew 
vor einigen Jahrcn gefundeuc, grosse Wirbel nach- 
weisen zu kunnen, wuvon ich vom Dozenten der Kic- 
wer Universitiit Hrn. Paulson fiir meine Arbeit iiber 
fossile Cetaceen eine durch schône Abbildungen er- 
lauterte Beschreibung erhielt, weshalb ich sie einem 
Zeuglodon Paidsonii viudizirte. In Folge einer Revi- 
sion der von mir gemachten Notizen iiber Cetaceen- 
reste fand sich indessen, dass bereits 1837 Pusch 
in seiner Palaeonfologie Polens den "Wirbel eines Zahn- 
wales beschrieben und sebr kenntlich abgebildet habe, 
der fiir den einer Zeuglodontine zu halten sein diirfte, 
weshalb ich ihn einem, jedoch mit einem Fragezeichen 
verselieuen, Zeuglodon Puschii vindizirte. Das Frage- 
zeichen wurde deshalb beigefiigt, weil der Wirbel auch 
der eines Sfpialodons sein kiinnte. Beachtenswerth ist 
hierbei, dass der eben erwâhnte Wirbel nach Pusch's 
Versicherung im Jura entdeckt wurde und nicht, wie 
manche audere russiche Cetaceenreste, erst in tertiiiren 
Ablagerungen (dem illtern, marinen, Steppenkalk, der 
sarmatischen Stufe der wiener Paliiontologen). Das 
von Pusch behauptete Vorkommen kann indessen 
gegenwilrtig um so weniger, wie mir scheint, auf- 
fallen, da man auch in England die Reste einer Ba- 
laenoide {Palaeocetus) im Jura entdeckte, da ferner 
ein Wirbel, den ich fiir den einer Cetotherine halten 
mOchte, ans dem miocilnen Leythakalk des wiener 
Beckeus stammt und wir bereits sogar Landsauge- 
thiere ans der Trias kennen. Es diirfte daher selbst 
die Annahme zulàssig erscheineu, diejcnigen Ceta- 
ceenarten, deren Reste bisher allerdiugs nur sowohl 
im illtern (sarmatischen), als jungern (den wiener Con- 
gerienschichten analogen) Steppenkalk Russlands ge- 
funden wurden '), htitten mOglicherweise iiber dem Bo- 
den Siidrusslands schon lange vor der Zeit der Ablage- 
rung des illtern Steppenkalkes existirt. 

Nach Maassgabe der im jiingern Steppenkalk vor- 
kommenden Conchylien, die auf eine Ablagerung des- 
selben ans brakischem Wasser hinweiseu, liisst sich 
aber nicht wohl annehmen, dass Balaeniden, die wir 
nur als Bewohner des hohen, nicht brakischen, Meeres 
kennen, in einem solchen Elément gelebt hiitten. Sie 



2) Man vcrgleiclie hierûber ganz besonders die darilbcr von 
T. Fucbs {Verhnndl. d. l: k. geolog. Eeichsanst. zu Wien 1S71 n. 15. 
S. 30S.) nach vou mir ihm eiugesandteu Materialien mitgetUeilteu 
Bemerkiiugeu. 

10* 



347 



Balletiii de l'Académie Impériale 



34S 



diirfteu dalicr wolil eher entweder in brakischen Busen 
gestrandet oder bereits als Skeletreste zur Zeit des 
Absatzes des jiingern Steppenkalkes in denselben ge- 
langt sein. 

BdiMnincn konnten jedoch allerdings aucli die 
brakischen Gewiisser wenigstens besucht liabeu und 
darin vèrendet sein, da manche in die grosseru Strôme 
aufsteigen , einige andere sogar constant in ihnen 
sicli aufbalten. 



Diagnoses plantarum novarum Japoniae et Man- 
dshuriae. Scripsit C. J. Maximowicz. (Lu le 

9 (21) octobre 1873.) 

DEGAS SEXTA DECIMA. 

Rïbes L. 

Inflorescentia omnium specierum est racemus, se- 
cuudura sectiones diversas varie evolutus. In Alpinis 
(excl. B. fasckulato), Nigris et Ruhis rbachis racemi 
elongata, pediceOis numerosis multiplo brevioribus ob- 
sessa, in Grossiilariis rliachis brevior, pedicelli vero vix 
breviores vel imo longiores et parum numerosi, tan- 
tum 2 — 3, vel in multis pedicellus solitarius et tune 
saepe brevis et pedunculo quasi continuus, sed cum illo 
articulatus. Limes vero inter pedunculuin 2 — 3-florum 
et 1-florum autorum nullus, nam in quovis pedun- 
culo 1-floro evolvitur interdum flos alter, e contra 
pedunculi 2 — 3-flori reducuntur rarius ad florem sin- 
gulum. — Ad basin cujusvis pedicelli disponitur brac- 
tea, in Âl2}inis saepius scariosa et demum decidua, in 
ceteris membranacea persistens; in pedunculis 1-flo- 
ris ad basin pedicelli solitarii observantur bracteae 
duae, quarum altéra pauUo altius inserta interdum 
pedicellum suuni proprium rite abortivum emittit, ra- 
rius bracteae imo numerosiores (3 — 4) ad basin pedi- 
celli solitarii colliguntur, superiores minores, ceterum 
consimiles. — Pedicelli sectiouum trium priorum supra 
nominatarum cum flore articulati sunt, articulatione 
ad fructus maturitatem vel flore sterili manente facile 
soluta: in hisce flos basi sua paullo attenuata vel sub- 
pedicelliformi articule insidens bracteolis duabus 
fultus est, quae seniper substantiâ bracteis teneriores 
sunt, scariosae et facile deciduae vel omnino obsole- 
tae, in speciebus liemisphaerii borealis saepissime mi- 
nutae squamaeformes, vel, si longiores, saltem lineares 



et parum conspicuae, in stirpibus Âmericae meridio- 
nalis frequentius amplae et latae. In Grossulariis vero 
pedicellus cum flore haud articulatus est, ita ut 
fructus cum pedicello cadat, et bracteolae nullae. 

Antherarum structura etiam in diversis sectionibus 
diversa. In omnibus filaraeutum basi inseritur, ubi an- 
thera pro filamento recipiendo pauUulum excavata est, 
et connectivum dorsale augustum. Sed in permultis 
loculi antlierae toto dorso connati sunt, in paucis 
praeter filamenti insertionem toti liberi. Parietes 
antherarum pro sectione mox firmi, ita ut anthera 
etiam post polliuis emissionem firma et dura maueat, 
mox teneri, ita ut anthera virginea exsiccata quasi 
collabatur. Connectivum, ubi loculi toti connati, 
apice mox inconspicuum, mox callo supra loculos non 
prominente, sed distincte profundeque excavato termi- 
natum , ita ut talis anthera primo aspectu quasi poro 
terminal! instructa appareat. 

Habemus igitur in inflorescentiae et antherae in- 
dole auxilia commoda ad generis subdivisionem, quani 
sequentibus proponimus. 

Folia vernatioiie plicativa. 

Pedicelli cum calyce contiuni, bracteolae sub flore 

nullae. Peduncnli 1—3 flori Grossnlaria. 

Pedicelli cum calyce articulati ibidemque 2-brac- 
teolati (bracteolis interdum obsoletis). Racemi mul- 

tiflori Bïbesia. 

Flores e genimis propriis absque vel cum folio uuo 
alterove diminuto orti hermaphroditi. 
Antherarum loculi connati, Folia subtus glan- 

duloso-punctata a. Nigra. 

Antherarum loculi liberi. Folia non glandulo- 

sopunctata b. Biéra. 

Flores ex iisdem gemmis cum foliis orti, polygarao- 
dioici, ovario masculorum filiformi pedicellum si- 
mulante c. Al^ina. 

Folia vernatione convolutiva '. Siphocalyx. 

Petala in Ribesihus nostris omnibus rarissime sube- 
vcnia, vulgo ipsa basi nervus crassus brevissimus, sae- 
pius quasi nodus, mox in fasciculum nervorum ra- 
diantium brevium divisus. In B. multifloro Kit., B. 
Meyeii et B, nihro var. S. observavi ad basin ipsam 
petali cujusvis nodo illi nervorum impositam quasi 
glandulam, quam pro staminé abortivo habere possis, 
quae tamen mihi potius epidermidis plica videtur. 

Species Asiae orientalis. 

Subgenus Grossularia DC. excl specieb. nonn. 

Frutices aculeis infraaxillaribus singuhs vel ternis 
(5) saepeque aculeis sparsis tenuioribus interdum in 



249 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



950 



eadem stirpe deficientibus armati vel rarius omnino 
inermes, micropbylli. Pubes setosa vel mollis, simplex 
vel viscidula sive glaudulifora. Flores ex iisdeiu gem- 
mis cum foliis, ita ut rami raniulis abbreviatis florife- 
ris obsessi circumcirca aequaliter foliati sint. Racemi 
1 — 3-flori pedicellis elongatis saepe pcdunculum supe- 
rantibus cum flore contiiuiis basi bracteatis. Bracteo- 
lae uullae. E,eceptaculuiu (calycis tubus autorum, couf. 
Payer, Organogénie) campanulatum vel cylindricum, 
in 1 specie pelviforme. Sepala reflexa vel patentia. 
Petala erecta vel patentia. Stamina exserta filamentis 
longiusculis , antheris substantiel teuerioribus , loculis 
totis connatis. Stylus gracilis ovarii apici pi. m. con- 
vexe insidens, apice fissus, ramis gracilibus vulgo di- 
vergentibus. Flores majusculi, baccae magnae vulgo 
ovales, saepe setosae vel aculeatae flore persistente 
coronatae. 

Species in America boreali temperata numerosae, 
in Asia maxime orientali rarae, in Sibiriae, Ilimalayae 
et Europae alpinis singulis speciebus vigentes, plerae- 
que inter se valde affines, 

Clavis specierum dichotoma. 

Inerme. Receptaculum pelviforme R. amhigimm m. 

Aculeata. Receptaculum campanula- 
tum. 2. 
2. Bacca aculeata, aculei sparsi evohiti. . . R. bitrejense F. Schmidt, 
Bacca glabra, aculei sparsi nulli R. grossularioides m. 

1. R. hurejense, F. Schmidt. FI. Amg. Bur, 42. tab. 
l.fig. 1. 

Hab. in Mandsîmria boreali: ad Burejae fl. dccur- 
sum médium, in silvis montanis (Schmidt! frf.); Ja- 
imiia: Fudsi yama, supra silvarum limitem in fru- 
ticetis, in consortio R. alinni, medio Novembri frf. 

Spécimen unicum ab autore collectum simillimum est 
R. Cynoshati Jj., praeter folia paullo majora petiolosque 
glanduloso-ciliata, flores solitarios et rames sparse 
aculeatos. Sed aculei sparsi occurrunt saepe etiam in 
R. Cynoshati, flores solitarios ipse vidi in speciminibus 
nonnullis cum pedunculis 1 — et 3 — floris, et praetcrea 
statu fructifère (in R. hiircjensi solo collecto) saepe 
flores 1 — 2 stériles manent et cadunt atque superest 
tantum singulus ob pedicellos ceteros cum flore cadu- 
cos quasi ab initie solitarius. Picstat igitur tantum 
pubes marginalis parca glaudulosa, quam evolutam et 
obsoletam ipse inveui in speciei sequentis iisdemque 
speciminibus, nec non calyx, ex Schmidtio, in nostro 
evidenter major. At calyx in R. hurejensi sepala habet 



statu fructifère erecta, quum in jR. Cynoshati statu flo- 
rente reflexa sint, unde prier major (longior) videatur. 
— Spécimen japonicum collectum, bacca unica foliisque 
delabentibus paucissimis superstitibus, fruticulum si- 
stit semipedalem e ramis duobus divergentibus perfecte 
inermibus constantem. Folia perfecte Cynoshati, sed 
cum petiolis pilis glandulosis parcis secus marginem in- 
structa. Bacca sordide viridis , setis rigidis apice glan- 
dulosis (neque aculeis) obsita. Ob pubem ad R. hu- 
rejense duxi, hanc speciem vero pro levi varietate R. 
Cynoshati habere mallem (quod etiam inerme occur- 
rit), sed donec meliora specimina praesto erunt, con- 
jungere noie. 

A R. aciculari S m. (altaico), quocum ab autore 
comparatur, R. hurejense magis differre videtur foliis 
crebrius serratis majoribus, fructu aculeate, style sta- 
mina superante. 

2. R. grossularioides. Ramis acute angulatis gla- 
bris; aculeis iufraaxillaribus ternis validis recurvo- 
patentibus, medio validiore; petiolis parce glanduloso- 
setosis laminam superantibus , lamina rotundata basi 
truncata vel subcordata, subtus ad origines nervorum 
parce pubera, superne pilis brevibus sparsis paucis 
obsita, margine passim parce glauduloso-ciHata, 3 — 
5-loba lobis obtusis obtuse grosse paucicrenatis; pe- 
duncuhs gracilibus parce glanduloso-pilosis 1- floris 
recurvis pétioles aequantibus; bracteis 2 — 4 evato-lan- 
ceolatis lanceelatisque inaequalibus parce ad margi- 
nem glanduligeris; pedicello peduuculo breviore caly- 
ceque extus glabris; receptaculo campanulato sepala 
reflexa oblonga intus ciliato-pubera aequante; petalis 
ovatis acutis duplo genitalibus paullo quam sepala bre- 
vioribus; antheris ovalibus; stylo cylindrico glabro 
apice bifide stamina aequante; bacca ovali glabra pur- 
purascente. 

Hab. in Nippon boreali: monte Kise (ItôKeiske! 
in herb. Siebold, steril.), et mediae silvis alpinis 
(Tschenoski! fl. frf.), v. gr. Fudzi yama, in silvis 
(frf.) 

Japonice: suguri (Itô Keiske 1. c.) 

R. Grossularia L. et R. aciciiîare S m. difi'erunt pe- 
dunculis brevibus, sepahs petalisque obovatis rotun- 
dato-obtusis, prius praeterea peduuculo calyceque dense 
villosis vel glandulosis foliisque utrinque aequaliter 
pubesccntibus, posterius aculeis sparsis numerosis 
floreque minore. Quoad foliorum forraam, maguitudi- 



351 



Bnlletin de l'/tcadëinie Impëriale 



352 



nem, pubem et colorem nostrum R. divaricato Dougl. 
persimile, sed hoc differt aculeis sparsis vulgo nume- 
rosis (in nostro nullis), pcdunculis 2 — o-floris, peta- 
lis obtriangularibus, styli pilosi ramis divergentibus. 
R. hirtellum Michx, R. oxyaccmthokles L.^R. Cynos- 
bati L. magis jam distant. 

Floriferorum et fructiferorum speciminum copia 
ante oculos est magna, differentias expositas probans. 
Rami vetusti teretiusculi, (cpidermide abstersa) atro- 
purpurei, floriferi graciles, pédales, acute angulati, 
pallide flavidulo-grisei. Folia 2 — 3 centim. longa et 
lata. Flos fere 10 mill. longus, ex siccocurarubedine 
virons. Bacca 10: 15 mill. magna. 

3. R. anibiguum. Semi-ad bipedale tortuosum sem- 
per inerme, ramis crassis hornotinis brève dense vis- 
cidulo pubesceutibus apice foliiferisflorigerisque, late- 
ralibus paiicis brevissimis ; foliis brève petiolatis petiolo 
laminaque saltem ad veuas dense subviscidulo-villo- 
sis, lamina orbiculata vel subreniformi sinu clause 
profunde cordata distincte vel subobsolete 5 — 7-loba 
circumcirca crenato-dentata, lobis dentibusque obtu- 
sis, utrinque inter nervos parce pubescente etsubvis- 
cidula, rarius glabrata; pedunculis singulis vel biais 
1-floris petiolo brevioribus,erectis, fructiferis recurvis, 
viscidulo-pubesceutibus; pedicello germine breviore; 
bracteis 2 ovatis; flore viridi amplo; receptaculo pel- 
viformi sepala patentia ovato-oblonga superante glabro; 
petalis lata basi sessilibus truncato-obovatis sepalis 
dimidiis lougioribus, quam genitalia brevioribus; an- 
theris ovalibus; stj'lo crasso cylindrico integro glabro; 
ovarii apice convexo; bacca ovaliglobosa calyce triplo 
breviore coronata pedunculum aequante longe dense- 
que glanduloso-setosa viridi. — R. Cynoshati Thbg! 
FI. Jap. 102. — non L. 

Hab. in truncis vetustis caducis arborum in silvis 
opacis alpinis «Jrtjjomae a«<s^ra?is»( S iebold!): Kiiisiu, 
in jugo Kuudsho-san, medio Junio fructiferum, Nip- 
pon: Fudzi yama, Aprili fl., Juuio frf., iinde cultum in 
Yedo et in hortulo meo Nagasaki, Martio florens; e 
Nambu Nippon horealis misit Tschonoski fl. 

Japonice: tenno m'me (in Kiiisiu), tenbai, yasjabi 
sjaku, ran bai (Itô Keiske, Midzutani Sugerok 
in herb. Siebold). 

Species loco crescendi et habitu mirabilis, inter 
Grossularia sane unica foliis ad apices ramorum cou- 
gestis amplis floreque subrotato instructa et bisce si- 



gnis magis ad Nigra {R. procumhens v. gr.) accedens, 
quam ad Grossularia. Ad hoc subgenus tamen sine du- 
bio pertinet ob flores singulos ebracteolatos, pedicellos 
cum flore non articulatos, antherac parietes tenues 
et apicem connectivi callo miuuto solido nec pervio 
iustructum. 

Folia firme membranacea, 4 — 6 centim. lata et 
longa vel latiora. Calyx diametro 1 5 millim. lutescen- 
tivirens, petala albida. Bacca pro subgenere parva, 
magnitudine R. néri, vix 10 mill. lougitudine attin- 
geus, vulgo brevior, subglobosa. 

Subgen. Bibesia DC. 

Frutices inermes vel rarissime aculeati, aculeis 
infraaxillaribus paullo tantum quam sparsi (dum ad- 
sunt) validioribus. Pubes varia. Racemi multiflori pe- 
dicellis abbreviatis cum flore articulatis ibique bi- 
bracteolatis (in R. fascicnlato pedunculus brevissimus). 
Bracteolae mox conspicuae mox minutao et tune saepe 
obsoletae , rarissime omnino déficientes , vulgo ante 
fructum deciduae, saepe tamen persistentes. Recepta- 
culum pelviforme, campauulatum vel rarius cylindri- 
cum. Sepala et petala patentia, rarius reflexa. Geni- 
talia sepalis saepissime breviora. Stylus vulgo crassus, 
integer, fissus vel partitus. Ovarii apex in nonnullis 
convcxus. — Flores saepius parvuli, baccae vulgo glo- 
bosae. 

Séries a. Nigra. 

Frutices saepe ampli, inermes, resinoso-odori. Folia 
c gemmis propriis ad apices ramorum disposita, ma- 
juscula, pube simplici vel subnulla, punctis resino- 
sis subtus conspersa. Flores racemosi e gemmis pro- 
priis lateralibus afoliis vel folio uno alterove ad basin 
evoluto, accedit rarius racemus singulus versus basin 
innovationum terminalium evolutus extraaxillaris. Ra- 
cemi multiflori. Flores hermaphroditi, modici, saepe 
pubescentes. Receptaculum (in uostris) campanulatum, 
rarius pelviforme. Sepala et petala patentia vel raro 
reflexa. Filamenta ligulata. Loculi antberae dorso toti 
connati, parietibus firmis, conuectivo apice pervio 
quasi l-poroso (poro distinctissimo vel in R. nigro 
europaeo minute). Stylus basi saepe conicus vel ovario 
apice convexo insidens. — Species in America boreali 
nec non meridionali occideutali numerosae, in declivio 
Oceanum Pacificum versus saepe speciosae, in Asia 



2d3 



des Sciences de Saint - Pët^ersboiirg. 



254 



boreali parciores et ex lus ima iii Europam borealem 
et centralem propagata. 



Raccmi spithamaei multiflori folia fiilcicntia 
si adsiint longe siiperantes. Bractcolae obso- 

letae , fructiis nigri Ji 

Jtaccmi 1 — 2-pollicaros phiriflnri. 2. 

2. Bractpolac liueares. 3. 
Bractcolae ovatac. 4. 

T). Eeceptaculum pelviforrac, pctala flabellata, 

Stylus bilidiis, folia glabciriraa 

Reccptaciilum campanulatum , petala ovata, 
Stylus intcger, folia subtus pi. m. piibera. . . 

4. Erectum. Folia subtus albotoraentosa, fruc- 

tus albus, Stylus gracilis intcger B. 

Folia utrinquc viridia, fructus rubri vcl fus- 
cesccutes. 5. 

5. Erectum, stjlus gracilis bifidus, sepala ae- 

qualitcr 3-ucrvia, bacca rubra B. 

Procumbens, stylus crassus brevis integer, 
sepala 1-costata, bacca lurida B. 



E. 



E. 



japomciim m. 

Bikuscha Fiscb. 
nigrum L. 
gravedens Bge. 

fragrans Pall. 
procumbens Pall. 



4. R. Japoiiicum. Ercctnin elatum, foliis longe pe- 
tiolatis subtus parce resinoso-punctatis et cinereo-pu- 
bescentibus, adultis rarius subtus virescentibns, la- 
mina cordata profuude 5 — 7 -loba lobis acuminatis 
grosse duplicato-subinciso-serratis, petiolo basi longe 
paleaceo-piloso; racemis spithamaeis erectiusculis 
valde multifloris pedicellisque bracteas subulatas su- 
perautibus erectis cum calyce rotato extus pubescen- 
tibus; rcceptaculo brevissimo, sepalis glandulosis obo- 
vatis petala brève unguiculata obtriangularia niulto 
superantibus; stylo bipartito; bacca nigra epunctata. 

Hab. in Yezo meridionali: ad declivia alpestria sil- 
vatica vallis prope fodinas plumbeas Idzi Nowatari, 
parce, luuio, Julio fl., Octobri frf. In Nqipou boreali: 
prov. Nambu (Tschonoski! fl.). 

Proximum 7?. hmcteosum Dougl. differt foliis vix 
ad costas puberulis subtus viridibus et crebriuspunc- 
tatis, profundius cordatis, lobis lougius acuminatis, 
bracteis spathulatis, receptaculo sepalis triplo tantum 
breviorc, pctalis rotundato-rhombeis, stylo bilobo, 
bacca majore valde resinosn-punctata, rore caesio 
obtecta. Cctcris partibus vero utraque spccies persi- 
railis. 

Frutex sexpedalis, folia magnitudine illorum R. 
hractcosi. Sepala pallide ex fusco virentia, petala sor- 
dide ochracea. 

5. R. nkjnm L.— Ledcb. Fl. Ross II. 200 (excl. 
synon. R. Bïkusclm et R. borcaîis). — Maxim. Prim. fl. 
Amur. 119. — Rgl. Fl. Usur. n. 204.— F. Schmidt, 
Fl. Amg. bur. 43. 



Ilab. in Mnndshuria: secus Amur fluvium, sed non 
usquc ad ostium; in silvis ad fl. Nemilen et Amgun 
(Schmidt!); ad lacum Hanka (Maack!); ad Schilkam 
inferiorcm in fruticctis et silvis humidis frequens. In 
flora Baicalensi-Dahicrica! , Sihiria orient ali: Kirensk 
ad Lenam, Ochotzk (Stubcndorff!), Altai, Songaria!, 
gubernio Tobolsk (Augustinowicz !), lirai!, terra Sa- 
mojedormn!, Lai^ponia rossica!, Rossia eiiropaea! et 
occidentem versus, ubi forsan saepe spontefactum. — 
Déesse videtur in Kamtschatka et Sachalino. 

Planta sibirica quam europaoa miserior, racemima- 
gis pauciflori, receptaculum sepala fere aequans, haec 
ovato-oblonga petala ovata basi vix altenuata duplo 
tantum superantia, antherae breviores poro majore, 
stylus gracilis, ipsa basi tantum conicus. 

Ludit ceterum (ad Schilkam fl., ubi vivum saepe ob- 
servavi) foliis subglabris olentibus cortice albido, in 
fruticetis siccioribus, foliis vix olentibus, glabratis vel 
pubescentibus, cortice albido vel cinereo, in umbro- 
sioribus humidis. 

6. R. DiJcuscha Fiscb. in Tarez. Fl. Baie. Dah. I. 
445. — Maxim. 1. c. 119. — Trautv. et Mey. Fl. 
Ochot. n. 139. 

Hab. in MandsJmria occideutali: Albasin (Maack!), 
Tninshakalia, variis locis (Turczaninow!), in palu- 
dibus muscosis Sibiriac maxime orieutalis (Stubcn- 
dorff!, Middendorff!). 

A praecedente benc distinctum: foliis glaberrimis, 
floris minoris receptaculo pelviformi extus epuuctato, 
sepalis latc ovatis, pctalis triplo calyce brcvioribus 
flabellato-obtriangulis, antheris rotundatis, stylo uano 
bipartito conico, bacca viridi succulenta (sapore R. 
nigri, ex Middendorff Sib. Reise IV. I. 692.) vel 
azureonigra (unde nomcn rossicum: Ribcs azureum, 
cmnn cMopoAUHa, sapore baccarum Vaccifii idiginosi 
ex Tarez.). Foliorum lobi acuminati vero occurrunt 
saepe etiam in Ribcsi nigro. — Ledebour cum R. ni- 
gro conjunxit, quia a Turczaninow sub nomine R. 
Bïkusclm errore quodam spécimen prioris acceperat. 

7. R. procumbens Pall. Fl. Ross. II. 35, t. 65. — 
Ledeb. 1. c. 198. — Turcz. 1. c. 446.— Maxim. Le. 
117.— Trautv. et Mey. 1. c. 42. 

Hab. in Mandslmria boreali: circa sinum de Ca- 
stries; ad ostium fl. Alyn (Schmidt!); ad Amar su- 
periorem in paludibus; ad Schilkam inferiorem fre- 
quens; in fl. Baicalensi- Bahurica! ; Sibiria maxime 



355 



Bulletin de l*ytcadëinic Impériale 



256 



orientali (Aldan!) usque ad marc Ochotense (Ajan, Ti- 
ling!), nec non in Allai! 

Rossicc in Dahnria: mochowka i. c. in muscosis 
crescens (ex Pallas in sched.) 

Floribus purpurascentibus, interdura atropurpu- 
reis, minoribus, minus apertis, a simili R. fragrante 
statira distiuctum. — Calyx semper purpurascit, sed 
pilis obtectus saepe griseus videtur. Sepala saepis- 
sime Costa unica distinctissima percursa, rarius ver- 
sus basin occurrunt nervi subobsoleti 1 — 2, quum in 
omnibus cetcris Ribesibus nostris et plerisque exoticis 
nervi in quovis sepalo quini subaequicrassi , tenues, 
mox in rames divisi. Petala rhombea cum ungue lato 
brevi vel longiusculo, vulgo latiora quam longa, inter- 
dum ob unguera longiorem longiora quam lata, semper 
atropurpurca. Stylus brevis crassus indivisus. Baccae 
rufescentes (Si e ver s in scbed.), viridifuscae vel ru- 
brofuscae, illis R. nirjn duplo majores, sapidissimae 
(ex Turczaninow). 

8. R. fragrans Pall. in N. Act. Petrop. X. 377. t. 
9._Ledeb. 1. c. 197. (excl. var. p.).— Turcz. 1. c. 
447. _F. Schmidt 1. c. 42. — Rgl. et Til. 1. c. 

Hab. in Mandslmria boreali: ad ostium fl. Alyn 
(Scbmidt!); in Sibiria maxime orientali: Ajan (Ti- 
ling!), inter Ochotzk et Aldan (Turczaninow!), ad 
aestuarium fl. Aldan (hb. Pallas!); in Daliuria: in 
montibus excelsis lapidosis inter Schilkam et Argun fl. 
copiose (Turcz!), in Transhaicalia: in rupibus alpium 
Urgudei et Bucbat (Turcz!). 

Stylus conicus bifidus. Baccae rubrae ex sched. 
herb. Pallas, illis R. nigri simillimae ex Turczani- 
now, qui autem ipse non vidit. 

9. R. graveolens Bge Suppl. Alt. 19. — Turcz. 1. 
c. 447. — R. fragrans var. ^. Ledeb. 1. c. 

Hab. in Sibiria Baicalensi: in alpibus ad fl. Oka 
(Turczaninow!), in montibus iSsojwfe's (Lessing!), 
in Altai (Salessow!, Schangini, Geblerl, Bunge!). 

Stylus ipsissima basi tantum conicus, ceterum cy- 
lindricus, apice intcger vel brève bilobus. Quo signo, 
nec non bacca albida et foliis subtus albotomentosis a 
praecedeute distinguendum, eo magis quum transi- 
tus inter folia glaberrima R. fragrantis et subtus al- 
botomentosa R. graveolentis hucusque a nemine ob- 
servât! sint. 

Séries b. Euhra. 

Frutices saepe ampli, inermes vel rarius aculea- 



tissimi. Folia ut in praecedentibus, punctis resinosis 
autem nullis. Pubes simplex vel interdum (praeser- 
tim ad inflorescentiam) glandulosa. Racemi multiflori 
floribus parvis vel raodicis. Receptaculum pelviforme 
vel campanulatum. Sepala et petala patentia, raris- 
sime reflexa. Genitalia iuclusa, in unico ob sepala re- 
flexa exserta. Filamenta subulata. Antherae rotunda- 
tae didymae, loculis a se invicem liberis, connectivo 
brevi exappendiculato. Baccae globosae, glabrae vel 
rarius setosae. — Species haud numerosae, vix non 
omnes in hemisphaerio boreali indigenae. ') 

Inermia. 2. 

Aculeatissimum , folia setosa B. horridum Eupr. 

2. Genitalia c calyce reflexo exserta B. miiltiflorum Kit. 

» inclusa. 3. 

3. Bacca glanduloso-setosa B. laxiflorum Pursh. 

» glabra. 4. 

4. Stylus cylindricus. 5. 

» conicus. 6. 

5. Pubes setosa et glandulosa, flos atropurpu- 

reus, receptaculum campanulatum B. Meyeri m. 

Pubes mollis, receptaculum pelviforme, flos 

viridis B. riibrum L. 

G. Truncus erectus ramosus elatus, receptacu- 
lum campanulatum B. petraeum Wulf. 

Truncus hypogaeus repens, rami subsimpli- 

ces humiles, receptaculum pelviforme B. triste Pall. 

10. R. liorridum Rupr. in Maxim. Amur. 117. 

Hab. in Mandslmria orientali: circa sinum Hadshi 
(Scbrenck!); SacJialin: prope fortalitium Tichme- 
new ad sinum Patientiae, secus rivulum Czernaja 
(Mitzul! 1872. med. Auguste fructu delapso). 

A R. lacustri Poir. differt tantum foliis utrinque 
rigide et crcbre setosis et solito fere duplo majoribus 
profundiusque divisis. Sed specimina Sitchensia, a Ti- 
lingio nuper accepta folia aequimagna et aeque pro- 
funde divisa ostendunt. Racemi, bracteae, pedicelli, 
pubes inflorcscentiae omnino eadem , neque differt pu- 
bes baccae: pili glandulosi, a me olim pro fructibus 
R. horridi vindicati, occurrunt interdum etiam in bac- 
cis R. lacusfris. Verosimiliter igitur nil nisi varietas. 
Sed quum setas foliorum nunquam in R. lacustri vi- 
der im et flores hucusque ignoti sint, melius duxi pro 
specie propria enumerare. — Adest utriusque speciei 
affinitas etiam cum sequente, ubi etiam fructus setosi 
sunt. 

R. lacustre Poir. ad Grossidaria hucusque duceba- 
tur ob aculeorum praesentiam, sed racemi multiflori 



1) Nisi hue ducenda Bïbes sp. c N. Granada. Liuden. 1107 et 
Bibes sp. c Piehincha, Jameson. 621. 



257 



des Sciences de Saint- P<^tersbourg:. 



35$ 



subapliylli, podicelli articulati bibracteolati et anthe- 
rarum structura suadent locura inter Buhm, quibus 
etiam R. honiditm adnumeranduin. 

11. iî. laxiflonm Pursh, — Torr. et Gray FI. N. 
Am. I. 550.— A. Gray. On the bot. of Jap. 338.— 
B. affine Dougl. — Bongd. Veg. Sitcha, 138. — F. 
Schmidt. FI. Sacbal. 132. 

Hab. in Tezo boreali: ad promontorium Soya 
(Small ex A. Gray); ins. Sachalin, collibus humidis, 
Juuio fl., Julio M. (Schmidt! et Glehn!), prope Ku- 
sunai (MitzuU), nec non in Sitka (Eschscholtz! 
Tiling!), Oregon (Scouler!), moutibus Scopulosis 
(Parry! 18fil. s. n. R. prostrati distributura). 

Vix a 7?. prostrato l'Her., quocum a Hookero 
conjungitur, distinguendum petalis late fiabelliformi- 
bus calyceque purpurascentibus (plus minus viridulis 
in pi. Parryana et sachalinensi) et stylo bipartite nec 
profunde bifido , sed petalorum forma in Rïbesibus sat 
variabilis, styli autem non rêvera connati, sed potius 
connexi et facile soluti , raagis vel minus fissi variant 
(simili modo ut in R. midtifloro vel în FMladelpJd spe- 
ciebus). 

Verum R. prostratum a montibus Scopidosis orien- 
tem versus ad Terram Novam et ad Pennsijlvaniam 
usque crescit. 

Planta Stelleri ex Sibiria orientali, a Ledebour et 
A. Gray non sine dubio hue ducta, ex racemis lon- 
gissimis erectis, foliis, statura et fructu nigro, de cu- 
jus setis omnino tacet Stellerus, potius ad R. brac- 
teosum spectare videtur. Sed neutrum ex ipsa Sibiria 
vidi. 

12. R. nmltifloritm Kit. in Schult. Fl. Oestr. I. 
433. — Ramis glabris, foliis cordato vel subcordato- 
rotundis 3 — 5-lobis inciso-dentatis lobis obtusis acu- 
tis vel acuminatis, supra parce pubescentibus demum 
glabratis, subtus praesertim ad venas molliter ad- 
presse villosis vel subtomentosis, primum cancscenti- 
bus demum subglabratis virentibus; racemis densiflo- 
ris erectis dein nutantibus vel nutantibus demum pen- 
dulis rhaclii pubescente; bracteis pedicello breviori- 
bus; receptaculo brevi campanulato, sepalis patenti- 
bus subreriexis viridibus vel subrubentibus obovatis 
ciliatis passira denticulatis; petalis cuneatis truncatis 
subaequilongis ac latis, calyce duplo brevioribus; sta- 
minibus styloque bifido vel bipartito calyce sublongio- 
ribus exsertis; baccis globosis rubris. — Bot. mag. 

Tome XIX. 



2368.-7?. vitifolium Host Fl. Austr. I. 308.— 
R. nrceolaium Tausch in Flora 1838. 720.— B. 
Roeseri Orphan. in Boiss. Diagn. — R. spicatum 
Vis. Fl. Dalmat. III. 142. — non Robson. — Neilr. 
Nachtr. 206. — E. petraeum var. p. Bertol. Fl. Ital. 
II. 680. excl. syn. Robson. 

Varietates distinguo très: 

a. typicmn: foliis subtus subtomentosis, lobis obtu- 
sis vel acutis, racemis densis nutantibus, mos pendu- 
lis, floribus viridibus. — R. multiflorum Kit. — R. 
Roeseri Orphan. 

Hab. in Italia: Apennino Umbro, Sardinia média 
(Bertoloni), Apulia! (hb. Schrader et Mertens), 
Dalmatia (Visiani), Croatia (Tixusch\, Welwitsch!), 
Graecia: Chelmos prope Stygem (Orphanides! Fl. 
Gr. exs. 213) et diu colitur in hortis Bohtmiae ex 
Tausch 1. c. 

p, urceolatum (Tausch sp. pr.): foliis subtus villo- 
sis lobis obtusis vel acutis, racemis magis laxifloris 
nutantibus, floribus ex viridi purpurascentibus. 

Colitur in hortis Bohemiae (Tausch!). 

Y. mandshurîciim: foliis subtus villosis vel subto- 
mentosis lobis plerumque tribus acuminatis acutius 
dentatis; racemis primum erectis densis dein nutanti- 
bus laxiusculis, floribus virescentibus. 

Hab. in Mandshuria: montibus Bureicis (Radde! 
fl.); ad Usuri superiorem, in jugo silvestri inter Daï 
Ssitucha et Waïnfu, ad rivulos, nec non circa planta- 
tiones P. Ginseng secus ipsum Usuri fluvium, fine Maji 
fl. et deflor. ; in montium jugo inter fontes fluviorum 
Li-Fudin et Dadso-scbu, ad margines silvarum, cum 
Rïbesi rtibro, sat rarum, init. Junii fl. incip. In China 
boreali: in montibus a Pekino occidentem versus, ad 
rivulos (Tatarinovv! fl.) et orientem versus, ante mu- 
rum magnum (Fritsche! 1873.) 

Varietatem ^., in Asia orientali crcscentem, post 
exactissimam comparationem signis datis tantum dif- 
ferre inveni. Styli bifidi et bipartiti, stamina aequan- 
tes vel pauUo superantes, petala apice rectilineo-trun- 
cata et subrotuudata, angulis acutis vel obtusis, sepa- 
lis duplo vel plus duplo breviora, occurrunt tam in y. 
quam in ceteris varictatibus. 

Frutex mandshuricus occurrit 4 — 7-pedalis. Bac- 
cas non observavi. 

13. R. petraeum Wulf. in Jacq. Miscell. II. 36. 
— Led. Fl. Ross. II. 198 c. syn. — R. Biebersteinii 

17 



359 



Bulletin de l'jlcadéinle Impériale 



360 



Berl. in DC. Prodr. III. 282. — B. atropurpureuni 
G. A. Mey. in Ledeb. FI. Alt. I. 268.-^2. triste 
Turcz. FL Baie. Dah. I. 444. — non Pallas. 

A B. nibro L. saepe simillimo tute distiuguenduin 
tantum stylo basi late conico néque cylindrico. Om- 
nia cetera signa ad dignosceudas lias duas species 
adducta interdum fallacia inveniuntur, v. gr. foliorum 
lobi in B. petraeo acuti vel acuminati taies rarius ob- 
viam veniunt etiam in B. rubro, sepala B. petraei ci- 
liata variant rarius (in Germania, Altaï) haud ciliata, 
suberecta sunt in B. petraeo, patentia in B. ruhro, sed 
post antbesin etiam in hoc eriguntur, receptaculum 
subcampanulatum B. petraei, pelviforme B. ruhri post 
antliesin posterions difficillirae quoad forniam eru- 
endum, deniqne flores purpurascentes racemis elonga- 
tis inveniuntur in B. petraco non raro etiam subviri- 
duli racemis non longioribus quam in B. ruhro. Racemi 
erecti occurrunt frequentiores in utroque. — Commode 
igitur utraque species statim diguoscenda tantum in 
Germania, ubi hic B. ruhnim sativum illic B. pe- 
traeimi typiciim crescit, in Asia autem utrumque tam 
variabile, ut formae nonnullae utriusque sibi invicem 
simillimae sint. 

Reichenbach Fi. excurs. II. 562. B. petraeum 
coUocat in sectione Botryocarpi Kze, cui adscribit 
ovarii apicem exsertum, sed styli basis conica non 
est ovarii apex, quia farcta neque cava est ovulisque 
caret. 

. Formae B. petraei sequentibus varietatibus subsu- 
niendae: 

a. typiciim: foliis subtus ad venas vel totis parcius 
pubesceutibus, floribus purpurascentibus vel ex pur- 
pureo viridulis. 

Hab. in alpibus Europae a Pyrenaeis! ad imperium 
Austriacum!, Caucasol, Alatau transiliensi (Seme- 
now!), 8ongaria\, AUai], fl. Baicalcim-T)almrica\, 
Mandshuria, rarius, in faucibus rivulorum secus fl. 
Li-Fudin (Usuri affluentem), in silvis, nec non Hi- 
malaya orientali (Griffith! 2467. fl.). 

Flores saepissime purpurascentes, sed cultum e se- 
minibus sibiricis in horto Petropolitano protulit flo- 
res viridulos. Petioli occurrunt basi parce setosi , ra- 
rius toti setoso-pilosi (in transbaicalensibus), et api- 
cem versus subglandulosi (ibidem), pube laminae molli 
tenui, sed folia plantae Mmalaicae superne pilis cras- 
siusculis adspersa, in modum B. Meyeri. 



Bracteolae ad basin floris, quo siguo b. Meyer B. 
petraeum a suo B. atropurpureo (B. Biebersteinii) di- 
stinctuni credidit, etiam in priore saepe sunt obsole- 
tae. 

p. tomentosum Maxim. Prim.fl. Amur. 118. u. 300: 
foliis subtus cinereo-tomentosis, floribus purpureis vel 
rarius ex purpurascente viridulis, saepe nonnihil ma- 
joribus et extus parce pubesceutibus. — F.Schmidt. 
Fl. Amg. bur. 43. 

Hab. in Mandsliuria orientali: ad Alyn et Burejam 
superiorem (F. Schmidt!); secus Amur meridionalem 
et inferiorem; ad affluentem Usuri superioris Li-Fu- 
din, in silvis non rarum; inter fontes Li-Fudin et Da- 
dso-schu ad margines silvarum acerosarum sat rarum ; 
ad superiorem partem fl. Wai-Fudin, in silvis mixtis, 
init. Junii florens; Possjet, ad declivia littoris haud ra- 
rum, Julio fr. nond. mat.; in SachaUn, prope Arkai 
(F. Schmidt! sub B. rubro); Yezo: ad margines silvae 
ad aquaeductum prope Hakodate et alibi, sat frequens, 
medio Majo florens. 

In planta japonica flores intense purpurei, racemi 
elongati, in mandshurica mox taies (forma 1. Maxim. 
1. c), mox viriduli racemis brevioribus (forma 2. Ma- 
xim. 1. c), in sachalinensi tantum flores viriduli huc- 
usqueobservati. In universum forma 1. locis subalpinis, 
forma 2. locis frigidioribus vel alpinis propria videtur. 

Var. p. occurrit parum ramosa tripedalis inumbro- 
sis alpinis, vel 7-pedalis ramosissima in silvis aper- 
tioribus. 

14. B. Meyeri: ramosum elatum , ramis graci- 
libus fuscocinereis vel fusconigris lucidis , petiolis 
basi parce setosis longioribus quam lamina ambitu 
cordatoorbiculata 5-Ioba lobis 3 terminalibus diver- 
gentibus acuminatis basales acutos multo superanti- 
bus, omnibus incisoserratis serraturis mucronulatis, 
superne pilis crassis paleaceis adpressis adspersa, sub- 
tus ad nervos jiarce petiolique apicem densius et lon- 
gius setis crassis apice glandulosis obsessa; racemis 
basi nudis nutautibus laxifloris glabris, bracteis ova- 
tis pedicello brevissimo subduplo brevioribus; flori- 
bus intense purpureis , receptaculo breviter cylindrico 
calycem erectum ciliatum aequante , sepalis obovatis; 
petalis quam sepala duplo brevioribus quadrangulo- 
oblongis truncatis eveniis, staminibus styloque cylin- 
drico bilobo calyce brevioribus; bacca glabra glo- 



261 



des Scieiiees de Saint - Pëtersbourgf. 



302 



bosa. — 7?. afropurpureim (j. C. A. Mey. in Ledeb. 
FI. Alt. I. 268. 

Hab. in Alfai, ad fl. Ulegumen magnum (Bu iige), 
Alatau transiliensi (Semenow!), non procul a Pekino 
Chinae borealis (Tatarinow! fl.). 

Simillinium R. petraeo, sed stylo cylindrico jR. rM?)n' 
instructum; a priore praeterea petalorum forma, ca- 
lyce cyliudrico et vulgo pube crassa paginae utriusque 
foliorura distiiictum videtur. 

Folia majora 2 '4, minora l'(, pollices lata et toti- 
dem circiter longa. Flos 6 mill. longus. 

15. B. rubrum L. Cod. 1627. 

a. sathmm Rchb. 1. c. 562 : foliis juvenilibus pu- 
bescentibus adultis glabratis lobis saepissime obtusius- 
culis, racemis pendulis glabris (in spontefactis rarius 
pubescentibus). — Syme iuSowerby.Engl.bot. éd. 2. 
II. 41. 

Hab. in Europa média vix non semper spontefac- 
tum; vidi e Gallia (Mâcon), Helvéf^ia, Bontssia boreali 
et orieutali, Bohemia, gub, Orel, praeterea e Sibiria 
altaica! (Smejof, Ledebour!), Himalaya occidentali 
(Royle! — R. riibrum Hook. f. et.Thoms. Praec. ad 
fl. lud. in Journ. Linu. soc. II. 89.). 

p. silvestre Rchb., Syme 1. c. 43: foliis juvenili- 
bus adultisque subtus cinereo-tomentosis vel adultis 
racemisque erectis vel cernuis minus multifloris pu- 
bescentibus bis rarius glabris; foliorum lobis obtusis 
acutis vel brève acuminatis. — R. rubrum a. §. y. et 
8. Turcz. Fl. Baie. Dah. ï.44:3. — R.r.(jlabeUum 
Trautv. Enum. pi. Schrenk. n. 459. — F. Schmidt. 
Fl. Amg. bur. 43. — Fl. Sachal. 132. 

Hab. in Europa média et boreali (vidiex^w^^iabo- 
reali, Suecia, Polonia, Livonia, Ingria, Lapponia, 
terra Samqjcdorum, gub. Simbirsk, Perm et cet.); in 
Caucaso (C. A. Meyer, Ruprecht); in Sibiria al- 
taica!, alpibus Thian-schan! , Songaria!, Sibiria baica- 
lensi! et maxime orientalU, Dahuria!, tota Mandshu- 
ria!, Sachalino! et Kamtsckatka (Erman!). 

Planta europaea folia nunquam tam cinereo-cana ha- 
bet ac asiatica, sed occurrunt etiam in Asiaindividua 
foliis imo racemis glabratis, qualia a var. a. tantum 
racemo erccto distinguenda. 

•y. subgland alosum: ut praecedens, sed pubi molli 
petiolorum et racemorum admiscentur glandulae pau- 
cae subsessiles vel brève pedicellatae, stylus stamina- 
que breviora, flores rarius cum rubedine viresceutes. 



Hab. in Sibiria maxime orientait: inter Alach Jun 
et Judomskoi krest (Turczaninow!), ad Nelkau (Stu- 
bendorff!); in MandsJmria occidentali: ad Schilkam 
inferiorem et in jugo Bureico (Radde!); in America 
boreali frigida (Hooker!): Sitka (Tiling!), Saska- 
tschawan (Bourgeau!). 

S. bracteosum: foliis sublatioribus quam longis lo- 
bis obtusis terminal! vix prominente, margiue ciliatis; 
petiolis et interdum basibus iiervorum utrinque pedi- 
cellisque puberulis et glandulis brève pedicellatis ad- 
spersis; racemis erectis, floribus viridibus, bracteis 
obovatis inferioribus pedicellos aequantibus , mediis pe- 
dicellos dimidios superantibus, sumniis duplo brevio- 
ribus; pedicellis flore sublongioribus;sepalisdepresso- 
rotundatis stamina stylumque crassum duplo superan- 
tibus; ovarii apice convexo. 

Hab. in Nippon boreali: Nambu (Tschonoski! fl.). 

Fere species, sed var. -y. nimis similis. Flores viri- 
des, rotati. Frutex videtur humilis parum ramosus, 
verosimiliter in alpibus altis crescens. 

R. rubrum L. ludit a tripedali ad 10-pedalem alti- 
tudinem et speciem unicam generis circumpolarem 
sistit. 

R. spicafum Robs. in Trans. Linn. soc. III, 240. 
tab. 21. (v. sp. a Lindley communicatum), ex Syme 
1. c. 44. vix non unico frutice notum, ideoque potius 
lusus quam varietas censendum, ad R. rubrum L. du- 
cendum est ob stamina inclusa et stylum cylindricum, 
neque ad R. muUiflorum Kit. neque ad R. petraeum 
Wulf., ut habent autores nonnulli. 

16. R. triste Pall. in Nov. Act. Petrop. X. 378.— 
R. tnelancholicum Siev. ex Pallas. — R. propinquum 
Turcz. in Bull. Mosc. 1840. 70. —Maxim. 1. c. 
119. — R. rubrum propinquum Trautv. et Mey. Fl. 
Ochot. 138. — R. rubrum rubellum Rgl. et Til. Fl. 
Ajan. 118. 

Hab. in (S/'èma (Sievers! 1796. in herb. Stephan, 
et cuHum ex horto Saraevillano in herb. Pallas!) 
maxime orientali\ \]im (Tiling!), Ochotzk (Walront!, 
Turczaninow!), inter Alach Jun et Judomskoi krest 
(Turcz.!), ad fl. Utschur (Stubendorff !), Udskoi 
(Middend.!); in Sibiria arctica: ad Jenissei inferio- 
rem (F. Schmidt) et Boganidam (Middendorff); in 
Mandslmria boreali et alpina: ad Schilkam inferiorem 
(Radde!), ad fl. Jaï prope pagum Pedan, circa Ma- 
riiusk et sinum de Castries (ipsc), in jugo Bureico 

17* 



363 



Bulletin de l'Académie Impériale 



364 



in ins. Kurilis 



ad Amur raeridionalem (Radde!); 
(Turcz.!). 

A Eibesi riibro L. et B. petraeo Wulf. bene diver- 
sum. Trunci subterranei repentes emittunt ramos sub- 
simplices crassos pédales, rarius bipedales, cortice 
laxo papyraceo lamiuis longis facile secedente quasi 
alatos. Tegmenta gemmarum plerumque dorso tomeu- 
tosa. Folia saepissime latiora quam longa, glabra vel 
subtus ad venas vel rarius tota subtus subincanopu- 
bescentia. Racemi erecti satis pauciflori. Flores pur- 
purei vel sordide viriduli. Receptaculum late pelvi- 
forme. Calyx rotatus, ciliatus vel nudus, sepalis ro- 
tundatis. Petala cuneato-quadrata vel cuneato-flabel- 
lata. Stauiina atque stylus totus conicus calyce di- 
stincte breviora. Baccaè globosae rubrae. 

Variât igitur simili modo ac B. petraeum, a quo 
tantum differt, praeter habitum peculiarem, recepta- 
culo pelviformi, calyce rotato, sepalis petalis et geni- 
talibus brevioribus et stylo toto neque dimidio tantum 
conico, vel brevibus verbis toto flore abbreviato. — 
Sed flos tali modo abbreviatus observatur etiam in va- 
rietatibus B. rubri nonnullis. Quaeritur igitur , anne 
B. triste Pall. mera forma alpiiia et arctica sit B, pe- 
traei? — Bougard et Meyer (FI. Alt. suppl. 35. u. 
116), specimiuibus Sieversianis examinatis, B. atro- 
purpureum C. A. Mey. jam pro varietate B. tristis 
Pall. declaraverunt. 

Huic opinioni autem si asseutimur, vix etiam non pos- 
suraus, quin,similitudine perfecta B. rubri p. formae 
foliis subtus subtomentosis cum B. petraei p. forma 2. 
(flore viridulo) in meute habita, etiam B. rubrum L. 
cum B. petraeo jungamus illisque B. Meyeri addamus. 
Talem vero polymorphiam in génère valde naturali, 
ubi cujusdam sectionis species signis levioribus tan- 
tum distinguendae, admittere vix fas est. 

Séries c. Alpina. 

Frutices interdum ampli, inermes vel aculeati. Pu- 
bes simplex vel saepius viscido-glaudulosa. Rami secus 
totam longitudinem foliati ob flores ex iisdem gem- 
mis cum foliis ortos. Folia parvula, rarius (non tamen 
in nostris)modica. Flores, in una specie brevissime, race- 
mosi,minuti,polygamo-dioici. Bracteae sàepeque brac- 
teolae amplae scariosae, demum deciduae. Ovarium 



tens. Genitalia brevissima. Antherae latiores quam 
longae, didymae, loculis tamen fere totis connatis. — 
Species in Asia central! et occidentali vigentes, unica 
Asiae orientali propria, una in Europam borealem et 
alpinam totamque As'tam borealem exteusa. Americae 
exsuies videntur, nisi B. resinosum Purshii, ex Ame- 
rica boreali memoratum, sed a nemine postea inven- 
tum et merum B. orientaUs Poir. synonymon, pro 
cive americajio sumendum, vel forsan inter species 
Americae meridionalis parum investigatas nonnuUae 
hue ducendae erunt. 

Pedicelli ob peduncuhim brevissimum hand 

essertum quasi fasciculati B. faseieulaUtm S. Z. 

Flores distincte racemosi. 2. 

2. Inermc. Flores minuti viriduli R. alpinmn L. 

Aculeata. 3. 

3. Folia basi cuneata, flores minuti viriduli. . B. Diacantha Pall. 

B » truncata, û. maj\usci\\i TuhelU... B. piilcheUum Turcz. 

17. B. fasciculatum Sieb! Zucc. FI. Jap. fam. nat, 
I. 189. — Miq! Prol. fl. Jap. 264. 366. u. 173.— 
Glabratum (vel p. \)ubescens) robustum patentim ra- 
mosum ramis validis strictis; foliis opacis ad basinpe- 
tioli dilatatam longe ciliatis petiolum subaequantibus 
basi truncatis aequilongis ac latis 3 — 5-lobis inciso- 
sÈrratisque, lobis late cuneato-ovatis ; floribus glabris 
racemo incluso brevissimo quasi fasciculatis, J 3 — 5 
longius, Ç 1 — 2 brevius pedicellatis, omnibus vix 
exsertis; bracteis ovatis pedicello brevioribus; recep- 
taculo pelviformi, sepalis ovalibus petala orbiculata 
multo superautibus, filamento antherâ breviore, stig- 
matibus amplis capitatis vix discretis; bacca globosa 
coccinea pedunculum vix superante. 

Hab. in Japoniae (Buerger! Ç et frf.) alpibus, v. 
gr. alpe Nikkoo (fl. 6) et colitur in bortis yedoëusi- 
bus, medio Martio florens, Julio fructiferum. 

Japonice: yabu san dzassi, kihiyodori, shiyoigo (ex 
Siebold herb.). 

Frutex ad quadripedalis , fructifer foliis bipolli- 
caribus, florens seniipollicaribus onustus. Folia fere 
illa B. alpini L., sed firmiora, laete viridia, lobis et 
serraturis obtusioribus, juvenilia subtus ad nervos pu- 
bera, demum saepius glabrata. Flores toti viriduli, 
illis B. alpini aequimagni , masculi ob sepala longiora 
femineis paullo majora. Baccae dulcedulo-mucosae, 
araoene coccineae. 

p, chinense: petiolis vaginis foliisque subtus mol- 



floris masculi filiforme, unde pedicelli fl. <S quasi me- liter pubesceutibus, bis superne ita ut pedicelli parce 
dio articulati. Receptaculum pelviforme. Calyx pa- j pilosulis. 



365 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:» 



366 



Hall, in China horeali (Fortune! 1846. J\^ 31. 
fl. <S). 

De affinitate R. fasciculati silent Siebold et Zuc- 
carini, Miqiiel Grossulariis adnumerat, primus lo- 
cum veruni, inter Alpina nenipc, assignavit C. Koch 
in Demlrol. I. 659. 

18. K alpimim L. Cod. 1628. — Gracile parvifo- 
lium raniosissimum ramis teuuibus subflexiiosis, pe- 
tiolis basi aequalibus raceniisque plus minus dense 
glanduloso-pilosis ; foliis subtus lucidis (rarissime opa- 
cis) ad venas utrinque pilosis, basi truncatis, saepius 
lougioribus quam latis, 3-lobis inciso-serratisque lobo 
medio vulgo productiore omnibus obtusiusculis acutis 
acumiuatisve; floribus racemosis glabris longiuscule 
pedicellatis bracteas oblongas subaequantibus; recep- 
taculo pelviformi; sepalis ovatis ovato-oblongisve pe- 
tala cuneata subtruncata multo superantibus , filamen- 
tis antliera aequilongis vel longioribus; stylo apice 
plus minus (interdum fere ad médium) fisso stigmati- 
bus capitatis ; bacca globosa vel rarius ovali coccinea 
pedicellum superante. 

a. curopaeitm: petiolis raceniisque saepissime dense 
glanduloso-pilosis, foliorum lobis vulgo obtusiusculis, 
bacca globosa vel subglobosa. 

Hab. in Eiiropa boreali et média, a Scandinavia ad 
Ural et in alpibus meridionalibus, in Caucaso!, Turke- 
stania! , circa Baikal et Selengam (P allas), Kani- 
tscJiatka (S te lier). 

Specimina sibirica nunquam vidi. Si rêvera in Si- 
biria occurrit, forsan ad sequentem varietatetn pertinet. 
Planta europaea satis variabilis et a Reicheubacbio 
olim in species plures dirempta est. 

p. mandslmricmn: petiolis racemisque parcius glan- 
duloso-pilosis vel rarius simpliciter pilosis, foliorum 
lobis saepissime acutis, flore paullo minore, bacca 
ovali. 

Hab. in Mandshuriae jugo littoral!, plagis magis 
meridionalibus: in vallibus fluviorum Li-Fudin, Da-dso- 
schu et Wai-fudin, praesertim versus fontes frequens, 
in silvis acerosis vel mixtis, Junio florens, Julio, Au- 
guste frf., nec non in jugis silvaticis circa sinum Vi- 
ctoriae: ad Suifun fl. (Scbmidt!), in umbrosissimis 
silvarum Wladiwostok, secus rivulos in silva frondosa 
densa circa aestuarium Deans Dundas, frequens, Au- 
guste, Septembri frf. 

A planta europaea parum ditiert ramis tenuioribus, 



glandulis parcioribus et fructus forma, nec non lobis 
foliorum acutis. Dantur etiam inter europaea speci- 
mina quae bis vel aliis partibus simillima, praesertim 
in umbrosis alpinis. Neque fructus forma valdc con- 
stans videtur. Vidi enim baccas fere oblongas cum 
ovalibus et rarius globosis in codem specimine, neque 
desunt fructus ovales etiam in europaeis, ita ut Dou 
(Gard. Syst. HL 186.) fructum imo dicat ellipticum 
esse. 

Y- japonicum: petiolis racemisque parce glanduloso- 
pilosis, foliis utrinque opacis subtus ad venas vulgo 
glabris ad axillas membi'anula obtectas villosulis, 
supra sparse pilosis et ad venas puberulis, lobo medio 
lateralibus saepe duplo longiore omnibus grosse inci- 
sis serratisque: serraturis lobisque omnibus saepis- 
sime acuminatis rarius acutis; flore minute; bacca 
globosa. 

Hab. in Nippon mediae silvis subalpinis et alpinis, 
V. gr. Hakone, Fudzi yàma. 

A typico primo aspectu foliis miuoribus et magis 
laciniatis tam diversura, ut distincta species videatur. 
Sed possideo, praesertim in alpinis lecta specimina 
non magis quam in var. p. laciniata, deinde exempla 
hortensia europaea ante oculos sunt fere ita laciniata 
ut in 7. Stylum video ad médium, in ceteris varieta- 
tibus apice tantum fissuni, filamenta antheras supe- 
rantia. 

B. laciniatum H 00k. f. et Th. (Griffith! distrib. 
Kew. 2465) differt a var. 7. calycis laciniis lanceola- 
tis acuminatis, antheris scssilibus et foliis subtus gla- 
berrimis. E. luridim H 00k. f. et Th., mihiexdescrip- 
tione tantum notum, et R. glaciale Wall., cujus vidi 
specimina a Royle, Thomson, Strachey et Win- 
terbottom collecta, yalde R. alpino affinia videutur, 
difierunt praesertim foliis glaberrimis, in R. glaciali 
majoribus, floribus fuscis vel castaneis aliisque notis. 
19. R. pulchellum Turcz. in Ledeb. Fl. Ross. 11. 
1. 196. et in Fl. Baie. Dah. 1. 442. — Robustura mi- 
crophyllum aculeis stipularibus et nonnullis sparsis ar- 
matum vel subinerme, subglabratum; petiolis aequali- 
bus; foliis superne pube parca molli mox evanida in- 
structis postea glaberrimis, utrinque opacis, basi trun- 
catis, sublongioribus quam latis vel aequilongis ac latis 
trilobis, lobis obtusis medio parum provectiore omnibus 
obtusiuscule inciso-serratis; racerais pubesceutibus et 
subglandulosis; bracteis oblougis flores glabros (ruben- 



367 



Balletin de l'Académie Impériale 



S6§ 



tes, rarius viridulos) aequaiitibus; receptaculo pelvi- 
formi; sepalis ovatis petala suborbiculata multo supe- 
raiitibus;filaiuentis anthera sublongioribus; stylo apice 
fisso stigmatibus eapitatis; bacca globosa coccinea gla- 
bra pedicelliim siiperante. 

Hab. in Transhaiculia ad fl. Czikoi (Turczani- 
now!); in Mongolia chinensi (Kirilow!): a Kalgan oc- 
cidentem versus in monte Schara hoda, nec non in 
vallibus jugi Muni-ula secus fl. Hoang-ho superioreni 
(Przewalski! fine Maji fl., Augusto frf.). 

In Transhaicalia humile, in Mongolia meridionali 
frutex 4 — 6-pedalis densus ramosissimus, truncis 
V2 — M poil- crassis. 

Valde affine R. alpino L. et R. DiacantJme Pall., 
est quasi R. Diacantha foliis R. alpini instructum. 
Proxime affinia sunt etiam R. heterotricîium C. A. 
Mey. (Ledeb. le. Fl. Alt. III. 235.) bacca lutea pilo- 
siuscula. flore extus pubescente foliisque glanduloso- 
setosis latioribus quam longis diversum; R. villosmn 
y^âU.{R.leptostachyi<mDne in Jacquem. Voy.IV.65. 
t. 76.), foliis latioribus quam longis, minus profunde 
lobatis lobis rotundatis, flore extus piloso, bacca glandu- 
loso-hispida; denique R. oriente/e Desf., cujussynony- 
mon R. resinostm Pursli (patria America verosimi- 
liter ex errore) et cujus varietas videtur R. melanan- 
thmi Boiss. et Hoh. ex Boiss. Fl. or. IL 816, totum 
pube glanduloso-viscida obtectum. Omnia tria inter se 
quam maxime affinia et in posterum forsan conjungenda. 
A C. Koch (in Ind. sem. h. Berol. 1855. App. 
16) R. resinosum Vwrsh, («dioicum») diversissiraum 
quidem a R. orientait Desf. («hermaphrodito») dici- 
tur, sed postea (Dendrol. I. 656.) etiam pro synonymo 
declaratur. 

20. iï. Diacantha Pall. It. III. 320; app. 722, 
J\s 79. t. I. fig. 2. — Robustum humile ramosissimum 
parvifolium glabruni , juvénile totum, adultum tantum 
infra folia aculeatum vel rarius totum subinerme; fo- 
liis utrinque lucidis in petiolum basi aequalem sensim 
cuneatis, sublongioribus quam latis, apice trilobis, 
lobo medio productiore, atque obtusiuscule inciso-ser- 
ratis; racemis glabriusculis; bracteis oblongis flores 
glabres viridulos aequantibus ; receptaculo pelviformi, 
sepalis ovatis vel oblongis petala rotundata ovalia vel 
oblonga multo superantibus , filamentis antheram sub- 
aequantibus; stylo apice fisso, stigmatibus eapitatis; 
. bacca globosa glabra coccinea pedicellum superante. 



— R. saxatile Pall. in N. Act. Petrop. X. 376. — E. 
cmieatum Kar. Kir. Enuni. Alt. n. 365. — Trautv. 
Enum. pi. Schrenk. in Bull. Mosc. 1866. J\^ 2. p. 8. 
{R. Diacantha). 

Hab. in Sihiria AUaica, ad fl. Irtyseh et in deserto 
Songarico, Sih. transhaicalensi , Davuria et Mandshu- 
ria, ad fl. Amur superioreni. 

Contra opinionem d. Pallas (Fl. Ross. II. 36),plan- 
tam tantum in hortis polygarao-dioicam esse, individua 
mascula etiam in spontaneis frequeuter observavi. 
Bacca dulcedula neque tantum mucilagiuoso-aquosa. 
Calycis lacinias video ab ovato in anguste oblongum 
variantes, petala inveni rotundata cuneata rhombea et 
oblonga in omnibus formis pro speciebus diversis sta- 
bilitis, aculeorura praesentia vero plerumque ab aetate 
pendet et in Grossulariis admodum variabilis, ita ut 
etiam hic non magis constans inveniatur. 

Ribesium computationem 

omnium notorum exactam conari non audeo , juvat 
autem ad asiaticorum distributionem melius intel- 
ligendam de summa specierum totius generis non- 
nulla facere verba. Numerus specierum omnium nota- 
rum apud varies autores diversus, Bentham etHoo- 
ker V. gr. (Gen. pi. I. 655) habent species ad 56, 
Schnizlein (Iconogr. fam. nat. 171.) fere 100, 
equidem in herbario horti Petropolitani vidi, inclu- 
sis nonmillis nondum rite nominatis atque exclusis 
synonymis, varietatibus vel hybridis, circiter 70, 
ita ut numerus a Schnizleinio adductus ad verita- 
tem satis accedere videatur. Ex his longe plurimae 
crescunt in America utraque et hic praesertim in 
3Iexico et Califorma secus jugum Andinum ejusque 
declivia utraque, ubi non solum species uumero- 
siores et nobiliores, sed etiam subgenera omnia et 
specierum séries fere omnes occurrunt, Siphocalgx et 
Rohsonia Imic plagae propria sunt, Grossularia et Nigra 
autem hic numerosiora crescunt quam in ulla alla re- 
gione. Meridiem versus secus Andium jugum dissemi- 
nantur plerumque species e série Nigrorum, habitu 
proprio tamea saepe insignes, boream versus et usque 
ad oceanum Atlanticum pervagantur formae minus 
numerosae et aspectu saepe viliores e Grossulariis, 
Nigris et Ruhris. — Asia alit species circiter 30, inter 
bas seriem propriam (R. Alpina), e speciebus 11 pro 
majore parte himalaicis constantem; species e parva 



860 



des Sciences de Saint -P^tershours-. 



ayo 



série Etibrorum in Asia, praesertira boreali et média, 
nuiuerosiores videntur quam in America. — Europa 
denique habet species 6, e quibus ne una quidem ejus 
propria est^). 

In Âsîa ipsa Eibesis species ita distributae sunt, ut 
in occidentali taiitum 6 inveniautur, in cenlrali 18, in 
orkntali 20, orientem versus igitur numerosiores. 

E speciebus 6 in Asia occidentali indigenis unica 
tantum {R. orientale Poir.) peculiaris videtur, quae 
ipsa nuper cura R. villnso Wall, forsan non immerito 
jungitur a Boissier (Fi. Or. II. 817.), 4 sunt species 
simul in Europam, Asiam centralem et orientalem, 
1 denique in Asiam centralem propagata. Ita etiara 
haec regio omnes Rihesium formas ex oriente accepisse 
videtur. 

Rïbesiu 1 8 in Asia cenlrali crescentia componuntur 
ex 8 huic tractui propriis: R. aciculare S m., hetero- 
trichum C. A. Mey., villosum Wall., laciniatum, luri- 
dum et desmocarpum Hook. f. et Th., glaciale Wall., 
Griffithi Hook. f. et Th. (e quibus Alpina 6). Cum 
Asia orientali communia sunt 5, praeter orientalem 
etiam in occidentalem propagata 4 (quibus mox abs- 
que dubio R. midtiflorum Kit. addendum' erit) atque 
1 toto occidente etiam eifusum. 

E speciebus 20 Asiae orientalis ejus propriae sunt 
9, Allai attingunt 5, Euroi)am (et Himalayam) 5, 
Americae communis est {R. ruhro circumpolari excepto) 
una, R. laxiflonim Pursh. 

Habemus ita in America sedem familiac praeci- 
puam, in Asia finitima et ceutrali centra secundaria, 
ex prima fronte optimc quoad formarum affinitatem 
ab America diversa, iuter se vero valde affinia. Res 
autem paullo mutabitur, si arctius in species orienta- 
liasiaticas inquircmus. 

Singulae regiones Asiae orientalis alunt: China spe- 
cies 3, Mongolia2, Transbaicalia 11, Sihiria Ochotcnsis 
cum Sachalino 9, Mandshuria 1 2, Japonia 9. Propria 
huic regioni sunt: R. amhiguum, grossularioidcs etja- 
poniciim in sola Japonia inventa, i?. burejense in Japonia 
et Mandshuria, R. fasciculatum in Japonia et Cliina, 
R. horridum in Sachalino et Mandshuria, R.Dikascha 
et R. triste in Mandshuria, Sibiria Ochotensi et Trans- 
baicalia, R. pukheUum in Transbaicalia et Mongolie, — 
8 igitur ultimo orienti propria vel saltem communia. 



2, B. carpathkim Kit., species vix nota et valde dubia, B rubro 
L. vel B. pctraeo Wulf. nimis affinis videtuiv 



Ex his speciebus endemicis 3 arctissime affines sunt 
speciebus americanis, 2 habitu proprio insignes. E re- 
liquis, etiam occidcntem versus propagatis, 4 majo- 
rera affinitatem cum himcdaicis ostendunt, ceterae 
vero species late propagatae etiam Americae partira 
propriae vel americanis similiores sunt ideoque melius 
ex praecipua sede geueris deducendae. 

Ita latus Asiae orientale Americae propius etiam 
species numerosiores et characteri americano propio- 
res habet, imo pars borealis Asiae centralis (Altai) 
aspectu magis americano gaudet quam hiinalaico. Tota 
vero regio nostra vinculura intermedium sistit inter 
centrura familiae americanum et hiraalaicum, sed in 
parte sua maritima etiam formas paucas produxit cha- 
ractere peculiari donatas. 



LigusHcum japonicuni. Gaule humili crasso flexuoso 
sulcato farcto ramoso, sub umbella puberulo ccterum 
glabro; vagiuis amplexicaulibus inferioribus e latiore 
basi attonuatis, ceteris elougato-linearibus apicebiau- 
riculatis; foliis firmis glabris, inferioribus longiuscule 
petiolatis, superioribus vaginae insidentibus , omnibus 
arabitu deltoideis biternatisectis vel radicalibus et 
summis trisectis, segmentis tripartitis, petiolulis pri- 
mariis segmenta aequantibus, secuudariis brevibus, 
laciuiis ultimis lateralibus bi-terminali-trifidis et pas- 
sira insuper bi-tri-lobulatis, omnibus basi subcordatis 
vel truncatis ovatis vel terminalibus subrotuudis grosse 
inaequaliter serratis sorraturis acutis raolliter mucro- 
natis ; umbellis oppositifoliis fructifera a serioribus mas- 
culis superata; involucro nullo vel unifolio sctaceo, ra- 
diis subtriginta intus puberulis, involucellis plciophyl- 
lis setaceis, umbellulis sub-30-floris, floribus centrali- 
bus brevioribus urabellae fructiferae raasculis, calycis 
dentibus deltoideis persistentibus, petalis cuneato- 
obcordatis vel emarginatis cura laciuula acuminata in- 
flexa, stylis teretibus germine brevioribus; fructu 
oblongo basi attenuato subtereti, raericarpiis a dorso 
distincte compressis, jugis lateralibus quam dorsalia 
latioribus, omnibus crassis obtusiusculis, valleculis 
tri-, comraissura 6 — 8-vittatis. 

Hab. in Japoniae borealis principatu Nambu, inal- 
pibus (Tschonoski fl. fr. nond. mat.). 

Quoad folia siraile L. acutilobo S. Z., sed folia mi- 
nus divisa, firraiora, minus profunde serrata, laciniae 
latiores. 



371 



Bnlletiii de l'^^cadémie Impériale 



«ya 



Planta 1-3-pedalis, imo spithamaea tantum. Radix 
napiformis in ramos paiicos divisa. Caulis fere digiti mi- 
nons crassitic. Folia inferiora ad 9 poil. lata. Fructus 
nondum maturi 4 mill. longi, l'4 mill. lati. 

L. acutilobiim Sieb. Zucc FI. Jap. fam. nat. II. 
203. — Caille gracili elato striato ramoso farcto glabro, 
vaginis eloDgato-linearibus apice biauriculatis; foliis 
membranaceis ambitu deltoideis, inferioribus subtri- 
ternati-sectis, mediis biternatisectis, longiiiscule petio- 
latis, summis trisectis sessilibus, segraentis petiolula- 
tis petiolulis secimdariis et tertiariislongiusculis, qua- 
ternariis brevissimis vel nullis, laciniis lateralibus 
bi-, termiuali tritidis, omnibus lanceolatis acuminatis ar- 
gute duplicato-inciso-serratisserraturis acuminatis mu- 
cronatis; umbellis oppositifoliis frnctifera a serioribus 
masculis siiperata.; involucro subnullo, radiis circa20 
latere interiore scabel-iilis, invohicellis pleiophyllis se- 
taceis, umbellulis circa SO-floris, floribus centralibus 
brevioribus subraasculis; calycis dentibus deltoideis 
minutis, petalis bilobis cum lacinula acuniinata in- 
flexa, stylis teretibus germen aequantibus; fructu ob- 
longo tereti, mericarpiis vix compressis, jugis dorsa- 
libus crassiusculis lateralibus subaequalibus marginan- 
tibus; valleculis 3 — 4-, commissura4-vittatis. — Skim? 
triternatmi Miq. Prol. 245. ex descript. — Apium 
ternatum Sieb. Syii. pi. oecon. u. 246. 

Hab. in Japonia (Siebold! fi. frf.): in vallibus 
Nippon mediae circa Yokoska (Savatier! fl. et vix 
defl.). 

Japonice : tôki , uma dzeri , yama dzeri , oho dzeri 
(ex berb. Sieboldi, nomina a variis botanicis japo- 
nicis speciminibus inscripta). Herba edulis et medici 
usus (Siebold 1. c). 

Planta 3 — 4-pedalis gracilis. Folia caulina intima 
plusquara pedalia; segmenta primaria petiolulos suos 
aequantia, secundariorum terminale petiolulo suo pa- 
rum longius, lateralia duplolongiora,tertiariap]erum- 
quc sessilia, in foliis mediis et superioribus basi jam 
plus minus confiata. Laciniae ultimae 2 — 3-pollices 
longae, '/g — 1 poUicem latae. Fructus S% mill. lon- 
gus, V/o mill. latus, teres vel paullo a latere com- 
pressus, jugis lateralibus quam dorsalia haud latio- 
ribus. 

Mi quel hanc plantam pro Sio habuit, Ligustici acu- 
tildbi nomine vero (1. c. 248.) salutavit Peucedanum 
japonicum Thbg. Fl. 1 1 7., diversissimam stirpem, apud 



Sieb. Zucc. 1. c. 203. seorsim enumeratam. Hoc, 
nempo P. japonicum Thbg!, in maritimis Japoniae 
meridionalis usque ad Nippon mediam saltem fre- 
quens, neque ex habitu neque ex fructu maturo lÂ- 
(justicis adnumerari potest, sed utrum Peucedanis ad- 
judicandum sit, etiam adhuc dubium videtur. Jam fa- 
ciès cnim a plerisque Peucedanis ob folia coriacea, 
glauca, laciniis latis parura serratis, nimis diversa, 
etsi accedit ad plantam capensem, inter Burchell- 
ianas a museo Kewensi s. nom. P. capensis? Thbg. 
distributam. Fructus vero dense hispiduli, minus quam 
in aliis Peucedanis compressi, jugis dorsalibus crassis 
alaque coriacea praediti, raultivittati, a charactere ge- 
neris nimis discrepare videntur. Ubi vero consocianda 
sit planta peculiaris, quae in Japonia locum Crithni 
maritimi tenere videtur, ulteriori examini derelinquo. 

Tertia Ligustici species in Asia orientali crescens est. 

L. scoticum L. — Sieb. et Zucc. 1. c. 203. — 
Maxim. Fl. Amur, 126. {Haloscias). — F. Schmidt. 
Fl. Sachal. 135. 

Hab, in Mandshnria orientali littôrali tota, ins. Sa- 
chalin, litoribus maris OcJiotensis, Kamtschatka, Yezo: 
Hakodate, în rupibus maritimis frequens (Wilford! 
fr. imraat. , ipse frf., Albrecht! fl.), Nippon: princi- 
patu Nambu (T se h on o ski! frf.). 



Angelicae sectio Ostericum. 

Ostericitm Hoffm. et Gomphopetcdum Turcz. 

Calycis dentés obsoleti vel triangulares conspicui, 
in fructu decidui vel rarius persistentes. Petala obo- 
vata vel obovato-oblonga vel rarius rotundata, conspi- 
cue vel obsolète unguiculata, truncata vel leviter 
emarginata, costa non depressa, lacinula inflexa ob- 
tusa vel acuta. Fructus a dorso compressus, ala du- 
plici plus minus hiante vel rarius subcontigua, mem- 
branacea , conspicue cellulosa , disco aequilata vel 
latiore, cinctus, juga dorsalia passim anguste alata, 
saepius carinata vel argute filiformia. Vittae in valle- 
culis solitariae vel plures. Semen a dorso compres- 
sum, facie planum. Carpophorum bipartitum. — Her- 
bae perennes graciles totae saepissime glabrae vel ad 
umbellas puberae, radice napiformi mox divisa, foliis 
intense viridibus tenue membranaceis bis vel ter ra- 
rius quater ternati-vel pinnatisectis, laciniis in ple- 
risque latis incisis grosse serratisve, in paucis lineari- 



373 



des Sciences de Saint -P^tersboupg. 



274 



bus integris, involucris involucellisque pleiophyllis vol 
prioribus obsoletis, floribus albis vel viridiilis, inte- 
rioribus et scrioribns submasculis. 

Ab Angelicis verts foliis teiiuioribns, alis mericar- 
piorum tenue membranaceis texturam cellulosam oculo 
parum armato vcl nuclo jam ostendentibns, caule gra- 
cili optime cognnscuntur. Accedunt non parum etiam 
ad Peucedani sectioncra Sdinoidcm DC, inter quam 
et Angclicas veras intcrmediae sunt. Recedunt tamen 
alis saepissime biantibus nunquam connexis, vulgo 
etiam petnlis, nec non habitu, ubi bic vero subsirailis 
(conf. spec. infra enumeratas 1 et 2.) fructu alà mani- 
feste duplici cincto abborrent. — Texturâ manifeste 
cellulosâ alarum inter UmbelUferas .rarà (observavi 
tantum adbuc in Tommnsima KotschyiBoisH.) semper 
facile cognoscendae. 

Simili modo ut in Peucedanis speciesoccurruntval- 
leculis univittatis et aliae valleculis plurivittatis, ita 
etiam in Ostericis species ceterum persimiles fructu 
pauci- vel multivittato gaudent. Sicut bas vel illas in 
gênera duo ob vittarum numcrum dividere contra natu- 
ram esse vix quisquam negabit, ita me judice etiam 
Archangelica ab Angelica separari nequit, multo mi- 
nus adbuc, cum Benthaniio, Conioselini genus sat 
naturale partim ad SeUna, partim ad Lignstica trans- 
ferri potest; habemus in ConioseUnis G. Fischeri 
fructu multivittato et V. imivittatimi Tcz.^) fructu pau- 
civittato inter se tam similia, ut a plerisque autoribus 
pro varietatibus unius speciei habeantur et denito 
fructu haud distinguendae sint, vittas autem si tam 
magni pretii aestimamus, alterum Ligusticis alterum 
Selinis adscribere deberaus! 

Species Asiae orientalis. 

Valleculae 1-vittatae. 2. 
» 2-3-vittatae. S. 

2. Foliorum laciniac linearcs integrae. 3. 

n » latae serratae v. incisac. 4. 

3. Humilis, foliorum juga sccimdaria {letiolulata A. Florenti. 
Elata, juga secuadaria scssilia A. Maximowiczii. 

4. Folia supeiiora vel omnia semel secta, jugis 
infimis tanlutn iterum sectis vel integris. 5. 
Folia omnia bis vel ter secta. 7. 

5. Folia teniatisecla, segmenta laciniato-pau- 

ciserrata A. grosseserrata. 

Folia pinnatisecta, segmenta serrata. 6. 

6. Segmenta ovata, petala alba A. àlbiftora. 

I) ovato-lanceolata, petala viridia A. viridiflora. 



3) C. univittatum Turcz. ia Japonia boreali frequens et usque ad 
jiigum Hakone propagatum est. 
Tome XIX. 



7 Folia ternatira dissecta, jiiga dorsalia tili- 

formia A. hakonensis. 

Folia pinnatim dissecta, juga doisalia ahilata A. polymorpha. 

8. Segmenta pinnatiloba et incisoserrata A. inaequnlis. 

» serrata '. A. Miqueliana 

1. A. Florenti Francbet et Savatier in litt. — Se- 
mipedalis vel pedalisglabra subsimplex, vaginis inferio- 
ribus parum dilatatis angustis, superioribus inflatis ob- 
loiigis late membranaceo-marginatis; petiolis, praeter 
summos brèves vel nullos, laminam (radicalium duplo) 
superantibus; foliis ambitu deltoideis bipinnatisectis, 
segmentis petiolulatis, infimis cujusvis jugi primarii 
bis, mediis semel profunde tripartitis vel ut reliqua 
integris, laciniis omnibus elongato-lanceolato-linearibus 
vel radicalium lanceolatis; umbella subsuxradiata ra- 
rissime exinvolucrata: involucri foliis 1 — 4 quam ra- 
dii parum vel duplo brevioribus iiiaequalibus, basi di- 
latatis vaginiformibus apice vel totis fiiiformibus, invo- 
lucellis pleiophyllis fiiiformibus herbaceis umbellulas 
sub-15-floras aequantibus vel subsuperantibus; flori- 
bus intimis cujusvis umbellulac submasculis; calycis 
dentibus ovatis acutis persistentibus; petalis rotunda- 
tis brevissime subito unguiculatis, vix emarginatis, 
lacinula inflexa acuminata; fructu quadrato-ovali basi 
emarginato, jugo dorsali centrali vulgo tiliformi cete- 
ris duobus anguste alatis, lateralibus in alam mem- 
branaceam nucleo biconvexo duplo latiorem expansis, 
valleculis vitta una latissima, commissura vittis 2—3 
minutis percursis. — Schirane nindzm. Soo bokf. 
V. 18. 

Hab. in Nippon: in silvis alpinis Fudzi yama, Au- 
gusto fl., medio Novembris fructifera (coll. pro'pr.); in 
rupestribus umbrosis montium Hakone, fine .Julii defl. 
fr. nond. mat. (Dr. Savatier!); provincia Nambu (fr. 
fere maturis, Ts.chonoski!). 

Sequenti proxima, quae tamen statim differt caule 
duplo saltem elatiore, foliorum (duplo raajorum) jugis 
primariis brevius petiolulatis vel sessilibus, secundariis 
lata basi sessilibus vel vix attcnuatis, laciniis indivisis, 
calycis dentibus caducis, petalis distincte unguicula- 
tis, jugis dorsalibus mericarpiorum vittisque aequa- 
libus. — Quoad faciem accedit ad Selhmm pijrenaeum 
Lap. (Angellcam DC), sed fructu longe diversa. 

2. A. Maximowiczii Benth. in B. et Hook. Gen. 
pi. I. 916. — F. Scbmidt in Maxim. Prim. fl. Amur. 
126. (sub Oomphopetaîo). — Idem. Fl. Amg. bur. 45. 
et Fl. Sachal. 136. 

18 



275 



Bulletin de l'Acadëmie Impériale 



276 



Hab. in Sibiria maxime orientali, Mandshuria bo- 
reali et orientali fere usque ad fines Koreae (ad Suifun 
fl., Schmidt!), nec non in insula Sachalin. 

Petala unguiculata obovata emarginata cura laci- 
nula iuflexa acuminata. 

Z. A. aïbiflora Ben th. 1. c. — Gomphopetalum. albi- 
flonini Turcz. in Bull. d. 1. soc. d. nat. de Mosc. 
1841. 539. 

Hab. in Sïbiria, prope Krasnojarsk! 

Angelicae pratensi Bieb. {Osterico palustri Hoffm.) 
non absimilis. 

Petala unguiculata auguste obovata, apice leviter 
emarginata, cum lacinula infiexa angusta acuminata 
involuta. 

4. A. viridiflora Ben th. 1. c. — Gomphopetalum v. 
Turcz. 1. c. et fl. Baie. Dah. I. 500. 

Hab. in Baliuriae pratis humidis (Turczaninow!), 
in Mandslmria: in deserto circa lacum Hanka, init. 
Octobris fructif. (F. Schmidt!) 

Petala praecedentis, sed virescentia. 

5. A. grosseserrata. Glabriuscula, caule gracili inani 
angulato-striato apice fastigiato-pauciramoso; vaginis 
brevissimis subito dilatatis omnibus (praeter summas 
interdura) foliiferis; foliis brève petiolatis , membra- 
naceis, iuferioribus ter, mediis bis, superioribus se- 
mel trisectis, segmentis primariis et secundariis petio- 
lulo brevioribus, ultimis in petiolulum cuneato-decur- 
rentibus, infimorum late ovatis basi integris ceterum 

2 3-lobis et grosse inciso-serratis, ceterorura rhom- 

beis acutis vel acurainatis utrinque incisuris profundis 
2 — 4, lacinulis grosse 1 — 2-serratis, serraturis om- 
nium obtusiusculis cum mucronulo; segmentis foliorum 
superïorum brevius petiolulatis tripartitis ceterum si- 
milibus; involucri 4 — 5-phylli foliolis umbella duplo 
triplove brevioribus linearibus hcrbaceis; umbella 6 — 
12-radiata radiis parum inaequalibus angulatis intus 
minute scabris, umbellulis involucella setacea subpen- 
taphylla duplo superautibus, radiolis intimis breviori- 
bus abortivis; calycis dentibus aequalibus ovatis acu- 
tis diutius persistentibus; petalis subinaequalibus obo- 
vatis truncatis cum lacinula inflexa brevi lata obtusa; 
fructu suborbiculato basi emarginato; mericarpiorum 
jugis 3 dorsalibus promiueutibus acute carinatis, la- 
teralibus in alam seminis latitudinem aequantem mem- 
branaceam dilatatis, valleculis 1-, commissura 4-vitta 
tis. — Gomphopetalum n. sp. Maxim. Ind. Pékin. 472. 



Hab. in China hovcaVi, non procul a Pekino,in mon- 
tibus prope coeraeterium militarc Dun-lin, Auguste fl. 
c. fr. uoud. mat. (Tatarinow!). 

Planta tripedalis gracilis. Radix napiformis fere a 
collo in ramos paucos crassos divisa. Caulis pennam an- 
serinam crassus. Petioli infimi lamina breviorcs. La- 
mina foliorum inferiorum spitharaaea triternatisocta, 
petiolulis cujusvis ordinis centralibus segmento lon- 
gioribus, lateralibus subaequalibus vel brevioribus, ul- 
timis brevissimis vel nullis. Segmenta ultima late ovata, 
terminalia basi cuneata, lateralia basi oblique sub- 
truncata vel levius cuneata ultra bipollicaria. Folia 
subtus pallidiora, utrinque secus venas obsolète pilis 
crassis brevioribus conspersa. Flos diametro 3 mill., 
fructus 4 mill. 

Ab affinibus omnibus statim distincta ob segmenta 
foliorum mediorum et superiorum serraturis et incisu- 
ris paucis et profundis notata. 

6. A. Miqueliana. — Glabra vel basi rarissime crispe 
pubescens caule fistuloso sulcato-striato sursura ramoso, 
vaginis amplexicaulibus brevibus a basi sensim atte- 
nuatis, superioribus folia biternata scssilia, summis 
folia trisecta sessilia gerentibus, vel nudis oblongis 
saccatis; foliis ambitu triangularibus infimis triter- 
natiscctis, reliquis v. saepius fere omnibus biternati- 
sectis vel rarius (petiolulis lateralibus solito breviori- 
bus, terminali vero longiore) bipinnatisectis, segmen- 
tis primariis petiolulos aequautibus , secundariis multo 
superantibus vel superiorum tertiariisque sessilibus, 
segmentis ultimis ovatis basi intégra cuneatis apice 
acutis vel brève acuminatis grosse incumbentiserratis 
serraturis subinaequalibus mucronulatis; involucri 
1 — 3-phylli vel nulli foliolis linearibus; urabellis 
5_9.radiatis, radiis acutangulis secus angulos sca- 
bris vel imo cartilagineo-alulatis et scabris, centrali- 
bus duplo brevioribus; involucellis subpentaphyllis se- 
taceis vel subulatis; umbellulis circiter 15'floris, ra- 
diolis radiis consimilibus pariterque inaequalibus; um- 
bellis serioribus fructiferam superantibus masculis ; ca- 
lycis dentibus distinctissimis tarde deciduis inaequali- 
bus acutis ovatis v. deltoideis 1-nerviis; petalis (albis) 
subinaequalibus vix unguiculatis cuneato - obovatis 
truncatis cum lacinula lata obtusissima inflexa; authe- 
ris cinereo-marginatis; stylis germine brevioribus basi 
crassioribus divaricatis; fructu ovali vel obovato, jugis 
dorsalibus carinatis, lateralibus alatis latitudine nu- 



«77 



des Sciences de Saint* P^tersboiirg. 



278 



cleum aequantibus; valleculis latis 1 — 3-vittatis, com- 
missuru 1 — 6 — 8-vittata. — Yama dzeri. Soo bokf . 
V. 23. 

Hab. in Kiusiu interiore: silvis frondosis udisjugi 
Kundsho-san, sat rara, init. Octobris fl. IV. inimatui'o; 
Nippon: jugo Hakone, Octobri codem statu, Godeng, 
raedio Novembri fl. c. fr. nond. mat., Kanasawa et 
Yokohama, in silvis frequens, Septembri fl., Octobri 
frf.; provincia Nambii fl. defl. (Tschonoski!). 

Proxima A. pratensi INI. Bieb. {Osterico palustri 
Hoffm.), a qua differt foliis iufimis magis compositis, 
petalorum lacinia lata plana, vittis numerosioribus et 
epicarpio vi.\ a uucleo soluto. 

Peucedanum? Sieholdi Miq. (Prol. 251.) ex de- 
scriptione differt segmentis ultimis minoribus trisectis 
neque simplicibus, radiis glabris neque scabris, caly- 
cis deutibus parvis obtusiusculis, fructu (valde imma- 
ture) oblongo, convenit vero foliorum sectione et for- 
ma, umbellis et forsan petalis. NonnuUis uotis igitur 
non congruit, praeterea ab auctore icon japonica su- 
pra citata non iaudatur, ita ut de identitate utriusque 
plantae multa dubia supersint. — Nomen speciei mu- 
tandum videbatur ob Angelicam Sieholdi Miq. 

Radix obliqua, napiformis, infra collum mox divisa. 
Caulis 2 — 3 — 4-pedalis, versus apicera vel a medio 
subdichotome ramosus, ramis erecto - patulis. Folia 
9 poUices lata et longa, segmenta ultima 1 — 3-polli- 
caria, petiolo infimorum laminam aequante. Si caulis 
primarius deperditur, basi nascuntur rami erecti ad 
2 -pédales, foliis heteromorphis instructi: segmenta 
nempe breviora obtusa et parcius obtuseque serrata. 
1. A. polymorpha Maxim. Diagn. pi. nov. dec. XV. 
in Bull. Acad. Petersb. XIX. 186. 

Descriptionem et habitationem confer 1. c. 
8. A. hakonensis. Caule gracili striato, sub et intra 
umbellani minute scabro-puberulo, apice parum ra- 
moso; foliis petiolo elongato brevioribus membrana- 
ceis glabris, radicalibus quater, caulinis infimis ter, 
ceteris bis ternatisectis , vagina inferiorum lanceolata 
concava, superiorum sessilium oblongo-obovoidea in- 
flata, segmentis terminalibus plus minus profunde tri- 
lateralibus bi-lobis partitisve vel integris, lobis seu 
partitionibus omnibus rhombeo-ovatis ovatis vel ovato- 
lanceolatis acuminatis, >basi cuneata vel truncata ex- 
cepta grosse incisis mucronato-serratisque; umbella 
10 — 20-radiata radiis intus puberulis centralibus 



brevioribus; involucro uulio vel 1-folio setaceo; ura- 
bellulis sub-20-floris involucelli plurifolii phylla seta- 
cea scabrn-pubera vixsuperantibus; calycis dentibus 
obsoletis vol deciduis acutis; petalis (vlridibus purpu- 
reo-marginatis) brevissime unguiculatisrotundatiscum 
lacinula acuminata inflexa; fructibus ovalibus, meri- 
carpio a dorso compresso jugis dorsalibus carinatis 
parum prominentibus, lateralibus in alam tenuem nu- 
cleo latiorem expansis, valleculis 1-, commissura 2- 
vittatis. 

Hab. in Nippon mediae jugo Hakone, medio Octo- 
bri fl. ult., fine Octobris c. fructu nondum maturo, nec 
non in peninsula Idzu, circa Yokoska (Savatier! fl.). 

A. inaequali proxime affinis, tamen pube, foliis 
longe petiolatis magis dissectis, vaginis superioribus 
inflatis, radiis numerosioribus et fructus paucivittati 
structura abunde distincta. 

9. A. inaequalis Maxim. 1. c. 

Hab. et descript. confer loco citato. 

Fructus magnitudine alisque amplis membranaceis 
subcontiguis similis Peiicedano austriaco Koch. 

Mihi ignota. 

?10. A. citriodora Hance Sertul. chiu. VI. in Seem. , 
Journ. of bot. IX. 131. 

Hab. iu China meridionali: ad cacumina montium 
Pakwan supra Cantonem, ubi 1869 detexeruntSamp- 
son et Hance. 

Foliorum laciuiis integerrimis (oblongo-lanceolatis) 
ad seriem A. Maximoiviczii et A. Florend pertinere 
videtur. 

De Angelicis veris {Afchangelicâ aliisque generibus 
hue pertinentibus inclusis), in Asia orientali numero- 
sioribus, tractare in mente est, quumspecies.japonicas 
mihi dubias a Miqiielio promulgatas examinandi dabi- 
tur occasio. Jam nunc dicere possum, Jcqjoniamalere 
omnes species in terris finitimis, Mandshnria et Sa- 
chalino, crescentes et nonnuUas Japoniae proprias. 

Galium L. 
Species Asiae orientalis. 

Caulis firmus rigide erectus. 2. 
» flaccidus tenuis suberectus vel pro- 
cumbens. 4. 

2. Folia trinervia G. boréale L, 

» uninervia clongato-linearia. 3. 

?: Folia octona G. verum L. 

» quaterna G. linearifoHum Turcz, 

18* 



ayo 



Bulletin de l'/&cadëniie Impériale 



2§0 



7. 



G. 



10 



11 



4. Folia omnia verticillata. 5. 

» inferiora opposita stipulata G. 

5. Folia uniiiervia. 6. 

» trinervia G. 

6. Margo et costa foliorum siibtus retrorsum 
aculeolata. 7. 

Margo et Costa foliorum subtus antrorsum 

aculeolata G. 

Verticilli inferiores vel omnes 6 — 4- 
phylli, radix perennis, 8. 
Verticilli inferiores vel omnes 8-(rarius 
6-)phylIi, folia spathulata; radix aunua . 
Verticilli omnes 6-(5-)pliylli ; fructus 

longe uncinato-hispidus G. 

Verticilli inferiores 6-phylli, superiores 

vel raraorum 4-pliylli. 0. 

Pedunculi omnes basi foliati axilla- 

res. 10. 

Pedunculi superiores saltem basi brac- 

teati 

Pedicelli cujusvis pedunculi subaequi- 
longi; folia linearioblonga. 11. 
Pedicelli cujusvis pedunculi latérales 

brevissimi vel nulli G. 

Pedicelli deflorati recti G. 

» » deflexi G. 



paradoxutn m. 
obovatum Kth. 

gructle Bge. 

Aparine L 
triflorum Mchx. 



G. asprellum Mchx 



hrachypodion m. 
xiUginosmn L. 
trifidum L. 



1. G. AparineL. — M.iq. Prol. 276. — A. Gray. 
Bot. of Jap. 393. — Benth. FI. Hongk. 164. — 0. so 
rorium Hce in Walp. Ann. II. 734. — G.pauciflorum 
Bge Enum, Chin. n. 199. — G*, ^arw/^orwm (lapsu ca- 
la ) Maxim. Ind. Pékin. 472. — G. strigosiim Thbg. 
in Nov. Act. Upsal. VII. 141. tab. 4. fig. 1 — 9.— 
Sieb. Zucc. FI. Jap. fam. nat. II. 174. — Miq. 1. c. 
276. — G. idiginosum Thbg FI. Jap. 58.: — Yaé mût- 
sura, mûtsura. Soo-bokf. II. 60. * 

Hab. per omnem ditionem, praesertim circa domos 
et in ruderatis frequens. 

Occurrnnt apud nos forinae; genuina, robusta^ ver- 
ticillis omnibus octophyllis, VaiUantii (DC. sp. pr.) 
eadem, fructu parcius setoso, strigosa (Thbg sp. pr.), 
macra, elongata, subsimplex, foliis plerisque senis, 
paudflora (Bge sp. pr.), misera, parvula, subsimplex, 
verticilHs 6-pliyllis, quas ultimas duas pro plantis ha- 
beo jam aestate citoque enatis, priorem in humidis, 
posteriorem in siccis. 

2. G. trifidum L. — Yotsuha miigura, varietas. Soo 
bokf. II. 63. (opt.). 

Hab. in Sihiria tota, fl. Bakalensi-dahitrica, Man- 
dshîiria boreali , Sachalino et Japonia: Yezo , prope 
Hakodate (Albrecht!), in paludibus ad Kamida et 
Arigawa, Nippon {e.x opère japonico laudato), nec 
non in Europa et America boreali. 



Planta japonica et sachalinensis couveait cum ro- 
bustiore sitchensi. 

3. G. uUginosum L. 

Hab. in fl. Baicaknsi-dahurica et Sihiria oriental!: 
Krasnojarsk, Wiluisk, et occidenteui versus. 

4. G. triflorum Michx. — A. Gray 1. c. 393. — 
Miq. 1. c. 276. — F. Scbmidt. Fl. Sachal. 144.— 
Kiku mûtsura, Mme mûtsura. Soo bokf. II. 61.? 

Hab. in Japonia: Yezo (Wright ex A. Gray), Nip- 
pon (Buerger ex Miquel); Sachalin; Altai; Europa 
boreali, passim, nec non America boreali. 

A me in Japonia non observatum neque e Japonia 
visum. 

5. G, hrachypodion. (E'M^fatefm) flaccidum subprocura- 
bens, caule lucido ad angulos foliisque subtus ad co- 
stam parce retrorsum aculeolatis , foliis inferioribus 
senis, superioribus quinis et quaternis, ellipticis vel 
obovatoellipticis valide mucroimto-acutis, 1-nerviis, 
superne versus margines parce antrorsum hispido-pi- 
losis; pedunculis omnibus axillaribus folia superanti- 
bus, ipso apice semper trifloris, pedicellis -crassiuscu- 
lis: central) florcm (album) petalis acutis vix, bracteam 
haud superante, lateralibus brevissimis vel subnuUis, 
omnibus er-ectis; fructu pilis adpressis dilatatis apice 
subuncinatis dense hispido. 

Hab. in Yezo graminosis, v. gr. in monte prope 
Hakodate, medio Majo florere incipiens, fine Junii et 
Julio fructiferum. 

G triflorum Michx., huic simile, pedicellis elonga- 
tis patentibus, foliis omnibus senis, fructu longe unci- 
nato-hispido setis patentibus difterre videtur. Siguum 
ultimum, in multis Galiis variabile, in G. trifloro con- 
stans videtur. 

6. G. gracile Bge Enum. Chin. n. 198. — Turcz. 
Enum. Chin. n. 97. — Maxim. Ind. Pékin. 1. c. — 
G. trachyspermum A. Gray in Perry's Exped. H. 
313. — On the bot. of Jap. 393. — Miq. Prol. 276. 
— G. m'iltorhizum Hce in Seem. Journ. of bot. VI. 
114. — Yôtsuha mutsura. Soo bokf. II. 62. 

Hab. in tota Japonia: Hakodate (Albrecht!), Yo- 
kohama, Majo, Junio fîorens, Simoda (Wright!), Na- 
gasaki, Junio fl. frf., etiain Oldham! n. 520, Tsusima 
(Wilford!); archipelago iMfsc/«<, in mûris (Wright!); 
in Cliina: circa Pékin (Bunge!, Tatarinow!), prope 
Amoy (Sampson!) 

G. concinno Torr. et Gray proxime aftiiie videtur. 



291 



des Sciences de Saiiil-Pétersboiirg* 



2S2 



Foliis antrorsuni setosis intcr onines iusigue. Cete- 
rum variât quoad foliorum forniaui et fructiis indunieu- 
tuiu, nec uou petalorum extus i)ubeiii parcam setosam, 
saepe obsoletam scmperque cito deciduam, Fructus 
occurrunt fere glabri, setis ad puucta reductis (ita fré- 
quenter in Japonia, nec non circa Pékin et Anioy) vol se- 
tis dilatatis adpressis apice plus minus uncinatis (planta 
japonica) vel denique setis longioribus, fructus diame- 
tro tameu fere duplo brevioribus, patentibus, tenuio- 
ribus (planta peldnensis), pubes foliorum etiam eo di- 
stinctior et deusior fit, quo fructus longius hispidi sunt. 
Radicis fibrae purpureae humectatae cbartam tingunt 
non solum in G. miltorhiso, sed etiam in G. trachy- 
spermo, G. gracili aliisque. Caulis ab initie vel in steri- 
lioribus gracilis, subsimplex (ita a Bunge descriptus, 
qui tantum plautam veiualem vidit), postea ramosior 
et robustior, semper tamen planta tenella. 

7. G. usprellum Micbx. FI. bor. am. I. 78. — G. 
davuricuM Turcz. FI. Baie. dab. I. 530.— Maxim. 
Fi. Amur. 140. 

a. tyukum: fructu hispido. Hue forsan; Soo bokf. 
II. 61., supra cum dubio ad G. triflorum ductum ob 
inflorescentiam axillarem, sed fructus potius G. asprelU, 
quod etiam florere incipit ex axillis. 

Hab. in Nipjmi: circa Yokobama frequeus,. a Junio 
ad Octobremfl. etfrf.,Yokoska(Savatier!); Yezo.-drcâ 
Hakodate in fruticetis graminosis frequeus; in Man- 
clshuria orientali; Sibiria orientali ad Majam fluviuni, 
nec non in America boreali. 

Planta asiatica nulle puucto ab americaiia diflert; 
quoad variationes ejus confer Maxim. 1. c. 

p. daviiricum: fructu glabro. 

Hab. in Mandslmr'm tota frequeus, nec non in Da- 
hurla et Sihlria orientali ad Majam. 

Praeter fructus glabritiem a praecedente non distin- 
guendum. Versus limites suas occidentales tenerius et 
minus ramosum fit, fîoribus brevius paniculatis vel pas- 
sim omnibus axillaribns , sed rite evolutum formae 
tjpicae panicuiam ditissimaui omnino aemulat. 

8. G. ohovatmi Kth. — F. Scbmidt. FI. Sacbal. 
144. excl. syn. Thbg. 

Hab. in Sachalino, Kamtschatka, America boreali- 
occidentali. 

9. G. paradoxum. {Engalium) rbizomatc filiformi re- 
pente ad nodos radicante et stolonifero; cauiiculis 
adscendeutibus simplicibus debilibus tlaccidis glabris ; 



foliis tenue membranaceis 1-nerviis superue margine- 
que adpresse parce pilosis, omnibus (snmmis brevis- 
sime) petiolatis et oppositis, infimis orbiculatis emar- 
ginatis in petiolum aequilougum subito attenuatis me- 
diisque multo majoribus ovatis obtusis vel acutiuscu- 
lis petiolum superantibus stipulisintorpetiolaribuscon- 
natis subulatis instructis, superioribus et summis in 
petiolum brevissimum decurrentibus acutis acumina- 
tisve stipulas connatas foliiformes paullo vel duplo mi- 
nores gereutibus (quasi 4-nis); cyma termiuali (rarius 
lateralibus ex axillis summis accedentibus) foliis 2 ab- 
breviatis ellipticis stipulisque 2 minutis fulta triclio- 
toraa paiiciflora, peduuculo centrali unifloro, laterali- 
bus bifloris vel omnibus 1-floris, florem (album) su- 
perantibus; calyce dense setis glocbidiatis elongatis 
fui vis ouusto; coroUae lobis elongato-ovatis obtusius- 
culis. 

Hab. in Mandslmria austro-orientali: ad fontes Au- 
vii "Wai-Fudin S-tae Olgae sinus affluentis, in silva 
mixta, truncis putridis innascens, sat frequeus, sed fine 
Junii vix florens ideoque paucis specimiuibus lectum, 
postea. vero nullibi visum. 

Species valde paradoxa ob folia distiuctissime sti- 
pulata, stipulis imis submerabrauaceis, ceteris folia 
aemulantibus , sed minoribus , et petiolis elongatis, 
quibus signis inter omnia Gcdia excellit, etsi facie sa- 
tis ad G. obovatum accedit. Folia petiolata Ruhiarum, 
sed characteres florales certe Galionim. Stipularum 
indoles tbeoriain de verticillis foliorum Gal'd onuntia- 
tam optime confirmât. 

Plantula spithamaea, tenera. Foliorum infimorum 
lamina 5 mill., superiorum ad 3 cent, louga. Flos 2 
mill. longus. 

10. G. horeak L. — Herder. PI. Radd. Monop. 
28. 

Hab. late diffusum per totam Sibiriam, Mandsku- , 
riam et MongoUam, quam centralem tam occidentalem 
(Przewalski legit formam fructu hispido in betuletis 
raontium lu-schan ad fi. Hoang-ho superiorem). 
Var. latifolia Turcz. 

Hab. in Sibiria orientali, Dahuria et Mandshuria. 

Var. kamtschatica Maxim. FI. Amur. 141. — G. 

rubloldcsLQÛeh. FI. Ross. II. 410. quoad pl. sibiricam. 

Hab. in Kamtschatka, Sachalino et Mandshuria 
orientali, nec non rarius in Sibiria orientali et al- 
taica. 



2S3 



Bulletin de l'iteadéinie Impériale 



394 



Simillima G. ruhioidi L., at omnibus partibus nii- 
iior et fructus non vesiculoso-inflatus. 

Var. japonka: foliis trinerviis niargine et parce 
subtus ad costani antrorsiim hispido-scabris, ab elliptico 
rotundato obtiiso in lanceolatum longe acuniinatum 
hulontibus; pedunculis ex axillis summis terminalique 
paniculam paucifloram spaisifloram coustituentibus, 
bracteis minutis pedicello multo brevioribus vel nullis; 
fructu glabro vel adpresse setuloso. — G. horcalcWxq.'^ 
Prol. 27G (ex descript. nianca). — G. boréale. Kinuta 
sô. Soo bolvf. II. G7. 

Hab. in Yezo, circa Hakodatc ( Albreclit!), Nip- 
pon, in silvis Fudzi yama (Tschonoski). 

Planta nippouica foliis vulgo valde acuminatis et 
panicula sparsa pauciflora ab omni G. horcali diversis- 
sima, sed folia ])lantae yezoënsis jam illis G. horadis 
latifolii similiora. Differt tamen var. jainmka pedun- 
culis semel vel bis, neque ter vel quater trichotomis 
et pedicellis florem fere duplo superantibus neque ae- 
quautibus. 

\\. G. linearifolimn Turcz. Ennm. Chin. n. 90. 
Hab. in China boreali circa Pekinum (coll.rossici!). 
12. G. vcrmu L. — Herder 1. c. 32. 
Distinguenda in Asia oricntali planta typica: flori- 
bus luteis, et lactea: flore lacteo. 

Typicîim, quum leiocarpimi tum lasiocarpmn in omni 
ditione vulgare, praeter Japoniam, ubi hucusque tan- 
tum prope Hakodate, in pratis, a me inventum. 

Lacteum. — G. vermn Tbbg. FI. Jap. 59. — Miq. 
Prol. 277. — Kahara maisuha. Soo bokf. II. 70. 

Hab. in Mandslmria austro-orientali: circa Poss- 
jet, in pratis vulgare, in Japonia: Yezo variis locis, 
in pratis bumidis, mox solum, mox cura lusu floribus 
luteis, Nippon: Nambu (Tschonoski), ad pedem 
Fudzi yama variis locis. 

Planta japonica seniper lasiocarpa est et saepe cau- 
lem foliaque subtus tomentosa Imbet, ceterum, prae- 
ter corollam lacteam, nequaquam a typico G. vero dif- 
fert. 

Subjnngo bicnotulas de aliis Bulriaceis sinico-japo- 
nicis nonnullis. 

Uuhia L. 

Praeter R. cordifoliam L. ubique vnlgarem (ad 
quam certe pertinet etiam R. javana DC.) in Japonia 
crescunt : 



fig. 
sp. 



2. R. clmiensis Rgl. Fl.Usur. n. 241. tab. VIII. 
1. 2. — Rulia mitis Miq. Prol. 27G. et Riihia 
ibid. ex descriptione. — Formis occurrit duabus: 

Foliis late ovatis passim subcorda lis acuminatis. 

— Rgl. 1. c. — B. Munjista Savatier. Livres Kwawi 
G5. et Kwàwi, berb. IV. 23. — Rnhia sp. M&x\m. 
Ind. Pékin. 472. 

Hab. in Mandshuriar oi'ientalis jugo silvatico inter 
Usuri et mare e.xtenso, ab ostio fl. Usuri ad fontes et 
affluentes ejus, nec non in silvis montauis circa sinum 
Victoriae; in China boreali: Pékin (Tatarinowî); in 
Japoniac prov. Yaraato, ex opère citato. 

Foliis auguste ovatis acuminatis. — Miq. 1. c. 

— Soo bokf. II. G8. 
Hab. in Nippon raediae silvis alpinis, in Kiusiu in- 

terioris alpibus. 

Gaule erecto foliisque inermibus et fructu azureo a 
R. cordifolia L. abunde distincta. 

3. R. tatarica var. grandis F. Schmidt, Fl. Sa- 
clial. 143. — Galimn jezoënsc W\(\. Prol. 27G. 

Hab. in Yczo (spec. 1. legit Sugerok ex Miquel): 
prope Hakodate, circa Sawara alibique sat frequens, 
praesertim in pratis maritimis. In Mandshuria austro- 
orientali: circa sinum Victoriae, variis locis, in ma- 
ritimis frequens, ad fl. Suifun, in bumidis (Goldeu- 
stiidt). In Sachalino. 

A Galio tatarico Trevir, Ledeb. Fl. Ross. II. 410., 
a Scbmidtio recte ad BuUam emendato, differt tan- 
tum statura majore. 

Aspcnda L. 

1. A. odorata L. — A. Gray in Perry's Exped. 
H. 313. — A. Gray. Bot. of Jap. 393. -Miq. Prol. 
277. — Kuruma ha sô, i. e. berba foliis rotatis. Soo 
bokf. H. 6G. 

Hab. in Yeso méridional!, fruticetis bumidis, saltibus 
silvosis umbrosis inter gramina elata frequens, gregaria, 
Majo florere incipiens, Julio fructifera; in Nipponme- 
diae alpinis (Tscbonoski!). Locus maxime orientalis 
bucusque notas erat Altaï! et Persiae prov. Ghilan! 

Omnibus partibus plantae europaeae et asiaticae 
occidentali simillima. Habeo tamen specimina fructi- 
fera caulibus ramosis, ramis elongatis, qualia inter 
nostratia nondum vidi, etsi rarius breviter ramosa oc- 
currunt. — Certe indigena! 
1 2. A. Platygalium. — {Galioides DC.) caule erecto 



2S5 



des Sciciic<><4 «le Saint- Potersboiirt;. 



3S6 



glabro quadrangulo siipcrnc parce rainoso; t'oliis qiia- 
teriiis V. superioribus passim senis brevissiine petio- 
latis, iiifimis rotuiidato-ovatis, ccteris ovatis vol ovato- 
oblongis, omnibus obtusiusculis tri- passim quinquc- 
uerviis, supra parce subtus ad nervos marginemque 
antrorsum hispido-pilosis vcl pi. m. glabris, foliis t!o- 
ralibus oppositis minutis; pcdunculis axillaribusctter- 
rainalibus bis trichotomis in paniculam oblougam luci- 
dam vel subplanam cymaeforuiem densam dispositis; 
pediccllis corolla (alba) campanulata subbrevioribus; 
fructu laevi glabro. — Ruhia? gracilis Miq. Prol. 
275. 

Hab. in jMandshuria austro-orientali: ad supcriores 
partes fluviorum Li-Fudin et Wai Fudin in subalpinis 
lapidosis silves'tribus, ad fi. Da-dso-schu in rupestri- 
bus, nec non in saltibus silvosis circa sinum St. Olgae 
et in pratis circa acstnarium Possjet, ubique sat fre- 
qucns, Junio florens; in arcbipelago /îCortrfHo (Oldham! 
523. nond. fl.). 

Est genuina Aspenda neque Rubia , pro qua plantam 
Oldhami liabuit Miquel. Nomen mutandum crat ob 
A. (jruàkm C. A. Mey. , illud riatijgalu datnni est ob 
similitudinem plantae cum G, rtibioide vel horeali lati- 
foljo (e PI (dy gain s), pro quibus nondiim florens facile 
suraenda. 

Varietatcs distinguendao duae: 

a. alpina: foliis fere seniper qualcruis ovatis, pa- 
nicula subplaua densa. 

^. pratensis: foliis inferioribus 4-uis, ceteris saepe 
0-nis, plcrisquo oblongis, ])anicula oblonga effusa. -— 
Hue planta e Possjet et archipelago Koreano. 

Rhizouia repens, ramosum, lignosum. Cauliculiplu- 
res, 1 — 3-pcdales. Corolla anteantliesinpalliderosca, 

dein alba. • c- i v 

Uncana Scnreb. 

U. rhjjmliophijlla Miq. Cat. hb. Lugd. bat. I. 44.— 
Alte scandens, caulc foliisquc praeter axillas nervo- 
runi subtus barbatas glabris; stipulis interpetiolaribus 
linearibus bipartitis deciduis; foliis brève pctiolatis op- 
positis utrinque 4 — 5-costatis coriaceis subtus glaucis 
ellipticis basi acutis apicc subito oblique cuspidatis; 
pedunculis supraaxillaribus (in spinas subspiralitcrar- 
cuatas recurvas saepe mutatis) simplicibus 1-cephalis 
continuis vel 2 — 3-ceplialis et tune ad ramificationes 
articulatis et bracteatis (bracteis nerape e stipulis afo- 
liis formatis); calycibus sessilibus; corolla glabra in- 



iiindibulifonni pracfioralione imbricata tubo quadru- 
ple limbum supcrante; anthcris subsessilibus oblon- 
gis, stylo valde cxscrto stigmate clavato; fructu latc 
ellipsoideo 10-costato calycis limbo niinuto lobis ob- 
tusis coronato septicido bispido-pubescento. — Sava- 
tier. Livres Kwawi. 112. — K\va-wi. Arb. IV. 2. — 
Nauclea rhjnchopJnjUa Miq.! Prol. 272. 

Ilab. in Kius'm: circa Nagasaki in fruticetis, rara, 
Julio florens, Octobri fructifera. In proviuciisGeschiu 
et Tschoschiu, nec non in Yamato (ex Kwa-wi). 

Species baec, a Miquelio ad speciniina sterilia de- 
scripta, simillima est U. scssUifrudui hb. Griffith! 
2765. distrib. Kew. e «Bengalia occidentali», quae 
tantum differt bracteis lanceolatis brcvioribus, floribus 
brevissirae pedicellatis, fructibus ovoideis apicc atte- 
nuatis, non costatis, calycis limbo niulto majore coro- 
natis; flores plantae indicae non vidi. Pcdunculi spe- 
ciei indicae, in racemum aphyllum digesti, ita rarius 
occurrere videntur etiam in nostra, sic saltem deli- 
neati in icône citata japonica. — An planta Griffi- 
th iana a me visa rêvera sit U. scssUifrudus Roxb. 
(Fl. Ind. éd. Carey II. 130.) ob fructus brève pedi- 
cellatos illius dubium videtur, nam Roxburgh etiam 
in descriptione ait: capsulae sessiles, praetcrea folia 
dicit: smooth above, soft underneath. An igitur folia 
subtus tonientosa, vel tantum attactu mollia ob super- 
ficicm quasi velutino-glabram? Don (Gard. syst. III. 
471.), qui plantam habuisse videtur, habct tantum: 
leaves smooth. Recentiorem descriptionem non vidi, 
planta tamen vix rara esse videtur, nam nomiuata est 
in A^ogt. Hort. Calcutt. 375, cum patria Assam et 
Khasia, quum Roxburgh tantum habuerit c regioue 
ChUlagong. 

Ceterac Naudecae sinico-japonicae mihi notae sunt: 
AcUna raccmosa Miq. circa Nagasaki!; A. globiflom 
Salisb. c Hongkong!; A. polyccpliala Bcnth. c China 
australi; A. nihclla Hance e prov. Cantoniensi!, Ce- 
pludanthus occidcntalis L. e China boreali! (Fortune 
15. a. 1846.) et per australem ad Assam! et ultra; 
Anthoccplialus indiens Rich. e China (testeLamarck). 

Fseudopyxis Miq. 

Ps. depiessa Miq. Prol. 353. — Inamori sô. Soo 
bokf. III. 58. 

Hab. in silvis subalpinis Kiusiu: prope Nagasaki, 
prov. Iligo; Nij)pon: ad Fudzi yaraa, in juge Hakone. 



as7 



Bulletin de r/tca«1^mie Impériale 



3§S 



A Miquelio iufauste pro Bormginea descripta, ad 
Ruhiaceas pertinct et a Benthamio et Hookero 
Gen. pi. II. 135. inter Pacderieas coUocatur. 

Manettia M art. 

M. eordifolia M art., sub nomine Kvayen sô in opère 
Soo bokf. II. 59. optime delineata, a me in hortis 
yedoënsibus rariiis culta inventa, verosinîiliter a Ba- 
tavis ex horto Bogoriensi Japoniam transmissa, neque 
pro indigena neque pro efferata planta habenda est, 
nani semina haud maturare videntur. 



Ùber die im Asiatischen Muséum befindlichen 
Briefe Schamils und seiner Anhànger. Von 
B. Dorn. (Lu le 24 avril 1873.) 

Tm Jahre 1853 iibersandte der damalige Oberst 
fspâter General-Lieutenant) v. Bartholomaei, wel- 
chem, wie schon ôfter in diesen Blattern erwahnt, das 
Asiatiscbc Muséum der Akademie so viele wertlivoUe 
Bereiclierungeu verdankt, der Akaderaie eine Anzalil 
von etwa seclizig grôssercn oder kleineren Blattern 
oder Zettcln , welche in Arabischer Sprache einen 
Briefwechsel Scharail's') mit mehreren seiner Un- 
tergebenen, so wie der letzteren unter sich selbst 
and anderc Erlasse enthielten. In einem Franzosisch 
geschriebenen Begleitbrief bemerkte der Geber, die 
eingesandten Papiere {(dnmbeauxn) seien in zwei feind- 
lichen Aulen gefunden worden, und z war die, in wclclien 
sich der Name Duba befindet, in dem gleichnamigen 
Aul, welcher i. J. 1849 durch den General Môller-Sa- 
komelsky zerstôrt wiirde, die mit dem so hiiufig wie- 
derliolten Namen Muhammed Mirsa, in dem Hanse 
derWittwe dièses Naïbs, ahAvtur i. J. 1852 genommen 
wurde. Die Briefe wurden zu ilirer Zeit ins Russische 
ûbersetzt. Bartholomaei erhielt sic von verschiede- 
nen Officieren , welche ihnen keine weitere Wichtig- 
keit uielir beilegten. Hr. v. Bartholomaei bemerkt 
dann weiter, die Naïbe'^) Schamil's (an welche und 
von welchen mehrere Briefe gerichtet waren und aus- 
gingen), an der Zabi 46, seien miichtige Wiirdentrager 



1) Erwahnt werdeu dièse Briefe voa Kascm-Bek, in PyccKoe 
Cjiobo. 1859. XII, S. 215, Aum. *). 

2) Vergl. A. Runovsky's Alifsatz n Scliainil », im Kaukas. 
Kalend. auf d. ,1. 1861; Abth. 4. S. 42 und Berge, ebenda. 1860, 
S. 112. 



gcwesen, sofern sie bci der in Daghistan sehr ver- 
kiiuflichen Gerichtsgewalt sich durch diesen Umstand 
bedeutende Einkiinfte zu verschaffen wussten. Sic 
wurden indessen oft abgesetzt und ihr liberwiegender 
Einfluss wurde dadurch ahgeschwiicht, dass Schamil 
sie zur Wtirde eines Muclir (^jJ*^) erhob, welche zwar 
ehreiivoUer, aber weniger eintriiglich war, sofern ein 
Mudir zwei oder drei Naïbe unter sich hatte, keinen 
unmittelbaren Einfluss auf die Geschâfte ausiiben 
konnte, und dem Imam (Schamil) gcgeniiber eine grôs- 
sere Verantwortlichkeit auf ihm lastete. Ein Naïb 
hatte also durchaus keine besondere Vorliebe fiir eine 
Beforderung zum Mudir; s. KaBKa.Tb, 1851, S. 206. 

Der in den Briefen so oft vorkommende Muham- 
med Mirsa Ansorov(AH,3opOBT> — j^ljjl j^ oj^* j»s?) 
war einer der angesehensten Usden [Edelleute] in der 
kleinen Kabarda und der vorziiglichste Anstifter des 
Einfallcs SchamiTs in die Kabarda i. J. 1846. Als 
derselbe misslang, folgte Muhammed Mirsa dem Scha- 
mil auf seiner Flucht und wurde aus Dankbarkeit da- 
fiir zum Naïb der kleinen Tschetschnia und einige 
Jahre spilter zum Mudir ernannt. Er war ein uner- 
miidlicher Kiimpfer und fiel i. J. 1851 im Kampfe 
gegen den General Sljepzov. 

Unter den cingereichten Papieren befindet sich ein 
auch in sprachlicher Hinsicht merkwiirdiges, nilmlich 
in «Awarischer?»'') Sprache geschriebenes. Es ist ein 
an Schamil gerichtetesGesuch, zu kommen und einen 
oder mehrere unter Russischer Herrschaft stehende 
Aule von dem Joch der Ungla-ubigen, d. i. der Russen 
zu befreien. Dièses Gesuch ist wahrscheinlich das 
Werk irgend eines fanatischen Mulla's ohne dass die 
Einwohner, in dercn Namen es an Schamil gerichtet 
wurde, etwas davon wussten; vielleicht auch ist es 
auf Schamil's Befehl selbst aufgesetzt und dann von 
ihm in die Tschetschnia geschickt worden, um in die- 
sen wenig «orthodoxen» Provinzen seinen Einfluss 
und seine unfehlbaren Erfolge in dem den Russen un- 
terworfenen Daghistan zur Geltung zu bringen. 

Soweit Hr. v. Bartholomaei. 

Die erwâhnten Schriftstiicke, oft mit dem betref- 
fenden Petschaft des Schreibers versehen, sind die 
folgenden : 



3) s. Runovski, S. 44. 

4) Vielmehr: Kasikumiikischer. 



289 



des Sciences de Saint • Pëtersboiii'i*:. 



390 



1) Briefe Scharairs (Jj^-) «nd zwar a) an 

Duba (v_j3, djj-s), dcsscn Antwort auf cinen sich auf 
der Ruckseite bcfiiulct; h) an el-HadscIi Jalija; c) 
an Mubammcd Mirsa (ojj* J»^); '^) an tlie Bcwob- 

ner von ^^Cj jf; s. J\» 19. (9 St.). 

2) Von Mubammed Mirsa an dcn ^J'^^l j*-»! 
(Oborbcfcblsbabcr) Abu-Bekr ncbst Antwort des 
letzteren auf der Ruckseite eines Zettelcbcns, u. a. 
(5 St.). 

3) — Abu-Bekr an Mubammed Mirsa, u. a. 
(5 St.). 

4) — Duba an el-Hadscb Jahja und Mubam- 
med Mirsa. (2 St.). 

5) — Aly Mirsa u. aa. an Mubammed Mirsa. 
(1 Sf.). 

6) — cl-Hadsch Ibrahim an Mubammed Mirsa 
und Mubammed Amin ij.^J); einer v. 21 Scbew- 
wal 1264 [September 1848]. (2 St.). 

7) — Jedek? ben Ustemir ( _j<,lJ ji ^J-i)- 
12G5 [1848—9]. 

8) — Kilikeb {lÙf) an Mubammed Mirsa. 

(2 St.). 

9) _Sa'd Ullab an Mubammed Mirsa. (1 St.). 

10) — Abdullab an Mubammed Mirsa. (1 St.). 

11) — Subaib (^^e.--'), an seincn Brudcr = 
Duba (?); nicbt derselbe mit dem folgenden: 

12) — Scbuaib (c-^-) an Duba; aucb die Hand- 
scbrifton sind ganz verschieden. (1 St.). Er wurde 
nacb Bodenstedt, Die Volker des Kaukasus, Frank- 
furt a. M. 18f)9 (S. 464, 480, 507) i. J. 1844 in der 
Tcbetscbna erstochen. Vergl. Kaiàas. Kalend. 1861, 
S. 44 und 1860, S. 111 u. 112. 

13) — Mubammed ben Scbuaib an j.;5 Kiniis 
(KnflSb?), {Woronzov, Barjatinsky?). 

14) — Mahmud u. seincn SObncn an Mubammed 

Mirsa. (1 St.). 

15) — Mubammed Efendi an Mubammed 

Mirsa. 1263 [1846, 7]. 

lfi)_Manssur ben Abti (?^^jI) an Muliammed 
Mirsa. 1259 [1843]. Der cine Zettel mit Bleistift 
gescbricben. (2 St.). 

17) _ Daniel (JLI:>) an Scbamil. 21 Schew- 
wal 1264 [Sept. 1848]. (1 St.). 

5) S. Berge, a. a. 0. S. 111: Cyaiiôi.. 
Tome XIX. 



Vcrgl. Kascm-Bek, a. a. 0., S. 221. 

18) Von Masud an Duba. (1 St.). 

19) — Mubammed Amin an Mubammed Mirsa 

(2 St.). und an die Bewobner von ^jijl^ 1j, denen 

er die Erncnnung Mubammed Mirsa's von Scitcn Scba- 
mil's zu ibrem Gouverneur anzeigt (1 St.). In eiucin 
Briefe vom 1.3'. Dsilkaade 1264 = 23. Oct. 1848 kiin- 
digt Scbamil denselben die Ernennung von Mubammed 
Mirsa cl-Tscherkesy an; sie werden da C^'^j ^^\ 

^J^j^s irgeschriebcn; s. JVs 1). 

Vcrgl. liber Mub. Amin, Kaiihas. Kalend. 1861, 
S. 77 von N. Karlhof, Kascm-Bck, PyccKoe cjiobo. 
1860. VI, S. 227 folg. u. KaBKa.si,, 1851, S. 14. 15. 
173 — 4' etc. (3 St.). 

20) — Dscbemaleddin u. Murtesza Aly an Mu- 
bammed Mirsa, von dem ersteren und Cbodscbio 
Kaszy (^_,^li ^as=') an Murtesza-Aly. (2 St.). Den 
Namen Cbodscbio, s. ebenda. Cbodscbio (Cba- 
dscbio) war der Vater Mub. Amin's. 

21) — Murtesza-Aly an Mubammed Mirsa. 
(1 St.). Vergl. Kmdcas. Kalend. 1861, S. 45. 

22) — Musa ibn Omar. (1 St.). 

23) — Ismaïl und Aly, Sôbnc von iÀjj.9 (Kadi- 
nab?) an Mubammed ben Mirsa Ansor (jjjil). 
Auf der Piûckscite cin Bricf an Scbamil (J.oU). (1 St.). 

Die iibrigen Scbriftstiickc lasscn sicb zum Theil 
nicbt so leicht bestimmen und ein Versucb zu dicscm 
Bebufc wiirde einen Zeitaufwand erfordern, wclcben 
wobi blos Jemand auwenden mocbte, der einc Ge- 
scbicbte Scbamil's nacb ibren Einzclbeiten zu scbrei- 
ben beabsicbtigte. Aucb die untcr J\': 7. 8. und 23 
(Kadinab?) vorkommenden Namen sind mirsonst nicbt 
bckannt. Wcnn, wie oben angegebcn, die vorlicgcndcn 
Briefe zu ibrcr Zcit ins Russiscbe iibcrsetzt wurden, 
so werden sicb dièse Ûbcrsetzungen wohl nocb (in 
Tiflis?) vorfinden und mit den geborigcn Nacbwcisen 
verseben sein. 

24) Das von Hrn. v. Bartbolomaei erwabntc Ge- 
sucb in «Awariscbcr?» Spracbe ist in ciner Arabiscb 
gescbricbenen an Scbamil (Jf^».i), Dscbemaleddin 
u. a. gcrichteten Zuscbrift entbalten, welcbe vorber 
nur von Mubammed Mirsa gelescn werden soll; 
iibcr jcden andcren Léser wird der Fluch ausgespro- 
chen. Am Endc der Ruckseite unten stcbt : 

19 



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Meiii gcclirter Colloge Scliiefncr hatte die Giitc, 
eiiie Abschrift des Scliriftstuckes an Hrn. Baron P. v. 
Uslar zum Behuf einer Erklarung zu.scliicken; von 
ilim giug bcifolgende Erlauterung ein. 



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M'rt, dièses, cagai-danii, im Briefe. humnr, was da 
ist. w«.fe«jZ &ftr«, bekannt mâche nicht. na, ich. /(««■ 
hâsihii, die Sendung. xnndasa, gross. V/, Scham. r^«<r/, 
ist. 'fflm/, das Heer. hanhuha, ist gekommen. «ctxW,, 
Geissol. hnhi, ninim. «<;/a;r/, Geissel. xahuhârca, wenn 
nicht nehmen. h'aèhdlaca, Mais, turkischer Weizen. 
haxlai, vei-Iùiiifend. &«>'/, ist. miiriâp/fifâran, den Ver- 
riithern. xahaxârca, wenn nicht verkaufen. makânioiâ, 
in unsere Ôrter. '«/•«/, Heer. ina, du. xaJianhârca, 
wenn nicht schickest. «'m«, Geissel. xahuhârca, wenn 
du nicht niminst. jai/w, wird kommcn. 'urmnal, der 
Russen. 'arfl/, Heer. pi, in, nach. Lja.... mmn (arab.) 
dann. dagaunin, auf Fi-ieden. immd, Hotîiiuiig. hm ist. 
cahainen, auf einige. 'unisnal, der Russen. ma;n, Geis- 
sel. huMrca, wenn genonimen werden. Ijimius, oin 
Fiinftel (der Beute) 

Unser Gesuch an Dich, o Imam! guht dahin, dass 
du aus diesem Schreiben die (nothige) Kenntniss entneh- 
ni«st und ich bitte dich, olmaiu! fiirErste umGottes- 
willen, dièses im Briefe Befindlicàe verôffentliche niehf. 
(Ich schicke (dièse) Se)idmiij mit yronser FurcM (oder 
Scham). Die Tnq^^en sind (inijckommcH ; nimm Geisseln. 
Wenn nian keine Geisseln nimmt, werden sie TûrJd- 
schen Weizen verkaufen an die Verràther [Feinde?]. 



Wenn man nicht vcrknxft, werden viele Leute von 
Seiten der Unglilubigcu komraen. Dann schicke (Trup- 
pen) in unseren Bereich. Wenn du in unser en Bereich 
TrHppcn nicht schickest, tverden Bussische Tnippen 
nach Lakai y?) kommcn. Dann ist voraussuschcn , dass 
Einige Friede schliessen, wenn die Russen Geisseln 
nehmen. Ein Fûnftel von der Bcutc [wird in deine 
Hand nach dem Gesctze koramen?] 

So weit die Erklarung von Seiten des Barons v, 

1 1 

Uslar. Die Erklarung der letzten Wôrter nach ^^^^i 

chtimus und namentlich ^L _j^:S Éi wird sich Viel- 

leicht in der Folge noch findcn. 

Der Baron v. Uslar fiigt noch hinzu, dass in den 
Schamilisehcn Zeiten die geschaftlichen Briefe der 
Bergbewohuer mit Absicht so undeutlich und ràthsel- 
haft geschriebon warcn, damit, wenn sie in unrechtc 
Hîlnde (der Russen) fielen, sie unverstandlich waren. 
Fiir die Ûbersetzer seien dergleichen aufgefangene 
Briefe immer eine crux interpretum. gewesen. — Man 
kann dièse Bemerkung recht wohl zum Theil auf den 
vorliegenden Brief anwenden. 

Man vergleiche zu der angefiihrten Probe: Aiis- 
fuhrlicher Bcricht ûhcr Baron P. v. Uslar's Kasiku- 
mukiscJic Studien. Von A. Schiefner. St. Petersburg. 
1866. 



Auszùge aus vierzelin morgenlàndischen Schrift- 
stellern, betreflfend das Kaspische Meer und 
angrànzende Lànder. Von B. Dorn. (Lu le 

R février 1873.) 

(Fortsetzuug uiij Schluss '). 

(12.) XIV. 

JlaJf Jl^i.), Ansichten (Gestaltungen) der Welt, von 
Abu'l-Kasim ben Ahmed el-Dschaihany 
(jlyJl). (Msc. 23, 542.) 
Dièses Werk enthiilt eine Beschreibung der Welt, 
wie sie den Musulmauen im zehnten Jahrhundert be- 
kannt war. Es sind auch Karten beigegeben; auf der 
Karte M 59 find«t sich das Land der Russen und 
Slaven. In dem handschriftlichen Katalog wird die 



1) s. Buttet. T. XIX, s. 198; Mél. asiat. T. Vil, S. 19. 



203 



des Sciences de §>aiiit-Pc^fersboursi'< 



204 



Meinung ausgesprochen , dass der Verfasser derselbe 
sei mit Abu Abdallali Muhaniraed ibn Ahmed el- 
Dschaihany, welcher unter dcn Samaniden Ismail, 
Ahmed uml Nassr i. d. J. 27!) — 331 = 892 — 943 
Wesir und der Verfasser eincs der àltesten geogra- 
phischen Werke in der Arabischen Literatur war; s. 
Fraehii, Ibn Foszlan, S. 22, 24 u. s. w.; Notices 
blbUo<jraphiqi<(:s , J\i 44; Reinaud, Infrodmt. S. 63, 
04 u. a.; Hauimer, Litcrat. Geseh. Bd. V, S. 327; 
JV» 4094; Mehren, in Anmler. 1857, S. 20, 9). — 
Die wortliche Ûbereinstimraung mit Ibn Haukal ist 
aufiallend. 

Der uugenannte Ubersetzer giebt in der Vorred* 
an, dass er zur Ûbernahrae seiner Arbeit durch deu 
Emir von Buchara,AlyChuâdschahb.Muhammed, 
hier j^^^ ^^1 J'^, oder Vassal des FUrsten der 
Gliiubigcn, d. i. des Chalifen, veraulasst worden sei, 
welcher wiinschte, dass das in seiner Bibliothek be- 
tindliclie Arabische Original fiir Andere zuganglicher 
wiirde. 

S. 37. Bailcman. Das Land der Dailemer (liL.^) be- 
steht aus Bergen und Ebeue; das gleichmàssige Land 
ist Gilan Sie wohnen am Ufer des Chasaren-Meeres 
unter den Bergen der Dailemer, deren Berge sehr 
fest sind. Der Ort, wo ihr Koiiig wohnt, heisst Wa- 
diwal (J)^:;:»^') — J->=>ij Hudhar?). Als Herrscher wer- 

deu die Dschestaniden (ol----*? J') genann.t. Die 
Dailemer sprechen eine Sprache, die weder Pcrsisch 
noch Arabisch ist; sie sprechen und kennen indessen 
auch das Persische. Sie waren bis zu Hasan ben 
Said (j.jj -ji ■,-=) Uuglaubigc. Sie beschaftigen sich 
mit Ackerbau uud Viehzucht; ihr Land ist gut an- 
gebaut uud mit Anuehmlichkeiten reichlich versehen. 
Sie sind meistens schwache Leute, mit herabhtingenden 
Haaren. — Genannt werden die Berge Kaicn, Kaduskm 
( jl:L.jiL,), RimidscJi'f'(f^-'jj ^), ferner die Stadt IsmeJiar 
(jU,-!'"), oine Tagereise von Sari. Um von Ray nach 
ïabaristan zu kommeu, muss man iiber Sahis am Ufer 
desMeeres geheu. DieStellc ist so fest, dass, weun sich 



2) Mil- giinzlicli imbekiinnt, wcun ilie Lésait richtig ist. JI^j:^ 
waro = jl ♦■••S ; ^Ijc"' d:>s vorhorgcheude _,?" Eiueii Fletkcu "-l^^jj 
Wasduleh iii i)scliiiiascliau s. bei .Takut. Nacb Ibii Ihiiikiil, S. 
JG8 hicss (lie Ilcsideuii f^LW d-Tarm (= Taiern, \m. Jîitdbdr). 

à) Ubcv iliese Berge s. Ause. I, Anm. 12). 

4) d. i. jU«i.; s. Jakut, Ibn Haukal, S. 269 ii. a. 



da eine Besatzuug befindet, kein Dailemer nach Taba- 
ristan kommen kann^). Von der Grilnze Dailems nach 
Tabaristan bis Asterabad, ist vom Berg bis zum Meer 
nicht uiehr als eine Tagereise. Da ist auch eine 
so schmale Stelle, dass das "Wasser des Meeres an 
den Berg reicht; wenn man aber von Dailem bis zum 
Berg [uach Dsrhiiy") geht, wird es so breit, dass zwi- 
schen deni Berg [DsrJnl] uud dem Meere ein zweitagi- 
ger Weg ist. Die Kareniden hatten ihren Wohnsitz 
an einem Ort, welchen man Berin {ji^i '^) nennt. 

S. 37 V. Ray, Winich, Schdemheh, Demawend. 

S. 38. Dameghan , Simnan , Basfam, Tabaiistan. 
Die Gebaude der Tabaristauer sind aus Holz, Ziegel- 
steinen, Rohr und Rohrmatten. Der Regen ist da be- 
stiindig; ihre Dacher sind des ewigen Regens wegen 
wie Kameelhocker (_/Ii. Cj^y^) geformt. Die meiste 
Seide, welche in aile Liinder verfiihrt wird, kommt aus 
Tabaristan^). Die Tabaristaner sprechen schnell uud 
tragen herabhangende Haare. 

Bsclmrdschan ist grosser als Amul und hat weniger 
Regen. Die dortigen Einwohner sind ruhiger und 
starker. Dschurdschan besitzt am Meere eineu Ha- 
fenort, welclien man Abesgim nennt. Von da aus rèist 
man nach Chasarien und Bab el-Abwab. In den dor- 
tigen Gegenden giebt es keinen grôssereu Hafenort 
als Abesgun; man benennt jene Gegenden nach ihiu. 
Sie besitzen ein Derbend, d. i. einen Engpass, Bibat 
(ILj) Bchtstan genannt, wo sich eine Haupt-Moschee 
und Kaufliôfe befinden. 

S. 38 v. Ucber dm Chasufen-Meer und die anlie- 
genden Liinder. Das Meer stôsst ostlich an einen 
Theil von Daileman , Tabaristan , Gurgan uud die 
Steppe zwischeu Dschurdschan und Chuâresm; west- 
lich an die AUanen, Serir, die Stiidte der Chasaren 
und einen Thtnl der Steppe der Ghussen; nordlich an 
die Steppe der Ghussen uud Siahkuh ; siidlich an 
Gilan und Daileman. Dièses Meer steht mit keinem 
anderen Meer in Verbindung. Doch Gott weiss das 
besser ! 

S. 40. Bcmliiii (O/i*^ '). Sie sind zwei Artcn: 



5) S. Isstachry, S. 20G. 

5") o^o U, Ibu Haukal, S. 2(W: J^i) Jl, \ ar. ij jjj 
G) Ubue Zweifel ^_jï, Firrim. Vergl. Ibn Haukal, S. 268, 
Var. m). '" 

7) Jetzt kommt die Seide vorzuglich aus GUan. 

8) S. Bttllet. T. XVIH, S. 303, 18); Mil. as. T. VI, S. 681. 

19* 



SOâ 



Bulletin de l'i%cadëniie Impériale 



206 



die eine wohut am Eiide der Ghussen hinter dem Lande 
von Bulgbar, nahe an 2000 Mann ; die andere Art grànzt 
an dieBedschnak (ilUse°), im Text: Berg, Jl^); sie 
sind Tûrkisch, ganz nahe an dem Reich von Rum. 

Bulgliar. Die Spraclie der Bulgharen gleiclit der 
der Chasaren. Die Burtassen liaben eine andere 
Spraclie als die Chasaren. Ausser der Stadt Bulghar 
giebt es noch eine Stadt Siiwar Q^J). 

Russeu. Ihrer sind drei Arten: 1) (Russen), wel- 
che Bulghar am nachsten sind; ihi- Herrscher (ot-i-^l-j) 
wohnt in einer Stadt , welche man Kujah {<^\-iy^ 1. 
djL^r, Kiev) nennt und welche grosser als Bulghar ist. 
2) Ssalawijeh (ij_j'^«3 — Slaven). 3) Ersanijeh 
(AjlijI '"); ihr Herrscher wohnt in Aiar [jV,] 1. U^l ''). 
Die Einwohner reisen in Haudelsgeschaften nach Kiev. 
Bis jetzt hat noch Nieraand gesagt, dass ein Frenider 
in jene Stadt gekommen sei , um sich da aufzuhalten; 
denn jedeu Fremden, welcher dahin reist oder seinen 
Aufeuthalt da nimmt, todtet man auf der Stelle. Sie 
treihen auch Handel zu Wasser. Sie theilen nie Jemand 
etwas liber ihre Zustande mit und lassen sich mit kci- 
nem Fremden ein. Sie lassen es nicht zu, dass Jemand 
in ihr Land korame. Sic verfiihren schwarzen Zobel 
und Zinn aus Ersa an aile Orte. Bei ihnen herrscht 
die Gcwohnheit, dass, wenn Jemand stirbt, sie ihn 
verhrennen; auch die Miidchen der Todten lassen sich, 
ihrem Hcrzenswunsch zufolge, mit verhrennen. An- 
dere schcereu sich, wenn Jemand stirbt, den Kopf 
oder fiirben ihren Bart. Ihre Kleidung besteht aus 
^ langen Rocken (IpLâ) und kurzen Jacken {:>j^ Uljyf ""). 
Die Russen reisen in Handelsgeschàften nach Chasa- 
rien und Rum. 

. Die Gross-Bulgharen (iljj? j\.ià.j) granzen nord- 
lich an Bmn (das Griechische , Byzantinisch-ROmische 
Reich). Sie sind ein zahlreiches Volk und in Folge 
ihrer grossen Anzahl und Macht erheben sic von dem 
Lande von Rum, welches ihnen nahe liegt, Abgaben. 
Sie sind Christen. 



9) Die Petscheuegen. 

10) In der Handschrift; <IajLJ!. Da \ j Jj^^ vorhergeht, so Lat 
der Abschreiber das folgende j\ viclleicht ans Absicbt iind frcilich 
aus Uuwisscnhcit ausgelasseï:. 

11) Wicder eine Vcrimstaltung von Uj) ; wic dièses Wort ver- 
schicden crscbcint,s. iu Isstachry, éd. deGoeje, S. 22G, Anm, d) 
und Chwolsou, HsBÈCTiH, S. 175. 

11") A'arie, Russ.KypTa, vergl. aucb Ad. Briill, Trachten der 
Jiiden. Frankf. a. M. 1873, S. 63. 



Entferniingcn^'). Von Âhesgan nach Cliasarien, rech- 
ter Hand, 300 Farsangen; von Ahesgim linker Hand 
nach Cliasarien 300 Fars., so dass rings herum um 
das Meer 600 Fars. sind. Wenn der AVind gut ist, 
ist von Tabaristan aus in der Breite nach Derbend zu 
kommen leicht. Jetzt sind von Atil nach Semender 
acht Tagereisen. Von Atil (im Text: Amul)'\)\% zuraBe- 
ginn des Burtascn- Landes sind fiinfzehn Tagereisen; 
von Burias bis zu den Bedsclinak (im Text: GcUrgen, 
(?jL=.) vier'^") Tagereisen. Von Atil zu den Bedscli- 
nak {GeUrgcn), eine Monatsreise. Von Atil nach Bul- 
gJuii' auf dem Steppenweg, ein Menât; zu "Wasser, zwe 
Moiiate. Von Bulghar bis zum Anfang des Reiches 
von Eum, zehn Stationen; von Bulgliar nach Kiisahcli 
{Kujabeli, Kiev), zwanzig Stationen; von Bedsclinak 
nach Imier-Baschcliirt i^'jjj->\ ^j^"^-) 5 zehn Tage ; 
von Inner-Basclichirt nach Bulgliar, fiinf und zwanzig 
Tage. _ 

(13). XV. 

In derselbeu Handschrift findet sich (S. 78 — 113) 
noch eine audere kosmologische Abhandhmg ohne 
Titel und ohne den Namen des Verfasscrs, aus wel- 
cher ich Folgendes heraushebe. 

S. 74. In Qikm regnet es manchmal vierzig Tage 
lang ununterbrochen fort. Wenn die Leute des Nachts 
das Schreieu der Schakale horen und dann das Bellen 
der Hunde, so wunschen sie sich gegenseitig Gluck, 
weil dann der Regen aufhort ^'). Die Weiber von Gi- 
lan beschiiftigen sich mit derPflege der Seideuwurmer. 
Man sagt, dass sie ausnehmcnd schôn sind. 

(14). XVI. 

Uj v-ii^j) vJj[y«, Sonncnmgender Spiegel, ein i. J. 1217 
^ 1802 verfasstes Werk uber allgemeine Ge- 
schichte von «Nawâb 'Abd ar-Rahman Shâh- 
Nawaz Khan Hâshimî Banbâni al-Dihlawi»; 
vcrgl. Morley, A descriptive catalogue of tlie 
liistorical manuscripts etc. prescrved in tlie U- 
hrary of tlie B. As. Soc. of Grcat Britain and Jre- 



12) S. Isstachry, S. 220 — 7, 

12") Bei Ibn Ilaulial, S. 287: zebn. 

13) Dièse Augabe ist ganz ricbtig und wird von den Gilanern 
festgelialten. Ich habe die Richtigkeit derselbeu selbst i. J 18G0 in 
Gilan und nameutlicb Rescht erprobt. 



397 



des Sciences de Saint-Pétersbourg. 



898 



land. London. 1854, S. 5G, JE XLV. uiul mciueu 

Bericht von 1861, As 6). 
Der Verfasser erwahnt Asteràbad {:>[j\^kJ), des 
ehemaligen Thronsitzes von Duchiirdschan , von wcl- 
chem jetzt nur wenig iibrig sei; BaJmjch (Baku), (1er 
Nafta-Gegend, \vo mau Wildpret in der Erde kochcu 
kann; der Stadt Sdiirwan und das Land der Russen, 
eines grosscn Tiirkischen Volkes, Das, was von ihnen 
gesagt wird, ist fast Wort fiir Wort ans Ibn Foszlan 
entuommcu. 

iVaclid-iige nnd Sclilassbeinerkungeu. 

I. Einige Bcmerhmgen ziir GeoijmpMe Fcrsiens. Bull. 
. T. XV, S. 263 — 268 [Ma. as. T. VI, S. 253 — 

260J. 

S. 265 [255]. Die fur eine Pehlewy-Inschrift an- 
gesebene ist eine Arabische , iiber welcbe in eiuer 
besonderen Abbandlung ûber die Radekanischen In- 
scliriften des Weiteren die Rede sein wird. 

S. 266 [256—7]. Die Sage von der Silberstadt 
{Chên-Guinmsch, ville d'argent) findet sich schon bei 
Truilhier, Mémoire descriptif u. s. \v., im Bullet. de 
la Soc. de Géogr. de Paris. 1838, S. 109. 

S. 267 [258]. AapbTa erscheint so reclit in der 
Pers. Form des Wortes o^j^ Lmvudah. 

* * 

* 

IL Morgenlândische Benennungen u. s. w. Ebenda, 

T. XVI, S. 41—45 [Mêl. as. T. VI, S. 382-388]. 

Vergl.dieBemerkungenHyde'szuPeritsol, S. 83. 

S. 42 [383]. Zu ^\j, KopfiTMi. J^l), s. auch 

Fraebn, Ilm Foszlan, S. 99; zujLki, Iûitc,E(iv isy, 

éd. Dozy et de Goéje, S. 367. 



S. 44 [385]. Zu ^J-Ji^ v.ergl. SanHCKH KaBKascK. 
OTA'feJi. reorpa'!-. 06m. I, S. 144. 



III. BericM ûber eine Reise ins Ausland. Bullet. T. 
XVII, S. 20—24 [Mél. asiat. T. VI, S. 570 — 
575]. 

S. 21 [571]. Das Mccr vonRura (Griechenland) — 
besser, das Rômische (Rumische); s. Etbé, Kas- 
winy, S. 252. 

IV. Ueber zivei fur das As. Mus. crworhene Ardb. 
Werke. Bull. T. XVIII, S. 148 [Mél. as. T. VI, 
S. 671]. 

S. 149 [674]. ValaJc. Doch nicht Waligi, d.i. Ka- 
'sikuiulilien?; s. Schiefner, Kasikumiik. Studien, S. 1. 

S. 150 [675]. Vergl. Hammer, Arab. Literatur- 
gescli. VII, S. 476, JVs 8035, \vo Abu Hamid nur 
kurz und unvoUstandig erwahnt ist, 

S. 151 [676]. tJber ^jIjJ) s. nocli Mehren, Bi 
mescMg, Reg. unter 
Bulak. I, S. 30, 



L^j und Makrisy, Lii I , éd. 



[384]. /. Man 



sagt 



gewohnlicher sei als ^> 



mir , dass ^ ^ 

s. 43 [384], Anm. 6). In Britiscli-Guayana curiaras 
= Boote aus ausgehohlten Baumstammcn; s. Das 
Ausland, 1870 M: 47, S. 111; zu Hallstadt in Oster- 
reich: ein Bdumel. Schlicmaun fand die priiiiitiven 
aus ausgehohlten Baunistiumuen bcstehendcn Kàlnie, 
wic or sic viel in Ceylon sah, oft auf dem liergc Hisar- 
lik (auf der Ebene von Troja) in Miniatur von Terra- 
cotta dargcstollt; s. Alhj. Zeit. 1871, A'?: 331, S. 5851 
— 2. 

S. 44 [385], Amu. 3). Anstatt ofl on {the shores). 



V. Auszûge aus zwei — und vierzehn morgenl. Schrift- 

stellern. Bullet. T. XVI, S. 15 — 41 [Mél. as. 

T. VI, S. 344 — 381]. 

A. S. 17 [347]. IbnSchebib. Fraehn hat in seiuem 
Ibn Foszlan S. 184 eine Vergleichung aus unserem 
Schriftsteller entnommen, welche sich auch von Char- 
moy, Belation de Masoûdg S. 348 wiederholt findet. 
In der Anm. (68) giebt Charmoy nach Hadschi 
Chalfa als Todesjahr des Ibn Schebib 1566 au, was 
aber nicht richtig sein kann. 

— [347]. Die Stelle Uber Ain-Alham befindet sich 
wortlich in Kaswiny, Ethé, S. 400. 

S. 18 [348]. Ibn el-Wardy f 1349. So z. B. 
D'Ohsson, Dfô peuples du Cauc, S. XII; Fraehn, 
Msc. Ah 599: qui anno 429 = 1348, 9 obiit; dann: 
starb a. 1357; s. l)as Asiat. Mus. S. 205; Charmoy, 
a. a. 0. S. 347, Anm. 67) und noch a. Vgl. Bull. T. 
XVII, S. 20, Mél. as. T. VI, S. 571, 2). 

S. 18 [349], Anm. 9). Anstatt S. .310 1. 323 und 
vergl. Fraehn, Ibn Foszhan, S. XXIII. 



300 



Bulletin de l'/^cadëmie Impériale 



300 



S. 18 [349], Aum. 10). In Ibn Haukal, S. 274 
ist von melir als 1000 Burgen die Rede. 

S. 19 [349]. Talaristan. Nur uneigentlich kanii nian 
sagen, dass die grôsste Stadt (Amul) auch Tabaristan 
genaunt werde; s. Anm. 1 1) u, Ausz. (6). VIII, S. 202. 

— [350]. Der See von Chuâresm. Vergl. Masudy, 
I, S. 211; Isstachry, S. 303. Man findet den Aral- 
See, lac des aigles genannt. Man hat Aral mit dem 
Russischen opejib, Adier, verwechselt. ~ Vergl. auch 
Schnitzler, L'empire des Tsars, I, S. 77 — 83. — 
Der Fluss el-Schasch; besser der Fluss von Schasch, 
der Jaxartes; vergl. Justi, Bcitràge, II, S. 20, wo 
nachgewiesen ist, wie der im Buudeheslj vorkommende 
Name Ashûrad sich aiif Schasch zuriickfiihren liisst. Da 
finden sich auch Bemerkungen iiber das an ihm lie- 
gende Taschkend. Vergl. auch Spiegel, Erân. Alter- 
thmnskunde, I, S. 270 u. S. 612, Anm. 1), wo er glaubt, 

dass der letzte Theil des Wortes Gulzarriun ùy_jjM 
(= Jaxartes) an den Sarniiis der Alten erinnere. 

Ûber Bscliaihm (Oxus) vergl. nach Jaubert, 
Journ. asiat. 1833. S. 481. Ibn Fadhlullah (Msc. 
Mus. As. — s. Mél. as. T. VI, S. 672), S 22 sagt: 
«Manche behaupten, der Dschaihun falle in das (Kas- 
pische) Meer; das ist aber falscli». Auf der im Dschi- 
han-numa betiudlichen Karte fallt er wirklich in das 
genannte Meer. 

Ûber Schasch {^J•i^, (>U) s. auch Justi a. a. 0. u. 
Spiegel a. a. 0. S. 272, wo es ■= Taschkend; Vam- 
béry, Qeschichte Bochara's, I, S. XXII. — Varianten 
zu dJ^cIji? s. bei de Goeje (Isstachry), S. 304, f). 
Ibn Haukal, S. 354: _>cl_/i=. 

S. 21 [352]. Der Fluss von Ssaklab. Der Fluss kaun 
kaum der Don sein. Nach Tabary, Nachrichten Uher 
die Ghasaren, S. 483, kam Merwau von Kesal in der 
Nahe von Berdaa nach Bah-AUan und Scmcndtr und 
von da zu dem Fiasse Ssaklah. Man mochte eher die 
Kuma oder deu Kiihan vermuthen. Vergl. BuUet. T. 
XIX, S. 206. 

Anm. 20). Zu Saïd ibn el-Musajjeb, vgl. in 

Pogodin's Schrift bojijkckoh PycH, S. 16, die Be- 
raerkungeu Kunik's, S. 17. 

S. 21 [353]. el - Mtikanijek. Nach Masudy, II, 
S. 5 u. 68 war Mukanijeh ein Schirwan unterworfener 
Staat (iXi,*): {Mmjhan oder Mukan), doch musse man 



ihn nicht mit dem Lande Mukanijeh verwechseln, wel- 
ches am Ufer des Chasaren-Meeres liège, S. 69. 

— Vergl. Uber die Pauzerverfertiger .4ms^. (5). VII. 
u. BullvL T. XVIII, S. 321—336 [717—740]. 

S. 22 [353]. cl-Ssenarijeh; s. Ibn Haukal, S. 250.— 
Ssdalik. Masudy, II, S. 68 berichtet von dem Reich 
von Kahala (iLs — so ist zu lesen anstatt iLâ Kilah), 
es sei der Aufenthaltsort von Raubern, Armen uud 
sonstigem Gesindel. Wie in oriental. Schriftstellern 
von den Abschreiberu Namen eutstellt werden, sehe 
man aus Ibn el-Athir, T. V, S. 132, wo jj>> = 
• .j ^«a. (auch S. 180); jjljii_w = (j\j.a^; oL»i'J>--^*l= 
= oL^j)_^^ __,*],; S. 180: f,j^= ij/.i u. s. w. 

S. 22 [354]. Die sieien Lande. Vergl. «association 
de sept provinces n, bei Gagarin^^ JVomw. ann. des voy. 
1852, I, S. 62. 

— [356], Anm. 42) Ls^. Grigorjev, in seiner in- 
teressanteu Abhandlung iiber Abu Dolef (06x Apaô- 
CKOMt nyremecTBeHUHKt X BtKa, A6y-/^ojie<i>'fe etc. im 
Journ. des Ministeriums der Volksaufkliirung, Th. 163, 
1872), meint S. 25—26, dass man anstatt Badschna 
oder Nadscha, Jadscha (H^îKa) lesen konne. Unter die- 
sem Namen liabe 1000 Jahre vor Abu Dolef in Pamir 
oder an dessen ostlichen Abhangen ein kleiner Staat 
bestanden, dessen Beschreibung sich in der «HcTopia 
CiapmeH XanbCKoft /l,HHacTiu» befinde. Es sei sehr 
miiglich, dass Jatschsha (HqjKa) der Chinesen eins sei 
mit Abu Dolef's Jadscha. 

S. 25 [357], Anm. 46). Tayharghas. Vergl. auch 
Reinaud,7w^forfMC^. S, LIX, 3 u. Isstachry, S. 9, f.): 

OIT.- 

_^c^il)l el-Tugliuryhur. Grigorjev a. a. 0. S. 32 — 34 
spricht ausfuhrlicher uber dièses Volk; er meint, der 
Name kunnte vielleicht aus dem Tiirkischen Toyus- 
Uïgur verdorben sein, so dass man Togusgur lesen 
miisste. 

— [358]! Uber das Kaspische Meer s. noch Ouse- 
ley, Travels, HI, S. 277 — 282 u. Ibn Haukal, S. 
276. 

El-Samarkandy. Es ist darunter, wie ich 

aus Ibn Ajjas {codd. Goth.) ersehe, Abu'l-Laith 
(C.JJI yl) Nassr b. Muhammed el-Samarkandy 
(I 375 = 985), der Verfasser des Bûches j\-'.^^i 
-.^ijUJI «hortas mysticormn spiritualium » gemeint. 
Die von ihm erzahlte Geschichte befindet sich auch in 
Kaswiny, Ethé, S. 216—217. 



301 



de*<t 9cieiiC(><4 de Saint* P<^<(>r>ilic>urs:. 



30S 



S. 26 [359], Anm. 52); s. Geogniphka Cmicasia, wo 
(S. 32) anstatt ^\jl\ ^L«, jiljl #U (Var. pL«,) 
zu lesen iiiid darnach (S. 71) zu iibersetzen ist. 

S. 27 [301]. Der DmcJic. Vorgl. Brosset, Hisf. 
chronol. par MWdliar d''Âirm(nk, S. 84, a. 831: ail 
sort de la racr Caspienne un poisson-dragon , qui dé- 
vore tous les poissons du fleuve Kour». 

S. 29 [364], Anm. 65). In Isstachry, S. 183: eï- 
Kurl-y. 

S. 31 [306J. Es ist ein Fluss wie ein Mcer; s. 
Brosset, Deux historiens arméniens etc., S, 193. — 
5000 christliche Madchen stiirzen sich in den Fluss; 
s. Brosset, Mhhifhir, S. 74. 

S. 30 [366], Anm. 71). Zu j> vergl. Lanc, Dict.; 
Dozy et de Goeje, Edrisi , S. 293; Isstachry, S. 
304, c). 

tJber den wahrscheinlichen friiheren Zusammen- 
liang des Kasp. Meeres mit dem Aral-See, s. Lenz, 
Uehor (las Nireau des Kasp. Mcercs, in den Mémoires 
de la Cl. jihysico-mathém. T. II. 1833. S. 94. 

— [367]. Kimakijeh. Grigorjev (S. 31) meint, dar- 
unter sei wahrscheinlich das Yolk zu verstehen, wel- 
ches in den Chinesischen SchriftstellernKu-mo-chi ge- 
nannt werde. 

S. 32 [368]. Semsedschi; vielleicht die Tsche- 
tschenzen (s. Derhend-nameh, S. 653-^658), welclie 

Cacan oder Sesen heissen; s. Mél. asiaU V, S, 168. 

Anm. 81). Balkis. Auf sie werden auch die 

Ruinen Bail in der Bucht von Bahi zuriickgefulirt ; s. 
Spassky Avtonomov, in 3aiiHCKii KaBKascK. o'tufkJi. 
reorpai». Oôu;. III, S. 246. 

S. 33 [371], Anm. 84). Schon Maslama bat sol- 
che Stcine verbrauchen lassen; s. Auss. (1). III, Anm. 
58). Nadirschah liess(1744)in DerbendeinenPalast 
bauen, wozu auch die grossen Derbender Grabsteine 
verwandt wurdcn; s. Fraehn, 0pp. p. msc. 3, XXIX 
(nach Lerch, in Biisching's Magaz. Th. X, S. 399). 

S. 35 [372], Anm. 89). Zur Bedeutung Mil als 
Fluss, s. auch D'Ohsson, Des peuples, S. 30, Anm. 
1) und uber Tscindman = Kama, Fraehn, De mtmor. 
Bidijli. forte aniiipms. etc. S. 24, Anm. 40), 

B. Btdlet. T. XVII, S. 469 [632]. Aly ben Wabn. 
Es ist zu lesen: Aly ben Kabban; s. Steinschnei- 
der, Toxicolog. Schriften der Araher, S. 29, JV1: 20. 

— 467 [629]. AfriJca (i^>f Afrikija). — Das Meer 



von Bum ist nur ein Thcil des Mittelliindischen; s. 
Ethé, S. 252. 

— 470 [633]. Mayaijho. Indcm ich «Weideplatz» 
iibersctzc, bin ich mitB. de Meynard, D(V7wh. S. 422 
zusammengetroffen. Wiistenfeld, Zcitschr. d. D. m. 
Ges. Bd. XVIII, S. 441 iibersetzt «das Wiilzcdorf», weil 
sich die Thiore in dem viclcn Koth waizten, und so wird 
das Wort ïcl_/* auch in Worterbiichern und sonst noch 
crklart; vgl. auch Reiuaud, Aboulféda, S. ril. Dass 
man die Thiere, Pferde und andere auf saftige Weide- 
platze liess, wo sie sich natiirlich ihrer Gcwohuheit 
nach wiilzten, kann ich mir denken, aber weniger, 
dass man sie sich nur im Koth wàlzcn liess. Meraglia 

— vgl. 4c,.e, Wiesettgrund — bedeutet hier, so meinc 
ich, der ^Yeideplatz, auf welchen die Thiere sich auch 
natiirlich walzen, oder umgckehrt, einen Wâlzeplatz, 
der zugleich ein Weideplatz ist, und dièse Bedeutung 

mag die urspriingliche sein; vergl. c,*. Die Gegend 
von Maragha aber war durch ihre iippigen Weide- 
platze bekannt. Vergl. auch Juynboll, Lex. Geogr. 
unter icl_,« und B. de Meynard, a. a. 0. 

-. Merwan; s. Ibn el-Athir, ed, Tornberg, 

V, S. 131. 

S. 471 [634], Aura. 28). j\j^ schcint doch nicht 
= sj«; s. Beladsory, S. 204: vergl. meine Ab- 
handl. Ueber die CJiasaren, S. 462, 1). — Die Les- 
gier sollen nach einer alten Sage aus Masanderan 
mit den Gilanern gekommen sein; s. Vivien de St. 
Martin, Noiw. ami. des roy. 1852, I, S. 80. Vergl. 
Klaproth, Nouv. Journ. Asiat. II, S. 447. 

S. 478 [644], Anm. 58). Zu j^i vergl. auch Ibn 
Badroun, éd. Dozy, S. i^h-, wo gesagt ist, dass die 
von Anuschirwan in das Meer hincingebautc Mauer 
j.*s genannt wurde. — Als Var. finde icli j.*s. 

S. 480 [648], Slaven. Vergl. hierzu D'Ohsson, 
S. 65: «le territoire des Saclabes», und Elmakin, S. 
74, a. 98 (= 716): «Muslima occupavit civitatera 
Sakalibam et se guberiiatorem ejus fecit». — Ûber den 
Kur u. Araxcs s. Ibn Haukal, S. 246 — 7. 

— 481 [649]. Vergl. zu den genaunteu Fischna- 
men Brosset, iiber die Fische im Ara.xes, Noiw. 
journ. as. T. XII, 1833, S. 465. 

, Anm. 83). Vergl. hierzu noch Patkanian, 

Histoire des Sassanides, S. 151. 153. {Journ. asiat. 



303 



Bulletin de r/tcadëiniL> Impériale 



304 



1866. T. VII) und Schiefner, Hûrkan. Studicn, wo 
S. 161 Bcrbend = Sulli ist. — Anm. 83*) 1. A. jjk/'. 

S. 483 [652]. El-Manssura. Vergl. Isstachry, S. 
206, b). 

S. 485 [655]. Bscliailnm. Ich fiige folgendc Be- 
merkung hinzu, ohne mich zu erinneni, ans wel- 
clier Schrift (dem Athenaeum?) ich sie entnommcn 
habe. «Sir H. Rawlinson remarked tliat during liis 
récent rescarches on the river Oxus, in which he liad 
to go over much of the ground taken up in this pa- 
per, he had drawn a great deal of information on the 
subject frnm Ibn Diistah's geographical Cyclopaedia 
(abont A. H. 290), preserved in a unique Msc. in the 
British Muséum, of which it was to be regretted that 
Col. Yule coukl not avail hiraself». Vergl. Juyn- 
boll, Lexk, Gcograpli. T. V, S. 130. 

S. 487 [657]. Zu dem Ausdruck: awenn seinGeist 
enthoben ist», vgl. Wolff, Mnhammcd. Eschatologie, 
S. 76. Nach drei Tagen kommt der Geist zu seinera 
Kôrper zuriick, S. 78, Text, S. 44, wo auch der von 



Ibn Dusteh gebrauchte Ausdruck n.^. 



^jj ^j 



vor- 



kommt. 

S. 490 [663]. (4). VI. Masudy. Vergl. Mchren, 
FrenisHllnig of de Islmmtiskc folls almindelige geo- 
graiHiiske Kundskaher u. s. w., in Annaler, S. 167. 

S. 491 [664], Anm. 125). Dns AdriatiscJie; .viel- 
raehr das Tyrrhenische, {marc Tuscmii, inferum). 

Bnllct. T. XVIII. S. 299 [685]. Abu Haraid. Kas- 
winy fiihrt diesen Schriftstcller mehr als fiinfund- 
zwanzig Maie an. Hammer, LUer. GescJi. der Arab. 
III, S. 476 kennt unser Werk gar nicht, sondern nur 
das iiber die Wunder des Abendlandes. Vergl. Al- 
Makkari, T. I, éd. Krehl, S. 617, wo er Abu Ha- 
mid Muh. b. Abdurrahira el-Maseny (^jUl) el- 
Kaisy el-Gharuaty, geb. 473 = 1080, 1 genannt 
wird. Das dem Abu Hubairah gewidmete Werk ist 
erwahnt in Kaswiny, Ethé, S. 253. 

S. 306 [696]. NsiJLTÇor., NeixtTÇtotj s. Stritter, Me- 
morine, IV, S. 478. — Es kann nicht dem geringsten 
Zweifel unterliegen, dass unter der ?>taAt Bumija wirk- 
lich Rom zu versteheii ist; man vergl. die betreffenden 
Beschreibungen bei Jakut und Idrisy. Es scheinen 
dagegeri freilich die Angaben , dass sie am Schvarscn 
Meer liège und von den Dschinnen fur Salomo erbaut 
worden sei, zu sprechen, welche letztere Sage ich 



mich nicht erinnere irgendwo in Bezug auf Rom ge- 
leseii zu haben. Ich will hier mich nicht aul Aboul- 
féda {tradiict. S. 38 und 41) berufen, welcher an- 
giebt, dass zu seiner Zeit (1250) das Meer der Krim 
das Schwarse genannt werde und daraus folgern, dass 
zu Abu Hamid's Zeit dièse Benennung noch nicht 
gebrauchlich gewesen sei. Aber soviel ist mir nach- 
gerade klar geworden, dass Abu Hamid unter dem 
Sclmarscn Meer nicht das jetzt so genannte, sondern 
das abencllàndische und namentlich das Tyrrhenische 
verstanden bat. S. Kaswiny, Ethé, S. 252, wo be- 
richtot wird, dass das Meer von Maghrib (odcr abend- 
landische) schwarz wie Dinte sei und daber das 
schwarze Meer genannt werde. Das Meer der Finstcr- 
nisse ist ein Theil des Atlantischen Océans. Wir kôn- 
nen also eigentlich unserem Schriftstcller in dieser 
Hinsicht kein Versehen vorwerfen; cr bat ebcn sagen 
wollen, Boni liège am abeudljindischen Meer, s. Cad. 
Befr. S. 31. «Das umschliessende Meer ist das, wel- 
ches die Welt umschliesst; die Erde ist in der Mitte 
des Meeres wie eine Kugel in einem Wasscr-Teich; 
das ist das Sclmarse Meer, welches unter dem Namen 
«Meer der Finsternisse» bekannt ist. Schiffe befahren 
es nicht; die Meere von Indien, China, Kulsum (das 
rothe Meer), von Laodicea, von Persien sind Canâle 
von ihm — aile dièse von mir genannten und nicht ge- 
nannten Meere nehmen in ihm ihren Ursprung. Dage- 
gen sind die kleinen Meere, z. B. das Chasaren-Meer, 
das Meer von Chuâresra, von Chalat, Arménien und das 
an welchem die Erz-Stadt liegt und andere ganz vom 
Océan abgetrennt». Die Dschinn-Sagè wird sich am 
Ende auch hinsichtlich Roms sonst noch vorfinden und 
selbst wenn sie nur aus einer.Verwechselung von Seiten 
unseres Schriftstellers in ihrer Anwendung auf Konstan- 
tinopel hervorgegangen ware, wiirde sie weiter keine 
Riicksicht verdienen. 

Die Wirren in Rom zu Jener Zeit (1150) sind ge- 
schichtliche Thatsachen; s. v. Raumer, Gcsch.d. Ho- 
hcnsfaufen, 1823, I. Bd. S. 454.: v. Reumont, Ge- 
schichte der Sfadt Rom. 1867. Bd. II, S. 441 und Gre- 
gorovius, Gcschichfe derStadt Boni iniMiftelaUer, Bd. 
IV. Stuttgart 1862, S. 476—482. Unter dem Gross- 
Kônig (Kaiser) wird Konr ad III (1 1 38 — 1 1 52) zu ver- 
stehen sein. Was den Brader des Konigs (von Ungarn) 
anlangt, so kann hier nicht die Rede sein von Herzog 
Stephan, Bruder desGeisalI (1141 — 1161), welcher 



305 



des Sciences de iSaini-Pétersboups:. 



3O0 



erst zu Emaiiuel und dann zu Kaiser Friedrich (1157) 
und endlich wieder nach Konstantiuopel floh, wo er 
die Prinzessin Marie, eine Niclite des Kaisers, heira- 
thete; s. Horvàth, GescMchte dcr Ungarn, Pesth, 
1851, I. Bd. S. 97. Eben so wenig voii Almos, dem 
Bruder des K. Stephan, welcher 1127 uach Byzanz 
floh, wo er von Johannes Comneims freuiidlich auf- 
genommen wurde; s. Horvâth, a. a. 0. S. 8G — 87 
und Szalay, (Ladisl. v.) GescMchte Ungarns, Pesth, 
186G. I, S. 282 — 283. Ob unter dem Brader des 
Konigs Boris gemeint sei , welcher sich fur einen 
Bruder Stephans II. ausgab und zum Kôuig Ludwig 
von Fraukreich fliichtete (1147), will ich nnentschie- 
den lassen. Vielleicht und walirscheinlich ist es fiir 
Kenner der betreffendeu Geschichten leicht, die Au- 
gabe richtig aufzufasseu. Abu Hamid aber niuss un- 
ter Geisa II. (1141 — llGl) inUngarn gewesen sein. 
Der Urastand, dass Abu Ilamid sagt, er sei in 
Baschhinl nur wenige Tage von Piumija entfernt ge- 
wesen, so wie seine Angabe hinsichtlich der 78 Stildte, 
beweist wohl genugend, dass unter Baschkurd Ungarn 
zu verstehen sei. Es war mir daher einnial einge- 
fallen, in der Stadt ^^^^ (Saksin) Szegedin suchen 
zu wollen. 

So weit nach der Handschrift des Asiatischen Mu- 
séums. Die Kopenhagener Handschrift indessen, wel- 
che wohl die beste bekannte ist, làsst die angefiihrten 
Umstande in einem etwas anderen Lichte erscheiuen. 
Wir lesen da fol. 8 v. wie folgt: 

«Als ich in die Stadt Baschkurd kam, i. J. 345 = 
1150, blieb mirjZwischen da undGross-Roma nur we- 
nige Tage (Reise). Ich fragte einen der Musulmaaen, 
welche aus Baschkurd daliin reisen, iiber ihre Zu- 
stânde aus und sie theilten mir das mit, was ich hier 
niedergeschrieben habe. Er gab an, jetzt seien die 
meisten Stiidte verwiistet, weil die Grossen sich unter 
einander befehdeten und bekilmpften und der Gross- 
kônig sie uicht bewjiltigen konne. Sie hatteu an den 
Schlossern der Fiirsten Wurfraaschinen und Kriegs- 
maschienen aufgestellt und bcschosseu sich gegensei- 
tig. Das Kriegsvolk joder Partei stritt gegen die 
andere, sie todteten uud machten sich gegenseitig zu 
Gefangenen. Die Anhânger jeder Partei hatteu in den 
Mauern Thorc geôfi'net, aus welchen sie sich ausser- 
halb der Stadte begabeu. Ich batte die Absicht dort- 
hin zu reisen, uni die Stadt mit eigenen Augen zu se- 

Tome XIX. 



hen, aber die Musulmanen hielten mich ab und spra- 
chen : einige der Bruder unseres Konigs sind nach 
Ronia gegangen und einer von ihnen bat die Tochter 
des Konigs geheirathet. Wenn wir dich aiso entlas- 
sen, so fiirchten wir fiir uns selbst, dass der Kôuig 
sagen werde, du seiest mit vielen Gûtern zu seinem 
Bruder gegangen, um ilin zum Kriege gegen dièses 
Reich aufzuhetzen, was die Veranlassung zu unserem 
Vevderbeu sein wiirde. Sie hielten mich also ab dahin 
zu reisen. Dièses Baschkurd ist eine grosse Stadt ne- 
bon (anderen) 70 Stâdten, von welchen jede wie Isfa- 
han und Baghdad ist. In ihr herrscht "VVohlstand und 
Reichthum uber aile Beschreibung. Der Sohn des 
Gross- Konigs (Kaisers?) bat da zwei (?) Frauen von 
denTochtern der musulmanischen Grossen geheirathet 
und mit ihr Kinder erzeugt». 

Die Angabe hinsichtlich des âltesten Sohnes des 
Verfassers Hamid fiele also ganz weg. Doch spricht 
Abu Hamid spater von seinem Hause in Baschghurd. 
Es ist endlich hôchst unwahrscheinlich, dass Eussi- 
sche Kaufleute die Leinwand nach Ungarn eingefiihrt 
haben sollten, und dass man da dieselbe Russische 
genauut habe. Die Varianten Rus und Ptussisch sind 
doch am Ende nur aus ii-geud eiuem Irrthura des Ab- 
schreibers entstanden. 

S. 310 [701]. Mit der Angabe, dass die «Siraih- 
Karan))(Kubatschi)keine bebautenFelderoder Gâr- 
ten haben, wie das noch heute der Fall ist, lasst sich 
die bel D'Ohsson, Des peuples etc. S. 65 befiudliche 
Nachricht, dass das Land der ((Zerenguéranv mit jâhr- 
licherLiiferung von fiinfzig Sklaven und 1 0,000 Maass 
Getraide belastet worden sei, schwer vereinigen; vgl. 
Beladsory, éd. de Goeje, S. 208. Entweder war da- 
mais das Gebiet der Kubâtschi viel grosser uud ent- 
hielt Landereien, wo Getraide gebaut wurde, oder das 
Getraide musste erst aus anderen Gegcndon erwor- 
beu werden. Ersteres ist das Wahrscheinlichere; nach 
Ibn Ajjas wareu die beiden Dôrfer der «Sirih-Ke- 
ran). von Fleckeu, Saatfeldern und Giirten umgeben. 
Viel eher kounten sie in der Folgezoit Pulver liefern ; 
s. Derbend-nameh, S. 671. Die Kubâtschi selbst 
behaupteu, dass sie friiher eiu zahlreichcs Volk gewe- 
sen seien. 

S. 314 [707]. FiscMeim. Vgl. Ibn Haukal, S. 283. 



20 



307 



Bulletin de l'^&cafléinie Imix^riale 



SOS 



VI. Bkjetzigen Kulcitsclii. Bull. T. XVIII, S. 321 
— 33G [Mél. asiat. T. VI, S. 717—740]. 

S. 321 [717]. Die Inschrift vom J. 807 = 1404, 
5 befindet sich an der Schule (i-jj,*'''). Sie besagt, 
dass dièse Schule in der Zeit gebaut worden sel, als 
ihnen die Religion Allah's zukam. Nach dieser An- 
gabe alsû wilren sie um das erwahnte Jahr Musulma- 
nen geworden. Die al teste Inschrift in lùda-Iûiraisch 
ist V. J. 826 = 1422, 3. Dièse Inschriften widerle- 
gen ein ftir alleiual Klaproth's Angabe hinsichtlich 
d. J. 1459 und bestiitigen auch nicht die Aussage der 
Kubiitschi, welche so obenhin sagten (18G1), sie seien 
vor etwa 500 Jahren Musulmanen geworden. 

S. 324 [722], Anm. 15). In den Aktbi coôpan. 
KaBKaacK. Apxeo.iior. KoMJiHccieio, T. IV. 1 870, S. 1 06 : 
Eamare, CjMaKaiii, Cuptreii^. 

S. 325 [723]. Kantemir. Ob sich in seinem in 
Moskau auf bewahrten ungedruckten Tagebuch Nach- 
richten iiber die Inschriften in Kubatschi finden, weiss 
ich nicht. Bayer, De muro Gaucasco, S. 420 giebt nur 
an, dass Demetrius Kantemir von Peter d. Gr. mit 
der Untersuchtlng der Kaukasischen Mauer beauftragt 
gewesen sei; es wird bei dieser Gelegenheit nur von 
einer Inschrift in Kufischen Schriftziigen in dem Dorf 



Piridimishj gesprochen, welche Kantemir nicht im 
Standc war zu entziffern. 

S. 329 [729], BymtscU-Padysclia. Ohne Zweifel 
= oLiiL ^s-^.jl) jarymtschi PadiscJiah, d. i. Vice-Zar. 
So wird der General v. Kauffmann von den Cbiwaern 
u. a. jarijm-Padischah, Halb- d. i. Vice-Kaiser genannt. 

Vielen aber nicht allen Abbildungen , wel- 
che ich in Kubatschi gesehen , waren die Kopfe 
abgekratzt oder abgeschlagen. Dagegen finden sich 
im Asiatischen Muséum — s, Das Asiat. Muséum 
S. 91 und 125: 109) — : a) — neben einem ganz un- 
brauchbaren Grabschrift - Bruchstiick '^) — die Ab- 
zeichnungen von zwei Sculpturen aus Kubatschi, wel- 
che Menscheu und Thiere mit Kôpfen darstellen. Sie 
sollen sich (wohl noch ums Jahr 1840) an einer Mauer 
des Hauses eines Ahmed beu Muhammed im unte- 
ren Theil der Stadt befunden haben. Ich mit meinen 
Begleitern habe sie nicht gesehen; entweder sind sie 
nicht raehr da, oder wir haben sie geradezu iiberse- 
hen. Auf jedera der zwei Blâtter sind je zwei, also 
im Ganzen vier Nachzeichnungen , welche sich aile 
bis auf kleine Verschiedenheiten gloichen. Der fol- 
gende Holzschnitt oiebt eine dieser Nachzeichnungen. 




14) S. meinen Atlas, 



15) Nacli der beigesetzten Persischen und Russischen Berner- 



30!) 



dos Sciences de S^aiiit-Pétersibourg. 



3IO 



Die von uns abgcnommenen Reliefs der Art sind 
altertlitimlicher imd stellen z. B. auch mittelalterliclie 
offenbar Europaische im Kampf mit Lanzen begriffene 
Ritter dar, wiihrend die eben besprocbenen Darstel- 
luugeu auf eineii niorgenlaudischen Ursprung liinwei- 
sen; sie mcigeu Kaukasier auf ciuer Jagd darstellen. 
Auf der eiuen Abzeiclinung siud aucb zwei Schweine 
befindlich. 

Viele der derartigen Vorstclluugen sind offenbar sebr 
ait, und wemi die Kubatschi als gute Musulmanen deu 
lebenden Wesen in denselben die Kôpfe abgeschlagen 
haben, so muss man daraus schliessen, dass jene Vor- 
stellungen sclion vor der Annahme des Islaras sich da 
an dem S. 328 [728] bescbriebenen Hause bcfuuden 



haben, wiihreiid die, wclclieu die Kopfe geblieben siud, 
aus spiiterer Zeit herruhrou mogen, als die Kubatschi 
schoii niinder fanatisch waren. Dass sie aber ein Ge- 
genstand der Anbetung gewesen seien , zu diesem 
Glauben kann ich mich nicht entschliessen; man wird 
deu Kubatschi das nur nachgesagt haben, uni sie in 
den Augen ihrer musulmanischeu Nachbaren herabzu- 
setzen , wie sie ja auch spottweise von anderen Kau- 
kasiern «Frankenw genannt werden. Wo aber und zu 
welcher Zeit die Reliefs verfertigt worden — dariiber 
liegt tiefes Dunkel; die in meinem Atlas abgebildeten 
wappenilhnlichen Reliefs werden kauni in Kubatschi 
selbst entstanden sein; aber von wo,wann und bei wel- 
cher Gelegenheit sind sie nach Kubatschi gekomiuen? 




kung findet sich die Inschrift auf der Sûdseite der Stadt au dem 
Grabdeukmal (j^f) des Schaich Hasan. Auch dièses Deukmal, 
wenn es noch da gewesen sciu sollte, habeu wir 1861 nicht geschen. 






S. 334 [73G]. Meine Annahme, dass sich die Ku- 
batschi -Sprache an das Hiirl-anische anschliesst, mag 
nun durch einige Beweise gerechtfertigt werden. Ob 



20* 



311 



Biillefîii de l'^^cadt^'inic Impériale 



313 



sie vielleicht einer anderen Spraclie, z. B. dem Taha- 
scraniscJicn uoch nilher stelit als dem Hiirkanischen, 
muss ich aus Mangel an erforderlichen Materialien un- 
entschieden lassen. Aucli die hier mitgetlieilten Be- 
weise wiirden wahrscheinlich zahlreicher sein, wenn 
meiue Forschuiigen iiber das Kubatsclii reiclilicher 
iind urafassender ausgefallen wâreu. Vorher aber mag 
aus Baron v. Uslar's von Schiefner herausgegebe- 
nen Hurlxanisdicn Stmlien (1871), welcben aiich die 
Vcrgleichuugen eutuoramen sied, und auf welche sich 
die in diesen Bemerkungeu vorkommenden Seitenzah- 
len und §§ beziehen, noch angefiihrt werden, dass 
(S. 2) in dem a Uçarin geuannten Theile von Ucumi 
dargiva 259 Hofe mit «kubatscliinscher Sprache ('ar- 
vuk)» liegen und dass (S. 136) die Kubâtscbi Hûrka- 
nisch 'warvukan, Pi. 'warvuk genannt werden. Wir 
finden da auch den ihnen von den Kaitaken beigeleg- 
ten Spottnaraen (Freng) «par ang 'warvukan, Frank- 
Kubatscbiner». 

Pronoinina. 

1. Sing. èllla^^), Genit. von ^icich, und = mein, H.'"") 
cilla (§ 53 — 55). Die Grundformen des Hiirkani- 
schen Locativs: dizi, in mich, dïsu, zu mir, dïi 
u. s. w. um mir, schliessen sich an Kub. &it^ ich, 
i, mir, èami und (S. 20) dizïiv^ in mir, an èiziu, 
von mir, an. 

Plur. nussa, uns, H. nusa; nissisdiu, bei, zu uns, 
H. nusacu, zu uns. 

2. Sing. M, du, H. hu; Dat. ià&ï, H. hud. 
Plur. iischu: ihr, H. husa. 

3. Sing. U, er, H. Mt, Ml, il, S. 143 u. 21. 
Plur. itte'''), sie, H. hilti. 

Die Pluralendung wurde von den Kubatschi immer 
e ausgesprochen ; im Hiirkanischen: i. 

Zalilwôrter. 

1. Ssa, H. ca. 2. Jcwe, H. kivi 3. aw (Gurgellaut) 
H. iiàv. 4. ogli, H. aw. 5. chu, H. su. 6. eh, H. urig. 
7. ivé, H. werh. 8. Jcga, H. gaJi. 9. utcJichum, H. urçiin. 
10. ivits, ^f;is, H. tvic. 100. dàscli, H. dars. 

IG) Durch â" habe ich anzeigen wollen, dass die Kubatschi den 
betreffcnden Buchstabeu fast wie das Neugriechisehe à oder Engli- 
sche th (iu that) aussprachen, daher H. Pjetuchov ^u durch Hiio 
ausgGdriickt hat. , ■ 

IG") H. = Hiirkanisch. 

17) Die Pluralendung te entspricht ganz der Ilurkan. Plural- 
endung ti. 



Andere VViirter. 

Haar: g\iys, PI. guysbe, H. giz, PI. gizvi^^). 
Kopf: bik, PI, hmdsche, H. vite, PI. vurgi; S. 183. 
Stirn: naita, naé-éa, H. anda (S. 109). 
Brauen: nntbe (nuc)-be), H. nudhi (S. 103) von nid (S. 
180); der Kub. Singular wird also wohl nui sein. 
Auge: nie, PI. 'iduhe, H. huli, PI. hulvi. 
Nase: kgivaJcg, PI. kidcgiibe, H. k'wànk, PL kwàvdi wàvi. 
Mund: mule, H. miûili. 
Schnurrbart: ssupl, H. swpil, 
Bart: muzzui, H. nmçur (S. 188). 
Zahu: sida, PI. ssiduhe, H. ciila, PI. culvi. 

Ohr: ?ai, PI. lupe, H. Zi/ii, PI. lHwi. 

Hais: /.■(7fl&, H. a:;way. 

Schulter: kgaatsc1ialla,E. xuçara,lnstr. xunalli{^. 140). 

Hand: iiahg, PI. nugkhe, H. w«fc', PI. wa^'vi. 

Finger: ^«yj, PI. tuppe, H. /le?, Instr. fui (S. 174). 

Brust: miJcgkgai, H. mixiri, Instr. mmZZi (S. 186). 

Riicken: fcafc^, H. fc'a'A;. 

Knie: kukga, H. ^M^rt. 

Vater: atta (adcl-a), H. ada. 

Bruder: utse, H. u^i, PL Mgvi. 

Schwester:iM<se, H. ru^i (S. 190). 

Mensch: adame, PL adamte^^), H. adamili. 

Haus: ti/a^'), H. ?;ai'i (S. 139). 

Thiir: aws/te, H. MM5a. 

Bergrucken: mwrfa, H. muza (S. 188). 

Wasser: sliin, scliin, H. siw. 

Wald: dii&sa, H. du7,ani. 

Kuh: Ap«^, LL gwâZ. 

Kalb, kgadsclia; H, fc'rtca. 

Hund: c/n(^e, H. a^2('i. 

Esel: liamlia; H. id. (S. 148). 

Bar: sika, H. siwfca. 

Wolf: hàfs {hâz), H. vie. 

Messer: dis, H- (fe. 

Ring: tithhugala, H. tulika. 

Schiissel: rfî2)si, H. favs? (S. 173). 

Messing: iza, jez, U. jaz. 

Feuer: s/«ï, H. ça. 



18) Mein Collège Schiefner sagt mir, da5S das v zwischen v 
und b stehe. 

19) In den Texten (1) finden wir: Js Tcgal uud (27) Js JcgU vo- 
calisirt; die Kubatschi sprachen aber immer kgal aus. 



313 



des Sciences de Saint -P«?tersboHrs. 



314 



Es folgcn nun Texte, wie sic iiiir ein juiiger Ku- 
biitschi'"') mit Arabischer tjbersetzung niitgetheilt hat; 
sie geben noch einige neuc Worter iiiul kônnen noch 
zu anderen Erliluterungen fiibren. 



r ^ 0x^1 



1. y^ ^âji èu-ivakgad kgal-tscJii: ich bin auf (las 

Dach gegangen. 

Wir haben hier :> au = ich , und Jâ l-gal = Haus, 
Dach. Der Ûbersetzer hat das Wort J^ Dach ge- 
brauclit; auch meine Erklarcr iibersetzten: na Kpbiacy; 
kgal wurde indesson als das Wort fiir Haus bezeich- 
net. Im lîiirkanischeu (s. Scbiefner, S. 139) heisst 
das Haus xali, das Dach xalh, daher xalhsiiv, auf dem 
Dache. Violleicht ist auch im Kubatschi ein ahnlicher 
Unterschied und das Dach hiesse kgalh. — Zu îvakgad, s. 
S. 1 2 4 : iiqàs, Priit. perf. hn uqadi, vngâdl, S. 6 1 § 1 2 3 — 
tschi j_^ zeigt offenbar die llichtung ivoJdn au und ist 
ein Sufiixum oder eine Postposition; vergl. H. si, Mn- 
auf, § 126 u. S. 166. — Das Schluss-^ (d) in èuwahjad 
ist wohi raehr = t, wie z. B. j.;j^3 Berhcnd, gewohn- 
lich Derhent ausgesprochen wird; im Russ. schreibt 
raan geradezu ^epôeHTt. 



-- 

2. J3\j 



ê 



,i> 



duburna-tschi wc'àgad, icii bin in (auf) 



den Berg {Arab. jLil Jl, die Berge) gegangen. 
duburna, Berg, H. duviira. Hângt na in natschi zu- 
sammen mit H. hana, hinein?. wâkgad,! eh bin ge- 
gangen. 

3. »-_ijli» JU cliâl liunzbe, viel Âpfel. 
hunzbe, H. 'inc, PI. 'incvi. 

4. JVp jV Jj _y*r I J3:> àudil akbar bildschad dar- 

rhalla, ich habe am Abeud ein Akbar gelesen. 
bildschad, (ich) habe gelesen, H. ilris, vilçis. dar- 
cliilla, am Abend, H. varhex? 



-* 1 i* 1 



5, <^ i)^^ (f^ j^j:> àu-ivagiid chobba-tscMkguran 



20)Eswar ein d;i^..„ suchta, d. i. Student odcr Schûler, bei wcl- 
chem, wie bei deu Masanderaneru, Gilaaern u. a., weun sic ia ilirer 
eigenen Sprache schreiben, von einer regelmiissigen Orthographie 
nicht die Rede ist, wovon sich auch etwas in die vorliegeudcn Be- 
merkungen eingeschlichen hat. Auch die Arabische Ûbersetzung 
legt von seiner Schulerschaftigkeit Zeugniss ab. Arah. bezieht sich 
auf die Ûbersetzung. Die niiheren Erklaruugcu wurden von ande- 
ren Kubatschi gegeben, welche aber auch von grammatischen For- 
men und dergleichen keinen Begriiï hatten. 



gdlàb'tschi , ich gehc auf den Gottesacker zura 

Koran-Lesen. 
àu-wagtid, ich gehe, H. îvakis, kommen?. cliubba- 
tschi, auf den Gottesacker. Arab. j^^iJI jjl ; H. 
Imàv, Grab. galab-tschi (f)ubel-tschi), zum Lesen. 

6. Jjij\ j;5^ Ù-J^^ é-u-éuàzani wagud utsuli-dscM, 

ich gehe in den Wald, uni IIolz zu lesen. 
ânà-zani, in den Wald, H, du^ani. îitsuli-dscln, nuch 
Holz, H. mxid, Holz. 

7. jiiJj j.rj Jf ) àJi nalià ogilla agud îvilkkgadi, jetzt esse 

ich nicht, ich bin satt. 
nuhà, jetzt, H. naha. ogilla, ich will nicht essen, ich 
esse nicht. agud, satt. tvUkkgadi, bin satt; H. vil- 
k^is, sich siittigen. 

8. Jas» ^^ <^j bj' ^ jcï tsuddasib sàb hakal, dièses 

Schwarz ist es sehr. 
jéï, dièses, tsudda'zïb, schwarz. H. çudar. sàb, ist, H. 
savi; s. S. 32, § 105. hakal, sehr. 

9. ^^ <->j <-jj ^1 jéi tsub-zïb sàb, dièses Weisse ist 

es (weiss). 
tsubsib, weiss. 

10. ^O" f^ ^_,^ J^ o-/' Lr"*j J^ ^'*' O*' '^' "■^' 

tidan satschi tûl nisischu idi sikal bigdi dami ha- 
dakei, der Adjutant kam vorhcr zu uns; mir hat 
er nichts gegeben; den anderen Leuten gab er 
etwas. 
attidàn, Adjutant. satschi, er ist gekommen (zu 

Pferde). tâl, vorher. nischi {nische'i') schu, zu uns. 

idli, dem Volke; ob = H. îu-h?. sikal, etwas, H. 

sikal, Sache, bigai, er gab (haki?). Negat. hadaki 

(ei), er hat nicht gegeben. 

11. ^_ji3i:> J»c Lj Jr^j] t.J_y»c Js):» J^a tscliawal èu- 

itkgillà amuz-tschi ntschilà Mi urmd dâkgakgi, mor- 
gen will ich nach Amusa gehen, um fiir das Pferd 
llufeisen niachen zu lassen. 
(schawal, morgen, H. ^dal. àu-idcgillà, ich werde ge- 
hen, H. uqàs, S. 1 24 u. § 1 23 vgl. JV; 1 . ufsche, Pferd. 
luit, Beschlag, Hufeisen, H. luti. wmil, Beschlagna- 
gel; vergl. H. \vavul, Nagel. dâkgakgi, das Vcrfer- 
tigen. 



315 



Bulletin de l'i%cadéinie Iniiiériale 



316 



12. ^J-^jj^ Js)^ J_?=» ^^ ^}* P3' titschi mulrjâ dina 

tschawala à-u-tikgillà Derhend-li, gieb dem Pferde 
Gerste, morgeii will ich nach Derbend reiten. 
mfikgà, Gerste: ïi. muxi. diga-dina, g\eh. èu-uhj'â- 
la, ich werde reiten (gelien), s. As 11. U, nach. 

13. ^_/\.j LlL ^3i Jâ j.i, wascltdr^) hiUi \];galli?]dii- 

kgi tkuliith hagi, komme in das Haus zum Essen; 
um Brod zu essen. 
diiki, das Essen. tidut, Brod. hâki, essen. 

14. ^If j.ij ^-L'= -J J^^ àudil slia (tsa) abhasy hi- 

kad galhji , ich habe dem Knabeu einen Abbas 
gegcben. 
sha {ssa), ein: H. ca. bikad, liabe gegeben. galhji, 
dem Knaben. 



i;«Z dug gagalla mè kimiscldi, ich habe gekauft 
dreissig Maass getrocknete Aprikoseii fiir zehn 
Rubel {Kurusch.) 
asad, habe genommen, gekauft, H. asis. duch, dug, 

Maass. kuâkivàld, getrocknete Aprikosen, Arab. 

^,.1*. wiè hiruscJdi, 10 Paxbel, H. iviçal tmneizi. 

kgurusch, H. liuru's, Arab. ol'-o inana, manat, Rubel. 

0^0--^ ^" t "> ^ y 01 •'• î 

16. j,-, Jii_ .^j -.sr-ir j^r -il idutscJii gur kahatscJiinu 

is^(rj(e sàkilal sad, dièse Nacht hat sich der Wind 
erhoben; es werden Flôhe kommen. 
i-dutschi, dièse Naclit, H. dug'i, Naclit. gur, Wind. 

kabatschai, hat sich erhoben. tsûgè, Flohe: H. çikwa, 

Plur. çikni. 

17. ^iL Jijo j!» JJJ tsiigaild hitsi dehgliàlà hakgi, 

stehe schon [um Mitternacht] am Morgen auf, 

um das Gebet zu verrichten. 
tsukailà, am Morgen, friih, Arab. JJJ) <ji-aj ^. hitsi, 
schon. débgJiala, Gebet, H. dali ivala. hakgi, verrich- 
ten. 

5 1 0-^ ' ^ 

18. j,aj »_j| i JjI j.i_j wasclid ubal eu utschi Mi, 

komme, du allein? (und) icli wollen das Pferd 
stehlen. 
tvascM?, komme; s. J: 13. — iibaldu, d. i. u = du; 



hal allein; c)"« = ich, (vgl. Kasikumiik. bei baldi, 
der Reihe nach und) H. hwal, du allein, S. 150, 
§ 57. béi, stehlen, H. tas, vt as. 

19. jjiSi J ^9 c_)3 Jj>j) ^S'^j^ èuwîdadscMd utsclie- 

tsil duhbi kgaili dugekgi, ich habe mich zu Pferde 
auf die Berge zur Gras-Weide begeben. 
idschi-tsil , zu Pferde. dubhi, auf den Berg- kgaili, 
Gras, Futter. dugekgi, Weide. 

20. ^J" J'JjJj J— Jj^ ■j^^'f ti'S guniUdsclnkissune 

àuivcl sad zil walhid hifsad, auf dem Wege micli 

hinlegend bin ich eingeschlafen , dann bin ich 

aufgevvacht und aufgestanden. 

guni(li) , Weg, H. Jiuni. kissuni, hinlegend, Jieaîa. 

au ivelsad, ich sclilief ein, H. usis; s. S. 127. zïl, 

dann. waUiid, aufgewacht, H. tvalnvis, aufwachen. 

hifsad, stand auf; H. aizis. 

21. 3ji» J,L Ji,l j.^\j ji jrp J^^:» ischawal hakal 

dakgkgl ivelsad ischilla tamali hifsad, am Morgen 
schlief ich sehr stark; durch euer Lilrmen bin 
ich aufgestanden. 
hakal, stark. dakgkgi. sehr. ischilla, euer, tama-li, 
vom Gerausch, Larm, H. tama, Stimme. 

• -A»:' J tr""^ '-'•^^ o' J-^'^' "^ ^^ uschasile kakgi bi- 

kùldd madschalis — U bighàra, ich bin gekom- 

nien, ich will mit euch nach Madschalis gehen. 

uschaz-ile — von, uscha, euch, und ile mit. kakgi, die 

Ankunft. bikiïlda, ich will, H. vigidla, ich will, 

S. 111. bigara, ankommen. hingehen. 

. i_;j.lc) JJo j.f Jj.s j,ij ^k Ji chillà tama bakgad 

kgadda la kaddikul aghli'zib, das Hundegebell habe 

ich gehôrt im Vorhause, wahrend ich schrieb. 

chevilla, Hunds-, tama, Gebell. bakgad, ich habe 

veruommen, Negat. bakakad. kâftala, Vorzimmer, 

Arab. j^-^J'- kattichul, ich schrieb nieder. agUi- 

zib, zur Zeit. 

24. j.J-1 , ci) ,-r3 Jj^l-i Lj^'-t'" si&a fo/i dagaddul kgiini 



00 



21) Die Erklarer sprachen: joascA; s. .Vï 27. 30. 



af?rti uschad, warum doch nicht ausgehen?, ihr 

zaudert? 
siba, warum? vergl. H. si, was?. kgi, doch?, H. Icê? 
S. C4. dagaddul kguni, nicht ausgehen. aà-à-i, zau- 
dern. 



317 



des Scieiicoi^ de Saint- P<5tersboiiFs^. 



31S 



'5- y jJLi J JjJ cUjI jl^ •-^■'^; ralimd Mica allait tsu- 

hazilà cîialkg lidschi, verleihe Regen, o Gott, vom 
Himmel fiir das Volk. 
racliniet, Gnade, d. i. Regeu. hâka, mâche, d. i. gieb. 
tsuba-éile, von Himmel (tsuba u. suffix. sile). 



1 t 1^ ~, 



26. ^^3^; j_j.il ^r:-.^ ^x.j À^L tamalidscM mifjyalla du- 

tschme isclii iaJcgadaï, die Stimme der Tauben, 
wie sis girren, liabt ihr gehort. 
tamalidscM, ins Gehôr. nùgàla, Taube. dutscJmm, 
singend. ischi, ihr. 

27. jr_jl jy^ Jji J"^j jsligUivasclid{^)hukallisébnu 

îtcJde, ins Haus ist gekommen Brand; komme 
schneller. 
kgil, kgal, Haus. hu'zalU, Brand. sabnii^ ist, wird soin; 
s. S. 32. îiclile, schneller. 

usta sclmè ivakgad adsclié 



28. 



,sLj ijisl-J p) J-S^ wJ"^ J-" 



29 



hakgakgi hakgaï, ich bin zu dem Meister gegan- 
geu, uni zu bestellen, dass er einen Gewehrschaft 
mâche. 
usta (il---)), Meister, H. usta. schu, zu, H. eu (§ 41). 
adsche, Schaft. 

dscliïbili heha hikka iâài allah Ici tniidik seb, diè- 
ses habe ich geSchriebcn ; gieb den Lolin, dir 
wird von Gott grosser Lohn sein. 
ischde, dièses: H. his, Msdi (S. 143). katti-dschibili, 
habe ich geschrieben. haha, Lohn, Preis. bikka, 
gieb. la, von; s. H. aîlahla, S. 113. mtédik, Ver- 
geltung. 

30. -fi ^:>\ dj ^:>) jj Jse j.i-l_j waschd? bUscMlanu 

iàài heha di hikane, komme, ich gebe dir den 
Lohn, so du wùnschest. 
îvaschd, komme (l^), s. h 13 Anm. a), bitscldlanii, 
ich werde geben. hikànd, du wuuschest. 

31. J>1 ji^ S> p^ J J' Ji chchdla tsilà àami hikku- 

Mr kitsckibifda acldi, bci dem mir Lieben mit 
Zufriedenheit sitze ich, (das ist) gut. 
chchnla-tsile, mit Zufriedenheit, Freude; E. MU, 
Freude. bikkiihàr, wohl = H. vnqiir (S. 183), ein 



Nebenverwandter, Arab. ,jL^^I -k». kitschibilda, 
(ich) habe mich gesetzt. aJdi (achli), gut; H. àhlL 

32. y J^ J J-^ ^ (jâJ /;= c/iiwa ia^-gfz satschi ni- 

schikile jagJiikuli k'itdchi, so eben ist Taki gekom- 
men zu uns und um [mit uns?] zu sprecheu, setzte 
er sich. 
china, china, eben jetzt. satschi, ist gekommen. ni- 

schi-èile, zu ims. jaghiktdi {haiikidli), zu sprechen; 

H. gai'is, sprechen. kidscM, er setzte sich. 



33. Jil Jsl cijyl jif:) fjo^ J ^:>. tscliawala nitssa dagidda 

allah ikgalla lichàllé, morgen wollen wir abreisen, 
wenn Gottes Hulfe da ist. 
dagidda, (wir) werden abreisen. allah, Gott. ikgalla, 
Hûlfe, H. i([ala. lichale, weun da ist. 



34. 



■,}\â^ ^ii JJ J.f:> jjj ^^L\ 



.i china 



janib achlisah hizertigli tsil buchartig li'si, so- 
gleich hierher ist es gut gegen Hitze und gegeu 
Kalte. 
janbi (janih), hierher. buzcrtigli-tsil, vor, gegeu 

Hitze, H. uçar, heiss, ucardis, Hitze. buchartigli- 

tsïl, gegeu Kalte, H. uardis, Kàlte. 



o 1 



a y ^ . 



). J ^JiJ) ^^c J.=.) £:> 4_-.c ^-.J Jji èu-dil asad ab 

duch atscliila ah kgurusch-U, ich habe gekauft drei 
Maass Weizen fiir drei Rubcl. 
atschila, Weizen. 



30. "j jji/9 J j J 1 J-f )j* Jj v'^ "^""^ î^rt/sa f/sfl(? 

fryirt? kgurusch-li, dreissig Schafe habe ich gekauft 
fiir sechzig Rubel. 
matsa, Schaf, H. maza. 

37. j_,J ^9 c J.-) la J.-) j) J:>.i ^MC?<7 US asad kgidi 

asad gha kgurusch-li, ich habe einen Ochsen ge- 
kauft, eine Kuh habe ich gekauft fiir zwanzig 
Rubel. 
uz, Ochs, H. une. 



38. 



o^C; 



1 o»' 0''<'U Uï 

r t--c J-' Jf J^^ i)'«d// mitscliil asad ab tu- 

man ni, ich habe einen Praseutirteller gekauft 
fiir drei Tuman (Ducaten). ni aus Assimilation 
^li. 



319 



lBii!ie<in de l'Acadi^mic Imiiériale 



320 



von 



39 



mitscMl, Arab. p_/*?; mutschel, grosser Krug 
Messing, worin Wasser geholt wird. 

>L .• Xj:>:> àudil (juni lahjad haiwanc 



. -- 0^-7 



i^i 



tagakgi, ich habe einen Weg gemacht zum Vieh- 
treiben. 
guni, Weg, H. huni. dagaligi, Treiben. 

40. Jjl j-sl-j jUo J:ii èudildibghâlabakgadirilla, 

ich habe das Mittagsgebet verrichtet. 
dïbgMla, Gcbet = jlr. in7/ffl, am Mittag, H. Mrê, 
Mittag, hirili, bei Tage. 

Jlaf; c) ^Àj ^J.kidacJiJiaUajaFbakgadaghrakat- 
la, zu Abend habe ich vier 
macht. 



41. 



Verneigungeu ge- 



Za dem Kub. Invde, ich bin gewesen, iiiid èidwu- 
gilla, ich werde sein, vergl. S. 32 — 33, § 106. — 
Bidsclii bedeutet, ich will, wiinsche, ahidschi ist ne- 
gat., ich will niclit; vergl. § 101: ah. 

Von einer Verwandtschaft mit einer «Frânkischen» 
Sprache ist keine Spur da; Wôrter wie mule, Maul, 
Mund, kapiM, Kappe, il, er, Franz, i?, mtssa, uns, 
Lat. nos, Franz, nous, kônnen in dieser Hinsicht doch 
gar nicht in Betracht kommen. Der einzige Umstaud, 
welcher auf eine Abstammung mit dem Frankenland 
hinweisen kônnte, ist der, dass mir mehrere suchta 
(Schiller, Stiidenten) und Gelehrte (aber nicht ersten 
Ranges) Arabische Bittschriften — nicht Gedichte, 
deren Schraiedung den Kubâtschi frenid geblieben zu 
sein scheint — iiberreichten in der Hoffnung, dass aus 
dem Hiramel der Hoheit es goldene oder silberne 
Tropfchen zur Befruchtuug des ausgedôrrten Brach- 
feldes regnen môge. 

Ûbersehen wir das in den sechszehn Auszugen 
Mitgctheilte, so geht daraus hervor, wie ich schon in 
der Vorerinnerung zu Ausz. I. {Bullet. T. XVI, S. 
15; Mél. as. T. VI, S. 344) angegeben habe, dass 
wir neue Aufldarungen iiber die behandelten Gegen- 
stànde aus den jetzt uns in FiUropa zugângiichen mor- 
genliindischen Handschriften mit Ausnahme vielleicht 
derer in Paris und Oxford nur in geringem Maasse er- 
warten diirfeu, was uns aber doch nicht abhalten darf, 



auch die scheinbar unbedeutendsten Schriftsteller ei- 
ner Durchsicht zu unterziehen. In den Bibliotheken 
KonstantinopcVs frcilich werden voraussichtlich noch 
viele Goldkôrner fur die alte Russische Geschichte und 
Géographie zu finden sein. Auch die Frage hinsicht- 
lich der Tabary'schen Russen v. J. 643 wurde dort 
endlich die gehurige Aufklarung erhalten. Aber so 
viel geht aus den in diesen Auszugen und schon friiher 
in anderen Schriften niitgetheilten Nachrichten iiber 
die alten Russen hervor, dass dieselben von den mei- 
sten morgenlandischen Geschichtschreibern als ein 
Stamm der Slaven angesehen werden, welcher schon 
im sechsten Jahrhundert n. Ch. auch mit dem Namen 
Rus da war, aber erst spiiter màchtiger und allgemei- 
ner bekannt wurde. Die Russen selbst so wie ihr Narae 
wurden als Einheimische in ihrem Lande betrachtet, 
da fur die in Rede stehenden Schriftsteller, welche 
allerdings hinsichtlich der Lage* des Landes keinen 
deutlichen Begrift' hatten, kein Grund vorlag anders 
zu denken. 

Die Nachrichten uber den Strudel im Kaspischen 
Meere, den Aral-See, den Dschaihun, Serir, NaJir Ta- 
■wil, Gurgrud, die Kubâtschi u. a. diirften nicht ohne 
zweckdienliche Belehrung gelesen werden. 

Die Auszuge siud hiermit abgeschlossen. 



Notice sur le diacre arménien Zakaria Ghabonts, 
auteur des Mémoires historiques sur les Sofis, 
XV° — XVir s. Par M. Brosset. (Lu le 13 no- 
vembre 1873.) 

L'auteur des Mémoires historiques sur les Sofis, aux 
XV^-XVir s., naquit à Kanaker '), autrefois bourg con- 
sidérable, maintenant petit village de 50 feux, à une 
heure de chemin au nord d'Érivan. Il descendait, à la 
huitième génération, d'une famille d'otages géorgiens, 
envoyés en Arménie dans les toutes premières années du 
XVr s., pour garantie d'une relique de S. Georges, 
expédiée de Carbi ^) à Tiflis, en vue de la guérison de 
Béjo ou Béjan, fils de David, VIII' du nom, roi de 
Karthli, régnant 1505 — 1525. Le prince Béjo, dont 
l'histoire n'a pas conservé le souvenir, était atteint 



1) amiuinlçn.; le n. final diffère si peu, pour le son, du ft 
simple, que je n'en tiens i>as compte dans la transcription. 

2) Village dans les montagnes au N. d'Edchmiadzin, où se trouve 
le couvent, alors célèbre, de lohanna-Vank. 



3SI 



dvs Scieiicc>9 de Saint •IVtersbuiirs:. 



339 



iI'uik; maladie do peau, pernicieuse , pour laquelle la 
relique était souveraine, et mourut avant qu'elle ar- 
rivât dans son pays; celle-ci, par suite d'un alnis de 
confiance, ne fut pas restituée, et les otages, entre 
autres le 7" aïeul de Zakaria, restèrent en Arménie. 
De deux passages des écrits de notre auteur, où il se 
dit âgé de 60 ans en 1136 arm. (comm. vendredi 
1 oct.) =1686, et de 67 a. en 1 143 (vendr. 29 sept.) 
= 1693, on peut conclure qu'il était né en 1626"). 
N'étant pas issu de parents riches, il apprit dans son 
enfance le métier d'orfèvre, qu'il ex^irçait avec son 
frère Khatcbatour, au village de Miaphor ''), en 1086 
(jeu. 13 oct.)= 1630. 

Zakaria nous apprend lui-même^) qu'il était fort 
mal partagé au point de vue des avantages physiques, 
et que, s'il dut certaines immunités à son malheur, 
qui le dispensa de plusieurs corvées, son père, à cause 
de cela même, périt sous le bâton des sbires de Tliah- 
maz-Qouli-Beg, fils et successeur d'Émir-Gouna-Khan, 
dans le gouvernement d'Érivan. Vers l'âge de 13 a. 
il entra au couvent de lobanna-Vank, à.Carbi, dans 
les montagnes sur la haute Kasagh, rivière qui coule 
de là au S., dans la plaine d'Edchmiadzin. Il nous 
apprend aussi que Margaré, l'un de ses oncles, avait 
pris le froc à 12 a., au temps du catholicos Arakel, 
1584^1586, et était venu mourir à Kanaker, à l'âge 
de 19 a. 

Il y a encore un antre point à noter dans les ren- 
seignements que Zakaria nous donne sur sa famille. 
Au chap. XVI du Cartulaire de lohanna-Vank , il 
nomme sa graud'mère Chanapativ, femme de Kha- 
tcbatour; puis il dit que son père Mcrtitch fut envoyé 
par le mélik Daoud, de Kanaker, en Perse, d'ofi il 
ramena Khosro, belle-soeur de Daoud (soeur de sa 
femme), avec son mari et sa tille Khan-Agba, qu'il 
installa dans son village d'Ardzni. La fille fut mariée 
à Mcrtitch et devint mère «de Khatcbatour et de lui 
Zakaria.» Et encore, dans ses Mémoires, I. xi, il dit: 
«Ma mère, avec ses père et mère, avait été emmenée 



3) La précocité des mariages entre très jeunes individus des 
deux sexes, 11 à 12 a. pour les femmes et 13 à 14 pour les hommess 
explique ce nombre extraordinaire de huit générations dans un, 
espace d'un peu pins de 100 ans; v. 3<" Eapp. sur mon Voyage arcli. 
p. 76. Outre la raison de précocité, provenant du climat, les parents 
se hâtaient, dans les pays chrétiens au-delà du Caucase, de sous- 
traire leurs enfants aux exigences des recruteurs du harem royal. 

4) Aux environs de Gandjah, auj. Élisavetpol; Mém. hist. 1, xv 

5) Mém. hist 1, xxxviii. 
Tome XIX. 



en Perse, lors de la seconde émigration, sous Chah- 
Abas I", et établie à Goulphikan. Plus tard, Daoud, 
mélik de Kan:iker, les ramena et installa dans son 
village d'Ardzni. Comme ma grand'mère Khosro était 
soeur de la femme du mélik Daoud, ma mère Khan- 
Agha fut donnée par lui en mariage à son secrétaire 
Mcrtitch.» 

De ces indications il résulte bien clairement que la 
grand'mère de Zakaria, du côté paternel, se nommait 
Chanapativ, mariée à Khatcbatour, et que Khan- 
Agha, mère de Zakaria, était fille de Khosro. Chana- 
pativ et Khosro sont donc les deux aïeules de notre 
auteur. Le nom de Khosro, porté par une femme, n'a 
rien de plus extraordinaire que ceux de Khan-Agha, 
Soultan, Oghlan-Pacha, qui reviennent à plusieurs 
reprises dans la partie féminine de la famille de Za- 
karia. 

Quant à lui, les divers passages où il parle de son 
service au couvent de lohanna-Vank, sont tellement 
confus et contradictoires, qu'on hésite pour fixer le 
commencement de sa profession entre les années 
1633, 36, 37 et 39"); il me paraît plus probable, 
sauf erreur, que ce fut en 1639, parce que dans le 
Cartulaire dudit couvent, ch. I, il dit, en 1686 avoir 
servi 47 a., nombre bien défini, tandis qu'au ch. XVI 
en la même année, il parle de 50 a., qui peuvent 
aussi bien signifier «une cinquantaine,» i. c. un nombre 
rond, non rigoureusement exact. Quoi qu'il eu soit 
de cette particularité, sa longue carrière, qui em- 
brasse la majeure partie du XVII" s., s'écoula sous 
les souverains Chah-Abbas 1, Chah-Séfi, Chah-Abas 
II, Chah-Souleïman et Chah-Houseïu, et sous les ca- 
tholicos David et Sahac, Mosès, Philippos, lacob, 
Éghiazar et Nahapiet, sans qu'il eût franchi le degré 
hiérarcliique d'archidiacon ui^i/./^/.ui^"î<' i. e. de diacre 
en titre, suivant la singulière orthographe de notre 
auteur, ou le ch se prononce à la française'). Il mourut 
certainement après le 30 mai 1699, comme je le di- 
rai plus bas, étant âgé de 73 a. ou dans sa 74° an- 
née. ) 



G) V. la traduction complète de ce Cartulaire, à la suite des Mém. 
liistoriqucs. 

7) On trouve encore chez les auteurs arméniens contemporains 
Romains niogène, iffiottl^i' an lieu de Diog'ène.^ 

8) Kn vue de l'exactitude cl do la vérité, je mettrai ici sous les 
yeux des lecteurs les bases de mes calculs sur les époques de la vie 

21 



333 



Biilieiin de l'/tcadéiniv Impériale 



334 



Ziikiuia accoiuiiagiia en Ibérie, on 1124 = l(j74, 
le catholicos lacob, qui s'y était enfui. 

C'est à cela que se bornent nos renseignemeiits 
sur la famille et même sur la biographie de Zakaria. 
Un simple diacre, qui a passé 60 a. de sa vie au ser- 
vice d'un monastère, sans exercer aucune fonction 
active, ne saurait avoir eu un genre de vie bien acci- 
denté; il fit pourtant quelques voyages à Constanti- 
nople, à Smyrnc, à Erzroum, voyages dont les rai- 
sons et les circonstances ne sont pas connues: aussi 
nulle histoire ne fait mention de lui, quoique ce ne 
fût pas un homme tout-à-fait sans valeur. Il était ob- 
servateur, curieux de connaître les faits, les accueil- 
lant de toutes mains, aimant à les entendre raconter 
par les témoins, quelquefois ayant mal vu ou entendu, 
auquel cas les récits recueillis de leur bouche sont de 
simples commérages, qui ont leur prix, après un in- 
tervalle de deux siècles. Comme historien sérieux, 
Zakaria est bien au-dessous d'Arakel, son contem- 
porain et son unique autorité , dans la moitié de ses 
récits. 

Ce qui a préservé de l'oubli le nom de Zakaria, ce 
sont d'abord les manuscrits qu'il a copiés, ou restau- 
rés, et dont j'ai cité quelques-uns dans mon analyse 



tic Zakaria, tels qu'ils résultent de matériaux aiilhontiques vérifiés 
à nouveau. 3° Rapp. sur mon Voyage, p. 50. 

111.3 = 1663 

— 30 de service au couvent. 



1683, entrée au service, il 7 a. 
1125 = 1675 

— 38 de service au couvent. 



Ibid. p fi(i: 1143 : 



1637 entrée au service, à 1 1 a. 

= 1693 
— 54 de service. 
1639 entrée au service, à 13 a. 
— 67 depuis sa naissance. 

1620 date de la naissance. 



Carlulairo ch. l 



1136= 1686 

—47 a. de service. 



Ih. cil. XVI: 



Ibid : 



1639 entrée au service- du couvent. 

1136 = 1686 

— 50 a. de service. 



1136: 



1686 entrée au service. 

:1680 

—60 a. d'âge. 



1626 date de naissance. 
Mém. hist, ibid II, 1148 (mercr 28 sept.) = 169S; 30 mai 1699, 
fin de la composition des Mémoires; Zakaria était alors âgé de 73 a. 
Depuis lors il n'est plus question de lui. 



du Catalogue historique d'Edchmiadzin, 3" Rapp. sur 
mon Voyage, y. 50 sqq., puis surtout deux ouvrages, 
imprimés en 1870, grâce au zèle éclairé de M*"'" Géorg, 
catholicos actuel d'Arménie: une Histoire et le Con- 
dac ou Cartulaire des documents relatifs au couvent 
de lohanna-Vank, dont je vais présenter un aperçu. 

L'Histoire, le même livre que je nomme les Mé- 
moires historiques sur les Sofis, se compose de deux 
parties, 48 et 68 chapitres, généralement assez 
courts. La première contient des notices, médiocre- 
ment exactes,, sur les dynasties du Mouton -Blanc et 
du Mouton -Noir et sur les premiers Sofis, jusqu'à la 
prise d'Érivan par le Sultan Mourad IV, en 1635. 

Quoique Zakaria ne se donne point pour un histo- 
rien érudit, il remonte pourtant ses notices sur la 
Perse jusqu'à Alexandre-le- Grand, consacre quelques 
pages aux Arsacides et aux Sassanides, après quoi il 
passe de plein saut «faute d'avoir trouvé des ren- 
seignements» sur l'intervalle entre les VU" et XV'^ s., 
à Djihan Chah, prince du Mouton -Noir, en 1438; 
cette dynastie et sa rivale, du Mouton-Blanc, forment 
la matière do deux chapitres, suivis des origines des 
Sofis, depuis Cheïkh-Haïdar. Trois chapitres renfer- 
ment tout ce que l'auteur a pu savoir sur Ismaël I, 
sur Chah-Thahmaz, sur Ismaël II et ses successeiu's, 
jusqu'à Chah-Abas l". Il rapporte, sans les contre- 
dire ni les soumettre à la critique, tous les bruits qui 
avaient cours sur les successions, sur les dates d'avé- 
noment et de mort de ces princes. Je citerai, pour 
exemple, ce qu'il dit au ch. X sur l'avénemcnt de 
Chah-Abas, en 1029 (merc. 28 oct.) = 1679. 

Il est connu qu'après la retraite de Chah-Khouda- 
Bendeh dans le Khorasan, son fils Chah-Abas prit les 
rênes de l'administration , tandis que son règne ne 
commence réellement qu'en 1586 ou 1587, après la 
mort, non -seulement de son père, arrivée, comme il 
paraît, après 1585, mais de ses concurrents Hamza- 
Mirza, Ismaël et quelques autres, nommés dans le 
Chéref-Nameh, trad. fr. t. Il, p. 658, 678 sqq.''). 
Zakaria a donc tiré la date 1579 de l'Histoire d'Ara- 
kel, son guide unique jusqu'en 1662. Il nomme aussi. 



9) Les auiorités géorgiennes, bien informées en ce qui concerne 
cette époque, ne parlent que de la déposition de Khouda-Bendeh, 
mais non de sa mort (II. de la Gé. Table des mat. Cbali-Khouda- 
Banda), et même le Chéref-Nameb 1 c, après la mention do l'avé- 
ueraent de Obah-Abbas, se tait complètement, comme les autres 
historiens, sur le sort ultérieur de son père. 



325 



des S^eieiice» de Saint -Pt^tcrsboiirjs;^* 



3S6 



entre autres garants de sou récit, un certain Mclki- 
seth, auteur arménien, inconnu d'ailleurs, d'une His- 
toire détaillée, plus considérable que le Psautier, qui 
se trouvait de son temps au couvent de lolianna-Vank, 
d'où elle a été enlevée par ses disciples. 

Dans le système que suit Zakaria, écrivant les faits 
au jour le jour, au fur à mesure qu'il les apprend, 
sans ordre, sans suite ni liaison, il faut renoncer à 
trouver ciicz lui une histoire continue ; quant aux 
dates, jusqu'en 1662, il les donne généralement d'a- 
près Arakel: ainsi, à cet égard, ou ne peut attendre 
de lui rien de nouveau ni des recherches savantes. 
Là où il excelle, c'est dans le récit des aventures in- 
times, dans la peintui-e des mœurs des souverains, 
dans les nombreuses notices sur des personnages ac- 
cessoires, dont les historiens ne parlent qu'en passant, 
si même ils les mentionnent. 

A ce point de vue je citerai, comme particulière- 
ment intéressants, dans la 1'" partie, les ch. XI, une 
aventure de Chah-Abas, à Goulphikan; ch. XIII, une 
autre, chez le prêtre arménien David, àLeudjan; une 
troisième, ch. XV, chez un Ciéorgien, nommé Ata. Aux 
ch. XIX, XX, XXII, des détails sur la conduite de 
Chah-Abas envers les femmes. Le chah, au dire de 
notre auteur, aimait à prendre divers déguisements, 
de marchand, de colporteur, de simple cavalier, et à 
courir le pays pour connaître par lui-même l'état des 
choses, ou simplement pour se divertir, et se montrait 
alors de bonne composition, pourvu qu'il ne fût pas 
trop mal traité. Au ch. XXI, Zakaria parle d'une 
monnaie de peau, fabriquée lors du siège de Bagdad, 
eu 1623, par ordre du chah, pour payer la solde à 
ses troupes; au ch. XXXI, de la réunion d'enfants 
d'une vingtaine de nations, avec leurs mères ou nour- 
rices, avec défense de leur faire entendre aucun son 
articulé, afin de pouvoir conclure des premiers mots 
qu'ils prononceraient, quelle est la langue primitive. 
Moins heureux que le roi d'Egypte Psammétique, qui 
avait visé au même résultat par un moyen analogue '"), 
le roi de Perse n'obtint qu'un tel charivari, qu'il or- 
donna de disperser la réunion. «Quand ils seront 
partis, lui dit un de ses conseillers, ils apprendront à 
parler comme leur mère.» 

Je pourrais citer mainte autre particularité pi- 

Ui) V. Hérodote, 1. H, tout iiii coiniiu'iaoïiiont 



quante sur le règne de Chah-Abas, mais je me cuo- 
tente d'attirer l'attention sur les ch. VII, XVI, XVII, 
renfermant des détails n(juveaux sur l'histoire de 
Géorgie, sous Chah-Thahmaz 1", puis sous Chah- 
Abas, notamment sur le massacre de Qartchqaï-Khan 
et des Persans, en 1624. 

Il y a également des matériaux tout nouveaux, ch. 
XXVIII, XXXV, XL, sur Amir-Gouna-Khan et sur 
son fils Thahmaz-Qouli-Khan, et sur leur conduite à 
Érivan, en 1635, dont la suite se retrouve. Partie II", 
ch. II, III. Je les ai déjà signalés dans le Registre 
des dates d'Arakel, comme contenant des variantes 
très considérables, relativement aux récits de l'histoire 
ottomane. 

Par ces rapides indications on voit quel intérêt de 
curiosité s'attache à la lecture des Mémoires de Za- 
karia. La seconde Partie ne le cède point à la précé- 
dente. 

«En écrivant jusqu'ici, dit notre auteur, l'histoire 
des rois persans, dits Cheikh - Oghli , depuis le roi 
Djihan-Chah jusqu'à Chali-Sati, je vous ai appris, vrai 
ou faux, ce que j'ai entendu dire; désormais j'écrirai 
et transmettrai à la postérité ce que j'ai vu de mes 
yeux et entendu mille fois de mes oreilles, de person- 
nages éminents du temps présent. Je redirai la ve- 
nue de Mourad, sultan des Osmanlis, au pays d'Ara- 
rat, la conquête d'Érivan, suivie de l'arrivée de Chah- 
Safi et de la reprise de la même ville. . .» 

Notre auteur convient donc lui-même de sa facilité 
à admettre comme certains une foule de faits dont il 
n'a pas constaté l'authenticité ; il avait déjà dit la 
môme chose Partie l", ch. XXVII, et ne s'est guère 
coiTigé dans la seconde partie: il y a notamment ici, 
dans les chiffres assignés aux règnes de Djihan-Chali 
et de Chah-Saf] de grosses erreurs de chiffres, que 
j'ai omises, qui ne sont peut-être pas do son fait, et 
qui ont échappé aux éditeurs. 

Cependant Zakaria raconte sous des dates exactes 
l'avènement et la mort de différents chahs et catho- 
licos arrivée de son temps; il consacre les trois cha- 
pitres XLVII — XLIX à l'histoire de Géorgie, sous 
les rois Rostom et ses successeurs, et spécialement au 
ch. XLVIII donne une nouvelle relation de l'ordalie 
ou duel judiciaire auquel durent se soumettre, en 
1653, deux personnages, l'un Géorgien, l'autre Armé- 
nien, soupçonnés l'iiu et l'autre d'avoir tué dans une 

21* 



337 



Uiilic'liii de l'Académie Dnii>éi'ialt> 



33S 



chasse le prince Louarsab, fils adoptif du roi Rostom. 
Bieu qu'il existe deux relations de ces événements, la 
mort du prince et le combat qui en fut la suite, celle de 
Zakaria fournit de nouveaux détails, fort intéressants. 

Les deux chapitres XXVII et LI renferment, le 
premier, le récit d'une éclipse, et l'autre celui d'un 
tremblement de terre, que je citerai intégralement, 
comme échantillons de son talent. 

«Kn l'année arménienne 1103 (dim. 9 oct.)= 1C53, 
le mercredi 3 ") août (1654) du carnicapium de l'As- 
somption, comme j'étais à Tauriz, métropole de la 
Perse, dit notre auteur, le soleil s'éclipsa à la 7" heure 
du jour'^); ce fut comme une nuit assombrie par les 
nuages, l'obscurité couvrit le monde, et les étoiles 
montrèrent leurs clartés à contre-temps; les artisans, 
les marchands bouclèrent les portes de leurs ateliers 
et de leurs boutiques, tant les voleurs étaient nom- 
breux en ce moment; les oiseaux vivant dans la ville 
furent inquiets; l'effroi, la terreur s'emparèrent de 
tous les hommes. Les ténèbres ayant régné une demi- 
heure, la lumière reparut ensuite. 

«Cependant le commandant Béjau-Beg, ayant réuni 
les savants persans, pour examiner les causes de la 
défaillance du soleil, les uns dirent: «Le roi se meurt,» 
ou «Il se livre une sanglante bataille;» d'autres «ceci, 
cela.» Lui, se méfiant do leurs assertions, envoya à 
l'église arménienne, consulter les prêtres, parmi les- 
quels se trouvait un vartabied Zakaria, du village 
d'Astabad, et nous auprès de lui. 

«Ayant consulté le calendrier, suivant les règles, 
nous trouvâmes que la lune n'achève pas son cours 
en 30 jours, mais qu'elle marche 29 jours et demi, 
et qu'à cette demie restante elle devient nouvelle; 
cela a lieu quand le comput 'marque un Icisac — une 
demie; — 29'/„ étant soustrait de 30, il reste une 
demie, qui est le kisac mensuel. 

«Or à l'époque de cette éclipse , la luné ayant 
achevé 29 de son cours et étant devenue nouvelle, 
sur ce demi -jour au-dessus de 29, dans le même 
nœud où se trouvait le soleil , étant donc dans le 



môme nœud et an -dessous de l'astre, elle y resta en 
conjonctiou avec lui et l'éclipsa. 

«Comme l'obscurité se prolongea une demi -heure, 
cette demie, manquant à 30 et à la lunaison précé- 
dente, était le commencement de la nouvelle lune. 
C'est comme lorsque le soleil s'inclinant vers le soir, 
le jour finit et la nuit commence, de même, quand la 
lune prend commencement à cette demi-heure'"), elle 
achève 30 et non 29, par le moyen de cette demie. 

«La demi-heure et un demi-jour, additionnés, don- 
«nent 2; en ajoutant 3, c'est 13 de la lune; or l'é- 
«clipse eut lieu le 13, au commencement de la nou- 
«velle lune'^).» 

«Nous dîmes ces choses aux serviteurs du khan, 
l'assurant que l'éclipsé du soleil ne causerait aucun 
dommage, mais que la luue avait obscurci l'astre, en 
se trouvant au-dessous de lui. Ces gens ayant rap- 
porté à leur maître ce qu'ils avaient appris de nous, 
lui fut bien forcé de nous donner raison, et tort à 
ses mollahs, qu'il méprisa; il nous envoya quantité de 
fruits et de raisins secs.» 

Suivant l'Art de vérifier les dates, le 12 août 1654, 
nouveau style, à 10'' V^ du matin, heure de Paris, eut 
lieu en effet une éclipse de soleil, centrale en Asie. 
Ispahan étant plus oriental que Paris de 3'' V^, l'heure 
indiquée doit être 7'' du matin, pour Tauriz. '^) 

Si donc Zakaria fait erreur sur le quantième du 
mois d'août, Arakel doit aussi s'être trompé sur 
l'heure; en outre Zakaria ou plutôt ses éditeurs ont 
mal indiqué le 13 de la lune, au lieu du 30. 

Quant aux autres renseignements fournis par notre 
auteur, en voici l'exposition: 

En 1654, Pâques 26 mars, l'Assomption le 13 
août, le dim. du carnicapium précédant les 5 jours 
d'abstinence, avant l'Assomption, le 6 août, consé- 
quemment le mercredi précédent, 2 du même mois. 



U) Arakel dit, plus exactement, le mercredi 2 août. 
12) Eu partant de minuit, ce serait à 7'' du tnatin. 



13) Lisez: à cette demie 

14) Suivant Arakel (Dates), le mercredi 2 du mois d'août 1C54, 
le 30 de la lune, le soleil étant dans le signe du Lion, à midi passé, 
le tiers de l'aslre fut éclipsé. = lie § avec guillemets est positive- 
mont un non-seus. 

15) Notre rollèguc M Saviteli a ou l'obligeance de nous garantir 
l'exactitude de ces indications. 



399 



des Sciences de Saint • PëteFsbourg:. 



330 



1103:7 = 4 dira. 
1103:4 = 275 
H-550 



1 uavasard 
557 
—275 



Pftques 26 mars, 5° lettre; 

5-4-4 = 9:7 = 2: ll-i-2 = 13 août 

dim., l'Assomption. 



U) 



1653 



2S2 j. = 9 oct. 165J 



1G54 : 4 . 

413 : 

1 ■ 

2008 : 7 = 3 1 mars. 
4 
5 
5 
17 : 7 = 3 uicrcr. 2 août 1054, avant 



t; carnieupium de l'Assonipliou. 



Quant au tremblement de terre, il eut lieu à Éri- 
van, le mercredi 4 juin 1679. 

«En 1128 (jeu. 3 oct.) = 1678, le 4 juin (1679), 
la redoutable colère de Dieu se fit sentir au pays 
d'Ararat; car Dieu avait jeté sur ses créatures un 
regard de courroux. Le mardi (sic) après l'Ascen- 
sion '*'), à la 7" h. du jour, la terre gronda comme les 
nuages; au grondement succédèrent des secousses 
épouvantables, la terre d'Ararat tout entière oscilla en 
frémissant, suivant la parole^'): «Qui regarde la terre 
et la fait s'agiter,» et encore: «Les fondements de la 
terre étaient secoués.» Ce tremblement, qui venait du 
côté de Garni, renversa tous les édifices et les char- 
mantes habitations, couvents et églises; il fit trembler 
les églises d'Aghdchots-Vauk, d'Aïrivank, d'Havouts- 
Thar, de Trdatakert, do Khor-Virap, de Dchrvez, de 
Tzaga-Vank; trois églises à Érivan, celles de Nora- 
gavith, de Noragiough, de Nork, de Tzoragiough, de 
Gamrez. La citadelle d'Érivau s'affaissa sur ses fon- 
dements, ainsi que la mosquée et les minarets. En 
plusieurs lieux il jaillit des sources, en d'autres elles 
se séchèient. Des rocliers, en s'cfibndrant, comblèrent 
les ruisseaux, en arrêtèrent le cours; plusieurs villages 
furent abîmés, il ne resta pas de quoi loger un coq, 
dans celui de Kanakor. Ce qu'il y eut de merveilleux, 
au même village, les quatre murailles d'une maison 
ayant cédé, la terrasse resta seule, comme suspendue 
en l'air, sans dommage, sur ses quatre piliers. La se- 
cousse se fit sentir jusqu'au village de Cai'bi, où trois 
hommes périrent; au S. ccmvent de lohanna-Vank, les 



16) En 1679, Pâques le 20 avril, l'Asociision lo 29 mai; six jours 
après, le 4 juin fut un mercredi et non un mardi; il faut donc faire 
la correction ou de rbebdonuulaire, ou du (luantiéuie. 

17) Ps, cm, 32. 



1654 

— 2 
1652: 
152 

132 

114 

18 

— 1 
17 

Xll 
17 
17 
-«-15 
202 : 30 30 
22 -4- 5 = 27 



août NL. 



belles habitations s'écroulèrent toutes, et l'église fut 
abattue, à -peine pûmes -nous échapper à la mort. 
Quant aux habitants du sous-sol, on en tira ceux que 
l'on put, aux autres leurs propres demeures servirent 
de tombeau, et il y eut plus de morts que de vivants. 
«Il ne m'a pas été réellement possible de connaître 
le nombre total des victimes; mais dans mon village 
natal de Kanaker, on en compta 1228; il n'y resta 
ni chien, ni chat, ni coq. Les secousses durèrent jus- 
qu'au mois d'octobre 167^; chaque jour le sol gron- 
dait, cela se prolongeait 3, 4 et 5 jours, après quoi 
venait une secousse : la plus fâcheuse fut celle du pre- 
mier jour. Les survivants demeuraient dans de misé- 
rables tentes, dans les vignes, dans les vergers, dans 
des lieux sauvages. Dès le premier jour il arriva des 
convois d'Erzroum, qui furent témoins de l'événement. 
Le khan, ce jour-là même, expédia au chah des mes- 
sages, pour l'informer de la catastrophe, et ne laissa 
point partir les envoyés osmanlis jusqu'au retour des 
exprès du chah, qui, arrivés en toute hâte, au bout 
de 15 jours, apporteront l'ordre de reconstruire la 
citadelle et les églises. Le crieur proclama le com- 
mandement du chah, que les chrétiens relevassent les 
ruines de leurs églises: c'est pour cela que, de son 
temps comme après, tant d'églises ont été bâties. Les 
envoyés furent ensuite expédiés, puis le grand prince 
Mirza-Ibréhim, titré vizir d'Aderbidjan, étant venu 
à Érivan, convoqua les khans de Nakhdchovan, de 
Barda, de Zagam, de Lori, et les sultans de Macou, 
d'Acouri , d'Outarac et de Dzar. La citadelle fut re- 
bâtie, avec triple enceinte, plus forte que précédem- 
ment; le pont au-dessous de la citadelle, sur le Hou- 
rastan ou Zangi, fut rétabli plus solide; les canaux 
encombrés furent réparés et amenèrent Icau dans la 



331 



Biilietin de rytcadëniie Impériale 



333 



ville d'Érivan. Enfin, tant qu'il fut gouverneur, la 
ville fut installée confortablement, au point de vue 
matériel. » 

Ces deux extraits textuels sout suffisants pour donner 
une idée de la manière de Zakaria, quand il s'agit de 
faits positifs. Du reste sa crédulité est sans bornes; 
il raconte aux ch. XVII, XXXI — XXXIII, LU, LV, 
toutes sortes d'histoires impossibles: d'un cheval volé, 
ayant en une nuit franchi plus d'une centaine de 
verstes pour revenir tout seul chez son maître; d'un 
succube, d'apparitions de dragons dans le ciel, ainsi 
que de météores, qu'il explique à sa façon, et même 
un fait faux, qu'il tenait d'un chamelier, la prise de 
Pesth par les Allemands, en 1681 "). Au ch. LVII, 
c'est une révolte des Juifs de Thessalonique contre les 
Turks, qui serait un fait fort curieux, s'il était dé- 
montré vrai. En somme les récits de Zakaria, s'ils ne 
sont pas tous parfaitement authentiques, ont de quoi 
piquer fortement la curiosité des lecteurs'^). 

Le Coudac — xovSaxtov, rouleau — ou cartulaire 
du couvent de lohanua Vank'^), renferme en IG cha- 
pitres toutes les notices historiques et traditions re- 
latives à la fondation et aux vicissitudes du couvent 
où notre auteur a passé la plus grande partie de sa 
vie; fondé, dit -on, par S. Grégoire-l'Illuminateur, il 
porta le double nom de Sioughi-Vank, dont l'origine 
n'est pas bien définie, et de lohanna- ou lohannou- 
Vank, à cause des reliques de S. Jean -Baptiste qui 
y sont déposées depuis longtemps. Comme il faisait 
partie, à la fin du XI T ou au commencement du Xllf 
s., des domaines conquis par les Mkharghrdzel géor- 
giens, le généralissime Zakaré le donna à son lieute- 
nant Vatché, souche de la grande famille des Vatchou- 
tants, qui y firent de nombreuses constructions. La 
plupart des 28 inscriptions, relevées au ch. XI, sur 
les murailles des divers édifices, par notre Zakaria, 
se rapportent à l'époque de la reine Thamar et aux 
deux familles géorgiennes et arméniennes susnom- 
mées: c'est donc une source très authentique de ren- 
seignements pour l'histoire de Géorgie. Le soin avec 
lequel Zakaria les a copiées, classées par ordre de 



18) Chéref-Nameh, tr. fr. t. II, p. 557, en 930 H. = 1529, 30, 
une entreprise manquée , de Sultan Soliman contre Betch. que le 
traducteur croit être la ville de Vienne 

19) La notice .sur lohanna -Vank, qui se lit dans l'ouvrage du 
P. Chahkhathounôf, Descr d'Edchiniadzin . t. 11. p 95. sqq. est 
extraite textuellement du Cartulaire do Zakaria. 



dates, en précisant les localités, prouve que, si l'éru- 
dition et l'esprit de critique historique faisaient par- 
fois défaut chez lui, c'était moins par faiblesse de ju- 
gement que par absence de matériaux. Au ch. XII il 
donne la série de 30 abbés du couvent, série malheu- 
reusement incomplète vers la fin, où quelques feuilles 
de son manuscrit autographe et unique ont été lacé- 
rés, il y a lieu de le craindre, par une main malveil- 
lante. 

Par son antiquité, par sa construction dans des 
conditions exceptionnelles de sûreté et de salubrité, 
le couvent de lohanna-Vank, dépôt des reliques du 
S. Précurseur et de S. Georges de Cappadoce, qui 
y attiraient de nombreuses troupes de pèlerins venant 
y chercher la gnérison des maladies de peau, dut 
s'enrichir par les offrandes des fidèles. La vie céno- 
bitique y florissait, les objets du culte, les manuscrits 
s'y multiplièrent, la science théologique et l'ascétisme 
y prirent de tels développements, que l'influence hié- 
rarchique, ainsi que les domaines du couvent, finirent 
par s'étendre et rayonner dans toutes les directions. 
Par le Cartulaire de Zakaria, nous apprenons positive- 
ment que l'asile de Marmachen, aujourd'hui Ghan- 
lidja, du côté de l'ouest, aux environs d'Ani, et la 
province même de Chirac, où est située cette forte- 
resse, étaient sous la dépendance des abbés et des col- 
lecteurs de lohanna -Vank. Lorsqu'au milieu du XV' 
s. le catholicat d'Arménie fut réintégré définitivement 
à Edchmiadzin, il fut réglé que l'abbé de lohanna- 
Vank serait ipso facto vicaire du catholicat, et que la 
dîme des revenus d'Edchmiadzin serait prélevée en 
sa faveur. Ce fut donc pour lui une nouvelle source 
d'influence et de prospérité matérielle. Aussi fut -il 
visité au XVII" s. par les bandes féroces et indisci- 
plinées des Dchalalis, qui, à cette époque, exerçaient 
ouvertement la guerre civile et le brigandage à main 
armée dans la partie asiatique de l'empire ottoman. 
Arakel, dans son Histoire, rapporte avec horreur les 
cruautés et les déprédations dont il fut le théâtre, de 
la part de ces brigands; il ne fut restauré et rétabli 
dans son ancienne splendeur que bien longtemps après, 
sous le catholicos Philippos^"). Il est bien malheureux 
que la bibliothèque du couvent ait été dispersée au 
milieu des guerres et des bouleversements politiques. 



20) Arakel, ch. Vil, XXVI. 



333 



dc!» ScieiiC4>.*4 «le l^aiiit-PvlerMliuiirg. 



334 



Quelques miuniscrits seulemout ont pu être sauvés à 
Edchmiadzin, où j'en ai retrouvé de bien intéressants, 
notamment l'abrégé arménien do rilistoirc de Géor- 
gie, et le niaguifique exemplaire, si non autograpbe, 
en tout cas presque contemporain, de l'Histoire d'A- 
ghovanie, par Mosé Caghancutovatsi, tous deux copiés 
vers la fin du XII" s. , sous l'abbé Hamazasp Marai- 
conian. ") 

vVu cil. XV Zakaria termine l'histoire des reliques 
de S. Georges, portées en Géorgie, et dans le suivant, 
avec sa propre généalogie complète, il raconte, non 
sans de très curieux détails, ce que devinrent les 
otages géorgiens restés en Arménie, par suite de la 
non-restitution du saint trésor. 

Disons en finissant que notre Zakaria écrit dans 
un style simple, sans prétention, toutefois ne se gênant 
pas pour éniailler sa phrase do quelques centaines de 
mots appartenant aux langues musulmanes. Du reste, 
c'était un homme d'esprit, cultivant l'acrostiche, ai- 
mant à s'exercer à résoudre des questions difficiles, à 
les proposer aux autres. 

Son Cartulaire est daté de l'an arm. 400 -♦- -100 
100 -»- 100 50 -H 50 10 -+- 10 5 -I- 5 3 h- 3 (vendr. 
1 oct.)= 1686. 

En outre, à la fin de ses Mémoires il propose à ses 
lecteurs 11 questions du genre de celle-ci: 

Un homme avait à vendre huit litras d'huile, con- 
tenus dans un seul pot; deux personnes vinrent pour 
acheter sa marchandise, ayant l'une un vase de trois 
litras, l'antre un vase de cinq litras. Divisez par moi- 
tié les huit litras, de laçon que chacun ait quatre 
litras. 



BULLETIN BIBLIOGRAPDIOIIË. 

L'Académie a reçu dans ses dernières séances les 
ouvrages dont voici les titres: 

Milton, Ale:<. Classified catalogue of the Lcpidoptcra of 
Canada. Toronto 1872. 8. 

Schraidt, Th. Naturgeschichtlichos II. Der Wolf. S. I. 
et a. 8. 

Bulletin of the Muséum of Comparative Zoology at Har- 
vard Collège, Cambridge. Vol. VIII J^. 5. 6. Cam- 
bridge 1872. 8. 



21) ï^" Rapp. sur mon Voyage, p 62 



llliustratcd Catalogue of the Muséum of comparative Zoo- 
logy, at Harvard Collège. JVi VII. Revision of the 
Ediiui by Alexandcr Agassiz. Parts I. II with 49 
plates. Cambridge 1872. 4. 

Wdlfeniiann, Horm. Beitnig zur Kenntiiiss der Archi- 
tektur der Knocheii. BerUu 1872. 8. 

Hansen, G. Armauer. Bidrag til Lymphekjcrtlernes nor- 
male og pathologiske Anatonii. Christiania 1871. 4. 

Que.tclet, Ad. Unité de l'espèce humaine. 8. 

The Journal of the Anthropological lustitutc of Great 
Britain and Ireland. July and October 1872. V(d. Il 
fd II. Loudon. 8. 

List of the membres of the Anthropological Institute of 
Great Britain and Ireland. 1872. 8. 

Quatrefages, A. de. Étude sur les Mincopies et la race 
négrito en général, l"' partie. 8. 

Bulletin de la Société de Géographie. 1872 Nov. et Dec, 
1873 Janv., Févr, Mars, Avril. Paris. 8. 

Jahres-Bericht des Frankfiutcr Vercins fiir Géographie 
und Statistik. 36"^ Jahrg. 1871 — 72. Frankfurt a. M. 
1873. 8. 

Petermann, A. Die fiinfmonatliche Schifi'barkcit des 
Sibirischen Eismeeres um Nowaja Semlja, erwiesen 
durch die Norwegischen Seefahrer in 18G9 u. 1870, 
ganz besonders aber in 1871. Gotha 1872. 4. 

Mahmoud-Bey. Mémoire sur l'antique Alexandrie. Co- 
penhague 1872. 8. 

Murait, Éd. de. Essai de Chronographie Byzantine 1057 
— 1453. 2 Tomes Baie et Genève 1873. 8. 

L'Investigateur. 38'aunée, Juillet— Décembre, Paris 1872. 
39' anucc. Janvier et Février. Paris 1873. 8. 

Mémoires de la Société nationale des antiquaires de 
France. Quatrième série T. II. III. Paris 1871 -72. 8. 

Reports on the United States Commissioners to the Paris 
universal exposition, 1867 — edited by William P. 
Blake. Vol. I — VI. Washington 1870. 8. 

Friedrich, Joh. Ûber die Geschichtschreibung unter dcm 
Kurfursten Maximilian I. Miinchen 1872. 4. 

Laband. Paul. Magdeburger Rechtsquellen. Kônigsberg 

18C9. 8. 
— Eine bisher unbekannte Rechtshandschrift. (Zeitschr. 

fur Rechtsgesch. XL) 8. 
Zeitschrift der Gesellschaft fur die Geschichte der Ilerzog- 

thuraer Schleswig, Holstein und Lauenburg. 3' Band. 

Schlussheft. Kiel 1873. 8. 
Register iiber die Zeitschriften und Sammelwerke fur 

Schleswig - Holstein - Laueiiburgischc Geschichte. 2 

Hefte. Kiel 1873. 8. 
Zeitschrift des k. Siichsischen Statistischen Bureau's. Jahrg. 

XIV, XV, XVI. Dresden 1808—70. 4. 
Knapp, G. F. Die Sterblichkeit in Sachsen. Nach amt- 

lichen Quellen dargestellt. Leipzig 18C9. 8. 



3â5 Bulletin de l'Acadi^init? linp^rialc des Seieiices de Saint-Pëtersboiirs. 



336 



Mitthciluugen tics statistischen Bureau's der Stadt Leiijzig. 

Heft 3—5. Leipzig 1869—71. 4. 
Dresdner Statistik. I. Die Strasseu Drcsdcns und ihie 

Bcvolkeriing am 3. Dec. 1867. 4. 
Handelskamraer zu Fraukfurt am Main. Jahresbericht i'ur 

1871. Frankfurt a. M. 1872. 8. 

Mcdicinisches Giitachtcn und Dclegirtcn-Bericht iibcr die 

Canalisation dcr Stadt Base! Base! 1872. 8. 
Die Bevolkerung des Kantons Basel-Stadt am 1, Dec. 1870. 

Basel 1872. 4. 
Wolf, Rnd. Beitrage zuv Gcscliiclite dcr Schweizer Kar- 

ten. I. Ziiiich 1873. 4. 
Bulletin de la Commission centrale de Statistique. Tome 

XII. Bruxelles 1872. 4. 
Biographie nationale publiée par l'Académie royale des 

sciences, des lettres et des beaux- arts de Belgique. 

Tome Iir, 2" partie, tome IV, 1" partie. Bruxelles 

1872. 8. 

Munch, P. A. Nordens œldste Historié. 8. 

The ancient vessel found in tbc parish of Tune Norway. 

Christiania 1872. 4. 
Winter Hjelm, 0. 872— 1872. Festmarsch til Norges 

Tusindaarsfest. Kristiania. 4. 
Diplomatarium Norvegicum.- VIII Samling, forste halvdel. 

Christiania 1871. 8. 
Resultatcrne af Folketœlingen i Norge 1 Januar 1866. 

Forste, andet og sidsteHefte. Christiania 1868 — G9. 4. 
Tabeller vedkommende Folkemœngdens Bevœgelsc i .\a- 

rene 1856—65 i 1869. Christiania 1872. 4. 
Kommunalc forholde i Norges Land- og Bykomnmner i 

• Aaret 1866—68. Christiania 1871—73. 4. 
Fâttig-Statistik for 1867—69. Christiania 1871 — 72. 4. 
Den Norske Brcvposts Statistik for Aaret 1868. Christia- 
nia 1870. 4. 
Beretning oui Skolevaesenets Tilstand i K. Norges Land- 

distrikt for Aarene 1864—70. Christ. 1869—73. 4. 
Bilag til Norges officielle Statistik udgiven i Aaret 1869. 

A. Ni 1. Christiania 1870. 4. 
Forklaringer til K. Norges Statsrcgnskab for Aret 1871. 

Christiania 1872. 4. 
Oversigt ovcr K. Norges Indtaegter og Udgifter i Aaret 

1869—1870. Christiania 1871—72. 4. 
Bilage til Statsbudgets-Propositionen til Storthingct i 

1873. Marine- og Post-Departementets Marineafde- 

ling. 4. 

Armee-Departementet. 4. 

Budgetforslag fra Marine- og Post-Departementets Afdc- 

ling for Marinen til Storthinget i 1871. 4. 
Budget for Marine-Afdelingen under Marine- og Post- 

Departemcntet i Budgettermincn fra 1 Aril til 1 Juli 

1872 og fra 1 Juli 1872 til 1 Juli 1873. Kristiania 
1871—72. 4. 
Beretning om Bodsfœngslets Virksomhed i Aaret 1869 og 
1870, 1871. Christiania 1870—1872. S. 



Samling af forskjelligc Love, Resolutioner, Circulaerer m. v. 

vedroreudc Norges Haudel og Skibsfart. Christiania 

1861. 4. 
Uddrag af Consulatbcretninger vedkommende Norges Han- 

del og Skibsfart i Aaret 1871. Christiania 1872. 4. 

I. IL 



r 



Aargang 1870. 



Aarbog for Handelsmarinen. 

Kristiania. S. 
Fortcgnelse over Skibe henhwrende til den Norske Orlogs- 

og Handelsflaade med de dem givne Kjendingssigna- 

1er i det universelle Signalsystem. Christ. 1870. 8. 
Tabeller vedkommende Norges Handel og Skibsfart i 

Aaret 1868 — 71. Christiania 1870—73. 4. 
Beretning om Driften ved Marinens Vacrft i Carljohans- 

vœrn for 1868—69. Christiania 1870. 8. 
Kifer, A. N. Statistiske Oplysninger vedkommende den 

norske Sklbsfarts Okonomi. Kristiania 1871. 8. 
De ofïentlige Jernbaner i Aaret 1871. Cliristiania 1872. 4. 
Driftsberetning for Norsk Hovud-Jernbane i Aaret 1871. 

Christiania 1872. 4. 
Tabeller vedkommende Skriftevaesenet i Norge i Aaret 

186(5—70. Christiania 1870—72. 4. 
Den Norske Statstclegrafs Statistik for Aaret 1870 — 71. 

Christiania 1871 — 72. 4. 
Andcn Beretning om Ladegaardspens Ilovedgaard. l'' " 

Hefte. Christiania 1872. 4. 
Beretninger om Norges tiskerier i Aaret 1869—71. Chri- 
stiania 1871— 73. 4. 
Den norske Turistforcnings Ârbog for 1870. 1871. Kri- 
stiania. 8. 
Beretning om den alniindelige Udstilling for Tromso Stift, 

atboldt i Tronis« Ang. og Sept. 1870. Tromso og 

Christiania 1872. 8. 
Tabeller vedkommende Norges alniindelige Brandforsik- 

rings-Indretning for Bygninger i Aarene 1864 — 70. 

Chri.stiania 8872. 4. 
Lov om Sagfiircre. Christiania 1848. 4. 

— om Concurs og Concursbocrs Behandling. Christiania 

1863. 4. 

— angaaende Forbrydelser. Christiania 1842. 4. 

— om Christiania Byret m. V. Christiania 1866. 4. ' 
xMilitajr Straffelov. Christiania 1866. 4. 
Criminalstatistiske Tabeller for K. Norge for Aaret 1866, 

1869 i 1870. Christiania 1870—72. 4. 

Pocnicb na^ï. t'Êmh npeAJieTbHum BMCTaB.ifl.iii iipu ooijk- 
HOBCUHoii coôpaniii et, Mockb-è m, Iionii 1872 ott, 
pbiôo.iOBCTBeHHaro cMOTpuTc.ibfl M. F. XeTTfiHri,. 
XpncrianiH 1872. 4. 

Worsaae. J. J. A. Ruslands og det Skandinaviske Nor- 
dens bebyggelse og œldste Kulturforhold. Kj0ben- 
havn 1872. 8. 



Paru le 10, janvier 1874. 



T. xix, m» t. 





BULLETIN 



DE L'jlCiDEMIE IMPERIALE DES SCIENCES DE ST.-PETERSBOERG. 



TOME XIX. 

(Feuilles 22—28.) 



CONTE n-. 

Page. 

M. Brossef , Notice sur un nomocanon géorgien 337 — 374 

0. Struve, Sur l'étoile double 2 . 634 = Camelopardali 19 Hev 374—379 

\. .Uenchotkine, Sur les sels de l'acide parabanique 379 — 391 

Sur l'oxalurate de potassium, et sur le dosage de ce métal dans les sels des 

acides du groupe urique 391 — 394 

E. Cyon, Sur la vitesse de propagation des excitations dans la moelle épinière 394—400 

L. Maelleri Lectiones Horatianae 400—421 

H. Struve, Études sur le sang 421—432 

M. Brosset, Rapport sur les recherches archéologiques faites par M. Bakradzé dans la 

Gourie en 1873, par ordre de l'Académie 432 — 436 

G. Gustavson, Sur le tétraiodure de carbone 436—440 

H. Wild, Sur un évaporimètre pouvant servir aux observations en hiver comme en été. 440 — 445 
Bulletin bibliographique , 44.5 — 448 




On s'abonne: chez MM . Eg g ers &C'*,H.Schmitzdorff, J. Issakofet Tcherkessof, libraires à St.-Pétcrsbourg, 
Perspective deNefski;au Comité Administratif de l'Académie (KoMiiTeîx IlpaBjeHifl HjinepaTopcKofi AKa^euiii 
HayKt); N. Kymmel, libraire à Piiga :A. E. KecLribardshi, libraire à Odessa, et chez M. Léopold Vos s, libraire 

à Leipzig. 
Le prix d'abonnement, par volume composé de 36feuilles, est de 3 rbl. arg. pour laRussie, 

3 thalers de Prusse pour l'étranger. 

Imprimé par ordre de l'Académie Impériale des sciences. 
Mai 1874. C. Vessélofski, Secrétaire perpétuel. 

Imprimerie de l'Académie Impériale des sciences. 
(Vass.-Ostr., 9« ligne, li: 12.) . 



%.^2D 




BULLETIN 



DE L'ACAnEHIK IMPERIALE DES SCIENCES DE ST.-PETERSBOIlRfi 



Notice sur un Nomocanon géorgien ^;y;^smni>-jbUen, 
manuscrit du Musée asiatique de l'Académie 
Impériale des sciences, M 103 a. Par M. Bros- 
se! (Lu le 11 décembre 187o.) 

Les recueils géorgiens et arméniens de législation 
renferment plusieurs Manuels empruntés de toutes 
pièces aux codes tant civils qu'ecclésiastiques de l'o- 
rient. Wakhtang VI, n'étant encore que prince royal 
ou plutôt djanisin, vice-roi de Géorgie, a donné place 
dans son Code à un choix de lois mosaïques, qui 
n'existe point ailleurs, autant que je le sache, comme 
prochiron isolé; 2" à un recueil plus considérable, de 
lois promulguées par Léou-le-Sage, à la tin du VIII' 
s., et par ses fils Alexandre et Constantin; 3" à un 
Manuel provenant soi-disant de S. Grégoire-l'Illumi- 
nateur, mais qui fut réellement formé par le célèbre 
vartabied Mkhitliar-Goch, mort en 121 o. Ces trois 
Manuels sont les 1 ", 2" et 3" Parties du Code géorgien '). 
Aprèsavoirlongtempscherchéun exemplairede l'oeuvre 
de Mkhitliar, je crois savoir maintenant (jue le 7«". 
inuiuiniu'Luiif.fip^, Llvrc dc décisions judiciaires, c'est 
ainsi qu'il s'appelle, se trouve à l'Institut Lazaref, à 
Moscou; à la grande bibliothèque de Paris; entre les 
mains de M. H. Pétennann, membre de l'Académie 
royale de Berlin^); enfin une très ancienne copie, dans 
la bibliothèque des Mékhitharistes de Vienne. J'ai eu 



1) Snr l'ensemble de ce Code, v. Jouru. Asiat. de Paris, mars 
1829, p. 177; jauv. 1832, p. 21; spécialement pour le code grec, Ro- 
senkampf, OôosptHio KopHTcii KHiini, 183'J, p. 497. 

2) Le manuscrit de M. PiHermann porte l'indication, d'une main 
moderne, que l'ouvrage de Mkhitliar-Goch a été rédigé eu U33 (sam. 
3 févr.)= 1184. On y voit d'ahord une Préface, qui est l'original de 
celle des Lois arméniennes, 3" partie du Code géorgien; puis une 
table de 150 §, presque tous répondant aux 150 premiers de la même 
partie du code indiqué; ensuite, une table de 253 (lis. 252) 5; analo- 
gues ;"i ceux des Lois arméniennes, non toutefois dans le même ordre, 
et avec variantes; le tout fait 402 §, au lieu des 431 des Lois armé- 
niennes; suit une table de 50 titres, qui sont les canons de Jean 
d'Ezenca; puis les canons des SS. apôtres, réunis par S. Clément; 
8 § extraits des canons apostoliques; 1 §, canon de S. Thaddée; 113 
canons du concile deNicée; 44 canons du catholicosS. Nersés, frère 
de Griijoris; 4 § sur les choses qui ont été souillées par les souris; 
entin plusieurs pages sur les pollutions nocturnes, snr la sodo- 
mie . . . etc. 

Tome XIX. 



pendant quelques jours entre les mains l'exemplaire 
de Berlin, et à deux reprises, pendant quelques heu- 
res, celui de Vienne. Pour mémoire, je rappellerai 
que j'ai vu et examiné, à Edchmiadzin, un grand re- 
cueil de lois canoniques et ecclésiastiques, dont j'ai 
donné une notice et des extraits dans le 3° Rapport 
sur mon Voyage, p. 77, et dont une partie a été co- 
piée pour l'Académie. 

Le beau travail de M. A. Pavlof, d'Odessa, sur le 
Nomocanon grec, ayant servi d'original au .'-JaKOHOupa- 
BiubHHKT. imprimé à la suite des TpeôHHKb russes, ori- 
ginal inconnu jusqu'à ce jour, m'a remis en mémoire 
l'existence du Nomocanon géorgien de notre Musée, 
et c'est aidé des conseils de M. Pavlof que j'ai com- 
mencé le présent travail. 

Le manuscrit géorgien dont j'entreprends aujour- 
d'hui de donner la notice est un volume eu parchemin, 
de la grandeur d'un in-12°, malheureusement défec- 
tueux du commencement et de la fin et en plusieurs 
endroits, qui a été trouve en 1829 par l'iiabile ar- 
chéologue M. Stroïef, dans le gouvernement de Vo- 
logda. Les lacunes en ont été, pour la plupart, com- 
blées au moyen d'un exemplaire^) copié en 1827, d'a- 
près une copie exécutée en 1810 par David Alexeïef, 
fils d'un calligraphe géorgien renommé du dernier 
siècle. Ce second exemplaire, fort joli, se trouve éga- 
lement au Musée asiatique. Comme la restauration de 
notre ancien manuscrit a été faite par les soins du 
savant Tsarévitch Théimouraz, je ne doute nullcmtnt 
de l'authenticité des textes ainsi recopiés, qui forment 
presque le quart de l'ouvrage. 

Le manuscrit dont il s'agit pnraU avoir été com- 
posé au moins de 29 cahiers, de Hi pages chacun. 



3) Ce second manuscrit est snr papier, d'une très jolie écriture 
cursive, eu caractères civils. Chaque § du Nomocanon est précédé 
d'un titre, à l'encre rouge. Il s'y rencontre un bon nombre de va- 
riantes, dans la rédaction et .jusque dans le nombre et d.ins l'ordre 
des § des diverses sections, variantes provenant sans doute des co- 
pistes, mais qui, si elles doivent être relevées par la critique, n'of- 
frent pas le même intérêt ni la même autorité que la rédaction du 
plus ancien manuscrit. 

22 



330 



Biilli'tiii de l'/%cadéniii> lni|K^riaR> 



340 



soit 404 pages, de 20, 19, 17 et l(i lignes, en ca- 
ractères géorgiens ecclésiastiques, passablement épais 
et surtout lâchés et cursifs dans les derniers cahiers, 
sans beaucoup d'abréviations. Je dis paraît, parce 
qu'après la signature h\) 27, qui est aujourd'hui la 
dernière, on trouve seulement douze feuillets restants, 
de deux cahiers incomplets , auxquels ne s'est pas 
étendue la restauration opérée par les soins du Tsa- 
révitch. Toutefois, ainsi qu'il sera dit en son lieu, 
la conclusion renfermée dans les derniers mots donne 
un sens complet , sans indiquer pourtant la tin de 
l'ouvrage. 

Des trois premiers cahiers, restaurés, il ne reste 
que deux feuillets; du 5" il manque un feuillet, res- 
tauré; le 6° est complet, mais la signature du dernier 
feuillet n'a pas été inscrite; au 16° il manque 7 feuil- 
lets, restaurés; le 19° tout entier manque, restauré; 
au 21" il manque 2 feuillets, restaurés; le 25" est 
sans signatures, mais complet; les 28" et 29" supposés, 
sont incomplets chacun de deux feuillets, non restau- 
rés: il manque dont en tout 4() feuillets, dont 42 res- 
taurés. 

M. Rosenkampf, dans sou 06o.3p. Kopm^eu Kunrn, 
p. 449, dit avoir vu sur le manuscrit une note détachée, 
qui en fixe l'antiquité à l'an 1350; je n'ai pas à ap- 
précier cette note, que je regrette de n'avoir pas vue, 
mais je ne doute pas que ce vieux parchemin, avec 
son orthographe archaïque, ne soit de beaucoup plus 
ancien. L'écriture en est bonne, quoique inégale, on 
y trouve quelques lapsus calami, comme il en échappe 
aux plus habiles ; les mots sont assez souvent mal 
coupés; mais ce qui distingue entre autres le manu- 
scrit, ce sont les deux circonstances suivantes: les 
lettres m o et ruy ou sont continuellement mises l'une 
pour l'autre, et la lettre |î, sorte d'c faible, est habi- 
tuellement placée, sans raison appréciable et contrai- 
rement à l'usage moderne, après le -ij e («ïjjr), et rem- 
place souvent là le o i faible. Le Tsarévitch Théi- 
mouraz assure dans une notice placée au commence- 
ment du livre, que «l'orthographe du manuscrit est 
celle de la province de Meskhie», l'Akhal-Tzikhé de 
nos jours, dont était originaii'e le traducteur S. Eu- 
thynie. 

Quant au contenu du manuscrit, en voici renon- 
ciation succincte: 

1°. Après deux Préambules historiques, l'un du 



Vr concile, l'autre mis à tort sous sou nom, mais se 
rapportant effectivement au concile in Trullo, dit Qui- 
nisexte, viennent 100 § de règlements ecclésiastiques, 
concernant les personnes du clergé et les séculiers, 
ainsi que quelques pénitences canoniques. 

2°. Huit chapitres d'un Pénitentiaire, par Jean-le- 
Jeûneur, patriarche de Constantinople , à la fin du 

vr s. ") 

B°. Dix chapitres d'un autre Pénitentiaire, par le 
même, qui semblent être un Manuel du confesseur. 

4". Au moins le commencement d'un sermon ano- 
nyme , sur le culte des saintes images , provenant 
d'une assemblée tenue sous Michel l'Ivrogne et. sa 
mère Théodora, en 842. 

A la fin des JîJ: 1° et 3° Ewthymé, fils du bien- 
heureux S. loané. — Bien-heureux, i. e. vénérable, 
défunt, — se recommande aux lecteurs comme ayant 
«traduit du grec en géorgien le petit Noraocanon du 
vr concile. » 

Or le vr concile, tenu à Constantinople, du 7 nov. 
680 au 16 sept. 682 «n'a pas laissé de canons, ainsi 
que l'affirment tous les écrivains grecs et latins.»^) 

Tel est le problème, qui sera résolu postérieure- 
ment et, j'aime à le croire, d'une manière satisfai- 
sante. 

§ I. Noniocanon. 

Le Nomocanon dont je vais donner l'analyse est 
tantôt le résumé, tantôt la traduction, sinon textuelle, 
sinon sans variantes considérables dans l'ordre et le 
contenu même des paragraphes, du moins dans l'en- 
semble, dans plus des trois-quarts de la substance, 
des divers canons d'un concile qu'il s'agit de déter- 
miner. On y trouvera, j'en préviens à l'avance, cer- 
taines choses appartenant réellement au VI" concile 
écuraénique, tenu à Constantinople, et en même temps 
une masse de textes qui sont les canons du concile in 



4) Harduini Acta conciliorum, t. IV, p. 1646. Le second exem- 
plaire (lu Nomofcinon, qui a servi à. la restauratiou du premier, con- 
tient, outre le Nomocanon même, mis là sous le uom de Jean-le- 
.Jeùneur, un Pénitentiaire du même auteur, eu 14 chapitres, dont je 
parlerai en son lieu; un autre Péniteutiaire, du même, eu 12 chapi- 
tres; un troisième, sur les Péchés quotidiens, par S. Basile, en 24 § 
fort courts; un traité par demand'^s et réponses, de S. Timothée, 
archevêque d'AIe.xandrie, l'un des 150 pères du 1'"' concile de Con- 
stantinople; un petit traité de S. Méthode sur la manière de récon- 
cilier à l'église les apostats; entin un traité anonyme, en quelques 
pages, contenant l'histoire des sept premiers conciles écuméniques. 

5) V. infrà, § 2, note. 



341 



de!« Scieiices do .Saint-Pétersbourg'. 



343 



Trullo, portant le titre technique de Quinisexte, parce 
qu'il a été réellement le complément des \" et Vl" 
conciles, dont il n'existe pas de canons. J'ai longtemps 
ignoré cette circonstance. Ne connaissant que deux 
Nomocanons anciens: 1° celui de .Jean-le-Scholastique, 
patriarche de Constantinople au milieu du VI" s. , qui 
présida au V concile, tenu sous Justinien 1", en 553, 
et 2" celui du célèbre patriarche Photius, écrit dans 
la seconde moitié du IX" s,, j'avais d'abord cru que 
notre Nomocanon était celui de Jean-Scholastique; 
mais je m'étonnais que le Vr concile, tenu 127 ans 
plus tard, eût de nouveau promulgué un travail si an- 
cien. Quelle a été ma satisfaction, lorsqu'cn parcou- 
rant les Acta conciliorum, édités par le P. Hardouin, 
j'ai retrouvé, en tête et à la fin de la relation du VF 
concile, l'intitulé et la conclusion de notre Nomoca- 
non, et dans le corps de celui-ci les articles compo- 
sant les décrets du concile Quinisexte, in Trullo, en 
691 •^)! En effet, l'analyse à laquelle je vais me livrer 
prouvera évidemment que notre Nomocanon est com- 
posé de ces doux éléments. Est-ce un faussaire qui 
s'est permis la rédaction de cette oeuvre hybride, ou 
plutôt, comme les deux conciles précités sont recon- 
nus presque identiques, n'est-ce pas un contemporain 
qui a songé à les amalgamer? Si le Géorgien S. Eu- 
thyme a eu l'idée de traduire cet ouvrage, s'il l'a re- 
gardé comme authentique, lui presque contemporain, 
c'est sans nul doute que de sou temps ce recueil était 
admis comme tel, dans l'église grecque, et qu'il se 
trouvait par-là autorisé à le proposer comme règle de 
conduite au clergé et aux chrétiens de sa patrie. 

Quoi qu'il en soit de ces déductions, voici l'intitulé 
complet de notre Nomocanon, lui servant de Préface. 
«Règlement et disposition des 168 saints pères réu- 
nis à Constantinople, la nouvelle Home, sous le pieux 
et fidèle empereur Constantin'), arrière-petit-fils de 
l'empereur Héradius. 



C'onstantin-Pogonat, C68— C85; lo VI" cnnrile, 3* do Cnnstan- 
tiiioplo, CSG— 682. 

7) Agathon n'assistait pas en pi'isonne au VI"" concile, mais il 
était représenté par ses trois légats, Théodore, (lenrges, prêtres, et 
Jean diacre. Dans les actes il est titré, tantôt «archevêque de 
Rome, u tantôt «bienheureux pape de l'ancienne Rome.» Or on sait 
iine la chancellerie byzantine (luiilitiait aussi de papes les patri- 
arches de Jérusalem, d'Alexandrie et d'Antioche. J'ignore quand 
cet usage, qui est consigné dans les oeuvres de Constantin Porphy- 
rogénète, au X" s., a cessé d'être général. 



«Pré.sidaient à la réunion Agathon^), pape de Rome; 
Georges, patriarche de Constantinople; Théophane, 
patriarche d'Antioche, et d'autres pères revêtus de 
Dieu. 

«Les 168 pères de ce saint VF concile, réunis 
dans le palais °) de la ville royale de Constantinople, 
ont affirmé la vraie foi et dressé le décret du service 
divin, ainsi que les canons ecclésiastiques pour la di- 
rection du peuple chrétien. Ils ont d'abord visé la foi 
établie par les 318 pères du concile de Nicée ; par 
les 170'") pères, du concile de Constantinople; par 
les 200 pères, du concile d'f'lphèse; par les 630, du 
concile de Chalcédoine. ") 

«Ils ont admis et confirmé tout ce qui avait été 
proclamé par les cinq conciles, rejeté ce qu'ils avaient 
expressément anathématisé , approuvé et admis ce 
qu'ils avaient admis et approuvé. 

«Ils ont accueilli encore, comme ils le disent plus 
bas'-), les canons décrétés par d'autres conciles locaux, 
concernant la religion et l'orthodoxie, puis ils ont re- 
jeté l'hérésie nouvellement introduite, d'une seule vo- 
lonté et action, ainsi que ceux qui soutiennent une 
telle hérésie: Théodore de Pharan, Honorius le Ro- 
main'"), Cyrus d'Alexandrie, Serge, Pyrrhus; Paul, 
Pierre de Constantinople, Macaire d'Antioche, Etienne, 
son disciple, qui tous osent dire que N.-S. Jésus- 
Christ n'avait, après son incarnation, qu'une seule 
volonté et action, ce qui est la négation de deux na- 
tures; ils ont aussi anathématisé Polychrone, ce vieux 



S) Dans les Actes du Vl" concile il est dit à maintes reprises que 
cette assemblée se réunit «dans le secret du divin palais, nommé 
Troullos,» ce qui est exact; mais le nom de concile in TruUo est 
spécialement attribué à la réunion de l'an r>91, dite Quinisexte. 
Trullns, xoùpXeov, dans une inscription du porche de l'église de 
Bidchwinta, dérive de turris, dont il est le diminutif, et signifie une 
petite tour, un dôme; v. 8* Rapp. sur mon voyage archéol. p. 128, 
et la PI. XLIV. 

9) Lis. 1.50, comme ou le verra plus bas, et comme il se lit dans 
les Actes. 

10) Ici est omise la mention du V« concile, mais on la retrourera 
un peu plus loin. 

11) Cela ne sera dit qu'au § 2, du concile Quinisexte. 

12) Le pape Honorius, G25 — 040, trompé par Serge, patriarche 
de Omstaiitinople , avait donné dans l'erreur du monothélisme: 
aussi voyons-nous dans les actes du Vl" concile et du Quinisexte, 
qu'il fut réellement anathématisé avec les autres hérétiques, fau- 
teurs de cette erreur; Acta, p. 159S, 16.58. 

13) L'histoire de ce Polychrone est racontée tout au long dans 
les actes de la XV session du VI" concile, p. i:i74 — 1378. C'était 
un prêtre régulier, qui fut anathém.itisé sur-le-champ, et que le 

com)ite-rcndu du Quinisexte, )). lCr>8, nomme avec raison insi- 

pientem. m géorgien, ■JJ-g^T)'^'' "â" Ç^ 0"°3" «J)"". 

22* 



343 



Bulletin de l'/tcadëmie Impériale 



344 



fou furieux, qui prétendait, professant cette hérésie, 
ressusciter les morts. Les saints pères l'y ayant au- 
torisé , non -seulement il ne ressuscita pas un mort, 
mais il redoubla indécemment son blasphème'*). Les 
hérétiques susdits ont été anathématisés par les saints 
pères, et la lettre d'Agathon, pape de Rome'-'), à 
l'empereur Constantin, a été admise, ainsi que le mes- 
sage de Léon-le-Grand, pape de Rome, au concile de 
Chalcédoine. 

«Les 168 pères de Constantinople ont aussi adopté 
et confirmé le concile et tous les dires de 124 évê- 
ques"'), réunis à Rome par le digne Agathon, car ils 
regardent les 124 de Rome comme un seul et même 
concile avec eux. Ils ont proclamé hautement Martin, 
pape de Rome, et S. Maxime - le - confesseur dignes 
d'éternelle mémoire, les ont loués comme bienheureux. 

«Ils ont lu en présence de l'empereur Constantin le 
décret d'orthodoxie et les canons ecclésiastiques; l'em- 
pereur a écrit de sa propre main, à l'encre rouge, la 
confirmation du divin décret, qui a été signé du nom 
de chacun des pontifes. Tel est le contenu des déci- 
sions des saints pères, revêtus de Dieu.» 

On lit également, à la suite du § 100 du Nomoca- 
non géorgien: «Ce Nomocanon ayant été lu devant 
l'empereur Constantin, le concile l'a approuvé una- 
nimement, ainsi qu'il est écrit dans le livre des con- 
ciles et dans la vie de S. Maxime, Constantin l'a signé 
au cinabre, ainsi que tous les pontifes.» 

Voilà pour le Vf concile écuménique, ?," de Constan- 
tinople, revenons maintenant au Nomocanon géorgien. 

Quoique le Vf concile n'ait certainement formulé 
aucun décret, on lui attribue pourtant, mais à tort, les 
Cil canons du Quinisexte, réuni neuf ans plus tard, 
en 691, sous Justinien Rhinotmète, et qui, selon les 



14) Le volumineux message du pape Agathon au VI" cnuoile oc- 
cupe les pages 1073— lllG des actes de cette réunion. Il y a encore, 
p. 1115—1142, une lettre du même pape et des évoques du synode 
de Rome, ayant précédé le VI" concile, aux pères même de cette 
réunion, dont les signatures sont au nombre de 127, y comprise 
celle du pape. .Te relève ce nombre, parce que dans les Acta il est 
souvent parlé des 125 signataires, tandis que dans notre Nomocanon 
on lira toujours 124. 

15) L'art de vérif. les dates porte 125. La même incertitude 
règne dans renonciation du nombre des pères du VP concile, qui 
varie plusieurs fois dans les Acta. 

IG) Le pape Martin t le IC sept. G55, en Crimée, où l'avait exilé 
l'empeieur Constant II, défenseur du monothélisme; quant à S. Ma- 
xime, il ■\ en Gfi6, après avoir subi pour la même cause les plus 
cruelles persécutions; v. Ilist. du Bas-Erap. XI. 343— 3G5; Baronius. 
Ann., et Acta S' Maximi, 13 août 



auteurs grecs, se composait de 227 pères. Or en 
comptant les signatures inscrites après les Actes du 
Quinisexte, on n'en trouve que 214. En tout cas, ce 
concile n'est pas unanimement regardé comme écu- 
ménique, et non -seulement le pape Serge, siégeant 
alors, n'y participa ni par lui-même ni par ses légats, 
mais il refusa formellement d'y souscrire et fut pour 
cela exposé aux plus graves désagréments de la part 
de l'empereur grec. Tout en approuvant certains dé- 
crets, ce pape se sentait fort blessé par quelques au- 
tres, ([ui étaient en contradiction avec les usages ro- 
mains et surtout par Iç § 37, où était niée formelle- 
ment sa suprématie. '') 

Ces réserves étant posées, voici le résumé du pré- 
ambule des 100 décrets de notre Nomocanon, préam- 
bule qui forme le résumé du § T des canons du Qui- 
nisexte, mis mal à propos sous le nom d'un autre 
empereur que Justinien II. 

Le grand et saint Vf concile '^), réuni par ordre 
de l'empereur Constantin, dans l'église du grand pa- 
lais, confesse le fils unique de Dieu le Père, le Verbe 
fait homme, semblable à nous, en tout, hors le péché; 
il a accueilli la doctrine des cinq conciles antérieurs: 
des 318 pères du concile de Nicée, sous le pieux om- 
porenr Constantin; des 150 de Constantinople sous 
Théodose -le -Grand, contre Macédone, ennemi du 
S. -Esprit, et contre Apollinaire, niant l'humanité du 
Christ; des 200 d'Éphèse, sous Théodose-le-Petit et 
Arcade, contre Nestorius, qui ont reconnu le Christ in- 
carné, la Vierge immaculée, Mère de Dieu, tandis que 
Nestorius faisait du Christ deux personnes; des 030 
de Chalcédoine, qui ont reconnu deux natures, contre 
Eutychès, Dioscore et Sévère; des 170 de Constanti- 
nople sous Justinien, contre Théodore de Mopsueste 
et Origèno, Didyme et Evagre; qui ont anathématisé 
les 12 chapitres de Théodorct, contre Cyrille, et la 
lettre d'Iva à Manès le Perse. ") 



17) Acta. p. 1G4G, 7, lfi08; Art de vér les dates, et Hist. du Bas- 
Empire, t. XII, p. 24. 

18) Par-là il faut entendre le Quinisexte, comme le prouve la 
date du § 3. 

19) Le texte grec des Acta, p. 1058, porte, au contraire: «Çp 
qu'a écrit Tliéodoret contre la vraie foi et contre les 12 chapitres 
du Bienheureux Cyrille, et la lettre dite d'Iba;» c'est là la vraie le- 
çon, car Théodoret avait refq^è d'accéder aux 12 anathèmes pronon- 
cés jiarS. Cyrille contre Nestorius, dont lui il était l'ami, sans toute- 
fois partager ses erreurs. 



345 



des Sciences de Saint-Pétersbourg'. 



346 



«Nous les pères du VI" cohcile, nous rangeons à 
leur avis.»'") 

Puis, continuant, ils énuuièrent les hérétiques: 
Théodore de Pharan, Serge, Pyrrhus; Paul et Pierre, 
docteurs de Constantinople; deux docteurs romains"'), 
Cyrus d'Alexandrie, Macaire d'Antioche et Etienne, 
son disciple, inventeurs du inonothélisme, renouvelant les 
hérésies d'Apollinaire, de Sévère, de Théniistius, qu'ils 
ont anatliéuiatisés, conformément à la lettre du pape 
Agathon; àcelledes 1 24"') pères réunis à Rome; àcelle 
du pape Léon à S. Flavien de Constantinople, lors du 
concile de Chalcédoine; à celles de S. Cyrille et de 
Sophron, patriarche de Jérusalem. Ils ont admis deux 
natures et deux volontés on J.-C. Suit une très longue 
dissertation sur ce dernier sujet; qui manque dans les 
Actes du Quinisexte, mais qui se lit dans ceux du VP 
concile. 

§ 1 -^). Règlement des saints pères; c'est un simple 
préambule, disant que la foi ayant été viciée dans ces 
derniers temps ils veulent la renouveler. 

§ 2. Comme il faut des règles et des canons, les 
pères du concile admettent et aftirment les 85^^) ca- 
nons des SS. apôtres, reconnus par les conciles; par 
ceux de Nicée, d'Ancyi-e, de Néocésarée, de Gangra, 
d'Antioche do Syrie, de Laodicée de Phrygie; par les 
l'jO pères de Constantinople; par les 200 d'Ephèse, 
au temps de Cyrille; par les 030 de Chalcédoine; par 
ceux de Sardique et de Cartliagène; par ceux qui 
étaient avec S. Cyprien, archevêque d'Afrique et mar- 
tyr; par ceux qui étaient avec Nectaire, patriarche de 
Constantinople. Ils adoptent les canons formulés par 
tous ces conciles; ceux de Denys, archevêque-martyr 
d'Alexandrie; d'Athanase, de la môme ville; de Gré- 
goire de Néocésarée; de Basile dcCésarée, en Cappa- 
doce; de Grégoire de Nysse, de Grégoire le Théologue, 
d'Araphiloque d'Icône, de Timothéc d'Alexandrie, de 



20) Par le préambule et par la conclusion de ce résumé, on voit 
nue le Quinisexte s'identifie an VI" concile. 

21) Ceci manque dans les Acta, p. 1057, 8, mais Ilnnorins est 
nommé p. 1.3i)8 et 15ns. 

22) Lis. des 125, d'après les -Vtn. p. 1115, 112C; le nombre des 
siguatures est de 12G. 

23) Le r et le 2" § répondent au 2" du Quinisexte. 

24) Ce chiffre manque dans le 2'' canon du Quinisexte, p. 1059, 
mais il est dit, \). 1050 dus Actes, que ni le nombre ni le contenu de 
ces soi-disant constitutions apostoliques, ni' sont généralement ap- 
prouvés. 



Cyrille de la même ville; de Théophile id., de Gen- 
nade, patriarche de Constantinople. 

§ 3. Les irrégularités survenues dans ces derniers 
temps parmi les clercs doivent être réformées. L'éghse 
de Rome veut des prêtres non mariés -■^), mais celle de 
Constantinople, par égard pour la faiblesse humaine, 
veut seulement que les mariages irréguliers des clercs 
soient régularisés , et que celui qui désire devenir 
prêtre se marie avant de recevoir le demi-diaconat, le 
diaconat et la prêtrise; qu'ils gardent la continence, la 
nuit avant de célébrer la messe, etc. Ceux qui ne se 
marient pas font mieux; il y a des eunuques volon- 
taires: Matth. XIX, 12.-'0 

§ 4. Le clerc qui a commis quelque péché charnel 
avant son ordination, péché qui ne sera connu qu'en- 
suite, sera exclu de la prêtrise, mais non privé de la 
communion. "') 

§ 5. De la punition encourue par le prêtre qui a 
commerce avec une femme vouée à la continence (Eu- 
kratis). -^) 

§ 6. Les évêques, prêtres et diacres mariés ne 
peuvent avoir auprès de leurs épouses, que leur mère, 
sœur ou grand'mère, sous peine de destitution; canon 
du concile de Nicée. Les eunuques mêmes et les sé- 
culiers doivent observer cette règle. -") 

§ 7. Celui qui veut devenir prêtre doit se marier 
étant lecteur ou psalte, mais non après son ordina- 
tion. ■'») 

§ 8. Défense aux diacres de prendre place au-des- 
sus des prêtres, à moins qu'ils no soient représentants 
des patriarches de Rome, l'Alexandrie, de .Jérusalem, 
d'Antioche. ^') 

§ 9. Les évêques de chaque église patriarcale doi- 
vent annuellement se réunir auprès du catholicos des 



25) Acta, p. 1059: «Ceux de Rome veulent une perfection abso- 
lue." Il est connu que le mariage est permis aux prêtres catholiques 
romains, en Asie. 

20) Comme il est dit, dans le g 3 du Quinisexte, que les adou- 
cissements ne seront appliqués qu'aux prêtres mariés irréguliè- 
rement jusqu'au 15 .janvier de l'indiction IV, 0190, il résulte de là 
que le canon ici analysé a été formulé pour l'année 091 de notre 
ère, celle même où fut tenu le Quinisexte: cela sert à dater noire 
Nomocanon, bien que la présente indication en ait été retranchée. 

27) .iVctes, ce § manque. 

28) Actes, § 4. 

29) Actes, § 5. Dans la partie grecque du Code géorgien, au § 140 
est cité «le 0^ canon du VI" concile» sur la conduite :i tenir envers 
ceux qui calomnient un clerc. 

.SO) Actes, S 0, 

Pli) Actes, § 7. L:V l'exception relative aux légats manque. 



347 



Bulletin de l'ytcadëmie Impériale 



34§ 



diocèses, de Pâques au mois d'octobre, pour réformer 
les abus. ^^) 

§ 10. Un prêtre ne peut tenir un cabaret dans sa 
maison, ni entrer dans un tel lieu.^") 

§ 11. Défense aux évêques, prêtres et diacres, de 
faire profession de prêt à intérêt. ^*) 

§ 12. Toute espèce de rapports avec les Juifs sont 
interdits aux prêtres et aux laïcs. ^■') 

§ 13. Les évêques d'Afrique cohabitent avec leur 
épouses, après leur consécration: cela est défendu.'*) 

§ 14. Les prêtres, diacres et demi-diacres mariés 
avant l'ordination peuvent cohabiter avec leurs fem- 
mes ^'), l'évêque marié ne sera pas obligé de renoncer 
à son épouse ^^): c'est ce qui a été réglé par un canon 
apostolique (le 7"); mais, d'après le décret du concile 
de Carthage, les prêtres et diacres doivent s'abstenir 
de leurs femmes, quand ils doivent célébrer. 

§ 15. Le prêtre ne sera pas ordonné avant 30 ans, 
le diacre avant 25, le sous-diacre avant 20, la diaco- 
nesse avant 40. ^^) 

§ 16''"). aTous les fidèles sont obligés de jeûner, 
d'observer et d'accomplir saintement les saints jeîines, 
prescrits par les apôtres et par les pères, afin que 
chacun atteigne la glorieuse Passion deN.-S. Jésus et 
sa résurrection, ainsi qu'il a été réglé par les SS. 
apôtres et par les pères revêtus de Dieu. 

«Que tous sachent aussi qu'il ne faut pas prolonger 
durant huit semaines les grands jeûnes, comme le font 
les Ariens, outrepassant l'ordre du Seigneur et la 
proclamation des apôtres, en ajoutant une semaine au 
nombre des 40 jours et la huitaine du Tyrophage à 
celui des jeûnes. Cela est irrégulier, et, en dehors du 
règlement des apôtres et des pères, il ne faut pas 
jeûner une semaine en sus, qui s'appelle Aradjnvor''^) 



32) Actes, § 8. Au lieu d'église patriarcale, le texte grec pnite 
Eparchie, et au lieu île catholicos, l'évêque de la métropole. 
,33) ibid. § 9. 

34) ib. § 10. 

35) ib. § 11. 
3G) ib. § 12. 

37) ib. § 13. Il est dit qu'à Rninc nu exige mal ii-propos des prê- 
tres, diacres et soiis-diacri!s. la pronu'sse d'être rnntinents; des évê- 
ques il n'est pas question. 

38) Ceci est contraire au § 13 

39) ib. § U, 15. 

40) ib. Ce § manque, ainsi que les g 17, 18. 

41) Le jeûne Préliminaire ou de.s jours Préliminaires, originaire- 
ment institué par S. Grégoire-l'Illuniinateur, consistait en cinq jours, 
précédant le jeûne dit des Ninivites et le grand carême. Or le ca- 
rême lui-môme, qui devait être de 40 jours, il l'instar de celui du 



chez les hérétiques jacobites; car les saints apôtres, 
par l'ordre du Seigneur, ont réglé que le jeûne serait 
de 40 jours, nombre qui se termine à la semaine de 
la Passion. 

«L'autre semaine, celle de la Passion, n'est pas as- 
signée aux jeûnes — du carême — ni comprise dans 
le nombre, mais on jeûne à l'intention de la Passion 
du Seigneur et de la sainte Pâque. Les jeûnes finis- 
sent au bout de 40 jours, et 7 semaines au dimanche 
de la Passion. Quant à la semaine du TjTophage, 
l'abstinence de viande y est prescrite comme prépa- 
ration à l'entrée des jeûnes, dont elle est, autant dire, 
le précurseur: mais, à l'exemple des apôtres et des 
pères revêtus de Dieu, ils ne faut pas la compter au 
nombre des jeûnes. 

«Le jeûne des Aradjavors — Préliminaires — n'est 
pas non plus nécessaire; car il est écrit dans la loi 
de Moïse: «Observe à la lettre ce que je te pres- 
cris, sans y ajouter ni en diminuer rien»; et S. Jean- 
Baptiste proclame ceci: «Ne fais rien de plus que ce 
qui est prescrit. Si quelqu'un, dit l'apôtre S. Paul*-), 
vous annonce autre chose que ce que nous proclamons, 
qu'il soit anathème. » Ainsi, conformément à la pa- 
role de S. Jean-Baptiste, il ne faut rien faire en plus 
que ce qui est réglé. 

«C'est ce qui a eu lien, dès l'origine du monde, 
avec Adam, le premier homme. Dieu lui ayant dit 
Fais cela, ne fais pas ceci, lui, il chercha à outrepas- 
ser ce qui lui était ordonné et, désobéissant au com- 
mandement divin, il perdit ce qu'il avait et fut ex- 
pulsé du Paradis. 

«Il y a encore des gens qui, durant le jeûne, jeû- 
nent jusqu'au soir, les samedi et dimanche. Tels sont 
les hérétiques Marcionicns et Mésalianiens *^) , qui 
mettent les samedi et dimanche sur le même pied 
que les autres jours. Or on ne doit pas jeûner les sa- 
medi et dimanche, excepté le samedi-saint, parce que 



Sauveur, a varié dans sa durée, suivant qu'il est ou non observé les 
samedi et dimanche, suivant qu'on y inclut ou non l'abstinence de la 
semaine du Tyiophage; de là les noms de Quinquagésime, Sex.igé- 
sime et Septuagésime, qui ne signifient rien de précis, puisque cha- 
cune des semaines d'oii ils sont tirés se trouverait représenter 10 
jours; v. Tchamitcb, llist d'Arm. I, G24— G2G; Kiracos, tr. fr. p 72. 

42) 2 Cor XI, 4; l'anathème final manque. 

43) Ainsi nommés d'un mot syriaque, signifiant ceux qui prient, 
en grec cùxErai, qui, interprétant à leur manière une parole de S. 
IjUc.XVIII, 1, se vouaient à une prière continuelle et se refusaient 
M tonte espèce de Ir.nvail. Cette hérésie date du VI" s. 



349 



des Sciences de Saint -Péfersbours. 



350 



le samedi a été béni, comme le jour du repos de Dieu; 
quant au dimanche"), il a été sanctitié par la lésur- 
rection du Seigneur: ce sont des jours d'abstinence. 
Or, suivant le mot de David, on ne doit pas faire plus 
d'ouvrage qu'il n'est ordonné. Il faut donc à midi, les 
samedi et dimanche, porter à sa bouche des mets de 
carême, car ils ne sortent pas, par suite de la prise 
de nourriture, de la catégorie des jours de jeûne. Les 
cinq autres jours, chacun jeîmera suivant que l'y 
portera sa ferveur. 

«Maintenant, tel est le canon que nous affirmons: 
celui qui jeûne les samedis, hormis un'-), et les di- 
manches, s'il est prêtre, qu'il soit dégradé, laïc, qu'il 
soit privé de la communion. Ayant appris qu'au pays 
de Rome on jeûne les samedis, non toutefois les di- 
manches, nous défendons d'en agir ainsi, et nous fe- 
rons savoir'®) au pape de Rome qu'il ait à défendre 
au peuple le jeûne du samedi. 

§ 17. «Informés encore qu'au pays d'Arménie les 
samedis et dimanches des jeûnes on mange du fromage, 
des oeufs et toute sorte de caillé*'), nous disons que 
cela est illicite; c'est l'oeuvre du diable, qui trompe 
les gens à droite ou les damne à gauche. Nous, nous 
devons suivre la voie royale. Ainsi que nous l'avons 
dit plus haut, il est illicite de jeûner les samedi et 
dimanche, et ces jours-là, à midi, on peut porter à sa 
bouche des mets de carême. Nous engageons tous 
les chrétiens à se préserver de gauchir; dans tout 
l'univers il ne doit y avuir qu'une seule règle, et le 
jeûne doit s'observer d'une seule manière, en s'abste- 
nant non-seulement de viande, mais de tout caillé, 
fromage, lait, oeufs, de tout caillé qui est le produit, 
l'extrait des brebis, des vaches et des oiseaux . . (sui- 
vent les peines). 

«Nous avons encore appris qu'en Arménie on re- 
garde ces trois choses, le caillé, le poisson, l'huile et 



44) Les catholiques romains ne jeùneut pas le dinianehe, mais 
bien le samedi; on voit dans les Acta, p. 1651, que ce jeune du sa- 
medi est une des pierres d'acliopement, une des raisons qui ont fait 
rejeter par le pape les décrets du Quinisexte. 

45) V. Qniniseste, g 55, 5(5; canon apost. 66, cité là 

46) Cette <lcrnière clause ne se trouve pas dans la seconde cojiie 
de l'Académie. Au § 55 du Quinisexte il est défendu de jeûner les 
dimanches do carême et les samedis, hors un: ne qui se pratique 
mal à-propos à Rome. Au g 56 ibid., les Arméniens ont tort de man- 
ger du laitage et des oeufs les samedis et dimanches du carême. 

47) ^ggïT»; je pense que l'auteur a en vue toute espèce de 
produit du laitage. 



le vin, comme analogues: c'est une malice, une folie, 
une damnation de l'ennemi; car toute irrégularité, 
toute doctrine déviante est une invention du diable. 
Nous savons pertinemment qu'il n'y a nulle propriété 
commune entre le caillé, le poisson, l'huile et le vin. 
Ceux qui les confondent se séparent de l'église catho- 
lique; car aux jours de jeûne on ne doit pas manger 
de caillé, ni le samedi, ni le dimanche, pas plus que 
les autres jours. Toutefois le poisson, l'huile et le vin 
sont permis à certaines personnes, pour raison de 
faiblesse ou pour cause urgente, pourvu que cela se 
fasse régulièrement et par nécessité, et même quand 
la fête de l'Annonciation tombe sur un jour de jeûne 
quelconque, il est permis de prendre du poisson, de 

l'huile et du vin *^) 

§ 18. «La Nativité de J.-C. est fixée par le concile 
au 25 décembre; le Baptême, au 6 janvier; puis, sept 
semaines avant Pâques, le jeûne de 40 jours com- 
mence, un lundi et finit un vendredi''-'). Le tout se ter- 
mine le dimanche des Rameaux, puis aussitôt com- 
mence la semaine de la Passion, à l'intention des Juifs 
damnés: c'est le Seigneur qui a ordonné ce jeûne, 
afin que les Juifs fassent pénitence. Le jeûne de la 
Passion, 6 jours, du lundi au samedi-saint. Le jeudi, 
rompez le jeûne, pour la cène que Jésus a faite avec 
ses disciples; puis jeûnez au pain, à l'eau et aux lé- 
gumes, le vendredi et le samedi-saint (par exception). 
Tous ceux qui le peuvent passent deux jours sans 
manger, jusqu'à minuit du samedi^"). Après Pâques, 
depuis le V dim. (inclus), comptez 40 jours, c'est l'As- 
cension; puis 10 jours, c'est la Venue de l'Esprit- 
saint'''). Après une semaine écoulée les jeûnes-^-) re- 
commencent, les mercredis et vendredis, mais non les 



4S) Il y a ici, dans la 2" copie de l'Académie, quelques lignes, 
que notre ancien Nomocauou attribue au commencement du S 18. 
Au § y>2 du Quinisexte, il est prescrit du faire le service des Pré- 
sanctitiés chaque jour du jeune quadragésimal, excepté les samedi 
et dimanche et le jour de r.\nnonciation. Les présanctitiés sont des 
hosties consacrées avant les jours où l'on doit dire la messe sans 
consécration. En marge est cité le canon 45 du concile de Laodicée, 
ù ce sujet. 

49) En etîet, du lundi de hi 1'" semaine du carcmc au vendredi 
de la ()", avant le dim. des Rameaux, il y a 40 jours (35 h- 5), dont 
U) do simple abstinence (5 samedis et 5 dimanches). En comptant 
les samedi et dim. de la 6° semaine, ce seraient 42 jours. 

50) cf. infrà, § 75. 

51) Les Géorgiens, on ne sait pourquoi, nomment la Pentecôte 
Martwilia; est-ce comme «témoignage « de l'accomplissement de la 
promesse du Sauveur? 

52) l. e. l'abstinence de chair. 



351 



Bulletin de l'/teadëiiiie Impériale 



352 



samedis et dimanches. Il est mal de jeûner ces deux 
jours- là et aux fêtes du Seigneur. 

«Il y a des hérétiques qui jeûnent les lundi, jeudi et 
samedi, mais les tidèlcs peuvent jeûner chacun des 
cinq jours, surtout les mercredis et vendredis. Il n'y 
a que trois jeûnes*^) pour les jours de fête, en mé- 
moire des trois grandes fêtes prescrites dans l'ancienne 
loi. Les fêtes de la Nativité, Epiphanie, Rameaux, 
Pâques, Ascension, Pentecôte, ont été fixées par les 
apôtres; les autres fêtes ont été fixées par les conciles, 
ainsi que les fériés — jours non ouvrables — pour 
certaines fêtes. ^*) 

§ 19. Les clercs ne peuvent quitter leur église 
pour aller dans une autre, sans permission de leur 
évêque, si ce n'est ^^) pour se faire moines. 

§ 20. Le clerc qui a quitté son église par suite 
d'une invasion, y retournera le danger passé. '^") 

§ 21. Les prêtres doivent instruire chaque jour le 
peuple et expliquer l'Écriture, suivant la parole des 
pères. ") 

§ 22. Un évêque ne doit pas aller fonctionner dans 
le diocèse d'un autre. ^^) 

§ 23. Le prêtre ou diacre destitué pour quelque 
faute peut devenir lecteur; s'il récidive, il sera rangé 
parmi les laïcs. ^^) 

§ 24. L'évêque, le catholicos qui sacre un évêque 
ou un prêtre pour de l'argent doit être interdit. . .'*") 
(commentaire). 

§ 25. La communion doit être donnée gratis.''') 

§ 26. Les clercs ne doivent i)as paraître à l'hip- 
podrome, ni dans les lieux de' plaisir, ni aux noces 
avec divertissements.®^) 

§ 27. On ne peut enlever à l'église le champ qu'elle 
possède depuis 30 ans.®^) 



53) I. e. trois carêmes. 

54) Je ne sais s'il serait possible de retrouver les trois § précé- 
dents parmi les canons des conciles. 

55) Acta, § 17, cette clause manque. 

56) ib. § 18. 

57) ib. § 19. 

58) ib. § 20. 

59) ib. § 21, même sujet, rédaction différente. 

60) ib. § 22, même sujet, sans commentaire. 

61) ib. 23. 

62) ib. 24. 

63) ib. 25. Le J* 26 n'a pas sou analogue dans notre Nomo- 
canoQ. 



§ 28. Les prêtres ne doivent porter que des vête- 
ments convenables aux réguliers.*^*) 

§ 29. Lors de la vendange il ne faut pas mettre 
dans le calice du nouveau raisin et le distribuer au 
peuple. ^^) 

A l'autel on n'emploie que du pain et du vin mêlé 
d'eau. Les autres offrandes sont bénies hors de l'é- 
glise. 

§ 30. Si un prêtre convient avec sa femme de ces- 
ser de se fréquenter, ils doivent cesser aussi de vivre 
dans la même maison.'^'*) 

§ 31. Les prêtres ne peuvent, sans permission de 
l'évêque, dire la messe dans un oratoire domestique. ") 

§ 32. Au pays d'Arménie ^^) on dit la messe avec 
du vin sans eau, d'autres hérétiques^") anciens la di- 
sent avec de l'eau seule. 

C'est S. Jacques «nommé frère charnel» '") du Christ 
et premier évêque de Jérusalem, qui a prescrit de 
dire la messe avec du vin mêlé d'eau. 

La même chose a été réglée par S. Jean , chef des 
prêtres de cette ville impériale. Le concile ordonne 
donc de mêler de l'eau au vin, sous peine de destitu- 
tion. '') 

§ 33. Au pays d'Arménie et ailleurs'-) certaines 
personnes ajoutent à la doxologie «saint Dieu,» ces 
mots «saint immortel, qui as été crucifié (dans leur 
langue, Khatzétziar), pour nous, aie pitié de nous.» 
Les 630 pères de Chalcédoine ont exclu et anathéma- 



64) ib. 27; le § 229 des Lois grecques, dans le Code géorgien, 
cite le § 27 du VP concile, sur le mémo sujet: la concordance est 
frappante. 

65) ibid. 28; puis vient un J^ 29, qui manque dans notre Nomo- 
canou. 

66) ib. § 30. 

67) ib. 31. eùxrVipto; o'xo;, 35-3(33'^". 

68) ib. § 32. 

69) Hydroparastatae. 

70) Cette expression est tout-à-fait impropre, s'il sagit d'un frère 
de père et de mère, et non d'un cousin. Selon S. Epiphane, Pana- 
rium, Haer. 58, S. Jacques était d'un premier mariage de Joseph, 
qui, lorsque la Vierge lui fut fiancée, était veuf et âgé de 80 ans. 
Ceu.x qui soutenaient que Marie avait en d'autres fils que le Sauveur 
sont nommés Antidicomariauites. 

71) Il y a dans le texte des Acta, p. 1674, de fortes variantes de 
rédaction; là est cité un passage de S. Chrysostome, qui a donné lieu 
à des malentendus, et le patriarche Jean deConstantinople, le Scho- 
lastique, je suppose, n'est pas mentionné, mais bien une décision du 
concile de Carthage (III. ch. 24). 

72) Ce § manque ici dans les •■icta. cf. iufrà § 68; Acta, § 81, il 
est question du même sujet, sans mention du concile de Chalcé- 
doine. 



353 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



354 



tisé cette invention et paroles imaginées par l'héré- 
tique Pierre-le-Foulon, qui introduisait par -là dans 
la Trinité une quatrième personne. ") 

§ 34. Au pays d'Arménie on n'ordonne que des 
fils de prêtres, ce qui est une coutume juive et con- 
damnable. ''*) 

Dans d'autres pays on prend pour psaltes des laïcs, 
tandis que le psalte doit être un homme tondu par 
l'évéque. 

§ 35. Quand un évéque meurt, nul des gens du ca- 
tholicos ne peut s'emparer de ses biens et se les ap- 
proprier; on les gardera, pour les remettre à l'évéque 
snccesseur du défunt. '^) 

§ 36. Un évéque ne peut conférer l'épiscopat k son 
frère, à son fils, à son neveu '*). Si un évéque meurt 
ou se retire, l'évéque ou le catholicos ") choisira pour 
lui succéder ou un parent du défunt, ou tout autre 
qui en soit digne. 

§ 37. Conformément à la décision des 150 pères 
de Constantinople et des 630 de Chalcédoiue, le con- 
cile déclare que le siège de Constantinople est l'égal 
de celui de Rome; que le patriarche de Constanti- 
nople est le second (le cadet) du pape de Rome, puis 
viennent ceux de Jérusalem, d'Alexandrie et d'An- 
tioche. '^) 

§ 38. Les évêques dont les villes ont été occupées 



73) Cette innovation remonte seulement à l'an 470, 20 ans après 
le concile de Chalcédoine; Art de vér. les dates; c'était avant que 
Pierre-Ic-Foulon fût patriarche d'Antioche, sous le patriarche Mar- 
tyrius; cf. Combefis, Auctarium Bibliolh. patrum, p. 261 et 270, 
Anonymi de Jacobitarum et Chatzitzariorum haeresi; Hist. de Siounie, 
tr. fr. p. 60, 305. Pourtant il est dit au § 81 du Quinisexte que c'est 
Pierre-le-FouIon qui a innové, xaivoupYïjOaî, la formule en question. 

Le rédacteur de notre Nomocanon rejette cette formule, s'ap- 
puyant sur l'autorité de S. Athanase t 373, de Nectaire, f ^^97, 
de S. Basile, f 379, et de Grégoire le Théologue, t 389, qui ne peu- 
vent rien prouver contre une formule imaginée vers la fin du V s.; 
aussi ne les invoque-t-il qu'en faveur de la consubstantialité des 
trois personnes glorifiées dans la triple doxologie «saint Dieu, saint 
fort, saint immortel,» si toutefois elle était déjà en usage de leur 
temps. 

74) Acta, § 33. 

75) ib. le § 34 n'a pas son analogue dans le Nomocanon; le 3.5 
seul s'y rapporte. En outre dans la partie grecque du Code géor- 
gien, § 238, est cité ici ce No. 

76) Ce No manque au Quinisexte. 

77) Le mot catholicos (sic) qui est déjà revenu plusieurs fois 
dans le Nomocanon, répond au grec Métropolitain, mais il trahit la 
main d'un Géorgien, pour qui le catholicat est la plus haute dignité 
ecclésiastique. 

78) Acta, § 36. 
Tome XIX. 



par les gentils peuvent, après leur Sacre, exercer les 
fonctions épiscopales là où il sera nécessaire. ") 

§ 30. On reçoit et on peut tondre comme moines 
les jeunes gens à dix ans; les jeunes filles font le voeu 
de virginité à 17 ans, les veuves sont reçues à 60 
ans, les diaconesses à 40. **") 

§ 40. Les moines qui veulent vivre dans une cel- 
lule isolée et sans porte, devront d'abord être éprou- 
vés durant 3 ans, avec les autres, puis 1 an dans une 
cellule à part. Après être entrés, s'ils veulent sortir, 
on ne le leur permettra pas, sans de très graves rai- 
sons, faute desquelles on les gardera de force. ^') 

§ 41. Les moines qui, tout en se disant hermites, 
ne coupent pas leurs cheveux et s'en vont par les 
villes, se rendant ridicules, seront rasés et renvoyés 
au couvent, ou tout au moins dans leur ville. ^'') 

§ 42. Chacun peut se faire moine, même les gens 
mariés, mais les serviteurs seulement du consente- 
ment de leurs maîtres. *^) 

§ 43. Le simple moine qui fornique sera privé de 
la communion, jeûnera, fera des génuflexions; le 
moine revêtu du schéma sera puni comme adultère; 
la fornication est punie de 7 a. sans communion; l'ad- 
ultère de 1 5 ans. Ils pourront plus tard être réinté- 
grés. '^*) 

§ 44. Les femmes vouées à la continence ne peu- 
vent sortir du couvent que pour affaires graves, avec 
permission et en compagnie de quelque vieille matrone. 
Les moines également. ^^) 

§ 45. Nul homme ne doit passer la nuit dans un 
couvent de femmes, nulle femme, dans un couvent 
d'hommes. ^^) 

§ 46. Les conciles ont décidé que tout ce qui est 
offert aux couvents, soit champ, soit étoffes (coumachi) 
y restera à tout jamais, sans pouvoir en être enlevé 



79) Acta, § 37, 38; 39; un décret spécial pour l'Ile de Chypre. 

80) ib. § 40, le sens est le même, mais la rédaction différente 

81) ib. 41. 

82) ib 42. 

83) ib. 43. 

84) ib. § 44, rédaction plus courte, sans les détails; le § 45, man- 
quant au Nomocanon, défend de parer extraordinairement les fem- 
mes présentées à l'admission comme religieuses dans un monastère, 
ce qui a lieu dans certains pays de l'Europe le jour de la prise 
d'habit. 

85) ib 46, avec plus de détails. 

86) ib. 47. 

23 



355 



Bulletin de Titcadëinie Imiiérlale 



356 



ni donné à des laïcs. Aucun laïc ne peut devenir 
chef d'un couvent. **') 

§ 47. Les canons des apôtres ne permettent pas 
aux clercs de prendre part aux divertissements, mu- 
sique, danses, spectacles. Les prêtres ne doivent pas 
aller à la chasse , sous peine de destitution , de priva- 
tion de la communion ^^) 

§ 48. Défense d'épouser la mère de l'eufaut dont 
on est parrain, ni la fille, ni la petite-fille de celle-ci. '") 

§ 49. Mariages prohibés""): avec l'enfant de l'oncle 
paternel, de la tante paternelle; le père et le fils ne 
peuvent épouser la mère et la fille, les deux sœurs; 
deux frères ne peuvent épouser la mère et la fille, les 
deux sœurs; on ne peut épouser la sœur du père, de 
la mère ni de la grand'mère, ni l'enfant de la fille, ni 
le petit- fils de la fille; chez les païens même il n'est 
pas permis d'épouser la sœur ni la petite -fille de la 
sœur de la femme. ") 

§ 50. On ne peut pas se communier soi-même, sans 
prêtre'^), mais les gens qui vivent dans le désert et 
les pasteurs peuvent se communier avec les parcelles 
qu'ils ont re(;ues des prêtres^''). 

§ 51. On ne doit pas baptiser dans les chapelles 
domestiques, mais dans les églises catholiques — pu- 
bliques. '*) 

§ 52. Il ne faut pas se vouer au démon, se faire 
passer pour démoniaque, sous peine de lui ressem- 
bler'-^). 

§ 53. Il né faut pas s'adresser aux sorciers et de- 
vins (^oliGoii. ^i ô^'^'d'î)^'"''')' "' ^^^^ Légions et Centu- 
rions (5^353"-^'"^ s^^ il;olfoDigcni>), "'l ni a ceux 



87) ib. 49; rédaction différente. Le § 48 traite des femmes des 
évêques, après le sacre de ceux-ci. 

88) ib. .50, 51. 

89) ibid. 53. L'affinité établie entre le parrain et la mère de 
l'enfant s'exprime en géorgien par le mol l)3o6sjn^6nq5n, le ouvtexvoç 
de certains § du Nomocanon grec; on dit aussi Is3n6i, par abré- 
viation. 

90) ibid. § 54. 

91) Acta; cette dernière clause manque, et en effet elle n'est pas 
exacte historiquement, p. ex. en ce qui concerne les Égyptiens. Chez 
les Juifs également les degrés prohibés offraient plus de latiiude 
que chez les chrétiens d'aujourd'hui. 

92) ibid. § 58, «là oii il y a un évêque ou un prêtre.» Le § 57 
défend d'offrir à l'autel du miel ou du lait 

93) Ces détails manquent à la rédaction du Quinisextc. 

94) ib. 59. Ici le Quinisexte oppose à l'oratoire domestique £,0x- 
TYipîoM, d'où le géorgien i^-^^^i^]^", l'église commune, xï^oàixt). 

95) ib. 60. 

0&) ib. § 61. 11 est parlé seulement des devins, des centurions. 






qui disent la bonne aventure, î)j^Tfi 'tj(»Tsé<>).'î>jG. 

qui rêvent la nativité, '9p).'î>o1;s s^i^jlfi o'^96oiEi, 

qui chassent les nuages, ci(^-T)î)_'j(jîo.)i 3i>n(«,jî>^i(i^Go, 

qui charment, ^a"35?'^633^' 
qui rassemblent les grains 

d'orge, h^""^ 9j]<^35oCo, 

qui observent les omoplates, 'ij^l^i ^^isç3a«^^"- 

§ 54. Sont défendues 
la divination des calendes 
les brumales'') 
la divination du T' mars et 

des autres mois 9i^(«)ol; msgbs o^^Boif», 

Les feux allumés devant les maisons, pour y faire 
passer les enfants. "") 

Manassès '*^) avait élevé des autels à la milice cé- 
leste, faisait passer ses enfants à travers le feu, de- 
vinait, faisait des sortilèges, entretenait des ventri- 
loques et des voyants. 

Il est défendu de donner aux gens des noms d'ido- 
les: Dious, Apollon, Artémise, Boutchi, Gatzi, Daga, 
Dagéon, Armaz; défendu d'invoquer Dionysus, en 
foulant le raisin ; de faire danser indécemment '*") les 
femmes, de faire danser des ours. '"') 

§ 55. Tous les jours, depuis Pâques jusqu'au di- 
manche Nouveau, sont fêtes d'église, qu'il faut cé- 
lébrer. '»-) 

§ 56. Les apôtres défendent de manger les chairs 
ofl:ertes aux idoles, prescrivent d'éviter la fornication, 
la chair des bêtes étouffées, et défendent d'en boire 
le sang. "'^) 



des diseurs de bonne aventure, de généalogies, et des montreurs 

d'ours. 

97) ib. 62, ajoute les vota; c'était une fête, le 3 des noues de jan- 
vier. Ducange, Bruma, Kalendae. 

Fête de Bacchus, en hiver, soit aux calendes de décembre 
i. e. le 1" janvier, soit le 8 des calendes, au solstice d'hiver, jour 
auquel on adressait aux Dieux des veux ou des prières; Ducange, 
sub voce Bruma. 

98) Quinisexte, § 65: cela se pratiquait aux nouvelles lunes. 

99) 4 Reg. XXI, 6; Quinisexte, § 65. 

100) Tout cela se trouve, plus ou moins, dans la rédaction du 
Quinisexte; v. Actes du concile d'Ancyre, K: 14, cités là. M.Zahéliu 
dans son ouvrage, eu russe, sur la manière de vivre des Tsarines, 
dit que le divertissement des ours leur était interdit, mais pourtant 
leur était donné parfois dans le Thérem. 

101) Dans le 2^ manuscrit de l'Académie, p. 76, ce détail est omis 
ici; il est dit seulement: «les danseurs ambulants;» plus bas il en 
sera question. 

102) ib. § 66. 

103) ib. § 67 



357 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



358 



§ 57. Défendu de décliirer les livres saints de l'An- 
cien- et du Nouveau - Testament '"*) , de les donner 
comme doublure d'habit ou de reliure {?), aux dro- 
guistes '"'') pour en laver l'encre, ou à d'autres mar- 
chands, à moins qu'ils ne soient tout-à-fait hors de 
service. Celui qui achète ces livres, pour soi ou pour 
d'autres, doit les conserver avec soin. 

§ 58. Aucun laïc, les rois exceptés, ne doit entrer 
dans le sanctuaire, '""j 

§ 59. Les femmes ne doivent pas parler durant la 
messe; si elles veulent savoir quelque chose, qu'elles 
le demandent chez elles, à leurs maris "'^). 

§ 60. Défense au chrétien orthodoxe d'épouser une 
hérétique, à l'hérétique d'épouser une orthodoxe ^°*'). 

§61. Défense de tracer des croix à terre , sur les 
étriers, sur les tapis ('9s(9)^pigiGo, (lp).29(>>.). '"^j 

§ 62. Défense de manger et de dresser des tables 
dans les églises catholiques. "") 

§ 63. Défense de parler haut dans les églises et de 
dire autre chose que ce qui est dans le Rituel. '") 

§ 64. Défense de vendre dans les églises du vin et 
autres comestibles."') 

§ 65. Défense aux clercs d'aller au bain avec les 
femmes. "'') 

§ G6. Celui qui veut être baptisé doit apprendre le 
Symbole; l'enfant l'apprendra, dès qu'il sera en âge."^) 

§ 67. La Vierge a mis au monde d'une manière 
surnaturelle et conçu sans semence ni corruption. "■') 



104) ib § G8, ajoute «et de nos saints prédicateurs " Ici le géor- 
gien porte: Isbi^R-nmisço 'Dg'kaSm'Ijsmnlii, et le grec tqT; jîtpXtoxaTCTiXoi; 
«aux bouquinistes," sans doute «comme garnitures de livres.» 

105) 3^5>fS, Ar jLiic. 

106) ibid. C9; dans le Code géorgien, Lois grecques, § 57, est 
cité le Cr canou du VI" concile, sur le même sujet J'insiste sur 
ces citations et analogies, qui indiquent la liaison entre divers tex- 
tes, bien que ditl'érant de rédaction Ce qui est bieu plus à remar- 
quer encore, c'est que nos deux manuscrits du Nomocanon, quoique 
identiques au fond et dans l'ensemble, diffèrent souvent pour la ré- 
daction, pour l'ordre même et le chiffre des §. Par ex. le présent 
§ 58 est le 5G du 2" manuscrit. 

107) ibid. 70; le § 71 contient un règlement pour les élèves en 
droit. 

108) ib. 72. 

109) ib 73. 

110) ib. 74. 

lU) ib. 75; ceci ne s'adresse qu'aux psaltes, qui doivent mo- 
dérer leur voix. 

112) ib 76, dans les enceintes des églises. 

113) ib. 77. 

114) ibid. 78; la 2° Partie du canon est toute différente, 

115) ibid. 79, avec plus de détails, et au lieu de «d'une manière 



Défendu de faire des gâteaux et de se les offrir 
mutuellement le jour de la Nativité, comme pour ho- 
norer la Vierge. 

§ 68. Au pays d'Arménie on ne fait pas d'images 
de J.-C, de la Vierge ni des saints, on ne les adore 
pas. C'est une hérésie de Pierre-le-Foulon, auteur du 
«Qui as été crucifié.»'"') 

Très longue exposition du dogme des images. 

Il faut adorer la croix en se tournant vers l'o- 
rient. "") 

J.-C. a donné son image, non faite de main d'homme, 
à Avgaros; S. Luc, peintre, a fait les portraits de Jé- 
sus, de la Vierge et des autres apôtres, "^j 

§ 69. Tout malade à mort, même ceux qui sont 
sous peine canonique, doivent recevoir la communion 
ou viatique; mais il ne faut pas la donner à des 
morts. '") 

§ 70. Défense de faire communier les enfants qui 
n'ont pas de certificat de baptême; il faut d'abord les 
baptiser, puis les communier. ^"") 

§ 7L L'esclave affranchi en présence de trois té- 
moins est à jamais aznaour — libre, noble. '-') 

§ 72. Défense d'entretenir des prostituées, pour 
les livrer pour de l'argent; punition du prêtre et du 
laïc qui se livrent ti ce métier. '") 

§ 7.3. Défense à la femme de quitter sou mari pour 
un autre homme; défense à l'homme de quitter sa 
femme, sauf le cas d'adultère, et d'eu épouser une 
autre. '-") 

§ 74. Défense de remiser un cheval ou un âne dans 
une église'"), sauf le cas d'un lieu inhabité, d'orage, 
de froid extrême, dangereux pour la vie des bêtes, 
conséquemment aussi de l'homme; on peut alors 
mettre les chevaux dans un coin de l'oratoire. '") 



surnaturelle», il est dit tïXox.suTov «sine secuudisu, lis. sine cou- 
cubitu. 

IIC) Acta, § 81 omise la mention de l'Arménie; v. sup. § 33. 

117) Acta, ceci est omis. 

118) Acta, § 82, il est parlé des saintes images, sans ces détails, 
et très brièvement. 

119) ib. 83, seulement pour la dernière clause. 

120) ib. § 84. 

121) ib. § 85. cf. Lois grecques § 153, sans indication de tonrce. 

122) Acta, § 86. 

123) ib 87; cf. 96, 97. 

124) ib. § 88. 

125) L'oratoire, eùxTriptoî o'xoç, est non-seulement une chapelle 
domestique, 'lacoBHa, mais la maison où se trouve cette chapelle. 
La dernière clause manque au Qniniseste. 

23* 



359 



Bulletin de r/lcadémie Impériale 



360 



§ 75. Dans la semaine de la Passion, le jeûne finit 
la nuit du samedi au dimanche '"'^). La résurrection de 
J.-C. eut lieu en effet le dimanche, d'après les té- 
moignages combinés de S. Matthieu et de S. Luc. 

§ 76. Défense de prier à genoux après l'office de 
nuit du samedi, jusqu'à la fin des offices de nuit du 
dimanche, en l'honneur de la résurrection. ^") 

§ 77. Faire périr un enfant dans le sein de sa 
mère, au moyen d'une drogue, c'est un homicide. '") 

§ 78. Défense d'enlever une femme, si même on 
l'épouse ensuite. '^^) 

§ 79. La femme dont le mari est absent, en 
voyage ^^), ou soldat, regardé comme mort, ne peut 
se marier sans attendre un certain temps. Si elle se 
remarie, et que son époux revienne, celui-ci peut la 
reprendre, de même aussi la femme qui épouse un 
homme délaissé depuis longtemps, sera traitée avec 
indulgence. 

§ 80. Les hérétiques'^') ariens, macédoniens, no- 
vatiens, qui se disent purs (Kathares), les aristériens 
9i^gT5j5jSo (gens de la droite), quatuordécimans, apol- 
linariens, nestoriens, jacobites — les Arméniens le 
sont — les marcioniens, valentiniens: tous ces héré- 
tiques peuvent être admis dans l'église catholique 
(ici, cérémonies de l'admission, baptême etc.); les 
pauliciens, les manichéens, les evnomiens , qui ne 
baptisent que par un plongement dans l'eau, les mon- 
taniens (dits Phrygiens, Quinis.), les sabelliens, qui 
proclament l'identité du Fils avec le Père , et autres 
détestables hérétiques, tels que les cocobrics'^"^), se- 
ront admis et baptisés avec d'autres cérémonies. 

§ 81. Défense de mettre des tresses d'or dans les 
cheveux et de faire des toilettes exagérées. "^) 

§ 82. En Arménie, on immole des animaux'"'), sur 
lesquels le prêtre fait des prières; la chair en est 
apportée dans l'église , et une partie livrée au prêtre, 
suivant l'ancienne loi. Ceci est défendu. Si l'on tue 



126) ib. § 89; cf. sup. § 18 

127) ib. § 90. 

128) ib. § 91. 

129) ib. § 92. 

130) ib. § 93. 

131) ib. § 95. Quinisexte omet les Jacobites et les Arméniens. 

132) Omis dans le Quinisexte. 

133) ib. 96, avec variantes de rédaction. Le Jl» 95, qui manque 
au Nomocanon, défend de faire usage des formules de jurement des 
païens. 

134) ib. 99, variantes 



un animal, que ce soit hors des limites de l'église, 
sans prières du prêtre , et qu'on le distribue aux 
pauvres et aux prêtres hors de l'église. 

§ 83. Des qualités requises pour un évêque""): 
marié une seule fois, savant, sobre, désintéressé. . .; 
comment il doit célébrer la messe, s'habiller. . ., en- 
suite nettoyer le calice deux fois avec le vin de l'of- 
frande, une fois avec de l'eau . . .; les prêtres et dia- 
cres également ne doivent pas se livrer avec excès au 
vin ce jour-là. 

§ 84. Comme les pères de chaque concile ont écrit 
des canons afférant à tous les péchés, et que S. Basile 
de Césarée a traité de cette matière, nous aussi nous 
disons: 

(Suit un Pénitentiaire abrégé qui manque entière- 
ment dans les Actes du Quinisexte.) 

§ 85. Pénitence pour un meurtre volontaire, 20 ans 
sans communion. 

§ 8G. Pénitence pour un meurtre involontaire, 10 
ans sans communion. 

§ 87. Définition de plusieurs meurtres involon- 
taires, bien que provenant de colère ou d'autres causes. 

§ 88. Pour l'adultère avec femme mariée, 15 ans 
sans communion. 

§ 89. Pour la fornication, avec une femme mariée, 
7 ans sans communion. 

§ 90. Pour la violation du vœu de moine ou de 
religieuse, comme pour l'adultère. 

§ 91. Pour le voleur qui avoue, un au sans com- 
munion. 

Pour le voleur dénoncé, 2 ans sans communion. 

§ 92. Pour la sodomie, comme pour l'adultère. 
» » bestialité, » » » 

» le parjure, 10 ans. 
» la profanation des sépultures, 10 ans. 
» inceste avec frère ou sœur, comme 
pour le meurtre. 

§ 97. Pour l'apostasie sans violence, excommuni- 
cation à vie, sauf à l'article de la mort. 

Pour l'apostasie par suite de tourments et violences, 

3 ans. 

§ 98. Pour l'empoisonnement, excommunication 

à vie. 



§93. 
§ 94. 
§95. 
§96. 



135) Quinisexte omet ce §. 



361 



des Sciences de Saint-Pétersbourg. 



363 



§ 99. Celui qui confesse de lui-même les péchés 
ci-dessus en reçoit plus tôt le pardon. 

§ 100. Sermon sur la manière de se conduire en- 
vers les pécheurs '^^). 

R é s u m f . 

En résumé, le manuscrit géorgien dont nous nous 
occupons commence par un préambule historique du 
Vr concile, tenu à Constantinople en 680, sous Con- 
stantin Pogonat, avec la participation du pape Aga- 
thon; cette introduction est suivie d'un autre préam- 
bule où, je ne dirai pas un faussaire, mais bien un 
rédacteur peu exact mentionne également «w 0" concile, 
tenu sous Constantin et Agathon , tandis que c'est 
tout simplement le 1" § des canons du concile qui- 
nisexte, dit In Trullo, tenu sous Justinien II, sans 
l'assistance du pape Serge, en 691, année indiquée 
en toutes lettres dans les Actes en grec de ce concile, 
indiction IV, année 6199. Ce second préambule est 
suivi de 100 canons, dont les trois quarts sont lit- 
téralement identiques aux décrets du Quinisexte. 

Il est connu que les V^ et VI" conciles n'ont point 
formulé de décrets; toutefois le rédacteur de notre 
Nomocanon peut être excusé, d'abord parce que le 
concile Quinisexte est regardé réellement comme un 
complément des Y" et Vf, et le traducteirr géorgien 
est d'autant moins répréhensible, que déjà au Vlir 
siècle le Prochiron de Léon le Sage «2" Partie du 
Code géorgien,» cite cinq fois, § 6, 28, 35, 58, 71, 
les canons du VI" concile, en réalité du Quinisexte^"'), 
et cela trois fois avec les mêmes ou presque les mêmes 
numéros que ceux de notre Nomocanon. Ainsi il n'est 
pas étonnant qu'à la fin du X" siècle S. Euthyme ait 
eu entre les mains et jugé à propos de traduire un 
manuel ayant, comme celui-ci, les caractères de l'au- 
thenticité, sauf la date si précise du § 3, supprimée 
sans doute déjà de son temps, ou à laquelle le com- 
pilateur n'avait pas fait attention. 

Les articles les plus intéressants, au point de 
vue de l'histoire et des usages ecclésiastiques sont, 

136) Au lieu des dix-sept canons 84 — 100 de notre Nomocanon, 
les Actes du Quinisexte en donnent trois 100—102, n'ayant aurun 
rapport aux matières traitées dans la traduction de S. Euthyme. 

137) Dans le Nomocanon grec publié par M, Pavlof, on voit éga- 
lement, aux § 23, 56, 57, cités des décrets d'un VI" concile, qui sont 
exactement ceux du Quinisexte, concile qualifié In Trullo, aux § 18, 
140, et même «VI" concile In Trullo,.. g IG, dénomination admise 
et répétée par le savant éditeur, dans une note, p. 80, 



suivant moi, les § 16 — 18, ajoutés par notre Nomo- 
canon, traitant du jeûne, et des fêtes; le § 80, beau- 
coup moins détaillé dans les Actes du Quinisexte, con- 
cernant la réconciliation des hérétiques avec l'église 
orthodoxe, ainsi que les § 53, 54, sur les devins et 
sur les superstitions. Puis les § concernant les usages 
de Téglise d'Arménie, 16, 17, 32, 33, 34, 68, 80, 
82, où je crois retrouver la source des opinions dé- 
favorables à l'église arménienne mentionnées dans la 
lettre de Nersès- le -Gracieux, adressée en 1165 au 
prince Alexis Comnène et réfutées par lui , telles 
qu'elles sont exposées dans l'Histoire d'Arménie par 
Kiracos, § III, p. 63 de la traduction française. 

Quant au reste, je n'ai point d'opinion à exprimer 
sur des matières théologiques, seulement je puis dire 
que les peines imposées aux transgresseurs sont d'une 
si excessive sévérité, que, s'il fallait les appliquer à 
la rigueur, on verrait plus d'excommuniés que de 
fidèles admis aux sacrements. 

Un ancien l'a dit: 

Si quoties peccant homines, sua fulmina mittat 
Jupiter, incolumis nullus in orbe foret. 

Pour la comparaison des 'rédactions: 
Acta, § LX. 

Cum clamet ') apostolus, quod qui Domino adhaeret 
unus est spiritus '"), clarum est quod qui etiam cum 
contrario') init familiaritatem ac consuetudinem cum 
illo conjunctione'^) unum fit. Eos ergo, qui se daemone 
correptos simulant^), et morum improbitate eorum 
figuram et habitum simulate prae se ferunt, visum est 
omnino puniri, et ejusmodi afflictionibus laboribus- *) 
que eos subjici oportere, quibus ii qui vere a dae- 
mone correpti sunt, ut a daemonis operatione libe- 
rentur, jure subjicientur. '') 

1" I. Cor. VI, 17. 

§ 52. 

Nomocanon géorgien. 

1) le S. apôtre dit. 

2) avec le méchant. 

3) par une telle imitation. 

4) qui simulent la possession démoniaque. 

5) les punir par des jeûnes et macérations exces- 
sives. 

6) pour qu'ils apprennent à s'abstenir de ma- 
noeuvres diaboliques. 



363 



Bulletin de r/tcadémie Impériale 



364 



§ LXI, géorg. § 53. 

Qui vatibus se ipsos tradiderunt, vel qui liecaton- 
tarcliae seu centuriones dicuntur, vel aliis ejus modi, 
ut ab lis discant, si quod sibi revelari velint, conve- 
nienter iis quae de ipsis a patribus ^^') constituta sunt, 
sexennii canoni subjiciuntur. Ipsi autem eos subjici 
oportet, qui ursos vel hujus modi animalia ad ludura 
et simpliciorum noxam circumferuntur ""), et fortunam 
et fatum et genealogiam, et quorumdam ejusmodi ver- 
borum multitudinem ex fallaciae imposturaeque nu- 
gis prae se ferunt: eosque, qui nubium expulsores, 
et incantatores , et amuletorum praebitores et vates 
appellantur. Eos autem, qui in iis persistunt, et non 
ab ejusmodi perniciosis gentilibusque studiis, aver- 
tuntur et aufugiunt, ecclesia omnino exturbandos de- 
cernimus, sicut et sacri canones dicunt : Quae enim 
est luci cum tenebris communicatio , ut ait apostolus; 
vel quae tempio Dei cum idolis consentie, vel quae 
fideli cum infideli pars est; quae autem Cliristo est 
cum Belial concordia ac conventio? 

«Ceux qui vont chez les sorciers et devins, ou chez 
ceux que l'on appelle Légion, centurions, dans l'in- 
tention d'apprendre ce qu'ils souhaitent connaître, et 
qui mettent en eux leur confiance, sont excommuniés 
pour 6 ans. Ceux qui disent la bonne aventure, qui 
rêvent les jours de nativité, qui introduisent chez les 
chrétiens de telles opérations fallacieuses des gentils 
..., les gens qui détournent les nuages, les enchan- 
teurs, ceux qui rassemblent des grains d'orge"'"), qui 
examinent les omoplates"''), et autres de même espèce; 
ce sont des attrapes diaboliques, et ceux qui les pra- 
tiquent tombent sous le canon d'excommunication, tel 
qu'il sera formulé par l'évêque local. S'ils ne renon- 
cent pas à ces pratiques diaboliques, qu'ils soient ex- 
pulsés de l'église, comme il est prescrit dans les 
canons des saints pères.» Le reste sans variantes. 

§ LXII, géorg. § 54. 
Kalendae quae dicuntur et vota"''), et brumalia 



quae vocantur, et qui in primo martii raensis die fit 
conventum "'^) ex fidelium universitate omnino toUi 
volumus. Sed et publicas mulierum saltationes, mul- 
tam noxam exitiumque afférentes; quin etiam eos, qui 
nomine eorum, qui falso apud gentiles dii nominati 
sunt, vel nomine virorum ac mulierum fiunt, saltatio- 
nes ac mysteria, more antiquo et a vita christianorum 
alieno araandamus et expellimus; statuentes ut nullus 
vir deinceps muliebri veste induatur; vel mulier veste 
viro conveniente. Sed neque comicas vel satyricas, 
vel tragicas personas induat, neque execrandi '") Bac- 
chi nomen, uvam in torcularibus exprimentes, invo- 
cent; neque vinum in doliis effiindentes "'■'), risum mo- . 
veant; ignorantia vel vanitate ea quae ab insaniae im- 
postura procedunt, exercentes. Eos ergo qui deinceps 
aliquid eorum quae scripta sunt aggredientur, ubi ad 
horum cognitionem pervenerint, si sint quidem cle- 
rici, deponi jubemus; si vero laïci, segregari. 

«Les Calendes et Brumales, ainsi nommées, la di- 
vination de la tête de mars, ainsi que de celle des 
autres mois"'''); les feux"'') allumés devant leurs mai- 
sons par certaines personnes, qui sautent par-dessus, 
à la manière des gentils, que tout cela disparaisse de 
la ville et du milieu des chrétiens; ceux qui persévé- 
reront, prêtres, soient déposés, laïcs, soient punis. 

«Il est écrit"'") dans le Livre des rois «que Manas- 
sès érigea un autel à la milice céleste "'*), et fit passer 
ses fils'°") par-dessus le feu; il devinait, faisait des 
sortilèges, entretenait des ventriloques et voyants, et 
par ces mauvaises actions il excita la colère de Dieu.» 
Voyez combien ces choses sont mauvaises! 

«Et encore, supprimez complètement les noms de 
divinités mâles ou femelles, réputées telles par les 
gentils: Dios, Apollon, Artémise, Botchi, Gatzi, Ga[ïm], 
Géon, Armaz '■"''). Quand on foule le raisin, prononcer 
le nom de l'impur Dionysos, pour exciter le rire, ce 



138) Concile d'Ancyre, 14; mention omise dans le Nomooanon. 

139) Omis ici dans le Nomocanon. 

140) Les filles russes font des tas de giains et lâchent un coq; 
c^lle dont les grains ont été les premiers picores par l'oiseau se 
marieront les premières. 

141) Je ne sais pas liien eu quoi consiste ce genre de divination. 

142) Omis, Nomocanon; chei; Dncange, Inf. lat., verbo Brumalia, 
Calendae, on lit Votos. 



143) Var. ibid. 

144) Toute cette tirade sur les déguisements, omise, ibid. 
lin) Omis, ibid. 

14G) Omis, Acta. 

147) Omis ibid. 

148) Tout ce S est omis ibid 

149) I;e manuscrit porte ystn^ll^, au lieu de Qitnslb. 

150) Le manuscrit porte llgooGn, au lieu de DgnçnnEn. 

151) Le premier do ces noms peut être une altération de 
Bacchus; Gatzi est une idole géorgienne; le suivant doit être lu 
Gaim, antre idole aussi géorgienne; cf. Hiat, de Gé. p 101. Quant 
à Géon, s'il faut lire ^503"^^' Dagénn, c'est Dagon, le Dieu phé- 
nicien, à tête de poisson. 



365 



dos Scloncp» do Saint -P^torsboupff. 



366 



sont toutes clioscs diaboliques, à supprimer du milieu 
des chrétiens. 

«Celui qui, au lieu d'obéir à ce canon, persévérera 
dans l'erreur, prêtre, qu'il soit destitué du sacerdoce, 
laïc, qu'il soit excommunié. 

«Il en est de même des danses indécentes des femmes, 
qu'il n'y en ait plus. Les danseurs d'ours, qui se pro- 
mènent, au détriment do la multitude; que toutes ces 
fantaisies disparaissent, et que le peuple chrétien vive 
avec retenue dans la craiutc du Christ.» 

Acta, § LXXIX, géorg. §07. 

Absquo ullis sccundis '*^) (wXôxeutov) ex virgine par- 
tum esse divinum filium ' '^) contitcntes, ut qui sine se- 
raine constitutus sit, idque toti gregi annuntiantes, eus 
qui, propter ignorantiam aliquid faciunt quod non de- 
cet, corrcctioni subjicimus. Quare , quoniam aliqui 
post sanctam Christi Dei nostri nativitatis diem simi- 
lam coquere ostenduntur et eam sibi inviceni imper- 
tiri, honoris scilicet praetextu secundinarum(Xox£(«v)''') 
impollutae virginis matris, statuimus ut deinceps uil 
taie fiât à tidelibus. Nequc cnim hoc honor est virgi- 
nis, quae supra mentem et sermonem, quod compre- 
hendi non potest, Verbum peperit carne, ex coramu- 
nibus et iis quae in nobii fiunt, inenarrabilem ejus 
partum definire, metiri ac describere. Si quis ergo 
deinceps hoc faccre aggressus fuerit, si sit quidem 
clericus deponatur; si vero laïcus segregetur. 

«Nous confessons l'enfantement de laS'Vierge d'une 
manière supérieure à notre intelligence, sans cori'up- 
tiou; nous prêchons et enseignons à tous les fidèles 
sa conception sans semence ; elle a conçu sans semence, 
par l'oeuvre du S.-Esprit, et enfanté sans corruption 
Notre-Seigneur J.-C. Ceux donc qui, par ignorance, 
font quelque chose inconvenante doivent être rappelés 
au respect. Il y a des gens qui, après la fête de la 
Nativité du Christ, font encore la fête du gâteau 
(og-gTl(^-T]^o), en se le présentant mutuellement, comme 



152) Sine concubitu. Le savant belli'nistc M. l'AcaiI. Naiick a 
bien voulu interpréter pour moi ce mut et son corrélatif, iiiii se voit 
plus bas. 

153) Ces deux mots manquent dans la traduction du texte grec. 

154) Ce mot, manquant dans le Nomocanon est remplacé par 
■nktSÇGgcYirv'i», «rincorruptibilité ;» dans le grec même le mot Xoxéiuv, 
qui indique «l'arrière-faix,» me parait fort excentrique. 

S. Épipbanc, dans son Panarion, haer. LVIII, parle des hérétiques 
Antidiko-Marieus, qui prétendaient qu'après la naissance du Sau- 



pour honorer l'incorruptibilité de sa sainte Mère ''^). 
Nous décrétons donc qu'il ne faut plus faire cela dés- 
ormais, car cela ne fait aucun honneur à la sainte 
reine qui a enfanté charnellement le Fils et Verbe de 
Dieu, d'une manière supérieure à l'intelligence, et 
que la parole ne peut atteindre, ni exposer cette nais- 
sance à la façon des autres oeuvres de la nature fé- 
minine; car de même que sa nature était exempte de 
toute corruption, de même aussi elle fut étrangère 
aux douleurs et faiblesses de la femme.» Rien de plus. 

§ 80. "Voici comment devront être reçus ceux 
qui, renonçant à l'hérésie, reviendront à l'église catho- 
lique et se réuniront au groupe des orthodoxes: 
ariens , macédoniens , novaticns , se disant purifiés 
(kathares), quatuordécimans, aristériens (gens de la 
droite) , apolliuarieus , ncstoricns , jacobitcs , parmi 
lesquels se trouvent les Arméniens, marcionites, va- 
lentiniens, et autres tels hérétiques qui se converti- 
ront, recevez -les de telle manière qu'ils maudissent 
les hérésies auxquelles ils appartenaient, et toutes 
celles que n'admet pas l'église catholique. Une se- 
maine entière ils se rendront à l'église, avec jeûne et 
prière; le pontife ou un prêtre dira sur eux une 
prière, les oindra avec le myron au front, aux yeux, 
aux narines, à la bouche, aux oreilles, aux . . .'^'') et à 
la poitrine, en disant: «Ceci est le sceau du don de 
l'Esprit-Saint.» Puis les plaçant vis-à-vis de l'autel, le 
prêtre leur dira: «Dites anathèmc à l'hérésie à la- 
quelle vous renoncez et à toutes ses doctrines, à tous 
ses partisans, et adhérents, car je renonce à cette hé- 
résie, je crois à la Trinité consubstantielle et à la 
doctrine des saints pères orthodoxes, annonçant la pa- 
role de vérité, dont ils font profession, soient-ils un 
ou plusieurs.» 

«Apres cela le pontife ou le prêtre leur dira trois 
fois: «Croyez-vous à la Trinité consubstantielle? Oui, 
dira le pénitent. Je crois au Père, au Fils et au S.- 
Esprit.» S'il ne sait pas la langue — du pays — le 



vcur, Marie avait été en rapports avec Joseph: c'est pour- cela que 
le Quinisexte interdit l'usage des gâteaux ici meutioiinés. 

155) Les hérétiques collyridicns, qui surgirent vers l'an 373, 
étaient des femmes, qui, pour houorer soi-disant la oVierge incor- 
ruptible.» qu'elles regardaient comme une déesse, lui faisaient of- 
frande, à certains jours, de gâteaux de ticur de farine, dits colhjris, 
triangulaires ou carrés, qu'elle se partagaient entre elles; Ducange, 
Inf. latinit., et S. Épiphaue de Haeresibus. 

156) G()1)cnb, mot inconnu, manque au Quinisexte. Faut -il lire 
"lij^ons, aux épaules.? 



367 



Bulletin de l*j%cad^mie Impériale 



36S 



parrain répondra et lui traduira ce qu'il doit dire. 
Ensuite il baissera la tête; le pontife ou le prêtre y 
posera la main et dira cette prière: «Seigneur notre 
Sauveur, qui veux que tout homme vive et parvienne 
à la connaissance de la vérité, reçois ton serviteur 
NN. qui s'est résolu à se sauvegarder de l'erreur et 
de l'hérésie, et a désiré parvenir à la connaissance de 
ta vérité. Car tu as dit: J'ai d'autres brebis qui ne sont 
point au bercail, et que je dois aussi ramener à moi. 
Elles entendront ma voix, et il n'y aura qu'un trou- 
peau et un pasteur. Toi donc, bon et tendre pasteur, 
fais paître celui-ci dans la gloire de la connaissance 
de ta vérité, conformément à la prédication de tes 
glorieux apôtres; honore-le du sceau du divin mystère, 
afin que ton Esprit-Saint descende sur lui; honore-le 
de la participation à ton saint corps et à ton sang 
adorable, distingue-le comme ton serviteur, afin qu'il 
soit compté dans ton bercail, admis à glorifier et cé- 
lébrer ta magnificence; car à toi appartient le règne, 
la puissance, la gloire du Père, du Fils et du Saint- 
Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des 
siècles. Amen.» 

«Après cela il l'oindra du myron, comme un nou- 
veau-baptisé, ainsi qu'il est écrit plus haut, en disant: 
«Ton nom, Seigneur Christ, notre maître, est un par- 
fum renouvelé, dont cet homme est oint par le prêtre 
NN., et qui est le sceau du Père, du Fils et del'Esprit- 
Saint.» Puis il récitera cette prière: «Seigneur notre 
Dieu, qui as daigné admettre notre frère NN. à ta foi 
orthodoxe et l'as scellé de ton saint myron, toi qui es 
le roi universel , affermis dans son coeur ta vraie foi, 
fais-le croître dans la justice et décore-le de toutes 
tes grâces; car ton nom est béni; très glorieux, et 
adorable et gracieux est ton nom, celui du Père, du 
Fils et du Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans 
les siècles des siècles. Amen.» 

«Ensuite il le communiera et lui recommandera de 
ne pas manger de viande durant sept jours, de ne pas 
se laver la bouche, et de rester ainsi tout une semaine, 
comme nouveau-baptisé. Le huitième jour après la 
communion, le prêtre prendra de l'eau, avec laquelle 
il lui lavera la bouche, en disant: «Tu es baptisé, tu 
es purifié, lavé, au nom du Père, du Fils et du Saint- 
Esprit, maintenant et dans les siècles des siècles. 

Amen.»'"J 

157) Toutes ces prières sont omises dans le § 95 du Quiniseste 



«Quant aux pauliciens, aux manichéens, aux eu- 
nomiens, qui baptisent par un seul plongement dans 
l'eau; aux impurs montaniens''"), aux sabelliens, qui, 
outre plusieurs autres mauvaises actions, prêchent 
l'identité du Fils et du Père, ainsi qu'aux autres mau- 
vais hérétiques '^^), tels que les Cocobrics ^^"), et à leurs 
pareils, tous ces gens-là nous les admettons comme 
des gentils. Le premier jour on les fait chrétiens "') ; 
le troisième jour on leur dit la prière des cathécu- 
mènes'^^), on leur fait une adjuration en leur soufflant 
trois fois sur la bouche '^^) et sur les oreilles; on leur 
enseigne la foi orthodoxe, on les engage à venir fré- 
quemment à l'église, pour entendre les saintes écri- 
tures, après quoi on les baptise complètement '"). Tel 
est le règlement à l'égard de ceux qui, de l'hérésie, 
se convertissent à l'orthodoxie.» 

Telles et plus nombreuses, et plus considérables 
encore, sont souvent les variantes entre la rédaction 
des canons du Quinisexte, et celle du Nomocanon gé- 
orgien. Pour les relever en entier, il faudrait une tra- 
duction complète du dernier, accompagnée du texte, 
avec la rédaction grecque en vis-à-vis, ou au moins la 
traduction latine vérifiée, de l'autre. Un tel travail 
n'entre pas dans mon plan ni dans le cercle d'études 
purement philologiques. 



S II. Pénitentiaires, etc. 

Après la mention que le Nomocanon qui précède 
fut lu devant l'empereur Constantin Pofionat, lis. Justi- 
nien IL, et approuvé unanimement, ainsi qu'il est écrit 
dans le livre des conciles et dans la Vie de S- Ma- 



158) Quinisexte, § 95: dits Phrygiens. 

159) Quinisexte: «Qui viennent principalement de la Galatie;» 
omet les Cocobrics. 

160) iminl^n^^n OU iJT) j'3^'^"ij^"- Le nom des Cocobrics ou Cou- 
coubrics parait être en rapport avec le surnom de Manès, fondateur 
du manichéisme, dit Cubricus ou Curbicus, à ce qu'il parait, de Ca- 
roub, son lieu de naissance, dans le Kouzistran ; Univ. Lexicon. Biogr. 
univ. de Michaud; Curbicus se lit dans la Nouv. Biogr. universelle. 
S. Épiphane, dans son Panarium, contre les hérésies, article de Ma- 
nès, dit xouppixoç. 

161) Quinisexte: «Le 2' jour, cathécumènes; le 3' jour nous les 
adjurons . .» 

162) iSo.s^-39g332«". 

163) Acta; sur le visage; 3n^>n a les deux sens. 

164) Quinisexte ajoute: «Les manichéens, valentiniens, marcio- 
nites et autres pareils, doivent faire une cédule d'auathème contre 
leur hérésie, contre Nestorius. Butychès, Dioscore, Sévère et autres 
hérésiarques pareils, ainsi que contre leurs adhérents, puis on les 
fait participer à la sainte communion. » 



360 



dcH SIclenccN de Saint - Pëtersbonrg. 



370 



xime'"^), l'empereur l'ayant signé au cinabre et tous 
les pères après lui, nous lisons: 

«Vous tous qui lisez ce Nomocanon, priez pour 
moi, le pauvre Ewthyraé, qui l'ai traduit du grec en 



Le second ouvrage contenu dans notre manuscrit 
est intitulé: «Canons pour les pécliés, écrit par notre 
bien - heureux père Jean , archevêque de Constanti- 
nople""^), qu'on appelait le Jeîineur. Sachez que ce 
bien-heureux Jean-le-Jeûneur a été le dernier de ceux 
qui ont écrit des règlements de Nomocanon, et qu'a- 
près le Vî" concile il fut longtemps un bon pontife, 
plein de la grâce du S. -Esprit. A cause de la grande 
faiblesse de notre génération, il a fort adouci, plus 
que les autres pères, les peines canoniques infligées 
aux péchés. Le Dieu bon lui ayant fait cette grâce, 
c'est d'après ces règlements, que les pontifes punissent 
maintenant les pécheurs; Dieu veuille que l'on puisse 
persévérer dans cette voie, accomplir ces canons, et 
que personne ne devienne coupable.» 

Suit une exhortation pieuse, l'histoire des péchés 
des hommes, leur punition par le déluge, l'incarna- 
tion, les peines canoniques, adoucies par S, -Basile, 
archevêque de Césarée, pour ne pas désespérer les 
pécheurs; puis l'auteur, sans se nommer, dit qu'il a 
été placé dans un rang élevé, pour guérir les pécheurs, 
et qu'il a été forcé par ses frères spirituels à écrire 
ce livre des peines canoniques afférant à chaque faute, 



165) On sait que S. Maxime le Contosseur j en 666; aiusi l'ana- 
chronisme est flagrant. 

166) Ce patriarche siégea en 582 — ^9ô, cent ans avant le Vr 
concile. 

Malgré un si énorme anachronisme, le texte de ce traité et du 
Manuel du Confesseur, qui le suit, doivent offrir un grand intérêt 
pour les canonistes, à cause de leur antiquité reconnue. 

M. Pavlof, dans l'Introduction de son HoMOKanom. npn 6o.Jb- 
nioMT. TpeÔHHKt, p. Il) sqq., donne une notice détaillée des deux 
oeuvres de Jean-le-Jeûneur. d'où il résulte que le texte en a été 
souvent altéré; mais il faut, pour juger de ces questions, des connais- 
sauces de droit canonique qui me manquent. 

Je me contenterai donc d'indiquer, d'après le savant professeur 
d'Odessa, les différentes éditions des deux Pénitentiaires dont il 
s'agit; Ralli et l'otli, SJvTayfJ^a . . ., t^ IV; Moriu, Commentarius 
historiens de sacram. poenitentiae; les variantes, dans: Pitra, Spi- 
cileginm Solesmiense, t. IV; Assemani. Biblioth. juris orient, t. III; 
sur les graves altérations du texte, SùvxaYfJ-» . ■ t. IV, p. 420; Pida- 
lion, éd. 1841, p. 420; Extraits chex Blastaras et Armenopoulo, v. 
Morin. p, 631; SJ'-taviJia . ,., p. 442: Cotellier, Monumenta histor. 
graecae, Paris 1677, t. I, p. 68, 156. un Nomocanon plein de choses 
étranges, qui parait remonter à la fin du X" ou au commencement 

du xr s. 

Tome XIX. 



et après avoir énuméré les péchés raentioiniés 1 Cor. 
VI, 9, 10, il entre dans des détails où nous ne le 
suivrons pas. Ce sont huit chapitres, où chaque faute 
est accompagnée de la peine canonique qui s'y rap- 
porte. 

L'auteur termine en disant: «Moi abject, j'ai eu la 
hardiesse de régler les peines canoniques , pour la 
multitude des hommes et des femmes, pour les moines 
et pour les personnes du sexe vouées à la continence 
(Enkratis), pour les laïcs, pour les pauvres et pour les 
riches, pour les sains et les malades, pour ceux qui 
sont k l'article de la mort, pour la postérité et pour 
tous les hommes, .récrirai et vous instruirai à ce 
sujet, avec l'assistance et la force du Dieu miséricor- 
dieux. . . » 

Cette conclusion est suivie en effet d'un nouveau 
titre: «Canons pour les péchés, formulés par notre 
père Jean-le-Jeùneur , patriarche de Constantinople.» 

Ici l'auteur adoucit réellement quelques peines ca- 
noniques et relève les circonstances atténuantes de 
certaines fautes, puis il expose, en dix chapitres, au- 
tant de manières et de formules d'après lesquelles les 
péchés doivent être confessés: c'est donc un Manuel 
du confesseur. Puis il indique les diverses peines ca- 
noniques: l'excommunication temporaire, les jeûnes, 
la position assignée aux pénitents dans l'église, les 
prières obligatoires, les génuflexions. 

A certaines fêtes, au lieu de la communion, on dis- 
tribue aux pénitents le pain bénit (evlogia). 

Les femmes sont punies plus sévèrement que les 
hommes, quand elles détruisent leur fruit. 

Il y a trois degrés de jeûne. 

«Les lundis, mercredis et vendredis, on ne mange 
ni laitage ni viande, mais seulement de l'huile et du 
poisson; les mardis et jeudis, on mange du laitage et 
du poisson; les samedis et dimanches, toute espèce 
de nourriture, la viande, le laitage et le vin ; il en est 
de même des fêtes du Seigneur et des douze apôtres, 
et à chaque fête, notamment à celle de S. Jean-Bap- 
tiste et durant douze jours, de Noël à l'Epiphanie, 
ainsi que depuis Pâques jusqu'au dimanche Nouveau, 
et durant l'octave de la Venue du S. -Esprit, de la 
Pentecôte au dimanche suivant, excepté les mercredi 
et vendredi. 

«Les pénitents doivent surtout se retenir à l'égard 
du vin; enfin l'abstinence de viande est prescrite du- 

24 



371 



Bulletin de l'/lcad^inie Impériale 



372 



raut la semaine des Aladjors (?) ""') et du carnipri- 
vium, dans les deux carêmes de Noël et des SS. apô- 
tres; celui-ci est nommé Vardoba '*'*) par les Géor- 
giens.» Enfin l'auteur indique la manière de faire les 
actes de pénitence en se tournant à l'est, et, pour le 
prêtre, la formule d'absolution. Il y a des règles par- 
ticulières pour les moines. «Telles sont les règles 
adoucies et les dispositions établies par moi, ainsi que 
les canons de pénitence, fi.xés par moi Jean, d'après 
l'autorité de S. Basile . . . Gloire au Père ...» 

Après la doxologie, qui semblerait être une conclu- 
sion, suit une instruction sur la manière dont l'homme 
est induit au péché (TipopoXïj) et sur les péchés com- 
mis en dormant, notamment sur les fautes de toute 
espèce commises par les moines et par les personnes 
du sexe, vouées à la continence. Le détail en est très 
long et instructif, occupant une dixaine de pages, mais 
il n'entre pas dans mon plan ni dans mes moyens. 
Parmi les péchés auxquels un moine peut se laisser 
aller est comptée la non-révélation aux supérieurs de 
la faute commise par un autre. "'^) 

Au milieu de ce discours, j'ai pourtant relevé le § 
suivant: «Si une souris ou autre reptile tombe dans 
un vase d'eau , d'huile ou de vin , qu'on le remarque 
aussitôt et qu'on l'expulse, on y jettera du pain bénit 
de l'Epiphanie (?)""), puis le prêtre dira une prière, 
et la purification est complète. Mais si la bête est 
morte dans l'eau, dans le vin ou dans l'huile, et que 
par ignorance on ait fait usage du liquide, avant la 
prière, on sera privé de communion durant 7 jours, 
et durant 3 jours on s'abstiendra de laitage et de vin.» 
J'ai cité ce passage, parce que dans le manuscrit dos 
lois de Mkhithar Goch, se trouvant à Berlin, j'ai ren- 
contré, dans la dernière section ci-dessus indiquée, 
un règlement tout semblable, et qu'en Russie, il m'est 
arrivé un cas de cette espèce, où, pour une souris 
trouvée morte dans un grand pot do lait, j'ai dîi natu- 
rellement jeter deux ou trois bouteilles de liquide. 



167) Ici l'auteur parait nulilicr ou méconnaître ce qui est dit 
plus haut, § 16, contre Finstitutinn arménienne du jeûne Prélimi- 
naire, dit Arhadchavorats. 

168) gbfSçtn'inls-onoiqn est le mois de mai, mois de la floraison 
des roses; le mot n^^rxii )i'a pas, que Je sache, d':)utre sens. 

169) La règle de S. Ignace impose à ses disciples une obligation 
de ce genre. 

170) 2,sEQkȍg'i"l5s. 



Toutefois je ne comprends pas en quoi ceci touche cà 
la discipline cléricale. 

Cette section du manuscrit sç termine par le mé- 
morial suivant: « Par l'intercession de tous les 

saints agréables à Dieu, et par la prière de notre bien- 
heureux père loané, j'ai été jugé digne, moi le pauvre 
Ewthymé, le dernier de tous les religieux, de traduire 
du grec en géorgien ce petit Nomocanon, tracé par le 
saint VT foncile^'^) et formulé par le très vénérable 
Jean-le-Jcuneur, archevêque de (Jonstantinople, pour 
l'instruction et profit spirituel de ceux qui le liront 
dans l'église. Ce Nomocanon renferme toutes les dé- 
cisions des anciens pères. . . Priez pour moi Ewthymé, 
pour la rémission de mes péchés . . , et pour que mon 
père loané soit admis au nombre des élus . . . Grâce 
aux saints pères qui m'ont forcé la main, pour que 
j'entreprisse ce petit travail; grâce aux prières de 
mon bien-heureux père loané, j'ai été jugé digne, moi 
le pauvre et dernier de tous les réguliers, de traduire 
ce petit Nomocanon du concile VI".»"^) 

La quatrième section du manuscrit est intitulée': 
«Décision formulée par les SS. pères, réunis à Con- 
stantinople, sur le culte des saintes images, qui se lit 
dans l'église de S'-Sophie, le premier dimanche des 
saints jeûnes, pour que tous l'entendent.... «Nous 
nous sommes rassemblés, est-il dit, par l'ordre du pieux 
•empereur orthodoxe Michel et de sa mèreThéodora""Y 
La réunion se fit dans Téglise de l'apôtre S. Jean 
rÉvangéliste, à l'occasion de la profanation de l'image 
de ce saint, le représentant du Seigneur.» Suit une 
longue dissertation sur les raisons qui portent à ado- 
rer les images de J.-C. et à honorer"'') celles des 
saints, et l'approbation donnée à ces arguments par 



171) Le traducteur, soit faute de critique, soit que la date et les 
noms exacts eussent disparu de son original grec, croyait donc avoir 
afTaire réellement à des canons plus anciens qne le Quiiiiscxte. 

1 72) La réiiétition existe ainsi dans le inanusciit,avec Iiien d'autres 
longueurs, que j'ai cru possible d'abréger, sans nuire à la substance 
du teste. Il est à-peine nécessaire de faire remarquer que ce Mé- 
mento, aussi bien qne celni placé à la fin des cauons du concile, 
manque dans le second manuscrit de l'Académie. 

173) L'empereur Michel-l'Ivrogne, âgé de 3 ans, régna eu effet 
842—867, sous la régence de sa mère Théodora, et rétablit à Con- 
stantinople le culte des images, .aboli par les empereurs précédents 
(Hist. du BasEmp. t. Xlll, p. 161), dès la première année de son 
règne. 

174) La langue géorgienne a deux mots :cnbu]2bGn'ls-Qr)9b «génu- 
flexion,» et ibfsngnli-niiOb «honorcr,» pour les deux idées du culte 
de latrie et du culte de doulie. l'un se rapportant à Dieu, l'autre 

• aux saintes images. 



373 



des Sciences de Saint -Pëtersboiirg^. 



374 



l'assemblée. «Comme le dit le VI" concile»"^), l'hom- 
mage rendu à une image remonte à l'image primi- 
tive (Ss(^3'3p>) , et à celui qu'elle représente. Puis, 
dans un discours en huit points, ceux-là sont bénits 
qui honorent les images et en propagent le culte. 

Un passage m'a frappé dans ce discours: «On sait 
que la verge de l'ancienne loi, la verge d'Aron, l'arche 
de la loi, le flambeau, la table et l'encensoir figuiaiont 
la S" Vierge, et annonçaient par une forme prophé- 
tique la Mère de Dieu. Or elle n'était ni l'un ni l'autre 
de ces objets, mais une femme Vierge et sainte, qui 
resta telle après l'enfantement du divin maître J.-C. 
C'est pourquoi on la représente sous la figure d'une 
vierge , et non sous l'ombre d'une figure mystique, 

roi if^i il5^roog90œi roi Ç'jl;oo>i LilîjO)bAa)i. » Uu peU pluS 

loin le texte s'arrête, à la fin d'un alinéa, qui ne pa- 
raît pas, bien que le sens soit complet, être la fin du 
discours."") 

Malheureusement le manuscrit finit au feuillet 173, 
sans laisser d'espoir de retrouver le § final et le Mé- 
mento daté du copiste; car, malgré la mention trois 
fois renouvelée du nom du traducteur, rien ne prouve 
que notre Nomocanon soit un autographe : le contraire 
n'est pas moins probable. 

Saint Ewthym ou Ephthymé, comme il est toujours 
écrit dans les trois Mémentos de notre Nomocanon, 
était né vers le milieu du X" siècle, et appartenait à 
une grande famille de la Meskhie, ou du Haut-Karthli, 
aujourd'hui paysd"Akhal-Tzikhé. L'empereur Basile 11, 
qui avait concédé de vastes provinces au roi bagra- 
tide David I", s'étant fait donner des otages par le 
prince géorgien, Abou-Ciharb , grand -père maternel 
d'Ewthym, et celui-ci-même, encore jeune, lui furent 
livrés, à l'insu de loané, gendre d'Abou-Gharb et père 
de l'enfant, moine alors au mont Athos. Vivant dès 
lors en Grèce, sous l'aile de son père, Ewthym apprit 
la langue et étudia la littératuic de sa nouvelle pa- 
trie, embrassa lui-même la vie monastique et se con- 
sacra à traduire en géorgien, outre la Bible, divers 
ouvrages religieux, parmi lesquels notre Nomocanon. 



175) cf. § 08 du NomocaïKiu. 

176) D'après un rcnsnigncniput que M. Pavlof a liioii voulu me 
commuuiiiuer , il paraît que ce discours sur les saintes images est 
traduit d'un sermou qui se lit encore dans les églises orthodoxes, 
cc)innirii(;ant ])ar 1rs mots: Trpot((if)Tixaî; êitojiEvoi jST.aeoiv . . , v. Mout- 
l'aucon, l'.ibliolli C'oisliaua, p. 96; car justement le texte géortïien 
commence ainsi: Praedicatinnrm iiroiilietarum conKrmantcs . . . 



Il mourut en 1028. La légende rapporte que dans sa 
première jeunesse on ne lui avait pas appris sa langue 
maternelle, ou qu'il l'avait oubliée au milieu des Grecs, 
et qu'il l'apprit d'une manière merveilleuse, par suite 
d'une apparition de la S" Vierge '"). Quoi qu'il en soit, 
S. Ewthym est en grand honneur dans sa nation, et 
ses nombreuses versions d'ouvrages grecs, non moins 
que la sainteté de sa vie et la fondation de la Laure 
Ibérienne, au mont Athos, dont il fut le premier abbé, 
lui assurent en effet une place distinguée parmi les 
interprètes. 



Ùber den Doppelstern 2 . 634 = Camelopardali 

19Hev. VonO. Struve. (Lu le 18 décembre 1S73.) 

Bei Bearbeitung meiner Mikrometermessungen von 
Doppelstern en, stiess ich vor einigen Tagen auf den in 
der Ûberschrift genannten, dessen Bewegungen ein 
mehr wie gewohnliches Interesse zu bieten scheinen. 
Als mein Vater 1827 seinen bekannten Catalogus no- 
vus stellarum duplicium zusammenstellte, betrug der 
Abstand der bciden Sterne von einander nahezu 37"; 
ihre Helligkeit ergab sich im Mittel aus mehrfachen 
Schatzungen respective zu 4,5 und 7,9. Der Distanz 
nach, dcren genauer Betrag erst spater festgestellt 
wurde, gehorte jenes Sternpaar strenggenommen nicht 
mehr in den Catalog, fiir welchen W. Struve als 
Grcnze die Entfernung von 32"angesetzt batte. Die- 
ser Umstand ward Veranlassung , dass die von mei- 
neiu Vater iiber dasselbe angestellten Mikrometer- 
messungen in ein Supplément dei- Mensurae microme- 
tricae verwieseii wurden, wo sie weniger Aufmerksam- 
keit auf sich zu ziehen geeignet waren. 

llierdurch erklart es sich, dass auch meine Beob- 
achtungcn dièses Sternpaares erst sehr spiit beginnen. 
Zwai- liatten bcreits die Dorpater Beobachtungen eiuo 
erhcbliche relative Bcwcgung der bciden Sterne ans- 
sor Zweifcl gosetzt, bei der grossen Distanz war aber 
ein physischerZusammcnhaug zwischen ihnen nur sehr 
unwahischeinlich, und es erschien zweckmassig ab- 
zuwarton, ob nicht die absolut zu bestimmende eigene 
Bewcgung eines der bciden Sterne befriedigend die 
bemerkten Veranderungen in der relativen Lage er- 
kliiren wiirde. Inzwischen batte aber Herr v. Dem- 



177) V. Addit. et éol. à l'histoire de (!corg. p. 170 sqq. 

24* 



375 



Bulletin de l'/lcadéinie Impériale 



376 



bowski seiue Mcssungon sàinmtlichei' Dorpater Dop- 
pelsterne begonnen und dabei fur dièses Sternpaar 
nachgewiesen , dass die Distanz so weit abgenommen 
liabe, dass es neuerdiugs vollberechtigt in die Zabi 
der Doppelstenie, nach deren eugerer Begrenzung, 
gehorte. Hieduich angeregt, habe auch ich in den 
letzteu Jahren diesen Doppelstern gelegentlich beob- 
achtet und folgende drei Messuugen erhalten, die ich 
in der fur die allgemeine Publication meiner Mikro- 
metermessungen beabsichtigten Form hier auffiihren 
will, unter Angabe der genàherten Orte des Haupt- 
sterns fiir die Epoche 1850,0. 

2.634. Camelopardali 19 Hev. (4,7 et 7,9). 
a = 4'' 57r9 Ô = 79° 3'. 



Datum. 



Sternz. Vergr. 



Distauz 



Kichtuug 







beob. cori'. 


beob. coiT. 


8" 7"' 


IV 


23;'06 23"06 


357?2 357?7 


11 46 


IV 


22,52 22,51 


357,6 358,0 


12 14 


IV 


21,68 21,67 


359,0 359,4 


r aneee 


eben 


en corrigirten 


Distanzen und 



1868,25 
70,35 
73,35 

Die hier 

Richtungen unterscheiden sic!» von den beobachteten 
uni den Betrag der ftir meine Messungen aus BeOb- 
achtungen kiinstlicher Doppelsterne abgeleiteten sy- 
steniatischen Correctionen. Im vorliegenden Falle ist 
derselbe, wegen der grôsseren Distanz, nur sehr unbe- 
deutend. 

In den gegebenen drei einzelnen Messungen spricht 
sich schon die relative Bewegung der beiden Sterne 
sehr deutlich aus. Ausser ihnen besitzen wir aber 
liber dièses Sternpaar an voUkonimen zuverlassigen 
Bestimmnngen wiederholte Messungen vonW. Struve 
fur zwei und von Dembowski fiir drei verschiedene 
Epochen. Nach Réduction der gemessenen Positions- 
winkel auf den Declinationskreis von 1850, erhalten 
wir folgende Zusammenstellung fiir die Mittelwerthe : 



Epoche 


e 


P 




Zabi der 
Mossiiugei 


Beobachter 

1 


832,10 


34:533 


348° 


43' 


3 


W. Struve. 


36,22 


33,550 


349 


19 






— 


58,33 


26,240 


353 


7 


3 


Dembowski. 


63,15 


24,634 


355 


2 


5 


— 


66,12 


23,654 


356 


15 


5 


— 


70,65 


22,413 


357 


47 


• 3 


0. Struve. 



Aile dièse Bestinimungen durfen wir als nahezu von 
gleichem Gewichte ansehii, denn auch die von Dem- 



bowski am kleineren Dialyten in Neapel ausgefUhr- 
ten Messungen sind, besonders bei grôsseren Distan- 
zen, von einer uberraschenden Genauigkeit. NachVer- 
wandlung vorstehender Data in rechtwinklichte Coor- 
dinaten — A im Sinne der ./H, D in Declination — 
ergibt ihre Behandlung nach der Méthode der Idein- 
sten Quadrate die Formeln: 

A = - 4;'l20±0;'038-t-(0;'l523±0;'0024)(<-1850,0) 
D = -h28,583±0,040-(0,3039±0,0026)(^-1 850,0) 

Es bleiben dann folgende Fehler der einzelnen Be- 
stiramungen nach: 





Beob. - 


- Rechn. 




dA 


dD 


832,10 


-H o;'o9 


— o;'i5 


36,22 


0,00 


-+- 0,20 


58,33 


— 0,29 


0,00 


63,15 


— 0,01 


— 0,05 


66,12 


-H 0,11 


— 0,08 


70,65 


-1- 0,11 


-f- 0,09 



Ausser diesen Messungen besitzen wir nocli zwei 
altère Bestinimungen, denen zwar uicht dasselbe Ge- 
wicht wie den vorstehenden eingeraumt werden kann, 
welche aber doch zu ihrerZeit auf eine hohe Genauigkeit 
Anspruch machen durften. Es sind dies eine aus zwei 
Beobaciitungen am Dollond'schen Passageninstrumeiitc 
inDorpat von meinem Vater 1819 abgeleiteteBestim- 
mung des Rectascensions - Unterschiedes der beiden 
Sterne und Mikrometermessungen von J. South im 
Jahre 1825 an seinem 7fiissigen Equatoreale in Passy 
angestellt. Die erstere gibt fur 181 9,21 Aa =: —3^39, 
wiihrend aus unsern Formeln — 3^35 folgt. also bis 
auf 0'04 iibereinstimmend. Nach South haben wir 
im Mittel aus Beobaciitungen in zwei Nachten: 



1825,10 



37;'01 



346° 23' 



Worthe, die mit unsern Formeln respective auf -i-O^Ol 
und — 0° 34' = — 0"37 des grossten Kreises, also 
sehr befriedigend iibereinstimmen. Eine noch altère 
Bestinimung des Rectascensions - Unterschiedes , von 
meinem Vater im Jahre 1814 am Dorpater Passagen- 
instrumeute erhalten, wcicht uni 0^85 von den For- 
meln ab; sie scheint aber auch nur eine roheSchàtzung 
(4'5) gewesen zu sein und ist wiihrend der Beobacli- 
tung selbst als auf keine Genauigkeit Ansprucli ma- 
chend bezeichnet. 



37: 



des §icii>iicL'M (le Saint - Pt^tcrsbours:. 



37§ 



Fiir dcn Hauptstern liât Argelander ini 7. Bande 
der BonuerBeobachtuugeu, unter Benutzung aller seit 
1790 angestellten Beobachtuiigen eine erhebliche 
Eigenbewegung nachgewiesen. Er findet dieselbe 
jabrlich: 

in iîl —0^0365 = — 0"104 des grôssten Kreises 

in Decl. -4- 0;'l41. 

Es gilt dièse Eigenbewegung fiir die Epoche 1 855,0, 
welehe also bis auf eine hier nicht weiter zu beriick- 
sichtigende Quantitat mit unserer Epoche 1850,0 zii- 
sammenfallt. Ûber die Genauigkeit der abgeleiteten 
Bewegungen liegen zwar keine Angaben vor; nach der 
Ubereinstinimung der einzelnen beobachteten Coordi- 
naten mit den Formeln làsst sich aber wohl anneh- 
men, dass die gefundeaen Wertlie bis auf einen sehr 
kleinen Bruchtheil ilires Betrages genau sind. 

Vergleichen wir nun mit diescr absoluten eigenen 
Bewegung des Hauptsternes die relative Bewegung 
der beiden Sterne, wie wir sie vorstehend abgeleitet 
haben, so ergibt sich, dass auch der kleinere Stern 
scheinbar eine nicht unbetriichtliche jahrliche Eigen- 
bewegung hat. Es findet sich namlich dieselbe 



inyR = 
in Decl. 



0,'0170=: 

-0';i63, 



0^'0483 des grôssten Kreises 



also ranmlich 0^^170, wàhrend die von Argelander 
fiir den helleren Stern gefundenen Werthc raumlich 
0''175 ergeben. 

An und fiir sich ist eine so erhebliche eigenc Be- 
wegung bei zwei Sternen, die nur eine miissige An- 
zahl Secunden von einander abstchen, augenblicklich 
kauni 20", eine bemerkenswerthe Erscheinung. Wenn 
die Bewegung in demselben Sinne und nahezu in glei- 
chem Betrage sich zeigte, wtirden wir keinen Augen- 
blick anstehn , den physischen Verband der beiden 
Sterne fiir erwieseu zu halten. Im vorliegenden Falle 
ist nur der absolute Betrag der Bewegung uahezu iden- 
tisch, ihrc Richtung jedocli beilâuiig einander entgegen- 
gesetzt. Sind wir deshalb berechtigt, die beiden Kor- 
per als nicht in physischem Verbande stehend anzuse- 
hen? Gewiss nicht; im Gegentheil, scheint es, besitzen 
wir hier ein Indicium zu Gunsten desselben Bci der 
liber wiegend grossen Menge der Sterne ist bekanntlich 
die eigene Bewegung eine kaum inJahrhundcrten merk- 
liche Quantitiit. Es muss dahei die starke Eigenbe- 



wegung zweier so uahe bei einander gelegenen Sterne, 
wie es hier der Fall ist, nothwendig den Gedanken 
einer gegenseitigcn Abhilngigkeit der Bewegungen 
hervori'ufen, und dicser Gedanke gewinnt noch bedeu- 
tend an Gewicht durch dcn Umstand, dass die Bewe- 
gungen in nahezu einander entgegengesetzter Richtung 
erfolgen. Dièse Erscheinung miisste sich namlich zei- 
gen, wenn die Bewegungen der beiden Sterne durch 
ihre gegenseitige Attraction bedingt sind. Dabei wiirdc 
dann noch der nahezu gleiche Betrag der scheinbaren 
Bewegungen darauf hindeuten, dass beide Sterne, ob- 
gleich wcsentlich an Helligkeit verschieden, doch in 
Bezug auf Masse einander nahezu gleich wiiren; oder 
aber es kônnte auch der Schwerpunkt zwischen bei- 
den noch eine merkliche Eigenbewegung haben, wie das 
bei so vielen Doppelsternen der Fall ist, und dann 
wiirdc sich das Massenverhaltniss nach den dadurch 
modificirten absoluten Bewegungen der Componenten 
verschieden gestalten. 

Sollte sich die Hypothèse, dass die beobachteten 
relativen Bewegungen der beiden Sterne durch ihre 
gegenseitige Attraction bedingt sind, bestâtigen, so 
haben wir es hier voraussichtlich mit einem sehr in- 
teressanten Système zu thun. Die grosse scheinbare 
Oeffnnng der Bahn, die 1819 beilaufig 40" betrug 
und die wir, da seitdem noch keine erheblicha Be- 
schleunigung der Bewegung zu bemerken ist, in ihrem 
Maximo auf mehrere Minuten anzuschlagen berechtigt 
wàren, wiirde in Verbindung mit der raschen Bewe- 
gung in (1er Bahn auf eine relativ geringe Entfernung 
des ganzcn Systems von der Sonne hindeuten. Bestim- 
mungen der absoluten Parallaxe beider Sterne wtirden 
wahrscheinlich am raschesten die Frage entscheiden. 
Es ist dabei als ein gliicklicher Umstand zu bezeich- 
nen, dass die hohe nordlichc Declination der Sterne 
kraftigen Fernrohreu unzweifelhaft gestatten wurde, 
den helleren Stern das ganze Jahr hindurch in beiden 
Culminatinnen zu beobachten : und auch fiir den 
schwiicheren diirften sich, bei deriRvonô'', Beobach- 
tungen in beiden Culminationen vielleicht auf 8 bis 
9 Monate ausdehnen lassen. Auch fur relative Paral- 
laxenbestimmung sind in diesem Fall giinstige Bedin- 
gungen geboten, da sich mehrere Vergleichsterne von 
der 8ten bis zur lOten Grosse in Abstiinden von 2' 
bis 4' von dem Sternpaare vorfinden. Es môge daher 
dièses Object der Aufmerksamkeit der Astrononien 



379 



Bulletin de i'yteadéinie Impériale 



3§0 



empfolUeu sein; aucli ein négatives Résultat warc in 
diesem Fall von Interesse. 

Selbstverstiindlich wiirde der physische Verband 
auch als erwiesen anzusehn sein , sobald die Mikro- 
metermessungen eine Abweichung der relativen Be- 
wegung von der .geraden Linie unzweifelhaft nachge- 
wiesen habcn werden. Hierzu reichen die vorliegen- 
den 6 Beobachtungen niclit aus, weil sie sicb auf 2 
naliezu an den beiden Enden der Beobachtungsperiode 
belegene Gruppen vertheilen, fiir die mittlere Epoche 
1850 aber keine Messungen vorliegen. Wir werden 
daher vielleicht nocli 10 bis 20 Jahre zu warten ha- 
ben, bis die Mikrometermessungen geniigendes Mate- 
rial in dieser Beziehung bieten diirften. Nach der ab- 
geleiteten relativen Bewegung wiirden die beiden 
Sterne, falls kein physischer Verband zwischen ihnen 
besteht, um 1935 lieruni ein Minimum desAbstandes 
von beilâufig 9"2 erreichen. Findet aber Bahnbewe- 
gung statt, so wurde sich wahrscheinlich eine eiiieb- 
lich grossere Nahe bedeutend friiher zeigen. 

16. December 1873. 



Sur les sels de l'acide parabanique. Par N. Men- 
schutkin. (Lu le 15 janvier 1874.) 

A propos de la métliode générale de synthèse des 
acides uramidés partant d'un sel de l'acide amidé et 
du cyanate de potasse'), j'ai émis l'opinion que l'a- 
cide parabanique est l'uroximide Cp^ (CO . H^N) N, 
un dérivé d'oximide. Comme les propriétés des imides 
n'étaient pas bien connues, je ne pouvais pas vérifier 
mon opinion dans le temps; c'est seulement après 
l'étude de la succinimide^) qu'il me fut possible de 
mettre la dite question à l'étude. Étant un imide, 
l'acide parabanique, en s'unissant avec de l'ammo- 
niaque, devrait donner l'amide correspondant, l'oxa- 
luramide. Ce dernier corps s'obtient en effet comme 
produit final de cette réaction, le produit intermé- 
diaire étant le parabanate d'ammoniaque. La décou- 



1) Journ. de la Soc. chim. russe, T. I, p. 140. Cette méthode a 
servi de base pour les travaux de MM. Cabours et Gai, Griess, 
WisHcenuS; Urecb etc. exécutés daus la même direction, ce]ien- 
daut dans ces derniers temps ma méthode est parfois attribuée à 
d'autres chimistes. Pour ne citer qu'un exemple, M Baumann et 
Hoppe - Seyler l'attribuent à MM. Griess et Urech (voyez Ber. 
d. d chem. Ges. T. VII, p. 35). 

2) Ibid. T. 111, ]). 289. 



verte de ce sel a guidé la préparation des autres sels 
de l'acide parabanique. 

Ce n'était pas à juste titre qu'on nommait jusqu'à 
ces jours l'acide parabanique un acide, car le sel 
biargeutique, l'unique parabanate connu, vu la pro- 
priété des araides de donner des sels d'argent, n'était 
pas de natui-e à caractériser l'acide parabanique comme 
tel. Cependant la démonstration de la nature acide de 
ce composé présente un intérêt capital, car ce fait 
est incompatible avec quelques opinions régnantes sur 
ce corps et promet bien des points de vue nouveaux 
sur tout le groupe urique. Le présent mémoire est 
consacré à cette démonstration. 

Pour la préparation de l'acide parabanique, je me 
suis arrêté, après bien des tâtonnements, définitivement 
sur l'ancien procédé de MM. Liebig et Wôhler^). On 
prend 6 parties de l'acide nitrique (p. s. 1, 3), qu'on 
chauffe dans une capsule un peu grande à 70'^ et on 
ajoute 1 partie d'acide urique par petites portions, 
mais bien vite, se réglant sur l'écume qui accom- 
pagne la réaction. Ayant opéré la complète solution 
de l'acide urique on évapore au feu nu, vers la fin 
sur un bain-marie. Le liquide concentré dépose des 
cristaux de l'acide parabanique, qu'on filtre à l'aide 
d'une pompe à l'eau, et, après avoir séché sur une 
brique, on les purifie par cristallisation de l'eau 
bouillante, en prenant l\ parties d'eau par partie 
du produit brut. Le liquide en se refroidissant dépose 
les larges paillettes, si caractéristiques de l'acide pa- 
rabanique. Les eaux mères nitriques, après une nou- 
velle concentration, donnent encore de l'acide para- 
banique, mais ordinairement souillé de l'acide oxa- 
lique et dont la purification est presque impossible. 
Le procédé Lièbig-Wohler donne un faible rende- 
ment (30 gr. d'acide urique donnent en moyenne 10 
gr. d'acide parabanique), mais le produit est tout-à- 
fait pur du premier coup. Quant à la forme cristal- 
line de ce corps, je crois devoir mentionner, que je 
ne l'ai obtenu qu'en paillettes et jamais en prismes, 
quoique j'aie eu l'occasion de préparer ce corps quel- 
ques dizaines de fois. '') 



3) Ann. der Chem. uud Pharm. T. XXVI, p. 285. Dans presque 
tous les traités de chimie organique, est omis le moment principal 
de cette opération, l'attaque d'acide urique par l'acide nitrique à 
chaud (in der Wilrme). 

4) .le n'étais pas heureux d'obtenir l'hydrate d'acide parabanique 



381 



de» Sciences de I§aiii4 -Pf^lersboiirg:. 



382 



L'instabilité do l'acide parabaniquc on présence 
de l'eau, sa transformation en acide oxalnriqnc, dé- 
termine remploi, pour la formation des sols, des 
procédés ditt'érents dos procédés usuels et rond la 
préparation de quelques-uns à l'état pur bien difficile. 

Parabaiiate irainiiioniaqiie. 

, Ce composé s'obtient on précipitant une solution 
d'acide parabaniquo dans l'alcool anbydre avec de 
l'alcool ammoniacal. Le précipité blanc et cristallin 
est séché après filti'ation sous une cloche sur de l'a- 
cido sulfurique. Il fut impossible de trouver un dissol- 
vant n'altérant pas le corps: l'analyse faite avec le 
corps brut démontre néanmoins que la formule du 
parabanatc d'ammoniaque est CgH^N^O., . NH^. 

(),35(igr. ont donné 0,o(i25 gr. CO, ot 0,1325 gr. H.3O 
0,249 gr. ont donné 0,548 gr. de platine 

Calcul Expûrieuct' 

C, 26 27,48 27,77 

eI 5 3,81 4,13 

N, 42 32,06 31,15 

Ol 48 36,65 — 

131 100,00 

Le parabanate d'ammoniaque est une poudre lé- 
gère, blanche et cristalline, insoluble dans l'alcool; 
la dissolution dans l'eau s'effectue presque momen- 
tanément, avec un abaissement notable de tempéra- 
ture. La formation, ainsi que les propriétés de ce 
corps sont bien caractéristiques, il ne se forme que 
sous les conditions mentionées plus haut. Si on traite 
l'acide parabaniquo par l'ammoniaque gazeuse on 
n'observe qu'une faible absorption: 1,082 gr. d'acide 
parabaniquo ont absorbé 0,030 gr. d'ammoniaque (au 
lieu de 0,161 gr. dans le cas où la réaction serait com- 
plète). L'élévation de température ne pourrait guère 
favoriser la combinaison , comme on verra plus loin. 
En dissolvant le parabanate d'ammoniaque dans l'eau 
il paraît qu'il se décompose en acide parabaniquo et 
ammoniaque: le nitrate d'argent donne avec cette 



de MM. Tollcns et Wagner (.\nu. d. Chem. u. Pharm. T. CLXVJ, 
p. 321). Ayant répété deux fois cette préparation, je n'ai obteini que 
l'alloxane impur. Il serait bien désirable que les auteurs donnassent 
cpielques détails sur leur procédé, car l'action de l'acide nitrique 
(p. s. 1,.S) sur l'acide urique à froid était déjà étudié par M. Gre- 
gory (Anu. d. Cbem. u. Pharm. T. XXXIII, p. 344) ot M. Scbliep- 
per (Anu. d. Chem. ii. Pharm. T. LV. p. 251). et qui n'ont obtenu 
que de l'alloxane. 



dissolution le sel biargentique, comme le ferait l'acide 
parabaniquo et non un des sels décrits plus bas. En 
ajoutant un sel de cuivre à la dissolution on obtient 
immédiatement la coloration bleue, et un précipité 
vert après. Les sels de plomb donnent un précipité 
cristallin blanc. 

Action de Vedii, Irons formation en oxaluratc d^ am- 
moniaque. Le parabanate d'ammoniaque en solution 
aqueuse se transforme, dès la tenii)érature ordinaire, 
plus piomptement en chauffant, en oxalurate d'am- 
moniaque; la solution, jusqu'à la dernière goutte, 
doinic les cristan.x caractéristiques de ce sel. L'analyse 
était faite avec l'oxalurato d'argent obtenu du sel 
ammoniacal. 

0,191 gr. ont donné 0,0865 gr. d'argent. 

CaU'itl Expérience 

C,H.,N,0,_ 131 54,82 — 



Ag 108 45,18 



239 



45,28 



100,00 

Action de la chaleur, transformation m oxeduramidc . 
En chauffant le parabanate d'ammoniaque à 100^ on 
observe une perte augmentant très lentement, c'est 
pourquoi il est difficile de saisir la fin de l'expérience. 
La perte est proportionello à l'ammoniaque. 

0,447 5 gr. ont perdu àlOO'pendant 9 houresO,052gr.= 
1 1 ,627„. La formule C3H,N^03 . NH, demande 1 2,987„. 

La poudre blanche restante, d'après l'analyse de son 
sol d'argent, était reconnue pour de l'acide paraba- 
nique. Le parabanate d'ammoniaque à 100° est com- 
plètement décomposé en acide parabaniquo et ammo- 
niaque. Une toute autre réaction s'ensuit, si l'élévation 
de température est menée dans des conditions où la 
perte d'ammoniaque du parabanate d'ammoniaque de- 
vient impossible: il s'effectue une transformation iso- 
mériquc de parabanate d'ammoniaque on oxaluramide, 
une réaction, qui nie paraît bien remarquable. 

On chauffe le parabanate d'ammoniaque dans un 
tube scellé à la lampe avec de l'alcool ammoniacal à 
100° pendant 6 — 8 heures. I^a réaction réussit de 
môme en partant de l'acide paiabanique. La réaction 
finie on filtre le contenu du tube et on le sèche sous 
une cloche sur de l'acide sulfurique. La masse bien 
séchée, ne contenant plus de rammoniaque libre, est 
traitée par l'eau froide, l'oxaluramide étant insoluble 



383 



Biilictin «le r/tcatlëinie Impériale 



3S4 



dans ce véhicule. Pour purifier l'échantillon pour 

l'analyse on l'a dissout dans de l'acide sulfurique 

monohydraté ') et précipité par l'eau. Après l'avoir 

séché à 100^ (on n'a observé aucune perte) on l'a 

analysé. 

0,3775 gr. ont donné 0,384 gr. CO, et 0,142 gr. H,0 

0,260 gr. ont donné 0,581 gr. de platine 





Calcul 




Expérience 


c. 


36 


27,48 


27,74 


H, 


5 


3,81 


4,17 


N, 


42 


32,06 


31,63 


O3 


48 


36,65 


— 



1.31 100,00 

Les propriétés de l'o-xaluramide le distinguent fort 
du parabanate d'ammoniaque: i) est suffisant de men- 
tionner l'insolubilité dans l'eau (en absence de l'am- 
moniaque) et que le corps est soluble, sans décom- 
position, dans l'acide sulfurique monohydraté, l'eau 
le précipitant de la solution. 

Je n'étais pas heureux de transformer le paraba- 
nate d'ammoniaque en oxaluramide en totalité, ordi- 
nairement il y avait 707o du sel transformé, dans une 
préparation SO"/,,. Le reste du parabanate d'ammo- 
niaque se trouve inaltéré à la fin de la réaction. 
En opérant la séparation de l'oxaluramide, on trouve 
dans les eaux mères, après évaporation, l'oxalurate 
d'ammoniaque. Transformé dans le sel d'argent, ce 
dernier a donné à l'analyse les chiffres suivants. 

0,184 gr. ont donné 0,083 gr. d'argent 

Expérience 
54,82 — 

45,18 



CaH^N.O, 



Ag 



Calcul 
131 
108 



45,11 



239 100,00 

La transformation isomérique du parabanate d'am- 
moniaque en oxaluramide explique la formation du 
phenyloxaluramide de MM, Gerhardt et Laurent'"'). 
Contre toutes les analogies , l'acide parabanique avec 
l'aniline ne donne pas l'anilide parabanique, mais le 
phenyloxaluramide. Le fait s'explique aisément: le 
parabanate d'aniline formé antérieurement, la haute 



température aidant, fut transformé en phenyloxalu- 
ramide. Les ammoniaques composés primaires, à pré- 
sumer, se comporteront de même à l'égard de l'acide 
parabanique, et donneront, dans la dernière phase de 
la réaction, des oxaluramides substitués. 

Le parabanate de potassium. 

Pour la préparation de ce sel on doit se placer 
dans les conditions suivantes. Un poids déterminé de. 
potassium est dissout dans de l'alcool anhydre, et la 
liqueur est ajoutée par petites parties, en remuant 
constamment, à une dissolution d'acide parabanique, 
en quantité un peu plus qu'équivalente du potassium, 
dans l'alcool. L'opération finie la liqueur doit montrer 
une réaction acide. Si ces conditions no sont pas rem- 
plies, il se formerait de l'oxalurate de potasse (en pré- 
sence de l'eau) ou bien l'oxalate, si l'éthylate de po- 
tassium est en excès. 

Le parabanate de potassium forme un précipité 
blanc, léger. On a analysé le produit brut, faute de 
trouver un dissolvant^) n'altérant pas le corps. Il fut 
séché sous une cloche sur de l'acide sulfurique. 

0,398 gr. ont donné 0,321 gr. K,SO,. 

Expérience 

26,38 
152,1 100,00 

La formule du sel est complètement confirmée par 
l'analyse du sel raonoargentique (voyez plus loin) pré- 
paré avec le sel de potassium. 

Le parabanate de potassium est insoluble dans l'al- 
cool. L'eau le dissout aisément à froid avec abaisse- 
ment sensible de température. La solution aqueuse 
fraîchement préparée donne avec le nitrate d'argent 
un précipité de parabanate d'argent. Le parabanate 
de potassium se décompose très vite, si on le chauffe; 
le résidu, qui fond à une température très basse, con- 





Calcul 




C.HN,0., 


113 


74,30 


K 


39,1 


25,70 



•5) Schichknff et Rosing, .\nn. der Chem. und Pharm. T, CVI, 
p. 255; Strecker, ibid. T. CXIII, p. 47; Liebig, ibid T. CVIII, 
p. 126. 

6) Auu. de Chim. et de Phys. [3] T. 24, p. 177 



7) Dans le corapte-reudu de la séance de la Société chimique 
russe, je disais, que le sel pouvait être cristallisé, de l'alcool à 84° 
(Tr). Je fus enduit en erreur par l'analyse du premier échantillon 
ainsi préparé, qui me donna 25,08 de potassium au lieu de 25,7. 
Ayant préparé et analysé le corps plusieurs fois, je me suis con- 
vaincu que l'alcool aqueux altère le sel et suivant la durée de 
l'opération on obtient des chiffres de plus en plus proches de l'oxa- 
lurate de potasse. 



385 



des Scioiices dp Saint -P<f>t(>r9bours^. 



3nQ 



tient beaucoup (si non en totalité) de cyanure de pot- 
assium , qu'on peut démontrer par la formation du 
bleu de Prusse. 

Action de reau, tramformafion oxalurate de potas- 
sium. La solution aqueuse de parabanate de potassium 
dépose bientôt de beaux prismes rlioniboïdaux d'oxa- 
lurate de potasse, CgH^KN.O,^ -*- H^O. Ce sel est plus 
amplement décrit dans la notice adjointe à ce mé- 
moire. Le même sel se forme en précipitant l'acide 
parabanique en solution alcoolique par la potasse al- 
coolique: il se forme un précipité cristallin blanc in- 
soluble dans l'alcool. 

0,281 gr. ont donné 0,141 gr. K,SO^ 

Expérience 



^H^N.O, 



Ciilciil 

131 
* K 39,1 



77,02 
22,98 



22,52 



170,1 



100,00 



ParabaDate de sodium. 

Ce sel se forme dans les conditions analogues au 
sel de potassium en agissant avec de l'étliylate de so- 
dium en solution alcoolique sur l'acide parabanique 
dans le même dissolvant. C'est un précipité blanc, en 
tout conforme au sel potassique. Ou a du faire l'ana- 
lyse sur le produit brut, séché sur de l'acide sul- 
furique. 

0,2445 gr. ont donné 0,1205 gr. Na^SO^ 

Calcul Expérience 

CgHNp. 113 83,09 — 

Na 23 16,91 15,96 

136 100,00 

J'ai étudié l'action de l'excès d'éthylate de sodium 
sur l'acide parabanique, afin de juger si le second 
atome d'hydrogène de ce composé est remplaçable 
par les métaux. En opérant avec toute précaution, il 
se trouve que l'acide parabanique est complètement 
décomposé. Le précipité cristallin blanc est, d'après 
les réactions et l'analyse, de l'oxalate de sodium. 

0,4305 gr. ont donné 0,451 gr. Na^SO^. 

Calcul Expérience 

C,0, 88 65,68 — 

2Na 46 34,32 34,16 



Parabanates d'argent. 

L'acide parabanique donne deux sels d'argent: le 
sel monoargentique, C3HAgN„0.j et le sel biargen- 
tique C^Ag^NjCj H- H,,0, que je ne pouvais pas ob- 
tenir anhydre. Ces faits, en contradiction avec les 
travaux antérieurs de MM. Liebig et Wôhler*) et 
A. Strecker"), se déduisent des données suivantes. 

Sd hiar(ie)ifique , CgAg^N.^O, -i- H.,0 était obtenu 
par plusieurs procédés. 

1. En précipitant l'acide parabanique par le nitrate 
d'argent, les deux corps étant en solution aqueuse, 
on obtient un précipité cristallin blanc. L'argent était 
déterminé par la calcination du sel séché sous une 
cloche sur de l'acide subfurique. 

0,473 gr. ont donné 0,296 gr. d'argent. 

Calcul Expérience 

37,58 — 
2 Ag 216 62,42 62,58 



CgN^Og.H^O 130 



134 100,00 



346 100,00 

Liebig et Wôhler considèrent ce sel comme anhydre, 
A. Streckercomrae semihydraté2 (CgAgjN^Og).!!^^ 
Le sel biargentique est insoluble dans l'eau, so- 
luble dans l'acide nitrique. A la lumière le sel sec 
est parfaitement stable. La solution aqueuse de 10 
gr. d'acide parabanique, précipitée par 30 gr. de ni- 
trate d'argent (2 molécules), donne en moyenne 12 
gr. du sel biargentique, qui correspondent à peu près 
à la moitié d'acide parabanique. 

2. Le sel biargentique étant précipité, si on porte 
la liqueur à l'ébullition en ajoutant de l'eau, presque 
la totalité du précipité se dissout et en refroidissant 
donne des cristaux blancs maméllonés du même sel 
hydraté. La solutiou du sel est effectuée par la présence 
de l'acide nitrique, résultant de la réaction. 

0,2135 ont donné 0,1335 gr. d'argent. 

Calcul Expérience 

Ag 62,42 62,56 

3. La liqueur obtenue par la filtration du précipité 
cristallin du sel biargentique donne avec de l'ammo- 
niaque un précipité gélatineux du sel d'argent, auquel 
Liebig et Wôhler assignent de nouveau la formule 



8) Auu. der Chem. and Pharm. T. 26, p. 286. 

9) Ibid. T. 118, p. 174. 



Tome XIX. 



26 



397 



Bulletin de T/tcad^inie liiipëriale 



3$S 



du sel anhydre et A. Strecker la formule du sel se- 
mihydraté. De fait, le sel est identique au précédent, 
présentant la formule C3Ag.,N,303 . Efi. Après quelques 
essais préliminaires j'ai renoncé à étudier le sel géla- 
tineux, par l'impossibilité de l'avoir pur. L'argent va- 
riait de 45 à 627o la réaction donnant selon les con- 
ditions le sel monoargentique (avec 45% d'argent) ou 
le selbiargentique. Pour avoir le sel d'une composition 
constante j'ai opéré comme suit: 

Ayant filtré le précipité cristallin (produit dans 
une solution de 1 mol. d'acide parabanique et de 2 
mol. de nitrate d'argent), la liqueur avec les eaux de 
lavage est portée à 80-90, et, le feu éteint, elle est pré- 
cipitée par l'ammoniaque en ajoutant ce dernier goutte 
à goutte et remuant constamment. Il se forme un préci- 
pité blanc cristallin du parabanate biargcntique. Le 
sel est parfois violet, si l'acide parabanique n'était pas 
tout-cà-fait pur: ou purifie le sel dans ce cas en le 
dissolvant dans l'acide nitrique très faible, et repré- 
citaut par l'ammoniaque à chaud, après avoir filtré 
le précipité d'argent métallique. La composition de ce 
sel est identique avec les sels antérieurement décrits. 
L'analyse a donné en moyenne 



Ag 



Calcul 
62,42 



Expérience 

62,56 



La moyenne est déduite de 7 analyses, dont les ex- 
trêmes étaient 62,50 et 62,65"/„ d'argent. 

4. Le même sel était enfin obtenu du parabanate 
d'ammoniaque. Le précipité gélatineux devint cristal- 
lin étant chauffé quelque temps au-bain marie sans le 
filtrer. 



0,339 gr. ont donné 0,2125 gr. d'argent 
Ag 



Calcul 
62,42 



Expérieuce 

62,68 



Ainsi tous les procédés employés donnent le même 
sel CjAg^N^O^Hp dont la formule demande 62,42 
p. c. d'argent. La formule du sel anhydre (Liebig et 
Wôhler) demande 65,9 d'argent; la formule du sel 
semihydraté(A.Strecker) demande 64,1 p.c. d'argent. 

Contrairement aux assertions de M. A. Strecker 
le sel ne s'obtient pas anhydre à 145°. Dès 110° le 
sel commence à perdre de l'eau: à chaque tempéra- 
ture observée entre 110° jusqu'à 145° correspond 
une perte parfaitement constante. Je ne pouvais pas 



faire d'essais ultérieurs et voir, si le sel présente réel- 
lement une dissociation. 

110° perte = l,587o argent dans le résidu = 63,347f, 
120 » =1,83 » » » » —63,21 
130 » =2,14 » » » » =63,68 
140 » =2,36 » » » » =64,14 
145 » =2,27 » » )' » =64,02 

Pour se faire une idée de l'erreur de l'expérience 
il fut fait un nouveau essai à 100°: 

110° perte = 1, 6 67„ argent dans le résidu = 63,437o. 

Ainsi l'erreur probable est beaucoup plus petite que 
les écarts observés. Comme ces données étaient ob- 
tenues avec les sel biargcntique de diverses prépara- 
tions , cela peut expliquer les petites perturbations 
dans les p. c. d'argent. L'impossibilité d'obtenir le 
sel anhydre à 145° est évidente, le sel ne perdant à 
cette température pas même une '4 molécule d'eau. 

Sd monoargentique. J'ai obtenu ce sel en partant 
du parabanate de potassium, ainsi que de l'acide pa- 
rabanique. 

1. On précipite par une quantité équivalente de 
nitrate d'argent (1 moléc), la solution de parabanate de 
potassium préparé immédiatement avant la précipi- 
tation. Le précipité blanc, amorphe, est chauffé quel- 
que temps au bain-marie, filtré ensuite. On le suspend 
dans l'eau, et on ajoute l'acide nitrique goutte à goutte, 
en ayant la précaution de laisser une petite quantité 
de sel non dissoute (voyez plus loin). La liqueur ni- 
trique est précipitée à chaud par l'ammoniaque, comme 
il a était décrit à propos du sel biargcntique. On ob- 
tient un précipité blanc cristallin du sel monoargen- 
tique hydraté, CgHAgN^Og -4- HjO. L'analyse com- 
plète de cet échantillon (le sel A) est donnée plus loin. 

2. En partant de l'acide parabanique on obtient le 
môme sel en précipitant la solution de 2 molécules 
d'acide parabanique par 3 molécules de nitrate d'ar- 
gent. On filtre le précipité du sel biargcntique formé. 
La liqueur filtrée avec les eaux de lavage est préci- 
pitée à chaud par l'ammoniaque. Le précipité obtenu 
contient ordinairement encore du sel biargcntique. On 
le purifie, en dissolvant partiellement, comme il a été 
dit plus haut, dans l'acide nitrique. Le sel monoargen- 
tique, très soluble dans l'acide nitrique, se retrouve 
presque en totalité dans la solution: on l'obtient en 



3S9 



des Sciences de Saint-Pétersbourg:. 



30O 



précipitant par l'ammoniaque à chaud. Ordinairement 
il suffit, pour l'avoir pur, de le dissoudre partielle- 
ment dans l'acide nitrique une fois. P^n partant de 
l'acide parabauique on obtient le sel monoargeutique 
soit anhydre, soit hydraté. 

Pour l'analyse le sel hydraté fut séché sous une 
cloche sur de l'acide sulfurique: il n'y a pas de perte 
d'eau dans ces conditions. 

1) 0,342 gr. (sel A) du sel hydraté ont donné 0,155 
gr. d'argent. 

2) 0,32325 gr. ont donné 0,14675 gr. d'argent. 



Calcul 



C3HN.3O3. H^O 131 



54,82 
Ag 108 45,18 



Expérience 
1. 2. 



45,32 45,09 



239 100,00 

L'eau n'était directement déterminée que sur l'é- 
chantillon et préparé avec du parabanate de potas- 
sium. Le sel perd l'eau à 140^ complètement et 
très vite 

0,89525 gr. du sel hydraté (sel A) ont donné 
0,06975 gr. H^. 

Expérience 

92,41 — 

H,0 18 7,59 7,79 



Calcul 

CHAgNA 221 



239 100,00 

Suivent les analyses du sel anhydre de diverses 
provenances. 

1) 0,339 gr. (sel A) ont donné 0,167 gr. d'argent. 
0,434 gr. (sel A) ont donné 0,051 gr. H,0 et 

0,2445 gr. CO,. 

2) 0,2025 gr. ont donné 0,09925 gr. d'argent. 
3)0,30225» » » 0,149 

4)0,353 » » » 0,174 » » 



Calcul 



Expérience 

2. .3. 



4. 



1. 

C, 36 16,29 15,37 _ — — 

H 1 0,45 1,30 — — — 

Ag 108 48,87 49,26 49,01 49,29 49,29 

N^ 28 12,66 _ _ _ _ 

O3 48 21,73 _ _ — — 

221 100,00 



Le parabanate monoargeutique se présente sous la 
forme d'un précipité cristallin blanc, à l'état sec, com- 
plètement stable à la lumière. Le sel est insoluble 
dans l'eau, l'acide nitrique le dissolvant très aisément. 
25 gr. du sel dans 200 c. c. de l'eau furent traités par 

20 gr. d'acide nitriqne (p. s. 1,35); il s'est dissout 

21 gr. du sel monoargentique. La composition du sel 
hydraté étant celle de l'oxalurate d'argent, bien que 
les propriétés les distinguent fortement, j'ai cru néan- 
moins par un essai direct de prouver que le sel mo- 
noargentique appartient à la série parabanique. La 
solution nitrique du sel monoargentique fut addition- 
née de nitrate d'argent et précipitée à chaud par l'am- 
moniaque. Il se forma le sel biargentique 

0,309 gr. du sel ainsi obtenu ont donné 0,1935 
gr. d'argent =62,62 Ag. La formule du para- 
banate biargentique demande 62,42 Ag. 

Les opinions qui ont cours dans la science con- 
cernant la constitution de l'acide parabanique peuvent 
se ranger dans deux catégories. La première, se fon- 
dant sur les travaux classiques deLiebig et Wôhler, 
déduit des produits de décomposition de l'acide paraba- 
nique la constitution de cet acide comme oxalylurée 
(C..O,2)(CO)H,N.3. C'est l'opinion régnante; M. A.Bayer 
généralisa la notion d'urée composée il y a quelques 
années pour tout le groupe urique. Comme une modi- 
fication de ladite opinion, vient celle que j'ai dé- 
veloppée il y a quelques années, que l'acide para- 
banique est l'uroximide C202(CO . H,N)N et qui fut 
le point de départ des présentes recherches. La 
deuxième catégorie des opinions concernant l'acide 
parabanique est représentée par la formule de M. 
Gerhardt, récemment adoptée par M. Kolbe: c'est 
l'acide cyanoxamique C,0, (HO) (HN . CN) ou bien 
oxalylcyanamide. Je pense que les faits décrits dans le 
présent mémoire ne sont conformes à aucune de ces 
opinions. 

La formation des sels de l'acide parabanique est 
incompatible avec la notion d'oxalylurée ou uroxi- 
mide. L'acide parabanique porte tous les caractères 
d'un acide, dont les sels, comme tous les sels, entrent 
dans des réactions de double décomposition dans les 
solutions aqueuses; c'est un acide monobasique, à 
juger par les essais infructueux de remplacer le se- 

25* 



301 



Bulletin de l'/teadëmie Impériale 



392 



cond atome d'hydrogène par le métal alcalin. L'opi- 
nion de MM. Gerhardt et Kolbe, représentant l'a- 
cide parabaniqiie comme un acide monobasiqne, ex- 
plique bien les faits précités, mais se montre insuf- 
fisante pour les explications ultérieures. Les faits con- 
signés dans ce mémoire montrent non -seulement que 
l'acide parabanique est un acide, ils contiennent en 
plus des données pour juger do la position du groupe 
d'hydroxyle. Le parabanate d'ammoniaque est aisé- 
ment transformé dans son isomère l'oxaluramide, ré- 
action non expliquée par la formule d'acide cyan- 
oxamique, qui n'a d'analogue que dans la transfor- 
mation de cyanate d'ammoniaque en urée, montre 
que l'acide parabanique contient les éléments de l'a- 
cide cyanique 

(C,0,)HN.CNHO. 

De l'autre côté la formule montre les éléments d'oxi- 
mide dans l'acide parabanique — c'est l'acide oximide- 
cyanique. Sous peu je serai prêt à confirmer cette 
opinion par les transformations et l'analyse de l'acide 
diméthylparabanique, ainsi que par la synthèse de ses 
homologues. Les essais, qui sont en train, donnent 
pleinement à espérer de leur réussite. 

La conception d'acide parabanique comme acide 
oximidecyanique est riche en conséquences pour 
tout le groupe urique. Comme la démonsti'ation ex- 
périmentale prendra bien de temps, je voulais par 
le présent n)émoire m'assurer la priorité quant à l'ap 
plication des procédés découverts pour l'étude d'autres 
corps du groupe urique, et développer la constitution 
de ce groupe au point de vue nouveau, au fur et à 
mesure des faits acquis. 



Sur l'oxalurate de potassium, ainsi que sur le 
dosage de ce métal dans les sels des acides 
du groupe urique. Par N. Menschutkin. 

(Lu le 15 janvier 1874.) 

Ayant eu occasion d'observer la formation et les 
propriétés de l'oxalurate de potasse, je crois utile de 
les reproduire dans cette note, mes observations étant 
en contradiction avec celles de M. Strecker. 

L'oxalurate de potasse se forme sous diverses con- 
ditions partant de l'acide parabanique. Comme il a 
été mentionné dans le mémoire précédent, le sel s'ob- 



tient en précipitant une solution alcoolique d'acide 
parabanique par la potasse alcoolique ou bien par 
l'action de l'alcool aqueux ou de l'eau sur le parabanate 
de potassium. C'est le dernier procédé que j'ai étudié 
le plus souvent. Le parabanate de potassium est très 
soluble dans l'eau: si la solution est suffisamment con- 
centrée, on voit au bout de quelques heures se former 
des prismes de l'oxalurate de potasse hydraté. Le 
sel séché à l'air ne perd pas l'eau de cristallisation. 
Le dosage de potassium, pour cause de formation de 
cyanure de potassium en calcinant, fut exécuté comme 
sulfate. L'eau est dosée en chauffant le sel à 1 00°. 
0,399 gr. du sel hydraté ont donné 0,0385 gr. H2O. 

Calcul Expérience 

170,1 90,43 - — 

18 9,57 9,64. 

188,1 100,00 

0,3505 gr. du sel anhydre ont donné 0,1 795 gr. K^SO^ 

131 77,02 — 

K 39,1 22,98 22,98 



C3H.^KNA 
H..0 



C3H3N.P, 



170,1 



100.00 



L'oxalurate de potasse est difficilement soluble dans 
l'eau froide. I^e corps se cristallise très facilement: 
des solutions contenant 1 gr. du sel à peine, on ob- 
tient des cristaux bien développés. Les cristaux s'ef- 
fleurissent à l'air, mais très lentement. L'échantillon, 
qui date d'une année, ne montre guère que quelques 
cristaux effleuris. La forme cristalline est déterminée 
par M. M. Erofejeff. 

«Les cristaux appartiennent au système rhombique» 

a:b:c= 1 : 0,6014965 ....: 0,5393226 ... . 

L'axe b est pris pour verticale. On a ob- 
servé les formes suivantes: 




Pyramide p 

Prisme m 

Macrodôme i 

Macropinacoïde a 

Brachypinacoïde c 



d'après 
Miller 

(111) 
(110) 
(011) 
(100) 
(010) 



d'après 
Nauniann 

P 

ooP 

Poo 
coPoo 
cxjPoo 



Les faces 
suivants: 



de ces formes constituent les angles 



303 



des 9eieiicc>9 de Saint • P^fer^boiirg'. 



394 



Calculé 



14r43' 13" 

133 42 10 

130 56 35 

90 G 

118 20 20 

90 

123 19 20 



Observé 

i: i (OU: oïl) *) 85° 45' 40" 

i: p(011 :111) *)158 7 20 

m: p(110: 111) 141 48 

c: p(010: 111) — 

m: 1(110:011) 130 58 50 

a: 1(100:011) 90 20 

a:m(100: 110) 118 20 

a: c(100:010) 89 58 50 

ni:ni(110:îl0) 123 20 

«Ces mesures sont des moyennes de plusieurs obser- 
vations.» 

L'oxalurato de potasse était décrit par M. A. 
Strecker ') qui l'a obtenu par l'action du carbonate 
de potassium sur l'alloxane en présence de l'acide 
cyanhydrique, d'après l'équation suivante: 

2 C,N^H.p,,-H 2 KHO = C^H3KN,0^-*-C3H3KN,0,-»- CO,: 

dialurate de oxalurate dp 
potassium potassium 

D'après M. Strecker en évaporant la liqueur, ayant 
filtré le dialurate de potassium, on obtient l'oxalurate 
de potassium en paillettes anliydres. Je n'ai jamais 
observé à mon oxalurate de potassium une forme 
pareille, jamais, non plus, je ne l'ai vu se cristalliser 
d'une solution aqueuse en cristaux anhydres. 

La méthode d'analyse adoptée par M. Strecker 
laisse beaucoup à désirer. Dans le mémoire qui pré- 
cède, j'ai déjà dit que le parabanate et l'oxalurate 
de potassium (ainsi que les dialurates de potassium, 
de barium) donnent du cyanure de potassium, et non 
du carbonate, en calcinant. Or M. Strecker, ainsi 
que cela se fait parfois maintenant, fait le dosage du 
potassium en calcinant et en pesant le résidu qu'il 
prend pour du carbonate de potassium. 11 s'ensuit 
une erreur d'analyse, variable selon les conditions: 
sa valeur par exemple pour le dialurate de potassium ') 
est de l,57oà peu près do potassium (en comparant 
mon analyse avec l'analyse de Strecker), le potas- 
sium étant dosé comme sulfate. 

Ayant répété l'essai de M. Strecker, j'ai observé 

*) L'astériquc à gauche du uonibre signifie que ce nonilire était 
pris pour base pour calculer les élémeuts des cristaux et la gran- 
deur de leurs angles. 

1) Ann. der Chem. und Pharm. T. CXIII, p. 54. 

2) L'étude de la réaction du carbonate de potassium sur l'al- 
loxane, ainsi que les données sur les dialurates seront publiées 
tantôt. 



qu'il se forme beaucoup de dialurate de potassium 
(à peu près 7s d» produit) et très peu d'un sel plus 
soluble qui est complètement différent de l'oxalurate 
de potassium, dont la composition n'est pas encore 
fixée. 



trber die Fortpflanzungsgeschwindigkeit der 
Erregung im Rùckenmarke. Von E. Cyon 

(Lu le 18 décembre 1873.) 

Die Ausmessung der Geschwindigkeit, mit welcher 
sich der îlrregungsprocess durch die centralen Ner- 
venmassen fortpflanzt, ist von hohem Interesse so- 
wohl fiir die Théorie der Erregungsprocesse, als auch 
fur die Physiologie der Ganglienzellen. Ich habe es 
daher im Jahre 1870 versucht, solclie Messungen aus- 
zufiihren und habe die damais erhaltenen Resultate 
in der Gesellschaft der Petersburger Naturforscher 
mitgetheilt, in deren Protocollen auch dieselben ver- 
ôffentlicht wurden. In derselben Sitzung habe ich 
auch die von mir benutzten Vorrichtungen demonstrirt 
und bei dieser Gelegenheit einen Probeversuch ausge- 
fiihrt. 

Seitdem habe ich dièse Untersuchungen mehrmals 
wieder aufgenommen und will hier in Kurzem die 
weiteren Resultate derselben vorlaufig mittheilen, da 
indessen, wie aus der von Ilosenthal der Berliner 
Akademie der Wissenschaften gemachten Mittheilung 
hervorgeht, auch von amlerer Seite her dieselbe Frage 
in Angriff genomraen wurde. 

Die von mir benutzten Vorrichtungen werde ich bei 
einer spiiteren Gelegenheit ausfiihrlich beschreiben, 
hier nur die Angabe, dass zur Aufzeichnung der Mus- 
kelcoiitractionen das Marcy'sche Myographion beuutzt 
wurde, dessen Hebel seine Bewegungen auf einer 
kreisformigen Scheibe aufzeichnete, welche mit grosser 
Gleichmassigkeit acht Umdrehungen in der Secundo 
ausfiihrte. Die messbare Zeitdauer war aiso ausserst 
gering, und hing deren Werth naturlich von der 
Grosse des Radius der aufgezeichneten kreisformigen 
Curve ab. — Zur Reizung des Riickenmarks wurden ver- 
schiobbarc nadelfôrnige Klectroden beuutzt, welche, in 
einer constanten Entfernung von einander befestigt, 
immer bis zu derselben Tiefe ins blossgelegte Riicken- 
mark hineingestochen wurden. 

Die zuerst angestellten Vorsuche liatton zum ein- 



395 



Bulletin de l'Jkcadëmie Impériale 



396 



fachen Zweck, die Fortiiflanzuiigsgeschwindigkeit im 
Ruckenmarke selbst zu erraittelii, wenn dasselbe sich in 
môglichst normalen Verhâltnissen befindet. — Samrat- 
iiche Messiingeu sind an Froschen ausgefiihrt, die 
eine bis zwei Stunden bei gewôhnlicher Zimmertempe- 
ratur aufbewahrt wurden; das Riickenmark wurde 
mit môglichst geringem Blutverlust blossgelegt, vora 
Gehirne getrennt iind wâhrend der ganzen Versuclis- 
dauer in feuchter Luft vor Ausdiinstung geschiitzt. 

Eine grosse Anzahl solcher auf verschiedenen 
Hôhen ausgefuhrten Messungen ergab fiir das Riicken- 
mark eine Fortptlanzungsgescliwindigkeit von 1 bis 
3 Meter in der Secunde; die am haufigsten erlial- 
tene Geschwindigkeit war l'/o bis 2 Meter. Im Ver- 
gleich zur Fortpflanzungsgeschwindigkeit der Erregung 
im Nervenstaram, sind also die fiir das Centralncr- 
vensystem erhaltenen Zahien âusserst gering. Die 
Erregung bat beim Durchgang durcli die Ganglien- 
zellen vvahrscheinlich grosse Widerstlinde zu iiber- 
windeu. 

Die erhaltenen Zahien kônuen natiirlich nur mit 
denen, an Nervenstàmmen unter denselben Bediugun- 
gen conservirter Frôsche erhaltenen, verglichen wer- 
den. Ich habe daher mehrere Messungen an Nerven- 
stàmmen vorgeuommen und zwar sowohl mittelst des 
Helmholz'schen Myographions an ausgeschnittenen 
Nerven als mittelst des Marey'schen an nicht ausge- 
schnittenen. Fiir die erste erhielt ich eine Geschwin- 
digkeit von 7 bis 11 Meter, fiir die letzteren von 
15 bis 20 Meter in der Secunde. Wie ersichtlich ist 
die Fortpflanzungsgeschwindigkeit der Erregung bei 
uuseren (meistens sehr kleinen) Froschen eine ziemlich 
geringe. Die Fortpflanzungsgeschwindigkeit ist den- 
noch im Rtickenmarke ctwa um zehn mal goringer 
als im nicht ausgeschnittenen Ncrvenstamm. 

Ich will aus diesen Versuchcn vorliiufig das eine 
Ergebniss hervorheben, das niimlich, dass derselbe 
Vorgang (die Erregung) so bedeutend verschiedeue 
Geschwindigkeiten zu seiner FortpHanzung braucht, je 
nach der Mitte, in der dièse Fortpflanzung geschicht. 
(Fiir eine andere Bewegungsart ist Âhnliches schon 
durch Stefan's Untersuchungcn iiber die Fortpflan- 
zung des Schalls durch Wachs- und Caoutschukstiibe 
erwiesen). 

Dièses Ergebniss ist insofern von Wichtigkeit, als 
es einige Bedenken iiber die Identificirung der Ner- 



venkrafte mit electrischen Kraften beseitigt, welche 
aus der relativ geringen Fortpflanzungsgeschwindig- 
keit der Nervenerregung entstanden sind. 

Die ubrigen Versuche hatten zum Zweck, die Eln- 
fliisse, welche dièse Fortpflanzungsgeschwindigkeit mo- 
dificiren konnen, zu eruiren. Von Versuchen dieser 
Art will ich hier nur auf eine Reihe aufmerksam ma- 
chen, die sich mit dem Einfluss des Grosshirns auf 
dièse Fortpflanzungsgeschwindigkeit beschaftigt. 

Der Ideengang, welcher mich bei meinen Versuchen 
dieser Art leitete, war folgeuder. SeitTurk zur Mes- 
sung der Reflexthatigkeit die Méthode einfiihrte, die 
Zeitdauer zu messen, welche vom Moment der Haut- 
reizung bis zum Erscheinen der Reflexbeweguugen 
vergeht, haben die meisten Physiologen stillschwei- 
gend dièse Méthode adoptirt, mit der Voraussetzung, 
dass dièse Dauer der Stàrke der Reflexthatigkeit ent- 
spricht. 

Als die Thatsache constatirt wurde, dass durch Rei- 
zung gewisser Hirntheile (Setschenow) oder irgend 
eines Abschuitts des Centralnervensystems (Schiff) 
dièse Zeitdauer bedeutend verlangert wird — bat man 
einfach aus dieser Thatsache geschlossen, dass solche 
Reizungen die Reflexthatigkeit als solche hemmen. 
In wiefern eine solcher Schluss zuliissig, wurde, so 
vicl mir bekannt, niemals discutirt, noch weniger 
dessen Zulassigkeit bewiesen. Und doch ist ein sol- 
cher Schluss sehr gewagt. Ûber eine Verstiirkung, 
resp. auf eine Hemmung der Réflexe konnte folge- 
richtig nur auf doppelte Weise Auskunft erhalten 
wcrden: entweder wenn eine gleich starke Reflex- 
bewegung durch eine schwiichere, resp. starkere Rei- 
zung hervorgobracht wcrden kann, oder wenn bei 
glcichblcibender Starke der Hautreizung die Intcn- 
sitat der reflectorischen Muskelzuckungen zu-, resp. 
abnimmt. Die Tiirk'sche Méthode giebt aber nur 
Uber die Dauer Aufschluss, welche ein Reiz gebraucht, 
um von der Haut durchs Riickenmark zu den Mus- 
keln zu gelangen, mit anderen Worten, dièse Méthode 
misst nur die Fortpflanzungsgeschwindigkeit 
des Reizcs durch die pcriphcren und centra- 
len Nervenstiicke. 

Die von mir benutztc Méthode der direkten Mes- 
sung dieser Fortpflanzungsgeschwindigkeit gestattete 
mir eine bestimmte Entschcidung iiber die Bedeu- 



397 



tien Scienct^s de Saiii< • PétorMhniiris. 



30)» 



tung dieser Tiirk'sclicn Méthode, also iiuch der niit- 
telst ihrer gewonnenen Resultate zu erlangen. 

Der Plan der anzustcllendeu Versuche war direkt 
durch die Fragcstellung selbst angezeigt: es nnisste 
untersucht werden, ob diejenigen Einflusse, wclclie auf 
Grund der mit der Tiirk'schen Méthode gewonnenen 
Resultate als fôrdernd oder hemmend auf die Rcflex- 
thiitigkeit bctrachtet werden, nicht ira glcichen Sinnc 
auf die Fortpflanzungsgeschwindigkeit wirken. 

Ich fiihrc hier als Beispiele ein Paar Versuche an. 
deren Ergebuiss mit der Mehrzahl ahnlicher glcichlau- 
tend ist. 



-a 
o 

•3 


Fort- 
pflanzunga- 
geschwindig- 
keit norwal. 


I 


0,016 


II 


0,006 ') 1 



XI 



fci m N 

.2 d *^ 

'<u .a -^ 

^ co S 



M g c 

a a ^ 

a .ïï '53 

W & « 



Bemerkungcn. 



0,008 



0,019=) 
0,002 ') 
0,004 S) 



0,015 



>o,ni3-') 



10 Millim. 



6 Millim. 



Frische Frôsche. 



Ich habe es vorgezogen , in dicsen Versuchen ein- 
fach die Zcitdauer anzugeben, welche die Erregung 
bedurfte, uni eine gewissc Riickenmarkstrecke zu 
durchlaufen. Die Strecke wurde gewohnlicii von der 
brachialen Anschwellung nacli unten gewâhlt. Im 
zweiten Versuch ist die Zalil 2) sofort nach Ausfiili- 
rung des Schnitts, 3) einige Minuten darauf, 4) bei 
Reizung mit Kochsalz, 5) nachdcm das Kochsalz eut- 
fernt wurde, erhalten. 

Aus diesen und gleichlautenden Versuchen geht 
also deutlich bervor, dass Eeizung gewisser Hirn- 
partien dieFortpflanzungsgeschwindigkeit der 
Erregung im Rùckenmarke zu verlangsanien, 
die Entfernung der Hemisphàren dieselbe zu 
beschleunigen vermag. Der Einfluss dieser Entfer- 
nung ist naturlich so zu deuten , dass durch die- 
selbe die Erregung, welche von den Hemisphàren 
zeitweilig ansgeht, beseitigt wird. Da ithnliche Er- 
regungen nicht fortwiihrcnd , sondern nur momentan- 
weise einwirken, so beobaclitet man auch die Be- 
schleunigung der Fortpflanzungsgeschwindigkeit nach 



Abtragung der Hemisphàren vicl seltener als die Ver- 
minderung derselben bei Ueizung der Selihiigel. 

Mit anderen Worten, durch Erregungen der 
centralen Hirnpartien wird wahrscheinlich 
nicht die Reflexthiitigkeit als seiche gehemmt, 
sondern nur die Ûbertragungszeit der Erre- 
gung verlângert. Da man die auftretendcn Erschei- 
nungcn zur Geniige aus dieser Verlangerung allein 
erklilren kann, so fiillt naturlich die Nothwendigkcit 
weg, ausserdcm noch eine unerwiesene Verminderung 
der Reflexthatigkeit selbst anzunchmen. 

Gegen dicBerechtigung des eben gemachtcnSchlus- 
ses lasst sich folgender gewichtige Einwand machen. 
Da ich die Reizungen des Riickenmarkes in der Weise 
vorzunehmen pflege , dass die reizenden Electrodcn 
durch die Hintcrstrànge hindurch zu den Vorder- 
stningcn geleitet werden , so kann der Verdacht ent- 
stehen, ich habe es iiberhaupt nur mit von den Hiu- 
terstriingen auf die Vorderstrànge reflectirten Erre- 
gungen, nicht aber mit direkter Reizung der Vorder- 
striinge selbst, zu tliun gehabt. — Aber abgesehen da- 
von, dass es noch durchaus fraglich ist, ob man berech- 
tigt ist, seiche von den HinterstrJingen und der grauen 
Substanz aus hervorgerufene Zuckungen als rcflectirtc 
zu betrachten, giebt es cineu direkten Beweis fiir die 
Unzuliissigkeit des angefiihrten Einwandes. Zur Rei- 
zung des Riickcnmarks verwendete ich einzelne hcf- 
tigc SchHessungschlîige eines Inductionsapparates : 
bekanntlich aber ist die Dauer eines einzelnen Induc- 
tionsschlags zu gering, um Reflexwirkungen hervor- 
rufen zu konnen. 

Die erhaltenen Contractionen waren also wirklich 
durch Reizung der Vorderstrànge veranlasst. Es ist 
auch nicht einzusehen, warum die durch die Vorder- 
strànge hindurchgestochenen Electroden ausser Stande 
sein sollten, dieselben direkt zu erregen. 

Man konnte diesen Einwand auch dadurch zu be- 
seitigen suchen, dass man die hintere Partie des 
Riickcnmarks abtrâgt und dann den Reiz direkt auf 
die Vorderstrànge applicirt. Ich habe aber von einer 
âhnlichen Beweisfiihrung abstehcn miissen, da mir 
schon die ersten Versuche gezeigt habeii, wie ein- 
greifend eine solche Abtragung der Hinterstriinge 
auf die Leitungsfahigkeit der Vorderen wirkt. Zur 
Veranschaulichung dieser eingreifenden Wirkung will 
ich hier nur ein Paar Versuche mittheilen: 



309 



ICiilletiii do l'/%ead^mie Impériale 



400 



des Versuchs. 



KiH'kciiiruuk iu- 

tact uud vom 
Geliirn getreunt. 



III 



IV 



0,004 Sec. 



(1,005 Sec. 



Hiiitcrstrànge 
abgetragen. 



Uistanz 

zwischen den 

beiden Reizstel- 

len. 



0,025 Sec. 



0,015 Sec. 



5 Millimeler. 



5 Millimeter. 



Wie nian sieht, nimint ilio Loitungsfàhigktîit der 
Vorderstriliigc, (wahrscheinlicli iiur in Folge des ope- 
rativen Eingriffs als solclieii), bedeuteiid ab, wenn man 
die Hiiiterstrànge entfenit. 

Weun ich aber auch davoii Abstand uehmen musste, 
direkte Versuclie au solcben Vorderstrangeii zu ma- 
cheii , so glaubc ich schon dièse Verniiuderung der 
Leitungsfiihigkeit selbst als Beweis gegeii den re- 
flectorisclien Urspruug der Contractionen gebrauclien 
zu konnen, wcklic in mcinon Versucheu bei Rcizung 
des intacteu Kiickcuuiarks erhalteu vvurden. — Wàren 
namlich dièse Contractionen reflectoricheu Ursprungs, 
so sollte man erwarten, dass der Reiz bei intactem 
Ruckenmarke mchr Zeit gebraucheu wird, uni eine 
gewisse Strecke des Riickenuiarks zu durchlaufen, als 
wenn er direkt die Vorderstrânge erregt. Die ange- 
fiihrten Versuche crgeben aber das Gegentheil. 

Wenn die angefiihrten Versuche also darthun, 
dass dieselbcn Einflusse, welche als fôrdeind oder 
verzogernd auf die ReHexthatigkeit augesehen wurden, 
in ganz demselbeu Sinne auf die Leituiigsfàliigkeit 
wirken, so konnen die mit der Tiirk'scheu Méthode 
augestellten Versuche nicht als beweiseud fur die 
Existeuz reflexiiemmender Ceutra augesehen werden, 
da, wie schon oben hingewiesen wurde , mit der 
Tiirk'scheu Méthode hauptsàchlich die Ubcrtraguugs- 
dauer der Errcguug gemessen wird. Damit soll nicht 
behauptet werden, dass solche refiexhemmouden Cen- 
tra gar nicht existiren. Es ist jctzt uur klar, dass 
die bisher fiir die Existenz solchcr Centra gelieferten 
Beweise kauui beweiseud sind, da die zur Messung 
der Intensitat der Reflexbewegungen benutzte Mé- 
thode ganz andere Grôssen misst. In der niichsten 
Mittheiluug werde ich iiber Versuche berichten, wel- 
che solche direkte Messungen zum Zwecke hatten, 
daun werde ich auf dièse Reflexcentra eingehender zu~ 
riickkorameu. 

Ich will am Schlusse noch Versuche mittheilen. 
welche zum Zwecke hatten, die Zeitdauer zu bestim- 



men, die ein Reiz braucht, um von den hinteren Wur- 
zeln zu den vorderen derselbeu Seite uud Hôhe zu 
gelangen. 

Bei dicsen Versuchen wurden zur Reizuug Schlies- 
sungschliige eines constauteu Stromes verwendet, wel- 
che von einer 4 bis 6 Grove'sche Elemente enthal- 
tcnden Batterie erzcugt wnrden. Als mittlere Zeitdauer 
crgab sich die Grosse vou 0,002 bis 0,004 Secunden. 

Dièse Daucr, welche sich auf Querleitung des 
Reizcs durchs Riickenniark bezieht , scheint durch 
Gehirnabtragungen , resp. Reizungen gcwisser Hirn- 
theile in gewisser Weise beeinflusst zu werden. 

Der Einfluss der Temperaturànderungen auf die 
FortpHanzungsgeschwindigkeit in den Nerveu und im 
Riickcnniarke war der Gegenstand der folgenden auf 
dicselbo Weise ausgefiihrten Versuche. Uber dièse 
Letzteren soll uachsteus berichtet werden. 



Luciani Muelleri Lectiones Horatianae. (Lu le il 

décembre 1873.) 

Teubnerus bibliopola Lipsiensis cum me mouuisset, 
ut uovam Horatii receusionem iustaurarem, quae, ele- 
gantia potissimum et nitore conspicua, oniissa mole 
apparatus critici nihil paene exhiberet, quam ipsa 
verba Horatii, quam posset fieri maxime emendata, 
equidem libenter sum usus occasione oblata plura 
quaedam in Horatii librorum scriptura tradita novandi, 
quam licuerat in editioue stereotypa, quae saepius 
posthac tj'pis repetita primum prodiit 1869. Ab hac 
enim, ut quae scholarum usibus maxime esset com- 
ffiodanda, maiorem mutandi ea, quae vulgo essent re- 
cepta, audaciam alienam esse debere existimavi, con- 
tentas aliquanto plura, quam quae in textum rece- 
peram, homiuum doctorum inventa commendasse iu 
prolcgomeuis. At minor illa editio cum destinata esset 
usibus hominum liberaliter eruditorum , qui poëtae 
suavissimi et vel hodie maxime popularis carmina 
velleut légère nuUo usi adiutore nisi propria latini 
sermonis peritia, non placuit eadem, qua antea usus 
fueram, anxietate observari apices codicum: ita ta- 
men, ut quae sine membranarum auctoritate novassem 
in summo libelle legerentur enotata. Cui etiam lecto- 
rum in commodum adiecimus vitam Horatii a Sue- 
tonio couscriptam indicemque carminum ac metrorum 
conspectura. — Eorum autem quae novavimus in hac 



401 



des Sciences de Saint - Pëtepsbourg:. 



40S 



recensione praeter leviora reddere rationes liceat 
hoc loco. Omisi tamen orania ea, de quibiis vol in 
Bentleii ac Peerlcarapii recensionibus vel iu Meinekii 
ac priore nostra satis esse disputatum videretur. 

Sed antequam singula tractentur, qua ubique usus 
sim norma iudicandi in immutanda lecti(jne tradita 
breviter declarabo. 

Equidem ut alienam esse volui editionem meam 
ab irainani illa mutandi turbaudiquc omnia audacia, 
qua multos usos fuisse videmus nuper in Germauia, 
maxime Lehrsium, Ribbeckium, Gruppiiira, non ma- 
gis probavi nimiam Hauptii verecundiam, qui in edi- 
tione ejus, quae a me paratur, externa specie simillima 
adeo contempsit criticorum inventa, ut mendosissima 
haud pauca ne signo quidam corruptelae addito relin- 
queret Intacta. 

De interpolationibus lyricorum Horatii carminum 
cura hodieque diversissimum in modum statuant ho- 
mines docti, ego quid iudicarem iam ante hos decem 
annos annaliura philologicorum auni 1863 pgg. 176 — 
184 plenissime indicavi. De eadem re pauciora quae- 
dam monui in libre, quo classicorura studiorum fata 
apud Nederlandos enarravi , pgg. 1 1 3 sqq. Itaque ne 
eadem recoquam sine usu ullo, satis erit annotasse 
eos , qui cognoscere voluerint rationes meas . facile 
inventuros in scriptis, quae dixi. 

Satis quidem constat inter eruditos, cura quattuor 
potissimum generibus constent lyrica Horatii car- 
niina, symposiacis, eroticis, ethicis, politicis, pluri- 
raum labis traxisse eas partes, quibus maiores assu- 
rait spiritus poëta, non hercule sine ipsius quadam 
culpa. Nempe quod sacpius asserit Flaccus se levio- 
ribus potissimum carminibus, quibus convivia et amo- 
res celebrentur, idoncum esse scribendis, non eis quae 
melius epicorum gravitati aut cothurno tragico ap- 
tentur, id omnino verissiraum esse statuo, quanquam 
et olim multis et nunc nonnullis doctorum aliter visum 
est. Itaque carmina, qualia sunt prima sex libri ter- 
tii, etsi multas habent sententias praeclaras commu- 
nique adeo hominum elegantium usu receptas, tamen 
haud raro, elanguescente spiritu poëtico, et sermone 
sunt difticili et contorto (cf. Quint. T, 8, 6) et instructa 
ac paene dixerim munita eruditionis historicae ac 
mythologicae mole quadam, quali satis constat admo- 
dum delectatos fuisse poëtas Alexandrinos et imitatione 
liorum ductos latinos a Catullo inde plerosque. Cuius 

Tome XIX. 



rei exemplum luculentissimum est Propertius elegia- 
rum auctor, qui nisi ingentem eruditionis apparatum, 
quo carminum magnam partem obruit, cnmpensaret 
virtutibus poëticis, esset sane non modo difticillimus 
sed etiam iniucundissimus ad legendum. Modestius 
sua utitur doctrina Horatius, quae taraen ipsa causa 
exstitit, cur carmina, quae a primo inde p. Ciir. sae- 
culo legerentur in scholis, a grammaticis inquina- 
rentur interpolationibus. Horum quae fueriut studia 
iu tractaudis poëtis , apte exponit Seneca philoso- 
phas epistula ad Lucilium 88 , 3 : «Grammaticus 
circa curam sermonis versatur et, si latius evagari 
vult, circa historias, iam ut longissime fines suos pro- 
férât, circa carmina.» De eadem re plenissime dixit 
Peerlcampius praefat. carm. Hor. éd. pgg. XIV — XXI. 

Et sane quidquid interpolationum invenitur in \\n- 
cis Horatii, ita ortum est, ut grammatici aut adderent 
aptis exemplis e mythologia vel historia petitis minus 
apta aut variarent sententias novis sensibus, sed qui 
verbis tantum distarent. Illud tamen mordicus teneu- 
dum est, quicunque versus spurii accesserunt bis car- 
minibus, eos irrepsisse prirais sexaginta vel septua- 
ginta post Horatii raortem annis. Et ^ satis constat 
Valerium Probum grammaticum, qui floruit sub Clau- 
dio et Nerone , annotasse in Horatii libris versus in- 
siticios. Etenim neque Quintilianus, qui fuit sub Do- 
raitiano, et multo minus posteriores videntur esse usi 
exemplaribus Horatii, quae carereut interpolationibus 
istis. Neque ea res potest esse mira, cum gramma- 
ticorum studia, quae ut profuerunt plurimum aucto- 
ribus, qui ab eis tractarentur, ita nocuerunt aliquando 
eisdera, Augusti potissimum et sequentium ad Nero- 
nera usque imporatorum temporibus sciamus floruisse, 
eadem ut industria non modo antiquissimorura latiui 
sermonis scriptorum, sed etiam eorum, qui a Sullae 
morte usque ad Augusti fuerunt, legerentur et expli- 
carentur libri. 

Multo minus grassata est interpolatorum liceutia in 
saturis et epistulis, quae quidem in scholis puerorum 
minus sunt lectitatae per ipsam antiquitatem quam 
per raedium, quod dicimus vulgo, acvum. Praeterea 
cum ipse Horatius carminibus hisce, quae felicissimo 
Apolline sunt condita, insereret multo pauciora doc- 
trinae mythologicae vel historicae specimina, quam 
lyricis, et sermone uteretur in eisdem multo minus 
difficili, qui non ita multum distaret ab eo, quo sole- 

26 



403 



Bulletin de l*/tcadémic Impériale 



404 



bant liomines urbani et liberaliter eruditi uti in cir- 
culis cotidianis, non erat cur grammatici saepius ad- 
ditamentis propriis explicarent ista scripta et, ut ipsi 
credebaut, corrigèrent. Itaque paucos aduiodum ver- 
sus notavi, qui railii quideni viderentur spurii, ma- 
xime taies, ubi brevitas sermonis Horatiani et conci- 
sum genus diceudi praeberet ansam interpolatoribus 
adiciendi, quibus videretur apte posse supplori oratio. 
Horuni versuum majorem partem commonstravit mihi 
Augustus Nauckius, qui et alia quaedam suspectabat, 
de quibus ipsura aliquando dicturum esse speramus. 

Hactenus de interpolationibus. At verborum mu- 
tationes sine librorum auctoritate factae, quamquam 
a diversis, ut res fert ipsa, venere auctoribus, nullius 
tamen inventis saepius sum usus quam Richardi Bent- 
leii, qui qua fuerit ingenii et altitudine et subtilitate, 
quo saepius Horatium lectitamus, eo magis intiospici- 
tur. Cetcrum quamquam nullus est auctor antiquita- 
tis , qui plures Horatio expertus sit criticorum cona- 
tus, manserunt tamen versus haud pauci, quibus equi- 
dem medicinam adferri posse desperem. Quorum plu- 
rimos in editionc nostra invenies notatos asterisço. 

His cxpositis nihil obstat, quin potissima, quae 
novari in recensione nostra ex re visum est, breviter 
percurramus. 

C 1 2 21 22: 

audiet cives acuissc ferrum, 

quo graves Pcrsae melius périrent. 

Primus iiitcllexit Peerlcampius nullo modo posse omitti 

id , in quo summa versatur sententiae , quod cives 

acuerint ferrum contra semet ipsos. Et liic quidem ut 

permulta alia in hoc carminé etiam hos versus ab 

Horatio existimavit alicnos. Equidem, cum esset per- 

suasum, non tam gravi indigere locum remedio, con- 

ieceram olim scribendum cecidisse ferro, et sans tali 

opus esse sententia assensi mihi sunt plerique. Sed 

quia quod inveneram longius videretur recedere a 

scriptura tradita, Jeepius ann. philol. a. 1870 pg. 78 

statuit reponendum esse rapuisse ferrum, idque ipsum 

commendavit Madvigius Adversariorum Criticorum 

II, 53. Sed probabilius invcnto utroque mihi iam 

videtur Baehrensii nostri inventum, qui ann. philol. 

a. 1872 pg. 47 asseruit ab Horatio venisse: midiet 

cives iacuisse ferro, quae quam facile potuerint mu- 

tari eis, quae leguntur in codicibus Horatii satis ap- 

paret. 



laccndi vocabulum , i)\a,ne ut , pereundi , adhiberi 
passim pro eo quod est occidi aptis comprobavit 
exemplis Baehrensius 1. m., qui simul statuit non sine 
probabilitate Statio obversata esse Horatiana ista cum 
haec scriberet (Theb. I, 429, 30): 

meliusque hostilibus armis 
lugendus fratri, iuvenis Thebane, iaccres. 

1,6,1,2: 

scriberis Vario fortis et hostium 
Victor Maconii carminis aliti. 

Scripsi ex Passeratii coniectura aliti pro alite, quoniam 
ablativi sine praepositione a coniuncti passivis, quando 
de animantibus agitur, excepto ubi ea iustrumenti, 
plane vita expertis, vice fuuguutur exempla satis certa 
non suppetunt. Nam ap. Ov. her. 21, 180 scribendum 
est nqiie tua est nostra sprcta parente parens, ap. eun- 
dem am. I, 15, 38 aque ita solUdto multus amante le- 
gar, non atque; eadem audacia qua dictum est her. 19, 
1 48 a tihi suspecto ducit Ulixe genus. — Vereor tamen 
ne altius in Hor. loco lateat vitium, quoniam aies (i. e. 
cygnus) Maeonii carminis satis mirifice et sine exem- 
ple apto dicitur. Et omnia quidem iu aperto erunt . 
posita, si scripseris aemulo pro aliti, ut tamen non au- 
deam coniectandi talem licentiam in Horatii libris com- 
mendare. 

I, 20, 9 sqq.: 

caecubum et prelo domitam calcno 
tu bibes uvam : mea nec falernae 
tempérant vîtes neque formiani 
pocula colles. 

Totum Carmen hoc ut intcr minutissima, inter difficil- 
lima Horatii merito habetur. Et fuerunt, qui totum 
abiudicarent ab Horatio. Equidem intégra carmina 
ab interpolatoribus adiecta esse lyricis nondum potui 
animo meo persuadere. Quantum ad versus, qui supra 
sunt adscripti, pridcra est intellectum corrupta esse 
illa tu hibes uvam (in quibus nonnuUi codices exhibent 
violato meti-o bihis). Nec enim ullo pacto potuit Ho- 
ratius promittere Maecenati , fore ut Til)uri pretiosis- 
sima vina caecubum et calenum biberet, id quod et 
ex praecedentibus verbis, nec minus ex insequenti- 
bus apparet. Itaque alii doctorum cum ad pericula inter- 
pretandi quam maxime mirifica confugissent, quae rae- 
1 morare nihil attinet , Doederlinius coniecit scriben- 



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des Sciences de Saint - Pétersbonr$s:. 



406 



dum tiim bihes (quod ipsum exhiberi a Porphyrione com- 
ment, ad serm. II, 2, 48 affirmât Kellerus); idque ego 
probaveram (ut et ante me Meinekius) in editione 
stereotj-pa. Nunc tameu mutavi sententiam, inductus 
rationibus eis, quibus inipugnat banc lectionem Gus- 
tavus Kruegerus Musei Rheuani XXV, 633. lam cum 
recte hic statuât aegre nos carere posse prononiine 
tu propter sequens, quod ei opponitur, mca: conce- 
dendum videtur eidera latere mendam in sequente 
verbo, pro quo ipse vult substitut liques. Atque hoc 
ut in loco desperato duxi recipieudum, cum et sensum 
idoneum praebeat, nec nimis sit remotum a scriptura 
tradita. Monet igitur Horatius INIaecenatem, domi ut 
iubeat liquari sibi vina pretiosiora quam quae praebere 
possit amici tenuitas. Ut hic liques uvam, similiter 1 1 , 
7 dixit Horatius vina liques. — Probavit nuperrime 
(m. Rhen. XXVIII, G33), sed ut aliter explicaret, 
Kruegeri inventum etiam Teuffelius. 

In eodeni carminé (v. 5), ut obiter lioc moneam, 
quod demonstravit Bentleius scribendum esse clare 
Maecenas cqites, potuit prodesse doctis, ut agnoscerent 
in carminé de Maecenatis obitu altero v. 27 ita esse 
distinguendum, ut post care interpungeretur, non post 
senex. 

I, 22, 13 — 16. 

Hos versus post diutinas meditationes dubitationes- 
que seclusi a verbis Horatianis, rationibus fere eisdem 
permotus, quas proposuit Peerlcampius. Neque erat 
hercule, cur atrocitatem lupi sibi oblati tanto verbo- 
rum strepitu perscqueretur Horatius, cum huius be- 
luae ut infestissimae rapacissimaque et ipse et alii 
scriptores latini saepe iniciant mentionem nullis additis 
ambagibus. 

I, 32, 14 sqq. 

laborura 
Dulce lenimen medicumque, salve 
Rite vocanti! 

Etsi minime me fugit mirificum videri posse plerisque, 
qui factum sit ut verbum tam simplcx medienmque 
corrumperotur in absona iila ni'ihi cmnque , probavi 
Lachmanni inventum, quod praestat corte reliquis 
commentis, quae prolata sunt ad hune locum, omnibus, 
maxime ei quod nuperrime vulgavit Madvigius advers. 
rit. Il p. 54: 



mihi iunge «salve« 
rite vocanti. 

Quae quidem ita explicari vult: «mutuo sibi salve 
reddi a testudine vult, ut caneudi socias partes tuean- 
tur». Vix credo fore, cui hoc commentum probetur. 
Sed quod negat idem potuisse addi ad imperativum 
«salve» «mihi rite vocanti» ut sit «salve» idem quod 
«fave» et «ades», prorsus fallitur. Nam cum ad salu- 
taudi formulam haud dubie addatur dativus (velut 
XI, 97 Aen. , ut apud Graecos saepius iuvenitur 
xarp£ \Loi), multo magis potuit adici ad idem vo- 
cabulum quando significat « fave » , ut et Horatii 
in versu nec raro alibi. Ceterum in participio 
inesse sensum condicionalem facile apparet. Data 
occasione notabo ex eis, quae in advers. crit. libris 
protulit Madvigius ad emcndandum explicandumque 
Horatium pertinentia, mihi quidem vix quidquam pro- 
bari. Omnino vir ille cum de pedestribus scriptori- 
bus latinis, maxime Cicérone et historicis, egregium 
sit in modum meritus, aliquanto minus peritum se 
praebuit poëtarum, de qua re alibi accuratius dicendi 
erit locus. 

II, 4, 9 — 12. 

Seclusi hos versus Peerlcampio obsecutus, qui quan- 
quam eos suspectavit rationibus usus partim leviculis 
partim falsis (veluti quod incusat illa ademptns Hec- 
tor tradidit fessis Icriora tolli Pergama Grois, fugit 
eum haec quam maxime dicta esse more serniouis 
latini, qui amat substantivis verbalibus substituere 
participia, ut legitur apud Tacitum ann. 1,8: cum 
occisus dictator Caesar aliis pessimum , aliis pul- 
clierrimum facinus vidcrctnr), tamen non poterit ne- 
gari concinnitatem omnem tolli sententiarum, si ad 
tertium exemplum e fabulis petitum servae a domino 
dilectae tara longae adiciantur ambages, quibus pror- 
sus careant praecedentia duo. Itaque satis mihi con- 
stat additam esse banc stropham ab interpoiatore, 
qui, ut nonnunquam factum esse supra dixi, brevi- 
tati poëtae neque nimiae neque ineleganti vellet con- 
sultum. Ceterum cum interpolationos carminum lyri- 
corum proximis post Horatii mortem lustris prove- 
nisse supra memorarim, non poterit esse rairum in- 
veniri in eisdem, quae neque dictionura neque metro- 
rum inclegantia, sed sola sensuum pravitate coarguan- 
tur. Nam grammaticos istos, qui triverant vitam in 

26* 



4oy 



Bulletin de r/tcadëmie Impériale 



40S 



legendis poëtis, et ipsos versuum pangendorum mi- 
nime fuisse imperitos multis constat exemplis, ut Pa- 
laemonem Claudii iraperatoris aequalem testatur Sue- 
tonius (de gramm. 23) scripsisse variis nec vulgaribus 
metris. 

III, 4, 9 sq.: 

me fabulosae Voiture in apulo 
altricis extra limina pergulae. 

In codicibus est limen Apuliae. Tradita lectio quot doc- 
torum coniecturis sit temptata, dicere non attinet. Ego 
quod posui, excogitavit Baehrensius; cuius inventum 
etsi non ab omni parte tutum certe reliquis multo 
est praestantius. Nam illa limina pgulae quam facile 
potuerint abire in scripturam antiquitus traditam nemo 
non videt. Perguîa saepius ponitur pro casa vel tugii- 
rio , ut ap. Prop. V, 5, 68 horruit algenti pergula 
curia foco. 

Insignem autem in modum facit ad coramendandam 
coniecturam Baehrensii, quod scribit falsus Acro ad 
V. 1 9 : sacra dixit etiam propter se , quod parvus extra 
casae limen expositus lauro myrtoqiie columbis deferen- 
tïbus tectus sit. 

m, 24, 30 sqq.: 

si neque fervidis 
pars inclusa caloribus 
mundi nec Boreae finitimum latus 
durataeque solo nives 
mercatorem abigunt. 

Illud solo plane supervacaneum esse et inportunum 
post Bentleii disputationera qui iterum comprobare 
voluerit, ne ille actam rem agere merito dicetur. Sed 
quod idem proposuit scribendum gelu, quantumvis sub- 
tili et erudita dissertatione munitum illud, mihi qui- 
dem non probatur. Nam et languidum satis et satis a 
scriptura tradita apparet esse remotum. Itaque re- 
cepi coniecturam, quam a me inventam occupasse iam 
video testante Peerlcarapio hominem quendam doctuni 
Batavum in actis societatis Traiectinae durataeque 
polo nives. Et poterit 2^010 perinde duplici accipi 
modo, ut aut loci sit ablativus pro eo quod est in ré- 
gions polari aut instrumenti, ut polus sit stella polaris 
frigusque ah ea veniens, sicuti dixit Hor. c. II, 15, 14 
sqq. mdla — opacam porticus excipiehat Arcton. 



III, 29, 5 sqq.: 

eripe te morae, 
ne semper udum Tibur et Aefulae 
déclive contempnatur arvum et 
Telegoni iuga parricidae. 

Ita ipse de coniectura refinxi huA locum. Offen- 
derunt critici primum in particula ne, pro qua crasso 
usi invente cum Peerlcampius ut, Lachmannus hic sub- 
stituissent , Meinekius existimavit fortasse retineri 
posse ne ita, ut pendere diceretur a morae. Concède 
id potuisse fieri salva latinitate, nego ita multum pro- 
fici. Quid enim fiet sequenti adverbio? Namque id nullo 
modo coniungi posse cum verbo contempleris apparebit 
ei, qui et legerit initium carminis buius et Horatii rei 
familiaris tenuitatem respexerit. Nec magis semper 
poterit iungi cum udum. Etenim quod apponitur saepe 
adverbium illud ad adiectiva, facit id omnino ad vim 
sententiae augendam, ut legitur apud Lucretium sem- 
per florentis Homeri et apud Horatium alterum in 
lustruni meliusque semper prorogat aevum. Quid autem 
mirum Tibur in Italia positum, non in regione sep- 
tentrionali sicut nos , aquis frequentibus irrigari (id 
enim significat udum) per totum annum? Apparet, 
opinor, prorsus inutiliter et inepte adeo adici semper, 
quod vocabulum omnino est iungendum cum contem- 
pleris. In quo quidem ipso verbo latere corruptelam 
ego vehementer affirme. Id enim non esse aptum, 
vel si eodem, quo Meinekius voluit, modo adbibita 
esse statueretur particula ne, iam supra est exposi- 
tum. Nam quod fuerunt, qui crederent, dici Maece- 
natem contemplari Tibur non praesentem, sed ex turri 
sua, quae erat Romae, non sunt isti digni, ut refellan- 
tur. Quod pertinet ad tollendum vitium, gaudebo, si 
quis meo remédie lenius excogitarit. Intérim facile con- 
cedetur omnia habere rectissime, si pro contempleris 
reponatur contempnatur. Ita dixit Horatius libre primo: 
sperne dilcctam Cypron. Quantum ad vocabulum con- 
tempnendi, ipse Horatius participio utitur in lyricis 
(III, 16, 25). Eodem vocabulo usi sunt aequales ip- 
sius Vergilius, Tibullus, Propertius, Ovidius. Nam 
quod ipse Horatius idem in- saturis et epistulis, qua- 
rum multum a lyricis distat dictio, adhibuit, minus 
pertinet ad rem nostram. Videtur autem in archetypo 
codicum Horatii posterior pars verbi contempnatur, 
cum labem aliquam traxisset, a librariis parum pro- 



4O0 



des Sciences de Saint- P^tepsboupg. 



4IO 



spero Apolline esse suppleta. Similes antiquitus tur- 
bas fuisse apparet c. I, 12, 31; III, 14, 11; IV, G, 
17; ep. II, 2, 199; 3, 05 al. 

Epod. 8, 17 sq.: 

Inliterati num magis nervi rigent, 
Minusve languet fascinum? 

In codicibus legitur minus nervi rifiënf, quod contrarium 
esse sententiae, qua Horatius debuit uti, recte intel- 
lexerunt docti. Nam de ipsius nervis dici vix erit, 
qui infitietur. Rigere autem nuuquam dicuntur lan- 
guentia merabra, sed arrecta. Ob id ipsum pridera 
reposuimus in priapeo TibuUi altero (v. 42, 43): 
récente nervus excubet lihkline, et inquietus ingnina ar- 
rigat tumor , ubi codices habent rigente vel repente. 
Itaque probandum fuit magis rigent, quod excogitavit 
Meinekius. Apparet autem minus ex sequente versu 
irrepsisse, 

16, 61, G2. 

Hos versus ab eo loco, ubi leguntur, plane alienos 
recte traiecit post 52 lohannes Matthias Gesnerus 
auctore usus bomine docto, qui observ. niiscell. II, 
381 aptum verborum ordinem restituit. Quos tamen 
nemo secutus est. 

Sat. I, 2, 12 sq.: 

Fufidius vappae faniam timet ac nebulonis 
[dives agris, dives positis in faenore uummis]. 

V. 13 ex arte poëtica, ubi idem legitur 421, ir- 
repsisse in locum alieuum pridem iam intellexit Sa- 
nadonus, homo Francogallicus. Et omittitur idem a 
scholiastis, qui quanquam codem fere, quo nos utimur, 
Horatii tc.xtu usi sunt et ipsi, tamen hic illic, maxime 
in saturis et epistulis, meliores nostris habuerunt co- 
dices. 

ib. 33 — 35: 
«nam simul ac venas inflavit tecta libido, 
hue iuvenes aequumst descendere, non aliénas 
permolere uxores.» 

I, 3, 107 — 110: 

nam fuit ante Helenam cunnus deterrima bolii 
causa, sed ignotis perierunt mortibus illi, 
quos vénérera incertam rapientes more ferarum 
viribus editior caedebat, ut in grege taurus. 



Ex (luo criticae artis accrevit cura, certatim mo- 
nuerunt grammatici nihil magis fructuosum ad anti- 
quam et sinceram corruptorum scriptorum formam 
recuperandam , quam dicendi usus auctorum quam 
accuratissimam parare notitiam, ut tamen ipsi per- 
saepe praecepti illius prudentissimi essent immemo- 
res. Nec enim ulla re in critica factitanda plures gra- 
vioresque evenerunt errores, quam spreta lege illa. 
Ridemus, et merito, eum, qui nuper simplices nymphas 
Horatii (c. II, 8, 14.) mutarit in complices, quasi 
Horatius quinti vel sexti p. Chr. saeculi esset auctor, 
sed ne Lachmannum quideni et Meinekium in hac 
parte satis caute versatos esse constat Ita ille Lu- 
cretio protinus adverbium, Propertio tetricus adiec- 
tivum et vae interiectionem intulit, hic Horatio adiec- 
tivum festivus, securus uterque de usu poëtarum. Si- 
millima incuria hactenus omnes editores toleraverant 
in Flacci scriptis adiectivum taeter, quod a nobis iam 
tandem est expulsum. Equidem iam alias (ad Hor. c. 
m, 11, 17; ad Prop. I, IG, 38; III, 24, 27) ostendi 
poëtas latinos plerosque ab Augusti inde tempore 
timuisse uti hoc vocabulo, ut nimio eodemque anti- 
quato, ut relinquerem tamen saturis Horatii, abiudi- 
carem tantum carminibus. Quorum in uno versu in- 
venitur, III, 11, 19, hoc est in ea stropha, quam spu- 
riam esse omnes, puto, consentiunt praeter eos, qui 
omnino negant inesse in Horatii scriptis versus insi- 
ticios. Dixit de ea nuperrime Heynemannus in libelle 
accurate perscripto de interpolationibus carminum 
Horatianorum pg. 29 sq. Praeterea idem adiectivum 
sine offensione legitur in versu Ennii ab Horatio ad 
gravitatem cpici carminis demonstrandam allato Sat. 
I, 4, 60, de quo dixi comm. Lucil. pg. 293. At a 
propriis Horatii scriptis esse alienum accuratius ri- 
manti optimorum codicum testimonia facile appare- 
bit. Ac primum s. I, 2, 33 antiquissimus Bernensis 
codex (nam ex quattuor Blandiniis praestantissiniis 
fere omnium nihil est notatum a Cruquio) non habet 
iactra sed tecta a prima manu, a secunda, si fides 
Holdoro (ni confuso Usenerus, quo et in scholiis 
Beruensibus Lucani haud raro, modo notandi varie- 
tatem Icctionis lapsus sit), tacta. Ipsum autem illud 
tecta tam dignum Horatio quam indignum taetra. 
Agiturde adolescentibus ad pubertatem provectis, quo- 
rum in corporibus nota naturae lege sensim accrescit 
occultus ille ardor venereus, donec exitum quendam 



411 



Bulletin de l'/tcadémie Impériale 



412 



quaerat. De qua re raultis dixit Lucretius poëta lib. 
IV vv. 1037 — 1057. Qui quod ultimo loco, quem 
attuli, posuit «uamque voluptatem praesagit muta 
cu}ndo,» plane idem indicavit, quod Horatius dixit 
tedani libidinem. 

S. I, 3, 107 deterrima pro taeterrima legit primum 
Porphyrio scholiasta, idem invenitur in codice per- 
bono Monacensi primo a prima manu et in Orvilliano 
saec. X et, quod maximi est momenti, in Gothano 
altero, ut quam plurimura liabeat probabilitatis non 
aliud olim exstitisse in Blandinio antiquissimo, e quo 
ille videtur esse descriptus. 

Apparet autem facile adiectivum taeter priore loco 
prorsus alienum esse ab opinions Horatii, quem ve- 
neris usum Lactenus improbasse, ne in adulteria erum- 
peret, sed non ultra, ipsius constat testimonio (Sat. I, 
4,113 sqq.). Etiam secundi loci verbis moderatis plane 
et ab omni fumore alienis deterrima multo melius con- 
venire quam taeterrima vix est quod moneam. Tene- 
mus nempe monachos interpolationis manifestos , a 
quibus saepe scripta veterum immutata esse hactenus, 
ut odium rerum venerearum declararent, multis potest 
probari exemplis. 

I, 2, 96 — 100: 
si interdicta petes, vallo circumdata, nam te 
hoc facit insanum, multae tibi tura officient res, 
custodes, lectica, ciniflones, parasitae, 
ad talos stola demissa et circumdata palla, 
plurima, quae invideant pure adparere tibi rem. 

Elidi ae diphthongura in monosyllabis cum sit du- 
rissimum vel in hoc génère carminum, facile concèdent 
homines docti scribendum esse plurimaque pro plu- 
rima , quae. Subaudiendum , ut saepe , alia. Idem 
errer sublatus nuper a nobis ex CatuUi 86, 9; Pro- 
pertii I, 3, 25. Quamquam siquis dixerit totum ver- 
sum 100 alienum ab Horatio additumque ab interpo- 
latore, qui aegre ferret lougiuscule remotum verbum 
officient, ne hune quidem a probabilitate aliéna afferre 
existimo. 

I, 3, 83 — 86: 

quanto hoc furiosius atque 
maius peccatumst: pauUum deliquit amicus: 
[quod nisi concédas, habeare insuavis, acerbus:] 
odisti et fugis, ut Rusonem debitor aeris. 



Sententia loci totius haec est, ut Horatius hac 
quoque in parte ut plurimum secutus Lucilium (cf. 
Luc. XXVII, 1 2) dicat in aestimandis amicis medio- 
cria vitia parvi esse facienda eorumque iudicem nimis 
severum etiam multo esse insaniorem quam qui ser- 
vum ob delicta levicula in cruce figat. Quae res cum 
ita se liabeat, apparet prorsus sententiam perverti v. 
85. Nec enim tam leni castigationi , qualis continetur 
vocabulis insuavis et acerbus erat hic locus , sed gra- 
vissimae et tali, qualis habetur vv. 80 — 84 et 86. 
Adiectus est utique v. 85 ab eo , qui aegre ferret 
asyndeton versus 86. 

1,5,91,92: 

nam Canusi lapidosus, aquae non ditior urna 
[qui locus a forti Diomedest conditus olim.] 

V. 92 primus suspcctavit Bentleius rationibus usus 
verissimis, et quibus nec demi quidquam posset nec 
addi, sed, ut saepe factum est, vix quoquam probante. 
Opinioni illi non levé praesidium accedere ea re, quod 
omittitur a scholiastis versus, ipse adnotavit Bentleius. 

II, 2, 9 — 16. 

leporem sectatus equove 
lassus ab indomito vel, si Romana fatigat 
militia adsuetum graecari, seu pila velox 
molliter austerum studio fallente laborem 
seu te discus agit (pete cedentem aéra disco), 
cum labor extuderit fastidia, siccus inanis 
sperne cibum vilem, nisi Hymettia raella Falerno • 
ne biberis diluta. 

Haec qualia in codicibus leguntur plane videntur 
esse furiosi. Nam neque austerus adiectivum satis 
idoneum esse apparet, cum seriis Romanorum studiis 
leviculi Graeculorum opponantur ludi, et ineptissima 
est parenthesis illa pete cedentem aéra disco, sive nexum 
sententiarum interruptum prorsus alienis spectabis, 
sive verba ipsa pete cedentem aéra. In manifesto autem 
vitio nihil probabilius visum est invento Peerlcampii, 
qui versus 12 et 13 in hune modum contraxit: seu 
te discus agit studio fallente lahorem. Videntur autem 
prius adiecta esse illa molliter austerum ab eo, qui 
verba studio fallente (per amoenitatem) laborem parum 
intellegeret, deinde ea, quae sunt seu te discus agit, 
quoquo modo in versus integri specicm compléta. 



413 



dos Sciences de Saint •Pi^iershourg:. 



414 



ib. 2, 29, 30: 

carne tanicn quamvis distat nil, hac magis illani 
inparibus formis deceptum te petere! Esto: 

De hoc loco cum plenissime egerini praet. éd. ste- 
reot. pgg. 42, 43, breviter hic annotabo repetisso 
Duper miro casu Madvigium inficetissimuni comnion- 
tum hominis cuiiisdani Gerraanici, qui marjis non ad- 
verbium scd siibstantivum esse credidit, quo nec alius 
poëta latinus usus est et Augustei temporis scripto- 
rem potuisse uti propter ea , quae Pliiiius h. n. 
XXXIII, 11, 52 notât, minime probabile est. Neque 
rectius idem scripsit quam vis pro qimmvis , cum 
utique esset pouendum quam velis. Portasse aliter 
statuet Madvigius de lioc loco, si legerit, quae supra 
indicavimus. Cf. etiam quae dixi de eodem actis 
menstruis Miuist. publicae institutionis m. Dec. auni 
1873 pgg. 75 — 79. 

n, 3, 288 sqq.: 

«luppiter, ingentes qui das adimisque dolores,» 
mater ait pueri menses iam qninque cubantis, 
«frigida si puerum quartana reliquerit, illo 
mane die, quo tu indicis ieiunia, nudus 
in Tiberi stabit. « Casus medicusve levarit 
aegrum ex praecipiti: mater délira necabit 
[in gelida fixum ripa febriraque reducet]. 

Etiam hic Pecrloampio accidit, quod totiens alias, 
ut ex parte quidem id quod verum crat intellegeret, 
sed idem ut immixtis falsis turbaret neque apto ad 
tolleudam difficultatem uteretur remedio. 

Nam illud quidem rectissime eum existimo mo- 
nuisse, hysteronproteron, quod coiitinctur ultimis duo- 
bus V. 294 verbis, indignuni plane esse Horatio. Nempe 
ut omnino figura illa apud bonos poetas invenitur 
rarissime ita minime videtur admitti posse eadem, ubi 
vim omncm sententiae siinul et acumen deperdit. Quis 
autem negabit sicut summa sententiae mirificum in 
modum infringitur, antitheton ilhid, quod est inter 
levarit et necabit, misère perire addito versu 294? 
Sed idem Peerlcampius iiiiustissime argutatur in ver- 
bis levant ex praecipiti dicendo eum qui in loco prae- 
cipiti stet sisti, non levari! Ceterum apparet ex prae- 
cipiti hoc loco perinde dici de proximo mortis discri- 
mine, ut apud Celsum II, 6 pg. 38 Daremb.: in prae- 
cipiti iam esse denuntiat. Itaque levarit est liberarit. 



— Iam Peerlc. ut vitiosis, quae viderentur ipsi, mede- 
retur, ita contraxit ultima: 

casus medicusve levarit, 
in gelida fixum ripa délira necabit, 

duobus in unum conflatis versibus, quo remedio etsi 
interdum uti oportet criticos, cautc tamen adhiben- 
dum idem appaiet. Et liercule quem fugit vigorem 
omnem et claritatem demi orationi recisis eis quae 
sunt gravissima aegrum ex praecipiti et mater? Tu 
vero me auctore tollas versuni ultinium, quem adiectum 
credo ab eo, cui ut brevius ita atrocius aequo vide- 
rentur dicta illa mater délira necabit, quique simul 
credcret explicationis indigere verba in Tiberi stabit. 
Satis constat nimirum ablativum loci sive addita sive 
omissa praepositione in saepe significare locum iuxta 
quem aliquid fiât, non intra quem, ut est apud Pro- 
pertium I, 3, 6 qualis in herboso concidit Apidano et 
I, 14, 1 tu licet abiectus Tiberina mollitcr unda Lesbia 
Mentoreo vina bibas opère. Cf. eiusd. I, 1, 11; 2, 11. 
Contrario modo apud auctores haud paucos, maxime 
détériores, occurrere ad vol apud -.posita pro in et 
ablativo loci, qui usus diceudi ex Latina in Romanicas 
defluxit linguas, satis est notum. 

Epist. I, 2, 51— 53: 
qui cupit aut metuit, iuvat illum sic domus et fes, 
ut lippum pictao tabulae, fomenta podagrum, 
auriculas citharae collecta sorde dolentes. 

Sensus horum verborum non alius esse potest quam 
hic: qui cupidine aut metu tenetur, ei res natura ipsa 
ad iuvandos nos destinatae tam erunt inutiles quam 
membris languentibus ea quae inserviunt oblectandis 
sanis. Hinc apparet parum recte fomenta pedum me- 
morari, quippc quae non pedibus tantum, sed toti cor- 
pori, ad depellendum frigus vcl torporem, soleant ad- 
hiberi. Itaque egregio inventoBuhierius, homoFranco- 
gallicus, substituit /omen/«, quae quam maxime iucunda 
esse et apta in lectulo recubantibus nemo nescit. Appa- 
ret autem, quam facile potuerit abire rarius vocabultjm 
in usitp,tius. Praeterea 'ibidem pro podagram, quod in 
plerisque omnibus est libris, reponendum podagrum 
cum Bentleio. Ubi etiam vocabulum minus obvium a li- 
brariis magis vulgato mutatum esse apparet. 

1,6,5 — 8: 

quid censés munera terrae? 
quid maris extremos Arabas ditantis et Indes 



415 



Bnlletin de l'Académie Impériale 



416 



ludicra? qiiid plausus et amici rtoiia Quiritis? 
quo spectanda modo, quo sensu credis et ore ? 

Versu 7 recte videntur rem instituisse, qui illud 
ludicra, quo significaretur idem quod francogallico 
sermone dicitur les bijoux, iunxeruut cum praeceden- 
tibus, sicut et Madvigio visum advers. crit. II, 62. 
Nam ludicra si idem sit ac res mdlius momenti, quis- 
quiliae, neque responsi instar potest esse et minus 
etiam trahi ad sequentia, quoniam ita id quod re- 
sponso debebat servari, iufertur interrogationi. Ver- 
sum autem octavum nihil nisi nugas continere plane 
assentior Nauckio. Adiectus est sine dubio ab eo, 
qui elegantissimum illud quid censés crederet egerc 
paraphrasi. 

1,7,1-5: 

quinque dies tibi pollicitus me rare futurum, 
Sextilem totum mendax desideror. Atqui 
[si me vivere vis sanum recteque valentem,] 
quam mihi das aegro, dabis aegrotare timenti, 
Maecenas, veniam. 

Etiam hic versum qui est septimus alienum ab 
Horatio persuasit Nauckius. Nimis quippe timidi et 
abiecti esset animi Horatius, si metu futuri morbi 
adversam valetudinem contracturum se esse diceret. 
Neque aliud fere continet versus tertius quara se- 
quentis (ubi timenfi noto usu dicendi haud ita multum 
distat a nolenti) explicationem , conflatam ex ep. I, 
16, 21,22: 

si te populus sanum recteque valentem 
dictitet. 

ibid. 22—24: 
vir bonus et sapiens dignis ait esse paratus, 
nec tamen ignorât, quid distent aéra lupinis. 
[dignum praestabo me etiam pro laude merentis.] 

V. 24 idem seclusit Nauckius, (ut et proximos 
d\tos de quibus statim dicturus sum), cui equidem 
tam diu credidi obtemperandum, donec deraonstratum 
esset a criticis et sensui et latinitati convenire verba 
ista. Apparet autem iuterpolatorem verbum dignis v. 
22 aliter accepisse, quam voluit Horatius, qui eo non 
indicat morïbus praestantem, sed egentem opis alienae. 
Nam ita nisi explicas, ineptissime adiectum videbitur 
tamen. 



ibid. 37 — 39: 
saepe verecundum laudasti, rexque paterque: • 
[audisti coram, nec verbo parcius absens:] 
inspice, si possum donata reponere laetus. 

Interpolatorem hic tenemus in aperta deprensum 
fraude, qui, ut sensum Horatii parum perspexit, ita 
ipsa verba accepit secus. Horatius, quia liberius verba 
fecerat ad Maecenatem , ad depellendum impudentiae 
crimen ait modestiam suam saepe ab ipso amico esse 
laudatam; quam quo plenius approbet, eum houori- 
ficentissimis nominibus, quibus luppiter ipse solet 
compellari (cf. Sat. II, 1, 42) et regem autumat et 
patrem. Adicit tamen se ut hominem libertatis aman- 
tissimum posse quovis tempore bénéficia amici, si eis 
gravctur, reddere , id quod facetissime persequitur 
prolato exemple Homerico. Apertum est igitur priore 
que non incohari alium sensum, sed et hoc et sequens 
vocativis rex, pater esse apposita ad iuugendos eos 
artius ut plurimum apud poëtas omnes. At interpo- 
lator, qui crederet vocabulo rexque alium iam sensum 
incipi et verbum utique oportere addi nec conside- 
raret ab Horatio raodesti potius quam grati ac sinceri 
animi significationem hic esse propositam, iraportu- 
nissime adiecit illa audisti coram nec verbo parcius 
nbsens. Nimirum Horatius debuit gloriari, quod in 
laudatione duo])us verbis eisque formulae in modum 
iunctis constante ne unum quidem verbum subtraxit 
absenti Maecenati! 

ibid. 77 — 81: 
inpositus mannis arvum caelumque Sabinum 
non cessât laudare. Videt ridetque Philippus ; 
[et sibi dum requiem, dum risus undique quaerit,] 
dum septem donat sestertia, mutua septem 
promittit, persuadet uti mercetur agellum. 

l 

Manifestum est satis inconcinne v. 79 lungi cum 

sequentibus, quae potius in apodosi quam in protasi 
erant coUocanda. Accedit parum convenienter posi- 
tum requiem, ut mittam ristis vocabulum importune 
adiectum, cum proximo versu praecesserit illud videt. 
Itaque tutius visum est secludi versum istum auctore, 
ut memoravi, Nauckio, qui in sequente volebat 
tum reponi pro dum. Quod mihi quidem secus vide- 
tur, cum potius persuasum habeam, asyndeton huius 
versus sane quam elegans et orationi vividissimae 



4i: 



des ScieiiCfC's do Saint - Pi^lopsboiiPR. 



4I« 



aptum pracbuissc causam adicicndi liexametvuui prae- 
cedentem. 

I, 10, 3 — 5: 

at cetera paeuc gcmelli 
fratoniis animis [quidquid iiogat alter, et altcr, 
adnuimus pariterj vctuli notiquc columbi. 
Verba uncis iuclusa cxpediie cum ncmo dum va- 
luerit (iiam ineptissimc dicitur illud admdmtis pariter), 
Hietzigiuni, vel potiiis Nauckiuni iiostrum, secuti 
damiiaviinuB. Iiiterpolatori baud dubie noxae fuit oinis- 
sum antc vitnli mit», quod tamcu liaud laro a cani- 
paratioue abcsse sciunt plcrique. Ita Horatius alibi 
noto exemplo qui recte vivendi ptorocjat horani, niaficus 
cxsptdat dum dcflmt amnis. Cf. et Peerlcanipii uot. ad 
npod. 1, 34. 

ib. 39 — 41: 
sic qui pauperiem veritus potiore metallis 
libertate caret, dominuni vehit iuprobus atque 
serviet aetcrnum, quia parvo uesciet uti. 
Futuro ncscid pro quo quidam codices babcnt »c- 
sciat post praeinissa praeseutia caret ^ vehit (sic enim 
rectissimc Bentleius cum parte codicum, alii vclict) 
nullum babet locum. Contra rccte dicitur II, 3, 34: 
quia ponerc totum nescict, ut apparct ex praecedcnti- 
bus. Videtur, antiquitus cum scriptum fuisset nesciits, 
us sequente ii esse haustum, Omissum est verbum 
substantivum ut Sat. I, 6, 52, 53: felicem dicere non 
hoc me possim, casu quod te sortitus amieum; ibid. 
7, 8: cum referrc negas, quali sif quisque parente na- 
tus, dmn in(j€nni(s, nec minus alibi. Ceterum ncscius 
uti etiam in fine versus legitur Sat. II, 3, lO'J. 
I, 11, 17 — 20: 
iucolumi Rhodos et Mytilene pulcbra facit, quod 
paenula solstitio, [campcstre nivalibus auris, 
per bruniam Tibcris,] Sextili mensc caminus. 
dum licct ac voltum servat Fortuna benignum, 
Romae laudetur Samos et Chios et Rhodos absens. 

Verba uncis circuradata aliéna esse ab Horatii sen- 
tentia facile nobis persuasif Nauckius. Ncmpc cum 
Horatius apertc dicat, siquis et corporc et animo sit 
integro, non opus esse ei recessu Graeco aut Asiatico, 
recte quidem in exemplum similis abundantiac accer- 
suntur paenula aut caminus calidissimo anni tempore 
adhibita, suflicientibus quippe in usus humanos om- 

Tome XIX. 



nino vaporibus solis. Sed pcrversissima est adiccta 
campestris velamenti et lavationis Tiberinac memoria, 
cum appareat non ad dopoUcnda frigora sed ad au- 
genda faccrc ista, quibus adeo bicmis tempore ncmo 
unquam sanus possit uti. Itaquc ctiara haec ab inter- 
polatore adiecta esse apjiaret , qui inficeto prorsus 
commento rerum ad aestatis usuiii inutilitcr adhibi- 
tarum mentioni voluerit addcre eam, quao ad bicmis 
spectaret necessitatera. 
I, 16, 52, 53: 

oderunt peccare boni virtutis amore: 
tu niliil admittos in te formidine poenac. 
Neque admiffes futurum aptum esse apparet, neque 
quae sequuntur in te, cum potius dicendum fuerit in 
legcs. Itaque lenissima usus mutatione scripsi admit- 
tis noiae; ut legitur c. III, 11, 25, 26: audiat Lyde 
sccIks atque notas rinjimim poenas. Ubi notac voca- 
bulum corruptum est in ea, quae suut in te, a cor- 
rcctoribus venit adinittes, ut Sat. II, 3, 1 scribes pro 
scribis. 

I, l'J, 45 — 49: 

ad haec ego naribus uti 
formido et, luctantis acuto ne seccr ungui, 
«displicet istc locus» clamo et diludia posco. 
[ludus enim genuit trepidum certamen et iram, 
ira truces inimicitias et funèbre bellum.] 
Queritur Horatius de importunitate eorum , qui 
carmina ipsius, antequam in publicum cdercntur, ab 
ipso voilent audire recitata. Quorum cavillatiouibus 
respondet versibus, quos apposui. 

Ad dilndia in scholiis, (juae feruntur sub Acionis 
uomine, notata sunt haec: diludia dicuntur tempora, 
quae (jladiatoribus conceduntur, ut inter dies quinque 
pugnent. Haec cur recte testari scholiastam negemus, 
nulla certe apparet causa, nec magis cur Horatius 
nuUa usus comparatione recitandi publiée munus, quod 
sibi taediosissimum esse supra indicarat, hoc loco ludi 
nomine significarit. Sed ut feccrit, tamcn ineptissime 
adiccti leguntur versus duo ultimi, quoniam antca de- 
monstrarat Horatius ea ipsa rc oftensiones et rixas 
sibi oriri, quod non soleat carmiua sua advocatis au- 
ditoribus légère. Igitur quanquam scio aegre admo- 
dum laturos scholasticos, quod damnarim lios versus, 
qui adeo in proverbium et communcm usum abjerunt, 
tamcn, donec levareutur crimina modo prolata, mo- 

27 



419 



Bulletin de rytcadéinie Impériale 



430 



nonte Nauckio semovi a ceteris. Niliil enini vide- 
bantur contincre quam falsaia vocabuli, quod est di- 
ludia, expl'cationem. 

II, 1, 90, 91: 
quod si tara Graecis novitas invisa fuisset 
quam nobis, quid luinc esset vêtus? 

Sicut versu 28 huius carminis rectissimc a Ben- 
tleio repositum est Graionmi, quod practer alios quos- 
dam codices bonos praebet Blandinius antiquissimus, 
ita etiam hoc loco vel sine testimoniis librorum cura 
codera Bcntloio scribondum fuit Gratis , vol potius 
Grais pro Graecis, non tara ideo, quod sequitur versu 
93 Graccia, quam quod raalunt poëtae latini in ora- 
tione graviore magisque remota ab usu quotidiano 
omnino Graios diccre quam Graecos, oxccpto ubi in- 
dicatur contemptus ut carrainum III, 24, 57. 

ib. 139 — 144: 

agricolae prisci, fortes parvoque beati, 
condita post frumcnta levantes tcmporc festo 
corpus et ipsum animum spe finis dura ferentem, 
cura sociis operum, pueris et coniuge fida, 
tellurem porca, Silvanum lacté piabant, 
floribus et vino Genium raemorem brevis aevi. 

Pridcra mibi dixerat Nauckius versum 141 sibi 
videri spurium , cura et exiliter admodum legerentur 
addita i'ia spc finis dura ferentem, quae de quovis, 
qui laborcs subiret, pcrinde dici posse appareret, ne- 
que unquam inveniretur additum ad formulae illius 
corpus et animus partem sccnndam pronomen ipsc, 
quod cur hoc loco adicerctur nullam prorsus fuisse 
causam. Apparet tamen dompte hoc versu verbum 
levantes carere obiecto suo, unde prona oritur suspi- 
cio, laterc in eo corruptelam, qua ipsa sit elïectum, ut 
proxima assucrentur Horatianis. Et videor mihi in- 
vehisse id, quod scripserat Horatius, reponcndo euantes 
vel i)otius eiiliantes. Etcnim, id quod ipsum advertit 
Porphyrionem, ne potuit quidcm Bacchi omitti pror- 
sus mentio, cura praesertira constet vindcraiae potis- 
simura tcmpore per vinalia rustica exsultasse agrico- 
las Romanos co raodo, quem Horatius indicat, sicut 
et Vergilius testatur notissimo Georgicorum loco (II, 
385 — 392). Potuit ctiam poni scd minore mutandi 
probabi4itate FAihanis. 

Horatius postquani pocsis latinae maxime drama- 



ticae initia exposuit, eandera in peius conversam et 
ob id lege cohibitam ita descripsisse creditur, ibid. 
150 — 155: 

doluere cruento 
dente lacessiti, fuit intactis quoque cura 
condicione super comrauni, quin etiam lex 
poenaque lata, raalo quae nollet carminé quemquam 
describi; vertere modum formidine fustis 
ad bene dicendura delectandumque redacti. 

In his malum carmen dictum pro malcdico ut Sat. 
II, 1, 82. Et cetera quidem plana sunt et expedita. 
Sed Horatium serio dicere potuisse eos, qui Fescen- 
nina agerent , metu verberum adactos , ut non iara 
maie dicerent hominibus sed bene, equidem nunquam 
concedara. Neque enim carminibus istis umquam lau- 
dationes hominum Romanorum sunt prolatae , sed 
longe alia eorura fuisse argumenta constat inter om- 
nes. Quod si statuetur lene positura esse pro elcgan- 
ter, nihilo melius se habebit sententia. Quid cnim? 
Num carraina, quia sunt maledica, sua elegantia desti- 
tuta esse dicentur? 

Ac ne hoc quidera poterit contendi, talia scripta 
non ficcre ad dclectandos horaines, exceptis nimirum 
eis, qui laes' sunt istis. Itaquc cum probabilitate sta- 
tuit Nauckius versum ultimum adiectum ab inter- 
polatorc, qui crederet brevicula illa scd elegantissima 
vertere modum formidine fustis sua indigere cxplica- 
tione. Et videtur fuisse monachus, qui bene dicendi 
verbum plane codera modo adhiberet, quo soient ad- 
hibere scriptorcs christiani. 

H, 2, 70: 

intervalla vides huradue commoda. 

Pridem est intel^ectum Jiumane adverbium omni 
carere sensu ; pro quo cura alii alia excogitassent, 
egrëgio usus commento reposuit Froelichius hand scme, 
quanquara minore paullo rautatione poterat scribi hau 
sane. De forma hau post ea, quae d^sseruit Ritschelius 
opusc. pbilol. II, 591 sqq. , dicere iam non attinet. 
Legit eam apud Horatium Porpbyrio Sat. II, 1, 39; 
quae, si antiquiores, quam quibus ulimur, exstarent 
codices Horat'ani, haud dubie pluribus locis inveni- 
retur. 

II, 3, 65: 
régis opus, sterilisve palus diu aptaque remis 



421 



des Sciences de Saint -P^tcrsboiirsf. 



432 



Obsecutus Gesnero recepi illa palus diu pro trildi- 
f's diu palus, ne nin'-s foedo vitio Horatii carniina 
depravarentur. Sed tamen mains laterc nioiiduiii su- 
spicor consideratis oxemplis hiatus quotquot apud ilo- 
ratium invcniuntur, quae coiigcsta sunt a me praef. 
éd. stereot. pgg. 62, 63. 
Ibid. 89 — 98: 
versibus cxponi tragicis res comica non vult : 
indignatur item privatis ac prope socco 
dignis carminibus mrrari cena Thycstae. 
singula qmcque locum teneant sortita dccentom. 
i'iterdum tamen et voccm comocdia tollit, 
iratusquc Clirenics tumido delitigat oro; 
et tragicus plerumque dolet sermone pedcstri 
Telephus et Peleus, cum pauper et exul uterque 
proicit ampullas et sesquipedalia verba, 
si curât cor spcctantis tctigissc querella. 
Apparet Horatii sententiam banc esse, ut dicat et 
in comoedia comicura et tragicum in tragoedia omnino 
colorem debere servare orationis, deiude ut adniittat 
exceptioncs quasdani. Unde certissimum est versum 
.92 debere colLocari post 98, quoniam apcrtissime ad 
exceptiones istas pertinet. Ncque tamen particula 
versu 93 habet locum nisi traiectione ista instituta. 

Haec erant potissimum, quae iu recenti Horatii 
carminum editione ducereni praemoncnda; quae quan- 
tulacunque sunt, documentu tamen futura spero doctis 
maluisse me difficultates, quibus etiam nunc abuudant 
Horatii scrip>'i, in quantum editionis novae permitte- 
bant rationes, indicare utcunque ac levare quam dis- 
simulare aut obscurare. Quod si ne Bcntleius quidem, 
criticus longe sagacissimus, omuia in Horatio expedi- 
vit commcntariis aniplissimis, facile excusabitur iudi- 
cibus acquis, quod breviculis annotationibus istis, 
quibus et banc cditioncm et eam, quae publicata est 
ante quattuor anuos, instruximus, non mcssis quae- 
dam, ut ita dicam, sed quasi spicilcgium obscrvatio- 
num ad cmcndanda vel explicanda Horatii scripta per- 
tineutiuni proponifur. 

Stud^en ùber Blut. Von Heinricli Struve. (.Lu le 

G novembre 1873.) 

(Let re à M. l'Académioieu Owsiauuikow.) 

i3ei unscrcm letztcn Zusammensein in Leipzig und 
y.war thcils im physiologischcn I.aboratoriuni dos Prof. 



Ludwig, theils in Ihrer freundlichen Wolinung, batte 
ich Gelegenbeit Ihnen einige Mittheiluugen tiber nieine 
ncuesten Untersuchungeu im Blute zu machen, die 
mich seit den letzteu 5 Jabren mchr oder weniger 
bestaudig bescbaftigt haben. Im Verlaufe dieser Mit- 
tbeilungen bob ich vorziiglicb cine eigentbiimliclie 
EinwirUung des metallisclien Ziuks auf Blutlosungen 
bervor, die bis dahin nocli nicbt bckannt, allein aucli 
von mir noch nicht mit binroichender Schiirfe unter- 
sucht worden war. Trotz dieser zugcstandonen Uu- 
vollstilndigkeit me'ner bisherigen Erfahriuigeii uber 
dièse Erscheinungen benutzte ich docli einige Wocben 
spliter einige freic Stundcn in Miinchen, glcichsam 
als Erholung wabrend der Reise, um uber die genanut'e 
Erscheinung eine kurze Notiz zusammenzustcllcn, die 
ich unsercm hochverehrten Collegen, dem Trot. Lud- 
wig, zuschickte. Nach cinem bald darauf in Wien 
erhaltenem Briefe erfubr ich, dass racine Notiz zur 
reclitzcitigen Veroffentlichung ''m Journal fiir prakti-' 
scbe Clieraic weitcrbefurdeu war. Ob seitdem dièse 
Not'z ini genannten Jouinale aufgenoramen worden 
ibt oder nicht, muss ich dahin gestcUt sein lassen, in- 
dcm mir darubcr keinc dirccten Nachrichten ') zugc- 
kommen sind. 

Einerlei, durch jeue Notiz hoffte ich die Aufmcrk- 
samkeit der Physiologen und physiologischen Chemi- 
ker auf eine neue Erscheinung zu richten, indem icli 
in dersclben gleichsam neue Anbaltspunkte fiir Blut- 
untersuchungcn, zumal fur Blutanalysen zu erkennen 
glaubte, indem die bisherigen noch Manches zu wun- 
schen iibrig lassen. Ausscrdem noch schien m^r dièse 
Einwivkung des Zinks auf Blutlosungen von besou- 
dcrer Bcdeutung werden zu wollcn fiir eine weiterc 
Ausfiibrung meincr vorlilufigen Mittlieilung, iiber die 
zwei vcrscliicdcnen Blutfarbstoffo , die ich mit den 
bisher bekannten Erscheinungen undErfahrungen iiber 
Blut nicht in Einklang bringçn konnte. 

Unmittelbar nach meiner Ruckkehr aus dem Aus- 
lande nahm ich f^-ese Untersuchungen wicder auf, um 
wo moglich bald was Ausfiihrlicheres uber die mit- 
getheiltcn Erscheinungen liefern zu konnen. Wenn 
mir dièses auch augcnblicklich nicht ganz nachWuusch 



1) Beim Scblusse taeincs Scbrcibcns erhieit ich Jio fiir micli 
ueucste Numnicr des Jounials fiir praklischo Cbemio iiinl finde in 
dersclben meine vnrliiufige Notiz aHfgenommeu, so da3S ich auf dic- 
selbc binweiscu kauu, iiumlich Journ. fUr prakt. Cb., 1873. 7. 34G. 

27* 



423 



Bulletin de l'Acad^inie Iiiipëriale 



424 



moglich ist, so mijchte icli docli auf vorscliiodenc neue 
Ersclieinungen hinweisen, die mir nicht minder von 
Bedeiitung zu sein scheùien, indeni sie nicht unbe- 
deutende Lichtstrahlon auf's Blut im AUgemeinen 
werfen. 

In dieser Uberzeugung erlaube icli uiir liinen die 
folgende Mittlieilung zu niachen und ersuche Sie, die- 
selbe der Akademie vorzulegen. 

Gehe ich nach diesen gleichsam einleitenden Wor- 
ten zum eigentlichen Gegenstande liber, so muss ich 
zuerst bei der Erscheinung verweilen, die gleichsam 
den Ausgangsininkt aller dieser Uutersuchungen bil- 
dcte, nunilicb bei der Einwirknng des nietallisclien 
Zinks auf Wasser. 

Schiittelt man Zink mit Wasser, einerlei ob bei 
Zutritt der Luft oder nicht, so b'iden sich im Wasser 
immer Spuren von Wasserstoffhyperoxyd, die beim 
fernercn Zusammensein des Zinks mit dem Wasser 
nicht verschvvinden , wenngieich das Wasser zum 
Theil verdampft und das Zink in Oxyd verwandelt 
ist. Im riickstiindigen Wasser sind immer Spuren von 
Wasserstoffhyperoxyd nachzuweisen. 

Da nun bekannt war, dass das Wasserstoffhyper- 
oxyd durch den Blutfarbstoff augenblicklich zersctzt 
wird, so war es mir von Bedeutung, eine Blutlusung 
einer solchen Quelle von bestandig entstehendem und 
zerfallendem Wasserstoffhyperoxyd auszusetzen, und 
dièses hoffte ich am besten und am einfachsten in der 
Weise zu erreichen, dass ich verdiinnte Blutlosungen 
mit metallischem Zink in unmittellbare Beriihrung 
braclite. Bei Anstellung derartiger Versuche stellte 
sich gleich die eigeuthiimliche Erscheinung heraus, 
dass sich eine jede verdiinnte Blutlosung bald nach 
dem Zusammeukommen mit Zink zu triiben anfing 
und zwar zuerst uni die hinzugegebenen Zinkstucke 
herum. Nach und nach nimmt die Triibung zu, und 
làsst man die Blutlosung mit dem Zink wàhrend ei- 
niger Stunden oder Tage in Beriihrung, wobei von 
Zeit zu Zeit die Lôsung umgeschiittelt werden muss, 
so ist das Endresultat, dass der Blutfarbstoff und das 
Blutalbumin ausgeschieden werden und zwar so voU- 
stàndig, dass in der wasserhellen Lôsung weder die 
Gegenwart des Blutalbumins, uoch die des Farbstof- 
fes durch irgend eine der verschiedenen Reactionen 
nachzuweisen ist. Die Ausfallung dieser beiden Sub- 
stanzen ist vollstandig, so dass in der vom Zink und 



vom Niederschlagc abfiltrirten schwach alkalisclien 
Lôsung ausser verschiedenen unorganischen Salzen, wie 
die der Phosphorsiiure, Schwefelsaure und des Chlors 
mit Calcium , Magnésium , Kaliuni , Natriuni , uoch 
kleine Antheile von Zinkoxyd und Spuren von ver- 
schiedenen organischen Substanzen nachzuweisen siud. 
Aus der Zabi der organischen Substanzen erwiihne 
ich hier nur die Leimsubstanz, die einen bestiiudigen 
Bestandtheil eines jeden Blutes ausmacht. 

Nach Feststellung dieser eigenthiimlichen That- 
sache wirft sich selbstverstandlich gleich die Frage 
auf, wie wir dièse Reaction des metallischen Zinks 
auf verdiinnte Blutlosungen zu erkliiren haben. 

In Beriicksichtigung der Eigenschaft, dass ein je- 
des Blut eine mehr oder weniger starke alkalische 
Reaction besitzt, und dass ausserdem in jedem Blute 
Kohlensaure und Sauerstoff mit grosser Kraft zuruck- 
gohaiten werden , liess sich eine mogliche Erklâ- 
rung derartig aufstellen, dass das Zink in der Blut- 
losung nach und nach auf Kosten des Sauerstoffs eine 
Oxydation erleidet, und dass das so gebildcte Zink- 
oxyd sich mit der Kohlensaure verbinden konnte. 
Alsdann sollten durch dièse Entziehung des Sauer- 
stoffs und der Kohlensaure aus dem Blute dor Blut- 
farbstoff und das Blutalbumin, beraubt der erforder- 
lichen Auflosungsmittel, sich niedorschlagen. 

Unter dieser Voraussetzung miisste in ganz gleicher 
Weise wie das metallische Zink, vielleicht sogar noch 
rascher das Zinkoxyd wirken. Und in der That, der 
unmittelbare Versuch bestiitigte vollstandig dièse An- 
nahme. 

Nichts desto weniger gebe ich bei diesen Versu- 
chen der Anwendung von metallischem Zink in Form 
kleiner Platten unbedingt den Vorzug, indem so der 
Versuch netter, bestimmter ausgefiihrt werden kann. 
Ausserdem kann man noch nach erfolgter Réaction 
die einzelnen Zinkstreifen aus der Fliissigkeit heraus- 
nehmen , mit W^isser abspulen und kann iiberzeugt 
sein, in der farblosen Lôsung nicht mehr Zinkoxyd in 
Auflosung zu haben, als zur Ausfiillung erforderlich 
war, wahreud der Niederschlag nach dem Sammeln 
auf einem P'ilter und nach gehôrigem Auswascheu 
durchaus frei von allen Zinkbeimengungen sein muss. 
Wendet man dagegen zur Reaction Zinkoxyd an, so 
muss der Niederschlag immer mehr oder weniger 



435 



des Sciences de Saint - Pt^tersiboiirg. 



426 



Zinkoxyd beijiviiiisclit eiitluiltcii, das spiltcr scliwer 
zu entfernen ist und den Versuch complicirter iwacht. 

Die Zeit, in welcher die Einwirkung des Zinks auf 
den Blutfarljsti)ff und das P.lutalbumin erfolftt und 
spiiter ais beendigt anzusehcu ist , bilngt durchaus 
von der Concentration der Blutlosung ab. Nach mei- 
nen bisherigen Erfahrungen hat sicb festgestellt, dass 
verdiinntore Losungen rasclier entfiirbt werden; docli 
im Grade der Verdiinnung giebt es auch Grilnzen. 
Ferner, je wcniger Sérum der Blutlosung beigemengt, 
desto rascher erfolgt die Aussclieidung, was wohl in 
dem grossercn Alkaligehalt des Serums den Grund 
haben niag. 

Die Frisclie des Blutes scheint von keiner Bedeu- 
tung zu sein, denn sowolil mit ganz friselicw , als 
auch mit altem Blute und mit solchem, das vor Jalir 
und Tag iintei' der Luftpumpe abgedampft worden 
war, habe ich cxperimentirt, ohne besondere Unter- 
schiede feststelien zu kiJnnen. Doch hieruber miissen 
noch neue Reihen von Verâuchen ausgefiihrt werden. 
Ein Gleiches gilt in Bezug der Farbe des Nieder- 
schlages, die vom schonsten Roth bis zum dunkelsten 
Violett wechseln kann, obne dass ich bis jetzt be- 
. stimmcn kann, wovoix dieser Farbenton abhiingig ist. 

Betrachtet nian den Niederschlag unter dem Mikro- 
skope, so zeigt er, je nach dem zum Versuche benutz- 
teu Blute, morphologische Verschiedenhciten. Hatte 
man altes Blut zum Versuche benutzt, solches in 
dem keine Blutkorperchen mehr mit Hulfe des Mi- 
kroskopes zu entdecken waren, so crscheint der 
Niederschlag durchaus amorph. Hatte man dagegen 
zum Versuclie so frisches Blut genommen, dass man 
in demselben die Form der Blutkorperchen nicht al- 
lein erkeimen, sondern auch bestimmcn konnte, so 
findet man die ilnssere Form dieser Blutkorperchen 
im Niederschlage vollstiindig erhalten, nur grosser, 
gleichsam die iiusseren Hiillen der friihcreu Blutkor- 
perchen. Dièse Formen erhalten sich mit vielerScharfe 
wiihrcnd vieler Monate, nur ist dazu unumgangliche 
Bedingung, dass der Niederschlag mit dem Zink in 
bestiindiger Beriihrung bleibt. In Versuchen, die au- 
genblicklich bei mir schon iiber Jahr und Tag stehen, 
kann ich noch aufs Bestimmteste nachweiscn, ob zum 
Versuche Blut voil Siuigethiercn (.der von Vogeln 
benutzt worden war. Dièse Erscheinung ist meiner 
Ansiclit nach von Bedeutung, und spiiter bei àhnlichen 



anderen Versuchen werde ich wieder au!" dièse That- 
sache zuriickkommen. 

Liisst man den durch Zink erhalteneu Bluinieder- 
schlag feiiierhin unter Wasser mit dem .Metall in Be- 
riihi.ing, so stellt sich nach und nach vom Zink ans 
eîne Gasentwickelung ein , die schliesslich , freilich 
nach Monaten erst, aufliort. Dièse Versuche wurden 
von mir bei gewohnlicher Zimmertemperatur ange- 
stellt, die zwischen -+- 17 bis -h 27 G. wechselte. 
Es liisst sich vermuthen, dass bei bestiindiger ho- 
herer Temperatur dièse Zersetzung rascher erlolgen 
wiirde. Nach und nach hort aber die Gasentwicke- 
lung auf, es tritt voUstiindige Ruhe ein und die frii- 
her wasserhelle Fliissigkeit ist triibe geworden uiîd 
besitzt einen eigenthiimlichen , aber nicht t'aulen 6e- 
ruch Der urspriinglich rothë Niedersclihig hat dabei 
erst cine rothbranne und spiiter eine dunkelbraune 
Faibe ungenommen und zeichnet sich durch eine 
grossere Unloslichkeit in Alkalien aus. Am wichtig- 
sten ist aber zu bemerken, dass dieser Niederschlag 
dann keine Hiiminkrystalle mehr giebt, ein Zeichen 
dass der Blutfarbstoff eine tief eingreilende Zer- 
setzung erlitten hatte. 

Kehren wir aber zu dem aus frischem Bfute durch 
Zink erhaltenen Niederschlage zuriick, so muss zuerst 
erwiihnt werden, dass derselbe nach dem Auswaschen 
und Trocknen eine dunklc Masse bildet, die bei ho- 
hercr Temperatur verbrennt unter Ilinterlassung ei- 
ner Kohle, die schwcr zu einer Aschc, in der man 
Phosphorsilure , Kiosclsiiure , Eisenoxyd nachwcisen 
konnte, verbrennt. Auf die anderen Eigenschaften 
dièses Niederschlages gehe ich nicht umstilndlicher 
ein, da dieselben von keiner Bedeutung hier sind. 

Wichtiger ist. zur Entstehung dièses Niederschlages 
zuriickzukchren. In dieser Hinsicht nahmen wir an, 
dass durch eine Oxydation des Zinks, durch das ge- 
bildete Zinkoxyd den Blutsubstanzen in der Kohlen- 
siiure das erfordcrliche Losungsmittel entzogen wiirde. 
Hiergegen spricht meiner Ansiclit nach aber die 
Thatsache, dass es einerlei ist, ob Zink auf frische 
oder auf alte verdiinnte Blntlosungen einwirkt. Seibst 
unter der Luftpumpe ausgetroeknetes Blut verhillt 
sich cbenso, und in einer solchen Blutlosung diirfte 
man doch keinen Gobait an Kohlcnsilure anzunchmen 
haben. 

Diesc Thatsachen sprechen gewiss zu Ungunsten 



4S7 



Bulletin de rytcadémie Impériale 



4Ȥ 



meiner Anualime, aber nichts desto weniger mi'sste 
die endgiiltige Entscheidung vom unniittelbaren Ver- 
sucli abhangig gemacht werden. Es musste nanilich 
der Blutniederschlag, mit Koliltasaure bebandelt, sich 
wieder auflosen, und in der That der v^uittelbare 
Versuch fuhrte ^a dom ubcrroschenden Resultate ei- 
ner Reconstitution der friiheren Blutlusung. Dieser 
Versuch ist iiberraschend schon und dabei se einfach 
anzustcUen. 

Man bat niimlich nur nothig, durch die mit metal- 
lischeni Zink ausgefôUte LiJsung, nach Herausnahme 
der Zinkstucke, einen Strom von Kohlensiiure zu lei- 
ten, und unverzuglich lost sich der garze Nicdeiochlag 
fast vollstandig wieder auf, so dass nian wieder die 
frtihere Blutlosung erhiilt. 

Noch interessanter ist es aber , wcnn man erst den 
Blutniederschlag auf einem Filter gesammelt und 
ausgewaschcn bat und daiin das Fi'ter mit Wasser 
anfiillt und vimittclbar durcb dièses Wasser einen 
langsàmen Strom von KohlcnsàuTe sireichen lâsst. In 
wenigen Augenblicken bat man auf dem Filter cine 
noue Blutlosung, die, wcnn nicbt vollstandig klar, 
durcb ein frisches Filter abfiltrii t werden kann. 

Dièse regenerir ten Blutlosungen verbalten sich vor 
dem Spectralapparatc durchaus wie die gewohnlichcn 
Blutlosungen, indem sie namlicb entweder d'e Absorp- 
tionsstreifcn des Saucrstoffhamoglobins odcr die des 
Metbàmoglobins nach W. Preyer") geben. 

Fiir das Auftretcn des einen oder des audcren 
Spectrum habe ich noch kcine endgiiltige Erkliirung, 
so dass ich, ohne mich auf weitere Hypotbesen ein- 
zulassen, nur das Factum aufgefuhrt haben w'". 

Jetzt mussen wir die Figenscbaften dieser neuen 
Blutlosung naher kcnnen Icrnen. 

Dièse Losung, frisch filtrirt, ist voUkommen klar, 
allein schon nach einiger Zeit stellt sich in den meisten 
Fallen eine schwacbe Triibung ein und zwar von der 
Oberflache ans. Auf dièse einfache Erscheinung hin 
behandeltc ich die ganz r.ische koblensaure Blutlosung 
— eine andere Bezcichnung dieser Losung vermag ich 
noch nicht in Vorschlag zu bringen — mit einem Strom 
atmospharischer Luft , den ich hngsam durcb die 
Auflosung hindurchstreichen liess , um so das zu 
starke Schaumen dieser Blutlosungen zu vermoiden. 



2) W. Prpyer. Die Blutkrystalle. Jena 1871. 



Bei diesem Durcbleiten von Luii zeigt sich, dass sich 
die Losung nach einiger Zeit zu triiben anfangt, spâ- 
ter stellt sich ein Niederschlag ein, der nch l'ud nach 
so zunehmen kp'in, dass die tiiissigkeit vollstandig 
farblos abfiltrirt werden kann. Der auf dem Filter ge- 
sammelte blutfarbige Niederschlag l^sst sich durch 
Behandlung mit Wasser und Kohlensiiure wieder in 
Auflosung ûberfuhren, und leitet man dann wieder 
Luft hinduich , so fiiUt er wieder picder. Dièses 
Auflosen und Niederschlagen kann man, so oft man 
will, wiederholen, selbst nachdem der Niederschlag 
mebrere Tage hindurch unter Wasser gcstanden batte. 
Dièse Auflosungen des Blutfarbstoffs zcigen, meinen 
bisherigen Erfahrungeu nach, in deu meisten Fallen 
das Spectrum des Metbàmoglobins. 

Noch muss hier gleich erwahnt werden, dass, wenn 
man letztgcnannto Losungen an der Luft stehen lasst, 
so dass die Kohlensiiure frei entweichen kann, die 
Fliissigkeit sich von der Oberfliiche aus trUbt, und 
dièses ist so augenfallig, dass, wiihrend die obersten 
Schichten schon vollstiindig cntfiirbt crscheinen, in- 
dem sich das Ausgeschiedenc mehr oder weniger 
nach uuten h-n gesenkt bat, die tiefcren Schichten 
noch die fruhero Filrbung besitzen. 

Wenn aus der koblensauren Losung durch Luft keine 
vollstiindige Ausfiillung erfolgt, so kann man die ge- 
farbte Losung durch Filtiation trcnnen, die sich dann 
durch eine grôssere Bestiindigkoit auszeichnet und 
immer das Spectrum des Sauerstoffhilraoglobins zeigt. 
Dampft man dièse Losung unter der Luftpumpe 
uber Schwefelsilure ab , so entweichen nur wenige 
Gasblasen und die Losung trocknet schliesslich ohne 
sich zu truben zu einer amorphen dunkel braunrothen 
Masse ein. Dieser Ruckstand zersetzt sich in hoberer 
Teraperatur, hinterliisst eine Kohle, die bei stiirkerem 
Gliiben unter Zutritt der Luft leicht verbrennt, so 
dass schliesslich nur eine kleine Quantitiit Asche nodi- 
bleibt, in der man mit Huife verschiedener Ficagen- 
tien die Gegenwart der Phosphorsiiure , Kieselsiiure 
und Eiscnoxyd nachweisen kann. Dieser braunrothe 
Ruckstand ist in Wasser unlos''ch, wenn man aber 
Kohlensiiure hindurchleitet, so lost er sich nach und 
nach mehr oder weniger vollstiindig wieder auf, und 
dièse Losung giebt wiedeium das friihere Spectrum. 

Diesen Beobachtuugen iibor das Verbalten der at- 
mosphiirischen Luft zu den Losungen des kohleusau- 



430 



des Sciences de Saint • Pëtersbouri;:. 



430 



rcn Hfimoglobins spreche ich eine besondere Bedeu- 
tung zu, indem in ihnen nicht unwichtige Anbalts- 
punkte ziir Erklarung mancher Erschciimng des Ath- 
mungsproccsses , wic des Blutkieislaiifes iibcrhaupt 
cntbaltcn sind und ausserdera liefern sie deii scbla- 
gendsten Beweis fUr die Rollc, die die Koldensaiirc iin 
thierischen Organismus spielen niiiss. Zur weiteron 
Kenntniss dieser kolilcnsauroii Hanioglobinlosuiig wird 
es jetzt von besondcrer Bedeutung sein, zu vorsu- 
chen , die bekannten Blutkrystalle darzustellen. In 
dieser Richtnng boffe ich, in den nachstcn Wochen 
cinigc besondere Versuche vorzunehmen. 

Ich darf aber hiei- auf diesc Betraclitungcn nicht 
wciter eingehcn, ich wiirde darait die Granzen dieser 
bricflichcn Mittheilungen libcrschreiten, zumal da ich 
auf eine andere Erscheinung hinweisen muss, die als 
unniittelbareFolgc dcr fruheren Thatsachen angesehcn 
werden muss. 

Es lag namiich zu nah auf der Hand, in àhnlicher 
Weise die Kohlensàure unmittelbar auf Blutlôsungen 
einwirkcn zu lassen. tjber derartige Versuche finden 
wir, so viel mir bekannt ist, nur wcnigc Angabon in 
der Littoratur und zwar vorziiglich die von Pfliigcr 
und von W. Preyer. Da aber jene Versuche und 
Angaben durchaus in keinem unmittelbaren Zusam- 
menhange mit dcr Richtung mciner Versuche stehen, 
so kann ich iiber dieselben hinweggehend gleich moine 
Beobachtungen auffuhren. 

Bchandclt raan eine defàbiinirte Blutlôsuug nach 
der Filtration mit Kohlensàure, so findet unter star- 
kem Schaumen bald eine Farbeuveranderung statt, 
wobei sich d'C BUitlôsung mchr oder weniger triibt. 
Unterbficht nnu nach einiger Zeit den Strom der 
Kohlensàure, so lâsst sich die Blutlosun^ jetzt ^eich- 
ter filtriren, als vorhcr. Das Filtrat von dunkel 
blutrother Farbe zcigt in don meistcn FilUen das 
Specti an) des Saucrstoft'hamoglobins , nur hin und 
wieder auch das des Methiimoglobins. Bchandclt man 
von Neucm dièse Blutlosung mit Kohlensiiure , so 
tiitt keine neue Triibung ein, cbenso crlcidct auch 
das Spectfura keine Veriindcrung. 

Fuhrt man aber diesen Versuch in der Art aus, 
dass man durcli reinco Wasscr einen Strom von Koh- 
lensàure Icitet und da'-auf unter bestàndigem Dureh- 
gehen des Gases ganz < ischcs defibrinirtcs Blut giebt, 



so findet eine andere Erscheinung nach der Abstam- 
raung des Blutes statt. 

Verwendete man zum Versuch Vogelblut, somit 
Blut mit cHiptischen Blutkorperchcn, — zu meinen 
Versuchcn benutzte ich hier ausschlicsslich Enton- 
und Truthahnblut — so triibt sich die Blutlosung au- 
genblicklich,und wcnn man nach einigcn Augenblickcn 
das Durchleiten der Kohlensiiure untcrbricht, so 
scheidet sich aus der Lôsung rasch ein Niedcrschlag 
aus. Betrachtet man diesen unter dcm Mikroskope, 
so besteht derselbe aus lauter kleinon runden scharf 
begritnzten Zeilen, in dercn Innern raan einen dcut- 
lichen Kern erkennen kann. Dièse Zeilen, dieser Nie- 
derschlag lâsst sich von der Blutlosung trennen, und 
man kann ihn darauf zu wiederholten Malen in Was- 
ser mit Kohlensiiure behandeln, ohne dass eine fcrnere 
Einwirkung zu bcobachten ist. Diose Zeilen bcsitzcn 
eine schwache Blutfilrbung, und wenn man auf diesel- 
ben rccht scharf einstellt , so kann man bcobachten, 
wie jede einzelne Zelle glcicbsam in einor grosscrcn 
Huile eingeschlossen liegt, die jetzt nicht mchr die 
elliptische Gestalt zeigt, sondern mehr eine runde. 
Dièses raorphologische Bild tritt noch mit grôsster 
Schiirfc dann heraus, wcnn man das Object mit einer 
schwachen Jodtinctur befeuchtet, wo sich die iiussorcn 
Hiillcn, wie die inueren Zeilen intensiv braun filrbcn. 
Dièse Zeilen zeichnen sich durch eine besondere Bc- 
stilndigkeit aus, denn mohrcre Tage kônnen sie unter 
Wasser aufgehoben werden, ohne sich zu veriindern. 
Fcrner kann man sie in Wasssr bis 60'' crhitzen ohne 
irgend welche Veriinderungen. Ebenso ist Eiscssig- 
sâure, wie concentrirte Weinsiiure, ohne Einwirkung. 
Bringt man sie aber mit einer conccntrirten Salmiak- 
lôsung zusammen, so qucllen sie auf und veriindern 
vollstiindig ilire Forra. Trocknct man eine Probe die- 
ser Zeilen auf dem Objectglase ein und bchandclt sie 
darauf in entsprechcnder Wcisc mit Salmiak und 
Eiscssigsiiurc, ^-i orhitlt man Hiiminkrystallc in rcich- 
lichstcr Menge. 

Verwendet man zu diesen Versuchcn ein Blut mit 
runden Blutkôrpcrchen, so erhiilt man andere Erschci- 
nungcn. Liisst man die Kohlensji'uc durch frischcs de- 
fibrinirtcs Blut streichen, so nimmt das Blut rasch 
eine intensiv dunklc Lackfarbe an, aus der sich sclbst 
in der Ruhe durchaus kein Bodcnsatz absondert. Die- 
ser erfolgc aber in ziemlich reichlichcr Menge nach 



431 



Bulletin de rytcadi^iiiie Impériale 



43ise 



starkcr Voi'diiiiniing mit Wasser. Ein gleiches Résultat 
erhâlt maii, wcnn man,wic bcim anderen Blute uugegc- 
ben war, verfàlirt uud crst dio Kohlcnsàure ins Wassor 
Icitet und danii vom fiisclicn Blute liinzugiebt. Hier 
nimmt die Blutlosung die bekannte violette Farbung 
an, uud in der Ruhe bildet sich ein Niedeiseblag, den 
man auf einem Filtcr saranicln uud auswaschcn kaun. 
Betracbtet man dièses Unloslicbe unter dem Mikro- 
skopc, so bestelit es aus den sogenanuten larblosen 
Clutkorperchcn uud den Hiillen der friilieren rotbeu 
Blutkorpcrchcn, die ibrc iUissero Gcstalt etwas ver- 
îiudert liabcn. Sie sind namlich mebr aufgoscbwollcn, 
besitzen durchaus nicbt melir die Bisquitform uud in 
ihrem lunern ist kein Kern weiter zu beobachten. 
Durcb Behandiung mit verdiinnter Jodtinctur werden 
diesc Contoureu viol dcutlicher. 

Hat man zu diesen Yersucben mit Kolileusaure 
niclit ganz frischcs Blut. sondern eine schon friihcr 
verdiinntc Blutlosung genommen , so triibt sie sich 
auch durcli Kolileusaure, Dièses Ausgcsehiedeue s<m- 
dert sich in der Ruhe auch nach und nach ab, und 
bei der Priifung unter dem Mikroskope erkcnut man 
in einer amorphen Masse einzelne farblose Blutkôr- 
perchen. Soust aber bcsitzt dieser Niederschlag durch- 
aus dieselben Eigcnschaften wic die obcu gcnanntcn 
Hiillen der Blutkorperchen. 

In ausgezeichnet sclioner Forra erhieit ich dièse 
Hiillen der Blutkorperchen mit vielt'altig dazwischen 
gelagcrtcn farbloscn Blutkorperchen odcr Lymphkor- 
perchen, als ich schwach roth gefiirbtes Sérum von 
Menschenblut in oben angegebener Weise behandelte. 
Nach einer 4maligen Bearbeitung mit Kohleusaure 
zeigte der Riickstand noch imnicr die angetiihrten 
Formen, und dabci eine iibcraus schwache lothliche 
Farbung , die auf einen Riickhalt von Blutfarbstoif 
hindeutete. Und in der That, als eine kleine Quantitiit 
dièses Riickstandes auf dem Objectglase eingetrockuet 
war, so konnton aus demselben die schonsten Hamin- 
krystallc dargestellt werden. 

So viel mir bekannt, ist dièses Vei-halteu der Blut- 
korperchen zu Kohleusaure friiher nicht beobachtct 
wordeu. Somit eine neue Thatsache, die gewiss die 
Aufmerksamkeit verdient. Hiervon iiberzeugt gedenke 
ich dièse Untersuchungen nicht alleiu fortzusetzeu, 
sondern sie nach veischiedenen Richtungen hin noch 
mehr auszudehnen. Ein Gleiches gilt von der Eiuwir- 



kung der Kohlensâure auf die durch Zink erhalteuen 
Niederschlàge aus Blutlôsungen. 

Eine Fortsctzung dieser Untersuchungen behalte 
ich mir somit vor uud hoffe rccht bald wieder iiber 
neue Erfahrungen berichteu zu konnen. 

Tiflis. den 8. October 1873. 



Rapport sur les recherches archéologiques faites 
par M. Bakradzé dans le Gouria, en 1873, par 
l'ordre de l'Académie; par M. Bros s et. (Lu le 

22 janvier 1874.) 

ISTRODUCTIOi 

L'historiographie géorgienne n'est pas riche eu ma- 
tériaux, si on la compare à celle des autres nations 
asiatiques, telles que Byzancc, l'Arménie, l'Arabie et 
la Perse musulmanes. Un seul ouvrage anonyme, écrit 
au Xn" s., atteint l'année 1124; de là à l'année de la 
division, 1465, une continuation, également anonyme; 
enfin, jusqu'en 1745, Ja compilation du tsarévitch 
Wakhoucht, dont les sources sont inconnues, et quel- 
ques petits traités, pauvrement rédigés: c'est tout ce 
que nous possédons pour un intervalle de plus de 
2000 ans. 

Toutefois cette longue route est suffisamment ja- 
lonnée, pour que la critique puisse apercevoir quelques 
vérités et se conduire sûrement dans ce qui parait un 
labyrinthe sans issue. Mégasthcne et Abydènc con- 
naissaient les Ibères, 'I^ïj'pot, Iviri, non il est vrai 
comme ancêtres des Géorgiens, mais comme les pri- 
sonniers hébreux, Ibrim, installés par Nabuchodono- 
sor dans un pays qui n'est autre que le Gouria. Après 
les guerres de Pompée et de Mithridate, les vrais 
Ibères sont mentionnés chez Strabon, chez Appien, 
chez Tacite , dans la belle inscription grecque de 
Mtzkhétha; puis Rufin et Eusèbe racontent la conver- 
sion des Ibères au christianisme par S'^ Nino, et la 
Géorgie reçoit d'Antioche et de Byzance ses premiers 
pasteurs. Plus tard, Moïse de Klioren, Lazar de Parbc. 
nous livrent les noms de plusieurs chefs de la nation 
Ibérienne; celle-ci joue également un rôle connu 
dans les guerres de Justinien et de Khosro Anouchir- 
wan, dans la Lazique; un camp romain, à Isouléthi, 
sur le Phase, laisse là son nom d'Iusula. Les églises 
de Bidchwinta, en Aphkhazie, et de la Croix adorable, 
s'élèvent et nous lèguent leurs inscriptions. Sous les 



433 



des $$cU>iict>«« do Saint - FtWcrshourg. 



434 



Sassanides sont frappées des monnaies géorgicnnes- 
pehlevies; Héraclius, dans ses campagnes en Asie, 
entre eu collision avec les Ibères, puis le uuisulniau 
Merwan ben-Abdelmélik conquiert une bonne partie 
de la Géorgie. Au IX° s. et jusqu'au commencement 
du Xir s., les inscriptions lapidaires, fort nombreuses 
dans ribérie occidentale , renferment les noms de 
plusieurs monarques bagratidcs, et deux manuscrits, 
dont l'un à la Bibliothèque Impériale publique, l'autre 
à Djroudch, sont datés du milieu du X"; un peu plus 
tard nous trouvons une monnaie toute géorgienne de 
David premier, couropalate, puis des monnaies arabo- 
géorgiennes ou seulement géorgiennes de ses succes- 
seurs. L'église deKouthaïs porte la plus ancienne date 
connue, en chiffres arabes, 223= 1003. 

Dès que les musulmans sont installés en Géorgie, 
ils y frappent monnaie, à Tiflis, et leurs historiens, 
ainsi que ceux de l'Arménie, ne cessent de mentionner 
les événements dont la Géorgie a été le théâtre. 

Sous Thamar et son fils, ainsi que sous Rousoudan, 
les monnaies sont abondantes, les synchronismes de 
l'histoire des Mongols, les témoignages arméniens, les 
récits des voyageurs occidentaux ne laissent plus 
d'obscurités en ce qui concerne ce petit peuple ibé- 
rien, si méprisé de Tacite, mais qui avait si coura- 
geusement défendu son indépendance; eu outre les 
documents écrits, les chartes proprement dites, bien 
rédigés et datés suivant le système du cycle victorien, 
commencent à devenir nombreux. 

Quant à l'histoire moderne, depuis l'an 1469, les 
inscriptions lapidaires, celles des images saintes, déjà 
connues en grand nombre, et des milliers de chartes, 
qui restent à examiner, ainsi que les Archives russes 
des XVir et XYIIf s. , offrent aux amateurs d'his- 
toire des ressources abondantes, qui n'ont été explo- 
rées qu'en partie. Pour la petite principauté de Gouria, 
dont l'histoire certaine s'ouvre au milieu du XlV s. 
un Géorgien bieu préparé s'est offert pour l'explorer. 



J'ai l'honneur de mettre sous les yeux de la Classe 
le Compte-Rendu sommaire des travaux de M. Dim. 
Bakradzé, ayant voyagé sous les auspices de l'Acadé- 
mie durant l'été passé. 

D'après l'instruction qui lui avait été adressée, 
M. Bakradzé devait avoir en vue deux objectifs : le 

Tome XIX. 



Ciouria et la partie méridionale de l'ancien pachalik 
d'Akhal-Tzikhé. Cette année il a choisi le Gouria 
pour but de ses recherches. 

Le nom du Gouria a une telle ressemblance avec 
celui des Juifs, Houria, que chacun est porté à croire 
qu'il en provient. Le fait est possible; ce qui est cer- 
tain, c'est que le Gouria est le pays où, d'après les 
témoignages anciens , Nabuchodonosor établit , six 
siècles avant notre ère, une partie des Hébreux captifs. 

Le Gouria s'étend depuis le lac Paléastome, l'an- 
cienne embouchure du Rhion ou Phase, jusqu'à l'em- 
bouchure du Tchorokh dans la mer Noire; mais la 
partie septentrionale de cette province, jusqu'au Tcho- 
lok ') — non le Tchorokh — appartient seule à la 
Russie. C'est la partie la plus peuplée, celle où il 
reste le plus de monuments surtout du christianisme. 
Portion de l'ancienne Laziquo, ce pays était au VF s. 
le théâtre des guerres entre Justinien l" et Khosro- 
Anouchirwan; aux Xlf et XIIF s. il avait déjà ses 
gouverneurs particuliers, nommés ou simplement men- 
tionnés dans l'histoire. Aussitôt après la division de 
la Géorgie en trois royaumes, dans la seconde moitié 
du XV° s., ses gouverneurs fondèrent une principauté, 
vassale de l'Iméreth, qui s'est éteinte en 1839, par 
la mort du dernier rejeton mâle, tué sous Akhoulgo. 
Jusqu'en 1726 nous possédons la série presque irré- 
prochable des gouriels, qu'il est possible d'établir au 
moyen de l'Histoire moderne de la Géorgie, par le 
savant tsarévitch Wakhouclit, et les rapports de pa- 
renté entre les gouriels se succédant l'un à l'autre, 
sont à-peu-près certains, mais sans contrôle, faute de 
sources. ^) 

Depuis Mamia IV, au contraire (172G), l'histoire 
nous fait défaut. Wakhoucht s'arrête en 1755, sans 
nous avoir rien dit de plus sur Mamia, c'est un autre 
historien, Papouna Orbélian, qui nous apprend qu'en 
1756 Mamia fut renversé par son jeune frère; mais 
un document soi-disant officiel qui m'a été autrefois 
communiqué portait le détrônement de Mamia en 
1744, et nommait son fils et successeur Giorgi V: 
c'est pourquoi je l'ai inscrit dans ma liste généalo- 



1) L'Acampsis, ^qnlulrip Tchoghokéli, inflexible. 

2) M. Platon losélian, dans le 3aKaBK. BtcTHiiKi, pour 1845, 
p. 96, a donné une série des gouriels où plusieurs noms et la ma- 
iorité des dates, allégués sans preuves, sont à rectifier. 

28 



435 



Bulletin de rAcadi^niie Impériale 



430 



gique, sous ce double titre et sous les deux années 
1744 ou 1756. 

Or M. Bakradzé, dont la série est établie au moyen 
des nombreuses chartes^) qu'il a copiées, établit pé- 
remptoirement que Giorgi était frère de Mamia. La 
date seule nous manque. 

Voici comment a procédé notre voyageur: il prend 
un gouriel quelconque, et donne une analyse détaillée 
des actes signés de son nom, scellés de son cacliet; il 
fournit même le fac-similé de la signature et, s'il y a 
lieu, celui du sceau. Son Compte- Rendu contient 59 
de ces fac-similé, tracés avec une parfaite élégance. 
Malheureusement il n'a pas donné les dates des actes. 
Est-ce oubli de sa part, ou les dates faisaient -elle s 
défaut dans les documents, c'est ce que l'on ne sau- 
rait dire. Mais à voir avec quel soin il mentionne 
toutes les personnes qui ont coopéré à la rédaction, 
les dignitaires tant civils qu'ecclésiastiques, les té- 
moins et autres, on peut conclure qu'il a réservé le 
reste pour un Compte -Rendu détaillé. La liste de 
M. Bakradzé n'est pas si considérable numériquement, 
que celle publiée par moi, dans le I" vol. de l'Histoire 
moderne de la Géorgie, mais elle a une grande supé- 
rioté à d'autres égards. Au moyen de l'histoire et des 
inscriptions connues déjà, notamment de celles que 
fournissent les images photographiées par M. lerma- 
kof, il n'était pas toujours possible de déterminer les 
époques de certains gouriels, dont les femmes ne sont 
pas connues par des documents; maintenant les actes 
analysés par M. Bakradzé servent à résoudre nette- 
ment plusieurs questions de ce genre; car là se trou- 
vent nommées la plupart des épouses des gouriels. 

Outre les princes et princesses M. Bakradzé a re- 
cueilli des séries de catholicos, d'évèques, d'abbés de 
divers monastères, dont, il est vrai, les époques ne 
sont pas encore indiquées, mais il se réfère aux pages 
de son Journal où les faits sont enregistrés, et qui 
certainement seront plus tard relatés avec le soin 
dont un paléographe comme lui, connaît l'importance. 
Je crois encore devoir donner un détail assez pi- 
quant. M. Dubois de Montpéreux, dans le Ilf vol. 
de son Voyage, p. 86 sqq., décrit avec complaisance 
les ruines d'une place forte, au N. d'Ozourgeth, qu'il 
croit être l'antique Pétra. Que cette détermination 

3) 37 localités ont été visitées avec soin, 170 inscriptions copiées 
et environ 200 actes transcrits par le voyageur. 



soit exacte, ou qu'il faille chercher Pétra sur l'empla- 
cement de Kadjéthis-Tzikhé, entre Kobouleth et Ba- 
toum — ce qui me paraît plus probable — la chose n'est 
point démontrée; mais ce qui est sûr, c'est que l'oreille 
de M. Dubois a mal saisi le nom actuel du heu où il 
place Pétra. Ce lieu se nomme, d'après M. Bakradzé, 
TFfflc/m«r 2i>'3G5(^o , en géorgien, Pommeraie, dont M. 
Dubois a fait Oudjenar, pron. Oudjiiar. 

D'après ce qui précède, on peut donc assurer, pièces 
en main, que le voyageur a bien rempli la première 
partie de la tâche qu'il s'était imposée. 



Sur le tétraiodure de carbone. Par M. G. Gustav- 
son. (Lu le 12 février 1874.) 

J'ai démontré dans mon dernier travail*) que la 
quantité du tétrabromure de carbone, qui se forme 
par l'action d'un certain bromure sur le tétrachlorure 
de carbone, diminue à mesure que le poids atomique 
de l'élément combiné au brome augmente. C'est cette 
observation qui m'a conduit à admettre que le tétra- 
iodure de carbone, s'il peut exister, doit se produire 
de préférence au moyen de l'échange entre le tétra- 
chlorure de carbone et les iodures des éléments au 
poids atomiques peu élevés. Parmi ces iodures j'ai 
choisi l'iodure d'aluminium, car on pouvait sattendre 
que ce iodure, étant facilement soluble dans l'alcool, 
l'éther et le sulfure de carbone, se dissoudrait aussi 
dans le tétrachlorure de carbone. J'ai préparé l'iodure 
d'aluminium par le procédé suivant: l'aluminium mé- 
tallique en feuilles ou en fils est placé dans une cor- 
nue tubulée, où l'on ajoute une certaine quantité 
d'iode ne dépassant pas '/,„„ ou '4^ de toute la quan- 
tité nécessaire pour la formation de AlJl On laisse 
passer à travers la cornue un courant d'acide carbo- 
nique sec et l'on chauffe en même temps, La réaction 
se produit bientôt avec dégagement de lumière. Alors 
on commence aussitôt d'ajouter peu à peu de l'iode à 
l'aluminium sans faire cesser le courant de l'acide 
carbonique. Il est inutile de chauffer la cornue pen- 
dant cette opération ; la réaction est très vive et con- 
tinue d'elle même en développant assez de chaleur 
pour que l'iodure d'aluminium formé reste à l'état 
liquide. Si l'on ajoute de l'iode trop vite, sans avoir 



*) Journal de la Société chimique russe, l'année 1873, p. 357. 



437 



des Scieiicesi de Saint« P<^tersboiirs:. 



438 



la précaution d'attendre chaque fois que la réaction 
soit finie — beaucoup d'iode se volatilise. Toute la 
proportion d'iode employée doit être un peu inférieure 
à celle qui est exigée par la théorie et un petit excès 
d'aluminium doit rester dans la cornue ù l'état mé- 
tallique. L'addition de l'iode étant finie, on chauffe 
la cornue jusqu'à environ la température d'ébuUition 
de l'iodure d'aluminium. La réaction s'achève alors 
et le liquide devient incolore. Il est facile de pré- 
parer ainsi dans l'espace de deux heures un kilo- 
gramme d'iodure d'aluminium. 

La réaction entre l'iodure d'aluminium et le tétra- 
chlorure de carbone est extrêmement vive. Chaque 
goutte de tétrachlorure, qui tombe sur l'iodure, pro- 
duit une sorte d'explosion et en même temps l'iode 
libre se sépare en masse. Pour rendre la réaction 
moins énergique j'ai employé le sulfure de carbone 
comme dissolvant de deux corps réagissants et voilà 
comment j'ai opéré. Après avoir laissé refroidir l'io- 
dure d'aluminium fondu, on brise la cornue, on con- 
casse rapidement la masse solide d'iodure d'aluminium 
et on le dissout dans le sulfure de carbone jusqu'à 
saturation. Quelques expériences m'ont démontré que 
cette solution saturée à la température ordinaire con- 
tient 1 p. de AU* sur 3 p. de CS'. On fait arriver dans 
cette solution refroidie jusqu'à 0? goutte à goutte, du 
tétrachlorure de carbo-ne mélangé à un volume égal 
de sulfure de carbone, tout en tachant d'opérer autant 
qu'il est possible à l'abri de l'air. Il faut employer 
pour la réaction une quantité du tétrachlorure de 
carbone un peu inférieure a celle qui est exigée par 
l'équation 3CC1''-*- 4A1J' = 3CJ' -i- 4A1C1'. Après 
avoir ajouté toute la quantité du tétrachlorure, on sé- 
pare le liquide par décantation du dépôt formé, qui 
ne semble être que du chlorure d'aluminium. On lave 
à l'eau le liquide décanté et on le distille. Il faut en- 
core éviter le contact de l'air pendant ces opérations, 
car le liquide, qui ne présente autre chose qu'une dis- 
solution de tétraiodure de carbone dans le sulfure de 
carbone, se décompose aisément sous l'influence de 
l'oxygène, en mettant de l'iode en liberté. Après avoir 
chassé le sulfure de carbone au bain marie on obtient 
un dépôt grenu cristallin de la couleur d'iode. Pour 
éloigner les derniers traces de sulfure de carbone on 
fait passer un courant d'acide carbonique sec au des- 
sus de ce dépôt et ou le lave ensuite, d'abord avec 



une solution do bisulfite de soude et puis avec de 
l'eau et l'on sèche à l'air les cristaux obtenus. Ce 
corps d'un rouge foncé est le tétraiodure de carbone 
presque pur. Le rendement va jusqu'à 507(, de la 
quantité théorique. Pour purifier le tétraiodure ainsi 
obtenu on le fait dissoudre de nouveau dans du sul- 
fure de carbone à l'abri de l'air et on le fait cristal- 
liser en refroidissant la solution. J'ai employé pour 
cette dernière opération des tubes scellés et recourbés 
au milieu sous un angle obtus. Après avoir intro- 
duit du CJ'' et du CS^ et scellé le tube on le chauffe 
au bain marie, on décante la solution formée en la 
faisant passer dans l'autre bout du tube et on l'y 
laisse refroidir. La cristallisation étant finie, on dé- 
cante de nouveau, on coupe la partie du tube qui con- 
tient les cristaux et l'on y fait passer un courant d'a- 
cide carbonique sec. Ces cristaux abandonnés à l'air 
pendant quelque temps perdent un peu d'iode libre 
qui leur communiquait le couleur noirâtre et se colo- 
rent en rouge foncé. Pour doser l'iode dans ces cris- 
taux j'ai eu recours à l'éthylate de sodium. Leur 
combustion a été faite avec du chromate de plomb 
dans un courant d'air. La matière a été placée dans 
une nacelle en platine devant laquelle se trouvait une 
certaine quantité de l'argent métallique «moléculaire». 
Cette précaution est indispensable, car l'iode libre 
pénètre autrement jusqu'à l'appareil contenant du 
chlorure de calcium. Les analyses ont donné des ré- 
sultats suivants: 

I. 0,241 de subst. ont fourni 0,418 de AgJ et 0,0095 

de Ag. 



II. 0,4425» » 


» 0,7985 de AgJ. 


III. 1,618 » » 


» 0,147 de CO' et 0,0045 




de H'O. 


IV. 1,140 » » 


» 0,100 de CO' et 0,0015 




de H-O. 


Calculé 


I II III IV 


C 12 2,3 


2,47 2,38 


J' 508 97,7 


98,29 97,51 — — 



520 



100,0 



Le tétraiodure de carbone à l'état cristallisé est 
d'un rouge foncé, mais cette couleur devient plus claire 
quand les cristaux sont petits, et à l'état pulvérisé le 
corps possède une vive couleur rouge-minium. M. lé- 
roféïef, prof, à l'université de St.-Pétersbourg, a eu 

28* 



439 



Bulletin de r/%cadëinie Impériale 



440 



l'obligeance de mesurer les cristaux et de me com- 
muniquer des résultats suivants: 

«Les cristaux appartiennent au système régu- 
lier; ce sont constamment des octaèdres. En les 
mesurant, j'ai trouvé cependant, que leurs angles 
diffèrent assez considérablement de la valeur cal- 
culée (109° 28' 16"). Ainsi j'ai trouvé 108" 3,' 
108° 7 'et 108° 8' pour les trois angles formées 
par les quatre faces de l'angle solide de l'octaëdre. 
Il est à remarquer pourtant que les images re- 
fléchis par les faces n'étaient que peu distincts. 
L'absence de l'action sur la lumière polarisée et 
du dichroisme m'ont prouvé cependant, que j'avais 
bien affaire au système régulier.» 

Le poids spécifique du tétraiodure de carbone à 
20,2° a été trouvé égal à 4,32. Cette détermination 
n'est pas facile, car l'eau ne mouille la substance que 
difficilement. Il suffit de chauffer faiblement le tétra- 
iodure de carbone pour qu'il commence à se décom- 
poser en dégageant de l'iode. L'expérience suivante 
a montré que l'air, en agissant sur l'iodure de car- 
bone, produit une quantité notable de l'acide carbo- 
nique. On a fait passer un courant de l'air exempt 
de l'acide carbonique au-dessus des cristaux du tétra- 
iodure de carbone placés dans une fiole chauffée jus- 
qu'à 100°; le gaz sortant de l'appareil arrivait dans 
de l'eau de baryte. Une certaine quantité du carbo- 
nate de baryum c'est formé bientôt, tandisque l'iode 
libre s'est sublimé est couvert les parties supérieure 
de la fiole. La quantité du tétraiodure diminue peu- 
à-peu pendant cette expérience, mais un certain résidu 
s'obtient toujours, même après plusieurs heures de 
l'action. Ce résidu n'est que du charbon très divisé. 
Il est très probable que l'action de l'air sur l'iodure 
de carbone est encore la même